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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
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dimanche 22 janvier 2017

Laudato si… (0)


Chapitre « zéro » 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

Sommaire

Premier chapitre : Une rentrée chargée
Deuxième chapitre : Les « petits flacons »
Troisième chapitre : Départ pour San Francisco
Quatrième chapitre : San Francisco
Cinquième chapitre : La jambe de Florence
Sixième chapitre : Les plans de « Junior »
Huitième chapitre : Rencontre capitale
Neuvième chapitre : Defense Intelligence Agency.
Dixième chapitre : Voyage vers Koweït-city.
Onzième chapitre : Koweït-city.
Douzième chapitre : Préparatifs de guerre.
Treizième chapitre : La guerre.
Quatorzième chapitre : Le « heure par heure ».
Quinzième chapitre : La folle équipée de Paul
Seizième chapitre : Le « au jour le jour »
Dix-septième chapitre : Au fil des semaines
Dix-neuvième chapitre : Début septembre 1990
Vingtième chapitre : Mi-septembre 1990
Vingt-et-unième chapitre : Fin septembre 1990
Vingt-deuxième chapitre : Opération « Tempête du désert ».
Vingt-troisième chapitre : Les deux premiers jours.
Vingt-quatrième chapitre : Poursuite des opérations (1).
Vingt-cinquième chapitre : Poursuite des opérations (2).
Vingt-sixième chapitre : Démission du ministre de la défense.
Vingt-septième chapitre : Offensive irakienne
Vingt-huitième chapitre : Février, préparatifs
Vingt-neuvième chapitre : Derniers efforts
Trentième chapitre : Avant l’offensive
Trentième-et-unième chapitre : La bataille des 100 heures.
Trentième-deuxième chapitre : 25, 26 et 27 février 1991.
Trentième-troisième chapitre : Cessez-le-feu le 28 février
Trentième-quatrième chapitre : L’heure des comptes
Trentième-cinquième chapitre : Les questions sans réponse
Trentième-sixième chapitre : Le retour de « Charlotte »
Trentième-huitième chapitre : Exposés préliminaires
Quarantième chapitre : William River
Quarante-et-unième chapitre : L’épisode koweïtien de Paul
Quarante-deuxième chapitre : Fin de séjour californien
Quarante-troisième chapitre : Bill Gates enfin !
Quarante-quatrième chapitre : Le retour « aux affaires »
Quarante-cinquième chapitre : Détour par le Vatican
Quarante-sixième chapitre : L’encyclique Laudato si
Quarante-septième chapitre : Le retour des « éclopées »
Quarante-huitième chapitre : Conséquences de l’enquête du FBI
Quarante-neuvième chapitre : Le 13 novembre 2015
Cinquantième chapitre : L’autre 13 novembre
Cinquante-et-unième chapitre : L’attentat du 4 décembre.
Cinquante-deuxième chapitre : « Caméléon ».
Cinquante-cinquième chapitre : Détails d’intendance.
Cinquante-sixième chapitre : Cap sur les caraïbes.
Cinquante-septième chapitre : Les difficultés d’Anjo.
Cinquante-huitième chapitre : Solutions alambiquées…
Cinquante-neuvième chapitre : « Furtivité » avortée…
Soixantième chapitre : Shah Arimi.
Soixante-et-unième chapitre : De retour de Téhéran.
Soixante-deuxième chapitre : Mises au point.
Soixante-cinquième chapitre : Coup de pouce du 15 mars 2016.
Soixante-sixième chapitre : Premières retombées.
Soixante-septième chapitre : La conférence.
Soixante-huitième chapitre : Big-Brother 2.0.
Soixante-neuvième chapitre : « Caméléon 2.0 ».
Soixante-dixième chapitre : Un épisode riche d’enseignements.
Soixante-onzième chapitre : « Purple », l’outil de la traque.
Soixante-douzième chapitre : Le décès de William.
Soixante-treizième chapitre : Traques tous azimuts
Soixante-quinzième chapitre : Retour vers son destin.

samedi 21 janvier 2017

Laudato si… Postface


Je vous prie de bien vouloir me pardonner…

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

… d’avoir bâclé la fin de ce roman : il me sortait par les yeux !
Un vrai supplice…

Je vous explique : normalement il avait été conçu comme ne devant faire « que » moins de quarante chapitres d’environ 2 à 3.000 mots chacun et son objectif était de reprendre les suites des détournements massifs d’argent « public » des acteurs de la guerre du Koweït de 1990/1991.
Rapidement, je me suis rendu compte qu’il dépasserait les 60 chapitres, tel que j’ai commencé sa mise en ligne le 5 juin 2016 pour terminer de façon prévisionnelle – à l’époque – autour du début septembre 2016.
Pas de chance de 60, puis 64, puis 70 et enfin 77 chapitres, même en faisant des chapitres de plus de 5.000 mots, on en est arrivé à la mi-janvier 2017 !
Pas croyable…

C’est qu’à force de vouloir être « complet », il a fallu rajouter quantité d’informations qui n’étaient pas prévues à l’origine, jusqu’à aboutir, en final, à l’explication du titre lui-même, « Laudato si… » qui fait directement référence à l’encyclique du Pape François.
Je l’ai lue et c’était une évidence : celui-là parlait de l’avenir, de l’homme sur sa planète, de sa planète.
Alors certes, ce n’est pas la première fois qu’un pape catholique nous cause de l’homme, de la vie spirituelle de la « créature Divine », mais pas comme ça de l’avenir de son « jardin d’Éden ». Il était forcément « inspiré ».
Pour le Chrétien-croyant, l’Esprit-Saint inspire les humains au moins depuis la Pentecôte, le troisième personnage de la Sainte-Trinité (le Père, le Fils, le Saint-Esprit).
Quand on n’est pas croyant (en tout cas « pas croyant » comme moi au dogme officiel résumé dans le Credo…), c’est qu’il y a une autre explication logique.
Certes, l’intelligence-en-marche peut « construire » une explication à cette encyclique, comme il peut déjà exister nombre de « spéculations » ésotériques par ailleurs, je n’en disconviens pas, mais comme par ailleurs j’avais introduit dans le précédant volume des « Enquêtes de Charlotte » la notion que de « Mains invisibles » venues du futur pour « inspirer » les hommes du présent (comme probablement de notre passé qui est aussi le leur et qui aboutit à construire « leur présent ») – pas tous, mais quelques poignées – le lien était donc assez facile pour un « auteur-plumitif » comme moi, sans imagination aucune, de faire la liaison…

