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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

jeudi 4 juin 2026

Ce sont des drôles…

Tous responsables !
 
Naturellement, aujourd’hui, main sur le cœur, tous veulent « faire barrage » à l’extrême-droâte, et au « national-populisme », au moins dans mon pays de « Gauloisie-magnifique ». C’est devenu leur fond de commerce, et ils sont nombreux à se disputer les faveurs d’être le porte-drapeau de cette « lutte civilisationnelle ».
À croire que, soit ils n’ont rien compris, soit ceux sont eux-mêmes qui ont soutenu le diable pour demain lui « faire barrage ».
Personnellement, je me rappellerai toujours « Francisque-Mythe-errant », Président de cette Vème République qu’il disait détester, surnommé « Dieu » pour être devenu le « maître du Verbe », qui pour se maintenir au pouvoir malgré sa détestable gestion du pays balançait une phrase, une idée, voire une organisation comme SOS Racisme archi-subventionnée et sortie de rien (et qui y est retournée depuis), pour empêcher ses adversaires de droâte-Républicaine de devenir majoritaire dans le pays : Il aura gardé un mauvais souvenir de la première cohabitation (avec « le Chi »).
Et depuis, tous oscillent entre le mot et les maux extrêmistes…
 
En janvier 2024, « Marinella-tchi-tchi » n’a pas hésité à qualifier ainsi la loi « Pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration », adoptée par le gouvernement « @table » de « Victoire idéologique ».
Une année plus tard, « Fanfan-Bébé-Roux », figure centriste de la majorité, s’inquiétait publiquement d’une « submersion » migratoire.
Des éléments de langage qui illustrent un phénomène plus large : Les idées d’extrême droâte, autrefois marginales, semblent avoir trouvé leur place dans les discours et les pratiques de responsables politiques qui ne lui sont pas traditionnellement affiliés.
 
À l’analyse, la part d’idées d’extrême droâte dans les déclarations de politique générale progresse de manière continue depuis le milieu des années 1970, selon une dynamique de long terme qui dépasse largement les alternances partisanes.
Après des niveaux élevés au début de la Vème République – notamment sous « Michou-Deux-Braies » et de « Pompon-Pie-doux », dans le contexte de la guerre d’indépendance algérienne, le scoring idéologique d’extrême droâte augmente progressivement dans les années 1980 et 1990 (les année « Mythe-errant »), et marquera un palier relatif au tournant des années 2000 (les années « Chi »).
Puis il repart nettement à la hausse à partir des années 2010 (les années « Tagada-à-la-fraise-des-bois »).
Les discours les plus récents (années « Jupiter », sans socle dogmatique) atteignent ainsi des niveaux comparables à ceux observés dans les moments les plus conflictuels du début des années 1960, mais dans un contexte institutionnel bien plus stable que celui du début du régime.
 
Ce qui interpelle, c’est que les propos de « premiers sinistres » de droâte, du centre et même de gôche ont, à des degrés divers, repris des expressions ou des cadrages caractéristiques de ce registre idéologique « d’extrême-droâte » qui reste construit sur quelques thèmes restés stables au fil du temps.
Un phénomène qui n’a rien d’étonnant : L’extrême droâte ne crée rien ex nihilo, elle ne fait que radicaliser des idées déjà présentes dans la société – l’attachement à la nation, la valorisation de l’ordre ou la méfiance envers l’égalité.
La notion de nation en offre un bon exemple : Elle peut être comprise de manière ouverte, comme un projet politique commun ou, au contraire, comme une communauté fermée, définie par la naissance ou la supposée appartenance raciale.
 
Mais en valorisant ces interprétations exclusives, les « premiers sinistres » successifs du pays ont, depuis les années 1970, contribué à estomper la frontière entre discours d’extrême droâte et langage institutionnel.
Le constat est d’autant plus frappant que les déclarations de politique générale – ces discours solennels où un chef de gouvernement présente son programme devant l’Assemblée nationale et le Sénat – sont réputées consensuelles, destinées à rassembler une majorité. Or, même dans ce cadre codifié, le lexique s’est déplacé : Des termes autrefois impensables s’y sont imposés, élargissant peu à peu les limites du dicible, de ce qui peut être énoncé sans provoquer de tsunami.
 
Traditionnellement, on a tendance à expliquer la diffusion des thèmes d’extrême droâte par la cooptation électorale : Des partis reprennent ponctuellement certains éléments du programme de leurs adversaires pour séduire leur électorat. « Bling-bling » (le repris de justice qui a réalisé un hold-up sur le parti Gaulliste pour gagner l’Élysée) a, par exemple, multiplié les références à l’« identité nationale », en 2007 et en 2012.
C’est même à cette époque-là que de Corsu-Gaulois et fier de l’être (au moins depuis la bataille de Ponte-Nuovo perdue à jamais par les « cousins-patriotes »), je suis devenu « Gauloisien-Corsu » quand il aura affirmé que nous étions tous des gaulois…
Non mais il s’était regardé, lui ?
Le kon, il en a oublié sa première épouse ajaccienne, qui n’a rien d’une gauloise (de ceux qui « dessinaient sur les murs de leurs grottes quand la Grèce inventait la philosophie », en dit toujours mon beauf’ [celui qui fait le Grec dans le civil] !)
 
