Celui sans feu d’artifice en la kapitale…
Le spectacle pyrotechnique aura eu lieu la veille :
Une nouveauté en hommage aux victimes de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016,
qui avait été un massacre au camion fou !
Qu’on vous aura dit…
Parce qu’en Balagne, « hommages ou non », nous avons eu droit aux classiques feux pyrotechniques habituels… Même que celui de Calvi, tiré depuis la jetée du port de commerce aura duré tout de même une vingtaine de minutes… au moins autant que celui du 15 août à venir, mais qui sera tiré depuis la citadelle, juste au-dessus.
Non en fait, « ils » voulaient être parigots pour le feu d’artifice tiré depuis la Tour Eiffel et niçois pour le 14 au soir… hommage oblige.
Donc après le défilé militaire, ils ont tous déménagé et pour avoir les deux à la fois, et du coup ils ont mis Noël au premier novembre et le feu d’artifice du 14 le 13 au soir, en pleine canicule !
Car les deux rendez-vous Républicains étaient d’importance.
Notamment ce défilé du 14 juillet, où on aura envoyé des « signaux
forts » à la communauté internationale et où les Champs-Élysées ont
accueilli les nations invitées de la « Coalition des volontaires », à
l’occasion d’un passage en revue des progrès en matière de défense européenne !
Il fallait suivre ce qui se passait, là sous vos yeux…
Parce que ce défilé, préparé de longue date, a été
précédé par le sommet de l'OTAN à Ankara, les 7 et 8 juillet dernier, lui aussi
prévu depuis un long moment.
Or, malgré un engagement réitéré envers la sécurité collective prévue par le Traité, et la hausse des dépenses militaires de l’Europe et du Canada, la relation avec les États-Unis a changé du tout au tout, sous l’« effet Groenland » des revendications menaçantes de « Trompe-le-clown » : Il fallait donc marquer le coup.
Les USA de puissance tutélaire bienveillante du vieux continent étaient devenues une puissance agressive à notre égard !
La parade militaire parigote se voulait aussi une réponse… « non-ambiguë ».
Il est de tradition de mettre tel ou tel pays ami à
l’honneur lors des célébrations du 14 juillet, avec le cas échéant
participation de soldats du pays invité au défilé militaire sur les Champs Élysées.
Et il se trouve que cette année, la participation au défilé d’un détachement de l’armée ukrainienne et de soldats de différentes armées de la « Coalition des volontaires » – les 35 pays engagés à fournir des « garanties de sécurité » à l’Ukraine en cas d’accord avec la Russie – conférait à l’événement, dans ce contexte international particulier, une signification… particulière.
Anticipée d’ailleurs par le défilé inhabituellement riquiqui sur la Place Rouge de Moscou à l’occasion du 9 mai dernier…
Tout les sens de ces « mutations » n’apparaissent cependant que si l’on relie ce 14 juillet au sommet de l’OTAN qui s’est tenu d’Ankara.
Et pourquoi pas aux célébrations du 9 mai 1945, en repli sur celles du passées : Il s’est passé quelque chose et on vous prépare à une nouvelle ère, une nouvelle dimension, dans les relations internationales !
Un sommet de l’Otan d’ailleurs assez singulier, comme
toute rencontre à laquelle participe « McDo-Trompe-le-clown » !
Le président « ricain » a d’abord déclaré que, s’il faisait le déplacement à Ankara, c’était seulement pour honorer son ami « Air-do-Gagne », qui présidait cette année aux retrouvailles de l’Alliance…
Entre « nationalpopulistes », on se sait se reconnaître et se rendre hommage !
Mais jusque-là, il n’avait que des sentiments négatifs à l’égard de cette organisation transatlantique.
D’ailleurs, ses premiers propos une fois sur place ont été pour indiquer d’ailleurs qu’il n’avait pas perdu de vue la nécessité pour les États-Unis de prendre le contrôle du Groenland et de redire son indignation que les alliés de l’OTAN n’aient pas prêté main forte à l’opération militaire « ricaine » contre l’Iran.
Bien que ce ne soit pas la guerre de l’OTAN, ni dans ses compétences assignées. Et puis c’est une guerre du pétrole qui enrichit surtout les compagnies pétrolières « ricaines » au détriment du reste du monde, producteurs comme consommateurs !
On aura, quant à nous, déplacé le PAN Charles-de-Gaulle, avec son escorte. Même que sur le retour il aura fait un détour au large de ma Balagne (sans que j’aie été prévenu…) : C’est « Charlotte » qui a apprécié.
Mais dans un retournement de situation dont il a le
secret, « Trompe-le-clown » devait le lendemain se déclarer ravi
d’une réunion où « il avait vu de l’unité et de l’amour dans la pièce ».
Il avait dû passer une excellente nuit… bien accompagné !
Car au-delà de ce comportement erratique, trois éléments auront marqué cette rencontre :
— Le sommet, y compris donc « Trompe-le-clown »,
a signé une déclaration commune (pour une fois courte et lisible) dans laquelle
l’engagement de tous les alliés envers l’article 5 du traité de l’Atlantique
Nord (celui de la solidarité automatique) est réitéré. De même, la montée en
puissance des Européens et du Canada au sein de l’Alliance est saluée : « Nous
œuvrons en faveur d’une Europe plus forte au sein d’une OTAN plus forte,
modernisée ».
Étonnant…
Nul doute bien entendu que la bienveillance pour l’instant retrouvée de Washington à l’égard de l’Alliance résulte d’abord d’un plus grand effort financier des Européens, décidé l’année dernière à la Haye sous la pression « ricaine ». Le communiqué chiffre à 139 Mds$ les dépenses de défense supplémentaires consenties par les Européens et le Canada en un an.
Et un engagement supplémentaire de 50 Mds$ est pris pour l’acquisition d’une série d’armement modernes spécifiques… au détriment des souverainetés nationales et au bénéfice de l’industrie militaire « ricaine » qui se frotte les mains : Leurs dirigeants se félicitent d’avoir soutenu « Trompe-le-clown », eux.
Il s’en rappelleront probablement quand « J’y-vais-Dance » tentera de lui succéder…
— Le soutien à l’Ukraine – auquel est consacré un
paragraphe de la déclaration – fait désormais partie du programme de l’OTAN !
Pour 2026, les alliés s’engagent à fournir pour 70 Mds€ en équipements et en formation à l’armée ukrainienne, et au moins l’équivalent l’année suivante.
Présent à Ankara, le président « Zèle-en-ski » a pu faire valoir à « Trompe-le-clown » le besoin urgent de Kiev de disposer de systèmes anti-missiles.
Le président « ricain » a consenti à permettre le transfert d’une licence de fabrication d’un type de missiles Patriot devenus quasiment introuvables sur le marché.
Beaucoup de commentateurs estiment toutefois qu’il faudra au moins deux à trois ans pour que ces systèmes compliqués commencent à sortir des usines ukrainiennes, dont d’ailleurs la protection contre des attaques russes constitue en soi un problème. Mais l’incroyable rapidité avec laquelle les Ukrainiens nous ont habitué dans la production de nouvelles armes pourrait venir démentir ce pronostic…
— Enfin, dans la relation entre les Européens et les « ricains »
quelque chose a peut-être changé ou commencé à changer : À la Haye, le mot
d’ordre était clairement « payons pour maintenir les États-Unis à bord et
que tout redevienne comme avant ». À Ankara, l’atmosphère était
différente, l’ordre du jour étant plutôt de passer du « burden sharing »
(c’est-à-dire « les Européens doivent payer plus ») au « burden
shifting » (le transfert des responsabilités aux Européens).
On peut sans doute attribuer ce glissement d’attitude
à toute une série de facteurs : L’« effet Groenland » marque les
Européens, dont beaucoup se sont convaincus que la tactique de la flatterie à
l’égard de « Trompe-le-clown » ne les sauverait pas, ou encore le
fait qu’ils assument maintenant l’essentiel de la charge du soutien à l’Ukraine
les rend aussi moins déférents vis-à-vis du « clown ».
Enfin celui-ci, sentant les difficultés qu’il rencontre, notamment sur le dossier iranien, est moins en mesure qu’autrefois, comme on avait pu le noter lors du dernier G7, de prendre de haut ses alliés.
Alors, un rééquilibrage en cours entre les deux rives de l’Atlantiques ?
Dès lors, deux scénarios viennent spontanément à
l’esprit, mais c’est un troisième qui pourrait en fait prévaloir :
— La logique voudrait que le désengagement « ricain »
– déjà entamé ne serait-ce qu’en raison du transfert de certains systèmes vers
le théâtre proche-oriental – fasse l’objet d’une négociation entre alliés de
manière à programmer, sur une période agréée, une relève ordonnée par des
moyens et des officiers européens.
