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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

jeudi 12 février 2026

Fin de la démocratie programmée avec le « trompisme »…

Les idéologues et leurs idéologies.
 
Il n’y a décidément pas que dans les dictatures des autocrates qui nous entourent que l’antidémocratisme prospère. Que ce soit « Pal-Poux-Tine », « Xi-ping-pong », « Or-Bahn » « Georginetta-Mélodie » ou même l’ultra-droâte « Gauloisienne-du-neurone-chétif », « Teutonne » ou « Batave » et jusqu’en Ibérie et Lusitanie, ils sont tous pareils : Ils veulent tous accéder au pouvoir par le fait « d’élections libres », mais c’est pour mieux critiquer ce qui les aura couronnés « représentants du peuple » !
Quel paradoxe…
Et c’est le cas de « Trompe-le-clown » à la tête de la plus ancienne démocratie (qui existe encore).
Mais lui, il bénéficie aussi du travail de défrichage théorique de lampistes qui lui auront éclairé le chemin et donné les clés des portes à franchir.
 
On rappelle tout d’abord, et encore hier (dans le billet « plus ancien » en bas à droâte de ce post), qu’il ne faut pas faire de « McDo-Trompe-le-clown » soit un théoricien (même pas un « intellectuel ») : « Ce qui le meut, c’est une trinité peu sainte, à savoir l’ego, l’argent et les sondages. Pour le reste, il veut réindustrialiser le Midwest, et renforcer la puissance américaine en fonction des besoins de la “vieille économie”, qui est loin d’être dépassée selon lui, et qui repose sur les hydrocarbures. »
Mais émerge dans la galaxie de « Trompe-le-clown » quelques personnages qui font figure d’intellectuel à sa place. Et notamment un « simple blogueur », réputé très proche de Peter Thiel, de Marc Andreessen (milliardaire et conseiller informel de « Trompe-le-clown », de « J’y-vais-danse » et de « Mick-An-thon »), à savoir « Yar-Vin-Court-Tisse », qualifié en 2024 par le The Guardian comme « le blogueur qui va influencer la présidence américaine de Donald Trump ».
J’ai dû déjà en parler dans un de mes romans (cf. les « Enquêtes de Charlotte », de mémoire probablement dans le volume « Menaces de chaos »).
 
Pour ce « foulosophe » (un vrai celui-là, pas comme moâ, taxé de la sorte un temps par « Hervé »… il se reconnaîtra) la démocratie « ricaine » est définitivement brisée et doit être remplacée par un système monarchique inspirée d’une jeune pousse technologique de la Silicon Valley mais qui serait autoritaire, voire impérialiste.
Cette organisation politique serait dirigée par un « techno-César » et technocratique (il aurait ainsi favorisé l’arrivée d’« Élan-Must » dans l’administration de « Trompe-le-clown »).
Son projet politique, auto-défini comme « néoréactionnaire », propose d’en finir avec l’idée démocratique et de structurer le gouvernement comme une entreprise dirigée par un monarque absolu : Rien de moins !
 
Et depuis l’investiture de « Trompe-le-clown » et ses premières mesures de gouvernement, émerge le nom d’un mouvement intellectuel qui serait l’inspiration secrète de la nouvelle administration : La « néo-réaction », aussi désignée par l’expression « Lumières sombres » (Dark Enlightenment).
À la tête de ce mouvement, ce fameux blogueur qui serait notamment à l’origine du plan Gaza.
Et donc probablement de la « Chartre pour la paix ».
 
Il est important de savoir que pour saisir toute la spécificité du courant néoréactionnaire, il faut accepter de la voir comme une véritable contre-culture intellectuelle.
La néo-réaction émerge sur Internet, à travers des blogs et des forums, mais aussi à travers la rencontre virtuelle de deux figures clés : « Court-Tisse-Yar-Vin » et « Nique-Langue ».
C’est en avril 2007, « Court-Tisse-Yar-Vin » alors ingénieur « ricain », lance son blog « Unqualified Reservations » sous le pseudo « Mencius Moldbug ».
Son premier texte, « A Formalist Manifesto », annonce déjà avec grande clarté son projet politique : Il se présente comme un libertarien convaincu, mais déçu.
 
Le libertarianisme, qui vise la limitation ou la disparition de l’État au profit d’un libéralisme dérégulé, est « une idée évidente » qui « n’a jamais pu être appliquée en pratique ».
Et je rajouterais : « Et pour cause » !
Selon lui, l’erreur des libertariens est de voir leur idéologie comme « l’apogée de la démocratie », alors que celle-ci est fondamentalement « inefficace et destructrice ».
J’avoue que là, il a probablement raison : Le libéralisme a paradoxalement besoin de pouvoir s’abriter derrière un corpus de règles de fonctionnement intangibles fortes pour exister, sans ça c’est le chaos de l’anarchie. Qui génère ensuite les dictatures…
Un peu comme le capitalisme a paradoxalement besoin de pénuries pour se développer vers une société d’abondance…
Quitte à « inventer » de nouveaux besoins (du Minitel et son modem vers la fibre et la 5G, par exemple).
 
Entre 2007 et 2008, grâce à un style provocateur et une grande productivité, le bonhomme se constitue un contingent de lecteurs – principalement issu des cercles libertariens états-uniens.
Rejetant avec fermeté le progressisme comme étant l’une des raisons pour lesquelles nous ne parvenons pas à nous défaire de l’absurdité démocratique, « Yar-Vin » se définit lui-même comme réactionnaire, ou même « néo », « post » ou « ultraréactionnaire ».
C’est le terme « néoréactionnaire » qui sera repris, à partir de 2010, pour décrire la néo-réaction comme un mouvement « intellectuel » à part entière.
 
