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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mercredi 10 juin 2026

Brexit, bientôt dix ans…

C’était un 23 juin… celui de 2016 !
 
Je ne pensais pas vivre jusque-là pour vérifier que toutes les promesses superlatives des promoteurs du Brexit n’étaient jamais que du vent, que des promesses mensongères… comme le bon sens nous commandait de l’affirmer alors.
Personne n’y a cru. D’ailleurs, pour le « premier sinistre » du moment, « Camé-Rhône », le référendum n’était jamais qu’une formalité : Personne ne s’attendait à un tel résultat en sortie du dépouillage des urnes.
Un vote absolument pas anticipé, mais une campagne féroce de mensonges et manipulations éhontées qui aura bouleversé bien des vies.
 
Donc, ce 23 juin 2016[1], une majorité de Britanniques choisissaient de quitter l’Union européenne au terme d’une campagne référendaire portée par les promesses des partisans du camp « Leave », au premier rang desquels « Nie-gel-Barrage » et « BoJo ».
Organisée autour du slogan « Take Back Control » (« Reprendre le contrôle »), la campagne pro-Brexit promettait de restaurer la souveraineté du pays, de retrouver la maîtrise des flux migratoires et de relancer la prospérité économique.
Vous retrouverez ces mêmes thèmes lors de notre campagne électorale de la présidentielle, dès la fin de l’année…
 
Comme prévu, dix ans plus tard, les espoirs ont laissé place à un sentiment amer de désillusion que les Britanniques désignent par le terme « Bregret », et c’est un pays divisé, affaibli, désenchanté qui s’apprête à commémorer la date anniversaire de ce référendum arraché sur des mensonges.
 
Rares sont les événements dans l’histoire d’un pays qui constituent ainsi un choc aussi immense et profond que fut le Brexit. À l’annonce des résultats qui donnent la victoire au camp « Leave » avec 51,9 % des suffrages, c’est un sentiment de stupeur qui se répand alors dans le monde entier.
Après quarante-trois ans d’une relation souvent houleuse et conflictuelle, le Royaume-Uni décidait de quitter l’Union européenne (UE) et d’ouvrir un nouveau chapitre de son histoire.
Sur le continent, on regrettait cette décision populaire, mais après tout, les britanniques avaient été longtemps des empêcheurs de progresser vers une harmonisation européenne du droit (impôts et taxes compris) : L’UE, c’est du droit écrit ; l’UK, c’est du droit d’usage. Les Anglo-saxons écrivent paradoxalement tout dans leurs contrats et conventions (même la chute d’un astéroïde), alors que sur le continent le corpus de référence est déjà codifié : On n’écrit que ce qui y est indispensable et les dérogations au « droit commun »…
 
Mais il faut avouer que les raisons du choc étaient multiples : Il s’agissait tout d’abord d’un événement sans précédent qui soulevait bien des incertitudes et des craintes quant à l’avenir du Royaume-Uni et de l’UE.
Le choc s’expliquait aussi par le caractère tout à fait inattendu de cette victoire, étant donné que les principaux instituts de sondage prédisaient un scrutin serré et donnaient une légère avance au camp « Remain ».
Une fois de plus, à la masse, les sondeurs, participants à la désinformation généralisée à laquelle procèdent les « ingénieurs du chaos » et les ennemis des régimes électifs et démocratiques…
Enfin, le vote en faveur du Brexit représentait une victoire politique et idéologique pour « Nie-gel-Barrage », à l’époque leader du parti populiste d’extrême droâte United Kingdom Independence Party (UKIP) farouchement hostile à l’UE, mais siégeant à Strasbourg, à l’immigration et au multiculturalisme.
Déjà un « nationalpopuliste »…
Mais ne jetons pas la pierre aux sujets de sa royale majesté, nous avons les nôtres et ils se sont vus vainqueurs encore récemment, au moment de la dissolution de notre Assemblée Nationale organisée par « Jupiter ».
D’ailleurs ils se voient déjà prendre leur revanche, par échec et mat, l’année prochaine (2027)…
 
