Mécanisme de contournement chinois
Une des premières décisions de la « Gauloisie-révolutionnaire »
de 1789, sous l’impulsion des physiocrates du moment, aura été de supprimer les
droits de douanes intérieurs qui entravaient les échanges de marchandises. Et
la dernière barrière d’octroi aura fermée fin 1948…
Depuis, les droits de douane auront été portés « aux frontières du pays ». Et bien au-delà, puisqu’il s’agit désormais des frontières de l’UE… et son « marché commun ».
Je rappelle d’ailleurs au passage que ces barrières douanières peuvent être tarifées – il s’agit alors de protéger d’une concurrence dopée ou déloyale, les productions intérieures – ou « normative » qui consiste à vérifier que le produit importé respecte bien les normes qualitatives imposées par le pays récipiendaire afin de protéger les consommateurs.
Mais quelques pays utilisent les droits de douanes comme « d’une arme » à l’encontre de tel ou tel pays et non pas pour protéger ni ses consommateurs ni ses industriels…
C’est de la pure « politique » qui se retourne d’ailleurs contre ses propres citoyens, parce que ce sont eux qui payent finalement ces droits tarifaires surnuméraires.
La Chine – atelier du monde – a une politique
de destruction des outils industriels du monde entier en dopant ses
exportations, grâce notamment à des coûts sociaux imbattables parce que n’ayant
pas à financer la même chose. Du coup, la seule défense possible reste soit l’interdiction
– un blocus – soit des droits de douane d’un montant dirimant.
Et c’est justement à cette petite guerre que joue « Trompe-le-clown » avec tous ses alliés comme se « pas alliés ».
Et parmi ceux-là, les productions chinoises…
Or, depuis 2018, la Chine a perfectionné un
art : Contourner les tarifs douaniers « ricains » en réacheminant ses
produits par d’autres pays. Résultat : entre 19 et 26 milliards de dollars de
revenus « perdus », je dirai « non encaissés », chaque
année pour Washington, une facture qui, in fine, pèse sur les
consommateurs « ricains » et européens via l’inflation importée.
Ainsi, le 13 août dernier (2026), la Maison Blanche a publié un rapport explosif baptisé « The Great Transshipment Scam », qui dénonce plus de 40 pays complices dans ce système de contournement.
Où Peter Navarro, conseiller commercial du président « Trompe-le-clown » accusait Pékin d’avoir bâti un réseau mondial de réexportation pour « blanchir » ses exportations et échapper aux sanctions commerciales imposées en 2018.
Bé voilà…
Le « transshipment » dont les
entreprises et autorités chinois se rendent coupable désigne une technique
logistique par laquelle les marchandises chinoises transitent par un pays tiers
avant d’arriver aux États-Unis. L’objectif est de modifier leur origine
déclarée pour éviter les taxes douanières élevées.
Selon le rapport de la Maison Blanche, la Chine a développé un réseau sophistiqué de zones franches, d'entrepôts sous douane et de corridors de transformation pour faciliter ces opérations. Entre 34,2 et 303 milliards de dollars de marchandises transiteraient ainsi chaque année par ces circuits parallèles, avec une estimation centrale de 75 milliards de dollars.
Ainsi, les produits fabriqués en Chine
arrivent dans un pays intermédiaire où ils subissent des modifications
mineures. Un simple changement d’emballage, un réétiquetage ou un assemblage
partiel suffisent à transformer l’origine apparente du produit. Les documents d’exportation
sont refaits pour indiquer le pays de transit comme origine réelle.
Les fabricants chinois ont massivement investi dans des usines légères au Mexique, en Malaisie ou au Vietnam pour réaliser ces opérations cosmétiques sans modifier substantiellement le produit.
Ainsi les agneaux qui naissent en écosse sont exportés en Nouvelle-Zélande pour engraisser et les carcasses reviennent en Europe avec la mention valorisante « Made-in-NZ »…
Le rapport ricain identifie que le Panama, le
Mexique, la Colombie, le Brésil, l’Argentine, le Chili, le Pérou, le Costa Rica
et la République Dominicaine comme pays à haut risque de réexportation.