Toutefois, à des périodes où cette stratégie n’était pas payante électoralement, à qui sait regarder, apparaît une hausse du score idéologique d’extrême droâte dans les discours de « premiers sinistres » également issus du centre ou de la gôche, les pires (qui ont pourtant, d’après leurs prétentions, des « valeurs » radicalement opposées).
Autrement dit, la diffusion ne résulte pas seulement d’un calcul stratégique : Elle traduirait un déplacement durable du langage politique.
Car cette idée a été développée à l’extrême droâte par la Nouvelle Droâte, un courant intellectuel né en 1969 autour du think tank « Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne » (Grece) qui avait pour ambition de réhabiliter une pensée réactionnaire, voire fasciste, mais pas encore « nationale-populiste » (qui aura dépassée tout le monde en une petite décennie), à l’échelle européenne, après la Seconde Guerre mondiale.
Pour cela, la métapolitique, de celle qui façonne l’espace politique lui-même, en modifiant son paradigme idéologique, repose sur une idée simple : Avant de prendre le pouvoir, il faut transformer la société et, pour cela, il faut réinventer les mots, les symboles et les cadres de pensée qui la structurent.
Autrement dit, il s’agit de façonner le sens commun pour le rendre plus perméable à ses idées plutôt que de convaincre directement sur la base d’un programme politique clairement identifiable.
Une stratégie revendiquée par certains membres éminents de l’extrême droâte « gauloisienne-fasciste » comme « Marions-Marre-&-Chiale ».
 
Autrement dit, une idée auparavant impensable peut devenir politiquement légitime si elle est régulièrement évoquée, débattue ou reformulée dans des termes plus neutres.
Et Dieu sait si les marxistes savaient faire ce genre de chose sous le vocable de la « dialectique hégélienne » (que j’en aurai bavé pour avoir dû travailler avec quelques-uns et être resté attaché à la maïeutique Socratique) : C’est toute une génération de « sociologues-&-penseurs-scientifiques » qui nous bassinait à énoncer des vérités qui n’en étaient pas, un peu comme des curés avec leur missel et les prières inlassablement répétées, pour mieux convaincre ensuite…
 
Pour en rire, je me souviens d’un prof d’Histoire, agrégé des lycées, qui nous avait lancé en classe lors d’un cours sur le mur de Berlin, qu’il fallait mettre fin aux 10 millions de réfugiés qui passaient à l’Ouest… « Mais pour l’essentiel des médecins et des avocats ! »
Devant l’énormité du propos (10 millions sur à peine 14 ou 15), je suis parti dans un fou rire qui a vite gagné toute la classe et je me suis retrouvé chez le proviseur avec un avertissement qui m’empêchait de redoubler (au cas où)…
 
Ainsi à chaque fois qu’un responsable politique – même modéré – mobilise une rhétorique sécuritaire, anti-immigration ou anti-égalitaire, il contribue, volontairement ou non, à élargir cette « fenêtre de respectabilité » : Ce qui paraissait extrême hier devient aujourd’hui une opinion ordinaire, ni plus ni moins.
Et on défend depuis Voltaire, le droit d’exprimer des idées, mêmes les plus extrêmes, surtout quand, comme par magie, elles sont devenues « acceptables » !
 
En modifiant les cadres symboliques et les associations de sens, des responsables politiques qui ne sont pas affiliés à l’extrême droâte ont donc contribué – bon gré mal gré – à un processus « métapolitique » favorable à la diffusion de ses idées. Ce faisant, ils ont contribué à les faire entrer dans le langage du pouvoir, jusqu’à les rendre familières au-delà des acteurs qui s’en revendiquent traditionnellement.
Tous coupables, vous dis-je. Et s’ils ne le sont pas, ils restent tous responsables…
Car depuis 2017, la façon dont l’exécutif (qui n’a pas de colonne vertébrale idéologique) parle effectivement de l’immigration, notamment en reprenant, encore plus que ne le fait « Marinella-tchi-tchi » et « Bordel-là », la métaphore du flux prêt à déborder en est un excellent exemple.
Malheur à eux tous…
Car il faut tout de même rappeler qu’en « Gauloisie-sans-frontière », il n’y a que 7,7 millions d’immigrés qui y vivent, soit 11,3 % de la population totale. Et encore, 2,6 millions d’entre eux, soit 33,5 %, sont « Gauloisien-de-naissance ».
C’est respectivement 14,3 % et 36 % en Belgique, 14,36 % en « Ibérie », 8,4 M au Royaume-Uni et 10,4 M en « Teutonnie », etc…
 