C’est le concept d’« européanisation de l’OTAN » souvent évoqué, y compris par les autorités « gauloisiennes-avancées ».
Le principal obstacle à un tel scénario est que l’administration « ricaine » actuelle n’a pas le professionnalisme nécessaire pour procéder de façon aussi méthodique. Chez eux, ça reste tout ou rien…
De surcroît certains de ses membres (tel leur Secrétaire à la guerre Pete Hegseth) plaident même encore pour une rupture brutale entre Washington et l’OTAN.
— Un second scénario serait précisément l’hypothèse d’une
rupture, qui pourrait venir d’un « coup de sang » (pour rester poli) de
« Trompe-le-clown » à la suite d’un désaccord quelconque : On est
passé assez près d’une situation de ce type dans le cadre de la guerre contre
l’Iran…
Mais d’autres causes de mécontentement « clownesque » peuvent survenir, à commencer par le Groenland si la Maison-Blanche veut un jour passer aux actes.
Beaucoup d’observateurs pensent ainsi que le rééquilibrage entre le Congrès et la Maison-Blanche à la suite des élections de mi-mandat devrait limiter ce type d’embardées de la part de l’administration de « Trompe-le-clown » mais ce n’est pas sûr : Et puis les Républicains n’ont pas encore « perdu » ce scrutin !
De plus, même une administration « ricaine » affaiblie peut causer de graves dommages à la relation transatlantique.
— Donc, la bonne question reste de savoir le pourquoi
évoquer la coalition des volontaires dans un tel contexte, jusque sur les Champs-Élysées
le 14 juillet suivant ?
Tout simplement parce que là aussi de manière implicite, cette coalition sert progressivement de cadre à une affirmation de la capacité des Européens à s’organiser, au-delà de la question spécifique des « garanties de sécurité ».
Même après l’échec du SCAF, qui était une évidence depuis son arrivée sur les fonds baptismaux. Un peu comme la suite à venir : Le bras de fer industriel transrhénan n’en a pas fini et commande même parfois « aux politiques » au-delà des question de souveraineté : Il s’agit surtout d’emplois qualifiés à haute valeur ajoutée…
À cet égard, la mise à l’honneur des Ukrainiens et des
35 pays concernés sur les Champs-Élysées ne doit pas faire oublier la réunion
des chefs d’État et de gouvernement de la « Coalition » du 13 juillet
(et son feu d’artifice parigot en nocturne). Ceux-ci se sont mis d’accord sur
tout un programme d’aide à l’Ukraine, allant très au-delà des garanties de
sécurité proprement dite.
Et « Jupiter » aura annoncé entre autres la commande par Kiev de nouveaux systèmes SAMP/T – seul système européen comparable aux Patriots « ricains » – et le transfert à l’Ukraine de la licence pour produire les missiles intercepteurs du SAMP/T ainsi d’ailleurs que des bombes à guidage de précision et du missile de croisière Scalp, des petits bijoux technologiques pour mieux tuer des quidams qui n’ont rien demandé à venir naître sur cette planète-là à cette époque-là !
Dans le même ordre d’idée, l’Ukraine et neuf pays
européens ont annoncé à « Paris-sur-la-Seine » la création d’un
système de défense antimissiles balistiques commun. Il s’agit du Danemark, de
la « Gauloisie-internationale », de la « Teutonnie-impériale »,
de la « Ritalie-fritti », des « Pays-Bataves », de la « Norway »,
de l’Ibérie, de la « Suède-otanesque », de « l’Ukraine-en-devenir »
et du « Royaume-Uni-des-sujets-de-Charles-le-troisième ».
On assiste donc peu ou prou, de réunions en réunions entre Européens, à l’essor d’une organisation pragmatique et à géométrie variable d’une défense de l’Europe ne dépendant plus exclusivement de l’OTAN et donc des États-Unis.
Derrière ce défilé du 14 juillet 2026, dix ans après
le massacre au camion sur la promenade des britishs à Nice, on assiste donc, là,
sous nos yeux et de réunions en réunions entre Européens, à l’essor d’une
organisation pragmatique et à géométrie variable d’une défense de l’Europe ne
dépendant plus exclusivement de l’OTAN et donc d’abord des États-Unis.
Faut-il y voir une pierre dans l’édification progressive de l’Europe comme puissance géopolitique, jouant comme telle sa partition dans la « compétition entre grandes puissances », comme l’on dit maintenant ?
