Celui-là a désormais toutes les qualités enviables !
C’est le sort de tous les « grands-hommes »
(la patrie reconnaissante), il n’y avait qu’à les écouter lui rendre
hommage.
Comme en disait mon « Papa-à-moâ-même » (celui qui me fait encore et toujours frémir l’âme quand je l’évoque), les cimetières sont remplis de personnes irremplaçables.
« Et pourtant, ça continue de tourner même sans eux ! »
Et « Tonton-Yoyo » aura rejoint mon « Papa-à-moâ-même »
(celui qui me fait encore et toujours frémir l’âme quand je l’évoque) au cimetière
« parigot-rive-gôche » de Montparnasse.
Si je pleure l’auteur de mes jours, je n’irai pas pleurer sur la tombe de « Tonton-Yoyo », le « soce » puisqu’il n’a désormais que des qualités alors qu’il aura mis le pays à genoux après « Mythe-errant », mais en bénéficiant, et le gâchant, d’un alignement des planètes qui aura fait passer… provisoirement, la pilule, comme le mondial de foot et son effet euphorique, par exemple.
Alors que « Mort-Roy » ou même ses successeurs, ont dû ramer, pagayer contre vents et courants, surtout les leurs et ceux de leurs dogmes issus d’un siècle dépassé.
Je n’ai donc aucune raison de lui rendre hommage, sauf à regretter de ne plus pouvoir le saluer à l’improviste autour de la place Alphonse Deville, à proximité du Lutetia Palace, sur son vélo ou sous son manteau…
Il y habitait un appartementà « loyer aidé »
d’une compagnie d’assurance notoirement solvable, dans une rue voisine …
Peut-être par boutade, peut-être par maladresse, il
s’était un jour défini comme : « un austère qui se marre, un protestant
athée, un dogmatique qui évolue ».
Là, c’est sûr, il a évolué entre « Lambertisme » et « soce de gouvernement », c’est presque un grand écart ! Il ne lui manquait plus que la Francisque, mais il aura eu la Légion d’honneur, le Mérite et les palmes académiques, plus quelques breloques étrangères… Ce qui valait bien quelques « évolutions », n’est-ce pas !
En attendant, le huguenot nous aura donné la piqûre tous les soirs au JT de 20 heures sur le ton des « directeurs de conscience » que j’avais eu à supporter chez les « petits-noirs » durant ma prime jeunesse.
Que ma « Môman-à-moâ-même », sur le tard m’a fait savoir que « Mon Papa-à-moâ-même » s’était saigné aux quatre-veines croyant bien faire pour me fournir une éducation à la hauteur de ses propres espérances à mon égard…
Alors que ça aura été un enfer sans fin, qui a forgé mon caractère de rebelle à la konnerie humaine, quelle qu’en soit la nature ou l’origine…
Pas vraiment une réussite, finalement, sauf à savoir détecter de loin, parfois de très loin, tout ce qui peut devenir horripilant…
Mais c’est une autre histoire.
Donc, le « grand austère qui se marre », en
2000, alors qu’il est à Matignon, il laisse même publier un recueil de ses «
meilleures blagues », dans le vain espoir de paraître au moins aussi sympa que
son rival le « Chi » (qui était d’une autre trempe, capable de
bouffer de la cochonaille à n’importe quelle heure de la journée et de tâter le
kul des vaches une chope de bière à la main, toujours souriant).
L’ouvrage était sous-titré : « Carnets secrets d’un austère qui se marre ».
L’oxymore restera probablement comme l’épithète accolée à l’ancien « Premier sinistre », décédé en plein dimanche électoral.
Le « Chi », au moins avait de la répartie : « Konnard ! » l’avait insulté un quidam en passant, un jour. Il lui avait tendu la main en disant : « Enchanté ! Moi c’est Chirac ! »
Une autre dimension, vraiment…
Être « austère » chez les huguenots, c’est naturel :
« La vie n’est pas une fête » qu’on soit athée ou non. C’est comme ça
qu’ils « évoluent ».
Car on le savait issu d’une bourgeoisie intellectuelle des hérétiques et de la gôche. Même blindés aux as, un huguenot, ça éteint les lumières en sortant d’une pièce parce que c’est d’abord et forcément un « humble humaniste de progrès » qui veille à gérer au mieux le surplus dont il peut disposer et se contente seulement du nécessaire.
Rien à voir avec les staliniens qui restent d’abord des
voleurs-pilleurs, détrousseurs dans l’âme, capables de pactiser avec le diable
(les nazis que poursuit même encore « Pal-Poux-tine »).