Les « premiers sinistres » qui se réclament du centre – et qui se présentent souvent comme des figures de modération – sont les mêmes qui paradoxalement ont contribué à accélérer ce glissement vers l’extrémisme.
En effet, si certains « premiers sinistres » de droâte (comme « Deux-Braies », le « Chi » et même « Bat-la-mou ») atteignent ponctuellement des scorings idéologiques d’extrême droâte particulièrement élevés dans leurs propos, d’autres sont nettement plus bas (« Chat-Ban-Del-Masse », « Couvre-deux-Mur-ville » ou « Raf-la-main-sur-le-cœur »).
Mais la droâte se caractérise ainsi par une dispersion interne qui laisse entrevoir l’intervention d’autres facteurs contextuels dans la mobilisation des idées d’extrême droâte : Par exemple, la nomination de « Chat-Ban-Del-Masse » est marquée par la volonté d’une ouverture aux sociaux-démocrates de « Pompon-Pie-doux ». Cela se retrouve dans son programme de « nouvelle société » et son discours qui dénonce un pays de « castes » et des inégalités excessives.
Mais le « gagneur de Bord-Dos » s’est fait jeter par « « Giskar-A-la-barre »…
 
À l’inverse, les « premiers sinistres » issus du centre présentent des niveaux durablement élevés de références d’ultra-droâte et relativement homogènes, en particulier dans la période récente (« Kung-fu-panda », « Gens-Casse-tête » ou « Gaby-@table »). L’écart maximal observé au sein du centre – entre « Lili-Bête-Borgne » et « Gens-Casse-tête » – ne dépasse leur « scoring » que de 3 points l’un envers l’autre alors qu’il dépasse 8 points entre « Chat-Ban » et « Deux-Braies », les deux « premiers sinistres » de droâte aux scores les plus opposés.
 
Et cette configuration des mesures se retrouve dans la distribution des scorings : Parmi les cinq « premiers sinistres » affichant des scores les plus élevés, on compte trois personnalités de droâte et deux du centre, tandis que les cinq scores les plus faibles regroupent une personnalité de gôche et quatre de droâte.
Le centre occupe ainsi de manière plus constante le haut du spectre : À l’exception de « Lili-bête-Borgne », l’ensemble des « premiers sinistres » centristes se situent au-dessus de la médiane, ce qui en fait un vecteur plus régulier de normalisation de ce registre idéologique.
 
« Kung-fu-panda » évoque ainsi la « pression migratoire » et les « tensions » qu’elle ferait peser sur la cohésion nationale, dans une logique de gestion administrative des flux.
« Casse-tête » appelle pour sa part à « rétablir l’autorité de l’État » face à une « coalition d’ennemis de la République » mêlant terrorisme, séparatisme et extrémisme (pas d’amalgame, n’est-ce pas…).
« Gaby-@table » recourt quant à lui à de multiples reprises à la métaphore du « réarmement » – de l’État, de l’école ou des politiques publiques – inscrivant l’action gouvernementale dans un registre martial.
Pris ensemble, ces cadrages contribuent à installer durablement dans le langage du pouvoir des représentations historiquement associées à l’extrême droâte, sous des formes euphémisées.
J’admire…
 
Et m’inquiète : On transforme, on conditionne nos concitoyens comme de vaillant « gardiens des valeurs républicaines » (rappelez-vous le débat pré-électoral des primaires du centre et de la droâte de 2017… pour ceux qui peuvent s’en rappeler), sans vraiment définir ce qu’il y a dedans (autre qu’une auberge espagnole…).
 
Ainsi, en cherchant à incarner la raison et le compromis, le centre a souvent repris les thèmes de l’extrême droâte pour mieux les encadrer ou les « rationaliser ». Mais cette stratégie produit l’effet inverse : Elle légitime ces thèmes en les inscrivant dans le langage gouvernemental.
Un ramassis de socio-traites, en somme… des écervelés.
En se définissant depuis toujours comme le pôle de la modération, le centre adopte une posture d’arbitre plutôt que de compétiteur dans le jeu démocratique. Or, tout en jouissant d’une position de force lorsqu’il est au pouvoir, le centre tend à renvoyer dos à dos l’extrême droâte et la gôche. Et paradoxalement, c’est une formule doublement gagnante pour l’extrême droâte qui se voit normaliser (en devenant un extrême parmi d’autres) tandis que l’un de ses principaux adversaires se trouve diabolisé, la gôche étant désormais présentée comme extrémiste…
Alors qu’elle est générosité dogmatique, certes avec le pognon d’autrui… parce que c’est plus facile de le voler racketter là où il est que de le faire générer par le labeur et le talent (dont ils sont souvent dépourvus… La preuve, s’ils en avaient, ils seraient proche de la droâte républicaine, ou de la social-démocratie de gôche, comme un « Deux-l’Or » par exemple).
 
Mais cette dynamique ne se limite pas qu’à des calculs électoraux ponctuels. Comme l’explique notamment « Pique-et-t’y », l’expansion du centre, en affaiblissant les partis de gôche et de droâte traditionnels, contribue à polariser le champ politique.
En se présentant comme « au-dessus des clivages » tout en mettant en œuvre des politiques largement alignées sur l’agenda de la droâte (voire en reprenant certains de ses cadrages) le centre opère un déplacement du référentiel politique.
Ce processus contribue à rendre encore plus discutables puis d’autant plus acceptables des thèmes et des diagnostics initialement portés par l’extrême droâte.
 