Jusque-là davantage considéré comme un outsider, « Nie-gel-Barrage » devient alors un personnage central du paysage politique britannique, unanimement reconnu comme l’artisan principal du Brexit.
Ses thèmes de campagne – qui s’articulent essentiellement autour de la lutte contre l’immigration, le rétablissement de la souveraineté nationale et la défense de l’identité britannique – s’imposent comme les sujets dominants du débat national. « BoJo », autre figure centrale de la campagne « Leave » et futur « premier sinistre » (2019-2022), va lui aussi participer à cet essor des idées « nationalpopulistes » en les inscrivant au cœur même du Parti conservateur.
C’est un peu comme notre « Re-Taïaut-Taïaut » ou « Chiotti » (et quelques autres) biberonnés au gaullisme et qui virent fachos, alors qu’à l’inverse, quelques « fachos-nationalpopulistes » se réclament plus où moins ouvertement du gaullisme (« Zézé-Amour » et même « Marinella-tchi-tchi » plus récemment…).
 
Le Brexit a ainsi normalisé et banalisé un discours populiste longtemps demeuré en marge de la sphère publique, contribuant à une dynamique sans précédent pour l’extrême droâte et à une recomposition majeure de la vie politique britannique.
C’est toute l’ironie de ce référendum initialement promis puis organisé par « Da-vide-Camé-Rhône » en 2013 lorsqu’il était « premier sinistre », en vue de renforcer son autorité sur le Parti conservateur et enrayer la montée du parti UKIP, car ce référendum aura eu l’exact effet inverse.
Non seulement le vote en faveur de la sortie de l’UE précipitera la chute de « Camé-Rhône », mais il fut, surtout, à l’origine de bouleversements politiques caractérisés par l’affaiblissement des deux partis traditionnels.
Et il aura généré le décollage durable de l’extrême droâte au pays de l’Habeas corpus qui engendrera l’ancrage et la polarisation du débat public autour des seules questions d’immigration et d’identité nationale.
 
Vous me direz, l’Histoire aura retenu également que bien des élites britanniques étaient hypnotisées par la montée du fascisme en « Teutonnie », en « Ritalie » et en « Ibérie » dans les années trente (d’il y a presqu’un siècle)…
Notre « front populaire » et la « Révolution d’Octobre » en aura fait frémir de terreur plus d’une cervelle dans ces années folles d’après-guerre (la première mondiale, du jamais vu jusque-là)…
Mais on n’avait pas encore tout vu !
 
Quelques heures après l’annonce des résultats et alors que l’euphorie règne toujours parmi les partisans du camp « Leave », une première interview de « Nie-gel-Barrage » dans l’émission « Good Morning Britain » de la chaîne ITV provoque la stupéfaction générale : Il déclare aux deux journalistes que la promesse de verser le montant de la contribution au budget européen au budget du National Health Service (NHS) – le service de santé publique britannique – ne pourra « probablement pas être tenue ».
Pan sur le chapeau melon !!!…
En revenant sur cette promesse phare de sa campagne, il trahissait déjà un engagement qui avait pesé lourd dans la décision de nombreux électeurs de voter pour le camp « Leave ». Ils étaient un sur deux à se sentir cocufié dans les grandes profondeurs…
 
Rappelons que le NHS, a été mis en place après la Seconde Guerre mondiale pour garantir à tous les Britanniques un accès universel aux soins « du berceau jusqu’à la tombe » (« from cradle to grave »), et c’est un pilier emblématique de l’État-providence.
C’est d’ailleurs à peu près à la même époque, toujours à Londres et sous les bombes nazies, que le Général de Gaulle préparait à peu près le même projet d’assurance maladie entourés de quelques visionnaires du Conseil de la Résistance…
Cependant en UK, de multiples réformes visant à le rendre moins coûteux et plus efficace l’ont sérieusement fragilisé et il est, aujourd’hui, confronté à de nombreux problèmes parmi lesquels un sous-financement chronique, une pénurie de personnels ou des délais d’attente excessivement longs, tel que bien des britanniques se payent un billet de train et de bateau pour se faire soigner rapidement en « Gauloisie-sanitaire » à Dieppe ou Lille, convention de sécurité sociale franco-britannique à l’appui de leur démarche.
 
