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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mercredi 24 juin 2026

Le roi du deal aura été mis KO par des mollahs !

On pourrait croire à une blague, mais non…
 
Quelle rigolade ! C’était donc la semaine dernière : « Trompe-le-clown » était en déplacement dans nos alpes puis aura prolongé son séjour en « Gauloisie-poétique » sous les ors-massifs (« c’est du lourd » qu’il en aura dit après le match MMA sur les pelouses de la Maison Blanche pour son anniversaire, histoire de rappeler au monde entier qu’à 80 balais, ça reste un sportif dans l’âme…), pour parapher au nom du peuple des États-Unis d’Amérique un accord de paix d’une guerre qu’il aura lui-même déclenché, sans l’aval du Congrès… donc en violation directe de la constitution du pays.
40 fois il aura clamé que, roi du deal, il allait conclure un « très bon » accord que les iraniens avaient intérêt à accepter, sans quoi, pour la énième fois, il leur promettait l’enfer et la disparition apocalyptique…
Un clown, un bouffon, qui en aura rajouté une couche, que dis-je, plusieurs couches tout au long de son séjour en « Gauloisie-impassible »… jusqu’à la « ritale-Mélodie » qui lui aura fait pitié à lui réclamer une petite photo avec lui !
Quel mégalo !
Le roi des clowns, décidément…
 
L’accord arrêté se résume en 14 points (que tout le monde connaît depuis) et dont chacun sait qu’il aura du mal à trouver son avenir ailleurs que dans les poubelles de l’Histoire, c’est (pour mémoire) :
1. La République islamique d’Iran et les États-Unis, ainsi que leurs alliés dans la guerre actuelle, déclarent dès la signature du présent protocole d’accord la fin immédiate et permanente de la guerre sur tous les fronts, y compris le Liban, et s’engagent à ne lancer aucune action hostile l’un contre l’autre, à s’abstenir de la menace ou de l’emploi de la force l’un contre l’autre.
2. La République islamique d’Iran et les États-Unis s’engagent à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de chacun, et à s’abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures de l’autre.
3. La République islamique d’Iran et les États-Unis s’engagent à négocier et à parvenir à un accord final dans un délai maximal de 60 jours, prorogeable d’un commun accord.
4. Dès la signature du présent protocole d’accord, les États-Unis lèvent le blocus naval et empêchent toute interférence ou obstruction à l’encontre de la République islamique d’Iran, et rétablissent le trafic, dans un délai maximal de 30 jours, à sa pleine capacité. Le trafic des navires sera proportionnel au volume de trafic d’avant-guerre du côté de la République islamique d’Iran. Les États-Unis s’engagent également à retirer leurs forces des zones environnantes dans les 30 jours suivant l’accord final.
5. Dès la signature du présent protocole d’accord, la République islamique d’Iran prendra immédiatement des mesures pour assurer que la circulation des navires marchands du golfe Persique vers la mer d’Oman et inversement soit rétablie dans les 30 jours au volume d’avant-guerre, en tenant compte de la nécessité de la levée des obstacles techniques et de la neutralisation des mines par l’Iran.
6. Les États-Unis s’engagent, avec leurs partenaires régionaux, à élaborer un plan global convenu par les deux parties pour la réhabilitation et le développement économique de la République islamique d’Iran, tout en assurant un financement d’au moins 300 milliards de dollars. Le mécanisme de mise en œuvre de ce plan, dans le cadre de l’accord final, sera formulé dans un délai de 60 jours.
7. Les États-Unis s’engagent à mettre fin, selon un calendrier à convenir dans le cadre de l’accord final, à tous les types de sanctions auxquelles la République islamique d’Iran est actuellement confrontée, y compris les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que toutes les sanctions unilatérales américaines, tant primaires que secondaires.
8. La République islamique d’Iran réaffirme qu’elle ne produira jamais d’armes nucléaires. La République islamique d’Iran et les États-Unis ont convenu que le sort des matières enrichies et le sort de toutes les autres questions liées au nucléaire convenues mutuellement, y compris les besoins nucléaires de l’Iran, seront traités de manière adéquate dans un accord final. L’accord final confirmera les dispositions du présent article.
9. La République islamique d’Iran et les États-Unis conviennent que, dans l’attente d’un accord final, ils maintiendront le statu quo. L’Iran maintiendra le statu quo concernant son programme nucléaire, et les États-Unis n’imposeront pas de nouvelles sanctions à l’Iran et ne renforceront pas leurs forces dans la région.
10. Les États-Unis s’engagent à ce que, immédiatement après la signature du présent protocole d’accord et jusqu’à la date de la levée des sanctions, le Département du Trésor américain délivre des dérogations pour les exportations de pétrole brut iranien, de produits pétrochimiques et de leurs dérivés, ainsi que de tous les services connexes, y compris bancaires, d’assurance, de transport et assimilés.
11. Les États-Unis s’engagent à ce que, à la lumière de l’avancement des négociations vers un accord final, les fonds et avoirs gelés ou restreints de la République islamique d’Iran soient débloqués et rendus pleinement disponibles. Ces fonds, qu’ils soient détenus sur le compte principal ou transférés, seront utilisés pour tout paiement au bénéficiaire final déterminé par la Banque centrale de la République islamique d’Iran et seront pleinement disponibles à l’usage. Les États-Unis s’engagent à délivrer toutes les autorisations et licences nécessaires sur cette base.
12. La République islamique d’Iran et les États-Unis conviennent qu’un mécanisme de mise en œuvre sera établi pour superviser la bonne exécution de l’accord final et l’engagement futur à son égard.
13. Après la signature du présent protocole d’accord, et dès réception d’assurances concernant le commencement de la mise en œuvre des articles 4, 5, 10 et 11 du présent protocole d’accord, ainsi que la poursuite de la mise en œuvre de ces mesures, la République islamique d’Iran et les États-Unis entameront des négociations en vue d’un accord final portant uniquement sur les articles restants.
14. L’accord final sera approuvé au moyen d’une résolution contraignante du Conseil de sécurité des Nations unies.
Voilà… une page et demi d’une reddition sans aucune contrepartie de la première puissance militaire de la planète : Sidéral !
Mais un pétrolier tricolore aura pu regagner la haute mer…
 