Le second moment tient à la découverte de « Yar-Vin » par « Nique-Langue ».
Ce dernier est un ancien philosophe de l’Université de Warwick, figure de proue du CCRU, un collectif « d’intellectuels » d’avant-garde.
Défendant une perspective « accélérationniste », il critique le « misérabilisme » d’une gôche qui essaie vainement de contenir les effets néfastes du capitalisme, alors qu’il faudrait au contraire épouser son mouvement et l’accentuer.
Son « accélérationnisme » inconditionnel le pousse à adopter une position « pro-capitaliste » et à s’intéresser à la pensée de « Yar-Vin ».
À partir de mars 2012, sur son blog Urban Future (depuis supprimé), il lui consacre une série d’articles intitulée justement « The Dark Enlightenment ».
Et cette série d’articles va conférer à la néo-réaction une véritable notoriété en ligne et lui permettre de se constituer comme une contre-culture « intellectuelle ».
Des nazes, à mon sens, mais bon…
 
S’il est une théorie politique néoréactionnaire, elle est à trouver sous la plume du premier qui annonce l’ambition, dès son premier article, de « construire une nouvelle idéologie ». Et s’il la présente comme un dépassement du libertarianisme, il la décrit comme « formaliste » et « néo-caméraliste ».
Mais tout le monde n’est pas Marx, ni même Hegel, loin de là…
Ainsi, l’élément fondamental de la pensée de « Yar-Vin » est la question de l’efficacité des systèmes politiques : Un modèle politique est bon s’il parvient à éviter la violence, c’est-à-dire l’apparition de conflits dont l’issue est incertaine.
En cela, la politique est une lutte entre ordre et chaos au sein de laquelle « le bien, c’est l’ordre ».
Je vous l’ai dit : « Un peu naze », tellement ça passe sous silence l’immensité des alternatives inventées par le genre humain.
 
Mais pour eux, toute autre question, comme la pauvreté et le réchauffement climatique, est forcément insignifiante.
En fait, il ne s’agit pas de réimaginer un ordre social plus juste, mais d’affermir l’ordre existant.
Cette approche, qu’il nomme formalisme, n’a d’autre souci que de construire une ingénierie politique efficace.
 
C’est dans cette perspective formaliste qu’il analyse l’État « ricain » comme une gigantesque entreprise complètement engluée dans son inefficacité.
Parce que le personnel politique est enferré dans une « mystique démocratique » et dans une « obsession de justice sociale », la politique « ricaine » manque forcément de cohérence.
Résultat, personne ne sait vraiment qui est aux commandes, ni dans quel but.
 
Afin de régler le problème, il propose d’en finir avec l’idée démocratique et de restructurer le gouvernement sur le mode d’une entreprise souveraine (une « SovCorp ») dont la direction serait confiée à un PDG.
Celui-ci prendrait les décisions gouvernementales les plus efficaces pour assurer la prospérité de l’État.
Et si vous n’êtes pas satisfaits du service que propose ce gouvernement, vous n’avez qu’à vous en trouver un autre.
Inutile d’aller plus loin pour affirmer que tout cela va comme un gant à « McDo-Trompe-le-clown »…
 
Et on va jusqu’à retrouver cette idée dans l’hypothèse poussée par quelques-uns que « Michel-Éd-Le-Clair » pourrait faire un excellent Président de la République en 2027…
« Sergio-Pas-pain », le « Mousquetaire » « d’Inter-Market », fait bien actuellement « sinistre du commerce »… avec l’insuccès que vous savez alors que « Le-Clair » n’a jamais risqué le moindre centime personnel dans une entreprise qu’il aurait eu à diriger : Il ne sait même pas ce que c’est que d’être enquiquiné du matin au soir par des bras cassés réunis sous un même toit tel que rien n’avance comme il le faudrait !
C’est juste un « fils à papa » qui en a même changé son prénom pour s’assurer un boulot de « porte-la-parole » du groupe de coopérateurs fondé par son père…
Passons : C’est l’art de faire prendre des vessies pour des lanternes chez les « Krétins-des-Alpes » d’électeur…
 
Pour en revenir à « Yar-vin », son projet revient tout simplement à rétablir la monarchie absolue !
Aux USA, c’est culotté !
Et en ce sens, il se déclare « royaliste », ou « restaurationniste », et considère que le PDG du gouvernement-entreprise n’est rien d’autre qu’un monarque.
Selon lui, la monarchie est une forme politique extrêmement stable, contrairement à la démocratie. Il nomme son modèle « néo-caméralisme », en référence au caméralisme de Frédéric II de Prusse (ou la théorie mercantiliste, adossée à la monarchie, visant à accroître la prospérité économique de l’État).
Néanmoins, le caméralisme n’est pas le seul modèle auquel il se réfère.
Les cités-États comme Dubaï ou Singapour sont, selon lui, des prototypes des futurs États néo-caméralistes.
Il oublie Monaco… qui reste sous la protection d’un prince, celui de la plus ancienne dynastie encore régnante.
 
Signalons toutefois que pour ne pas se méprendre sur la nature idéologique de la pensée néoréactionnaire, il est important d’éviter certaines confusions intellectuelles. Ainsi et tout d’abord, bien que « Yar-Vin » soit un défenseur de l’ordre, nous n’avons pas affaire à une simple pensée conservatrice : Il ne promeut pas la préservation de valeurs morales ou religieuses : Il se présente d’ailleurs comme athée, ou non-théiste.
Mais il condamne violemment les conservateurs qui, en miroir des progressistes, sont incapables de penser le pouvoir tel qu’il est.
Selon lui, les conservateurs sont consubstantiellement arrimés à la démocratie.
Le caractère réactionnaire de la pensée de « Yar-Vin » se traduit dans une volonté de dissoudre le politique dans une ingénierie économique autoritaire et il loue justement et à ce titre, la prospérité et l’« absence de politique » à Singapour, à Dubaï et à Hong-Kong.
 
