Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mercredi 20 mai 2026

Quelle époque…

Qui se souvient de la guerre des Malouines ?
 
C’était la dernière d’une puissance maritime majeure qui faisait rendre gorge à une puissance « occidentale » son invasion iconoclaste.
Depuis les choses ont bien changé.
La guerre des Malouines aura duré à peine 10 semaines, du 2 avril au 14 juin 1982, à une époque où la « Dame de fer » parlait au nom de l’UK.
Elle oppose l’Argentine, dirigée d’une main également de fer par une junte militaire brutale et sanguinaire depuis mars 1976, au Royaume-Uni de « Maggie », Margaret Thatcher, « Premier sinistre » depuis mai 1979.
Bien qu’elle concerne qu’un tout petit archipel d’îles situé à plus d’une dizaine de milliers de kilomètres de Londres, et à presque 500 kilomètres au large des côtes argentines, la guerre des Malouines est un épisode majeur, et controversé, de l’histoire britannique, qui a suscité beaucoup d’intérêt chez les Britanniques mais n’a pas définitivement réglé la question de la souveraineté de l’archipel.
 
L’historien Lawrence Freedman compare la guerre des Malouines (Falkland chez les royaux sujets de sa très majestueuse et gracieuse majesté) à une pièce de théâtre victorien, avec une intrigue simple, des personnages bien définis, une histoire en trois actes avec un début, un milieu et une fin aisément identifiables, et une conclusion claire et nette, compréhensible par tout le monde.
Pour le journaliste Max Hastings, qui a couvert le conflit, il s’agit aussi de la dernière guerre vraiment populaire.
Elle est en tout cas le résultat de l’échec d’une solution diplomatique aux revendications de souveraineté argentine et elle constitue une indéniable démonstration de force des nationalismes argentin et britannique : En effet, si les Malouines sont une possession de la Couronne britannique depuis 1833 après avoir été « hispanique » ou « Gauloisienne-royale », l’Argentine n’a de cesse, tout au long du vingtième siècle d’en revendiquer konnement la souveraineté.
 
Vous n’étiez peut-être pas né(es), mais la guerre des Malouines survient dans un contexte de crise économique sévère au Royaume-Uni, dont le prestige et l’influence sur la scène internationale ont par ailleurs été considérablement ébranlés au cours des décennies précédentes.
Elle a d’importantes conséquences politiques chez les deux belligérants.
Du côté argentin, l’échec militaire et la crise économique précipitent la chute de la dictature des généraux, qui rendent le pouvoir aux civils.
Du côté britannique, la détermination, voire l’intransigeance, de Margaret Thatcher, permet au Royaume-Uni de remporter une victoire hautement symbolique sur le plan international (avec le soutien de la communauté internationale et notamment des USA qui ont fourni du renseignement et de l’intendance), et renforce son aura et sa réputation de « Dame de fer ».
« Maggie », en politicienne « exacerbée », sait exploiter habilement ce crédit politique, déterminant dans sa victoire aux élections législatives de 1983 !
Pendant un temps, la victoire de la guerre des Malouines offre également aux Britanniques un regain de fierté patriotique et fait oublier de longues décennies de déclin impérial.
Et la défense du « pré-carré » aura été consolidé de façon majeure : On n’occupe pas un territoire administré par un pays souverain reconnu internationalement sans en subir les conséquences !
C’est exactement le même principe qui s’applique à la Russie quand elle soutient des populations russophiles séparatistes en Ukraine, jusqu’à envahir le Donbass, soumettre la Transnistrie et encore ailleurs, alors même que personne ne remet en cause son emprise sur Kaliningrad…
 
Juste pour rappel, le 19 mars 1982, des ferrailleurs argentins accostent sur l’île de Géorgie du Sud et hissent le drapeau argentin. Le 2 avril, 5.000 fusiliers marins argentins débarquent à Port Stanley, immédiatement rebaptisé Puerto Argentino.
Après une brève résistance, le gouverneur Rex Hunt se rend.
Les Nations Unies votent la résolution 502 : Les britanniques commencent à constituer une force d’intervention.
Le 3 avril, les soldats de la Navy stationnés à Grytviken sur l’île de Géorgie du Sud se rendent. Le 5, la force d’intervention britannique quitte Portsmouth. Le 27 avril le gouvernement britannique autorise l’opération Sutton (débarquements britanniques sur la Malouine orientale). Le lendemain 28, le Royaume-Uni établit une zone d’exclusion totale de 200 milles autour des îles Malouines, incluant les avions et les navires de toutes les nations, qui prend effet deux jours plus tard.
Au 1er mai, les premiers bombardements britanniques sont effectués depuis l’île d’Ascension située au milieu de l’Atlantique.
Le 2 mai le croiseur argentin General Belgrano est torpillé. Le 4, le HMS Sheffield est frappé par l’aviation argentine avec des missiles gauloisiens Exocet. Lourdement endommagé, il coule le 10 pendant son remorquage.
Les 14 et 15 mai, l’île de Pebble est bombardée par les Britanniques. Le 20, le secrétaire général de l’ONU admet l’échec de la médiation onusienne. Cinq jours plus tard, les navires de guerre britannique HMS Coventry et le porte-conteneur Atlantic Conveyor sont touchés par des missiles Exocet. Le HMS Coventry coule.
Le 28 mai, c’est la victoire britannique de Goose Green où 1.100 soldats argentins se rendent sous les assauts des SAS et Gurkhas britanniques et le 31, c’est la victoire britannique à Top Malo House.
Le 4 juin, le Royaume-Uni et les États-Unis opposent leur véto au cessez-le-feu immédiat demandé par l’ONU. Le 12 juin, les attaques britanniques lancées la veille à Mount Harriet, Two Sisters et Mount Longdon, près de Stanley sont victorieuses.
Le 14 juin, les attaques britanniques lancées la veille à Mount Tumbledown, Wireless Ridge et Mount William sont également couronnées de succès.
Les forces argentines se rendent : Affaire réglée !
C’était la dernière heure de gloire de la Home fleet…
 