Par ailleurs, il manquait une explication rationnelle à toutes ces corruptions qui surgissent au fil de l’actualité, un peu partout autour de la planète : elles ont pour origine des « pillages », illégaux, mais qui s’auto-légitiment les uns les autres au fil du temps : un comportement largement partagé jusqu’aux « élites » qui me questionne tous les jours.
C’est que des pillages, au fil de mes recherches, je me suis aperçu qu’il y en a eu bien plus que je ne l’avais imaginé de prime abord avec « Opération Juliette-Siéra ».
En revanche, il fallait se tenir prêt à une révélation anté-campagne électorale qui devait bouleverser « l’ordre naturel des choses » de la politique à travers une révélation, au moins en « Gauloisie-contemporaine » et s’étendre sur toute la planète à travers l’affaire des « Panama-papers » qui surgissait « par hasard » au fil de l’écriture.
Un élément de plus, qui en rajoutait à intégrer dans le corpus en cours…

Car, nous avons pu (nous, enfin… surtout le « Capitaine haddock » tellement ma propre contribution reste modeste) reconstituer les événements au moins en « Gauloisie ».
Je vous explique en deux quelques mots :

Premier épisode : L’Irak de Saddam Hussein se croit autorisé à envahir le Koweït en août 1990, la faute à une « maladresse » de l’ambassadrice US à Bagdad, les puissances occidentales s’inquiétant au moment même où le mur de Berlin vient de tomber.
Analyse servie à l’opinion : on ne peut pas laisser en l’état une violation flagrante du droit international public ; il faut réagir.
Analyse servie aux experts : le Pacte de Varsovie ayant été dissout, le « gendarme du monde » que sont les USA a les « mains-libres » et se cherche un nouvel « ennemi ». Or, l’action de Saddam met en péril les monarchies pétrolières et donc menace les intérêts américains et occidentaux, ce qui pourrait bouleverser le monde émergeant à peine de la crise de 1974.
Aspect resté secret : une partie du trésor koweïtien est déjà entre les mains des occidentaux. 45 milliards de dollars, répartis entre USA, GB et France. Dès le premier jour des assauts.
Ce qui paye par avance les frais d’une campagne militaire en retour.
Il me fallait vous l’expliquer et vous décrire comment.
J’ai donc recherché le déroulé complet des opérations (un sacré boulot d’archiviste…) et y ai introduit mes « personnages-en-action » en vous le rapportant.

C’est la première partie, purement « romanesque » où je fais reprendre du service aux « mains invisibles », de celles qui possèdent une technologie assez avancée pour voyager sur la flèche du temps : l’avenir, notre avenir !
Facile puisque comme je viens de le dire, j’avais déjà introduit cette possibilité … « futuriste » dans « Mains invisibles – tome II » en explication du premier « opus » de la série, sur une idée de mon « Beauf’ », le philosophe de la famille (qui lui s’en remet aux dieux grecs : il est grec et très fier de l’être…).
Il me suffisait de faire « la liaison » avec mes personnages « habituels ».
Pas trop compliqué jusque-là.
Sauf que sur ma lancée, je me mêle, comme à mon habitude, de mélanger « faits réels » (et avérés) avec la fiction-romanesque et je perds un temps fou à vous faire la relation des événements-terrain : c’est qu’il est important, pour comprendre, d’arriver à février 1991, où, très officiellement l’Émir du Koweït fait un don d’un milliard de dollar à la France !
Et alors, là ?
Pourquoi à la France et pas aux autres membres de la coalition que je vous demande-je un peu ?

Très logiquement, parce que ce milliard avait été détourné par le président d’alors et que personne n’avait rien vu.
D’ailleurs, questionnés par des députés de divers bords, les ministres actuels cherchent encore et toujours tout en étant bien incapables d’en retrouver trace en comptabilité publique alors même qu’ils admettent au moins implicitement et quasiment depuis les débats sur le budget 1992 que le pays a été largement défrayé (plus de 10 milliards de francs de l’époque) : c’est marqué comme ça dans les JO des débats du moment (et plus contemporains) que je vous reproduis au fil de ce récit.
Et pourquoi faire un don de ce que vous n’avez plus puisqu’on vous l’a piqué ?
Mais parce que ces fonds détournés, le président ne comptait pas les rendre : et le dénoncer l’aurait ridiculisé à la face du monde, tel un gamin pris la main dans le pot-de-confiture !
D’autant qu’il n’était pas tout seul à l’avoir fait…
Il valait mieux, pour l’Émir, s’en faire un allié au moins jusqu’à la libération effective de son pays et de son trône. Ce qu’il a logiquement fait…
Et vous aurez noté que depuis, la France était comme « en froid » avec l’émirat, sauf depuis la commande d’hélicoptères toute récente obtenu un quart de siècle plus tard – alors que nos marchands de canons équipent toute la péninsule – un autre mystérieux revirement à expliquer.
Là, j’ai prolongé jusqu’à la récupération et la restitution des diamants volés que je n’avais pas du tout envisagé au démarrage. Le vol oui, par William River (une « fiction » bien entendu) mais la restitution, non (les derniers chapitres récents) !