Par ailleurs, si la néo-réaction et « l’alt-right » (droite alternative « ricaine ») partagent le refus du conservatisme traditionnel, ces deux courants ne nous semblent pas se confondre pour autant.
« L’alt-right » est populiste et à tendance suprémaciste, dans le sens où certaines composantes affirment clairement l’idée d’une supériorité raciale blanche.
La néo-réaction est, quant à elle, essentiellement formaliste et élitiste.
Les néoréactionnaires méprisent le populisme comme étant fondamentalement démocratique : S’il y a un changement politique, il ne pourra venir que d’en haut.
Bien entendu, ces deux constellations intellectuelles ne sont pas imperméables et peuvent converger stratégiquement.
Ainsi, lorsque « Yar-vin » se défend de compter parmi les suprémacistes, il s’empresse de préciser qu’il les lit avec attention.
 
Enfin, la néo-réaction est parfois assimilée à l’« accélérationnisme » du fait de ses liens avec « Nique-Langue ».
Si ces tendances convergent, il faut néanmoins être précis : « Langue » est « accélérationniste » avant d’être néoréactionnaire. S’il considère la néo-réaction comme un instrument efficace de destruction du « grand mécanisme de freinage » qu’est le progrès, elle reste un « accélérationnisme avec un pneu à plat ».
Inversement, si « Langue » a incontestablement contribué à sa popularité, « Yar-vin » ne le cite pas et reste perméable à une perspective accélérationniste.
La pensée néoréactionnaire est avant tout une pensée de l’ordre.
 
Et là, en quelques mots, vous avez ainsi, comme par miracle les fondements « idéologiques » sur lesquels toutes les décisions qu’aura prises « Trompe-le-clown » depuis un an – alors qu’il traine sur d’autres – en justifient avec une excellente cohérence d’ensemble.
Notamment tout ce qu’on aura analysé hier (cf. post-précédent, en bas à droâte).
Et ça va du « MAGA » (Make America Great Again) au projet d’assimiler aux USA le Canada et le Groenland, en passant par l’enlèvement d’un narco-dictateur vénézuélien, ou aux « ronds de jambes » faits à « Pal-Poux-tine » (qu’il épuise en laissant se poursuivre les combats sans engager le moindre dollar du kontribuable US).
Il en va de même pour ses fameux droits de douanes calculés au doigt mouillé, à la fois devenus « moyens de pression » sur plus faibles que les USA et qui sont payés essentiellement par les citoyens les plus faibles (qui n’ont qu’à crever ou à trouver un autre pays d’accueil).
 
Est-ce à dire que les « ricains » ont adopté cette nouvelle assise idéologique ou sont-ils victimes du populisme et de myopie ?
Non, c’est l’œuvre des « ingénieurs du chaos » qui mettent le cash de la tech à disposition…
Mais ils persistent à empruntet encore, parfois à 40 et même 100 ans, tant que les intérêts à servir ne sont pas trop chers – en espérant tout de même que « Trompe-le-clown » sera encore là demain là pour imposer qu’ils ne montent pas – pour financer la suite de leurs recherches de performance, pariant sur la supériorité exponentielle de l’Intelligence (artificielle) de leurs machines.
Ils sont déjà devenus « too big to fail », trop gros pour échouer.
Or, c’est aussi ce qu’on en disait de la banque « ricaine » Lehman Brothers dont la faillite aura provoqué la crise des « subprimes ».
 
On vit décidément une époque formidable où, en moins d’un siècle, même les utopies les plus ridicules comme celle de la « néo-réaction » et toutes d’un peu radical en passant le communisme, comme les plus fatales (celles de l’eugénisme du nazisme par exemple, mais également les génocides Arméniens en Turquie ou ceux en cours autour de Gaza et encore ailleurs en Asie, qui ont abouti à des exterminations jusqu’au Cambodge) auront été conçues, théorisées, essayées, testées, et âprement défendues. Un vrai condensé !
Comme si la vie de l’homme n’était jamais qu’un jouet de démons nés pour la lui rendre impossible…
Alors qu’elle est si courte et déjà si difficile pour un si grand nombre de personnes, cette vie-là sur cette planète-là et à cette époque-ci…
Démoniaque vous dis-je…
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)

mercredi 11 février 2026

Plus d’un an après…

Les effets du retour de « Trompe-le-clown »…
 
Ce gars-là est une pépite : Un an après son improbable retour à la Maison-Blanche, la face du monde aura été changée !
De ce point de vue, « Trompe II » diffère beaucoup de « Trompe I », notamment parce qu’il ne semble plus guère y avoir d’« adultes dans la pièce » pour juguler les pulsions présidentielles qui s’imposent jusqu’au mauvais goût voire à la farce permanente.
C’est un sketch perpétuel !
 
Il ne fait pas de doute que « Trompe-le-clown II » a bien entrepris la démolition de l’ordre établi par les États-Unis à l’issue de la Seconde Guerre mondiale. Il faut toutefois bien comprendre ce dont on parle en utilisant un concept aussi vaste.
« Le miracle de la Pax americana post-1945 fut de créer un système de droits et de coopération avec les autres nations ». Non que les dirigeants « ricains » fussent particulièrement désintéressés, mais parce qu’ils « considérèrent que la meilleure manière d’exercer leur hégémonie était de passer par un régime de normes et non par la force brutale ».
Quitte à envoyer la troupe de la Korée au Koweït en passant par tous les conflits de la planète pour éviter des destructions sur le sol « ricain ».
 
