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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
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lundi 4 avril 2022

Les boules puantes de « Jupiter » (1)

Elles vont peser sur la fin de la campagne.
 
Il y en a deux : Le rapport sénatorial sur les pratiques du cabinet McKinsey et la déclaration de patrimoine du candidat « Jupiter » que nous avons déjà abordé.
C’est que parmi les « journaleux », il y en a qui font leur métier et qui lisent mes « petits-posts » sans intérêt :
I-Cube (l'exilé): Déclarations de patrimoine et d’intérêts de nos candidats… (flibustier20260.blogspot.com)
Et probablement le plus fameux :
I-Cube (l'exilé): La « Providence LLC » et les « MacRondLeaks » (flibustier20260.blogspot.com)
Il s’agit bien naturellement de la déclaration de patrimoine de « Jupiter » sur laquelle la presse aura commencé à se pencher que ça pourrait en prendre l’allure d’une affaire d’État.
Mais comme il y en a plusieurs d’un coup qui, soit se neutralisent, soit se font la courte échelle, et qu’à moins d’une semaine du premier tour - il a fallu une action en justice et des mois et des mois pour « torpiller » celle de « Fifi-le-souteneur » - tout cela semble arriver bien trop tard.
En revanche, pour le second tour, rien n’est encore joué…
 
Rappelons que lors de sa déclaration de patrimoine à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), le président-candidat à sa réélection a estimé en effet son capital à 550.000 euros en 2022. Nous l’avons déjà dit.
Et certains se rappellent que « Jupiter » avait déclaré un gain de 3 millions entre 2009 et 2013, moment où il était entré dans l’entourage de « Tagada-à-la-fraise-des-bois » et moment où il était devenu « sinistre » de l’économie et des finances.
Une somme qui, curieusement, semble s’être volatilisée depuis…
En menant l’enquête pour retrouver « ces millions disparus », deux journalistes pour « l’Huma » auraient mis à jour une combine « frauduleuse » de la banque Rothschild, ancien employeur du président.
Admettons…
 
En effet en enquêtant sur ces 3 millions déclarés de « Jupiter » entre 2009 et 2013, Jean-Baptiste Rivoire et Gauthier Mesnier mettent le doigt sur ce qui ressemble à une fraude fiscale de plus grande envergure.
Je ne suis pas bien certain que ce soit seulement de la fraude fiscale : Personne ne sait si les impôts & taxes dues sur ces montants ont été acquittés, sauf le Trésor lui-même qui est tenu au secret par la loi, sauf dénonciation à l’autorité judiciaire au titre de l’article 40, mais il n’en a rien été jusque-là.
Si la trace de cet argent n’a pas été retrouvée, en disent-ils, c’est que « Jupiter » a perçu bien plus que 3 millions d’euros chez Rothschild !
Une supposition qui n’est pas infondée, car…
J’en suis bien d’accord : J’estime qu’il a touché 15 millions de commissions, selon de ce que j’ai pu connaître des pratiques de ce milieu-là dans ce genre de business-là de la vente de branche d’activité complète (ou d’entreprise).
Selon eux il n’aurait reçu qu’une somme oscillante entre « 5 et 10 millions », lors du deal Nestlé-Pfizer de 2012, en déclare Jean-Baptiste Rivoire à « L’Huma ».
Ce n’est peut-être pas faux si les charges sociales et l’impôt sur le revenu ont été régulièrement prélevés au passage.
Mais ce n’est pas le sujet.
Car dans ce cas-là, il n’y aurait ni fraude ni dissimulation : Contradiction de béotien journalistique, donc !
 
Parce que c’est beaucoup plus complexe que ça : Il est des schémas de rémunérations sur les très hautes rémunérations salariales, au-delà de la tranche D de la sécurité sociale (la A, c’est jusqu’au plafond annuel, compté par 1/12ème tous les mois, la B c’est jusqu’à 4 fois le plafond, la C c’est jusqu’à 8 fois le plafond et la D au-dessus, il y a même une E au-delà de 16 plafonds), où on ne cotise plus que sur l’assurance-santé, mais avec des taxes et cotisations sociales sur les régimes « surcomplémentaires » de retraite à compter du plancher de 3 % de 19 % de la tranche C (Jurisprudence du Conseil d’État, affaire Generali, où les conseillers avaient calqué leur décision sur leur propre régime « hors cadre » et leur Préfon).
Dans ce cas-là, il vaut mieux « dénaturer » la rémunération en la faisant entrer dans une autre cédule fiscale et, si possible, « expatrier » les sommes dues au Delaware (ou ailleurs).
C’est probablement ce qui s’est passé.
 
C’est un mécanisme assez simple et je l’ai mis en place une fois, dans une vie antérieure, pour un major « industriel » et ses 5 dirigeants (des petits…) en m’inspirant de ce que savent faire les cabinet conseil comme McKinsey, Boston Consulting Groupe et consorts (l’autre boule puante de « Jupiter » qu’on verra ultérieurement) et d’un de nos majors pétroliers (mais tout autant que quelques entreprises européennes sis à « Paris-sur-la-plage », qui ont un régime fiscal et social particulier, y compris pour leurs cadres).
Sachez que c’est parfaitement légal du moment que tout le monde touche taxes, cotisations et impôts quand et à chaque fois « ça bouge » : Il s’agit juste d’un décalage dans le temps.
Bien sûr, avec l’avantage de taux progressifs qui en seront réduits d’autant…
 