Toutefois, il restera toujours tenté par les illusions pacifistes bien seyantes de toutes les époques.
Lors des municipales parigotes de 1977 (sous « Giscard-A-la-Barre »), les « soces » se rangent tout de même derrière le stalinien local, programme commun oblige, mais rapidement, « Tonton Yoyo » et « Berre-trans-De-la-Nuée » piquent la vedette médiatique à leur chef de file.
Déjà la sociologie de la ville (qui comptait alors plus d’habitant qu’elle n’en a aujourd’hui… 2.299.830 habitants en 1975, 2.067.840 habitants aujourd’hui !) mutait silencieusement et la « ceinture rouge » de la capitale virait au rose.
Deux décennies plus tard, alors qu’il est « Premier sinistre », c’est son complice « De-La-Nuée » qui confisque le flambeau « parigot » à « D’Jack-Langue » et à l’autre trotskiste-lambertiste « Déesse-Khâ », devenu avocaillon, alors que lui-même…
Car il y a eu les années « Mythe-errant ». À
la tête du « P. Soce », « Tonton-Yoyo » se passionne pour
les motions, les synthèses, les réunions et les congrès interminables. Il sera
l’apparatchik modèle, le gardien du temple de « Mythe-errant ».
Il refuse toute entente avec le centre et contre « Roro-card » il va jusqu’à prôner portant le rapprochement avec l’UDF !
Faut oser, et il ose…
En fait, il pose déjà, probablement sans le savoir, l’édifice de la gôche plurielle qui va le tuer. « Mythe-errant » lui préfère « Fafa-l’empoisonneur » pour sa rapidité intellectuelle qui l’impressionne.
Aux législatives de 1986, il s’estime aussi légitime que le « Premier sinistre » du moment pour conduire la majorité. Puis vient le congrès de Rennes, en 1990 : congrès de tous les règlements de comptes, où il fracture le camp présidentiel, se rapproche des « Roro-cardiens », et offre au pays le spectacle presque burlesque des procédures « soces » contre « Fafa-l’empoisonneur : C’est le petit-théâtre pitoyable des process « soces » qui devient une comédie nationale et télévisuelle.
Même que la « droâte-gaulliste » essayera plus tard d’en faire une pâle imitation, notamment à travers ses guerres intestines entre égos surdimensionnés et ses primaires écœurantes et mortifères, mais sans jamais égaler les « maîtres en la matière »…
Là, je ne sais déjà plus à qui il faut rendre hommage…
« Sinistre de les Duc-à-Sion », il laisse en
revanche une trace durable avec la réforme de 1989. L’enfant, au centre de la réforme,
devient sujet, juge et acteur. Un délire où l’ékole glisse doucement vers le
pédagogisme déstructurant.
Les révoltes de mandarins du savoir n’y feront rien.
Une révolution douce, mais profonde, dont la jeunesse fait encore les frais et dont l’ékole ne s’est jamais relevée. Merci à « Tonton Yoyo » : Si plus personne n’apprend plus rien à l’ékole, hors les établissements privés, on sait à qui on le doit…
Et tant pis pour la République et ses fondements !
D’ailleurs, en 1989 éclate « l’affaire de Creil »
quand de jeunes jeunes-donzelles écervelées et d’origine marocaine veulent forcer
les portes d’un établissement scolaire coiffées de voiles islamiques : Le
début de la fin…
Pas très solide sur ses appuis au moment de défendre les grands principes, il suggère aux directeurs d’établissement de dissuader le port de tels symboles, mais pas au point d’engendrer des blocages : « En cas de blocage et en cas de refus, l’école doit accepter ces enfants » ! Bé voyons…
Quinze ans pour avoir une clarification du législateur…
Les intellos de « gôche », Alain Finkielkraut, Régis Debray, Élisabeth de Fontenay et Elisabeth Badinter, cosignent une tribune contre cette attitude de défaitiste, cette reddition, ce recul de la laïcité au nom du « pas de vague » ambiant.
La suite de son parcours relève de l’accident et d’une
série de coups de chance : En 1995, il devient le candidat du « Parti
soce » par défaut : Personne ne veut y aller.
Aucun sondage ne leur promettait le second tour et pourtant il termine finalement en tête devant le « Chi » et « Bat-la-mou » au premier tour. Mais fait un flop au second.