En 1945, les États-Unis dominaient le monde. Or, une puissance hégémonique tend à mettre sa prédominance au service de ses intérêts et de son agrandissement territorial. Mais « le miracle de la Pax americana post-1945 fut de créer un système de droits et de coopération avec les autres nations ».
Sans expansion territoriale.
La vassalité diplomatique était largement suffisante pour contrôler le « péril communiste » d’alors, qui lui était bien un outil totalitaire de conquête.
On doute qu’ils aient lu Jean-Jacques Rousseau alors que ce dernier avait parfaitement anticipé l’« ordre mondial fondé sur des normes » dans son Contrat social : « Le plus fort n’est jamais assez fort pour toujours être le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir ».
 
Dans ce système, les rapports de force n’avaient pas disparu. « Ils étaient tempérés par un système multilatéral, et comme il n’existait pas de gouvernement mondial, c’étaient les États-Unis qui faisaient respecter l’ordre ».
La Guerre du Golfe en 1990-91 avait fourni le cas le plus pur d’application de cette doctrine : 500.000 soldats « ricains » à la tête d’une coalition de 28 pays, expédiés en Irak sur la base d’une résolution du Conseil de Sécurité. Un cas d’ékole.
Toutefois, « pour rester les garants en dernier recours de cet ordre, les États-Unis avaient besoin de s’en extraire eux-mêmes, soit pour le faire appliquer, soit pour reprendre l’avantage et réaffirmer leur hégémonie ».
C’est ce qui s’était passé en 1971 avec la suspension des accords de Bretton Wood quand Nixon jugea que leur mise en œuvre avait commencé à desservir les intérêts « ricains ».
 
Une rationalisation du « trompisme », un peu similaire, permettait d’entrevoir qu’il opérerait à une entreprise de rééquilibrage des relations des États-Unis (dont par ailleurs l’économie s’était affaiblie) avec des alliés qui ont abusé de la bienveillance « ricaine ». C’était en tout cas son discours.
Cependant, avec « Trompe-le-clown II », il apparaît que nous sommes dans un cas de figure beaucoup plus radical que le « moment 1971 ». « Le maintien de la stabilité hégémonique était assorti de la fourniture de biens mondiaux, allant des systèmes d’alerte aux catastrophes naturelles, d’alertes aux pandémies jusqu’à l’aide au développement. Il en résultait des charges importantes pour le Trésor américain, et donc le contribuable »… « ricain ».
Et depuis le discours de « Marko-Ruru-bio » devant le Sénat le 15 janvier 2025, on sait que désormais « toute dépense que nous faisons à l’international doit être justifiée par la réponse à trois questions : cela rend-il l’Amérique plus sûre ? plus forte ? plus prospère ? ».
Il affirmait alors ainsi que cet ordre libéral construit par Washington, non seulement ne bénéficiait plus à l’Amérique, mais qu’il jouait activement contre ses intérêts nationaux !
 
Effectivement, on peut aussi dire qu’il est incontestable que la mise en œuvre d’un système libéral mondial a permis la montée en puissance d’autres pays que les États-Unis. De multiples facteurs y ont contribué, comme l’ouverture commerciale et la globalisation, avec ce moment-clé de l’entrée de la Chine à l’OMC en 2001.
Et c’est à partir des années 2010 que les « ricains » ont commencé à penser qu’ils étaient les dupes de cette décision.
 
Alors que pour ma part, j’ai toujours analysé qu’ils ont loupé la vassalisation totale (hors URSS et Chine) à deux reprises : Au moment où ils ont refusé aux européens l’accès aux technologies nucléaires (et financé les anti-nucléaires européens sous différents prétextes, pour la paix, contre la pollution radioactive,…) pour protéger leur marché et l’accès à l’espace pour la même raison et qui aura provoqué la naissance de l’Europe des lanceurs et des satellites, ainsi que le géant Airbus et quelques autres pépites…  
« Le cercle vertueux entre maintien de l’ordre mondial et prospérité américaine s’est rompu. Les États-Unis ont l’impression d’avoir rendu le monde plus sûr au profit de la Chine » en disent d’autres.
Admettons… ce n’est pas la question, finalement.
 
Pourtant, les choix faits par le capitalisme « ricain » ont eu autant de responsabilités dans la désindustrialisation du pays que la Chine ou l’ALENA.
Ceci posé, pourquoi ce constat génère-t-il le « trompisme » ?
« Haut-bas-Mât » et « Bail-dan » avaient pourtant esquissé d’autres réponses systémiques possibles.
 
On rappelle tout d’abord qu’il ne faut pas faire de « McDo-Trompe-le-clown » un théoricien : « Ce qui le meut, c’est une trinité peu sainte, à savoir l’ego, l’argent et les sondages. Pour le reste, il veut réindustrialiser le Midwest, et renforcer la puissance américaine en fonction des besoins de la “vieille économie”, qui est loin d’être dépassée selon lui, et qui repose sur les hydrocarbures.
C’est aussi ce qui explique son intérêt pour l’agrandissement de son territoire, sans compter que, comme Poutine, il veut s’inscrire dans l’Histoire : les conquêtes territoriales lui semblent en être le moyen le plus judicieux et il est prêt à aller assez loin dans cette voie ».
Ce qui n’est pas faux… pour le bonhomme lui-même, même si derrière il s’appuie sur des « théoriciens » qui sont capables de tout justifier : Ce sont des avocats de formation…
 
Car on entend souvent que cette logique conduit directement à un monde de sphères d’influence. Il proclame certes une nouvelle doctrine Monroe, pour écarter la Chine et la Russie de son « pré carré » (l’hémisphère occidental, à commencer par le bassin Caraïbe) mais rien n’indique pour autant qu’il soit prêt à des concessions aux Russes et aux Chinois dans leur propre étranger proche : « Il a certes réduit mais pas interrompu l’assistance militaire à l’Ukraine, et il vient de procéder à une vente d’armes d’un montant record – plus 11 milliards de dollars – à Taipei ».
De même, « la destruction de USAID et la mise à l’arrêt de Radio Free Europe ou Radio Free Asia ne doivent pas être interprétées comme des concessions à d’autres grandes puissances, comme la reconnaissance de leur sphère d’influence, mais comme une mise en cause idéologique de ce que représentent de telles entités ».
C’est d’abord que « Trompe-le-clown » ne croit pas au soft power.
 