En Asie, la Malaisie et l'Inde jouent un rôle croissant de plaques tournantes.
« Après l’imposition des tarifs en 2018, les exportateurs chinois ont de plus en plus acheminé leurs marchandises par des pays tiers », précise le document officiel.
Les zones franches panaméennes et les maquiladoras mexicaines sont devenues des hubs de réexportation où les conteneurs chinois font escale quelques jours avant de poursuivre vers les ports américains.
Une fois les documents modifiés, les
marchandises entrent sur le territoire « ricain » en bénéficiant de
tarifs préférentiels réservés aux pays partenaires.
Les douanes « ricaines » peinent à détecter ces fraudes à grande échelle.
C’est seulement lorsqu’un importateur est reconnu coupable de falsification d’origine qu’il peut être soumis à des taxes rétroactives remontant à environ un an, mais les contrôles restent limités face au volume des échanges.
Des entreprises comme Ford ont d’ailleurs préféré rapatrier leur production pour éviter ces complexités douanières.
Dans le temps, le choix était inverse pour les « Simca-1000-Pigeot » assemblée à Sochaux et destinée au marché russe : Elles étaient démontées et expédiées en pièces détachées pour être remontée aux abords de Moscou, les droits de douanes étant largement inférieur sur les pièces détachées que sur les voitures neuves…
Selon l’Associated Press, la Maison Blanche
estime que le « transshipment » prive le Trésor américain de 19 à 26
milliards de dollars annuels en revenus douaniers. Et Peter aura déclaré : « Depuis
des années, la grande arnaque du transshipment permet à la Chine communiste de
blanchir ses exportations. »
L’administration de « trompe-le-clown » voit dans ces pertes fiscales un obstacle majeur à sa stratégie de rééquilibrage commercial : Le déficit commercial « ricain » a certes diminué de 189 milliards de dollars en 2026 par rapport à l'année précédente, atteignant tout de même 371 milliards, mais cette baisse apparente masque la persistance des importations chinoises sous couvert d’autres origines !
Les 26 milliards de dollars non collectés
représentent environ 0,5 % des recettes fiscales fédérales « ricaines ».
Or, si les tarifs douaniers sont censés financer les baisses d’impôts promises par « Trompe-le-clown » qui restent encore une promesse, leur contournement systématique fragilise l’équilibre budgétaire.
Le gouvernement doit soit renoncer à certaines dépenses, soit creuser davantage le déficit.
Et pour les ménages « ricains », la conséquence est double : Ils ne bénéficient pas des investissements publics financés par ces recettes manquantes, et ils subissent une inflation persistante sur les produits importés.
Quand j’explique que les droits de douanes, c’est le consommateur final qui les décaissent… je n’explique pas que des âneries !
Que donc, paradoxalement, le « transshipment »
n’élimine pas totalement la pression inflationniste. Les coûts logistiques
supplémentaires liés au réacheminement par des pays tiers augmentent les prix
finaux.
Les consommateurs européens importent aussi cette inflation via les chaînes d’approvisionnement mondiales : Un téléviseur fabriqué en Chine, réétiqueté en Malaisie puis vendu en « Gauloisie-impériale », coûterait plus cher qu’un produit directement importé, m’assure-t-on… que je n’en vois pas l’intérêt, mais bon… L’Union européenne surveille de près ces pratiques pour éviter que les produits chinois contournant les tarifs « ricains » n’inondent son marché : Ça, c’est beaucoup plus probable.
Le rapport de la Maison Blanche pointe du
doigt un réseau de plus de 40 pays utilisés comme intermédiaires. Certains
participent activement en développant des infrastructures dédiées, d’autres
sont des victimes involontaires dont les zones franches sont détournées de leur
usage initial. « Au fil du temps, ces pratiques ont contribué au
développement d’un réseau mondial de hubs de production, de plateformes
logistiques, de zones de libre-échange, d’entrepôts sous douane et de centres
de réexportation », précise le document officiel.