Et là, il convient tout de même de rappeler comment les élites libérales de la République de Weimar ont cru pouvoir canaliser les forces autoritaires en les intégrant au jeu institutionnel – avant d’en être les premières victimes.
Le parallèle historique souligne la fragilité d’un centre qui, en voulant instrumentaliser l’extrême droâte, finit parfois par lui ouvrir la voie.
C’est probablement ce qui se trame sans le dire : On le saura l’année prochaine.
Et les conséquences de ces calculs politiques ou de ces lâchetés pourraient être redoutables : La CGT prépare ainsi et dès maintenant la mise à mort de l’économie tricolore si le « Air-Haine » remporte les prochaines élections nationales !
C’est dire que les militants ne croient pas une seule seconde à la percée de « Mes-Luches » !
Fantastique, n’est-ce pas ?
 
Et pendant ce temps-là, le monde court à sa perte avec des cinglés qui espèrent vivre sur Mars avec votre pognon et pendant des siècles et des siècles pour atteindre l’immortalité… mais c’est un autre billet en préparation.
Et on meurt tous les jours sous les bombes ou les balles d’autres cinglés qui tuent, estropient, blessent, violent, détruisent pour leurs idéaux « nationalpopulistes » et extrémistes : Il ne faut pas l’oublier non plus.
Je reste inquiet, figurez-vous… parce que finalement, nous sommes tous responsables de notre sort, y compris celui que certains construisent même sans le vouloir. Ni le savoir…
Quels aveuglements !
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
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mercredi 3 juin 2026

J’en reste sidéré…

Science, business ou enjeu géopolitique ?
 
Pourquoi donc la NASA fonce-t-elle vers la Lune à bride abattue ? Pourquoi tous ces « mignards » claqués dans cette reconquête spectaculaire vers notre satellite naturel alors qu’il y a tant d’autres urgences à régler avant, comme nourrir et soigner utilement une humanité enkystée dans son désespoir de survivre face aux changements climatiques qui se façonnent autour de l’inversion du champ magnétique de la planète ou face aux risques de croiser l’orbite d’un gros « géocroiseur » ?
Nos « milliardaires » ne savent pas maîtriser la plupart des risques qui pourraient mettre fin à la vie de l’espèce « homo-sapiens-supérieur » sur sa planète, mais rêve déjà d’habiter la Lune ou Mars, alors que la vie n’y existe pas…
 
Peut-être parce que finalement, derrière la promesse d’une « renaissance lunaire », le programme « CLPS » de la NASA, notamment, révèle d’une course géopolitique sous pression, avec des industriels encore fragiles et une Lune déjà pensée comme un territoire « stratégique ».
La Lune, ce n’est plus seulement un astre, c’est aussi désormais un calendrier.
Avec un programme dénommé « Commercial Lunar Payload Services » (CLPS), inventé par la NASA, celle-ci ne construit plus seule ses atterrisseurs lunaires : Elle achète des livraisons à des entreprises privées !
C’est désormais un business…
 
L’objectif officiel avoué c’est d’envoyer le plus vite et le moins cher possible des instruments scientifiques, des démonstrateurs technologiques et de petits robots sur la Lune, notamment pour préparer le programme Artemis et le retour humain durable.
En clair, faire de la surface lunaire un « banc d’essai » permanent.
Le programme devait ouvrir une nouvelle méthode : L’agence fixe la destination, charge les industriels de livrer, accepte davantage de risques et espère développer un marché lunaire totalement « ricain ».
Moins de bureaucratie, plus de cadence.
 
Mais derrière cette élégante promesse de « livraison commerciale », une question s’impose : S’agit-il encore d’explorer la Lune, ou de construire à grande vitesse une logistique de puissance ?
Or, justement la NASA veut désormais inscrire les alunissages dans une cadence industrielle : Missions privées, livraisons répétées, engins commerciaux, instruments scientifiques empilés comme des colis haut de gamme…
Sur le papier, c’est la grande renaissance lunaire !
Dans les faits, cela ressemble surtout à une fuite en avant : Aller vite, très vite, avant que la Chine n’impose sa propre présence technologique au pôle Sud lunaire. La recherche scientifique est invitée, mais elle n’est pas forcément aux commandes.
Et le programme CLPS doit accélérer l’exploration lunaire robotique à l’aide des entreprises privées.
Vu comme ça, l’idée paraît brillante : La NASA achète un service au lieu de tout construire elle-même.
Moins cher, plus rapide, plus souple, du moins en théorie, vous dis-je.
 