Sa vision de la puissance est unidimensionnelle : Seuls comptent le hard power, la force militaire et l’économie brute, notamment celle du pétrole et des minéraux critiques avec beaucoup de fantasmes et d’illusions sur le fonctionnement de cette économie comme le montrent son appel vain à des compagnies pétrolières « ricaines » réticentes au Venezuela et des plans sur la comète des minéraux en Ukraine ou au Groenland.
Staline demandait bien à ses propres généraux : « Le Vatican ? Combien de divisions ? »
 
À l’inverse, manifestement il dédaigne les alliances, dont il ne voit pas l’utilité.
Son unique critère pour asseoir la domination de son pays réside dans la force, avec pour seule limite affichée, comme il l’a déclaré le 8 janvier au New-York Times « sa propre moralité, sa seule conscience ».
Même si par ailleurs, compte tenu du rejet des interventions extérieures par sa base, il souhaite faire un usage chirurgical de la force, comme en Iran en juin 2025 ou à Caracas récemment.
 
En corollaire, il ne comprend manifestement pas que son comportement « ébranle en profondeur la confiance de ses partenaires, qu’il s’agisse de la Corée du Sud, de l’Australie ou de la « Gauloisie-jupitérienne ».
Le Canada ne vient-il pas, le 16 janvier, de signer un partenariat stratégique avec la Chine ? »
Plus généralement, « Trompe-le-clown » ne compte pas « mettre en place une nouvelle architecture diplomatique internationale, il ne pense pas en termes de formats, même si on voit bien qu’il caresse l’idée de remplacer l’ONU par un mécanisme centré autour de sa personne, avec le ‘‘Board of Peace’’ de Gaza qui a des prétentions universelles. »
 
Il est probablement limité intellectuellement pour ne pas comprendre que ses choix, notamment en antagonisant ses alliés, affaiblissent l’Amérique face à la Chine.
L’un des effets de « Trompe-le-clown II » est de « convaincre les puissances plus faibles de passer du bandwagoning (alignement) à l’égard de Washington, qui prévalait depuis 1945, à une stratégie de balancing (contrepoids) ».
Du coup, il peut en résulter des chassés-croisés inattendus : La critique de l’ordre mondial libéral entendue maintenant à Washington rejoint de façon étonnante la mise en cause traditionnelle du même ordre par le « Sud global »…
Sauf que « le ressentiment contre le deux poids deux mesures de l’Ouest mis à part, les États du Sud ont besoin de la stabilité que fournissent les institutions et les règles internationales et qu’il peut donc y avoir, au moins sur certains sujets, des convergences entre le « Sud global », la Chine et l’Europe : personne n’a envie d’un monde anarchique, la Chine elle-même ayant besoin d’un monde ouvert et organisé pour exporter ». 
 
Aussi, si l’on s’arrête sur le cas particulier de l’Europe, on peut également soulever deux types de questions : Dans l’immédiat, comment les Européens peuvent-ils dissuader « Trompe-le-clown » de mettre en œuvre ses desseins d’annexion du Groenland ?
À mon sens, ça va s’éteindre tout seul. Mais pour d’autres, la stratégie qui esquissent une présence militaire sur place, même symbolique, voire des menaces implicites de rétorsions commerciales ou autres, d’avertissement sur la fin de l’Otan en cas de coup de force « ricain », tout cela représente le réglage optimal, en tablant sur les cordes de rappel qui existent encore aux États-Unis (le « philo-atlantisme » du Congrès notamment).
Deuxième question, sur le Groenland mais aussi l’Ukraine : « Trump poussera-t-il le bouchon assez loin pour forcer les Européens à s’unir vraiment ou va-t-il se ramollir, les conduisant à revenir à leur attitude de soumission et d’attente d’un hypothétique retour à la normale à Washington ? ».
Les paris sont ouverts, mais plus le temps passe et les Russes pressent, plus la première réponse prend de la vigueur.
 
Toutefois, « la principale victime de Trump II est à ce stade la démocratie, avec un continuum frappant entre dimension intérieure et dimension extérieure ».
La démocratie « ricaine » est ébranlée qu’il s’agisse « des pressions sur la presse, de la transformation d’ICE en police secrète, de l’utilisation de l’appareil d’État pour poursuivre des opposants, de la négation des prérogatives du Congrès ou de multiples autres remises en cause des règles admises jusque-là », peut-on aussi noter.
Au point qu’un doute existe désormais sur la tenue régulière des élections de mi-mandat en novembre de cette année, mais elles vont avoir lieu avec d’innombrables coups de hache dans le pacte électoral (peut-être jusqu’à en perdre toute cédibilité…)
 
À l’extérieur, l’affaire du Venezuela fournit une illustration de son dédain pour la démocratie : « Trump a vassalisé un système autoritaire, au lieu de favoriser l’arrivée au pouvoir des forces qui avaient remporté les élections de 2024 ».
Il est évident qu’il « porte davantage d’estime aux dictatures qu’à la démocratie, qu’il voit avant tout comme une limite à sa volonté de puissance ».
D’où son appétence pour les régimes de « Pal-Poux-tine », de « Net-à-Yahoo » et ce retour d’admiration de « Mélodie-Georginetta » et « Or-Bahn ».
Attirance « philosophique » qui se retrouve également dans tous les mouvements « nationalistes » (qui se veulent « patriotes » alors que ça n’a rien à voir) en Europe notamment.
« La théorie de la paix démocratique, selon laquelle les régimes démocratiques ne font pas la guerre à d’autres régimes démocratiques, va connaître un test » en dit un analyste : Si « Trompe-le-clown » prend le Groenland par la force, est-ce que cela invalidera la théorie, ou bien est-ce que cela voudra dire que les USA ne sont plus démocratique ?
 