En deux mots : Il ne s’agit plus seulement de jouer sur les « frais de représentation », mais carrément de créer des « packages » ad hoc pour assumer des « retraites & parachutes dorés » aux cadres dirigeants et autres « happy-few » qui valent de l’or et qui ne cotisent pas assez pour leur retraite, puisque c’est limité globalement à partir de la tranche C…
Il y a bien sûr la technique éprouvée de l’attribution gratuite d’actions (régime hybride des plus-values), mais il faut être côté en bourse, c’est aléatoire et c’est une fois, au moment du départ.
Pour assurer des rentes, il y a la technique des articles 39 et 83 du code général des impôts : L’entreprise souscrit des contrats d’assurance procurant des rentes viagères à ses collaborateurs réunis en « collège » homogène. C’est déductible, non imposable tant que le collaborateur ne touche rien, mais c’est également limité.
En Helvétie, ce n’est pas limité : Il faut juste franchir la frontière pour y accéder. Or, quand Airbus se paye sa propre banque, même pas besoin d’acheter du Franc Suisse…
 
Reste la technique « ricaine », que développe également la City, mais ça se passe en dollar (ou en Livre) : Les fonds remontent à la société-mère en toute transparence au titre des transferts autorisés, sous différentes appellations (redevance de marque, frais de siège, le know-how, licences, franchises, détachements, etc.)
Et une partie est transformée en parts au nom du quidam : Il touchera toute sa vie des dividendes et ses descendants également. Sauf si on les lui rembourse au moment de son départ en retraite.
En plus, c’est de l’argent qui repart dans l’autre sens pour financer l’expansion de la boutique, ce qui n’est même plus une « perte » de trésorerie…
Et après 20 ou 30 ans de carrière, ça devient « copieux », d’autant que les nouveaux entrants financent une partie des sortants : Typique d’une pyramide de Ponzi avec un effet partiel de tontine, à l’image de nos propres régimes de retraites.
Simple, vous dis-je.
J’ai même obtenu, pour mon client d’antan, un « rescrit social » de l’Acoss, mais qui limitait le « bidule » à 10 % de la masse salariale.
Ce qui était déjà énorme, sans même franchir un frontière.
Alors que dans un autre dossier, le boss tenait absolument à ce que je lui monte une succursale à Singapour pour y décliner, sans limite, le même procédé…
Mon anglais de l’époque étant ce qu’il était, j’ai décliné.
 
Naturellement, quand on reste dans nos frontières, il y a d’autres techniques, comme par exemple vendre son entreprise à soi-même avec un crédit bancaire qui finance « le bidule » et se fait rembourser sur les résultats de l’activité ultérieure pour encaisser ses plus-values une première fois, puis une seconde quand on se sépare réellement de la « boutique », arrivé à l’âge la retraite.
Je l’ai fait une fois avec un garage, mais il faut être le patron, et plusieurs fois avec des immeubles à travers des SCI pro domo.
Naturellement aussi, il y a les opérations type « Carlos-Ghosn », qui consiste à cumuler des rémunérations éparplilées un peu partout où il y a des filiales et cumuler ainsi les régimes de retraite en espérant que ça ne se voit pas trop.
Mais ça reste plus « douteux » et ce n’est pas de la « bonne administration » dans la mesure où c’est plus ou moins opaque alors qu’on consolide des bilans sous le nez et la barbe des commissaires aux comptes qui finissent par douter de la sincérité desdits comptes…
 
Mais revenons aux années « Jupiter employé de banque », où il joue un rôle clé dans le rachat de la branche nutrition infantile de Pfizer par le groupe Nestlé.
Un deal de 9 milliards d’euros. Une transaction qui aurait permis à Rothschild de gagner entre 45 et 135 millions d’euros (d’après mes journaleux) et qui aurait pu rapporter gros à l’énarque.
À ces niveaux-là, les commissions, c’est effectivement 0,5 % des montants de la transaction et seulement 45 millions d’euros.
Ce qui est confirmé par le site américain « Marge and aquisition source » qui indique que les banques d’affaires perçoivent en moyenne entre 0,5 % et 1,5 % des « deals » supérieurs à 500 millions d’euros.
Or, un tiers de ces commissions va au staff (l’équipage), un tiers à la banque (le « proprio » du navire), et un tiers au « capitaine » qui mène la manœuvre, selon la bonne vieille loi de la Flibuste et des marins Phéniciens de l’antiquité.
C’est archi-connu.
Or, un tiers de 45 millions, ça fait bien 15 millions d’euro, comme je vous l’expliquais par ailleurs dès 2017 (cf. : I-Cube (l'exilé): La « Providence LLC » et les « MacRondLeaks » (flibustier20260.blogspot.com).)
 
Le journaleux en dit très justement que : « C’est lui qui a fait de Nestlé un client de Rothschild puis qui, en un week-end, les a convaincus de faire la proposition déterminante, alors que les négociations entre Pfizer et Danone capotaient. Dès lors, nos sources estiment qu’il aurait très probablement touché entre 5 et 10 millions de ‘‘bénéfices industriels et commerciaux’’ », détaille le journaliste.
On n’est donc plus dans la cédule « Traitement, Salaire, Pension et Rente Viagère », mais… ailleurs, chez les commerçants, ce qui change tout !
Sauf que si c’est logique, puisqu’un associé-gérant est considéré aux yeux du fisc comme un commerçant (c’est dans la loi du code de commerce et des sociétés), ça n’a pas d’intérêt : Il vaut mieux toucher ses sommes sous formes de « managment fees » qui tombent dans la cédule des BNC (Bénéfices non commerciaux).
En effet, n’est imposable (et cotisable) au titre des BNC que ce qui a été réellement encaissé dans l’année. Mais ça reste déductible des résultats de la banque du moment que c’est contractuellement dû, par le jeu de provision, au titre des BIC et de l’IS.
Par conséquent, il suffit de ne pas « toucher » la prime pour n’en être pas vraiment détenteur et elle échappe - au moins provisoirement - à la cascade d’impôts et cotisations sociales de tout poil.
Naturellement, dans ces conditions, elle n’a pas à figurer dans une quelconque déclaration de patrimoine, cela va de soi…
 