Deuxième étape : l’escroquerie Ferrayé.
Là encore, une affaire fortement documenté sur le web et par quelques ténors « avocalieux » dont un qui fait désormais « député-BBR » : je n’invente rien.
Le procédé inventé par Joseph Ferrayé, pour éteindre les puissants incendies de puits de pétrole en quelques mois, est pillé à l’INPI par une compagnie pétrolière française aujourd’hui disparue, liquidée, oubliée, enterrée et pour cause.
Et cette opération, là encore très documentée sur le site du camarade « Basanix » et quelques autres, fait l’objet d’une double escroquerie : la première est un pur produit local, je dirais même « en famille » aidée probablement par la CIA qui faisait alors la loi dans le pays libéré ; et la seconde en France, via le ministre de l’économie et de l’industrie de l’époque, futur écroué depuis un Sofitel New-Yorkais pour un éjaculat raté, qui est partiellement dénouée en Suisse.

Là, je vous en ai fait « mon premier-roman » qui explique comment a été financé le « Grand-emprunt » de 35 milliards d’euros, annoncé en grande pompe fin 2009, après un « plan de relance » de 26 milliards qui avait fait « flop »…
Pourquoi un emprunt ? Pour en faire quoi ? Pourquoi ce montant ?
Nous attendions 100 ou 50 milliards avec souscription populaire. Non : 35 empruntés sur les marchés !...
Curieux le président du moment.
Pour en faire quoi ?
Analyse servie à l’opinion : il le dit lui-même, pour un tiers en remboursement de dettes arrivées à échéance, un tiers pour investir dans des projets d’avenir et un tiers… pour plus tard !
Il me suffisait de coller à sa déclaration pour comprendre ce que personne n’a compris…
Et attend, il se mêle de faire le boulot quotidien de l’agence France-Trésor, maintenant, le « boss » ?
Analyse restée secrète : pour rembourser les américains de l’avance faite au koweïtiens qui veulent bien payer une fois, mais pas deux, le prix de l’extinction de leurs puits de pétrole en feu, pardi.
Ce que refusait de faire son prédécesseur et que son premier ministre de cohabitation, promu à l’occasion d’une « divine-dissolution » à froid, pourtant sollicité par les koweïtiens refusait également de faire, « sous réserve d’inventaire », n’ayant pas du tout envie de très courageusement se brûler les doigts avec cette patate-brûlante-là…
Là encore, en 2009 comme en 1992, puisque les fonds ont été détournés par les quelques-uns dans « le secret », pas question de les restituer autrement que de façon dissimulée, bien évidemment.
J’espère qu’après ça, vous comprendrez un peu mieux les tréfonds de la vie politique de mon pays (celui que j’aime tant et qui me le rend si mal…).

Dans « Mains invisibles » (tome I), je vous explique qu’il y avait des queues et des complicités, pas très nombreuses mais au plus haut niveau, de « survivants » qui se font à leur tour dépouiller au profit de la République.
C’est toujours un roman, mais uniquement basé sur des faits réels et vérifiables par vous-même (souvenez-vous des 2 milliards que devait ramener « Déesse-Khâ » dans sa nouvelle banque alors qu’il n’y en aura rien été).
Le tome suivant n’apporte rien de plus, alors qu’il me restait à régler le sort des « autres détournements ».
Qui n’est d’ailleurs pas définitivement réglé à l’issue du présent volume, « Laudato si… » pour les raisons exposées tout au long de ses chapitres.

Et troisième étape : la série d’attentats qui déchire mon pays. Un, les « Charlie », « l’hyper-cacher », admettons.
La réaction internationale a été brutale et unanime dans sa démonstration de solidarité.
Souvenez-vous-en…
Analyse servie à l’opinion : Daech est l’ennemi déclaré. On va lui faire la guerre.
Ah oui, mais avec le temps, on se rend compte que ce serait plutôt El Qaïda qui servait de fausse bannière. Or, l’EI est salafiste-sunnite et El Qaïda plutôt chiite, notamment au Yémen (là, c’est sûr) : en bref, si ces mouvements sont « cousins », ils ne peuvent pas se supporter, notamment en Syrie et en Irak avec Al Nostra et compagnie où ils ne se font pas de cadeau.
Analyse servie aux experts : ce terrorisme-là est armé avec des flingues qui viennent d’Europe de l’est, plus exactement des Balkans, via des réseaux « nationalistes »…
L’enquête de police l’aura démontré.
Analyse secrète : on est face à une entreprise de déstabilisation beaucoup plus vaste qui vise au démantèlement de l’Europe. Elle gêne quelques hyperpuissances contrariées dans leur sphère d’influence.
Et le maillon faible, c’est le président français… alors on en remet un dose et ce sera le 13 novembre 2015 et encore le 14 et sa « réplique » du 26 juillet 2016.

D’ailleurs, depuis que le président a annoncé qu’il renonce à un second mandat, on change de pays-cible et on s’attaque au maillon fort de l’Europe qu’est l’Allemagne…
Là, deux explications qui se complètent :
1) La pression est retombée, les élections qui viennent sont de toute façon « sous influence » et plus personne n’envisage de faire remonter les affaires de détournement des années 1990 et 1991 : pas la peine et trop dangereux ;
2) Le dispositif de surveillance anti-terroriste s’est considérablement renforcé et gêne les opérations terroristes qui ont dégénérées jusqu’en Belgique…
Par ricochet.