Sauf que le rythme visé a changé d’échelle. L’agence parle désormais de dizaines d’alunissages robotiques à partir de 2027, l’année prochaine, avec un encadrement renforcé des fournisseurs et de leurs chaînes techniques.
Ce n’est plus seulement un programme scientifique, c’est devenu une machine de puissance nationale !
La Lune redevient un podium et Washington ne veut pas voir Pékin monter dessus en premier.
 
La Chine, elle, avance avec son propre tempo : Alunissage habité visé avant 2030, missions Chang’e successives, station scientifique internationale lunaire autour du pôle Sud à l’horizon 2035.
Autrement dit, la NASA n’a pas mission de courir seulement vers la Lune : Elle court une nouvelle fois contre quelqu’un.
Une nouvelle fois, car les programmes Mercury, Gemini et Apollo, c’était déjà ça : Après avoir raté la première marche du premier astronaute en orbite basse laissée à l’URSS, la NASA a pris de l’avance avec le premier homme sur la Lune avec Apollo, puis l’a gardé avec la première station spatiale en orbite avec Skylab et aura tué le match avec l’ISS et sa coopération internationale…
Les USA ne veulent pas perdre la prochaine étape avec Artémis : La conquête du Pôle Sud de la Lune !
 
Et leur problème, c’est que les prestataires privés n’ont pas encore démontré qu’ils pouvaient tenir cette cadence sans transformer chaque mission en pari industriel.
Astrobotic n’est par exemple pas parvenu à poser l’alunisseur Peregrine sur la Lune.
Intuitive Machines a bien atteint la surface avec Odysseus en 2024, mais l’engin a fini couché.
En 2025, sa mission IM-2 a également terminé sur le flanc, limitant fortement son exploitation scientifique.
La réussite pour le moment, elle s’appelle Blue Ghost, de Firefly Aerospace.
On promet une autoroute lunaire, mais les premiers camions arrivent cabossés.
Pendant ce temps-là la Chine avance jusque sur la face cachée de notre satellite.
 
Et ce n’est pas seulement une question d’image : L’Inspection générale de la NASA a déjà relevé des surcoûts cumulés de 208,2 millions de dollars, des retards moyens de 14 mois et même une faillite parmi les fournisseurs.
Avant de promettre des alunissages quasi mensuels, CLPS traîne déjà ses premières casseroles : Retards lourds, missions bancales, réussite complète encore rare. La cadence industrielle commence avec un pied dans le cratère : Même Starship « d’Élan-Must » aura loupé sa première mission juste avant la méga-hyper introduction en bourse de SpaceX. Même si on en dit que ça reste « perfectible »…
On parle beaucoup de « marché lunaire ». Très bien.
Mais qui finance l’apprentissage ?
 
Les contrats CLPS représentent jusqu’à 2,6 milliards de dollars jusqu’en 2028.
La NASA finance les premières livraisons, absorbe une partie du risque politique, crédibilise les entreprises, nourrit la chaîne industrielle.
Ensuite, on appellera cela un marché. C’est classique : Socialiser les débuts, privatiser les promesses.
De ce côté-ci de l’Atlantique on dit plutôt « nationaliser les pertes, privatiser les profits »… mais ce sont les mêmes mécanismes !
 
Et de Firefly, Blue Origin, Intuitive Machines ou encore jusqu’à SpaceX, les montants publics s’empilent à coups de centaines de millions de dollars pour des livraisons lunaires ciblées. La question n’est donc pas « faut-il travailler avec le privé ? ».
Bien sûr que oui, si cela fonctionne.
La vraie question est plus brutale : À partir de quand une politique scientifique devient-elle une politique industrielle habillée en exploration ?
 
Mais pourquoi justement le pôle Sud, ce futur Far West glacé ?
Tout converge, en effet et désormais, vers le pôle Sud lunaire.
Parce qu’il contient peut-être de la glace d’eau, des zones d’ombre permanente, des reliefs exposés à la lumière solaire sur de longues durées.
En clair, énergie, eau, carburant possible et donc présence humaine durable.
Mais les bons emplacements sont rares !
Certaines études alertent déjà sur les risques d’appropriation des meilleurs sites, notamment les zones de lumière quasi permanente.
D’autres appellent à encadrer l’exploration et l’extraction de glace avant que la ruée ne commence vraiment.
Car une ruée sans règles, même en combinaison spatiale, ça reste une ruée.
 
Le danger n’est pas seulement qu’un pays « possède » la Lune. Le danger est plus subtil : Occuper les meilleurs endroits, installer les infrastructures, imposer les normes par sa présence physique. Inutile de planter une clôture quand les panneaux solaires sont déjà en place.
CLPS ne vise donc pas la Lune au hasard : La majorité des missions se concentre vers les régions polaires, là où se croisent eau glacée, énergie solaire et futurs conflits d’usage.
La science arrive, mais la géopolitique a déjà réservé la table.
La poussière avant le drapeau…
 