Je vous assure que voilà qui me rassure et si, on peut
rêver, qu’un jour la guerre en Ukraine s’arrête sans victoire réelle de la
Russie et s’il est clair que les Européens auront joué un rôle majeur dans ce
résultat, alors l’Europe sera regardée dans le monde comme ayant changé de
statut : Ce ne sera plus le « nain politique » dont on parle
souvent, mais une puissance incontournable avec son marché intérieur unique qui
imposera ses standards au reste du monde…
L’UE n’aura pas été vaine si la prochaine génération puisse enfin construire un monde de paix !
Ça valait bien un feu d’artifice déplacé de 24 heures…
Pour mémoire (n’en déplaise à «
Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON
RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC
LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org
Qu’on vous aura dit…
Parce qu’en Balagne, « hommages ou non », nous avons eu droit aux classiques feux pyrotechniques habituels… Même que celui de Calvi, tiré depuis la jetée du port de commerce aura duré tout de même une vingtaine de minutes… au moins autant que celui du 15 août à venir, mais qui sera tiré depuis la citadelle, juste au-dessus.
Non en fait, « ils » voulaient être parigots pour le feu d’artifice tiré depuis la Tour Eiffel et niçois pour le 14 au soir… hommage oblige.
Donc après le défilé militaire, ils ont tous déménagé et pour avoir les deux à la fois, et du coup ils ont mis Noël au premier novembre et le feu d’artifice du 14 le 13 au soir, en pleine canicule !
Car les deux rendez-vous Républicains étaient d’importance.
Or, malgré un engagement réitéré envers la sécurité collective prévue par le Traité, et la hausse des dépenses militaires de l’Europe et du Canada, la relation avec les États-Unis a changé du tout au tout, sous l’« effet Groenland » des revendications menaçantes de « Trompe-le-clown » : Il fallait donc marquer le coup.
Les USA de puissance tutélaire bienveillante du vieux continent étaient devenues une puissance agressive à notre égard !
La parade militaire parigote se voulait aussi une réponse… « non-ambiguë ».
Et il se trouve que cette année, la participation au défilé d’un détachement de l’armée ukrainienne et de soldats de différentes armées de la « Coalition des volontaires » – les 35 pays engagés à fournir des « garanties de sécurité » à l’Ukraine en cas d’accord avec la Russie – conférait à l’événement, dans ce contexte international particulier, une signification… particulière.
Anticipée d’ailleurs par le défilé inhabituellement riquiqui sur la Place Rouge de Moscou à l’occasion du 9 mai dernier…
Tout les sens de ces « mutations » n’apparaissent cependant que si l’on relie ce 14 juillet au sommet de l’OTAN qui s’est tenu d’Ankara.
Et pourquoi pas aux célébrations du 9 mai 1945, en repli sur celles du passées : Il s’est passé quelque chose et on vous prépare à une nouvelle ère, une nouvelle dimension, dans les relations internationales !
Le président « ricain » a d’abord déclaré que, s’il faisait le déplacement à Ankara, c’était seulement pour honorer son ami « Air-do-Gagne », qui présidait cette année aux retrouvailles de l’Alliance…
Entre « nationalpopulistes », on se sait se reconnaître et se rendre hommage !
Mais jusque-là, il n’avait que des sentiments négatifs à l’égard de cette organisation transatlantique.
D’ailleurs, ses premiers propos une fois sur place ont été pour indiquer d’ailleurs qu’il n’avait pas perdu de vue la nécessité pour les États-Unis de prendre le contrôle du Groenland et de redire son indignation que les alliés de l’OTAN n’aient pas prêté main forte à l’opération militaire « ricaine » contre l’Iran.
Bien que ce ne soit pas la guerre de l’OTAN, ni dans ses compétences assignées. Et puis c’est une guerre du pétrole qui enrichit surtout les compagnies pétrolières « ricaines » au détriment du reste du monde, producteurs comme consommateurs !
On aura, quant à nous, déplacé le PAN Charles-de-Gaulle, avec son escorte. Même que sur le retour il aura fait un détour au large de ma Balagne (sans que j’aie été prévenu…) : C’est « Charlotte » qui a apprécié.
Car au-delà de ce comportement erratique, trois éléments auront marqué cette rencontre :
Étonnant…
Nul doute bien entendu que la bienveillance pour l’instant retrouvée de Washington à l’égard de l’Alliance résulte d’abord d’un plus grand effort financier des Européens, décidé l’année dernière à la Haye sous la pression « ricaine ». Le communiqué chiffre à 139 Mds$ les dépenses de défense supplémentaires consenties par les Européens et le Canada en un an.
Et un engagement supplémentaire de 50 Mds$ est pris pour l’acquisition d’une série d’armement modernes spécifiques… au détriment des souverainetés nationales et au bénéfice de l’industrie militaire « ricaine » qui se frotte les mains : Leurs dirigeants se félicitent d’avoir soutenu « Trompe-le-clown », eux.
Il s’en rappelleront probablement quand « J’y-vais-Dance » tentera de lui succéder…
Pour 2026, les alliés s’engagent à fournir pour 70 Mds€ en équipements et en formation à l’armée ukrainienne, et au moins l’équivalent l’année suivante.
Présent à Ankara, le président « Zèle-en-ski » a pu faire valoir à « Trompe-le-clown » le besoin urgent de Kiev de disposer de systèmes anti-missiles.
Le président « ricain » a consenti à permettre le transfert d’une licence de fabrication d’un type de missiles Patriot devenus quasiment introuvables sur le marché.
Beaucoup de commentateurs estiment toutefois qu’il faudra au moins deux à trois ans pour que ces systèmes compliqués commencent à sortir des usines ukrainiennes, dont d’ailleurs la protection contre des attaques russes constitue en soi un problème. Mais l’incroyable rapidité avec laquelle les Ukrainiens nous ont habitué dans la production de nouvelles armes pourrait venir démentir ce pronostic…
Enfin celui-ci, sentant les difficultés qu’il rencontre, notamment sur le dossier iranien, est moins en mesure qu’autrefois, comme on avait pu le noter lors du dernier G7, de prendre de haut ses alliés.
Alors, un rééquilibrage en cours entre les deux rives de l’Atlantiques ?
C’est le concept d’« européanisation de l’OTAN » souvent évoqué, y compris par les autorités « gauloisiennes-avancées ».
Le principal obstacle à un tel scénario est que l’administration « ricaine » actuelle n’a pas le professionnalisme nécessaire pour procéder de façon aussi méthodique. Chez eux, ça reste tout ou rien…
De surcroît certains de ses membres (tel leur Secrétaire à la guerre Pete Hegseth) plaident même encore pour une rupture brutale entre Washington et l’OTAN.
Mais d’autres causes de mécontentement « clownesque » peuvent survenir, à commencer par le Groenland si la Maison-Blanche veut un jour passer aux actes.
Beaucoup d’observateurs pensent ainsi que le rééquilibrage entre le Congrès et la Maison-Blanche à la suite des élections de mi-mandat devrait limiter ce type d’embardées de la part de l’administration de « Trompe-le-clown » mais ce n’est pas sûr : Et puis les Républicains n’ont pas encore « perdu » ce scrutin !
De plus, même une administration « ricaine » affaiblie peut causer de graves dommages à la relation transatlantique.
Tout simplement parce que là aussi de manière implicite, cette coalition sert progressivement de cadre à une affirmation de la capacité des Européens à s’organiser, au-delà de la question spécifique des « garanties de sécurité ».
Même après l’échec du SCAF, qui était une évidence depuis son arrivée sur les fonds baptismaux. Un peu comme la suite à venir : Le bras de fer industriel transrhénan n’en a pas fini et commande même parfois « aux politiques » au-delà des question de souveraineté : Il s’agit surtout d’emplois qualifiés à haute valeur ajoutée…
Et « Jupiter » aura annoncé entre autres la commande par Kiev de nouveaux systèmes SAMP/T – seul système européen comparable aux Patriots « ricains » – et le transfert à l’Ukraine de la licence pour produire les missiles intercepteurs du SAMP/T ainsi d’ailleurs que des bombes à guidage de précision et du missile de croisière Scalp, des petits bijoux technologiques pour mieux tuer des quidams qui n’ont rien demandé à venir naître sur cette planète-là à cette époque-là !
On assiste donc peu ou prou, de réunions en réunions entre Européens, à l’essor d’une organisation pragmatique et à géométrie variable d’une défense de l’Europe ne dépendant plus exclusivement de l’OTAN et donc des États-Unis.
Faut-il y voir une pierre dans l’édification progressive de l’Europe comme puissance géopolitique, jouant comme telle sa partition dans la « compétition entre grandes puissances », comme l’on dit maintenant ?
L’UE n’aura pas été vaine si la prochaine génération puisse enfin construire un monde de paix !
Ça valait bien un feu d’artifice déplacé de 24 heures…
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org