Aussi, conscients de la place du NHS dans le cœur des Britanniques, les pro-Leave ont massivement mobilisé l’argument selon lequel en cas de sortie de l’UE, l’argent autrefois attribué au budget européen serait directement consacré au financement du NHS.
Et « BoJo » sillonnera le pays dans son bus rouge sur lequel était inscrit « Nous versons 350 millions de livres sterling chaque semaine à l’UE, finançons plutôt notre NHS » (« We send the EU £350 millions a week, let’s fund our NHS instead »). C’était un des marqueurs forts de la campagne en faveur du Brexit.
Le chiffre était naturellement faux et le rythme, la cadence, tout autant !
Mais plus c’est gros, plus ça passe, d’autant que l’argument est relayé en boucle sur les réseaux faisandés par des robots et autres pirates qui inondent Internet depuis la Russie… et probablement d’ailleurs.
Rappelons que l’Euro aura été la hantise des milieux financiers anglo-saxons durant des années et que tout aura été fait pour que son cours s’effondre afin de tuer au passage l’UE… que finalement tout le monde redoute autour de la planète.
 
Inévitablement, cet argument a rencontré un écho considérable auprès d’une grande partie de l’électorat britannique inquiet de la déliquescence d’un tel monument national. Le revirement brutal de « Nie-gel-Barrage » donnait le sentiment d’une immense trahison et mettait en lumière, dès les premières heures suivant les résultats du vote, le fossé entre les promesses et la réalité.
En bref, ces kons de britishs, ils y ont cru et dès le lendemain ils se savaient être les cocus de l’affaire !
 
L’autre grand thème de la campagne pro-Leave était la lutte contre l’immigration. Sur ce point-là aussi, l’écart entre les promesses et la réalité entraînera une profonde amertume parmi les électeurs : On est même à la limite de l’escroquerie des bonimenteurs, comme un peu ce que vivront les « ritaux » un peu plus tard quand ils porteront « Gioginetta-Mélodie » au pouvoir qui allait stoppée la migration… en renforçant les structures d’accueil !
 
Depuis des années, « Nie-gel-Barrage » répétait que, en raison de son appartenance à l’Union européenne qui prône le principe de frontières ouvertes et de libre circulation des personnes, le Royaume-Uni n’avait pas la capacité de maîtriser ses frontières et d’empêcher l’arrivée massive d’immigrés sur son sol.
Argutie classique… On a les mêmes chez nous qui dès qu’ils voient un black casser des abribus pour fêter une équipe de foot, pensent illico-presto à la « migration insoutenable » alors que la plupart qui se sont fait gauler sont nés en « Gauloisie-nationale » ou viennent de nos îles…
D’ailleurs, ce sont souvent les mêmes qui votent dans les quartiers pour encore plus fachos qu’eux, se plaignant du péril chinois en bas de chez eux ou des maghrébins qui font Ramdam jusque dans leurs rues…
 