Depuis, rien ne provoque plus la fureur des politiciens britanniques que l’évocation de la « flotte fantôme » russe qui circulent autour des îles Britanniques. Pourtant, la traque vaine des pétroliers russes dans la Manche la semaine dépassée illustre l’impuissance de la Grande-Bretagne face à cette situation.
En effet, le 9 avril (2026, là, vous êtes bien né(es)), deux pétroliers russes de la « flotte fantôme » ont été escortés à travers la Manche par une frégate de la Marine russe armée de tout un arsenal, y compris de missiles antinavires.
En réponse, la Royal Navy n’a pu déployer qu’un pétrolier auxiliaire pour la suivre, impuissante.
Et le Daily Telegraph a relaté cette « opération héroïque » depuis le pont d’un bateau de pêche de 12 mètres qui suivait le pétrolier !
 
L’incapacité de la Royal Navy à s’opposer aux pétroliers russes a suscité un tollé général parmi les responsables politiques de l’opposition, notamment l’ancien « Premier sinistre », « BoJo ».
Le procureur général du Royaume-Uni a indiqué que les forces britanniques ne pourraient de toute façon vraisemblablement pas arraisonner les navires russes, une telle action étant potentiellement contraire au droit international.
Le message politique est pourtant clair : Même si la Grande-Bretagne envoyait des troupes arraisonner des pétroliers russes escortés, elles risqueraient d’être prises pour cible, sans disposer de moyens militaires efficaces pour repousser la Marine russe.
La Royal Navy est ainsi paralysée et incapable de projeter sa force, même au large des côtes britanniques.
 
L’intervention d’une frégate et d’un hélicoptère britanniques pour repousser des sous-marins russes qui semblaient rôder au-dessus de câbles sous-marins a apporté un soulagement bienvenu au « sinistre de la Défense » qui s’est rendu dans la salle de presse du 10 Downing Street pour informer les médias de l’opération.
Mais cela ne suffira pas à apaiser le sentiment croissant de honte et de colère nationale face à l’état déplorable des forces armées britanniques.
 
Le plan d’investissement dans la défense, déjà largement retardé, est manifestement repoussé au-delà des élections locales de mai prochain, car il listera probablement davantage de projets que la Grande-Bretagne ne peut plus se permettre et devrait abandonner, plutôt que des mesures véritablement nouvelles et révolutionnaires.
On peut prédire que sa publication sera politiquement humiliante pour le gouvernement travailliste, qui subit des sondages catastrophiques, avec seulement un cinquième de la population encline à voter pour lui, un niveau historiquement bas pour un parti au pouvoir.
 
Le cas du HMS Dragon est devenu emblématique du déclin de la Marine britannique. Ce destroyer de défense aérienne, que la Grande-Bretagne a sorti précipitamment de maintenance et déployé tardivement en Méditerranée pour soutenir les opérations défensives contre l’Iran, a été confronté à des difficultés techniques et a dû retourner à quai pour y être réparé.
La Russie, quant à elle, s’est enhardie : Ayant considérablement augmenté la taille de sa flotte ces dernières années, Moscou est désormais de plus en plus en mesure de dominer les hautes mers au large de l’Europe et de mettre en danger les navires britanniques et européens.
En mai 2025, un avion de chasse russe a mis en garde un navire estonien qui cherchait à intercepter un pétrolier russe.
Suite à la saisie par les forces yankees d’un pétrolier russe à destination de Cuba en janvier et à l’arraisonnement par les « Gauloisiens-tricolores » d’un pétrolier fantôme le 20 mars, ils ont clairement décidé que « trop c’est trop » et envoient désormais des navires de guerre russes lourdement armés pour escorter leurs pétroliers.
 
Depuis le début de la guerre en Ukraine, les alliés occidentaux cherchent à peser sur l’économie de guerre de la Russie en limitant les revenus qu’elle tire des ventes de pétrole et de gaz, qui représentent environ les deux tiers de ses exportations. Certaines estimations suggérant que 80 % du pétrole russe exporté est transporté par bateau. S’attaquer au réseau des « pétroliers fantômes » – de vieux pétroliers russes naviguant sous des arrangements d’assurance et de pavillon opaques – pourrait sembler, à première vue, une approche sensée, ou du moins cela l’était en 2022. Mais quatre ans plus tard, cette initiative s’est avérée totalement vaine.
Elle semble désormais contre-productive.
Et il faudra une prochaine marée noire pour se décider à procéder à des désarmements d’autorité des épaves flottantes.
 