Bé oui, les « hommes de papier » savent générer des débilités qui finalement font vivre quelques paires de bras exotiques et plusieurs spéculateurs…
Le Panama, grâce à son canal et ses zones
franches, sert de point de transit majeur pour les conteneurs chinois destinés
à la côte « Est-ricaine ».
Le Mexique accueille des usines d’assemblage léger où les composants chinois reçoivent une touche finale avant d’entrer aux États-Unis via l’USMCA (accord commercial nord-américain).
La Colombie, le Brésil et l'Argentine développent des corridors de transformation similaires. Le Costa Rica et la République Dominicaine attirent les investissements chinois dans le textile et l’électronique pour profiter de leur proximité avec le marché « ricain ».
Mais la Malaisie est devenue une plateforme privilégiée pour le réétiquetage des produits électroniques chinois : Les semi-conducteurs, les smartphones et les composants informatiques y transitent massivement.
L’Inde serait également mentionnée comme pays susceptible de pratiquer le « transshipment » pour éviter les nouveaux tarifs imposés par Washington.
Le Vietnam et la Thaïlande complètent ce réseau asiatique en hébergeant des usines chinoises délocalisées qui assemblent des produits avec un minimum de valeur ajoutée locale.
Pour nous, c’est la porte d’entrée de fripes bas-de-gamme qu’on retrouve dans les magasins populaires… mais qui ont bien failli disparaitre avec les ventes à distance et livraison postale directe sans intermédiaire pour cause d’absence de droit de douane et de contrôle sur « les petits-colis »…
Seul Ford Motor rapatriera la production de
certains modèles Lincoln depuis la Chine vers les États-Unis dès 2030,
confronté à un tarif douanier de 52,5 % sur le Lincoln Nautilus.
Avec 34.000 véhicules vendus annuellement, le constructeur fait face à près de 884 millions de dollars de taxes supplémentaires.
Une décision économique dictée par les droits de douane de « Trompe-le-clown » mais surtout par les restrictions technologiques sur les véhicules connectés.
Un calcul économique implacable qui illustre
comment la politique commerciale de « Trompe-le-clown » redessine l’industrie
automobile « ricaine ». Jim Farley, PDG du constructeur de Detroit,
qualifie cette décision de « difficile mais nécessaire pour renforcer la
base manufacturière américaine ».
À 52,5 % de droits, la Chine devient non-rentable.
Pour chaque Lincoln Nautilus franchissant la frontière « ricaine » depuis l’usine de Hangzhou, détenue en joint-venture avec Changan Automobile, supporte désormais un surcoût de 52,5 %. Pour un véhicule vendu environ 50.000 dollars, la taxe représente plus de 26.000 dollars. Un montant qui pulvérise toute marge bénéficiaire et rend impossible la compétitivité face aux concurrents produisant localement.
Répercuter intégralement cette hausse aurait porté le prix au-delà de 76.000 dollars, un niveau qui aurait probablement anéanti les ventes.
Absorber le coût aurait transformé chaque vente en perte sèche : Impensable !
« Nous avons pris cette décision dès que la politique de l’administration a été instaurée. Nous savions exactement ce qu’ils voulaient faire, et nous savions exactement ce que cela signifiait pour Ford ».
Objectif du rapatriement : 2030 n'est pas anodin.
Il accorde à Ford six années pour amortir les investissements nécessaires : Adaptation ou construction d’une usine, formation du personnel, reconfiguration des chaînes d’approvisionnement…
D’ici-là, non seulement « Trompe-le-clown » ne pourra plus imposer ses lubies, mais les Lincoln Nautilus pourront être vendue à perte…
Les économistes du secteur estiment tous ces
coûts entre 500 millions et 1 milliard de dollars. Néanmoins, sur une décennie,
économiser 884 millions de dollars de taxes annuelles compense largement l’investissement
initial.
Ford possède déjà des sites Lincoln opérationnels : Le Navigator est assemblé à Louisville (Kentucky), l’Aviator à Chicago. L’intégration du Nautilus dans l’un de ces sites réduirait les dépenses de rapatriement.