Et deux ans plus tard, l’impensable : La dissolution de 1997 (une ânerie de « Juppette-droit-dans-ses-bottes » et de « Vil-pain ») lui ouvre Matignon sur fond de triangulaires où le « F-Haine », le fils adultérin de « Mythe-errant », joue parfaitement son rôle de trouble-fête.
Le vrai début de la fin…
Au pouvoir, il gouverne en vrai huguenot :
Austérité des manières, sérieux des dossiers, pédagogie parfois laborieuse. Il
ratifie Amsterdam, il privatise sans fracas, et c’est là qu’il bénéficie, en
plus, d’une conjoncture internationale favorable qui fait reculer le chômage et
baisser les déficits permettant une stabilisation de la dette publique du pays.
Dans le même temps, il résiste à la tentation blairiste, regarde de loin la « troisième voie » de Blair et de Schröder.
Pas assez moderne pour les uns, trop gestionnaire pour les autres, il s’installe dans cet entre-deux qui fera sa légende du bon élève de l’ENÂ, des lunettes carrées, du sérieux sans panache.
Avec le recul, on peut surtout lui en vouloir d’avoir sacrifié les points de croissance (+ 3,5 % en 1998, + 3,4 % en 1999, + 4,1 % en 2000 !) à la réforme des 35 heures et d’avoir dispersé les « dividendes de la paix » dans l’aide médicale d’État (AME).
Les 35 heures, une plaie dont on peine encore à s’en sortir : Comment un lambertiste de gouvernement peut-il retirer au prolétariat son seul pain de la bouche en limitant sa « force de travail » dans le temps ?
J’ai personnellement toujours refusé d’accompagner des entreprises dans la mise en place des accords devenus obligatoires par la magie du dogme électoral !
Un scandale dont je ne me suis pas encore remis, à vrai dire.
De là à rendre un hommage élogieux à mon voisin parigot, il y a une marge…
Son homologue « Teuton » ricanait en
expliquant à qui voulait l’entendre que les 35 heures en « Gauloisie-4ème
puissance économique » (on a du mal à se maintenir au 7ème rang,
désormais) sont une excellente nouvelle pour la « Teutonnie-triomphante ».
Et pas seulement lui : Tous nos pays frontaliers ont bénéficié de l’état de grâce engendré par les 35 heures tricolores. Pendant que les PME et les ETI bataillaient leurs accords, les belges, flamands, « teutons », « ritaux » et hispaniques, faisaient la tournée de leurs clients…
C’est le « Ché », dans un moment de lucidité qui dira : « Lionel Jospin a bénéficié du retournement de la politique monétaire américaine au printemps 1997. Il s’est approprié la croissance revenue en 1998 comme le coq Chantecler le lever du soleil ».
C’est tout de même sous la « gôche plurielle » que l’infirmière écololo « Domini-nique-Vois-née » sacrifia à Bruxelles l’avantage nucléaire du pays et son surgénérateur, avec une certaine fierté alors que c’était la solution.
Sur le plan migratoire, le nombre d’étrangers arrivés légalement s’élève à 200.000 durant le « quinquennat Jospin » pour alimenter l’électorat « le-pénis-te » : Aujourd’hui on en récolte les fruits, et ce n’est pas la gôche qui en tire les bénéfices…
En 2001, il admet enfin son passé trotskiste, tendance
Lambert, après avoir longtemps entretenu la confusion. Infiltré au « P. soce »,
il appartient à cette génération formée à l’orthodoxie révolutionnaire, comme « Combat-des-Lys »
ou « Mes-Luches ».
En 2002, malgré tous les dégâts infligés au pays, il croit que son tour est à portée de main, avec un président-candidat fâché avec la justice et grimé par les Guignols en « Super Menteur ».
Renault ferme une usine et « Tonton-Yoyo » déclare abruptement : « L’État ne peut pas tout », illustrant le décalage avec la culture monarcho-catholique (pas contrariée par l’esprit de la Vème République) selon laquelle l’État, justement, peu à peu près tout. Et « Tonton-Yoyo » n’aura jamais compris que ce faux-pas se sera traduit par une chute vertigineuse et surprenante le soir du 21 avril 2002.
L’homme qu’on aura porté aux nues après son décès s’est senti obligé d’incriminer les candidatures dissidentes, celle de « J-P.-le-Ché », à qui il avait été pourtant reproché d’avoir attiré dans ses rangs des réacs de droite (Poujade, Pujo, Coûteaux, le général Gallois).