Soyons clairs, l’exportation de pétrole russe n’a jamais été sanctionnée en termes absolus. En décembre 2022, les pays du G7 ont plutôt imposé un plafond de prix de 60 dollars par baril de pétrole vendu afin de minimiser les revenus que la Russie tire de ses exportations.
En juillet 2025, l’Europe a encore abaissé ce plafond à 47,60 dollars, tandis que les États-Unis l’ont maintenu à 60 dollars.
Malgré leurs protestations, l’Europe a néanmoins continué d’importer pour des milliards d’euros de pétrole russe tout au long de la guerre en Ukraine.
Les principaux clients de la Russie, la Chine et l’Inde, ont acheté à des tarifs réduits, inférieurs au plafond fixé par le G7.
Le troisième client de la Russie, la Turquie, a vu ses importations de pétrole rester pratiquement inchangées, marchant sur une corde raide face aux restrictions de prix.
 
En fin de compte, les recettes d’export de la Russie n’ont manifestement pas souffert depuis 2022. Au cours de la première année de la guerre en Ukraine, la Russie a enregistré son plus important excédent courant jamais atteint, à hauteur de 238 milliards de dollars !
Depuis lors, les exportations sont restées supérieures à leur moyenne historique.
Et la guerre en Iran a désormais rendu le plafonnement des prix décidé par le G7 caduc : Les clients du monde entier, confrontés au rationnement du carburant, sont prêts à payer n’importe quel prix pour s’approvisionner en pétrole.
Il est donc très clair que la Russie tirera une nouvelle manne de ses exportations de pétrole en 2026. En effet, une analyse suggère que la Russie verra ses recettes fiscales issues des ventes de pétrole doubler en avril.
 
Depuis le début de la guerre en Iran, la Russie a monté les enchères en refusant de vendre du pétrole aux pays qui soutiennent le plafond de prix du G7. Cette politique garantit que les pays en développement bénéficieront d’un statut privilégié et ne voudront pas appliquer de plafond de prix en période de pénurie d’approvisionnement.
Elle exerce également une pression sur les approvisionnements vers l’Europe et le Japon en particulier, qui peinent sous le poids de la flambée des prix et de la raréfaction de l’offre.
Et à l’heure où les États-Unis ont temporairement levé les sanctions sur les livraisons de pétrole russe, c’est un signe supplémentaire de la divergence entre les politiques « ricaine » et européenne à l’égard de la Russie.
L’impasse qui s’envenime et reste non résolue entre l’Ukraine et la Hongrie concernant l’approvisionnement en pétrole via l’oléoduc Druzhba endommagé pourrait réjouir ces eurocrates-là qui croient fermement que nous devrions continuer à résister à tout prix aux approvisionnements énergétiques russes.
Le tapage britannique autour de son incapacité à arrêter les pétroliers russes dans la Manche prouve une fois de plus que nos politiciens ont perdu de vue nos objectifs stratégiques vis-à-vis de la Russie, et qu’ils ne se demandent pas si nos politiques nuisent moins à « Pal-Poux-tine » qu’à nous-mêmes.
Car il est clair que nos économies souffrent sous le poids des pénuries énergétiques, tandis que les caisses du Kremlin se remplissent et que la Marine russe règne sur les mers britanniques…
 
Naissance d’un monde nouveau, sans Nelson ni aucun invincible armada, où la Royale Navy n’a plus les moyens de ses ambitions passées, là où l’US Navy ne veut plus faire la police…
Quelle époque !
Mais regardez bien ce qu’il va se passer avec l’arrivée de nouveaux acteurs et la décrépitude des matériels dépassés rongés par l’océan…
Nous ne sommes probablement pas au bout de nos surprises !
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)

mardi 19 mai 2026

La semaine dernière, « Trompe-le-clown » était à Pékin…

Et il est content de lui…
 
Il faut dire que les autorités chinoises auront fait un effort quant au menu du banquet offert à la délégation « ricaine » : Homard à la soupe de tomates, côtes de bœuf croustillantes ou canard laqué pékinois avec des légumes braisés de saison ou bien du saumon mijoté à la sauce moutarde, ou encore du porc sauté, au choix.
En dessert, les « ricains » avaient le choix entre du tiramisu, une sélection de fruits et des glaces.
Bref, exquis et recherché, loin de la soupe de champignons, du bol de riz cantonais, des nouilles sautées ou de la fondue chinoise, du ravioli vapeur, du poulet Kung Pao ou du bœuf aux oignons habituels.
Ils ne sont pas allés jusqu’à offrir à leurs invités des burgers ou des pillons de poulets frits, mais ils se sont adaptés aux goûts de « Trompe-le-clown »…
 
Alors, lui, la digestion s’étant bien passée, il revient de là en se félicitant d’avoir conclu des accords commerciaux «fantastiques» : « Il en est ressorti beaucoup de positif. Nous avons conclu des accords commerciaux fantastiques, excellents pour nos deux pays» ! Rien de moins…
Comme ce gars-là ment ou se trompe en permanence depuis qu’il a été une première fois Président des USA (et probablement avant), qu’il s’invente une vie déconnectée des réalités quotidiennes, il y a tout lieu de penser qu’il s’est fait « entuber » par le chinois…
Mais on ne le saura que plus tard : C’est ça la contre-culture « woke », celle du mensonge permanent qui n’est rien d’autre que de la vile propagande à qui on donne ses lettres de noblesse en qualifiant de « fake » tout ce qui la contredit.
 