Bref, quelques jours avant la tenue du référendum, « Nie-gel-Barrage » avait dévoilé une affiche de campagne intitulée « Breaking Point » (« le point de rupture ») qui montrait une foule de migrants venus du Moyen-Orient – exclusivement des hommes – massés à la frontière serbo-croate comme prêts à « envahir » l’Europe.
La légende de l’affiche disait : « L’UE nous a tous laissés tomber » (« The EU has failed us all »).
Devant le tollé provoqué par cette affiche, UKIP fut contraint de la retirer aussitôt.
Mais l’argument avait fait son effet dans un pays où l’immigration – notamment en provenance des pays musulmans – arrivait en tête des préoccupations des Britanniques.
La stratégie de campagne de « Nie-gel-Barrage » a, d’ailleurs, consisté à présenter le vote en faveur du Brexit comme un enjeu identitaire et civilisationnel en présentant l’immigration – encouragée selon lui par les élites européennes – comme une menace existentielle pour l’identité britannique et l’avenir de la nation.
Ce qui est fort drôle pour être parfaitement paradoxal avec un ex-empire – sur lequel le soleil ne se couchait jamais – qui aura accueilli et parfois fait son miel de populations « britanniques » intégrées dans l’empire, justement, pendant toute l’ère victorienne et même au-delà…
Les derniers à avoir ainsi obtenus la nationalité britannique, son passeport et tout ce qui va avec, ça reste les chagossiens (dans l’océan indien) jusqu’à récemment : Depuis peu ils naissent mauriciens et il leur faudra désormais un visa pour visiter la National Gallery…   
 
La victoire du Brexit a été en partie analysée comme la victoire des passions tristes – peur de l’autre, hostilité à l’égard des étrangers, ressentiment vis-à-vis du multiculturalisme – et interprétée comme le signe d’un repli identitaire. Toutefois, si le souhait d’une grande partie de l’électorat pro-Brexit était de voir le pays se transformer en forteresse inaccessible, ce fut loin d’être le cas !
En effet, même une fois le Royaume-Uni officiellement sorti de l’UE, le 31 janvier 2020, les chiffres de l’immigration continuèrent de progresser, atteignant un record absolu en mars 2023 avec un solde migratoire net avoisinant le million !
Pour une grande partie de l’opinion publique hostile à l’immigration, ces chiffres donnaient l’impression d’une immigration devenue hors de contrôle et d’un État impuissant face aux flux migratoires, ce qui renforcera colère et ressentiment vis-à-vis des élites politiques.
Une autre promesse centrale de la campagne pro-Leave n’avait donc pas été tenue.
Cocus par tous les orifices !
 
Dans ce contexte, et si l’on ajoute à cela une croissance économique atone et une inflation galopante, il n’est pas surprenant que les derniers sondages indiquent qu’une majorité de Britanniques – environ 56 % – dit regretter le départ de l’UE.
Perso, je ne regrette pas : L’UE aura avancé, les récalcitrants ont été dégagés et les candidatures se multiplient encore et toujours… C’est qu’il doit bien y avoir quelque chose d’attractif qui compense largement l’envie d’en sortir, non ?
 
À l’heure où les Britanniques s’apprêtent donc à commémorer les dix ans du vote en faveur du Brexit, ce sont à la fois des sentiments de regret, d’amertume, de trahison qui prédominent dans l’opinion publique. Ces sentiments nourrissent une colère immense vis-à-vis des élites politiques, qui se traduit par une perte de confiance dans les deux partis traditionnels et une montée en puissance sans précédent du parti d’extrême droâte « Reform UK », dirigé par… « Nie-gel-Barrage », traçant ainsi le chemin à d’autres candidats « nationalpopulistes » sis en Europe.
 
Notez tout de même que le Brexit n’est pas à lui seul responsable de tous les maux du Royaume-Uni : La crise sanitaire liée à l’épidémie de « Conard-virus » et la guerre en Ukraine expliquent aussi, en partie, les problèmes économiques que rencontre le pays.
En revanche, c’est bien le Brexit qui a divisé la population en deux camps opposés – voire ennemis – qui s’affrontent aussi bien sur les questions d’immigration, de diversité ethnique et culturelle que de définition de l’identité nationale.
Ces oppositions ont créé les conditions propices à l’émergence de véritables guerres culturelles qui, une décennie après le référendum, continuent de déchirer violemment les britanniques qui en perdraient presque leur légendaire flegme.
 