Howard Lutnick, secrétaire américain au Commerce, résume : « Ford possède un avantage. La production domestique possède un avantage. »
Mais les droits de douane ne constituent en
réalité qu’une partie du problème. La Connected Vehicle Rule, règlement sur les
véhicules connectés, interdit désormais certains équipements et technologies
chinoises dans les automobiles vendues aux États-Unis.
Les systèmes d’infodivertissement, les capteurs de conduite autonome ou les composants de connectivité fabriqués en Chine tombent sous le coup de cette interdiction pour raisons de sécurité nationale.
Ford a dû négocier avec le Département du Commerce pour obtenir la confirmation que le Nautilus, une fois produit aux États-Unis, ne nécessiterait plus d’autorisation spéciale.
Par ailleurs, en juillet 2026, le Sénat « ricain »
aura approuvé une proposition interdisant aux entreprises détenues à plus de 15
% par des entités chinoises de vendre des véhicules sur le marché domestique.
Bien que Ford ne soit pas directement menacé par cette limite, sa joint-venture
avec Changan Automobile complique la situation. Produire en Chine expose le
constructeur à un risque réglementaire permanent : Washington pourrait durcir
encore les restrictions.
Rapatrier la production élimine cette incertitude juridique et garantit un accès pérenne au marché domestique.
Et Ford n’est pas seul : General Motors
a annoncé un mouvement similaire concernant le Buick Envision, actuellement
importé de Chine.
GM prévoit de déplacer cette production vers les États-Unis dès 2028, deux ans avant Ford. Cette anticipation reflète probablement des volumes de vente supérieurs et une urgence financière plus pressante.
Le Buick Envision subit les mêmes tarifs de 52,5 %, rendant son importation économiquement insoutenable.
Le rapatriement automobile s’accélère plus
sous l’effet des restrictions technologiques qu’à cause des droits de douanes
qui ne concernent pas les ventes ailleurs qu’aux USA, mais le mouvement est « majeur » :
Après des décennies de délocalisation vers la Chine pour profiter de coûts
salariaux inférieurs, les constructeurs « ricains » inversent bien le
mouvement.
Les tarifs douaniers élevés, combinés aux restrictions technologiques et aux incitations fiscales américaines pour la production locale, rendent la Chine moins attractive !
Cette reconfiguration géographique pourrait créer des milliers d’emplois manufacturiers aux États-Unis, même si l’automatisation limite l’impact sur l’emploi.
Autrement dit, le travailleurs « ricain » n’en profitera pas nécessairement : De toute façon il est trop cher à payer…
En bref, tous perdant : Dans les
guerres, quelles soient chaudes ou seulement commerciales, c’est tout le peuple
qui paye, de son sang ou de sa sueur, jamais ses dirigeants…
Pour mémoire (n’en déplaise à «
Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON
RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC
LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org
Depuis, les droits de douane auront été portés « aux frontières du pays ». Et bien au-delà, puisqu’il s’agit désormais des frontières de l’UE… et son « marché commun ».
Je rappelle d’ailleurs au passage que ces barrières douanières peuvent être tarifées – il s’agit alors de protéger d’une concurrence dopée ou déloyale, les productions intérieures – ou « normative » qui consiste à vérifier que le produit importé respecte bien les normes qualitatives imposées par le pays récipiendaire afin de protéger les consommateurs.
Mais quelques pays utilisent les droits de douanes comme « d’une arme » à l’encontre de tel ou tel pays et non pas pour protéger ni ses consommateurs ni ses industriels…
C’est de la pure « politique » qui se retourne d’ailleurs contre ses propres citoyens, parce que ce sont eux qui payent finalement ces droits tarifaires surnuméraires.
Et c’est justement à cette petite guerre que joue « Trompe-le-clown » avec tous ses alliés comme se « pas alliés ».
Et parmi ceux-là, les productions chinoises…
Ainsi, le 13 août dernier (2026), la Maison Blanche a publié un rapport explosif baptisé « The Great Transshipment Scam », qui dénonce plus de 40 pays complices dans ce système de contournement.
Où Peter Navarro, conseiller commercial du président « Trompe-le-clown » accusait Pékin d’avoir bâti un réseau mondial de réexportation pour « blanchir » ses exportations et échapper aux sanctions commerciales imposées en 2018.
Bé voilà…
Selon le rapport de la Maison Blanche, la Chine a développé un réseau sophistiqué de zones franches, d'entrepôts sous douane et de corridors de transformation pour faciliter ces opérations. Entre 34,2 et 303 milliards de dollars de marchandises transiteraient ainsi chaque année par ces circuits parallèles, avec une estimation centrale de 75 milliards de dollars.
Les fabricants chinois ont massivement investi dans des usines légères au Mexique, en Malaisie ou au Vietnam pour réaliser ces opérations cosmétiques sans modifier substantiellement le produit.
Ainsi les agneaux qui naissent en écosse sont exportés en Nouvelle-Zélande pour engraisser et les carcasses reviennent en Europe avec la mention valorisante « Made-in-NZ »…
En Asie, la Malaisie et l'Inde jouent un rôle croissant de plaques tournantes.
« Après l’imposition des tarifs en 2018, les exportateurs chinois ont de plus en plus acheminé leurs marchandises par des pays tiers », précise le document officiel.
Les zones franches panaméennes et les maquiladoras mexicaines sont devenues des hubs de réexportation où les conteneurs chinois font escale quelques jours avant de poursuivre vers les ports américains.
Les douanes « ricaines » peinent à détecter ces fraudes à grande échelle.
C’est seulement lorsqu’un importateur est reconnu coupable de falsification d’origine qu’il peut être soumis à des taxes rétroactives remontant à environ un an, mais les contrôles restent limités face au volume des échanges.
Des entreprises comme Ford ont d’ailleurs préféré rapatrier leur production pour éviter ces complexités douanières.
Dans le temps, le choix était inverse pour les « Simca-1000-Pigeot » assemblée à Sochaux et destinée au marché russe : Elles étaient démontées et expédiées en pièces détachées pour être remontée aux abords de Moscou, les droits de douanes étant largement inférieur sur les pièces détachées que sur les voitures neuves…
L’administration de « trompe-le-clown » voit dans ces pertes fiscales un obstacle majeur à sa stratégie de rééquilibrage commercial : Le déficit commercial « ricain » a certes diminué de 189 milliards de dollars en 2026 par rapport à l'année précédente, atteignant tout de même 371 milliards, mais cette baisse apparente masque la persistance des importations chinoises sous couvert d’autres origines !
Or, si les tarifs douaniers sont censés financer les baisses d’impôts promises par « Trompe-le-clown » qui restent encore une promesse, leur contournement systématique fragilise l’équilibre budgétaire.
Le gouvernement doit soit renoncer à certaines dépenses, soit creuser davantage le déficit.
Et pour les ménages « ricains », la conséquence est double : Ils ne bénéficient pas des investissements publics financés par ces recettes manquantes, et ils subissent une inflation persistante sur les produits importés.
Quand j’explique que les droits de douanes, c’est le consommateur final qui les décaissent… je n’explique pas que des âneries !
Les consommateurs européens importent aussi cette inflation via les chaînes d’approvisionnement mondiales : Un téléviseur fabriqué en Chine, réétiqueté en Malaisie puis vendu en « Gauloisie-impériale », coûterait plus cher qu’un produit directement importé, m’assure-t-on… que je n’en vois pas l’intérêt, mais bon… L’Union européenne surveille de près ces pratiques pour éviter que les produits chinois contournant les tarifs « ricains » n’inondent son marché : Ça, c’est beaucoup plus probable.
Bé oui, les « hommes de papier » savent générer des débilités qui finalement font vivre quelques paires de bras exotiques et plusieurs spéculateurs…
Le Mexique accueille des usines d’assemblage léger où les composants chinois reçoivent une touche finale avant d’entrer aux États-Unis via l’USMCA (accord commercial nord-américain).
La Colombie, le Brésil et l'Argentine développent des corridors de transformation similaires. Le Costa Rica et la République Dominicaine attirent les investissements chinois dans le textile et l’électronique pour profiter de leur proximité avec le marché « ricain ».