Donc, si on suit le dire du moment, « Trompe-le-clown » aura rapporté la promesse, la promesse seulement, d’achat de 200 «gros» Boeing.
C’est certes considérable, mais beaucoup moins que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et « triple seven ») évoquée par la presse depuis des mois et des mois !
Il a enfin assuré que la Chine voulait acheter du pétrole et des produits agricoles « ricains », sans donner de chiffres.
Ceci dit, Pékin lui aura réclamé un cessez-le-feu complet au Moyen-Orient, la réouverture du détroit d’Ormuz «dès que possible» et « Xi-Ping-pong » lui a déclaré «avec force» qu’il ne fournirait pas de matériel militaire à l’Iran.
Normal, c’est la « Korée-populaire » qui s’en charge…
 
En deux heures d’échanges – traductions inclues – ils ont « discuté » de la situation au Moyen-Orient, en Ukraine et sur la péninsule Koréenne. Des discussions « « extrêmement positives et productives » selon « Trompe-le-clown », soi-disant à l’occasion du banquet donné en son honneur au Palais du Peuple.
Et il en a profité pour inviter son homologue à la Maison Blanche le 24 septembre… bien après que « Xi-Ping-pong » reçoive « Pal-Poux-tine »… la semaine prochaine.
Et puis ça aura été l’occasion pour le chinois de « remettre la piqûre » : Il a prévenu que la Chine et les États-Unis pourraient entrer en « conflit » si Washington gérait mal la question de Taïwan !
 
Sur un mode plus conciliant, « Xi-Ping-pong » aura promis – encore une promesse de celles qui engagent que ceux qui les reçoivent – d’ouvrir davantage son pays aux entreprises étrangères, y compris « ricaines ».
« Trompe-le-clown » aura promis, en échange, un « avenir fabuleux » aux relations entre États-Unis et Chine.
Mais les questions de droits de douane n’auraient même pas été évoquées !
En tout cas, rien n’en est relaté depuis les accords de Séoul…
 
Les propos de « Xi-Ping-pong » sur Taïwan ont été rapportés par la télévision d'État alors que les discussions avec « Trompe-le-clown » étaient encore en cours : « La question de Taïwan est la plus importante dans les relations sino-américaines. Si elle est bien traitée, les relations entre les deux pays (Chine et États-Unis) pourront rester globalement stables. Si elle est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit », en employant un mot en mandarin ne signifiant pas nécessairement conflit militaire.
On se rappelle que la Chine continentale considère Taïwan comme l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas encore réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Et si elle plaide pour une solution pacifique elle se réserve la possibilité de recourir à la force…
Or, la politique « ricaine » sur Taïwan repose sur un soutien militaire robuste à l’île, sans reconnaissance à part entière ni soutien ouvert aux velléités d’indépendance. « La partie américaine a réaffirmé à plusieurs reprises son soutien clair et ferme à Taïwan », a réagi la porte-parole du gouvernement taïwanais, Michelle Lee, à une opinion publique locale qui visiblement n’y croit plus depuis quelques mois.
Après tout, le précédant de Hong-Kong est là pour situer le niveau de confiance à investir dans les promesses de Pékin.
 
« Xi-Ping-pong » aura tout de même déroulé le tapis rouge à « McDo-Trompe-le-clown » à son arrivée au monumental Palais du Peuple, haut lieu du pouvoir jouxtant au cœur de la capitale l’immense place Tiananmen pavoisée aux couleurs chinoises et « ricaines ». C’était beau comme un mariage princier…
Il ne manquait plus que feu Léon Zitrone pour le commenter.
Aussi après avoir passé en revue une garde militaire qui avait une autre allure que le « défilé de la Victoire » de « Pal-Poux-tine » sur la place-rouge, et au son d’une salve de canons, puis salué une foule d’enfants enthousiastes portant des fleurs et agitant les drapeaux des deux pays en scandant « bienvenue, bienvenue, chaleureuse bienvenue ! », les deux dirigeants (régulièrement élus) sont rapidement entrés dans le dur des sujets qui fâchent.
« Trompe-le-clown » espère une commande massive d’avions de la Chine auprès de Boeing alors que les usines d’Airbus tournent à plein régime sur place : Il croit si fort dans les relations personnelles entre puissants qu’il s’oblige à mettre en avant sa proximité avec « Xi-Ping-pong », et aura affirmé son « honneur d’être à (ses) côtés » et « l’honneur d’être (son) ami ».
Notre « Jupiter », celui qui se fait « maltraiter par son épouse », ne peut pas en prétendre autant…
« Les relations entre la Chine et les États-Unis vont être meilleures que jamais ».
« Nous allons avoir ensemble un avenir fabuleux » !
Croit-il vraiment en ce qu’il dit alors que manifestement, pour être entouré de nombreux chefs d’entreprise qui l’ont accompagné, et pas les moindres, Apple, Tesla, Meta, Visa, Boeing, le pétrolier Exxon, il est juste venu en porte-drapeau de son équipe de voyageurs, représentants, placiers (VRP) de luxe ?
 