Et les images d’une vidéo montrant des policiers menotter un jeune homme agonisant qui venait d’être poignardé par un jeune sikh (britannique) – ce dernier ayant faussement prétendu aux flics avoir subi une attaque raciste – ne fait que jeter de l’huile sur le feu couvant : « Nie-gel-Barrage » peut dénoncer un racisme « antiblancs » après cette diffusion, et c’est comme du miel qui coule dans son gosier.
Chez nous, il s’appelait aussi Quentin Deranque, et tout le monde l’aura oublié après l’exploitation de son décès du 14 février dernier, par quelques « nationalpopulistes ».
 
Même si ça n’a rien à voir (pas d’amalgame), la vie des pov’-gens que nous sommes ne vaut finalement pas grand-chose aux yeux de tous les cocufieurs de la planète…
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org
[1] Il vous faut relire les 5 extraits (5 posts qui se suivent) qui ont été repris dans le roman d’été suivant « Ultime récit-suite », resté à mettre sous presse aux éditions I3 … plus tard !

mardi 9 juin 2026

Ce n’est pas une guerre mondiale…

C’est la première « guerre globale » !
 
Moâ j’aime bien les personnes qui ont des certitudes « novatrices » que je rencontre parfois : Au moins elles prennent le risque de se tromper, ou simplement de changer d’avis en claironnant qu’elles l’avaient toujours dit…
Ainsi, pour certains analystes, ou propagandistes – je ne sais pas bien – les conflits qui mettent à sac la planète dans ses « points chauds », ne sont pas très différents d’une « mondialisation » des combattants, sauf qu’ils n’engagent pas les civils des « puissants de ce monde » sur leur propre territoire.
Et effectivement, force est de constater que les zones de conflits de « haute intensité » sont surtout situées aux alentours des « empires », chez des « alliés » qui se font hacher-menu et qui servent de glacis aux empires qui restent aux commandes de cette globalité.
Et quand on prend un peu de recul, il devient évident que la planète serait entrée dans cette « guerre globale » qui oppose plusieurs « empires » – États-Unis, Chine, Russie – qui se disputent des zones d’influence à travers des conflits indirects, tandis que les puissances faibles, y compris l’Europe soumise aux USA à travers l’OTAN, continueraient d’être marginalisées.
Pourquoi pas ?
 
Depuis 2022, la course aux armements s’accélère, les conflits se multiplient et la violence redevient un instrument central des relations internationales. Pourtant, cette guerre n’a ni front unique ni épicentre identifiable. Chaque conflit semble local, autonome, mais tous sont liés.
Comme il en a toujours été depuis la « guerre froide » et ses guerres du Moyen-Orient, en Afrique et jusqu’aux confins du Vietnam ou de la Korée.
Le monde n’est pas entré dans une troisième guerre mondiale, ni avant ni après la chute du Mur de Berlin, mais dans une « première guerre globale » m’affirme-t-on péremptoirement, dont les maître-mots sont l’« Amérique aux Américains » (doctrine Donroe selon certains), le « rêve chinois » (« retrouver la grandeur de la nation chinoise », Xi-Ping-pong au moins depuis 2013) et la nostalgie de l’empire soviétique !
Simple…
 
C’est une guerre sans déclaration, sans théâtre central, menée par des empires qui ne s’affrontent surtout pas directement, mais projettent leur puissance dans des espaces de fracture, par la force dans leurs arrière-cours et par l’influence ailleurs.
Et comprendre cette guerre, serait comprendre le retour d’un « monde multi-impérial » fragmenté en sphères d’influence rivales, où la paix par le droit laisse place à une certaine forme de paix par la force.
Admettons, même si personnellement j’y vois surtout une guerre d’égos surdimensionnés qui se servent des moyens de la puissance publique pour paraître toujours plus intouchables : Une course contre la mort et la dissolution, autrement dit un aspect particulier d’une course vers « l’immortalité »… au moins dans les livres d’Histoire à l’égal de Gengis-Khan ou de « Mao-T’sait-tout » !
Car, l’immortalité, ce sera l’objet d’un autre post… à venir.
Bref, que des fats qui ont oublié l’humilité d’être né homo sapiens-sapiens.
 
Cette logique « multi-impériale » ne se limite donc pas au simple découpage de l’espace mondial en trois (ou quatre) sphères : Les empires ne se combattent pas au centre, mais aux marges – là où leurs sphères d’influence se chevauchent et se heurtent.
Entre elles s’étendent des zones de fracture profondes et instables, espaces interstitiels que nul empire ne contrôle pleinement et dont la maîtrise constitue précisément l’enjeu central de la compétition mondiale.
Je veux bien…
 
La logique « multi-impériale » ne comprendrait donc pas uniquement les États-Unis, la Chine et la Russie (d’autant que le « dogmatique » qui m’en causait oublie le berceau de la civilisation, l’Europe, qui existe encore en tant que telle… mais passons).
Ces « trois empires » coexistent, mais d’autres puissances, présentes dans ces fractures, agissent comme pivots, sur lesquels ces derniers s’appuient pour étendre leur domination.
En ce sens, les empires « ricain », chinois et russe développent un réseau d’influence dans des territoires non-dominés, polarisé par des puissances locales appelés pivots, l’Iran, Israël, la Turquie, le Japon, sans oublier l’Inde.
Et le continent sahélien ?
Et le réveil de l’Amérique australe ?
Enfin, passons là encore…
 
Actuellement proche de la Chine et de la Russie, l’Iran est pour « Trompe-le-clown » un futur allié, un pivot sur lequel compter pour contrôler et pacifier durablement la région.
Israël et l’Iran (post-mollahs) pourraient ainsi constituer un axe de puissance « ricaine », en miroir de « l’axe de la résistance » façonné par Téhéran depuis des décennies…
Admettons, mais je le vois assez mal : Les voisins de l’Iran restent peuplés de musulmans, mais ce ne sont pas les mêmes mahométans entre le Nord et le Sud du Golfe persique.
Et puis les uns sont perses alors que les autres sont arabes. Et depuis la nuit des temps, ils ne peuvent pas se piffer…
Donc la disparition des mollahs reste encore assez peu probable et comme avec le Shah, ou aujourd’hui le Sahel, la restitution du pouvoir aux civils ne passera que par une longue série de putschs militaires…
Ça a même été le cas de la démocratie Hellène de notre ère avec l’épisode des « colonels ».   
 
À l’inverse du Moyen-Orient, l’Afrique se caractériserait par l’absence de puissances-pivots capables de structurer l’espace régional.
L’Afrique est donc vue comme un terreau fertile pour les stratégies d’influence des empires.
Et depuis plusieurs années, la Chine apparaît comme le créancier et la Russie comme le mercenaire en ces pays équatoriaux.
Basculés dans un impérialisme transactionnel, entre brutalité (bombardement de l’EI au Nigéria) et néomercantilisme (« deals » de plusieurs milliards sur la santé avec le Kenya ou le Rwanda), les États-Unis semblent développer une stratégie d’influence sur le continent africain, faisant preuve d’une grande adaptabilité selon ses interlocuteurs.
 
En revanche, hautement nucléarisée, l’Asie vient défier la catégorisation entre arène impériale et fracture à contrôler : En Asie centrale, les routes de la soie chinoises et les organisations russes (OTSC) dans les ex-Républiques soviétiques compliquent toute ambition d’influence « ricaine ».
L’équilibre militaro-économique dans l’Indopacifique est celui de la terreur : La Chine indispensable pour l’économie, les États-Unis responsables pour le militaire. Taïwan, géographiquement, rentre dans la sphère d’influence de l’Empire du milieu, mais idéologiquement et politiquement reste plus proche des États-Unis : La minuscule île aux semi-conducteurs est à la confluence de deux sphères d’influence. Ainsi, en Asie, le destin est taïwanais, les empires sont chinois et ricain, les pivots sont japonais, indien et pakistanais.
Une vision qui n’est pas totalement fausse.
Je note simplement que la Chine se propose tout simplement de rester l’atelier du monde, imbattable sur le prix, mais position convoitée par l’Inde.
Et que l’un et l’autre se tournent vers les mêmes « clients » que sont l’Europe et les USA…
 
Si les USA réagissent brutalement avec « Trompe-le-clown » qui impose des « droits-de-douanes-réciproques-unilatéraux » destinés à avoir une influence sur les consommateurs « ricains », face aux menaces migratoires et islamistes (Afrique et Moyen-Orient), agricole (UE-Mercosur approuvé provisoirement par « Ursu-la-Von-Des-Lyres » sans réponse parlementaire et malgré refus de « Jupiter »), idéologique et tarifaire (États-Unis), industrielle (Chine) et existentielle et énergétique (Russie), la réaction est urgente.
Contrer ces menaces en pensant à la force n’est en effet pas incompatible avec la recherche et la défense de la paix.
Mais à 27, les décisions de l’UE sont difficiles à prendre.
Je dirais non pas difficiles, mais longues. Les britanniques ont rapidement pris la décision du Brexit, mais ont mis près de quatre ans à l’adopter réellement. Et encore ce n’est ni définitif ni totalement complet (Mais c’est un autre sujet à voir à l’occasion d’un autre prochain « billet »).
 
Le cas de l’UE est en effet particulier : Aucune définition classique de la puissance ne s’applique à l’Union européenne. Si l’on reprend celle de Raymond Aron (un peu kon, mais bon…) – « la capacité d’une unité politique à imposer sa volonté aux autres unités » – l’Europe apparaît en décalage : Elle ne constitue pas une véritable unité politique et peine, dans les faits, à imposer sa volonté – dans un monde de carnivores, les herbivores frémissent et subissent.
« Employer le terme d’« Europe-puissance » révèle soit une méconnaissance des réalités géopolitiques, soit une forme d’espérance qui finit inévitablement par se heurter à la réalité » m’indique-t-on volontiers (c’est là où le gusse se fait propagandiste, sûr de son fait et de ses analyses dictées par son propre dogme auquel je n’adhère pas nécessairement)…
Car l’auteur semble ignorer bien des détails : L’UE n’est pas belliqueuse et aura même pris du retard pour envisager de se défendre des prédateurs qui veulent la soumettre, tant sur le plan militaire que sur le plan commercial et industriel.
C’est vrai. Et « quand on n’avance pas, c’est qu’on recule » disait, à juste titre, un de mes ex-patrons.
Mais c’est un peu comme la Chine : Quand elle se réveillera…
 
En attendant, elle impose à tout le reste de la planète ses propres normes sur toutes les productions importées (toutes, non, mais par principe, si !) et est capable de dupliquer à l’infini son système fiscale et même social, copié sur celui de la « Gauloisie-internationale ».
Ça va des principes du Code civil Napoléonien en passant jusqu’aux mécanismes de la TVA qui est devenu une invention tricolore reprise quasi-universellement !
Aussi, négliger le second marché en densité de consommateurs (341 M.hab aux USA, 441 M.hab en Europe, mais 1.400 M. hab en Chine) et troisième en niveau de création de richesse (les PIB respectifs de tout ce monde-là, 18.000 Mds$ contre 30.000 Mds$ aux USA et 20.851 Mds$ en Chine), contre une « Russie-impériale » qui aligne péniblement… 7.525 Mds$ PIB et 145,8 M. hab. (le lilliputien du quadrilatère…).
Et quand la Russie aura rejoint l’UE – dans un autre siècle parce que les Ukrainiens les refuseront pendant longtemps –, même la Chine sera dépassée…  
 