De toute façon, il s’agit d’une somme astronomique, bien loin des 3 millions déclarés et évaporés, soit à peu près un SMIC claqué par jour même le dimanche, qui ne laisse aucune trace dans son patrimoine entre deux déclarations : On peut noter l’invraisemblance…
Je vous l’avais excipée pour son seul quinquennat finissant (I-Cube (l'exilé): Déclarations de patrimoine et d’intérêts de nos candidats… (flibustier20260.blogspot.com)).
Toute la question qui s’est posée aux journalistes investigateurs est : Où, si cet argent existe bel et bien, pourrait-il être ?
« Une source anonyme affirme que la banque Rothschild avait coutume de verser une part importante de ce type de rémunération sur des structures opaques dans des paradis fiscaux », confie Jean-Baptiste Rivoire.
(J’aime bien le « anonyme »… !)
Cette même source aurait expliqué aux journalistes que la banque avait conclu un arrangement avec Bercy en 2000, pour que les honoraires (BNC et non ni TS, ni BIC) de ses associés ne soient pas uniquement versés en « Gauloisie ».
(Ça, ce n’est pas moâ, parce que je n’ai jamais entendu parler de ça…)
Car le seul rescrit que je connaisse, ce n’est pas ça et ce n’était pas de 2000, mais de bien avant.
En fait, il s’agit d’un « rescrit » délivré par le SLF (Service de la Législation Fiscale), portant sur des salaires (TS), qui à l’origine ne visait que les « pilotes au long-cours » des compagnies aériennes « Gauloisiennes ».
Une pratique assez courante dans le milieu, y compris maritime, et ce rescrit-là, je l’ai eu en main en 1998, au moment des grèves lancées par « le Capitaine Haddock » et « Corps-Bête » le moustachu, chez « Air-Transe ». Or, il datait déjà de quelques temps avant : Là, c’était une confirmation visant les « hautes rémunérations » (salariales) de la compagnie aérienne qui peuvent être versées « aux escales » (internationales) et donc échappent au fisc « Gauloisien » en « toute transparence ».
 
Mais ce n’est pas ça non plus, parce que dans un communiqué publié jeudi 31 mars, Rothschild and Co a « démenti formellement » que « les banquiers en France seraient rémunérés à l’étranger ».
En effet : Pour des salariés, du junior au partner en passant par le senior et toute la volée de qualification qui existe, ils ont tous un salaire, plus des primes et bonus. Mais il en va autrement pour les associés-gérants : Eux ne sont pas salariés, mais « gérants » (ils engagent leur fortune personnelle en cas de déconfiture), qui plus est « associé » (qui touche des dividendes).
Et là, tout est possible avec un « associé » qui en principe perçoit ses dividendes… là où ils sont versés (cédule des RCM, Revenus de Capitaux Mobiliers), ici ou là voire ailleurs encore.
Normalement, le contribuable fiscalement domicilié en « Gauloisie » doit en faire déclaration annuelle, sans c’est une fraude.
Mais depuis qu’existe cette maladie qu’on appelle « phobie administrative », qu’on soit député ou ministre, naturellement, on peut commettre en toute bonne foi des « omissions » qui sont acquises dès que la prescription fiscale, courte, passe par-là.
Pas vu, pas pris, en quelque sorte…
 
De plus, la banque est encore plus précise : « Il n’existe aucun rescrit fiscal entre Bercy et la banque Rothschild pour défiscaliser hors de France les honoraires des associés gérants » ce qu’a confirmé à l’AFP le ministère de l’Économie et des Finances.
« Pas de fraude, pas de faits, pas de preuve », a réagi l’équipe de campagne de « Jupiter ».
Par conséquent, si ce n’est ni un salaire, probablement pas plus un BIC, il reste les BNC et les RCM…
Où il n’y a pas besoin de rescrit : Tout le monde dit manifestement vrai !
Circulez, il n’y a plus rien à voir !
 
À noter au passage qu’une évasion fiscale peut ne pas être forcément au nom de la personne concernée, mais à l’égard d’une tierce personne, comme un trust par exemple, rappelle le journaleux, ainsi la limite de la légalité n’est pas franchie.
Néanmoins, « les vrais bénéficiaires de ces trusts peuvent demander ensuite qu’on libère les fonds mis à l’abri et un avocat missionné par Rothschild les verse alors sur un compte souhaité par la personne ».
C’est d’ailleurs fait pour ça, un trust ou l’équivalent comme la LLC Providence.
Sauf qu’on n’a pas besoin d’un avocat : Le « constituant » peut dissoudre une LLC quand il veut, ou disposer des fonds comme il l’entend, du moment que c’est prévu dans les statuts.
Inutile de vous dire que c’est forcément prévu dès le premier jour.
Mais dans l’intervalle, les sommes n’appartiennent juridiquement plus au « constituant », peut-être éventuellement au(x) « bénéficiaire(s) » désigné(s) à l’occasion d’un événement prévu au préalable, en général le décès du constituant, puisqu’à l’origine, la fiducie, c’est fait pour ça.
Et elles sont gérées par le tiers détenteur (en général un banquier) qui spécule sur les marchés selon les instructions reçues du constituant… sans impôt ni cotisation puisqu’il n’y a pas de décaissement, surtout si le trust est domicilié dans un paradis-fiscal.
Qui eux n’existent que parce qu’il y a encore des « enfers-fiscaux » autour de la planète… rappelons-le !
 