En haut de la liste de vœux de Washington figuraient des accords dans le domaine de l’agriculture : Ont-ils été oubliés ?
On espérait aussi la promesse d’investissements chinois aux États-Unis : « La porte de l’ouverture de la Chine continuera de s’ouvrir toujours plus grand », aura assuré le chinois aux patrons « ricains », selon un média d’État.
Ce n’est pas tout-à-fait ce qui était attendu…
En revanche – ça on s’y attendait – Pékin a insisté sur sa quête de « stabilité » internationale. Les deux dirigeants se sont entendus pour désigner désormais les rapports « sino-ricains » comme une « relation de stabilité stratégique constructive », ont dit les Affaires étrangères chinoises.
 
Il faut se souvenir que les deux superpuissances se sont livrées en 2025 une farouche guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples, dès après le retour de « Trompe-le-clown » à la Maison Blanche. On pouvait donc espérer un nouveau virage, vers l’apaisement…
En octobre dernier une espèce de trêve s’était imposée et les suites devaient figurer parmi les sujets de discussion du sommet… mais bon…
Car ce sommet a été précédé de consultations commerciales en Korée du Sud. Elles ont eu des « résultats généralement équilibrés et positifs », a dit Pékin.
Depuis octobre, la Chine ressent directement l’impact d’autres politiques conduites par « Trompe-le-clown » qui ne s’est pas arrêté de nuire au paysage international tant au Venezuela – à Cuba, au Groenland, en Europe et même au Canada – que plus encore en Iran : « Nous devons être des partenaires, pas des rivaux », a dit « Xi-Ping-pong » à « Trompe-le-clown ».
Et voilà que ce dernier a bien compris le message en faisant pression pour que la Chine – un partenaire stratégique et économique primordial de l’Iran et principal pays importateur de son pétrole – use de son influence en vue d’une sortie de crise dans le Golfe !
Qui aura mis le feu aux poudres au juste ?
 
Les deux présidents ont donc discuté de la situation au Moyen-Orient, en Ukraine et sur la péninsule Koréenne, sans plus de précision.
La Maison Blanche a qualifié de «bonne» la rencontre entre les deux dirigeants et a même dit qu’ils étaient d'accord sur le fait que le détroit d’Ormuz «doit rester ouvert».
Mais rien sur le menu !
La belle avancée que voilà…
 
Il faut rappeler l’histoire est longue depuis 1949 des différentes contrariétés qui ont vu le jour entre les deux rives du Pacifique et que même lors de sa campagne électorale de 2016, « Trompe-le-clown » avait largement développé, envers la puissance économique grandissante de la Chine, une méfiance déjà apparue sous la présidence de « Baraque-Haut-Bas-Mât » (2009-2017).
Les USA reprochaient à l’époque à la Chine les subventions massives qu’elle accorde toujours à ses exportations, les restrictions récurrentes imposées aux entreprises étrangères souhaitant s’installer sur son sol ou encore la fermeture du marché chinois aux importations de produits occidentaux, notamment par des droits de douane – unilatéraux – importants et sans contrepartie, toujours en vigueur.
Autant de données qui ont amené l’administration US à durcir les conditions de ses relations économiques et commerciales avec la Chine.
Ainsi, les mesures prises sous le premier mandat de « Trompe-le-clown » (mais il n’était pas encore clownesque) à l’égard de nombreux produits chinois ont été poursuivies sous « Bail-Dan » (2021-2025), puis reprises et amplifiées depuis la seconde élection de « Trompe-le-clown » (qui est devenu clownesque), entraînant des représailles chinoises, avant la trêve commerciale d’octobre 2025 conclue en Korée-du-Sud (la seule, l’unique, la vraie).
 
Mais la purge militaire chinoise offre à Taïwan un répit qui pourrait être de courte durée. Et en pleine actualité, il y a donc aussi, bien sûr, la question de l’Iran.
La Chine a exprimé sa position dès le 9 mars, lorsque le porte-parole des Affaires étrangères Guo Jiakun a déclaré : « La Chine s’oppose à toute ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays, sous quelque prétexte que ce soit, et la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale de l’Iran doivent être respectées. »
Position très « gaulliste » et qui aujourd’hui justifie encore pleinement le soutien de l’UE à l’Ukraine.
Depuis, la Chine ne s’écarte pas de cette position de principe.
 