Il n’a pas vu l’écœurement des 5 ans de piqûres tous les soirs au JT, menant une campagne de second tour avant le premier, allant jusqu’à déclarer que son programme n’était pas socialiste, ce qui a eu le don de renforcer les candidats « La-Guiller » et « Besace-now ».
Personne n’aura réalisé autour de lui que la baisse du
chômage n’avait pas suffi à résoudre le mal-être de l’électeur : Le fameux
21 avril, seuls 11 % des ouvriers ont voté « Tonton-Yoyo » !
Le soir venu, sagement, la rage au cœur, il s’essaye de devenir gaullien en affirmant « J’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique ». Geste orgueilleux et théâtral, qu’il finira par regretter avec une tentative piteuse de retour vers 2006.
Au soir du 21 avril, il regarde, irrité, tous ses partenaires de la « gôche plurielle » appeler à voter pour le « Chi » à 20 heures 02, date et heure de naissance du « Front-républicain », du « cordon sanitaire » que d’autres cherchent désormais à déchirer.
Aussi, il ne reste plus grand-chose à glorifier et,
parce que c’est le genre du moment qui veut ça, ça reste un être « irremplaçable »
pour toutes ces qualités qu’on ne lui connaissait pas de son vivant : Une
probité à toute épreuve, une droiture, une intégrité exemplaire. Lui-même en
dira, à travers des images désormais « d’archive » qu’il a « un
respect de la vérité, une tentative de rigueur dans les comportements et
notamment l’intégrité, qui pour moi a toujours été essentielle ».
Des poncifs éculés…
« Je suis heureux d’avoir traversé l’ensemble de la vie politique en gardant mon intégrité intellectuelle et personnelle ».
Il vous l’avait dit : « Un austère qui se marre ».
Euh… de qui se moque-t-il au juste ?
Il m’arrivait de le croiser, rue du Regard, ou lui sur
son vélo rue du Cherche-Midi. On se saluait de loin : La prochaine fois,
ce sera au cimetière Montparnasse, le cimetière de tous ces « gens
irremplaçables » où m’attendent les dépouilles de mes géniteurs…
Sans me réjouir aucunement – on ne se réjouit jamais de la mort d’un homme (ou d’une femme) – et sans regret aucun.
Pour mémoire (n’en
déplaise à « Pal-Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE
PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE »,
REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Comme en disait mon « Papa-à-moâ-même » (celui qui me fait encore et toujours frémir l’âme quand je l’évoque), les cimetières sont remplis de personnes irremplaçables.
« Et pourtant, ça continue de tourner même sans eux ! »
Si je pleure l’auteur de mes jours, je n’irai pas pleurer sur la tombe de « Tonton-Yoyo », le « soce » puisqu’il n’a désormais que des qualités alors qu’il aura mis le pays à genoux après « Mythe-errant », mais en bénéficiant, et le gâchant, d’un alignement des planètes qui aura fait passer… provisoirement, la pilule, comme le mondial de foot et son effet euphorique, par exemple.
Alors que « Mort-Roy » ou même ses successeurs, ont dû ramer, pagayer contre vents et courants, surtout les leurs et ceux de leurs dogmes issus d’un siècle dépassé.
Je n’ai donc aucune raison de lui rendre hommage, sauf à regretter de ne plus pouvoir le saluer à l’improviste autour de la place Alphonse Deville, à proximité du Lutetia Palace, sur son vélo ou sous son manteau…
Il y habitait un appartement
Là, c’est sûr, il a évolué entre « Lambertisme » et « soce de gouvernement », c’est presque un grand écart ! Il ne lui manquait plus que la Francisque, mais il aura eu la Légion d’honneur, le Mérite et les palmes académiques, plus quelques breloques étrangères… Ce qui valait bien quelques « évolutions », n’est-ce pas !
En attendant, le huguenot nous aura donné la piqûre tous les soirs au JT de 20 heures sur le ton des « directeurs de conscience » que j’avais eu à supporter chez les « petits-noirs » durant ma prime jeunesse.
Que ma « Môman-à-moâ-même », sur le tard m’a fait savoir que « Mon Papa-à-moâ-même » s’était saigné aux quatre-veines croyant bien faire pour me fournir une éducation à la hauteur de ses propres espérances à mon égard…
Alors que ça aura été un enfer sans fin, qui a forgé mon caractère de rebelle à la konnerie humaine, quelle qu’en soit la nature ou l’origine…
Pas vraiment une réussite, finalement, sauf à savoir détecter de loin, parfois de très loin, tout ce qui peut devenir horripilant…
Mais c’est une autre histoire.