Mais la Malaisie est devenue une plateforme privilégiée pour le réétiquetage des produits électroniques chinois : Les semi-conducteurs, les smartphones et les composants informatiques y transitent massivement.
L’Inde serait également mentionnée comme pays susceptible de pratiquer le « transshipment » pour éviter les nouveaux tarifs imposés par Washington.
Le Vietnam et la Thaïlande complètent ce réseau asiatique en hébergeant des usines chinoises délocalisées qui assemblent des produits avec un minimum de valeur ajoutée locale.
Pour nous, c’est la porte d’entrée de fripes bas-de-gamme qu’on retrouve dans les magasins populaires… mais qui ont bien failli disparaitre avec les ventes à distance et livraison postale directe sans intermédiaire pour cause d’absence de droit de douane et de contrôle sur « les petits-colis »…
Avec 34.000 véhicules vendus annuellement, le constructeur fait face à près de 884 millions de dollars de taxes supplémentaires.
Une décision économique dictée par les droits de douane de « Trompe-le-clown » mais surtout par les restrictions technologiques sur les véhicules connectés.
À 52,5 % de droits, la Chine devient non-rentable.
Pour chaque Lincoln Nautilus franchissant la frontière « ricaine » depuis l’usine de Hangzhou, détenue en joint-venture avec Changan Automobile, supporte désormais un surcoût de 52,5 %. Pour un véhicule vendu environ 50.000 dollars, la taxe représente plus de 26.000 dollars. Un montant qui pulvérise toute marge bénéficiaire et rend impossible la compétitivité face aux concurrents produisant localement.
Répercuter intégralement cette hausse aurait porté le prix au-delà de 76.000 dollars, un niveau qui aurait probablement anéanti les ventes.
Absorber le coût aurait transformé chaque vente en perte sèche : Impensable !
« Nous avons pris cette décision dès que la politique de l’administration a été instaurée. Nous savions exactement ce qu’ils voulaient faire, et nous savions exactement ce que cela signifiait pour Ford ».
Objectif du rapatriement : 2030 n'est pas anodin.
Il accorde à Ford six années pour amortir les investissements nécessaires : Adaptation ou construction d’une usine, formation du personnel, reconfiguration des chaînes d’approvisionnement…
D’ici-là, non seulement « Trompe-le-clown » ne pourra plus imposer ses lubies, mais les Lincoln Nautilus pourront être vendue à perte…
Ford possède déjà des sites Lincoln opérationnels : Le Navigator est assemblé à Louisville (Kentucky), l’Aviator à Chicago. L’intégration du Nautilus dans l’un de ces sites réduirait les dépenses de rapatriement.
Howard Lutnick, secrétaire américain au Commerce, résume : « Ford possède un avantage. La production domestique possède un avantage. »
Les systèmes d’infodivertissement, les capteurs de conduite autonome ou les composants de connectivité fabriqués en Chine tombent sous le coup de cette interdiction pour raisons de sécurité nationale.
Ford a dû négocier avec le Département du Commerce pour obtenir la confirmation que le Nautilus, une fois produit aux États-Unis, ne nécessiterait plus d’autorisation spéciale.
Rapatrier la production élimine cette incertitude juridique et garantit un accès pérenne au marché domestique.
GM prévoit de déplacer cette production vers les États-Unis dès 2028, deux ans avant Ford. Cette anticipation reflète probablement des volumes de vente supérieurs et une urgence financière plus pressante.
Le Buick Envision subit les mêmes tarifs de 52,5 %, rendant son importation économiquement insoutenable.
Les tarifs douaniers élevés, combinés aux restrictions technologiques et aux incitations fiscales américaines pour la production locale, rendent la Chine moins attractive !
Cette reconfiguration géographique pourrait créer des milliers d’emplois manufacturiers aux États-Unis, même si l’automatisation limite l’impact sur l’emploi.
Autrement dit, le travailleurs « ricain » n’en profitera pas nécessairement : De toute façon il est trop cher à payer…
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
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