Parce qu’ils sont en guerre depuis le 28 février 2026, lorsque « Trompe-le-clown » a décidé, sur « sa conscience de ce qui est bien », de faire bombarder l’Iran met fin à ce délire exactement dans les même condition de « bonne conscience » sans rien obtenir de concret.
Quoique… mais on va y revenir.
Dès le mois de mars, le conflit aura gagné une partie du Moyen-Orient, impliqué des alliés des deux pays et conduit à la fermeture le détroit d’Ormuz, axe de circulation maritime primordial pour faire passer engrais et hydrocarbures vers l’Europe et le Japon.
On croit rêver : La déroute « ricaine » est hallucinante : Les gains US ?
La réouverture d’Ormuz et un engagement de l’Iran à « ne jamais développer d’arme nucléaire » (qui n’engagent que ceux qui y croient, comme par le passé, mais moâ j’en suis persuadé pour plusieurs raisons*).
Autrement dit c’est le retour à la situation qui existait avant que « Trompe-le-clown » ne déclenche ce conflit à la kon pour complaire à « Net-à-Yahoo », et c’est le retour pour l’Iran à l’engagement pris dans le JCPOA, le précédent accord signé par « Haut-bas-mât » en 2015 et qui aura été déchiré par « Trompe-le-clown » à l’occasion de son premier mandat !
Un « acte manqué » ?
 
Zéro gain net pour les USA, mais pour les « molards », en revanche, c’est le jackpot !
« Trompe-le-clown » aura tout lâché aux Iraniens : Levée immédiate des « sanctions sur le pétrole » puis levée progressive « de tous les types de sanctions » US ou internationales, déblocage des avoirs gelés iraniens (on parle ici d’au moins 24 Mds$). Et last but not least, les USA doivent, avec leurs « partenaires régionaux », « élaborer un plan global » de reconstruction de l’Iran « d’au moins 300 Mds$ » ! 
Les contreparties demandées à l’Iran ? Aucune à l’exception de la réouverture du détroit d’Ormuz, sur lequel Téhéran entend imposer des « frais de service », et c’est aux USA de tout céder en premier (la levée du blocus et des sanctions sur le pétrole et le déblocage des avoirs) pour que les négos sur le nucléaire puissent s’ouvrir.
 
Quant à la « deadline » des 60 jours pour trouver un accord final, mais qui peut y croire ?
D’autant que le démarrage aura été raté… d’emblée, reporté sine die !
D’autant que ce délai est prorogeable à l’infini là où les négos sur le JCPOA précédent avaient duré 600 jours, alors même que les USA se privent de tout moyen de coercition par leur engagement à respecter l’intégrité territoriale iranienne et à « maintenir le statu quo » ce qui implique l’absence de nouvelles sanctions ou de renforcement militaire dans la région.
Jackpot, vous dis-je !
Si ça n’était pas si tragique, on croirait vraiment à une blague.
 
Et le peuple des Iraniens dans tout ça ?
Eh bien leur sort est réglé dans le point 2 de l’accord qui stipule que les parties s’abstiendront désormais « de toute ingérence dans les affaires intérieures de l’autre ».
Un peuple réputé être opprimé à qui « Trompe-le-clown » promettait en janvier dernier que « l’aide arrivait » n’a donc plus rien à espérer des USA, porte drapeau des valeurs occidentales de la liberté démocratique…
Une blague ? Non un drame !
Car il a désormais tout à redouter d’un régime renforcé par une incontestable victoire des « gardiens de la Révolution » (parce que les « politiques » restent absents ou comptent pour du beurre pasteurisé) et des perspectives, notamment financières, comme jamais il n’aurait pu en imaginer avant ce conflit !
Quant au reste, le protocole d’accord n’aborde même pas la question des proxys iraniens (« Aise-Beau-là », « Haut-tistes » du Yémen, « Ramasse », milices chiites en Syrie et en Irak). Ils survivront, armés jusqu’aux dents par le régime iranien, à condition de ne pas s’attaquer à Israël et Israël de les laisser vaquer en paix au Liban…
Victoire totale…
Quoique… au Liban ils persistent déjà tous à se tirer dessus.
Quant à Gaza, il n’est même plus question de faire un vaste programme immobilier de loisir pour les fortunés de la planète : Des oubliés de la planète…
 