L’ouvrage était sous-titré : « Carnets secrets d’un austère qui se marre ».
L’oxymore restera probablement comme l’épithète accolée à l’ancien « Premier sinistre », décédé en plein dimanche électoral.
Le « Chi », au moins avait de la répartie : « Konnard ! » l’avait insulté un quidam en passant, un jour. Il lui avait tendu la main en disant : « Enchanté ! Moi c’est Chirac ! »
Une autre dimension, vraiment…
Car on le savait issu d’une bourgeoisie intellectuelle des hérétiques et de la gôche. Même blindés aux as, un huguenot, ça éteint les lumières en sortant d’une pièce parce que c’est d’abord et forcément un « humble humaniste de progrès » qui veille à gérer au mieux le surplus dont il peut disposer et se contente seulement du nécessaire.
Toutefois, il restera toujours tenté par les illusions pacifistes bien seyantes de toutes les époques.
Lors des municipales parigotes de 1977 (sous « Giscard-A-la-Barre »), les « soces » se rangent tout de même derrière le stalinien local, programme commun oblige, mais rapidement, « Tonton Yoyo » et « Berre-trans-De-la-Nuée » piquent la vedette médiatique à leur chef de file.
Déjà la sociologie de la ville (qui comptait alors plus d’habitant qu’elle n’en a aujourd’hui… 2.299.830 habitants en 1975, 2.067.840 habitants aujourd’hui !) mutait silencieusement et la « ceinture rouge » de la capitale virait au rose.
Deux décennies plus tard, alors qu’il est « Premier sinistre », c’est son complice « De-La-Nuée » qui confisque le flambeau « parigot » à « D’Jack-Langue » et à l’autre trotskiste-lambertiste « Déesse-Khâ », devenu avocaillon, alors que lui-même…
Il refuse toute entente avec le centre et contre « Roro-card » il va jusqu’à prôner portant le rapprochement avec l’UDF !
Faut oser, et il ose…
En fait, il pose déjà, probablement sans le savoir, l’édifice de la gôche plurielle qui va le tuer. « Mythe-errant » lui préfère « Fafa-l’empoisonneur » pour sa rapidité intellectuelle qui l’impressionne.
Aux législatives de 1986, il s’estime aussi légitime que le « Premier sinistre » du moment pour conduire la majorité. Puis vient le congrès de Rennes, en 1990 : congrès de tous les règlements de comptes, où il fracture le camp présidentiel, se rapproche des « Roro-cardiens », et offre au pays le spectacle presque burlesque des procédures « soces » contre « Fafa-l’empoisonneur : C’est le petit-théâtre pitoyable des process « soces » qui devient une comédie nationale et télévisuelle.
Même que la « droâte-gaulliste » essayera plus tard d’en faire une pâle imitation, notamment à travers ses guerres intestines entre égos surdimensionnés et ses primaires écœurantes et mortifères, mais sans jamais égaler les « maîtres en la matière »…
Là, je ne sais déjà plus à qui il faut rendre hommage…
Les révoltes de mandarins du savoir n’y feront rien.
Une révolution douce, mais profonde, dont la jeunesse fait encore les frais et dont l’ékole ne s’est jamais relevée. Merci à « Tonton Yoyo » : Si plus personne n’apprend plus rien à l’ékole, hors les établissements privés, on sait à qui on le doit…
Et tant pis pour la République et ses fondements !
Pas très solide sur ses appuis au moment de défendre les grands principes, il suggère aux directeurs d’établissement de dissuader le port de tels symboles, mais pas au point d’engendrer des blocages : « En cas de blocage et en cas de refus, l’école doit accepter ces enfants » ! Bé voyons…
Quinze ans pour avoir une clarification du législateur…
Les intellos de « gôche », Alain Finkielkraut, Régis Debray, Élisabeth de Fontenay et Elisabeth Badinter, cosignent une tribune contre cette attitude de défaitiste, cette reddition, ce recul de la laïcité au nom du « pas de vague » ambiant.
Aucun sondage ne leur promettait le second tour et pourtant il termine finalement en tête devant le « Chi » et « Bat-la-mou » au premier tour. Mais fait un flop au second.
Et deux ans plus tard, l’impensable : La dissolution de 1997 (une ânerie de « Juppette-droit-dans-ses-bottes » et de « Vil-pain ») lui ouvre Matignon sur fond de triangulaires où le « F-Haine », le fils adultérin de « Mythe-errant », joue parfaitement son rôle de trouble-fête.