En bref, lesdits « journaleux » tiennent enfin le bon « fil-rouge », mais ne l’ont pas déroulé entièrement et pas de la bonne manière.
De toute façon, à mon sens c’est trop tard pour nuire à « Jupiter » dans cette campagne où les jeux semblent être déjà faits. Ils ne peuvent qu’empoisonner la fin de cette « non-campagne » de l’impétrant.
Et puis souvenez-vous, en 2017, « Marinella-tchi-tchi » aura failli lâcher le morceau de la LLC Providence à l’occasion du débat entre-deux-tours.
Trop court, trop risqué, elle ne l’a pas fait et elle s’en est énervée : Vous connaissez la suite.
Et là, c’est trop long : « Jupiter » aura le temps de désamorcer cette « bombe » qui fera « pschitt » comme en disait le « Chi » avec ses petites valises de billets « abracadabrantesques »…
Vous aurez d’ailleurs noté qu’il est assez malin pour instrumentaliser le Sénat (rapportrice encartée PCF…) qui aura sorti un rapport sur « McKinsey » en contre-feu.
Je vous ai dis qu’on y reviendra, parce que là encore, ça fait des années que la Cour des comptes épingles le sujet, depuis au moins 2014 (une autre époque… qui vise « Tagada-à-la-fraise-des-bois »), histoire de détourner l’attention du public.
 
Bien joué ?
On verra à qui profite l’épisode : « Jupiter » ou un(e) autre…
Curieuse manœuvre pour « L’Huma », finalement !
À suivre…

dimanche 26 juillet 2015

Au nom du père (Tome I)

SOMMAIRE
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Au nom du père : Chapitre I ; Il a été une fois…
Au nom du père : Chapitre II ; Vendredi 11 septembre 2009.
Au nom du père : Chapitre III ; Toussaint 2009 : Samois-sur-Seine.
Au nom du père : Chapitre IV ; Vancouver, 22 mars 2010.
Au nom du père : Chapitre V ; Pentecôte 2010 : Soirée de « fiançailles » de Matthew et Birgit.
Au nom du père : Chapitre VI ; Norwich by night.
Au nom du père : Chapitre VII ; Mariage et noces.
Au nom du père : Chapitre VIII ; Du bon whisky écossais.
Au nom du père : Chapitre IX ; De la fraiseuse au RFID.
Au nom du père : Chapitre X ; Les caves du « gros caillou ».
Au nom du père : Chapitre XI ; Les maîtres du Monde.
Au nom du père : Chapitre XII ; Aux rapports.
Au nom du père : Chapitre XIII ; Jacques.
Au nom du père : Chapitre XIV ; Le dossier du père.
Au nom du père : Chapitre XV ; Délire aérien.
Au nom du père : Chapitre XVI ; Crash !
Au nom du père : Chapitre XVII ; Début de l’enquête de Charlotte.
Au nom du père : Chapitre XVIII ; Tentatives de rapprochements.
Au nom du père : Chapitre XIX ; Histoire d’histocompatibilité.
Au nom du père : Chapitre XX ; Les histoires de famille…
Au nom du père : Chapitre XXI ; Exécutions.
Au nom du père : Chapitre XXII ; Les enquêtes de « Charlotte ».
Au nom du père : Chapitre XXIII ; L’enquête officielle…
Au nom du père : Chapitre XXIV ; Quatrième décès.
Au nom du père : Chapitre XXV ; Attentat à la barbe de la police.
Au nom du père : Chapitre XXVI ; Les monstrueux aveux…
Au nom du père : Chapitre XXVII ; Recoupements.
Au nom du père : Chapitre XXVIII ; Rencontres à Montréal.
Au nom du père : Chapitre XXIX ; Réveil nauséeux.
Au nom du père : Chapitre XXX ; Évasion tonitruante.
Au nom du père : Chapitre XXXI ; Naufrages.
Au nom du père : Chapitre XXXII ; Épilogue provisoire.
 
Le tome II, la suite, de « Au nom du père » est à prévoir ultérieurement.
En attendant, je vous souhaite une bonne lecture de celui-ci.
 
I3

dimanche 19 juillet 2015

Au nom du père (Chapitre XXXII ; Tome I)

Épilogue provisoire

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. 
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 
 