Il y a aussi ce que les beaux discours évitent : Alunir, c’est aussi salir, polluer.
Les panaches des moteurs soulèvent le régolithe, projettent des particules, peuvent contaminer ou endommager les équipements voisins.
La NASA finance elle-même des recherches sur ces interactions, preuve que le problème n’est pas que théorique et n’a pas encore trouver de solution.
Plus on multiplie les alunissages, plus on risque d’altérer les sites que l’on prétend étudier. Les décollages peuvent se faire sans carburant : Une accélération électromagnétique linéaire est possible sur un astre sans atmosphère et dont la vitesse de satellisation est deux fois inférieure à celle de la planète-mère.
C’est plus facile avec un petit réacteur nucléaire qui fournit l’électricité…
Parce que la Lune n’a pas d’atmosphère pour… nettoyer la scène de crime des polluants
 
Côté Terre, les lancements pèsent encore peu dans le bilan climatique mondial, mais leurs émissions sont injectées très haut dans l’atmosphère, là où suies, oxydes et autres particules peuvent avoir des effets disproportionnés sur l’ozone et le climat.
La conquête lunaire a toujours aimé les grandes phrases. Elle aime moins les bilans matière.
Soyons clairs : Il ne faut pas abandonner l’exploration de la Lune, ce serait absurde. Le programme CLPS peut produire de la vraie science, tester des technologies utiles, réduire certains coûts, ouvrir des voies nouvelles.
Le problème n’est pas l’exploration. Le problème, c’est la cadence lorsqu’elle devient doctrine.
 
Quand une agence publique promet presque des alunissages en série alors que les premiers essais tanguent encore, il faut poser la question qui fâche : Apprend-on vraiment ou accumule-t-on les démonstrations pour ne pas perdre la course ?
 
Il est envisageable que la Lune mérite mieux qu’un simple concours de vitesse entre puissances spatiales anxieuses et fournisseurs sous pression. Elle mérite une stratégie prolongée quand il le faut, ferme sur les critères, claire sur les intérêts privés, stricte sur les sites fragiles et honnête sur les coûts.
Et ce n’est pas encore le cas…
Sinon, « la renaissance lunaire » risquerait de devenir exactement ce que l’époque sait produire de mieux : Une grande promesse publique, une facture collective et quelques entreprises idéalement placées au pied du cratère.
Mais pour l’heure les acteurs de cette « reconquête » ne proposent rien de mieux que cette course d’égos nationaux surdimensionnés…
Comme il y a une (ou deux) générations passées avec le programme Apollo et ses prédécesseurs.
 
Avec en ligne de mire la planète Mars, tout aussi inhabitable que la Lune, deux rochers à la dérive dans le cosmos qui n’ont pas de champ-magnétique pour se protéger des vents solaires destructeurs… J’y reviendrai probablement.
Curieux futur qu’on nous fabrique là…
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
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mardi 2 juin 2026

Ils ne perdent pas le Nord…

L’état d’alerte de sécurité nationale…
 
C’est passé un peu inaperçu entre les ponts successifs, la précampagne électorale qui collectionne les candidatures à la candidature pour la Présidence de la République, et le défilé des stars de la raquette ou du 7ème art sur tapis-rouge.
Mais, quand on reste vigilant, on aura pu noter que l’Assemblée nationale a adopté, malgré le manque de majorité stable sur laquelle un gouvernement du pays peut s’appuyer durablement, le principe d’un « état d’alerte de sécurité nationale ».
Et ce n’est rien de moins qu’un nouveau « régime d’exception » permettant à l’exécutif de déroger aux normes administratives en cas de crise majeure, une fois de plus…
Un dispositif inédit, intégré dans la révision de la loi de programmation militaire, qui divise pourtant profondément la classe politique entre partisans de l’efficacité opérationnelle et défenseurs des garde-fous démocratiques.
 
C’était le 19 mai 2026 qu’une étape décisive aura été franchie en adoptant le principe d’un « état d’alerte de sécurité nationale », dispositif juridique inédit conçu pour répondre aux nouvelles formes de menaces pesant sur le territoire « Gauloisien-grandement-menacé » de toutes parts.
Intégrée à la révision de la loi de programmation militaire 2024-2030, cette mesure soulève d’emblée de vifs débats quant à ses implications d’une « démocrature » croissante et aux garde-fous constitutionnels censés vous protéger.
 
Le scrutin a abouti à une large adoption tout en révélant des fractures politiques profondes. Le camp gouvernemental et « l’extrême droâte » ont soutenu ce dispositif de concert, tandis que la « gôche » et les « écolologistes » exprimaient leurs réserves, et que le « P.soce » aura courageusement choisi la voie de l’abstention.
Et le texte est parti tel quel au Sénat qui ne devrait pas faire de difficulté…
 
L’analyse du vote met en lumière des clivages significatifs au sein de la représentation nationale. « Cathy-Vaurien », la « sinistre des Armées », a défendu ce régime avec fermeté, affirmant : « Nous ne touchons pas aux libertés individuelles » (bien entendue…), tout en soulignant l’ambition du texte d’« augmenter nos moyens de production pour répondre à la crise, protéger certaines entreprises sensibles, installer ou construire en urgence des capacités d’hébergement ou de soin ».
« Yan’Nique-Chêne-var », le rapporteur jupitérien du texte, aura quant à lui justifié cette innovation législative par l’existence d’« un espace entre l’état de guerre et l’état de paix », nécessaire pour faire face à « l’hybridité des conflits » contemporain !
Étonnant…
Et cette argumentation illustre finalement une évolution doctrinale tricolore face aux « menaces hybrides et asymétriques » qui redessinent le paysage sécuritaire occidental.
C’était peut-être indispensable…
Alors que du côté de l’opposition de gôche, les critiques ont été cinglantes : « Basta-La-chaude », député « La Gauloisie-Insoumise », a dénoncé des « critères de déclenchement beaucoup trop flous », estimant qu’« une décision aussi grave, qui permet de déroger au droit commun et d’accroître les pouvoirs de l’exécutif, doit obligatoirement passer devant le Parlement ».
Probablement au titre des principes, mais qui n’est pas forcément adapté aux réalités des éventuelles menaces à contre-carrer en urgence.
 
C’est que ce dispositif législatif inédit pourrait être déclenché « sur tout ou partie du territoire national, par décret en conseil des ministres en cas de menace grave et actuelle ». Et trois catégories de dangers sont susceptibles d’en justifier l’activation : Une menace contre « la continuité des activités essentielles à la vie de la Nation et la protection de la population », une situation de nature à « justifier la mise en œuvre des engagements internationaux de l’État en matière de défense », ou encore « une menace nécessitant le déploiement des forces françaises ou alliées sur le territoire ».
Autrement dit, un état de pré-guerre « de haute intensité »…
 
Face à ces situations critiques, l’exécutif disposerait d’une « batterie de mesures de simplification administrative » lui permettant de déroger, notamment, aux normes environnementales ou d’urbanisme.
Pour illustrer le rapport qu’il y a entre une menace étrangère et la délivrance d’un permis de construire, un exemple aura été fourni par une source gouvernementale qui est censé éclairer parfaitement cette logique opérationnelle : Construire des hangars destinés à abriter des Rafale sans avoir à franchir « toutes les haies du droit commun sur la protection des espèces »…
Grave, la situation envisagée !
Et tant pis pour le balbuzard-pêcheur qui niche encore dans le parc régional de la Scandola
 
On peut toutefois noter que d’un point de vue de sécurité intérieure, ce régime représente un changement de paradigme considérable : En permettant à l’exécutif de contourner certaines procédures administratives et réglementaires sans délai, il entend réduire le temps de réponse de l’État face à une menace imminente.
La logique sous-jacente est celle de la résilience nationale : Rendre les institutions et les infrastructures critiques – énergie, santé, défense – rapidement opérationnelles en cas de crise, sans attendre l’issue de procédures longues qui, en temps de paix, constituent des garanties démocratiques, mais peuvent devenir des entraves en situation d’urgence.
Il faut dire qu’un hangar à Rafale s’impose nécessairement en cas d’agression du virus « Eh-beau-là » ou même de celui de « l’Antar-virus », qu’en déduis-je…
 
Mais je dois me tromper car « l’état d’alerte » soulève d’importantes questions quant à l’équilibre des pouvoirs. Prévu pour une durée initiale de deux mois, il nécessiterait l’aval parlementaire pour toute prolongation.
Cette procédure constitue le seul « garde-fou démocratique » proposé, que l’opposition juge bien sûr insuffisant en raison de son caractère a posteriori.
Mais elle a tort : C’est le principe même du dispositif… Tu prends ou tu laisses, mais tu ne le démontes pas en petits-bouts selon ton humeur du moment.
Ainsi la sémillante « Sire-elle-Chatte-laine », présidente du groupe « écololo » à l’Assemblée, a formulé cette préoccupation vivifiante avec clarté : « Il nous semble indispensable, dans un État démocratique, que le déclenchement de cet état d’exception soit fait par une loi ».
On peut dire ça comme ça, effectivement. Mais un débat devant les deux chambres destiné à se mettre d’accord sur un même texte pourrait probablement nuire à l’urgence d’une réponse efficace… ou si elle n’a pas compris ça, soit elle a un QI de pétoncle, soit elle est d’une mauvaise foi crasse…
Néanmoins cette exigence traduit une conception plus rigoureuse des conditions d’exercice des pouvoirs exceptionnels, héritée d’une tradition républicaine attachée au contrôle parlementaire préalable.
Même si ça fait longtemps, à travers toutes les lois d’exception adoptées depuis plus d’une décennie, soi-disant « provisoires », mais finalement intégrées dans le code pénal et encore ailleurs, le Parlement aura abandonné au fil du temps bien de ses prérogatives en matière de sécurité publique…
Il faut aussi dire que les autorités, probablement biberonnées aux principes régaliens de la Liberté publique depuis des générations, n’en auront pas abuser outre mesure : Il est simplement devenu désagréable de ne plus pouvoir identifier le flic qui vous tabasse dans la rue, faute de numéro d’identification visible sur l’uniforme… qui reste « mono-forme » !
 