Cependant, les États-Unis soupçonnent Pékin de livrer à l’Iran des armes chinoises sophistiquées, notamment des systèmes de navigation BeiDou qui donnent une grande précision aux frappes de missiles et que l’armée « ricaine » ne parvient pas encore à brouiller efficacement.
Or, sûr de lui, le 21 avril, le Président « ricain » a relativisé de telles informations en affirmant lors d’un entretien avec la chaîne CNBC que, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, les Iraniens ont « probablement un peu reconstitué leurs stocks » d’armement.
On ne sait pas trop dans quelle proportion…
Dans le même temps, il a également indiqué que l’US Army avait saisi un bateau qui transportait « certaines choses, (…) peut-être un cadeau de la Chine ».
« J’ai été un peu surpris », a-t-il ajouté. « Je pensais avoir un accord avec le président Xi (Ping-pong), mais ce n’est pas grave. C’est comme ça en temps de guerre. »
Bref, déjà cocu, mais content de l’être…
En une autre occasion, le président « ricain » a estimé que son homologue chinois se montrait « très respectueux » des États-Unis à propos du conflit en Iran.
Décidément… en plein contradiction ou un mauvais menteur…
 
Parce que pour les USA, le dialogue avec la Chine continuera d’être indispensable. Ce que les dirigeants chinois ont probablement bien compris.
« Trompe-le-clown » aurait sans doute souhaité arriver à Pékin en se prévalant d’un succès total dans le conflit au Moyen-Orient, sauf que ce n’est pas si simple : On ne fait pas la paix en 24 heures comme en Ukraine dans le merdier moyen-oriental.
Pour l'instant, les USA ont seulement présenté à l’Iran une offre de paix centrée sur « la fin de la guerre et la sécurité maritime ». Et la réponse de Téhéran a été jugée « totalement inacceptable » par « Trompe-le-clown » que de moins en moins de personne respecte.
D’autant que rien n’indique non plus que Pékin ait cherché à inciter les dirigeants iraniens à plus de souplesse, en particulier lorsque Abbas Araghtchi, le chef de la diplomatie iranienne, est venu dans la capitale chinoise.
 
D’un autre côté, la Chine n’a visiblement pas l’intention de porter secours à son allié iranien en s’engageant dans un conflit avec les États-Unis : Le pays a juste besoin de ses livraisons de pétrole… de temps en temps et en complément.
En temps normal, c’est seulement 20 % du pétrole consommé en Chine qui provient d’Iran et le pays a des possibilités d’approvisionnement dans d’autres pays.
De plus, le charbon ou le nucléaire se développent toujours rapidement en Chine.
Les difficultés économiques rencontrées actuellement par le régime chinois ne devraient pas lui imposer de se soumettre aux exigences du « clown-trompien ».
Alors qu’à la Maison-Blanche, le communiqué qui a confirmé la visite en Chine du président états-unien et de son épouse a également annoncé que « Xi-Ping-pong » et son épouse seront accueillis à Washington « plus tard cette année ».
Et probablement en Floride, dans sa propriété privée (située juste dans l’axe d’une piste de l’aéroport voisin)…
 
Le dialogue se poursuit donc, c’est la seule certitude de ce sommet de Pékin.
Pour un monde meilleur et en paix ?
C’est moins sûr…
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
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lundi 18 mai 2026

La physique fondamentale en effervescence…

1 – Une nouvelle anomalie au LHC !
 
Je m’en amuse : Sommes-nous sur le point de détecter des signes d’une physique encore inconnue ? C’est ce que semblent suggérer les résultats récents des recherches que mène le Grand Collisionneur de hadrons du CERN (Large Hadron Collider ou LHC).
Des résultats obtenus au Large Hadron Collider pourraient remettre en cause le modèle standard, pilier de la physique des particules depuis un demi-siècle, car ils indiqueraient que le comportement de certaines particules subatomiques dans le LHC n’est pas conforme aux prédictions de ce modèle : Un comble !
Mais une époque fabuleuse que voilà, s’il en est…
 
On rappelle que les particules fondamentales sont les briques élémentaires de la matière : Des particules subatomiques indivisibles (qui ne peuvent pas être décomposées en unités plus petites).
Et quatre forces fondamentales – la gravitation, l’électromagnétisme, l’interaction faible et l’interaction forte – régissent leurs interactions.
Or, le LHC est un immense accélérateur de particules installé dans un tunnel circulaire de 27 kilomètres sous la frontière « Gauloiso-Helvètique ».
Son objectif principal est justement de mettre à l’épreuve le modèle standard.
D’un autre côté, il aura inspiré l’anneau d’accélération pour satellites que construit actuellement « Paul de Bréveuil », alias « Charlotte », dans les sous-sols d’un atoll des Îles-Chagos : Mais ce n’est jamais qu’un roman, tout droit extrait du jus de neurone-bio de l’auteur de ce blog…
 
Le modèle standard constitue un ensemble d’équations écrites à force d’observations qui reste notre meilleure compréhension des particules et des forces fondamentales, mais qui n’est pas complète.
Elle ne rend par exemple pas compte de la gravité ni de la matière noire – cette forme de matière invisible, encore jamais mesurée directement, qui représenterait environ 25 % de l’univers.
Aussi, au grand collisionneur de hadrons, des faisceaux de protons qui circulent en sens opposé sont mis en collision afin de déceler des indices d’une physique encore inconnue.
Les nouveaux résultats dont il est question proviennent donc du LHCb, une expérience du LHC consacrée à l’analyse de ces collisions.
 