Ceci dit, quatrième épisode, je suis personnellement témoin de plusieurs faits qui n’auront reçu aucune explication.
Pas des explications « suspectes », non, « aucune » explication !
1) – Le 4 décembre 2015, je suis en déplacement à Londres malgré ma longue cicatrice toute neuve qui me déchire le flanc. Et là, sur le Westminster-Bridge, je suis le témoin étonné d’une opération de police qui déplace plusieurs hélicoptères, quantité de forces de l’ordre, plus des pompiers et de nombreuses ambulances.
En soi, rien d’important, sauf qu’il n’en est nullement fait une relation quelconque, même infime, dans les médias locaux… Tous ne parlent que des inondations dans le nord du pays et de rien d’autres !
Plus curieux encore, le lendemain, un cinglé « islamiste » isolé agresse, comme d’une réplique et au couteau, quelques « passants-qui-passent » dans le métro en banlieue nord-est de la ville et là … on en a plein les journaux et médias durant plusieurs jours !
Curieux, n’est-ce pas ?
2) – Début juillet 2016, un de mes « cousins » sis à Calvi, gendarme réserviste en retraite me dit, par hasard, qu’il est « rappelé » ! Urgence attentat dans le sud de la France qui mobilise tous les effectifs disponibles…
C’est tellement urgent que le Maire de Calvi annule, et le fait savoir, le tir du feu d’artifice du soir, pour soi-disant des motifs météorologiques (trop de vent) et le reporte le lendemain (qui sera finalement reporté au 15 août).
Le vent a bon dos : il tombe systématiquement deux heures après le coucher du soleil.
Et le même vent à Nice n’annule d’ailleurs pas le tir prévu et vous connaissez la suite…
Depuis, on peut comprendre l’attitude post-attentat du maire de cette ville et de ses services de police municipale, qui seront furieux d’avoir dû laisser la population à la portée d’un camion-bélier imprévisible…
Peut-être pas pour tout le monde, finalement.

Bref, dans les deux cas, il s’est passé quelque chose que les autorités ne veulent pas dévoiler à l’opinion publique.
Et dans l’urgence, il me fallait « adapter » mon récit à ces éléments nouveaux et inattendus.
Ce que j’ai fait vaille que vaille en « inventant » la CISA (Charlotte Intelligence & Security Agency), déjà amorcée depuis l’origine, et son logiciel de « croisement » de données personnelles qu’il m’a fallu « inventer » sur le pouce dans la plus grande improvisation.
Confirmé par la suite avec le grand fichage « légalisé » par voie de décret pris en catimini au profit des services de renseignements (DGSI, DGSE et autres).
On peut dire que j’ai eu le nez creux…
Et alors là, délire de chapitres-nouveaux : tout d’un coup, il a fallu en rajouter et en rajouter pour retomber « sur mes pieds » avec la traque des tueurs lancés par River pour « effacer » Paul, Jenkings et Harrison n° 4 et leurs informations « sensibles » sur le sort du camion du billets de banque extrait du Koweït 25 ans plus tôt.

Du coup et sauf à en rajouter encore une tripotée (j’en ai environ 50 pages sous Word…), l’objectif de remettre la main sur l’argent de ce « hold-up », forcément lié peu ou prou aux élections présidentielles américaines, tombe à l’eau : ça tombe bien, malgré les « Panama-papers », l’affaire n’est pas « sortie », pas plus que celle des « milliards volés de la division Daguet » à l’occasion des primaires et élections françaises…
Deux objectifs loupés dans ce roman : « l’inspiration » papale et le recel des milliards koweïtiens volés.
Je vous prie de bien vouloir m’en excuser définitivement, SVP !

Ceci dit, le logiciel de la CISA dont il est encore question jusqu’au bout de cet opus, m’ouvre de nouvelles perspectives que je n’avais pas imaginées précédemment : enfin un outil « efficace » contre le terrorisme et la possibilité de me consacrer dans le futur à ce que j’ai toujours voulu écrire depuis mon adolescence, à savoir des résolutions d’énigmes en tout genre.
Je ne sais pas aujourd’hui quelle forme cela va prendre, mais depuis tout jeune, j’ai une sainte horreur de ces « romans » dits « policiers » où, que ce soit chez Agata-Christie, Simenon, Maurice Leblanc et Arthur Conan Doyle pour n’en citer que quelques-uns parmi les plus talentueux, l’énigme proposée ne permet pas d’être résolue dès les premières pages.
Ou alors elle est révélée dès les premières minutes, comme dans la série Colombo, et tout le sel du récit tient seulement dans la façon dont le coupable se fait piéger.
Moi, je rêve de vous donner tous les éléments dès les premiers chapitres et de vous laisser suivre les méandres d’une enquête qui va bien vous mélanger le fatras des indices laissés dès le début.
Un peu comme dans la série « Missions Impossibles », sauf que celle-là n’est pas crédible : celui qui réussit, ce n’est jamais celui qui est « parfait » pour avoir tout prévu dès l’origine, mais seulement celui qui fait le moins d’erreurs.
La vie m’aura au moins appris ça…

Je vous laisse avec ça et on verra bien ce que je pourrai en tirer.
Plus tard : là, il faut que je bosse un peu.

Bien à vous et merci à toutes et tous de m’avoir suivi jusque-là.

I3

dimanche 15 janvier 2017

Laudato si… (LXXVII)


Soixante-dix-septième chapitre : Épilogues

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

Le Padre Pedro viendra transmettre à Paul la bénédiction papale avec un petit message : « À l’avenir qui appartient à ceux qui le prennent en main ! ».
La juge Trois-Dom fera également le déplacement pour venir « réconforter » son Paul. Mais vu l’état dans lequel il se trouve à râler avec son plâtre, elle renonce très vite aux quelques « activités » qu’elle avait en tête et, croisant Charlotte, la vraie, venue sans Aurélie, elle est repartie bras-dessus bras dessous avec elle se remémorer quelques temps passés ensemble, croisant « Mylène » qui se désole au chevet de Paul…
Ça ne désemplit pas, finalement, puisque même Lady Joan viendra de Londres prendre le relai… un vrai défilé !

Huyck et Dimitri s’emploieront avec un certain génie et au fil des avancées de l’enquête menée par le groupe « HLM » de la CISA, entre deux « mises aux normes » des échanges avec les services de sécurité du Vatican et ceux des ministères de l’intérieur – notamment les informaticiens de DGSI en France et du MI5 en Grande-Bretagne, de mettre au point la notion de « Z ».
Mises aux normes des protocoles d’échanges, auxquels se rajouteront d’ailleurs rapidement le Grand-Duché du Luxembourg, le Lichtenstein puis la principauté de Monaco, très en avance sur le sujet et Israël, qui n’endigue toujours pas les attentats sur son propre territoire et s’abonnera rapidement de son côté avec plus ou moins de bonheur.
En revanche, l’Italie en l’Espagne, où les choses seront plus compliquées, mettront un peu de temps à s’adapter.
Le Portugal n’y croit pas pour sa part, pas plus que la Grèce, pays très rétifs à l’idée de ficher toute une population en souvenir de leurs propres dictatures passées, tout comme l’Allemagne qui attendra d’adapter son dispositif législatif après l’attentat de Berlin de la fin 2016, le Danemark et les Pays-Bas qui ne se sentent pas concernés par les menaces terroristes. Quant à la Turquie, pourtant cible de nombreux attentats, ses forces de sécurité sont tellement désorganisées après le « faux putsch » contre son président et la purge qui s’en est suivie, qu’il n’en est même pas question avant longtemps…
D’ailleurs, la Belgique, pourtant concernée depuis les victimes de ses propres filières djihadistes, ne trouvera pas « d’opportunité » politique avant quelques temps, et ce malgré la pression de l’Otan et de la commission européenne hébergée au cœur de sa capitale.
Il faut dire que l’Otan joue d’abord la carte de la NSA qui tente de son côté de rattraper son retard « opérationnel » et d’ailleurs défaillant comme en attestent les nombreuses attaques qui ciblent les populations durant quelques mois, pour imposer ses propres produits jusqu’en Pologne, dans les pays Baltes et des Balkans, mais sans succès : ils ne parviennent pas à mettre au point leur propre logiciel « BBR », alors que techniquement ils ont un savoir-faire considérable avec leur dizaine de start-ups opérant déjà depuis des années dans le domaine…
En revanche Gustave et Paul feront le déplacement en Hongrie, mais plus tard, en vue de la préparation des JO de 2024…
Et le fichier « Zombie » saura finalement faire la différence à terme.

C’est que l’urgence est au match d’ouverture de la coupe du monde de football programmé pour dans moins de quatre semaines, le 10 juin suivant, et qu’il s’agit d’être fin-prêt pour assurer la sécurité des stades, des fans-zones et de leurs abords jusqu’au dimanche 10 juillet…
Après, lesdits ingénieurs-dédiés seront détachés au Brésil pour l’ouverture des JO du 5 au 21 août suivant et l’état d’urgence doit être aboli.
État d’urgence qui sera immédiatement rétabli le 15 juillet, comme chacun le sait, pour deux périodes successives de six mois devant conduire au-delà des élections législatives de 2017… entraînant un retour en puissance du dispositif de la CISA.
Au brésil, il fait merveille : 25 sites étalés sur quatre « zones » autour de Rio-de-Janeiro, la plage de Copacabana, Maracanã, Deodoro et Barra da Tijuca, ce dernier site accueillant également le village olympique.
Le 21 juillet, la police fédérale brésilienne arrêtera d’ailleurs douze personnes soupçonnées d’appartenir à une cellule mal organisée de sympathisants de l’organisation État islamique et planifiant des attentats sur les indications du système expert de la CISA adapté à la hâte par les ingénieurs de la DGSI et Dimitri, Nathalie et Gustave préférant « télé-piloter » les dispositifs mis en place depuis « le siège ».
Et il y aura eu d’autres hauts-&-bas : le 7 août 2016, Tiago Brandão Rodrigues, ministre de l'Éducation du Portugal ayant tutelle sur les sports, est menacé par deux hommes armés de couteaux auxquels il doit remettre ses effets, alors qu’il s'apprête à rentrer à son hôtel situé à Ipanema, quartier pourtant réputé sûr. Le ministre a pu récupérer ses biens peu après, les voleurs ayant été immobilisés par des passants et arrêtés par la police.
Dans la nuit du dimanche au lundi 15 août, de retour d’une fête, quatre nageurs américains, avec parmi eux le multiple médaillé olympique Ryan Lochte, affirment s’être fait agresser par de faux policiers. L’enquête, notamment basée sur les images des caméras de sécurité, conclut à un mensonge de la part des athlètes qui, sous l’emprise de l’alcool, ont causé divers incidents, ce qui a provoqué la confiscation de leur passeport pour faux témoignage et la présentation d’excuses de la part du comité olympique des États-Unis.
Un dispositif qui aura marqué les esprits par son efficacité…
Hélas, il n’en sera pas de même à Nice le soir du 14 juillet, puisque l’ensemble du dispositif avait été résilié à l’approche de la levée de l’état d’urgence.
Et pourtant, la CISA avait lancé une alerte « orange » dès le début du mois sur deux départements du sud de la France, étendue par les autorités à la région « PACA » et à la Corse…
Sans succès, comme chacun le sait : on baissait bêtement la garde.
Toutefois la chasse « ex-post » permettra de remonter et démembrer une « proto-filière » d’une dizaine de personnes « impliquées » à des degrés divers dans cet odieux attentat au camion-bélier.

Tout comme la « réplique » de Saint-Étienne du Rouvray 12 jours plus tard… Mais là, il faut convenir que les « signaux » avant-coureurs étaient particulièrement « faibles », impliquant à peine une demi-dizaine de personnes classées « orange », dont seulement deux « actifs ».
En revanche et par la suite, les autorités ne feront plus dans le détail ni la moindre retenue depuis la tentative d’attentat à la bombonne de gaz pratiquement sous les fenêtres de Paul – qui ne s’est pas senti visé pour être déjà en exil sous les tropiques – début septembre 2016…
En effet, Paul rentre assez vite dans ses chambres médicalisées des hauts-de-Cabourg pour se faire dorloter par Matilda et fait des pieds et des mains pour qu’on lui retire son plâtre qu’il ne supporte plus. Il préfère jouer des « cannes-anglaises » qui reprennent du service pour ne pas maltraiter ses broches toutes neuves posées sur le col du fémur et le tibia, et obtient rapidement l’autorisation de filer à l’anglaise vers les caraïbes.
Ce qui lui évitera d’avoir à croiser Florence de retour en Europe, assumant difficilement de s’être faite larguée par « n° 5 » sous la pression de Karen, sa « légitime » à lui, et assurer une future scolarité « normale & francophone » à Annabelle pour la rentrée 2016.

Le changement du cadre législatif et réglementaire se devait aussi d’être adapté au fichier « Z », ce qui sera fait en catimini par décret en novembre 2016 : photo digitalisée pour toute forme de papiers officiels, quels qu’ils soient.
Durant toute la fin de l’année 2016, les opérations « préventives » se seront succédées à un rythme effréné sur les indications du logiciel de la CISA, qui fonctionne tout seul.
Une merveille : même pas eu le moindre incident lors des fêtes de fin d’année, hors la série des quelques 300 véhicules traditionnellement incendiés sur tout le territoire à l’occasion de la saint-Sylvestre !
Et quelques actes antireligieux mineurs visant des églises et des crèches.
Un vrai succès technique.
Et tout ça grâce à l’enquête du groupe « HLM » qui remonte la piste de « Requin » durant le printemps sous la conduite de Nathalie, avec l’aide des forces de sécurité.
Le bonhomme est arrivé depuis Johannesburg en Afrique du sud vers Schiphol aux Pays-Bas avec des faux-papiers britanniques en poche et est passé par Bruxelles, pays non encore adhérents au dispositif de la CISA, jusqu’à la gare du nord et par TGV. Espace Schengen aidant et malgré les contrôles anti-migrants et l’attaque avortée l’été précédent, il est passé comme une lettre à la poste sous l’œil des caméras de vidéo-surveillances de toutes les gares et de l’aéroport de débarquement : il n’était pas non plus recherché …
Il est pointé au Moulin-Rouge et dans le quartier de Pigalle avant d’acheter sa voiture qui va lui permettre de repérer sa « cible », d’abord à travers Paris, puis plus loin jusqu’à Pontoise et enfin en Normandie.
Un « discret » qui n’attire pas l’attention et se fait vite oublier pour ne jamais dormir plus de trois fois dans le même hôtel, en général sans étoile ni aucun luxe.
Pas de traces dans les mémoires, hors quelques péripatéticiennes du bois de Boulogne et des abords des champs de course du bois de Vincennes, dont quelques-unes gardent le souvenir d’un « petit-machin » tout ce qu’il y a de plus correct, sans prétention excessive.
La caméra de surveillance « du siège » du Kremlin-Bicêtre l’aura pointé plusieurs fois sous son objectif. Idem sur celles des carrefours des quais de Seine, à proximité du domicile de Paul.
Il aura été repéré à plusieurs reprises aux différents péages et caméra de surveillance du trafic le long de l’A13, de l’A14 et de l’A15 ainsi que du périphérique. Enfin pas lui, mais sa voiture conduite toujours en solo.
Un type qui ne boit pas, n’a aucun contact en ville, mange chinois plus particulièrement à Belleville ou dans le 13ème arrondissement, mais un peu partout au fil de ses déplacements, qui ne lit comme journaux que des BD pour gamin, n’a pas de téléphone portable, pas de chéquier, pas d’ordinateur et pas de carte de paiement.
Un vrai « zombie » du XXIème siècle !

Et alors, comment repérer un tel individu dans la foule d’une grande ville ?
Lors d’une vidéo-conférence depuis les Antilles, par Skype un peu ralenti pour passer par le réseau Tor utilisé désormais par Paul, c’est lui qui indique la piste.
On rappelle à l’occasion que Tor est un réseau informatique superposé mondial et décentralisé. Il se compose d’une centaine de serveurs, appelés « nœuds du réseau » et dont la liste est publique. Ce réseau permet d’anonymiser tout simplement l’origine d’une connexion TCP.
Cela peut, entre autres, servir à rendre anonyme la source d’une session de navigation Web ou de messagerie instantanée, mais aussi de contourner la censure sur Internet : il permet ainsi aux personnes l’utilisant d’accéder à des sites, contenus ou services bloqués dans certaines régions du monde. Mais il est aussi mis en œuvre dans les échanges entre lanceurs d’alerte, journalistes, avocats, dissidents politiques, organisations non gouvernementales, pour échanger en maîtrisant la sécurité de leurs données, de leur connexion, de leurs destinataires et de leur position.
Tous les « bleus » du système « BBR » de la CISA et quelques « rose » dont on rappelle qu’ils deviennent « vert » quand on les repère sur des sites ou blogs propres aux terroristes avant de passer « orange » quand ils sont déjà « signalés ».
Car Tor peut aussi servir à des personnes ou organisations malveillantes en permettant un certain anonymat.
Cependant, l’anonymisation du flux n’est pas suffisante, car l’application peut potentiellement transmettre des informations annexes permettant d’identifier la personne émettrice : c'est pourquoi le projet Tor développe également un navigateur Web basé sur Firefox, « Tor Browser », ainsi que d’autres applications spécialement modifiées pour préserver l’anonymat de leurs usagers.
Pour cela, parvenir à ce résultat, Tor fait « sauter » le trafic de ses utilisateurs et utilisatrices via une série de relais. Ce procédé permet de ne pas être tracé par les sites web consultés.
Le système fonctionne comme un « routage en oignon » qui fait rebondir les échanges TCP au sein d’Internet afin de neutraliser les analyses de trafic sur une partie du réseau. Les utilisateurs du réseau deviennent alors impossibles à identifier, même s’il existe une astuce technique qui a permis le démantèlement d’un réseau de de 400 utilisateurs frauduleux (cf. « opération Onymous » conduite par Interpol) et que les logiciels de la CISA recréeront ultérieurement.
L’astuce de Tor, c’est qu’à chaque relai, l’utilisateur n’a accès qu’à une liste limitée de nœuds de Tor. Chaque « client » choisit automatiquement un chemin aléatoire (il pourra en changer au bout d’un certain temps), puis construit un circuit au sein duquel chaque nœud a la propriété de ne connaître que son prédécesseur et son successeur, sans en savoir plus.
Le premier nœud du circuit est le seul à connaître l’adresse IP de l’utilisateur : il suffit d’user du premier nœud pour devenir un « rose » (ou « bleu ») et de passer à « Purple », non-identifié, voire directement à « vert » quand il n’est pas encore « signalé » (à « orange » quand il est fiché) quand en retour il y a téléchargements suspects : un procédé assez simple développé par la CISA et notamment Huyck qui s’y entend, mais qui ne permet pas l’identification formelle.
Dès le deuxième nœud, la négociation se fait par l’intermédiaire du circuit partiel déjà construit, de sorte que le deuxième nœud ne connaîtra finalement que l’adresse IP du premier nœud et du troisième lorsqu’un troisième nœud aura été ajouté et ainsi de suite.
Pareil pour le chemin de retour en cas d’échanges instantanés, sauf que ça ne se fait pas nécessairement par les mêmes « nœuds ».
Les paquets à acheminer sont associés à une identification du propriétaire du circuit, la personne qui l’a construit, Huyck en l’occurrence qui en dispose de plusieurs pour l’usage de la CISA. Cette identification est un code arbitraire choisi au moment de la construction du circuit et l’ensemble des transferts sont cryptés de relai en relai. L’idée est de distribuer à chaque nœud du circuit une clef secrète chiffrée avec une clef publique dédiée à ce nœud. Après la phase de construction, chaque nœud du circuit dispose d’une clef secrète qui lui est propre et ne connaît que son prédécesseur et son successeur au sein du circuit.
Pour acheminer un paquet au serveur, le client doit chiffrer son paquet de nombreuses fois : la première fois, le client chiffre son paquet TCP avec la clef publique correspondant au dernier nœud, numéroté n. La deuxième fois, avec celle de l’avant-dernier nœud, numérotée n-1. La troisième fois, avec celle de n-2, la quatrième fois, avec celle de n-3, etc. La dernière fois, avec celle du premier nœud, numéroté 1. Et la même chose se passe en sens inverse.
C’est d’autant plus facile que ça peut se faire automatiquement par les serveurs de Tor.
Impossible à « casser » en direct… et même après coup !
Mais ça ralentit et nuit un peu la fluidité d’une conversation via Skype, nettement moins pour les messageries instantanées du type Telegram, ProtonMail, BBM, WhatsApp, Messages (iOS) ou Hangout, voire les japonaises, elles-mêmes déjà doublement cryptées : à peine quelques microsecondes.
Tous les « bleus », « roses » et « verts » du classement « BBR » de la CISA, en somme…
Les « bleus » étant les « préalablement-identifiés ».

« – Dans nos « blancs », nous avons donc des personnes connectées, à leur aïe-phone, leur smart-boot, leur tablette, leur PC, leurs ID et IP. Désormais, avec l’idée du SIV d’aller piocher dans les profils, on a même leur visage et de toute façon leur identité, domicile, etc. Ce que nous n’avions pas vu, c’est qu’en dehors des réseaux de connectivité, il existe un univers de personnes inaptes aux réseaux, trop jeunes ou trop vieilles, ou qui n’en veulent pas. Et que nous ignorions jusque-là !
C’est assez con de notre part, d’autant qu’on les a sous les yeux, à travers tous leurs déplacements sur la voie publique. Ce sont nos « zombies » !
– Et on les classe comment à raison de leur dangerosité  potentielle ?
– Amiral », fait Paul, « vous êtes un remarquable joueur d’échecs, mais avez-vous tenté de jouer eu Sudoku quand vous êtes sans partenaire ?
– C’est quoi ? Le mot croisé des chiffres ? Là, les grilles qu’il faut remplir…
– Oui, si on veut. Disons que la règle du Sudoku est simple. Vous avez un carré de neuf carrés de trois sur trois chacun, neuf chiffres qui doivent être déposés de la sorte qu’ils ne se répètent jamais deux fois dans la même ligne, la même colonne ou le même carré.
– De 1 à 9 !
– Oui, exactement. Mais ils doivent tous y figurez une fois. À partir de là, c’est assez facile de remplir les blancs. Si ce n’est pas l’un, c’est donc que c’est l’autre. Et si c’est forcément l’un ou l’autre dans deux cases et nulle part ailleurs, c’est que ça ne peut pas être un troisième qui va donc devoir se poser ailleurs dans un trou disponible. Et on procède par élimination pour terminer une grille.
– … Je n’ai pas compris, là.
– Pas grave ! Tu as pigé Huyck ? Tout ce qui est « blanc » mais n’as pas pu être identifié, devient « rose » dans notre base s’il se connecte. Et inversement : ce qui n’est nulle part dans nos fichiers, pour n’être ni « blanc », ni « bleu », ni « rose » ni autre chose mais apparaît sur nos écrans vidéo devient un « z », un « zombie » qu’il faut d’urgence rattacher à un lieu, un objet identifiable pour le rentrer rapidement dans une de nos qualifications, jusqu’à « vert », « orange » voire « rouge ».
Ce n’est pas possible à notre époque de rester « zombie » très longtemps.
- … »
Quelle couleur pour les « z » ?
« Fluo que ça puisse se repérer de loin. Blanc-fluo, … »
Mais ça ne se voit pas sur un fond blanc plein de « blancs » !
« Alors jaune-fluo, puis rose, vert ou orange en fonction du caractère dangereux, inopiné ou récurrent, je ne sais pas moi. À toi de voir ! »

Paul poursuit : « Un vieux rétif à la connectivité, il a eu une vie : il ne restera pas longtemps « z ». Un gamin, il en a une aussi : il va à l’école, au stade, il rentre chez ses parents ou dans son foyer à un moment ou à un autre et tous les deux croisent forcément une caméra de vidéosurveillance. En revanche, il y aura des « z » qu’on ne rattachera à rien avant plusieurs essais. Des « zz » (pour « Z’uper-Z » et en hommage à l’album « L’escadrille ZZ » des aventures de Buck Danny…), qui normalement n’existent pas. Et « Requin » en faisait partie ! »
Ça va faire du boulot en plus…
« On l’aurait suivi, il aurait disparu, réapparu, re-disparu, réapparu, mais on aurait été capable de le détecter en suivant la cible que j’étais dans le cadre de notre « sphère de sécurité ». C’est certain et c’est ce qui nous manque pour être complet et efficace ! »
Seulement si on a une cible prédéterminée…
« Mais enfin Huyck, c’est justement le dispositif individualisé qu’on cherchait à mettre en place à l’origine, souviens-toi ! »
Effectivement, se remémore Gustave qui se rattrape aux branches d’une discussion qui lui échappe.
« Ok, je m’y mets pour une évaluation. On verra bien si c’est faisable… »
Et surprise, il y en a rapidement plusieurs milliers en milieu urbain, plusieurs centaines de nouveau par jour en fonction des arrivées de touristes par les trains et les avions, mais au soir, après traitement automatique, ils ne sont plus qu’une poignée !
Qui parfois disparaissent des écrans et reviennent sur les mêmes lieux ou d’autres, considérés comme sans danger tant qu’il n’y a pas une « cible » à proximité, principe de précaution systématiquement appliqué…
Un vrai bond en avant pour un monde plus sûr, « For a safer world », la devise figurant dans le bas de l’écusson de la CISA !
Paul aura eu à subir trois attaques de tueur professionnels et sans scrupules pour en arriver à ce résultat, qui feront le beurre des services de sécurité d’Europe occidentale, des équipes « ADN » et « HLM » et de « Charlotte », la vraie, celle dont le nez bouge quand elle parle.
Mais c’est déjà une autre histoire (cf. épisode « Les enquêtes de Charlotte – La CISA », à paraître aux éditions I3).

Pour l’heure, Paul se prélasse au soleil des tropiques, participant aux manœuvres du bord sous le commandement de René, le chef de bord et parfois stimulant les zones érogènes molles de Clarita… à l’en transformer en nymphomane tous les deux avec le temps et quantité « d’exercices pratiques », qui reçoivent les touristes pour la plupart américains à bord d’Eurydice…
Il gère aussi ses affaires depuis le poste de navigation quand il n’est pas à terre pour revoir la sublime Karen, ses jolis yeux et ses cheveux-longs et blonds qui fait porter les cornes à son mari avec volupté alors qu’elle est en instance de divorce qui sera saignant pour l’héritier des Harrison.
Contre toute attente, Donald Trump aura été élu à la Maison-Blanche le 4 novembre 2016, fruit d’une longue bataille improbable, remodelant complètement le paysage politique de son pays et de la France, et tous les plans sur la comète des divers comités de célébrités qui façonnent le monde entier à leur volonté : les « maîtres du monde » ne s’attendaient pas à ça aussi rapidement.
Et ils encaissent leurs plus-values et profits en attendant une entrée en fonction qui va remettre enfin « à son pas » et à sa main toutes les administrations fédérales.
Le nouvel élu est bien plus au courant qu’il n’en a l’air des « dossiers sensibles » et les directeurs des agences de renseignements en feront l’amer expérience, notamment à l’heure où ils présenteront « leurs preuves » d’une ingérence de la Russie du maître du Kremlin dans les affaires électorales de nombreux pays adhérents au pacte Atlantique-Nord…
Après le « Brexit », les difficultés italiennes, les attentats divers, la course en avant de Pékin, les élections françaises qui s’annoncent alors particulièrement « rocambolesques », l’heure est peut-être venue de remettre bien des horloges à l’heure…
Le juge Peter Goldberg regrettera amèrement de ne pas avoir prolongé son enquête autour de la mort de l’agent Brent Jenkings et la DIA, sans regretter la disparition de son bien encombrant agent William River sur le dossier duquel la poussière va pouvoir s’accumuler en toute quiétude, restera la gardienne des 20 milliards détournés des coffres du Koweït en 1990.
Après tout en aurait dit le Pape François, ça reste « une garantie », même si ça permet aussi et hélas de financer discrètement et sur le pouce des opérations occultes…
Quant aux « Panama papers », ils auront été enterrés à la petite semaine après avoir éclaboussé quelques personnages « insoupçonnables » jusque-là.
De même, aucune révélation n’aura été faite en France dans l’intervalle quant au niveau de corruption atteint par les « élites-politiques » alors en campagne. Une vraie chape de plomb, une amnésie collective malgré les actions des vétérans de la division Daguet, qui auront juste obtenu une journée commémorative commune à tous les morts « pour la partie » des cinquante dernières années…
Les générations passent et les secrets honteux restent enfermés par tous les successeurs.
Le monde peut continuer de tourner sur sa lancée, il y a bien d’autres défis à surmonter.

I3, Monaco – Le 6 janvier 2017