Cette question conduit à une troisième série de conséquences du « trompisme » : La paix et la guerre.
« Trompe-le-clown II » professe un attachement très fort à la paix. Il reste que, « l’affaiblissement des règles de droit conduit mécaniquement à une aggravation de la dérégulation de la violence ».
Par ailleurs, les opposants des « ricains » peuvent fonder des calculs dangereux sur le fait que « Trompe-le-clown » privilégie la menace de la force à l’emploi effectif de celle-ci.
De même, la course aux armements à laquelle on assiste dans le monde comporte de façon mécanique un risque de conflit accru, peut-être déclenché par des puissances mineures (déjà le nombre de conflits sur la planète atteint en ce moment des records), mais pouvant entraîner les grandes puissances.
Les armes, tôt ou tard, on finit par s’en servir… La seule limite reste dans les munitions.
 
Au total, l’affaiblissement de la gouvernance globale sous l’effet de « Trompe-le-clown » a un coût massif qui reste pour l’instant caché : Le blocage des mécanismes de gestion collective des menaces qui pèsent sur nous (réchauffement climatique, pandémies, urgences humanitaires, etc.) mais aussi et surtout l’augmentation du risque de guerre sur les territoires jusque-là épargnés.
Assez paradoxal, finalement, mais tellement logique…
 
Personnellement – je me répète peut-être trop souvent à en devenir gâteux – c’est de « guerre civil » dont les USA pourraient souffrir si « Trompe-le-clown » ne se calme pas (à l’occasion des midterms ou si « un adulte » ne lui tire les oreilles comme à un sale gosse désobéissant et hargneux qu’il est et restera).
« The civil war » ? Encore une façon mégalomaniaque de rentrer dans les livres d’Histoire…
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
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mardi 10 février 2026

« Must », le détonateur de la prochaine crise financière ?

Met-il en place la mèche du baril d’explosifs…
 
La semaine dernière, « Élan-Must » annonce tout de go, comme sortie du chapeau de Mandrake le magicien qu’il fusionne SpaceX et xAI ! Et du coup, il brouille les lignes-&-frontières entre industrie spatiale, intelligence artificielle et réseaux sociaux…
Là, les quelques experts qui suivent ce type d’opérations se sont  mis tout d’un coup à trembler en se remémorant le démarrage de la crise des subprimes… d’il y a déjà si longtemps, mais dont les plus vieux et expérimentés se souviennent encore de l’escalade vers le néant et la ruine.
 
Le contexte parait pourtant différent mais en même temps semblable à celui d’aujourd’hui. C’était l’époque ou rien ne pouvait empêcher la croissance des valeurs boursières qui iraient jusqu’au ciel car il y aurait toujours plus d’argent à investir. Et les projets d’investissement étaient de toute façon garantis par la solvabilité des marchés, donc on pouvait, on devait proposer tant et tant de projets, même les plus fous, pour étancher la soif des épargnant et des « Zinzins », les z’investisseurs z’institutionnels, ces ogres qui mangent tout aujourd’hui pour pouvoir assurer demain le versement de leur retraite aux « z’américains »…
 
Aujourd’hui, on sait la recette pour écraser n’importe quelle crise : « L’argent-magique », sorti de nulle part mais qui aura asséché toutes les crises de liquidités depuis plus d’une décennie.
« Argent magique » qui désormais ne sait plus où dormir pour rapporter un maigre un ou deux pour cent d’intérêt à terme : Quand la « Gauloisie-antérieure » émet des obligations pour 10 Mds€ à échéance de 20 ans sur les marchés par exemple comme la semaine dernière, à 20 ans… la demande de souscription a été supérieure à 100 Mds€.
Dix fois supérieure…
 
C’est là que la tech « ricaine » aura bien compris que tout cet « argent-magique » qui divague un peu (imaginez, des bons à 20 ans alors que la majorité des « ricains » sont persuadés que mon pays n’existera plus en 2050…) c’est le moment d’investir, de plus en plus investir dans un produit phare, celui du moment, celui de la mode, celui du « consensus » qu’est l’IA, pour rester dans la course.
Et qui peut espérer des rendements bien supérieurs aux obligations du Trésor « Gauloisien-ruiné ».
Alors, les géants de la Tech sont tombés dans une folle surenchère.
Et annoncent des montants colossaux d’investissement.
Pour « Gogole » ce sera 250 Mds$.
Pour Amazon ce sera 200 Mds$.
Plus quelques autres, on compte un total d’annonces d’investissement de 650 Mds$ pour les gérants de la Tech, rien que pour cette année.
 