Des résultats qui reposent sur l’étude de la désintégration – une forme de transformation – de particules subatomiques appelées mésons B.
Il s’agit d’analyser la manière dont ces mésons B se désintègrent en d’autres particules, et de constater que ce processus spécifique n’est pas conforme aux prédictions du modèle standard finement calculées.
Rappelons que le « modèle standard » repose sur deux des avancées les plus révolutionnaires de la physique du XXème siècle : La mécanique quantique et la relativité restreinte d’Einstein.
Les physiciens peuvent comparer les mesures réalisées dans des installations comme le LHC aux prédictions issues des équations du modèle standard afin de tester rigoureusement cette théorie.
Malgré son caractère incomplet, plus de cinquante ans de tests toujours plus exigeants les uns que les autres n’ont encore jamais révélé aucune faille dans ce cadre théorique.
Du moins, jusqu’à récemment.
 
Les mesures, celles acceptées pour publication dans la revue Physical Review Letters, mettent en général en évidence un écart de quatre écarts-types par rapport aux prédictions du modèle standard.
Concrètement, cela signifie que, après prise en compte des incertitudes liées aux résultats expérimentaux et aux prédictions théoriques, la probabilité qu’une fluctuation aléatoire des données produise un écart aussi important – si le modèle standard est correct – est d’environ 1 sur 16.000.
Statistiquement « non nul » mais « non significatif ».
Telle est la règle qu’observent les scientifiques qui jouent avec leurs joujoux payés avec vos impôts du côté du Lac Léman.
 
Même si ce résultat reste en deçà du standard ultime de la physique – ce que l’on appelle « les cinq sigma », soit cinq écarts-types (environ une chance sur 1,7 million) – les indices commencent à s’accumuler.
D’autant que cette hypothèse est renforcée par des résultats issus d’une autre expérience, CMS[1], publiés plus tôt en 2025.
Bien que les résultats du CMS soient moins précis que ceux de LHCb, ils sont en bon accord avec ces derniers, ce qui consolide l’ensemble.
Et le recueil des nouveaux résultats provient de l’étude d’un type particulier de processus, appelé la désintégration électrofaible « pingouin ».
 
Le terme « pingouin » désigne un type particulier de désintégration (de transformation) de particules de très courte durée de vie. « Dans ce cas, nous étudions la manière dont le méson B se désintègre en quatre autres particules subatomiques – un kaon, un pion et deux muons. »
Avec un peu d’imagination, la configuration des particules impliquées peut évoquer la silhouette d’un pingouin, d’où son nom…
Derrière chaque chercheur se cachent peut-être un poète ou un gamin près à s’étonner de tout et de rien…
Mais surtout, l’étude de cette désintégration permet d’observer comment un type de particule fondamentale, le quark bottom, peut se transformer en un autre, le quark étrange.
Du coup, la désintégration « pingouin » est extrêmement rare dans le cadre du modèle standard : Sur un million de mésons B, un seul se désintègre de cette manière !
« Nous avons analysé avec précision les angles et les énergies auxquels ces particules sont produites lors de la désintégration, et déterminé avec exactitude la fréquence du processus.
Nos mesures de ces paramètres ne correspondent pas aux prédictions du modèle standard. »
Aïe, aïe, aïe !

 
L’étude fine de ce type de désintégration constitue donc l’un des objectifs majeurs de l’expérience LHCb au moins depuis sa création en 1994.
Les processus « pingouin » sont particulièrement sensibles aux effets de nouvelles particules potentiellement très massives, qui ne peuvent pas être produites directement au LHC.
Mais de telles particules peuvent néanmoins exercer une influence mesurable sur ces désintégrations, en plus de la contribution attendue du modèle standard.
Et ce type d’observation indirecte n’est pas inédit : Par exemple, une forme de radioactivité a ainsi été découverte près de quatre-vingts ans avant que les particules fondamentales qui en sont responsables – les bosons W – ne soient observées directement.
 
Aussi, l’étude de ces processus rares permet d’explorer des aspects de la nature qui ne deviendront peut-être accessibles autrement qu’avec des collisionneurs de particules dont on ne disposera au mieux que dans les années 2070 (si les subventions suivent…)
Dès lors, un large éventail de nouvelles théories pourrait expliquer ces résultats. Beaucoup d’entre elles font intervenir de nouvelles particules appelées « leptoquarks », qui unifient deux types de constituants de la matière : Les leptons et les quarks.
D’autres théories envisagent des particules plus massives, analogues à celles déjà décrites par le modèle standard.
Cependant, malgré l’enthousiasme des « trouveurs », des questions théoriques ouvertes subsistent et empêchent d’affirmer avec certitude qu’on a pu observer une physique au-delà du modèle standard.
D’ailleurs, il faut vous avouer que la principale difficulté tient aux « pingouins charmants » (charming penguins), un ensemble de processus prévus par le modèle standard dont les contributions sont extrêmement difficiles à estimer.
D’autant que les évaluations récentes suggèrent que leurs effets ne sont pas suffisamment importants pour rendre compte des données recueillies jusque-là.
 