Par ailleurs, sur le plan de la sécurité intérieure, les changements adoptés soulèvent une autre question fondamentale qui est passée inaperçue : Jusqu’où peut-on suspendre les garanties ordinaires du droit sans fragiliser l’État de droit lui-même ?
Les critères de déclenchement, jugés trop larges par l’opposition, ouvrent théoriquement la porte à une activation dans des situations dont la gravité pourrait être contestée.
L’histoire des régimes d’exception en Europe – et en « Gauloisie-des-droits-de-l’Homme » en particulier, avec les prolongations successives de l’état d’urgence antiterroriste entre 2015 et 2017 – démontre que ces dispositifs tendent à s’étirer au-delà de leur justification initiale, au risque d’une normalisation progressive de l’exception.
L’adoption de ce nouveau régime s’inscrit en plus dans un contexte international où les démocraties occidentales réévaluent leurs instruments juridiques face aux menaces contemporaines.
En effet, plusieurs pays européens développent des mécanismes analogues pour répondre aux défis sécuritaires d’une époque marquée par la conflictualité hybride.
Mais ce que font nos voisins ne nous oblige pas à les imiter…
 
Cette innovation juridique accompagne en réalité une montée en puissance budgétaire sans précédent : La loi de programmation militaire révisée porterait à 436 milliards d’euros les dépenses militaires prévues d’ici la fin de la décennie, représentant 36 milliards d’euros supplémentaires par rapport à la programmation initiale de 2023 : Du moment que c’est vous qui payez et pas ceux qui en décident, pourquoi se priver ?
Cette trajectoire financière ambitieuse demeure néanmoins conditionnée aux validations annuelles lors des débats budgétaires, ce qui relativise tout de même la portée des engagements pluriannuels.
Mais elle traduit la volonté « Gauloisienne-spécifique » de renforcer substantiellement ses capacités de défense dans un environnement géostratégique profondément dégradé – une ambition qui résonne également dans d’autres domaines de souveraineté, à l’image des efforts déployés par certains alliés pour sécuriser leurs approvisionnements stratégiques, comme en témoigne la démarche australienne sur les terres rares.
 
Le texte intègre également d’autres dispositions sensibles, notamment l’encadrement de la liberté d’expression des agents du renseignement et l’élargissement des possibilités de recours aux algorithmes pour « traquer et exploiter des données de connexion sur le web ».
Ces mesures, discrètement introduites dans le texte, n’ont pas manqué de susciter également des interrogations sur les contours réels du dispositif.
 
L’introduction de cet « état d’alerte de sécurité nationale » comporte donc des risques politiques que nul ne saurait minimiser. Le principal écueil réside dans la banalisation progressive de « l’exception » – phénomène bien documenté dans l’histoire des régimes d’urgence, où ce qui était conçu comme temporaire finit par s’installer durablement dans l’ordre juridique ordinaire.
La définition relativement large des menaces susceptibles d’activer ce dispositif alimente déjà de légitimes ces craintes.
Et l’opposition redoute par ailleurs un détournement potentiel à des fins politiques, appréhension que l’absence de contrôle parlementaire préalable ne fait que renforcer.
Dans un contexte où les tensions politiques intérieures s’exacerbent – comme en témoignent les débats sur les droits fondamentaux qui traversent les démocraties occidentales, parfois jusqu’aux situations les plus extrêmes, telle la recrudescence des exécutions capitales dans le monde – la vigilance démocratique s’impose avec une acuité toute particulière…
L’enjeu majeur consiste précisément à préserver l’efficacité opérationnelle tout en maintenant les garde-fous institutionnels indispensables à la légitimité de l’action publique.
L’évolution de ce dispositif dépendra donc largement de l’usage qui en sera fait et de la réelle capacité du pouvoir législatif à exercer un contrôle effectif, non seulement lors des éventuelles demandes de prolongation, mais dès le stade du déclenchement.
 
Selon le ministère des Armées, cette innovation s’inscrit simplement dans une démarche d’adaptation aux nouvelles formes de conflictualité, caractérisées par leur dimension hybride et leur imprévisibilité chronologique. Mais le vote définitif sur l’ensemble du texte aura constitué aussi un test important pour la majorité présidentielle, révélant sa capacité à rassembler au-delà de ses soutiens traditionnels sur des enjeux de sécurité nationale dont l’acuité ne devrait pas échapper à nos élus…
Et tout cela se fait naturellement « dans votre intérêt bien compris », mais probablement au détriment de votre liberté : Après tout, quand « J’ordonne-le-Bordel-là », ou un autre issu des rangs de « Mes-Luches » prendront d’assaut les ministères par l’effet d’un vote réellement démocratique, ils auront raison de faire usage des mesures d’exception votées précédemment pour se défendre contre leurs acquis du moment.
Et vous n’aurez rien à en redire !
C’est comme ça que prospèrent, et depuis toujours, les régimes liberticides…
Il sera trop tard pour pleurer ou se mordre les doigts.
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org