Il a à récupérer son frère. 
Le mettre au courant des événements récents. 
Ce qui ne se révèlera pas si facile. Jacques est cueilli et escorté par des agents consulaires à l’aéroport de Brindisi, pour lui éviter de passer par les douanes de Dubrovnik qui auraient pu ne pas apprécier de laisser passer un « ressuscité ». 
Le voyage depuis Kotor se fait en bateau offshore, discrètement… 
Et sa première escale est pour le bureau de Trois-Dom avant que d’être récupéré par Paul en ses locaux. 
« Tu as tué Priscilla ? Et son père ? Mais tu es un fou monstrueux ! Un assassin ! » se fâche-t-il tout rouge. 
Paul était en état de légitime défense. C’est officiel et concordant avec les déclarations des uns et des autres, à Montréal, Londres et Paris : il n’y a pas à y revenir. 
« Je te signale que par ailleurs, cette garce ne t’a pris sous sa coupe que parce qu’elle lorgnait sur ton foie pour le greffer à son père. Et que le dit père n’a fait sa fortune qu’en prélevant sur des vivants qui en ont trépassé, pour ses receveurs payants. 
Vu ! 
Contre toute déontologie et autre foutaise de serment d’Hippocrate ! » 
C’est du n’importe quoi. « D’abord, rien n’obligeait à ce que je me marie avec Priscilla, au contraire Sandrine m’avait comblé et c’est par amour pour elle que j’en ai divorcé, ruinant ma famille ! » 
 
Le pauvre garçon ! « Mon frère, tu ne le sais pas, mais si tu prétends avoir cocufié Sandrine, de toute façon, tu l’étais depuis tellement longtemps et avec toutes tes « officielles » que franchement j’en suis navré pour toi ! » 
Qu’est-ce qu’il veut dire ? 
« Je vais te faire de la peine, mais je suis passé partout après toi là où tu abandonnais ton jus, mon Frère ! Parfois même avant. Tu te rappelles des « trois cochonnettes », par exemple. » Mais il peut en citer d’autres. 
« Les trois ? » Pas possible ! Il n’avait à peine flirté qu’avec une seule. 
Si ! « Même Priscilla. Avant qu’elle ne meure, comme je suis un salaud avec ceux qui veulent ma peau et mon foie à la place du tien, je lui ai même dit que tu te contentais finalement de trois fois rien question baise. Parce que c’est une mauvaise sur le plan cul, celle-là. Une quelconque. Sandrine est déjà bien meilleure à ce jeu-là ! » 
Salaud de salopard. 
« Arrête Jacques ! Je te rappelle que dans les mêmes circonstances, toi tu aurais fini en petits-morceaux au fond de l’océan ou dans leurs bocaux. 
Mais ce n’est pas tout. J’ai flingué ton beau-père avec une certaine jouissance, même si je n’en suis pas très fier rétrospectivement. Parce que c’est lui qui a fait descendre notre Père à nous. Si tu savais comme j’ai pu jouir de ce moment-là ! Je ne le regrette pas et toi, tu n’en aurais de toute façon pas été capable et pas en état. » 
Papa ? « Il est mort dans un accident de voiture : c’est officiel ! » 
« Ne te fais pas plus con que tu ne l’es ! Tu as toujours douté et notamment depuis les révélations de Grand-père et la fameuse liste, on peut dire le « dossier perdu » qu’ils ont tous recherché, celle que tu as trouvée dans ton coffre à jouet. Souviens-toi, c’est toi qui m’en as parlé le premier. » 
Il se souvient. 
Et Paul d’expliquer à son frère qu’elle a servi de détonateur et de fil rouge dans l’enquête de police qui a mené jusqu’aux activités de la fondation de Risle. 
« La juge a recueilli les aveux des Liamone qui se sont chargés de tordre le cou à Papa, sur ordre de Risle dont ils étaient les pourvoyeurs de chair fraîche pour ses transplantations à l’époque. Papa allait mettre la main sur une affaire qui le dépassait. Ils l’ont tué avant ! Ton propre beau-père, mon grand ! » 
Effarant. Monstrueusement effarant. 
« Comment pouvais-je savoir ? J’ai couché avec sa fille, on devait même faire des enfants ! » 
 
Personne ne savait, ni ne pouvait savoir : « Un secret qu’il défendait bien et qu’on n’aurait jamais percé s’il n’y avait eu la « liste les mille ». C’est de préparer une vaste opération de déstabilisation politique qui les aura perdus. » 
Comment ça ? 
« On ne sait pas encore tout à dû te dire la juge. Mais l’objectif de la « liste des mille », c’était à la fois et vraisemblablement de faire pression pour que la future loi bioéthique ne soit pas trop contraignante, tout en se fournissant à l’occasion d’organes neufs. 
Et éventuellement de porter au pouvoir l’ancien directeur de la prison de Normandie sur laquelle Papa enquêtait en douce. Celui-là, il est sénateur et devait prendre du galon à l’occasion du bordel engendré par les « doigt de Dieu » de la liste. » 
Mais c’est totalement monstrueux ! 
« T’en fais pas, je ne sais pas encore comment, mais je vais m’occuper de son cas, à celui-là, jusqu’à le pousser au suicide, s’il le faut. Je te signale quand même qu’au passage, on a aussi à régler le cas de Parepoux. Sans lui, Papa ne se serait jamais arrêté en haut de la rue du Chalet Cordier. Et il serait peut-être encore là parmi nous ! »
C’est-à-dire ? « C’est le frère de l’exécuteur qui a donné son nom aux flics. Tu te souviens de l’ami Alain ? Qui tournait autour de Maman jusqu’à lui offrir un bouquet magistral de roses rouges le lendemain de l’accident de Papa. Ça t’avait pourtant assez choqué, à l’époque, je crois. » 
Il ne s’est jamais rien passé entre Maman et ce con-là ! 
« Je sais Jacques. Maman n’avait pas le cœur à se recaser. Elle ne l’a jamais fait d’ailleurs. Mais lui a cru à sa chance, la place devenant libre. Maintenant, à nous de lui faire savoir que l’on sait sa participation, qu’il en fasse dans son froc sans discontinuer jusqu’à la fin de ses jours ! »
Jacques en est bien d’accord après avoir grogné un bon moment. 
Ils déjeunent ensemble : il a du travail. Jacques doit reprendre ses parts et son job au cabinet du Grand-père. 
« Laisse-moi digérer tout ça, petit-frère. Je t’aime. » finit-il par lâcher au dessert, comme d’un remerciement. 
La suite, c’est une autre histoire [1]. 
 
Il a à faire voler le Nivelle 001. Et ça ne se passe pas très bien. Le vol du 14 juillet est annulé. Au mieux, c’est pour début août, et pour un petit vol d’essai, train sorti, si on maintient une demi-activité dans l’usine. 
Ce qui tombe plutôt bien, d’un autre côté, parce que l’affaire des congés décalés, ça n’arrange pas tout le monde non plus : beaucoup de familles de salariés ont déjà leurs billets et réservations pour le seul mois d’août, mais complet. Les gamins ont été dispatchés pour le mois de juillet, les conjoints ne peuvent pas non plus revenir sur leurs dates de congés quand ils sont employés ailleurs. 
Du coup, cette année l’usine fait « non-stop ». Et on a aussi besoin de stock de propulseurs de missile en prévision des consommations au Pakistan et en Afghanistan, pour avant la rentrée. 
Des soldats se battent et meurent toujours sous les couleurs tricolores… 
 
Finalement, les premiers essais de roulage se passent en début de mois d’août sur la piste d’Aubenas. Ce qui ne plaît pas trop ni au pilote de l'époque, ni aux responsables de l’aéroport. 
Le premier parce que décidément, si le moteur Atar de location monté sur l’appareil donne satisfaction, il doute franchement de la puissance du freinage de l’avion. Il faut que l’équipe lui en monte de plus puissants dans l’urgence, pour qu’il accepte un premier saut de puce. 
Les seconds, parce qu’un prototype en travers d’installations civiles, ça n’a pas sa place. 
Ils ont raison. Il faut trouver un terrain militaire d’accueil. Ce qui n’est pas simple. 
D’autant pire, qu’on ne peut pas démonter l’appareil pour le mettre sur un camion, même hors-gabarit : les céramiques sont d’un seul tenant ! 
Et empêchent cette éventualité. On a déjà eu assez de mal à le promener de l’usine au hangar du tarmac la première fois. 
Paul fait alors jouer ses relations au ministère. On lui accorde Orange où il faut organiser le détachement d’une équipe de mécanos. 
C’est là que les choses se compliquent. Le vol est prévu, « tout sorti » par précaution, pour le 10 août. Puis une panne sur un des ordinateurs du bord, celui qui contrôle les arrivées de kérosène qui font tant de soucis en simulation, le repousse de deux jours après qu’on ait testé une dernière fois le logiciel. 
Et là, quand l’engin décolle pour un vol de quelques minutes, il se trouve que la machine s’emballe à en en perdre le contrôle ! 
Bien fait les automates : en flirtant avec la vitesse limite des ouvertures de portes des entrées d’air des statoréacteurs, le pilote les laisse se déclencher et l’appareil part en chandelle et en vive accélération. 
 
Si ce n’est que ça, encore, mais non ! 
Le pilote automatique et tous les automatismes restés branchés lancent la machine dans un looping extravagant qui plafonne au-dessus des environs de Montpelier à 40.000 pieds en quelques secondes avant de redescendre en allure supersonique, plongeant le pilote en « vol-noir » ! 
Y’en a qui ont dû voir passer un ovni en plein jour, dans le coin, ce jour-là. 
La machine redescend si près du sol que les volets sortent tout seul pour la ralentir, comme à l’approche d’un atterrissage, ce qui permet au pilote de retrouver ses esprits. 
Il a la présence d’esprit de déconnecter le pilote automatique et de reprendre la main, ce qui a d’ailleurs failli le mettre au tapis tellement la bécane en a été déstabilisée. 
Pour retrouver de la manœuvrabilité, il rentre les volets et la machine repart de plus belle une deuxième fois, mais là, il la contrôle au trim pour lui éviter de retomber dans les pommes. 
Trop vite, trop haut, il pense à s’éjecter de ce piège d’enfer, mais finalement tente de stabiliser au-dessus de la mer. 
Et comme ça ne se passe pas trop mal, il décide de joindre Calvi qui est sur son cap droit devant, après quelques « virevoltements » dans la phase de perte de vitesse précédente. 
Ce ne sera pas Calvi qu’il dépasse nettement trop haut, pour aller se poser finalement à Solenzara, sur la côte est de l’île de beauté. 
Des cheveux blancs en plus et une trouille irrépressible rien qu’à la vue de la silhouette aplatie de l’engin. 
Plus de peur que de mal, finalement, pour ce pilote émérite détaché de l’armée de l’air. 
Mais quand même, il va falloir tout revoir sur ce zinc et le ramener à Aubenas pour ça. Sans pilote accrédité en plus. 
 
Paul s’en chargera en compagnie du « Capitaine Haddock » qui ne sait pas à quoi il a échappé, finalement, bien qu’il sera prévenu : une tête brûlée le « Capitaine Haddock ». À plus d’un point de vue. 
Mais c’est déjà une autre histoire [2] qui fera suite à cette rocambolesque affaires de milliards perdus et de grand emprunt de Krasosky. 
 
Il a à tenir une promesse à « Shirley la tâche de rousseur », sans laquelle il errerait peut-être encore sur l’océan. 
Les SIS, l’équipe de Westonsmith et son bouc au menton, n’ont pas manqué d’à-propos sur le sujet. 
Promesse qu’il honorera dans la deuxième quinzaine d’août de Saint-Florent à Bastia en passant par Calvi, la marine d’Elbo, Girolata, Porto, les Calanques de Piana, Cargèse, Ajaccio, Propriano, Roccapina, la marine de Figari, Bonifacio, son fjord, ses falaises, ses bouches, la magnifique plage de Palombaggia en remontant vers le nord, Porto-Vecchio et la côte orientale pour finir par le vieux port de Bastia où il la dépose le 28 à son avion.  
L’année a été, et surtout la dernière séquence, plus particulièrement difficile : ils avaient bien mérité quelques compensations estivales, tous les deux. 
Une fille remarquable finalement, « Shirley ». Un peu trop têtue à son goût, mais remarquable. 
 
Passé l’épisode des acrobaties du Nivelle 001, il file dire bonjour à Mylène en hydravion.
C’est l’occasion de renouer des rapports plus qu’amicaux mais habituels. 
Elle est fatiguée de la saison haute qui n’en finit pas. Et Eva l’a laissée tomber pour un marinier de passage en début d’été. 
« Elle reviendra quand elle en sera fatiguée. Comme d’habitude. » 
« Dis donc Paul, j’héberge ta chinoise depuis quelques semaines. C’est elle que tu es venue sauter ou moi ? » 
Ah, les yeux de Mylène, dans ces moments-là ! 
 
(Aparté n° 10) 
 
Mihado, revenue dans le circuit depuis quelques temps, elle veut bien la garder si elle bosse à la plonge. Mais faudrait envisager de la caser ailleurs dès la fin de la saison. 
« Et tu payes son salaire et les charges sociales ! » 
Détournements d’actifs sociaux ? 
De toute façon, celle-là est en service commandée, avec pour mission de rester disponible dans les cercles proches du « capitaine de frégate » : ordre de P’yŏngyang. 
Personne ne sait à ce moment-là qu’elle aura un rôle à jouer dans les mois qui viennent. Ça se décide à peu près au même moment, à Pékin, suite aux diverses rumeurs qui se mettent à circuler sur le premier vol du Nivelle 001. 
Qui ne laisse personne indifférent. Le second non plus d’ailleurs, ses déplacements étant depuis lors scrutés par toutes les armées du monde. 
Mais c’est encore une autre histoire [3]. 
 
Et il part dans la foulée faire une escale de courtoisie auprès de Lady Joan en vacances dans le Sussex. 
Celle-ci lui confirme que « Shirley » a déjà fait quelques heures chaudes avec Lady Catherin en mai dernier. « Elle n’est pas mal. De nombreuses zone érogènes très réactives, mais encore tout à apprendre. Je compte sur toi pour me l’éduquer. » 
« Tu sais, je crois qu’elle est amoureuse de toi. Méfies-toi ! » 
Non ? « Tu crois ? Je pensais qu’elle voulait juste que je la dépucelle ! » 
« Et tu ne l’as pas encore fait ? Goujat ! » 
Et Paul de lui raconter dans les grandes lignes le « final » du mois de juillet, comme d’une confirmation. 
« Jeune lady si sensuelle, tu ne vois pas d’inconvénient à ce que j’exhausse ses vœux, dis-moi ? » 
Au contraire : elle partage les bonnes choses lui rappelle-t-elle. S’il prend bien soin de se capoter ! 
Parce qu’elle ne veut pas qu’il lui laisse un polichinelle dans les entrailles. Sans ça, elle lui demandera la pareille. 
Croit-elle vraiment à ce « désir d’enfant » ? 
« À son âge, c’est normal, même si c’est parfois inconscient. Au mien, ça devient une nécessité biologique. » 
Quelle idée : « Sérieusement, tu me vois en gentil père de famille, avec ma vie de patachon volage incorruptible, toujours par monts et par vaux ? » 
Sérieusement ? Non. Mais il faudra qu’il y pense un jour, nécessairement. Bien souvent les hommes sont tous comme ça, à ne penser qu’au sexe, alors que le sexe, c’est aussi le passage obligé de leur descendance. Et que le « désir de paternité » leur vient au fil du temps, au moment du « démon de midi » quand ce n’est pas un « choix imposé » au préalable par une dame de passage. 
« Tu verras que j’ai raison. Et en attendant, j’ai quoi en compensation ? » 
« Tu fais quoi fin août/début septembre ? » 
Si c’est exclusivement sexuel et en tête-à-tête, pour une fois, elle peut se libérer quelques jours dans la première semaine de septembre, fait-elle savoir en caressant le pénis durci de Paul, dont on voulait encore faire un moulage pour un pied de lampe il y a quelques jours seulement, là, sous les draps de leur couche. 
« Je te retrouve à Orly alors. Je connais un petit-sémaphore où même les portables ont du mal à passer, en plein maquis. Ça te dit ? » 
Et comment ! 
 
(Aparté n° 11) 
 
« Dis donc, tu as revu Lady Catherin ou sa sœur ? » 
Non, seulement le Grand-père. 
« Il paraît qu’il ne va pas fort. On dit qu’il est hospitalisé à Glasgow. Il ferait un rejet tardif de son rein greffé. »
Curieux retour du destin… 
Se laisserait-il mourir depuis qu’il subodore qu’il a pu vivre jusque-là avec un greffon « volé » ? 
 
À Norwich, « Shirley la tâche de rousseur » est ravie de l’arrivée de son visiteur. Pas les parents, manifestement, sauf que, une bouche de moins à nourrir, qui plus est au chômage, finalement ce n’est pas plus mal… 
« Si celle-là arrive à vivre avec son cul, c’est peut-être sa vocation ! » fait le père entre les dents, mi-figue mi-raisin, à son épouse qui n’en dit rien sur le moment. 
Ils partent tous les deux pour Saint-Florent. Paul y récupérera son hydravion plus tard, amarré au ponton nord. 
Pour embarquer à bord du « Lisbeth » avec l’aide de son pêcheur de langouste préféré, et après avoir copieusement fait l’avitaillement. 
« Tu as le pied-marin, j’espère ! » Il a pu constater qu’elle l’a, au moins un peu et c’est suffisant pour leur prochaine navigation côtière. 
Une fois seuls, l’ancre levée, l’amure bâbord réglée, la pale du pilote automatique immergée, l’apéritif servi dans ses glaçons à peine gelés et le cockpit central, le carré encore un peu en désordre, « Shirley la tâche de rousseur » se dévêt totalement sous prétexte qu’on peut vivre nu en mer ! Ravissant spectacle que ces petits tatouages et ces quelques piercings : lady Joan a raison, une jeunette à cueillir, ça donne des « envies d’éternité »… 
Sauf que le vent est un peu frisquet sitôt dérapé au large. 
 
« Dis-moi Pôal, combien tu as eu de femme jusqu’ici ? » 
Pourquoi cette question stupide ? Il ne sait pas, il n’a jamais compté. 
« Deux, trois ? Des qui ont compté ? » 
À part sa mère et sa grand-mère… mais ce n’est manifestement pas de ça qu’elle veut parler, il le sait bien. 
« Deux douzaines ? Plus ? Trois douzaines ? » 
Elle devrait compter en centaines. Pas encore en millier, suppose-t-il. 
Pourquoi cette question ? 
Et la voilà qui se lance dans une explication… bizarre ! 
« Je veux que pour « ma » première fois, je sois bien traitée, (elle emploie le mot « lovely »). Pas comme toutes mes copines qui se sont plus ou moins faites avoir par leurs malotrus de boy-friends, amateurs successifs ou agressifs, sans aucun romantisme. Des ingrats, immatures ou des goujats. » 
Là, déjà, la mini croisière, c’est nettement plus inespéré qu’une passe vite faite dans une chambre de bonne… 
Mais il ne garantit pas qu’elle ne finisse pas par le considérer comme un goujat. « Tu sais, je suis plutôt du genre polygame. M’attacher à une seule, j’ai déjà donné. Et je ne suis pas prêt de recommencer ! » 
Elle se fait expliquer le détail de son unique mariage avec la belle et sublime Emily, sa voix chevrotante et ses accents texans, qui l’avaient fait « craquer » et franchir le pas, jeune élève-officier de l’aéronavale. 
Ce qu’il comprend, quand elle reprend la parole, c’est que justement elle veut « un homme à femme. Qui sache s’y prendre. Qui aime ça et le fait bien. Et quand j’ai entendu parler de toi autour de Lady Catherin comme d’un « french-stallion », pas mal foutu de sa personne en plus, presque aussi beau que dans les rêves, j’ai succombé au premier regard. Toi et personne d’autre, juste pour la première fois. Il paraît qu’on n’oublie jamais la première fois. » 
C’est vrai, mais il ne lui racontera pas la sienne, entre les cuisses d’une cliente de l’hôtel de « Tante Jacqueline ». Elle payait même pour en avoir encore. Pourtant, Paul avait réglé sa « propre affaire » en moins d’une minute chrono, ce jour-là. Lisant l’immense déception de frustration de la dame dans son regard, il l’avait alors « limée » durant 40 minutes sans discontinuer ni se retirer. À son premier orgasme, elle était ravie. Au second, elle était comblée. Au troisième, elle a cru qu’elle allait devenir folle tellement elle « brûlait » de partout ! 
Paul en avait reçu son premier pseudo : « Le fougueux ». Et elle y a envoyé toutes ses copines, qui l’avaient alors surnommé « Two-One-Six », en clin d’œil à l’enseigne « Seven-Eleven » (mal déclinée en France par Promodès par la « Huit à Huit » pour ses horaires d’ouverture), puis le « six coups de la rive gauche » : un vrai business, que les années « Newvox », qui a permis de gagner son premier million de dollars avec le fric de Michel en support et le petit-bout d’héritage venant du Grand-père, un peu plus tard. 
Il s’en souvient encore. Un peu gore, cette époque-là où il jouait au jeune « gigolo de ces dames ». 
 
Le soir venu, ils mouillent en face de la plage du Guignu, dans le désert des Agriates, entre Cap Corse d’un côté et Isola-Rossa de l’autre.
Et « Shirley la tâche de rousseur », ravie à l’extase, goûte enfin la « grande tendresse » que ses sens attendaient. 
 
(Apartés n° 12 et suivantes)
 
Du « 24 heures sur 24 », cette croisière-là, de quoi détailler le moindre grain de peau de la belle et sous tous les angles ! 
 
[1] Voir « Au nom du père », tome II à paraître aux éditions « I-Cube ». 
[2] Voir l’épisode : « Opération Juliette-Siéra », chapitre XXXII et suivant, publiée aux éditions « I-Cube ». 
[3] Voir « Au nom du père », tome II à paraître aux éditions « I-Cube ».