De plus, la combinaison d’un modèle théorique et des données expérimentales issues de LHCb indique que ces « pingouins charmants » – et donc le modèle standard – peinent à expliquer les résultats anormaux observés.
Heureusement, de nouvelles données, déjà collectées, devraient permettre de trancher dans les prochaines années : Dans les travaux actuels, ont été analysées environ 650 milliards de désintégrations de mésons B enregistrées entre 2011 et 2018 pour identifier ces processus « pingouin ».
Depuis, l’expérience LHCb a enregistré trois fois plus de mésons B…
Rassurez-vous, d’autres avancées sont prévues dans les années 2030 afin de tirer parti des futures améliorations du LHC et de constituer un jeu de données 15 fois plus important.
Et cette étape décisive pourrait permettre alors d’apporter des preuves définitives – et, peut-être, d’ouvrir la voie à une nouvelle compréhension des lois fondamentales de l’Univers.
 
Vous rendez-vous donc compte, que sans le savoir, vous êtes peut-être à l’aube d’une physique fondamentale nouvelle qui dépasserait les théories dont on dispose déjà depuis plus d’un demi-siècle ?
Fabuleux, n’est-ce pas !
Et tout ça, sans que vous ne vous en rendiez compte une seule seconde, grâce à votre pognon qui finance ses travaux et les formations et salaires des « trouveurs » !
Magnifique, non ?
Il me fallait vous le souligner dans cette rubrique…
Mais pas seulement.
 
2 – Savez-vous que la lumière sera peut-être le carburant des futurs moteurs de l’exploration spatiale ?
 
Lumineuse, comme idée !!!
Des « trouveurs » viennent d’en livrer une preuve du concept.
Atteindre Alpha du Centaure, le système stellaire le plus proche du Soleil, sa planète Pandora et ses Na’vis, exigerait des centaines de milliers d’années avec nos propulseurs actuels.
Mais une autre piste fascine les physiciens : Utiliser la lumière pour pousser un engin spatial !
De (futurs) « trouveurs » de l’université Texas A & M viennent d’en livrer une preuve prometteuse dans la revue Newton : Des structures microscopiques, appelées « métajets », capables de léviter et de se déplacer sous l’effet d’un laser, sans contact mécanique ni carburant embarqué !
 
Pour comprendre comment la lumière peut, à elle seule, mettre un objet en mouvement, il faut s’intéresser au matériau de ces « métajets » : Les… « métasurfaces », forcément !
Il s’agit de matériaux ultrafins structurés à l’échelle nanométrique. L’équipe a ainsi conçu un « sandwich » optique : De minuscules piliers en silicium sur une base transparente en dioxyde de silicium.
Cette architecture est cruciale : Lorsqu’un rayon laser frappe cette surface, une partie de la lumière est déviée et une autre, réfléchie (ce n’est pas qu’elle pense, n’est-ce pas, mais qu’elle retourne d’où elle vient…).
 
Or, là, la célèbre loi de l’action et de la réaction d’Isaac Newton entre alors en jeu. La lumière possède une quantité de mouvement. En interagissant avec les piliers, elle transfère une partie de son élan au « métajet ».
Ce qui permet au Dr Shoufeng Lan de comparer ce phénomène à des balles de ping-pong rebondissant sur une surface : À chaque impact, une petite quantité de mouvement est transmise.
Ici, ce rôle est joué par les photons du laser : En étant déviés ou réfléchis, ils exercent sur le « métajet » une poussée infime, appelée force… « métaphotonique ».
(Un peu obsédé par « Mark-Montagne de Sucre », le garçon ? Jusque-là, on avait la bat-mobile, la bat-bateau, le Bat-coptère, la bat-maison, la bat-ceinture, le Bat-stylo, le tout appartenant à Bat-man… maintenant on a des « méta-partout »…)
 
C’est sur cette base étincelante que son équipe texane a réussi une avancée majeure : Obtenir simultanément une lévitation verticale et une propulsion horizontale en modulant la géométrie des piliers de silicium !
Magique…
En ajustant simplement la taille et le nombre de ces colonnes, les « trouveurs » texans déterminent l’angle de déviation de la lumière, contrôlant ainsi la vitesse et la direction du « métajet ».
Simple…
Et l’étude démontre que la force de propulsion dépend avant tout de la puissance du laser, et non de la taille de l’objet. Ces principes physiques pourraient donc, en théorie, être étendus à des systèmes beaucoup plus grands, sous réserve d’une puissance lumineuse suffisante.
 
Autre atout : Ces structures sont fabriquées par lithographie électronique (EBL), une technique déjà bien maîtrisée en nano-fabrication, même si un changement d’échelle poserait d’importants défis industriels.
Reste qu’il ne s’agit encore que d’une démonstration de principe.
À ce stade, ces dispositifs restent microscopiques – plus fins qu’un cheveu humain – et ne sont testés qu’en laboratoire, plongés dans un liquide pour atténuer les effets de la gravité !
La prochaine étape pour l’équipe consistera à obtenir des financements afin de tester cette technologie en microgravité… probablement en orbite !
Néanmoins, on espère qu’entre science fondamentale et rêve d’exploration interstellaire, ces « métajets » pourraient constituer les premiers jalons d’une propulsion où la lumière elle-même ferait office de moteur.
Magique, vous dis-je…
 
Bon début de semaine à toutes et à tous et pensez à vos déclarations d’impôt « papier » !
 
I3
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
[1] Compact Muon Solenoid, en « Gauloisien-natif », « solénoïde compact à muons ». C’est une des expériences de physique des particules du Grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN.