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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
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samedi 22 septembre 2018

Ultime récit - suite : Chapitre zéro

 
SOMMAIRE
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Jeunes-gens : Chapitre double-zéro
Une bien étrange disparition : Chapitre premier
Les impossibles explications : Chapitre deuxième
Réactions autour du monde : Chapitre troisième
Une offre qui ne se refuse pas… : Chapitre quatrième
Les attentats de juillet 2016 : Chapitre cinquième
L’ascension de « Makarond » : Chapitre sixième
Affaire de « gros sous » : Chapitre septième
Le logiciel « BBR » de la CISA : Chapitre huitième
Junior n° 5 en chevalier Kadosh : Chapitre neuvième
Échanges quasi-ésotériques : Chapitre dixième
Fin provisoire de l’entretien : Chapitre onzième
Retour « aux affaires » : Chapitre douzième
La mécanique se met « En Marche ! » : Chapitre treizième
À la conquête du pouvoir : Chapitre quatorzième
L’implacable mécanique de la victoire : Chapitre quinzième
Entre-temps : Chapitre seizième
Le premier des « cas KK » : Chapitre dix-septième
Le défilé des quémandeurs : Chapitre dix-huitième
Grabuge à la CISA : Chapitre dix-neuvième
Conception de « BBR 2.0 » : Chapitre vingtième
Le second cas « KK » : Chapitre vingt-et-unième
Départ pour Budapest : Chapitre vingt-deuxième
Premiers contacts budapestois : Chapitre vingt-cinquième
Et premiers mystères : Chapitre vingt-sixième
Premiers éléments : Chapitre vingt-septième
Dénouement de l’enquête hongroise : Chapitre vingt-huitième
Étape islandaise : Chapitre vingt-neuvième
L’exception islandaise : Chapitre trentième
Arrivée à Reykjavik : Chapitre trentième-et-unième
Kristbjörn Kirkjubæ : Chapitre trentième-deuxième
Une enquête compliquée : Chapitre trentième-troisième
Les déductions logiques de Charlotte : Chapitre trentième-quatrième
Escale à McShiant-Island : Chapitre trentième-cinquième
Détails techniques : Chapitre trentième-sixième
Aperçu de l’ensemble : Chapitre trentième-huitième
Détour californien : Chapitre trentième-neuvième
Les grandes lignes du projet : Chapitre quarantième
Fin de l’enquête du troisième cas « KK » : Chapitre quarantième-troisième
Visites d’espions : Chapitre quarantième-quatrième
Menace d’attentat : Chapitre quarantième-sixième
Menace d’effacement : Chapitre quarantième-septième
Opération « Mourad » : Chapitre quarantième-huitième
Mardi 11 juillet 2017 : Chapitre quarantième-neuvième
Démission du CEMA : Chapitre cinquantième
Passage au trapèze : Chapitre cinquantième-et-unième
Plans d’Investissement d’Avenir : Chapitre cinquantième-deuxième
 
Bonne lecture à toutes et à tous !
 
I3

dimanche 16 septembre 2018

Épilogue

Chapitre cinquantième-troisième

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

Anjo n’aura rien compris. En revanche, leurs interlocuteurs auront percuté plus vite.
Et s’inquiètent : Y’aurait-il une possibilité de fuite sur tous ces aspects ?
« Pas que je sache. Si fuite il doit y avoir, ce sera de votre fait. Comme nous tous, vous restez mortels et tenus aux secrets d’État. Le seul qui est vraiment au courant de tout, c’est « Charlotte ». Mais il est déjà sur autre chose de bien plus considérable, sis dans l’océan indien. Je ne sais pas bien quoi.
Monsieur votre Président l’aura rendu immensément riche. Il s’investit dans plusieurs projets, loin de toutes vos préoccupations. »
Et Haddock ? Et le biographe ?
« Les deux sont inoffensifs. L’un ressasse un monde meilleur, l’autre est un « romancier » en mal d’éditeur. Quant aux agents qui ont pu voir ou participer à quelques fractions de ces dossiers, ils sont tous sous contrôle. Pas de souci. La « fuite » viendra de vous ou de vos successeurs. Pas de nous… depuis le temps, ça devrait être un point acquis. »

« Makarond » poursuivra ses « transformations » au pas de charge, à coup d’ordonnance.
Huyck, qui turbine en Islande et monte aussi une ferme « minant » des crypto-monnaies comme couverture officiel, et Dimitri auront plusieurs occasions de compléter, perfectionner le « BBR 2.0 »
« Vingt attentats ont été déjoués en France en 2017. Il faut donc être vigilant partout » aura déclaré plus tard le ministre de l’intérieur au quotidien Le Progrès. « Il n'y a pas de territoire, aujourd’hui, où on puisse dire que le risque est inexistant. »
Le précédent bilan officiel diffusé début novembre par le ministère, à l’occasion de la sortie de l’état d'urgence, faisait état de 13 attentats déjoués. Interrogé, le ministère n’a pas souhaité détailler les sept autres projets désormais comptabilisés.
Dedans est comptée l’attaque infructueuse de « Mourad »…
C’est autant de matière-première à exploiter par le « BBR 2.0 » qui commence à pister utilement les « Zombies » et même repérer les « Furtifs ».
Mais ils sont tout juste une poignée à le savoir, moins que les doigts d’une seule main.
Néanmoins le 7 novembre, un coup de filet des services antiterroristes permettait l’arrestation en France et en Suisse de dix personnes, qui tenaient des propos islamistes « inquiétants » sur les réseaux sociaux, une opération présentée comme en lien avec l’arrestation l’été précédent d’un adolescent qui voulait mener un attentat au couteau.
Fin décembre, un homme de 21 ans et une femme de 19 ans, sans lien apparent mais qui projetaient chacun de commettre un attentat, ont également été interpellés. L’homme envisageait de s’attaquer à des militaires et la femme prévoyait de passer à l’acte, selon une source proche du dossier. Tous deux ont été placés en détention.

En réalité, depuis le 7 janvier 2015, et l’attaque contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et le magasin Hyper Cacher, les attentats djihadistes ont fait en France 241 morts.
En 2017, deux attentats revendiqués par le groupe État islamique (EI) auront ainsi été commis : le 20 avril sur les Champs-Élysées à Paris et le 1er octobre à la gare Saint-Charles à Marseille (sud-est). Ils ont fait trois morts.
Le 6 juin à Notre-Dame de Paris, on comptait une attaque au marteau contre des policiers par un homme se proclamant « soldat du Califat ». L’un des agents riposte immédiatement en tirant et blesse grièvement l’assaillant au thorax. Deux couteaux sont découverts sur celui-ci. Lors des perquisitions, les enquêteurs trouvent une vidéo d’allégeance à l'État islamique. Le bilan est de deux blessés dont l'assaillant.
Ce dernier, Farid Ikken, est un doctorant algérien de 40 ans. Ancien journaliste, il a travaillé en Suède où il a obtenu en 2009 le Prix national du journaliste contre la discrimination, décerné par la Commission européenne, puis dans son pays natal. Installé en France pour y rédiger une thèse, il semble s’être radicalisé individuellement sur Internet.
Le 14 juin, dans les locaux d’Enedis (Crest), un incendie volontaire  est revendiqué par le groupe « Konspiration d’Individualités Complices et Kaotiques ». Le groupe entend protester notamment contre les compteurs Linky, ce qui élargit le domaine de compétence du logiciel « BBR 2.0 ».
Le 19 juin, avenue des Champs-Élysées, on compte également une attaque à la voiture-kamikaze contre un fourgon de gendarmerie où se trouvaient 8 hommes par un individu de 33 ans, fiché S. La voiture a pris feu, mais l’incendie est rapidement maîtrisé. Lors de la perquisition de celle-ci, des munitions, plusieurs armes de poing, une kalachnikov, des explosifs ainsi qu’une bonbonne de gaz qui n’aura heureusement pas explosé, sont retrouvés à bord.
1 mort (l’assaillant). Ce terroriste présumé, est un homme âgé de 31 ans issu d’une famille salafiste et fiché S pour son appartenance à la mouvance islamiste radicale depuis septembre 2015. L’exploration du contenu de l’ordinateur portable retrouvé dans la voiture a permis de découvrir qu’il avait envoyé sous un faux nom à plusieurs médias le 29 mai 2017 une lettre de menaces. Il avait aussi sollicité un permis de port d’armes pour pratique de tir sportif. Depuis 2014, il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt tunisien pour des faits de terrorisme. Une lettre d’allégeance à l'État islamique est retrouvée dans son domicile et le groupe terroriste revendiquera l’attaque le 13 juillet 2017 dans un communiqué officiel de son magazine de propagande Rumiyah.
Pas un mot sur l’attentat raté du 11 juillet…
L’État islamique communique « avec le terrain ». Pas directement avec les « martyrs », mais en aval avec des « sous-marins attentifs », faisant le tri des opérations réussies à revendiquer, de toutes les autres, parfois de simples « idiots utiles ».
Une nouvelle piste des « furtifs » à exploiter…

Mais on comptera aussi le 9 août à Levallois-Perret une attaque contre des militaires par un homme à l’aide d’une voiture-bélier contre une patrouille de l’opération Sentinelle.
6 militaires sont blessés dont 2 dans un état grave, le parquet antiterroriste aura été saisi de l’enquête. Et quelques heures plus tard le terroriste Hamou B. sera touché par cinq tirs lors de son interpellation sur l’autoroute A16 par la Brigade de recherche et d’intervention…
Plus tard, le 30 septembre, devant un immeuble proche de la porte d’Auteuil dans le XVIème arrondissement à Paris, un engin explosif artisanal composé d’au moins quatre bouteilles de gaz, de fils électriques reliés à un téléphone portable est neutralisé in-extremis par une équipe de démineurs. Selon une source policière le dispositif était en parfait état de marche, cette même source déclare avoir évité le pire.
La section antiterroriste du parquet de Paris est saisie suite à cette découverte. Une enquête est en cours afin de trouver le ou les individus qui ont confectionné cette bombe.
Le lundi 3 octobre 2017, cinq individus sont interpellés par la DGSI, l’un d’eux a une fiche S pour son appartenance à la mouvance islamiste radicale. Six mois plus tard, les 5 suspects de la tentative d’attentat de la rue Chanez resteraient « murés dans le silence ».
Le 1er octobre, à la gare Saint-Charles de Marseille, un homme égorge et tue deux femmes avec un couteau aux alentours de 13 h 45 sur le parvis de la Gare. Plus tard, le terroriste est abattu par une patrouille de l’opération Sentinelle, le parquet antiterroriste est saisi suite à cette attaque. L’attaque est cette fois-ci revendiquée par l’État islamique.
Morthe-de-l’Argentière est ravi : le « BBR 2.0 » se remet en marche. Et via « ses réseaux » de l’amirauté, il fait circuler les alertes en catimini…

Alors que « Charlotte » parcourra la planète pour finaliser le démarrage de ses projets…
Ces projets prennent forme : en décembre 2017, Lady Joan, sur instruction de Paul sort en devise des bitcoins et autres crypto-monnaies souscrites par Anjo l’année précédente avec des plus-values spectaculaires avant qu’elles ne perdent la moitié de leur valeur. Pour venir s’inscrire sur les actions de Nvidia (les cartes graphiques) avec de nouveau plusieurs multiplicateurs impressionnants avant que la valeur ne se retourne.
Anjo, qui aura pris le train en marche sur les crypto-monnaies aura eu du mal à ne pas « boire le bouillon », spéculant follement à découvert sur les « futures » vendus sur la place de Chicago.
La compagnie de boat est identifiée, mais les propriétaires, pourtant en difficultés ne sont pas encore vendeur : question de temps.
Le bail sur les Îles Chagos aura été signé au premier trimestre 2018.
Les « robots-sexuels » de Lady Margareth fonctionnent, mais il y a encore bien du travail pour « affiner » leur apparence et la « mécanique ».
Quant à l’IA qui va avec, ça ne démarrera qu’un peu plus tard quand, Isabelle Nivelle aura réussi à reprendre « son usine » où il est question de fabriquer les pièces du prototype « 003 » à monter aux Chagos.
Reste la question du réacteur nucléaire de la filière « au thorium » qui prend du retard comme prévu.
Et puis, il faut dire aussi que « Charlotte », la vraie, celle dont le nez bouge de haut en bas quand elle parle, lui donnera du fil à retordre au moment des crises diplomatiques qui secouent le monde à coup d’empoisonnement de « faire-valoir »
Mais c’est une autre histoire…

Et puis le « Capitaine Haddock » sera une nouvelle fois hospitalisé en janvier 2018. Il rentrera chez lui, entouré de l’affection des siens, très fatigué.
Pour finir par s’éteindre, chez lui, le 17 mars suivant, au matin.
La cérémonie religieuse se tiendra le 3 avril à 10 heures du matin en l’église Saint-Pierre-en-Port, poursuivi par la crémation de sa dépouille à Yvetot dans l’après-midi : il souhaitait naviguer tout au long de l’éternité, « dispersé » en mer au large de Dieppe.
Sans fleurs, ni couronnes…
Il n’aura pas pu lire ces lignes.
Un participant en dira : « Nous avons reçu un faire-part… Nous avons assisté aux obsèques, la petite église était pleine. Christine s’est illuminée en nous voyant, à la fin de la cérémonie.
Nous avions eu du mal à la reconnaitre quand elle était arrivée au bras de son fils, et là nous la retrouvions. »
Et à l’adresse de « I-Cube » de rajouter : « Il ne fallait pas craindre de venir, ce n’eut été en aucun cas un affront, le fait que Christine vous ait appelé le démontre.
Jamais je n’ai rencontré Jean Charles et Christine qu’accompagnés de gens extraordinaires et cela a encore été le cas.
Je leurs dois mes plus belles rencontres ....
Il était donc impossible de ne pas le saluer une dernière fois. »
Ce qu’aura fait « Charlotte » discrètement fondu dans la foule venu saluer, pour un dernier hommage, « son complice » disparu.
Même « la Baronne » ne l’aura pas discerné.
Londres, avril 2018 – I3
 
PS : Le proto-manuscrit de cette « histoire-là » aura fait l’objet de plusieurs mises en ligne d’extraits, en décembre 2017 [1] et courant 2018 2], pour être ensuite envoyé à Madame « Haddock ».
Puis il a été relu, enrichi et corrigé par l’auteur. Avant d’être mis en ligne le mois suivant.
Ultime salut à « L’Ami-Râle ».


(1) « Extraits de 0 à 5 », disponible sur Internet (http://flibustier20260.blogspot.fr/2017/12/extraits-05.html et « plus récent).
2) « Extrait 6/5) disponible sur internet (http://flibustier20260.blogspot.fr/2018/03/panique-babord-tribord-et-bord.html) et « Exrtait 7/5) disponible sur internet (http://flibustier20260.blogspot.fr/2018/04/extraits-75.html)

samedi 15 septembre 2018

Plans d’Investissement d’Avenir

Chapitre cinquantième-deuxième

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

La présidence de la République recevra le 15 juillet un épais dossier des « comptes rendus » de la gestion des fonds de la République géré par « Charlotte » ainsi que la confirmation d’un virement sur le compte du Trésor ouvert dans les livres de la Banque de France.
Un peu plus de 10 milliards d’euros…
Et on va en faire quoi ?
Très simple : Un troisième PIA (Plan d’Investissement d’Avenir), piloté par la Caisse des dépôts dont c’est aussi le métier. Il est annoncé dès la sortie de l’été mourant par le Secrétariat général pour l'investissement, situé rue de Babylone.

Entre-temps, Paul arrivé en Islande en hydravion prolongera de la même façon à la faveur de la lumière d’été jusqu’aux Caraïbes pour rejoindre « Eurydice » sa goélette. Une fois de plus, il faudra convoyer le grand voilier hors du parcours des ouragans qui balayeront les îles à plusieurs reprises à la saison d’automne, il faudra attendre une fois de plus des précisions pour lancer l’opération.
Sur place, Paul acquiert un yacht d’occasion : une superbe unité de « cabin-cruiser » trois ponts mis à la vente par la famille d’un ex-patron de réseaux mafieux opportunément défénestré quelques années plus tôt par les membres d’un gang rival. Prix d’ami. Pour un transfert par le cap Bonne-espérance, à bride abattue jusqu’aux Chagos.
Des atolls complètement perdus et désolés au milieu de rien. Sans aucun intérêt.
Le yacht sera stationné à Diego-Garcia et tout le monde rentre en avion pour diverses destinations…
Et Paul repartira pour récupérer son hydravion resté aux Antilles et rentrer en Normandie, puis au Kremlin-Bicêtre, sur convocation de Gustave : on s’impatiente de l’entendre sur l’origine de ces fonds.
« Pas question que j’y aille. Tout est déjà dans le dossier d’Anjo. »
Il a beau fouiller dans ses souvenirs, il ne se souvient plus de cet épisode-là. En revanche, il a « une suite ». Si c’est un piège, il saura l’éviter et finit par accepter. Mais accompagné d’Anjo si ça doit devenir « technique » et sous une fausse identité, celle de Ludwig Clément, banquier suisse… armé d’un costard trois-pièces à fine rayures du meilleur effet, et d’un léger accent anglais qui sied aux « meilleurs financiers » de la place.
Ils seront reçus par le secrétaire général du premier ministre et le futur secrétaire général pour l’investissement.

Deux choses les intéressent : l’origine des fonds et la façon dont ils ont été recyclés sans faire de vague, ni même le moindre scandale douteux.
Un impératif venu du « château », qui ne se discute même pas. Et comme les deux quidams ne savent rien des manœuvres d’antan, il s’agit de les déniaiser.
« Ah, sur l’origine des fonds, je reste incompétent » se défausse Anjo. « Je n’ai fait que gérer, sur indication de « Charlotte », les fonds dont je disposais comme il me l’a indiqué, à savoir souscrire aux emprunts émis par l’agence France-Trésor et de liquider les attributions aux mieux pour souscrire au suivantes. »
« Charlotte », c’est qui et pourquoi il n’est pas là ?
« Demandez donc à Monsieur Clément, ici présent. Il peut peut-être vous éclairer. »
« Well… je suis effectivement le gérant officiel des intérêts de « Charlotte ». Mais je vous avoue que notre ami Anjo Pisuerga a très bien travaillé sur la dernière partie des fonds qui vous auront été restitués en juillet.
So… en revanche je peux vous dire ce qui m’a été rapporté par « Charlotte » lui-même quant à l’origine de ses fonds. Et il n’est pas disponible pour être perdu quelle que part sur un des océans du globe… »
Bien admettons. Ils écoutent.

« Well, si j’ai bien compris, fin 2009, « Charlotte » récupère en Angleterre, auprès de Miss Lady Thornner, membre des Lloyds qui gère ces fonds dans un trust ouvert par un français, quelques 35 milliards de dollars. En fait, il y en aura eu 36 versés successivement par le Koweït, en trois versements. Le premier directement en billets de banque déposé à Luzerne en présence d’un ministre de la confédération helvétique, sur un compte numéroté, par le président de la République de l’époque, arrivé en avion du Glam après une visite sur les théâtres d’opération de l’opération « tempête du désert ». »
Les types n’en croient par leurs oreilles.
« C’est pourtant totalement officiel. Le ministre des affaires étrangères de l’époque l’aura acté et aura remercié l’émir koweïti. [1] Ça représentait environ 5,17 milliards de francs, soit 788.400 euros. À l’époque, la loi de finances parlait d’un surcoût au budget de l’ordre de 12 milliards de francs et il avait été demandé de faire des économies à travers tous les ministères pour éviter de lever un « impôt-guerre » sur les contribuables de votre pays. »
Plus tard, la loi de finances 1992 en restera à un surcoût de l’ordre de 10 milliards de francs.
« Mais l’ancien ministre des armées, devenu actuellement ministre des affaires étrangères, ainsi que tous les ministres de finances questionnés par les députés et sénateurs depuis sur ces comptes, sont toujours restés extrêmement vagues… »

Ok. 1 milliard de dollar. Et le reste ?
« 7 milliards supplémentaires ont été versés par voie de virement sur le même compte numéroté suisse, dont on a pu imaginer qu’il l’était au nom du pays, ont été versé par l’émir depuis la même banque suisse où il cantonnait 284 milliards d’avoirs.
La guerre aura coûté 620 milliards de dollars aux alliés dont 84 auront été payés cash en remboursement de frais d’opération [2]. Et la France en aura reçu 7 milliards plus 1, celui en billets de banque. Dans ces 620 milliards, il faut compter les dégâts, mais tout autant le coût de l’extinction des incendies de puits de pétrole. 950 millions pour les opérations au sol et 22 milliards pour l’utilisation d’un brevet volé par le ministre français de l’industrie du moment, à son inventeur, Monsieur Joseph Ferrayé. [3]. Un plus 7, plus 22, ça nous faisait 38 milliards de dollars, soit quelques 29,959 milliards d’euros, duquel il convient de retirer environ 2 milliards de dollars, chacun le sien, au titre des commissions des initiateurs de ces opérations au sein du gouvernement et acheter ainsi leur silence. »
36 donc ?
« Ou précisément 28,382 milliards d’euros, moins quelques frais d’actes, semble-t-il.
Ces fonds ont ensuite été basculés dans le trust britannique « Solutré-Jarnac » géré par Lady Thornner. Avec pour mission assignée à celle-ci de souscrire aux emprunts de la Bundesbank émis pour financer la réunification des deux Allemagne qui est intervenu juste avant, l’époque de la « chute du mur ». L’Allemagne servait alors des taux de base de 5 % sur le 10 ans, un peu plus avec des maturités plus longues.
Vous faites les comptes, même à 5 %, on aurait dû retrouver quelques 46,964 milliards d’euros, sauf que ça ne s’est pas passé totalement comme ça. »
C’est-à-dire ?

« Les coupons échus ont été réinvestis pour partie en SCPI, directement en foncier et en SCI avec des associés fantaisistes qui n’ont jamais rien décaissé, et ce depuis la banque anglaise dite d’investissement de recherche et de développement, notamment en Europe de l’est. »
La BIRD du consultant de tous les quinquennats successifs, ami et « sherpa » du président « Thiermirent » ?
« Exactly. Il y aura même mis une partie de ses gains sur cette opération-là. Ce qui explique les fastes du siège social de cet établissement financier, toujours pas côté. Ceci dit, l’émir s’est fait escroqué, par sa propre famille, d’un deuxième paiement de 22 milliards et il a fallu les lui rembourser. 7 milliards de dollar qui n’avait plus la même valeur et 15 milliards prêtés par le Trésor américain sur fonds secret, via une de ses agences. La NSA croit-on savoir. 15 milliards qui sont restés une dette du pays jusqu’à l’élection de Monsieur Krasosky. Et si j’ai bien compris les explications de « Charlotte », c’est lui qui est choisi un peu par hasard, cornaqué par la CIA qui lui ont procuré les fichiers Promis encore actifs à l’époque, qui sest chargé de récupérer ces fonds.
Dans la comptabilité du trust anglais, naturellement, les valeurs sont inscrites à « valeur historique », sans réévaluation. Il reste donc 35 milliards d’euro disponible.
Je ne sais pas qui a eu l’idée de les affecter au premier PIA de Monsieur Krasosky, mais souvenez-vous, à peine élu, il initie un grand-plan de « relance de 26 milliards d’euros », avec un ministre-dédié à « la relance ».
Puis, après la crise économique, il lance son « Grand-emprunt » en décembre 2009 (Loi de finances rectificative de mars 2010) destiné « à financer un plan d’investissement d’avenir » le PIA-1 qu’il présente de la façon suivante à la presse : 13 milliards de remboursements attendus des banques au moment de l’effort de refinancement du début d’année. Une petite moitié du plan à 26 milliards… »
En réalité, ça correspond aux 15 milliards de dollars avancés par les fonds secrets des agences états-uniennes « Vérifiez donc les taux de change »
Ils n’y manqueront pas…
« Plus de 10 milliards de rachat de papiers arrivés à échéance effectué sur les marchés par l’Agence France-Trésor, depuis quelques semaines. »
Les queues de l’emprunt dit « de relance » de l’année précédente.
« Et ce n’est donc plus que 11 à 12 milliards à emprunter directement sur la place. »
Bon oui et alors ? Tout cela est correct…

« Well, attendez, Monsieur le secrétaire général, vous ne savez pas plus compter que la plupart des gens de ce pays. J’emprunte 35 pour payer immédiatement 10 (arrivés à échéance), j’encaisse 13 sur les 26 empruntés du plan de relance-foirée de « Dévide-gens » – là, je ne sais pas comment, puisque c’est de l’argent dû aux banquiers s’il a été emprunté, et pas l’inverse – et je rajoute 11 à 12 milliards mobilisés un peu plus tard sur les marchés… qui correspondent aux valeurs historiques des achats de pierre. C’était quand même très innovateur en soi de mélanger des choux avec des carottes, des débits avec des crédits, non ? »
Et puis le détail diabolique qui n’avait attiré l’attention de personne, il prétendait qu’il s’agissait d’un effort de seulement 7 milliards sur deux ans : « Vous expliquez comment 7 milliards sur 2 ans hors des taux d’intérêt de 15 % l’an, alors que les marchés étaient substantiellement 5 fois moins chers ?
Ceci dit, on a bien 7 milliards d’euro en caisse, 15 milliards de dollars remboursés aux américains et un paquet d’immeubles invendable sur les bras. »
Mais comment les américains ont reçu leur argent sans qu’il n’y ait de trace en comptabilité publique ?
« Assez simplement. D’abord ces fonds koweïtiens ne sont jamais rentrés dans les comptes publics, ensuite, il a suffi à « Charlotte » de créer quelques sociétés à capital variable. Ils souscrivent des parts pour 1.000 euros, on réduit le capital social à sa valeur initiale en « sortant » le second associé fondateur et ils font une transmission universelle de patrimoine sans même le moindre droit d’enregistrement. »
D’ailleurs, il en a été fait autant avec les autres avoirs, ce qui a permis au Président Landau de reprendre le flambeau en décembre 2013, année où il lance le « PIA-2 » de 12 milliards d’euros, quand les queues de valeurs mobilières sont arrivées à échéance.
« J’imagine que le Président Makarond aura été au courant, puisqu’il était ministre des finances à cette époque-là après avoir été le conseiller économique de Monsieur Landau. »
Das ist ganz klar.
En septembre 2015, il annonce encore un « PIA-3 », doté de 10 milliards d’euros.
En fait il s’agit des « queues » les fameux « 11 à 12 milliards mobilisés un peu plus tard » qui ont eu le temps de « faire des petits » depuis 2010.

« Depuis, les foncières ont été liquidées par l’agence « France-patrimoine » avec le même système de réunion de toutes les parts en une seule main, les « minoritaires » ayant vu leurs participations être consignées à la caisse des dépôts et « Charlotte » s’est même payé le luxe d’aller récupérer à Hong-Kong les fonds de l’ancien ministre de l’industrie [4]. Il avait acheté de l’or et se faisait fort de lever 2 milliards dans une « tournée-chinoise » en liquidant ses lingots achetés pour deux fois moins en 1992. Vous faites les comptes : vous disposez bien de 56,3 milliards et « Charlotte » vient de vous restituer ce qui servait à abaisser les taux d’emprunt du pays. »
Qui sont ces « minoritaires » ?
« Well… De ce que j’en ai compris, dans un premier temps, il s’agissait pour le président Thiermirent de démontrer que les institutions de la Cinquième République étaient pourries. Et puis nous pensons qu’il s’est pris à ce jeu-là. Il aura cherché à corrompre des épouses, des enfants, la famille de quelques personnages publics en « volant » leur identité. De façon à faire pression le moment voulu sur des personnes qui ne savaient rien de ce qui se tramait dans leur dos. Vous vous souvenez des comptes japonais du Président « Rackchi » ? C’est de la même veine…. Mais le premier est mort, le second a été blanchi, avec peine, il faut le dire, et plus personne n’a pris le relai, semble-t-il ».
Dossier clos alors ?
« Clos, je ne saurai dire. Mais notez que « Charlotte » aura assuré le service après-vente avec loyauté et que vous pourriez très bien en rajouter dans la mesure où personne ne sait vraiment compter dans ce pays. Pas comme chez nous où un franc – suisse – reste un franc – suisse. »
Le trait d’humour huguenot indispensable…


2) Cf. « Extrait du New-York Times » disponible sur internet (https://www.nytimes.com/1992/09/08/world/gulf-war-s-cost-to-arabs-estimated-at-620-billion.html)
(3) Cf. « L’émission censurée » (https://www.youtube.com/watch?v=n7L-BrTdgUo)
(4) Cf. «Mains invisibles », chapitres « A l’assaut des comptes de DLK », XXVII.1 et XXVIII.2 (http://flibustier20260.blogspot.fr/2014/08/chapitre-xxviii1.html) publiés aux éditions I3

dimanche 9 septembre 2018

Passage au trapèze

Chapitre cinquantième-et-unième

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

En sortant de ce dernier Conseil de défense, « Devil-Y’est »  se rend à l’Assemblée nationale, où il est attendu par la commission de la Défense et des Forces armées. Il répète ses arguments devant les députés, en les complétant par une saillie de son cru, le fameux « dérapage » préparé à l’avance, comme promis : « Je ne me laisserai pas baiser comme ça » lâché à la fin de son audition.
Aussitôt, ces propos sont repris en boucle, l’Élysée lui reproche de s’être exprimé « publiquement », ce qui est bancale puisqu’il parlait à huis clos et avait insisté devant les députés sur l’exigence de discrétion, mais peu importe : c’est « la combine » et c’est le journal La Tribune qui sort la « fuite » en premier.
La tension monte alors, même si rien ne transparaît durant la journée du lendemain, lorsque « Devil-Y’est » participe comme si de rien n’était aux cérémonies entourant la visite à Paris du président américain Donald Tremp.
Mais « Makarond » en profite pour « marquer le coup » : au lieu de contester politiquement les positions du premier des militaires français, il va choisir de lui répondre à un double niveau. D’abord en lui faisant un procès en insubordination, ensuite en l’humiliant publiquement devant le front des troupes.

Ce sera fait en début de soirée le 13 juillet, lors de la traditionnelle cérémonie publique à l’hôtel de Brienne, en présence des plus hautes autorités militaires, des attachés de défense étrangers, de l’homologue américain de « Devil-Y’est », Joseph Dunford, des représentants de toutes les unités défilant le 14 juillet sur les Champs-Élysées, des blessés des armées, des familles de soldats morts sur le terrain, des parlementaires, etc. Les chaînes d’info avaient été prévenues dans l’après-midi de ne pas louper ce « passage au trapèze » (se faire réprimander), comme en disent les militaires.
Et pour cause : dans un discours qui, par ailleurs, expose ses intentions en matière de défense – qui du coup passeront inaperçues –, le chef de l’État et chef des armées s’en prend avec virulence, et sans le nommer, à « Devil-Y’est » : « Je considère pour ma part qu’il n’est pas digne d’étaler des débats sur la place publique. J’ai pris des engagements, je suis votre chef. Les engagements que je prends devant les concitoyens, devant les armées, je sais les tenir et je n’ai à cet égard besoin de nulle pression, de nul commentaire. »
Et d’ajouter, comme si « Devil-Y’est »  pouvait être soupçonné d’avoir contesté l’autorité présidentielle : « J’aime le sens du devoir, j’aime le sens de la réserve qui a tenu nos armées là où elles sont aujourd’hui. Et ce que j’ai parfois du mal à considérer dans certains secteurs, je l’admets encore moins quand il s’agit des armées. De mauvaises habitudes ont parfois été prises sur ces sujets, considérant qu’il devait en aller des armées aujourd’hui comme il en va de nombreux autres secteurs. Je le regrette. »
En fait, à la surprise générale, il extériorise la peur rétrospective de « son attentat » du 11 au soir.
Il s’est senti si vulnérable, si abandonné, si trahis…

Il ne faudra alors plus que quelques jours pour que le chef d’état-major des armées tire, cette fois-ci officiellement, les conclusions logiques de cette attaque marquant de manière irrécupérable la perte de confiance du chef de l’État, et rende son képi, le 19 juillet. Mais il n’en sera pas quitte pour autant de la vindicte élyséenne.
Lors d’une visite sur la base aérienne d’Istres, le 21 juillet, le président de la République bientôt déguisé en aviateur et à sa demande dans une tenue de vol moulante, lancera une nouvelle pique inutile : « Nous méritons collectivement mieux qu’un tel débat (…) Les discours de défaite ne sont pas à la hauteur des armées et de ce que vous êtes. »
Juste avant que le porte-parole du gouvernement, qualifie le général démissionnaire de « poète revendicatif ».
Là, c’est beaucoup à entendre pour bien des officiers généraux qui savent tout le soin que leur chef démissionnaire apportait à son « travail sur les chiffres »…
Loin, très loin du débat légitime sur les moyens alloués aux armées pour conduire des missions qui les conduisent à constamment dépasser leurs capacités et les moyens qui leur sont alloués, la volonté de blesser l’homme à terre jusqu’au cœur de ses convictions est alors manifeste.
Et en écœurera plus d’un : c’était parfaitement inutile, même pour un chef « qui veut être chef ».

La sortie de crise sera actée un peu plus tard par le successeur du chef démissionnaire, qui continue de prendre ses marques et de porter une attention vigilante à la préparation de la future loi de programmation militaire, tout en gardant la même « ligne » que son prédécesseur. « Devil-Y’est », dont le livre caracolera en tête des ventes, multiplie les conférences et les interventions médiatiques, qui ne sont pas toutes du goût de ses anciens subordonnés. Quant à « Makarond », il est revenu sur cette affaire dans son interview au Point, sans rien lâcher de sa vindicte ni du procès en insubordination, quitte à citer le général de Gaulle pour évoquer « un système – voulu par un homme dont la formation première était militaire – où l’autorité militaire rend compte à l’institution civile et politique et non le contraire, c’est le sens de nos institutions. (…) Si je n’avais pas réagi comme je l’ai fait, les mêmes auraient dit que j’étais un chef des armées faible. (…) Les armées ne font pas ce qu’elles veulent, elles ne sont pas autopilotées. »
Cette vision de « Makarond » sera retenue comme étant au cœur de l’affaire, ainsi que le secrétaire général de l’Élysée, aura pu le confirmer au Figaro, dénonçant « l’idée qu’on puisse imaginer revenir sur un arbitrage du président de la République en organisant la pression. On n’est plus sous « Landau ». »
L’affaire de l’attentat raté aura été consciencieusement enterrée, oubliée, ostracisée. Ça ne s’est jamais passé.

Pour les « analystes », c’est dans cette présentation tronquée que se trouve sans doute le nœud de la crise, entre deux hommes qui auraient pu s’entendre, si le président de la République n’avait pas choisi de casser un militaire pour asseoir une autorité nullement contestée. Et si le chef d’état-major des armées avait compris que des promesses de campagne, surtout faites aux armées, n’engageaient pas un président de la République une fois élu.
D’après le président de la commission de la Défense de l’Assemblée, c’est « un gâchis, une incompréhension, un blocage. Après l’élection, « Devil-Y’est » n’a pas vu qu'il n’avait plus la même personne en face de lui. Et le Président n’a pas perçu sa détermination ! »
C’est ainsi que les « secrets de Charlotte » auront été savamment enterrés, bien profondément.
L’ordre règne à nouveau autour du pouvoir… « en marche » vers son destin.
Jusqu’au prochain opus de « I-Cube ».
Faut-il le faire taire définitivement avant ?
« Ultime récit » est mis en ligne en août et on y découvre que « Charlotte » a une toute autre importance que celle d’un « agent-très-spécial » : si l’on en croit l’auteur, il aura voyagé jusqu’aux confins de l’univers, dans un futur lointain et qu’il « sait » donc ce futur.
Voilà comment il a pu être présent dans les appartements privés du Président au bon moment pour sauver la vie du président nouvellement élu.
Une histoire « incroyable » mais pourtant tangible : ni « Charlotte », ni « I-Cube », ni aucun de tous les autres ne sont donc plus perçus comme des « obstacles », mais indubitablement comme des alliés objectifs qui, de plus et au moins pour « Charlotte », savent.
Et si « Charlotte » sait comme il a su le montrer, c’est grâce à « I-Cube ».
Dans ces conditions, on ne peut que laisser tomber le « projet-homo » dont ils ont pu être la cible.
Et Makarond ne refera pas la même bêtise avec son nouveau chef-d’état-major…

À la mi-juillet, le capitaine « Haddock » ne s’étonnera même pas de ces suites-là qu’il découvre, comme tout le monde, dans la presse. Ça l’amuse, même.
« Il est quand même incroyable, « Charlotte ». Peut-être faut-il que j’en parle à I-Cube. »
Son épouse, « la Baronne », l’en dissuade : « Tu crois qu’il a besoin de toi pour savoir toutes ces choses ? »
Attendons donc sa publication estivale pour en savoir plus…
« Oh… il a toujours eu un an de décalage. Ça m’étonnerait qu’il en parle alors que la fumée n’est pas encore dissipée. »
Il ne peut pas s’empêcher de s’en ouvrir à I-Cube par voie de courriel.
En réponse il reçoit un message précisant qu’il y aura une suite à l’épisode de l’été, « Ultime récit », qui est déjà programmé pour le mois d’août, prêt à apparaître en ligne, quoiqu’il arrive.
Il faut dire que sur son blog, les choses se précisent sur les détails de l’environnement de « Makarond », notamment à propos du « LLC-Providence » [1] dont tout le monde ignore d’où il a pu tirer de telles informations. Il ira jusqu’à pousser la coquetterie à publier cinq extraits au mois de décembre 2017 [2] comme d’un défi à « l’autorité-jupitérienne », relatant les détails « cachés » de la campagne de l’actuel président, sorti de pratiquement nulle part, hors le « chapeau » de la magie des « mains invisibles ».
Les « Maîtres du monde » qui font émerger les prémices du « monde d’après »…
Très au courant, finalement.
Haddock ne lui donnera donc aucune piste sur le vol Caen-Lausanne : on verra bien s’il savait ça aussi !

L’urgence, pour « Makarond », c’est de vérifier que les sécurités autour de sa personne, de son épouse et de sa famille , en plus de sa fidèle et efficace garde-rapprochée personnelle, ont été renforcées. Hors bains de foule et chefs d’État et de gouvernement, personne ne peut désormais l’approcher sans avoir été dûment « fouillé », quitte à froisser. Et encore, même les bains de foule, n’approchent que des gens triés, fichés, identifiés, fouillés au corps, même à l’occasion de visites de salons.
L’autre urgence, c’est de « transformer » : il pourrait ne pas avoir le temps de faire passer les réformes pour lesquelles il est arrivé à ces fonctions. Une chance historique à ne pas manquer, en retour des exigences de ceux qui l’ont porté au pouvoir.
Chaque ministère doit donc, hors la loi sur la moralité de la vie publique qui sera débattue, sortir à l’arraché des textes des ordonnances sur tous les sujets : pas une semaine sans annonce. Sur tous les sujets, ceux « en profondeurs », ceux d’actualité qui émergent au fil du temps, tout doit faire l’objet d’un projet de texte et d’une série d’annonces en amont.
L’autre urgence, c’est le successeur de « Devil-Y’est ». Ce sera « LePeintre », comme suggéré par « Charlotte ».
« Makarond » n’ose pas aborder avec lui le sujet d’élargir la liste des « homos » : une fois suffit et les « frères » lui ont balancé depuis le mois de juin une bordée de rappels en tous genres.
Au contraire, il fait faire un dossier sur « Paul de Bréveuil ». Enfin, de ce qu’en savent les services de la République. Un « X-Sup-aéro », pilote de chasse de l’aéronavale (d’où un premier message à Istres. Il avait déjà rendu hommage aux marins à bord du « Le Terrible », un SNLE rejoint en hélicoptère au large dans le Golfe de Gascogne le lendemain de son discours devant le Congrès), industriel dans une sous-filiale de poudre et munition où il avait démantelé une affaire d’espionnage [3], quelques affaires de « basse-police » préalables où il s’était affirmé comme « honnête et loyal ». Puis sa participation à l’opération « Isidore » [4], un peu touffue. Le démantèlement de de la fondation du professeur Edmond Risle, l’interception du terroriste qui menaçait  Londres d’un attentat à la munition nucléaire le soir de l’ouverture des JO de 2012 [5] et surtout, la Cisa et son logiciel BBR qui lui avait rendu tant service…
Quant à la balle extraite du cadavre de « Mourad », ainsi que l’étui de calibre 11.43, c’est bien la même arme qui aura déjà servie à deux reprises en Normandie, autour du site où le capitaine de frégate de réserve a une propriété.
Effectivement, un « sacré-calibre », un « intouchable » : Makarond n’avait pas bien dû comprendre les instructions reçues de ses mentors en leur temps. Il faut dire aussi que ceux-là avaient parlé par allusions : Parer toute révélation inopportune…
Pour sceller la paix, alors que le bonhomme est déjà décoré comme un sapin de Noël par les alliés de l’Otan, il prévient « LePeintre » qu’il aimerait bien le voir sur une prochaine promotion de la Légion d’honneur, au moins au grade d’officier.
« Et s’il pouvait être promu à un grade supérieur en qualité de réserviste de son arme, ce serait parfait. »
Incompréhension de son nouveau chef-d’état-major : en principe, ce type de décision est du ressort du ministre compétent, mais si tel est le désir du Président, il en sera fait selon sa volonté.
C’est comme ça que Paul de Bréveuil se retrouvera capitaine de vaisseau de réserve dans la Royale quelques mois plus tard. Cinq sardines-or sur les épaulettes



(1) Cf. « La « Providence LLC » et les « MacRondLeaks » », disponible sur le blog d’I3
(2) Cf. « Extrait (0/5) » et suivants, disponibles sur le blog d’I3
(3) Cf. « Ardéchoise, cœur fidèle », à paraître aux éditions I3
(4) Cf. « Opération Juliette-Siéra », sommaire (http://flibustier20260.blogspot.fr/2010/07/operation-juliette-siera-00.html), publié aux éditions I3
(5) Cf. « Parcours olympiques », sommaire (http://flibustier20260.blogspot.fr/2013/09/parcours-olympiques-sommaire.html) publié aux éditions I3