Et c’est là qu’« Élan-Must » nous annonce une opération de carambouille comme j’ai su en monter autrefois mais de façon éclairée et acceptée, pas comme un « Asperger » au neurone qualifié de surpuissant…
Passons rapidement sur les aspects financiers, qui ont été abondamment commentés dans les médias : Il va faire absorber ses différentes activités, bien différentes et sans objet commun, par une entité qui jouera le rôle de holding à coter !
Ce n’est pas kon et il est indubitable que le mastodonte ainsi créé fera partie des plus grosses entreprises technologiques de la planète. Avec une valorisation de pré-cotation atteignant les 1.250 Mds$ ! Un monstre, seulement en se basant sur les valeurs retenues lors des précédentes levées de fonds. La nouvelle entité aura toutes les cartes en main pour réaliser la plus grande IPO de l’histoire de l’humanité.
Et on peut vous confirmer que les spécialistes des M&A (fusions-acquisitions) se sont arraché les cheveux lorsqu’ils ont vu un tel regroupement se faire aussi rapidement, sans passer par des mois de tractations pour lesquelles ils auraient pu facturer des centaines de millions de dollars d’honoraires et de commissions.
Un bras d’honneur à tous les spécialistes (dont « Jupiter ») des « opérations de haut-de-bilan ».
 
Sur l’aspect opérationnel, en revanche, on reste moins disert, presque médusé.
Et pour cause, l’IA et la conquête spatiale, la fusion de SpaceX et de xAI sont des sujets techniques dont les tenants et aboutissants ne sont pas intuitifs.
Les analystes financiers ont donc dû se contenter, pour évaluer le rapprochement, se fier aux déclarations d’« Élan-Must » soi-même, plus connu pour son optimisme débridé que pour sa prudence.
Car en réalité, ce rapprochement ne fait pas les affaires de SpaceX : Les investisseurs initiaux seraient même en droit de se demander si leur intérêt a bien primé lorsqu’il en a été décidé ainsi sans qu’ils n’aient leur mot à dire.
Car en mélangeant différents métiers au sein d’une structure unique, « Élan-Must » ne fait pas que concrétiser son rêve d’une super-entreprise façon Big Brother dont l’activité irait du réseau social à l’IA, en passant par la colonisation interplanétaire : Il pollue ainsi le modèle d’affaires d’une de ses rares entreprises structurellement bénéficiaires.
 
Il faut vous dire qu’« Élan-Must », en bon Asperger qu’il se revendique, n’a jamais caché son intention de diriger un conglomérat qui couvrirait de nombreuses activités du quotidien et repousserait les limites du progrès technologique.
C’est d’ailleurs ce qu’il avait déjà tenté, en son temps, avec Tesla.
Le groupe n’a été présenté que peu de temps comme un simple constructeur automobile. Rapidement, « Must » a justifié ses pertes opérationnelles initiales en prétendant que Tesla était en réalité une entreprise de conduite autonome, puis une entreprise de production d’énergie, puis une société de stockage d’énergie, puis une start-up d’IA !
Ça fait beaucoup pour des tas de ferraille pilotés par un ordinateur embarqué…
Son dernier revirement en date est d’ailleurs de faire du constructeur un fabricant de robots humanoïdes !
Rien de moins…
Il a même annoncé en janvier de cette année la fin de la fabrication des modèles S et X de Tesla pour consacrer les chaînes de production au robot Optimus !!!
 
Pourquoi pas, si la stratégie de l’entreprise consiste à changer d’objet social tous les quatre matins, mais en abandonnant des produits reconnus pour se focaliser sur l’assemblage de robots humanoïdes pour lesquels il n’existe pas encore de marché, « Élan-Must » fait un pari plus que risqué.
Une fois de plus, me direz-vous…
Sauf qu’il ne s’agit pas d’une diversification osée comme a pu le faire « Marque-Montagne-de-Sucre » avec le metaverse puis l’IA, non, là encore il s’agit d’un changement de cap pour lequel tout retour en arrière sera probablement impossible.
 
Et pour l’instant, les marchés restent de marbre face à l’annonce et le groupe Tesla vaut encore 1.300 Mds$ en Bourse.
Une valorisation ahurissante alors que le constructeur est en perte de vitesse, avec un bénéfice en chute libre de – 46 % sur un an, des volumes désormais loin derrière le Chinois BYD (4,6 millions de véhicules électrifiés, dont 2,25 millions de modèles 100 % électriques), et même une baisse inédite des immatriculations entre 2024 et 2025 (– 153.000 véhicules) pour seulement 1,77 million de véhicules écoulés.
Déjà que ça reste un nain par rapport à une boîte, qui n’est pas la plus grosse, comme Stellantis qui a immatriculé en 2024 5,41 millions de Peugeot, Citroën, DS, Fiat, Opel, Jeep ou Ram à l’échelle mondiale, il n’y a pas à dire, si « Must » peut apparaître comme un pionnier illuminé, ça reste un industriel très moyen…
 
De plus, le fait est que toutes les précédentes tentatives de repositionnement du groupe ont toujours échoué et que la vente de voitures reste indétrônable.
La même chose risque de se produire avec SpaceX : L’entreprise est un leader mondial incontesté dans son domaine, la fusée récupérable, mais va se retrouver lestée d’activités non rentables.
 
Or, avec xAI, « Must » a dépensé sans compter pour disposer de sa propre IA. À l’instar de ChatGPT, Grok est un robot conversationnel dont les performances sont tout à fait en ligne avec celles de ses concurrents.
Mais sa seule valeur ajoutée est d’être politiquement incorrect.
Une caractéristique qui est certes importante pour une partie de la clientèle, mais qui ne dépend d’aucune barrière à l’entrée technologique !
Avec une simple reconfiguration, ChatGPT pourrait lui aussi permettre aux utilisateurs de laisser libre cours à leur imagination. Et de la même manière, la justice pourrait facilement contraindre Grok à mettre en place des garde-fous qui le rendraient aussi inoffensif que ses concurrents…
Or, dans le même temps, les coûts, eux, sont bien réels.
Selon les estimations de Bloomberg, xAI perd 1 Md$ par mois, par mois, 12 Mds$ par an au rythme actuel, pour financer son fonctionnement, et encore, ce chiffre ne tient pas compte des capitaux colossaux immobilisés pour acheter des puces Nvidia qui seront rapidement obsolètes.
 
Le milliardaire prétend également que la fusion des deux activités apportera des synergies opérationnelles, en permettant à xAI de déplacer ses centres de données dans l’espace… le beau prétexte que voilà !
Une hérésie technique…
Car s’il est vrai que la fusée géante Starship parvient à être finalisée, elle sera en mesure de mettre sur orbite et d’assembler des data centers spatiaux à un coût acceptable.
Mais l’intérêt technique n’a rien d’évident.
Et xAI prétend pouvoir s’appuyer sur une énergie solaire plus puissante et plus disponible que sur Terre.
Ça ce serait vrai… dans la mesure où l’énergie captée ne dépend plus de la météo.
Toutefois, la densité énergétique des panneaux solaires reste ridicule par rapport à une centrale à gaz ou nucléaire, et personne n’imagine faire tourner un centre de données de 1 GW avec seulement des panneaux solaires.
Autant installer les moulins-à-vent de Don Quichotte en orbite : Ça aura probablement un effet similaire !
 
D’ailleurs, et c’est là que ça ressemble à une utopie technologique, l’argument du refroidissement est tout aussi fallacieux pour qui connaît un peu les contraintes physiques. Certes, l’orbite terrestre est froide… mais en l’absence de convection, les transferts thermiques sont bien plus difficiles que sur Terre.
Aussi, de manière contre-intuitive, astronautes et stations spatiales ont en réalité le plus grand mal à se refroidir, et non pas à se réchauffer !
Mettre des gigawatts de processeurs dans un tel milieu n’a donc aucun sens !
 
Néanmoins, au fil des mois, « Élan-Must » a fait de xAI une véritable structure de défaisance : Au printemps dernier, le milliardaire a réalisé un tour de passe-passe capitalistique en revendant « Xxxxl » (ex-« Twister ») à xAI. Pourquoi pas ?
Mais, profitant de l’engouement pour l’IA, il a financé ce rachat par émissions d’actions nouvelles qui ont valorisé xAI 80 Mds$ et « Xxxxl » 33 Mds$.
Et l’opération lui a permis d’effacer d’un coup de baguette magique les milliards de dollars de dette qui avaient été contractés et qui, selon de nombreux analystes, étaient impossibles à rembourser directement du fait de l’effondrement de la valeur intrinsèque du réseau social.
Magnifique coup d’accordéon, quoi !
D’autant que ce sont des schémas que je connais bien pour en avoir fait profiter quelques clients solvables (et en général en vue de préparer leur succession).
 
En se revendant « Xxxxl » à lui-même, « Élan-Must » a transformé ces créances obligataires pourries en capital d’entreprise non cotée dont il déterminait lui-même la valeur : Fastoche !
C’est un mécanisme « potestatif » : Moâ au moins, je prenais la précaution d’avoir des experts évaluateurs à présenter dans le dossier qui devait emporter la conviction des financiers qui finançaient (banques, partenaires, associés, famille…).
Mais là, en fusionnant xAI et SpaceX, le milliardaire réalise l’étape suivante de transfert de créances : Il rend les actionnaires de SpaceX solidaires des pertes d’exploitation de xAI et de ses dettes…
Une belle escroquerie en préparation !
 
D’autant que ce mécanisme rappellera aux investisseurs au long cours celle de la titrisation, très en vogue au début du siècle dont vous avez forcément entendu parler, même si vous êtes nés de la dernière averse : Des créances pourries (« junk bonds ») étaient mélangées à des créances solides (AAA) et vendues aux investisseurs comme des véhicules d’investissement solides et rentables.
Et en réalité, les prêts non performants ont contaminé le tout, et leur effondrement a mené à la crise des subprimes !
On ne savait plus donner la moindre valeur à ces titres et ça aura figé les échanges interbancaires générant une crise de liquidité qui aura précipité la chute des émetteurs des « Junk bonds »… et de menacer tout le système bancaire qui n’était pas préparer à ne pas pouvoir se refinancer !
Or, les actions de la nouvelle méga-entreprise d’« Élan-Must » sont conçues sur le même modèle : Du bon (la constellation Starlink), du très bon (les lanceurs Falcon et le futur Starship), et du très « attirant » (l’IA de xAI et le réseau social X) pour sauver du moyen peu performant et en perte de vitesse (Tesla).
 
Je vous rappelle également que le bonhomme ce sera fait jeter de « Chat-J’ai-pété » après en avoir été un des initiateurs, qu’il aura bazardé sans ménagement son tunnel entre San Francisco et L.A., ainsi que le projet sous ces villes et à Toulouse porté par Hyperloop après avoir mobilisé quantité de financement.
En bref, il n’est pas forcément le « brillant » Asperger qu’il prétend être, d’autant mieux après son échec cuisant en qualité de « Sinistre de Trompe-le-clown »…
 
Pour ceux qui espéraient suivre « Élan-Must » dans son aventure spatiale, la pilule est quelque peu amère. Il leur faudra désormais également accompagner le milliardaire dans ses lubies autour de l’IA et de la diffusion de l’information.
Avec tout ce que cela comporte en termes de risque opérationnel et de pertes financières à anticiper, le bonhomme est en train de performer dans le prochain désastre financier de la planète…
C’est pour le moins très inquiétant et on comprend mieux qu’il puisse n’avoir aucune confiance dans les institutions judiciaires et politiques de nos démocraties électives qu’il vilipendera volontiers à l’occasion !
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
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