Aussi dans ces circonstances, le retour de « Trompe-le-clown » laisse penser à certains qu’il y a un parallèle à faire entre les « Bou-bouche » et lui : Le père défendait le « droit international » et les États-Unis s’en portaient garants, en tant que « gendarmes du monde », jusqu’à sa péremption, le 11 septembre 2001.
Conçu pour un monde civilisé, structuré autour d’États prêts à faire primer la sécurité et la prospérité, le droit international vacille alors face à la montée d’acteurs nuisibles et appelle désormais probablement une refonte.
Face à la montée des États voyous, des groupes terroristes islamistes et des puissances autoritaires, le multilatéralisme apparaîtrait désormais comme une illusion d’un autre siècle.
Probablement, mais il peut rester un « cartel » qui boycottera tout ce qui n’est pas « conforme » : Nous commençons déjà avec Israël et Moscou…
Et ce n’est pas « Trompe-le-clown » qui y changera quoique ce soit, puisque lui-même reste un artisan virulent du refus de ce rôle de « gendarme du monde » pour insulter ses alliés historiques et se conduire comme un voyou…  
 
En 2026, le « gendarme du monde » « ricain » devait renaître uniquement à travers un budget militaire de 1.500 Mds$ à l’horizon 2027, et cette fois-ci, son commandant en chef aurait une stratégie claire et assumée : Transformer chaque puissance-pivot en allié « ricain » et possiblement percevoir la Russie non comme empire mais comme un pivot mondial à monter contre la Chine pour l’encercler, l’assécher (en pétrole) et l’immobiliser !
Une stratégie de joueur de GO, alors que la culture chinoise aura des millénaires d’avance avec ce jeu en plus que d’être un « empire du milieu », donc encerclé depuis des siècles et des siècles : C’est méconnaître la difficulté à venir…
L’hypothèse d’un échec cinglant de cette stratégie va apparaître tôt ou tard : La Russie est incapable de s’imposer en Ukraine, les USA sont incapables de s’imposer en Iran, et même chez son allié local, au Liban.
Quant à la Chine, on compte en décennies son ambition sur le détroit de Formose…
 
Du coup, je ne suis pas bien certain que tous ces plans soient réalisables sur un mandat de 4 ans d’autant que clairement, le centre du monde n’est plus l’océan Atlantique, mais celui du Pacifique…
Ce qui n’a rien à voir : Car en l’espèce, l’avantage n’est pas aux puissances continentales, mais aux puissances maritimes.
 
La perspective recherchée par l’administration de « Trompe-le-clown », serait donc, d’après l’analyste, de disposer d’une arrière-cour démocratique, capitaliste et « pro-ricaine » (d’où l’exfiltration de Maduro), un axe Israël-Iran (post-mollahs) au Moyen-Orient, et un axe Japon-Taïwan-Corée du Sud en Asie.
Après le Vénézuéla et l’Iran, des interventions directes à Cuba et en Colombie sont d’ailleurs et désormais envisagées !
Accepter un néomercantilisme transactionnel ou subir le courroux de l’État le plus puissant de l’histoire, telle est la nouvelle doctrine du « Trumperator » que deviendrait alors « Trompe-le-clown ».
Et son objectif ? Eh bien, la Chine ! Pour l’assécher en pétrole, trois étapes, aux stratégies différentes : Le Vénézuéla, l’Iran et la Russie, en passant de la force à l’influence.
Ce n’est peut-être pas faux. Mais, je me répète, en 4 ans, ce n’est guère réaliste : Ce qui sera fait trop vite sera défait encore plus vite…
 
Et après, qu’est-ce qui se passe, SVP ?
Parce que le pétrole n’est pas que l’alpha et l’oméga de la puissance étatique et le contrôle des détroits maritimes n’est pas non plus une fin en soi : Des alternatives existent (pipeline, routes de la soie, implantations locales, financements directs, etc.).
 
La « guerre globale » a commencé sous nos yeux, j’en suis d’accord, et les empires s’affirment, les sphères d’influence se confirment, les pivots se distinguent, et les faibles seront relégués. Cette première guerre globale enterre la globalisation heureuse.
Si l’engrenage de la Première guerre mondiale a été celui des alliances, l’engrenage de la première guerre globale sera celui des conflits.
Car si « l’histoire ne se répète pas, elle rime souvent ».
À suivre, nécessairement…
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org