Le vrai début de la fin…
Dans le même temps, il résiste à la tentation blairiste, regarde de loin la « troisième voie » de Blair et de Schröder.
Pas assez moderne pour les uns, trop gestionnaire pour les autres, il s’installe dans cet entre-deux qui fera sa légende du bon élève de l’ENÂ, des lunettes carrées, du sérieux sans panache.
Avec le recul, on peut surtout lui en vouloir d’avoir sacrifié les points de croissance (+ 3,5 % en 1998, + 3,4 % en 1999, + 4,1 % en 2000 !) à la réforme des 35 heures et d’avoir dispersé les « dividendes de la paix » dans l’aide médicale d’État (AME).
Les 35 heures, une plaie dont on peine encore à s’en sortir : Comment un lambertiste de gouvernement peut-il retirer au prolétariat son seul pain de la bouche en limitant sa « force de travail » dans le temps ?
J’ai personnellement toujours refusé d’accompagner des entreprises dans la mise en place des accords devenus obligatoires par la magie du dogme électoral !
Un scandale dont je ne me suis pas encore remis, à vrai dire.
De là à rendre un hommage élogieux à mon voisin parigot, il y a une marge…
Et pas seulement lui : Tous nos pays frontaliers ont bénéficié de l’état de grâce engendré par les 35 heures tricolores. Pendant que les PME et les ETI bataillaient leurs accords, les belges, flamands, « teutons », « ritaux » et hispaniques, faisaient la tournée de leurs clients…
C’est le « Ché », dans un moment de lucidité qui dira : « Lionel Jospin a bénéficié du retournement de la politique monétaire américaine au printemps 1997. Il s’est approprié la croissance revenue en 1998 comme le coq Chantecler le lever du soleil ».
C’est tout de même sous la « gôche plurielle » que l’infirmière écololo « Domini-nique-Vois-née » sacrifia à Bruxelles l’avantage nucléaire du pays et son surgénérateur, avec une certaine fierté alors que c’était la solution.
Sur le plan migratoire, le nombre d’étrangers arrivés légalement s’élève à 200.000 durant le « quinquennat Jospin » pour alimenter l’électorat « le-pénis-te » : Aujourd’hui on en récolte les fruits, et ce n’est pas la gôche qui en tire les bénéfices…
En 2002, malgré tous les dégâts infligés au pays, il croit que son tour est à portée de main, avec un président-candidat fâché avec la justice et grimé par les Guignols en « Super Menteur ».
Renault ferme une usine et « Tonton-Yoyo » déclare abruptement : « L’État ne peut pas tout », illustrant le décalage avec la culture monarcho-catholique (pas contrariée par l’esprit de la Vème République) selon laquelle l’État, justement, peu à peu près tout. Et « Tonton-Yoyo » n’aura jamais compris que ce faux-pas se sera traduit par une chute vertigineuse et surprenante le soir du 21 avril 2002.
L’homme qu’on aura porté aux nues après son décès s’est senti obligé d’incriminer les candidatures dissidentes, celle de « J-P.-le-Ché », à qui il avait été pourtant reproché d’avoir attiré dans ses rangs des réacs de droite (Poujade, Pujo, Coûteaux, le général Gallois).
Il n’a pas vu l’écœurement des 5 ans de piqûres tous les soirs au JT, menant une campagne de second tour avant le premier, allant jusqu’à déclarer que son programme n’était pas socialiste, ce qui a eu le don de renforcer les candidats « La-Guiller » et « Besace-now ».
Le soir venu, sagement, la rage au cœur, il s’essaye de devenir gaullien en affirmant « J’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique ». Geste orgueilleux et théâtral, qu’il finira par regretter avec une tentative piteuse de retour vers 2006.
Au soir du 21 avril, il regarde, irrité, tous ses partenaires de la « gôche plurielle » appeler à voter pour le « Chi » à 20 heures 02, date et heure de naissance du « Front-républicain », du « cordon sanitaire » que d’autres cherchent désormais à déchirer.
Des poncifs éculés…
« Je suis heureux d’avoir traversé l’ensemble de la vie politique en gardant mon intégrité intellectuelle et personnelle ».
Il vous l’avait dit : « Un austère qui se marre ».
Sans me réjouir aucunement – on ne se réjouit jamais de la mort d’un homme (ou d’une femme) – et sans regret aucun.
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)