À ce stade ce n’est d’ailleurs pas un accord mais seulement un mémorandum sur la base duquel les parties vont négocier un accord final, s’ils négocient…
Il ne s’agit donc que de déclarations d’intentions qu’il va falloir négocier et, dans ce type de négociations, le diable se cache dans les détails.
Mais il s’agit surtout d’un cessez-le-feu de 60 jours pour laisser place à ces négociations concernant, notamment, le nucléaire iranien, la levée des sanctions économiques, etc.
C’est donc la réouverture du détroit d’Ormuz, ce qui est largement positif pour l’économie mondiale, même s’il faudra plusieurs mois pour que tout redevienne à la normale.
Ainsi rien n’est encore réglé et c’est sans doute ce qu’il y a de plus inquiétant.
D’autant que tout reste entre les mains de « Net-à-Yahoo » qui est capable de décider de poursuivre le « Aise-beau-là » en territoire libanais par des « offensives de défense » au premier tir de roquette.
Donc, si rien n’est réglé, tout peut à nouveau s’enflammer, surtout quand on connait la position belliciste israélienne face à l’Iran considéré comme une menace existentielle.
Cette affaire n’est certainement pas terminée. Loin de là.
 
À Évian, « Donald-le-bouffon » a passé trois jours à tenter de convaincre que le protocole d’accord, autrement nommé « mémorandum d’entente » conclu avec l’Iran était une victoire spectaculaire pour l’Amérique !
Les chefs d’État et de gouvernement l’ont chaleureusement félicité. Mais finalement personne n’y a cru.
C’est « Jupiter » qui a livré l’explication lors de sa conférence de presse, qui précédait de quelques minutes celle du président « ricain » : « Est-ce qu’il règle tout, tout de suite ? Non. Mais continuer le combat, c’était quoi ? Avoir pour des mois Ormuz fermé ? Prendre le risque de détruire des capacités de pétrole et de gaz qui, là, auraient tout déséquilibré pour des mois, voire des années ? Continuer la perte de vies et la situation qui est inacceptable au Liban et l’effondrement de toute la région ? Donc, on a une responsabilité humanitaire, politique et économique », aura conclu le président des « Gauloisieins ».
Et si aucun des buts de guerre fixés par « Trompe-le-clown » n’a été atteint, c’est parce que ce mémorandum a seulement pour rôle de permettre l’ouverture d’une période de négociations de soixante jours où les sujets qui fâchent seront à régler.
Et faute de progrès suffisants, « Trompe-le-clown » prévient qu’il recommencera à bombarder : « L’art du deal ».
 
Le moment de vérité le plus singulier est peut-être celui où « Jupiter » explique pourquoi il fallait arrêter la guerre : « Si on continue à bombarder, les navires sont bloqués, on parle de 500, 600 ou 700 millions de dollars par jour… et nos réserves s’épuisent, il n’y avait plus que trois ou quatre semaines. » Bref, il était tout simplement plus qu’urgent d’ouvrir le détroit d’Ormuz et d’autoriser l’Iran à reprendre ses exportations de pétrole.
 
Et pour « Trompe-le-clown », désormais il s’agit de convaincre les « ricains » que cette guerre en valait la peine et qu’il l’a définitivement gagnée.
Vus les critiques et le scepticisme qui se propagent jusque dans son propre camp, la tâche s’apparente à une mission impossible !
En attendant, la situation permet aux brokers de spéculer à la baisse sur quelques milliards de produits pétroliers qui vont prendre la mer, pendant à peu près deux mois : RDV fin août début septembre…
 
C’est d’ailleurs assez curieux : C’est toujours quand les cadors prennent leurs vacances en août, laissant aux « seconds couteaux » et à leurs algorithmes le soin de gérer le quotidien que les basculent surgissent sur les marchés…
Et après, ce sont les élections du Midterms : On sera en pleine campagne électorale et les « ingénieurs du chaos » adorent le chaos pour pousser la candidature de leurs champions « nationalpopulistes ».
Et ainsi de constater que la bonne étoile des USA aura perdu beaucoup de son éclat dans le monde entier, ce qui va faire pousser des ailes à tous ses adversaires déterminés…
Dont « Pal-Poux-tine » qui ne parvient toujours pas à sortir du conflit ukrainien qui va redoubler d’intensité dès que « Trompe-le-clown » va fourrer son nez dedans !
À suivre, comme toujours !
 
* Précision : Les armes de destruction massive sont contraires aux préceptes du Coran. Voilà pourquoi, malgré des années d’effort, des ingénieurs et des scientifiques parfaitement compétents, au moins depuis l’ayatollah « Ro-mini » et le renversement du Shah, l’Iran n’aura fait péter qu’une seule « bombinette » en janvier 2025 et carrément en catimini (à moins que ce soit un « accident » de manipulation), à moins de 8.000 mètres de profondeur, autrement dit à proximité de la surface : Le régime n’en veut tout simplement pas mais se veut « menaçant » tout de même…
Alors que son voisin pakistanais se sera doté d’une arme de qualité militaire en quelques mois, avec des moyens limités en hommes et technologies, également en catimini et sous le nez de tous les observateurs !
En revanche, les iraniens veulent garder leurs stocks d’uranium enrichi à 20 % de l’isotope radionucléaire d’U235. Pour deux raisons techniques : Dilué, c’est un excellent carburant pour les futures centrales électriques. Raffiné, il peut devenir de « qualité militaire » (à 95 % d’enrichissement) en quelques semaines… Autrement dit, ça reste « dissuasif ».
Car le plus difficile et le plus long, s’est de passer de 0,5 % à 20 % d’enrichissement.
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org

mardi 23 juin 2026

Des z’élites qui pagayent contre leur civilisation ?

On ne s’étonne plus de rien, et pourtant…
 
En principe, une société prospère quand les rivalités qui la divisent prennent la forme d’une émulation constructive.
Mais dans nos démocraties modernes, une partie des z’élites politiques trouve son intérêt (électoral) dans des programmes… destructeurs !
Étonnant, et on peut se demander si ce n’est pas la maladie de notre siècle…
 
En cela, la vie politique de mon pays reste fascinante. Comment des z’élites surdiplômées et surinformées peuvent-elles défendre des idées absurdes, incendiaires, angéliques, irrationnelles ou encore immorales ?
Comment des personnes hissées aux sommets de la vie culturelle, sociale et politique purent-elle se vouer au bolchévisme corps et âme, à l’hitlérisme, au maoïsme et, plus récemment, à l’islamo-gôchisme, à l’antispécisme, au national-populisme ?
Comment quelqu’un d’intelligent, de renseigné et qui a reçu et digéré une formation avancée et parfois pointue peut-il prendre parti pour l’étatisation de l’économie, la fiscalité confiscatoire, la retraite à soixante ans, la dénucléarisation de l’énergie ou encore les politiques migratoires laxistes, bref tout ce qui va détruire l’écrin où les générations passées l’ont porté avec opiniâtreté et ténacité ?
 
Comment des agrégés de philosophie chahutés dans leurs classes peuvent-ils continuer à promouvoir l’idéologie de « l’élève au centre du système » décidée si non voulue par « Tonton Yoyo » alors que l’élève attend de ses maîtres un exposé lucide et cohérent des savoirs à acquérir a minima ?
Comment des économistes peuvent-ils penser qu’encadrer les loyers va résoudre le problème du logement, alors qu’il va justement éroder la capacité à le financer ?
Devant le spectacle des vandales déferlants dans les centres-villes à la première occasion (fête nationale, match de foot, Saint Sylvestre…), comment peut-on encore fustiger la « société répressive » qui mobilise gendarmes-mobiles et juges assis ?
 
Certes, je ne suis pas le dernier à stigmatiser les « sachants » quand ils font preuve de « trisomie-appliquée » ou « d’autisme-revendiqué », car il ne faut pas non plus minimiser la bêtise de nos « élites-diplômées », ni leur ignorance, ni même parfois leur mauvaise foi, mais peut-être qu’une autre explication tient au fait que leurs prises de positions sont intéressées, stratégiques et par conséquent calculées.
Si tel est le cas, et selon une vision naïve de la vie politique, les gouvernants et chefs de partis ne visent pourtant et en principe que le bien commun pour n’avoir seulement que des désaccords que sur la nature de ce bien ou les moyens de l’atteindre.
Par exemple, tout le monde voudrait réduire le chômage, augmenter le pouvoir d’achat, lutter contre les injustices et les problèmes écologiques, mais par des moyens différents et selon des priorités variées : On le voit bien.
Hélas, la vie politique ne se résume pas dans cette vision sympathique du pluralisme partisan : La question que se pose une grande partie des politiciens n’est-elle pas « Que puis-je faire ce matin pour mon pays ? ». Ou bien « Comment accéder demain au pouvoir et surtout le conserver ? ».
Le pouvoir juste pour le pouvoir, ils ne savent même plus pour quoi en faire…
 
Si, « Pal-Poux-tine » sait qu’il est né pour emmerder le monde, faire tuer des innocents, vider ses prisons sur le front et il le fait savoir.
Idem pour « Trompe-le-clown » : Imposer ce qu’il croit être « sa conscience » (s’il savait, le pov’ clown qu’il est devenu…) et peu importe le coût parce qu’il n’a plus aucune notion de la valeur des choses…
« Net-à-Yahoo » se prend pour le Messie qui fera le grand Israël et peu importe le martyr des uns et des autres, quand à Téhéran les Mollahs n’espèrent qu’une chose, à l’égal des Talibans, c’est de confiner leurs « Germaines » dans la cuisine et la chambre nuptiale…
Chacun « son truc », toujours plus délirant notamment quand il est institué en « système » politique…
 
Ce cynisme n’est finalement pas un problème quand la compétition politique stimule l’innovation et débouche sur des réalisations grandioses. De la même façon, le boulanger ne fait pas du bon pain par philanthropie, mais pour s’enrichir au détriment de ses concurrents (« ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme » – A. Smith) ce qui aboutit néanmoins au fait que tout le monde mange du bon pain au meilleur prix.
Les rivalités des z’élites politiques ont toujours donné lieu à des productions culturelles extraordinaires : Temples de l’Égypte antique, Acropole athénienne, pyramides maya, Cité interdite à Pékin, etc.
Les grands empires et les civilisations sont sortis de terre sous l’effet (notamment) de la compétition politique et géopolitique.
Que les mobiles soient religieux (foi irrationnelle), économiques (enrichissement personnel) ou politique (amour du pouvoir), peu importe s’il en résulte plus de richesses, plus de beauté et plus de savoir pour un nombre croissant d’individus.
 
Mais ceci dit, on peut aussi se poser la question pour beaucoup de « politique » : À part vendre du rêve pour attirer des suffrages, que savent-ils faire d’autre pour remplir leur gamelle tous les soirs ?
Hélas, la réponse tombe comme un couperet dès qu’ils reviennent tous, peu ou prou à la « vie civile », quant ils ne passent pas par la « case prison »…
En attendant, ils ne sont pas très nombreux à avoir laisser une trace civilisationnelle indélébile de leur passage sur Terre, à part peut-être, Hitler, Staline, Pol-Pot, Mao-Sait-tout et la dynastie des « Kim-Koréens »…
 
En bref, dans un processus civilisationnel classique, les différentes couches de la société contribuent ensemble, y compris dans leur rivalité, au renforcement de l’édifice économique et culturel.
Chacun travaille selon ses compétences et tout travail (ou presque) a une utilité sociale. En tout cas une utilité culturelle. Nos musées et nos bibliothèques sont remplis de la production raffinée des classes ouvrières et artisanales : Orfèvrerie, marqueterie, icônes, peintures, œuvres littéraires, théologiques ou philosophiques à s’en émerveiller la pupille au détour des couloirs des musées et bibliothèques.
 
Imaginons maintenant qu’un boulanger découvre une recette qui lui permette de surpasser la concurrence en ajoutant quelques ingrédients néfastes pour la santé du consommateur qui d’un coup en raffole.
S’il n’est pas retenu par la morale, la logique de la concurrence le poussera à intoxiquer ses clients qu’il va perdre définitivement les uns après les autres.
C’est ce qui se passe également dans la vie politique quand, à certains moments de l’Histoire, des z’élites découvrent une recette leur permettant d’accéder au pouvoir, quitte à embobiner leur clientèle et à fragiliser le corps social.
 
À quelle époque le politiquement rentable s’est-il dissocié du socialement constructif ? Quand la démagogie est-elle devenue payante ? Depuis quand le « national-populisme » fleurit-il sous l’impulsion des « ingénieurs du chaos » ?
Eh bien du jour où les flatteurs eurent un électorat à flatter.
C’est triste à dire, mais l’avènement des démocraties modernes a été un tournant fondamental à cet égard : La démagogie et le populisme ont vu leur rendement exploser dès lors que le peuple avait son mot à dire dans les affaires publiques !
Et les « ingénieurs du chaos » en ont profité pour vendre à leurs électeurs ce qu’ils aimaient entendre, quitte à ce que ça devienne du « national-populisme »…
Du moment que ça assure la victoire dans les urnes, on ne va pas plus loin !
 
Que la démagogie accompagne tendanciellement la démocratie, on le sait depuis au moins l’Antiquité grecque. Et l’un des grands enjeux de la science-politique est de concevoir un système qui tienne compte de l’intérêt de tous, et donc de permettre à tous de s’exprimer, sans transformer la politique en foire du Trône ni les gouvernants en braillards marchands de crevette et de cabillaud.
Malheureusement, nous ne disposons toujours pas de contrepoison. Aujourd’hui, il se pourrait même qu’il soit impossible de remporter une élection sans user de procédés rhétoriques, de mensonges et autres flatteries propre à la démagogie.
 
Peut-être que la plus simple des méthodes consisterait à confondre « défense du peuple » et « populâtrie » (amour immodéré du peuple, comme si celui-ci avait toutes les vertus, or…) ou « populisme » (prétendre incarner le peuple dans sa seule personne).
Ou encore à assimiler n’importe quelle mesure égalitariste à de la « justice sociale » comme si toute distinction et hiérarchie étaient injustes, comme s’il ne fallait pas parfois privilégier l’équité.
Difficile d’y résister, le peuple se précipite vers ces démagogues par paresse mentale ou simple ignorance, comme il se gave de burgers et de sodas, même s’ils le rendent malade.
 
Et puis alors, faire alliance avec une puissance étrangère pour remporter des victoires politiques locales quand on se dit « patriote » (amour de son pays), voire seulement « nationaliste » (défiance des autres pays), c’est faire injure à l’électeur qu’on prend vraiment pour un kon de la dernière pluie et même à l’Histoire !
C’est aussi prendre le risque de l’effondrement. Certains observateurs de la vie politique « Gauloisienne-historique » considèrent que l’extrême droâte fait les yeux doux à « Pal-Poux-tine » pour actionner des leviers politiques, au mépris de notre indépendance géopolitique et d’autres que l’extrême gôche noue de dangereuses alliances avec des populations immigrées pour se renforcer électoralement, au risque d’euthanasier la culture tricolore.
C’est un « Mes-Luches », dans une manifestation début septembre 2025, qui affirmait devoir abandonner la ruralité au profit des quartiers minés par le communautarisme : « Il faut mobiliser la jeunesse et les quartiers populaires. Tout le reste, laissez tomber, on perd notre temps ! ».
Ce sont les « écololos » qui ont accepté des subsides « ricains » (et indirectement de la CIA et des industriels « ricains » du nucléaire) pour exister, d’abord en « Teutonnie » puis plus généralement en Europe, afin pour propulser l’idée que le nucléaire tue massivement et insidieusement agitant le spectre d’Hiroshima (avant « Three Mile Island » et Tchernobyl !).
Désormais ils survivent en amalgamant le destin de la planète Vénus à celui de la Terre avec trop de CO2 dans l’atmosphère : Et Dieu sait si on dépense de l’argent des contribuables pour précipiter la sortie des énergies fossiles qui seront réservées à une élite qui voyage en avion et aux armées de la domination impérialiste !
Bref, du marketing politique, relayé par nos « sachants-trisomiques » et autistes.
 
Car sous des modalités diverses, une partie des z’élites politiques injecte du poison dans leur programme pour remporter la mise électorale.
Devant le succès de ces opportunistes, d’autres partis doivent à leur tour s’inspirer de cette recette, mais avec des ingrédients différents.
C’est le « grand retournement » : La rivalité des z’élites politiques devient le vecteur de notre destruction civilisationnelle.
Et une partie des z’élites « spécule à la baisse », c’est-à-dire se renforce par des « programmes-poisons ».
 
C’est vrai dans tous les pays occidentaux, où les partis favorables à l’immigration de masse, à la hausse des dépenses publiques, à la discrimination positive et autres mesures coûteuses démographiquement, économiquement et socialement fragilisent l’édifice civilisationnel.
C’est vrai également dans le monde arabe, où une partie des z’élites politiques a compris qu’elle pouvait se renforcer en troquant ses idéaux laïcs et modernistes contre le traditionalisme religieux.
C’est vrai dans une large partie de l’Afrique, où la rancœur « décolonialiste » sert d’illusion séduisante et de produit d’appel masquant l’incurie des apprentis gouvernants.
Les pays peu/pas démocratiques comme la Russie et la Chine sont moins exposés aux problèmes de la démagogie, car les rivaux politiques sont empêchés ou éliminés.
Forcément, là où il n’y a pas de pluralisme, on ne peut rencontrer les difficultés inhérentes au pluralisme.
 
Pour sortir de ces « vocations » « nationale-populistes », il faudrait des citoyens avertis, instruits, informés et vigilants. Autrement dit, il faudrait que les z’élites intellectuelles, scientifiques et journalistiques les aident à former un jugement avisé. Et ça commence dès l’ékole, mais à l’ékole, je n’ai eu qu’un seul professeur (d’élite dans un bahut « poubelle » qui rassemblait tous les « punis », élèves et profs) qui apprenait « l’esprit critique », formation complétée par mon prof de philo, « Clara » deux ans plus tard…
Or, une grande partie de ces z’élites autistes et trisomiques, pour des raisons qui leur sont spécifiques, alimente malheureusement la machine à broyer le bon sens et la civilisation.
 
Et de leur côté, les élites politiques ne renonceront pas spontanément au politiquement utile au profit du « civilisationnellement efficient ».
Finalement, il est probable que l’électorat ne doit compter que sur ses propres ressources intellectuelles et son expérience du terrain.
Ce qui n’est pas gagné d’avance…
Et on en revient à cette vieille idée que la démocratie ne fonctionnerait bien que pour un peuple de dieux (JJ Rousseau, Du contrat social).
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
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lundi 22 juin 2026

Épineux problèmes des tests de féminité pour les prochains JO

 La « palpation » ne suffit plus !
 
Bé oui, à force de « transgenrer », on ne sait plus qui est qui, ni sur les boulevards, pas même sur les plages, ni dans les couples qui peuvent se former dans la vie pour tomber sous le coup de la magie amoureuse, et ça pose problème chez les athlètes même olympiques…
Bé oui, pensez donc qu’avoir une constitution hormonale hyper-masculine dans des compétitions de filles qui ne compètent plus seulement avec leurs seuls charmes pour la quête d’un géniteur compatible, mais aussi avec de la chair durcie aux entrainements et autres formules chimiques diverses et variées, c’est comme le dopage, qu’on en dirait que c’est de la triche !
 
Moâ j’aurai tendance à considérer que toutes ces activités sportives auraient dues rester dans le domaine du ludique – après tout, on parle bien de « jeux » olympiques – pas dans la compétition qui repousse les limites du corps humain à s’en péter la santé pour quelques picaillons vite obsolètes qui accompagne un trophée ou une médaille.
Mais il paraît que je ne comprends rien à rien de l’intérêt d’abîmer son cœur et son corps à repousser des limites, insensible que je suis à la beauté de la conquête de l’inutile…
Que ça fatigue en plus…
Passons.   
 
Aussi, pour les Jeux olympiques 2028, le Comité international olympique souhaite donc réserver la catégorie féminine aux athlètes « de sexe biologique féminin » ne portant pas le gène SRY, présenté comme le déclencheur génétique du développement testiculaire de ce en dit l’académie des sciences…
Le gène SRY, vous ne le savez peut-être pas, est certes un acteur clé de la différenciation sexuelle chez les mammifères et il a longtemps été enseigné comme le « gène du sexe ».
Mais, depuis quelques temps, la recherche en biologie du développement montre que le sexe ne se résume ni à ce gène, ni même aux seuls chromosomes XX et XY.
Eh oui…
En effet, chromosomes non sexuels (autosomes), hormones, récepteurs et environnement s’entrecroisent pour produire une grande diversité de situations.
 
Depuis 2026, l’admissibilité à toute épreuve féminine des Jeux olympiques est, selon les nouvelles règles annoncées par le Comité international olympique (CIO) pour les JO 2028, est donc réservée aux « personnes de sexe biologique féminin », non porteuses du gène SRY.
Ce dernier est pris par le CIO comme critère d’exclusion, y compris pour des athlètes qui s’identifient comme femmes et répondent par ailleurs aux critères hormonaux (seuil de testostérone).
Mais ce critère de port du gène SRY est critiqué par de nombreux spécialistes, car il est perçu comme un indicateur de performance anachronique, reposant sur des bases scientifiques limitées et exposant les athlètes à des effets stigmatisants.
 
Historiquement, les règlements sportifs se sont d’abord appuyés sur des seuils de testostérone pour définir l’éligibilité à la catégorie féminine, en supposant qu’un taux plus élevé se traduisait mécaniquement par un avantage de performance.
Mais au fil du temps, c’est devenu insuffisant…
Et la science nous aura révélé que le rôle du SRY reste implicite : Ce gène influence les gonades, c’est-à-dire les organes responsables de la production des cellules sexuelles et de la sécrétion des hormones sexuelles, jouant de fait un rôle essentiel dans le développement sexuel.
Le SRY oriente effectivement les gonades vers la différenciation en testicule, et favorise la production d’androgènes, hormones sexuelles stéroïdiennes (comme la testostérone) qui stimulent le développement et le maintien des caractères sexuels masculins.
Et ces hormones contribuent notamment à la masse musculaire, à la taille ou au pourcentage du volume sanguin occupé par les globules rouges (hématocrite), autant de facteurs susceptibles d’influencer certains résultats sportifs.
D’où son importance : CQFD…
 
Mais même sur ce point, les données sont discutées : Quelques études observent en moyenne un léger avantage pour les sportives avec les taux de testostérone les plus élevés, tandis que d’autres ne retrouvent pas de corrélation simple entre testostérone détectée dans le sang et performance, y compris chez les athlètes « intersexes » (athlètes nés avec des caractéristiques sexuelles, chromosomes, hormones, organes génitaux, qui ne correspondent pas exactement aux définitions « typiques » du masculin ou du féminin).
La biologie du développement et la génétique montrent en effet une réalité beaucoup plus complexe et nuancée, qui déborde largement du cadre des seuls chromosomes sexuels et des JO.
En effet, le gène SRY ne contrôle pas à lui seul la différenciation des gonades en testicules.
 
De manière classique, outre la palpation directe (devenue « incorrecte » sous l’effet des puritains qui gouvernent ce monde), la détermination du sexe chez les mammifères est souvent présentée comme un mécanisme binaire : Les individus XX deviendraient des femelles (dont les nôtres), les individus XY des mâles, grâce à l’action d’un « gène du sexe », et le d’ailleurs SRY est localisé sur le chromosome Y.
On parle de chromosomes sexuels pour désigner cette paire particulière (XX ou XY) qui, contrairement aux autosomes ou chromosomes non sexuels, diffère généralement entre femelles (dont les nôtres) et mâles et porte une partie des gènes impliqués dans la détermination du sexe, comme le SRY sur le Y.
 
Il faut savoir qu’au cours du développement, les gonades du fœtus sont d’abord indifférenciées. Et sous l’effet du SRY, elles s’orientent habituellement vers un développement testiculaire, tandis qu’en l’absence de SRY fonctionnel elles évoluent plutôt vers un développement ovarien.
Simple…
 
Mais au début des années 1990, plusieurs équipes ont montré que le gène SRY, situé, comme on l’a déjà précisé, sur le chromosome Y pouvait être impliqué dans la mise en place des testicules et être présent chez des personnes XX avec un corps « masculin », ou altéré chez certaines personnes XY au corps « féminin ».
C’est pourtant ce qui le rend nécessaire au développement testiculaire.
Alors, des expériences chez la souris ont ensuite prouvé qu’exprimer le gène SRY dans un embryon XX suffit pour qu’il développe des testicules !
Des souris transgenres, décidément… les scientifiques ne se refusent rien !
Ces résultats auront bouleversé les modèles précédents en instaurant l’idée qu’un seul gène peut déclencher toute la cascade de différenciation sexuelle vers le masculin.
Cette vision reste cependant très simplificatrice.
 
Par exemple, l’étude des « variations du développement sexuel » (VDS, ou Disorders/Differences of Sex Development en roast-beef, DSD) remet en question la stricte équivalence XX = femme et XY = homme.
Car les variations du développement sexuel sont rares mais elles existent : En « Gauloisie-sexuelle » et dans les pays aux profils similaires, les estimations cliniques situent leur fréquence autour d’une naissance sur 2.500 à 4.500, soit de l’ordre de 0,02 à 0,04 % des nouveau-né(e)s, selon les définitions retenues.
Ces troubles et autres variations du développement sexuel incluent, par exemple, des individus XY qui présentent des gonades mal développées, souvent réduites à des bandelettes fibreuses non fonctionnelles et un phénotype congénital féminin.
Ou, inversement, des individus XX présentant des caractères typiquement masculins.
Ces variations du développement sexuel, régulièrement rencontrées en clinique pédiatrique et endocrinologique, soulignent que ce que l’on appelle « sexe biologique » recouvre en réalité plusieurs dimensions (chromosomique, gonadique, phénotypique, hormonale) qui ne sont pas toujours alignées.
 
L’analyse moléculaire de la différenciation en testicule ou en ovaire chez les mammifères montre que cette différenciation ne résulte finalement pas que de l’action isolée du gène SRY.
Effectivement, plusieurs gènes s’activent ou se répriment de manière coordonnée dans le temps et dans l’espace.
Le SRY constitue un signal d’initiation majeur dans la gonade XY, mais la mise en place puis la conversion durable de la gonade indifférenciée en testicule fonctionnel avec production d’hormones (androgènes) reposent ensuite sur des facteurs situés sur les chromosomes non sexuels (autosomes).
On peut ainsi citer parmi eux les gènes SOX9 ou CBX2. Alors qu’on sait que les gènes comme RSPO1 et WNT4 sont, quant à eux, impliqués dans le maintien d’un destin ovarien.
 
Les phénotypes observés lors de mutations de ces gènes illustrent donc leur rôle déterminant : Chez l’humain, des anomalies d’expression du gène SOX9 (par exemple des délétions régulatrices en amont du gène, avant qu’il ne mute) chez des sujets XY peuvent entraîner un développement incomplet ou anormal des gonades et un phénotype féminin malgré un gène SRY fonctionnel !
À l’inverse, des mutations de RSPO1 ou de WNT4 peuvent, chez des individus XX humains, favoriser la formation de tissu testiculaire et une virilisation marquée des organes génitaux externes (de ceux qu’on peut palper), même en l’absence de chromosome Y…
Il existe donc des femmes XY et des hommes XX, parce que des gènes autosomiques ont fait basculer la cascade du développement sexuel dans un sens ou dans l’autre !
Dément…
Et on veut encore légiférer sur le transgenrisme…
 
Autrement dit, si le SRY déclenche une trajectoire, il ne la détermine pas à lui tout seul.
Car audelà du génome, il y a le rôle des hormones et puis des récepteurs et de l’environnement. Les caractères sexuels secondaires (musculature, pilosité, voix, répartition des graisses, cycles menstruels, etc.) dépendent effectivement fortement des hormones sexuelles et de la sensibilité des tissus à ces hormones via leurs récepteurs.
Ces hormones, comme les œstrogènes et les androgènes, agissent sur des milliers de gènes répartis sur l’ensemble du génome, et non pas seulement sur les chromosomes sexuels, avec des réponses qui varient selon les organes, l’âge, la nutrition, l’activité physique ou l’exposition à des perturbateurs endocriniens.
 
Même que des études récentes d’expression des gènes à l’échelle du génome montrent d’ailleurs de nombreuses différences d’expression génique entre femmes et hommes, qui concernent surtout des gènes sur les chromosomes non sexuels, dont l’activité est modulée par le contexte hormonal et le type de tissu.
Si le caryotype (composition en chromosomes, par exemple XX ou XY) joue un rôle important, la biologie du sexe chez les mammifères résulte finalement d’interactions continues entre gènes, hormones et environnement au cours du développement et de la vie entière.
Par conséquent, les débats récents dans le sport de haut niveau reposent sur des dispositifs qui supposent que le sexe se laisse réduire à un simple marqueur génétique binaire. Or, la biologie contemporaine du développement décrit une réalité beaucoup plus riche : Détermination chromosomique, différenciation gonadique, phénotype des organes génitaux (ensemble des caractères observables ou palpables), profil hormonal et, au-delà, action de nombreux gènes autosomiques capables d’orienter ou d’inverser la trajectoire sexuelle.
Bref, rien n’est définitivement tranché dans 100 % des cas…
 
Se pose alors une question plus large : Que se passe-t-il lorsqu’on transforme un « fragment » de génome en critère de classement social ou sportif, alors qu’il ne reflète qu’une partie de la réalité biologique ?
Comprendre cette complexité rappelle que le génome n’est pas un arbitre neutre, et que faire de la génétique un outil de tri mérite bien plus de prudence qu’un simple résultat de test ne le suggère.
Et personnellement, j’en reviendrais bien à la méthode antique de la « palpation », non pas pour vérifier la présence ou l’absence de tel ou tel organe, mais pour provoquer une réaction du sujet qui sera probablement plus signifiante et clivante quant à sa mentalité sexuelle…
Enfin, ce que j’en dis, n’est-ce pas… j’ai pris l’habitude de, le plus souvent, ne pas être écouté ni même suivi…
Alors, en cas de rejet, je n’en prendrais pas ombrage, soyez rassuré.
 
Mais tout de même, la prochaine fois que je me fais draguer éhonteusement par une créature divine propre à allumer les incendies liés aux débordements de mes hormones mâles, il faut que je pense à lui demander un certificat médical qui précisera l’absence ou non du gène SRY avant même d’imaginer une suite sensuelle.
Ce sera plus prudent…
 
Bon début de semaine à toutes et à tous !
 
I3
 
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