Les livreurs de pizza et autres « délivre et où »…
C’est une petite étude menée auprès de plus de 1.000
livreurs de plateformes qui décrit les conditions de travail indignes de cette
population assujettie à livrer des repas à quelques fainéants des beaux
quartiers qui se font livrer leurs sushis au pied de l’ascenseur dans les beaux
quartiers qui votent écololo ou à gôche.
Une enquête sur l’esclavagisme moderne.
Car ces travailleurs qui pédalent sont sur le pont plus de 63 heures par semaine, de six à sept jours sur sept, pour un revenu très inférieur au seuil de pauvreté.
Une enquête éclairante à l’heure où la directive européenne sur les travailleurs des plateformes numériques, qui vise à leur apporter davantage de protection, doit être transposée dans le droit « Gauloisien-authentique ». Il serait temps !
Si la silhouette des livreurs à vélo ou en scooter est
devenue familière du paysage urbain et si beaucoup de citadins font appel à eux
pour déposer leurs repas à domicile, ces travailleurs précaires demeurent en
grande partie invisibles dans les enquêtes et les statistiques publiques. Normal : En Balagne, il n’y en a pas…
Pourtant, la disponibilité de données de qualité sur les livreurs des plateformes numériques de travail constitue un enjeu majeur.
Un rapport de l’Anses de mars 2025 faisait déjà état d’une situation alarmante, mais soulignait aussi le manque de données permettant d’appréhender l’état de santé de ces travailleurs « libres » et de mettre en place des politiques publiques adaptées.
C’est dans ce contexte qu’a été lancé le projet « Santé-Course »
s’est attaché à documenter les conditions de travail ainsi que l’état de santé
physique et mentale des livreurs à partir d’une enquête menée auprès de plus de
1.000 d’entre eux à « Paris-sur-la-plage » et à « Bordeaux-sur-Garonne ».
L’étude se penche également sur l’exposition aux risques professionnels, les contrôles policiers et les discriminations subies.
L’essor des plateformes numériques de travail en « Gauloisie-impériale »
remonte à une quinzaine d’années et résulte de la conjonction de deux séries de
facteurs que n’avait pas anticipé notre grand
gourou « Djack-@tallus » dans son projet d’ouvrir la
profession de taxi à tout-le-monde parmi 300 mesures qui devaient libérer les
forces vives du pays vers une croissance soutenue : L’adoption de nouvelles
normes juridiques (notamment la loi Novelli de 2008 instaurant le statut
d’auto-entrepreneur), d’une part, et la généralisation des technologies de
l’information et de la communication ainsi que la démocratisation de leur
usage, d’autre part.
La première a progressivement flexibilisé le marché du travail et ouvert la voie à l’emploi massif de travailleurs indépendants par les plateformes tandis que la seconde a fourni à ces dernières les conditions de leur déploiement à grande échelle.
Dans le secteur de la livraison de repas, les
plateformes numériques jouent un rôle d’intermédiaires entre restaurateurs et
clients, et entre restaurateurs et livreurs. Leur fonctionnement repose sur des
algorithmes de mise en relation, de tarification et de déconnexion qui leur
permettent de piloter une vaste main-d’œuvre statutairement indépendante, sans
avoir à recourir aux modes de gestion traditionnels des entreprises.
Quant aux livreurs, leur statut d’auto-entrepreneur
les place en dehors du cadre réglementaire de la santé et de la sécurité au
travail applicable aux salariés.
Leur situation s’apparente à un retour du travail à la tâche, entendu comme une contractualisation mission par mission entre des donneurs d’ordre et des exécutants.
Free-lance, quoi…
De ce fait, l’ensemble des cotisations ouvrant droit à la protection sociale ainsi que les obligations légales liées à la protection des travailleurs sont transférées du donneur d’ordre vers le travailleur indépendant lui-même.
Et cette organisation place les livreurs dans une situation de forte précarité et de dépendance économique vis-à-vis des plateformes, lesquelles contrôlent l’accès aux courses ainsi que les modalités de rémunération !
Une enquête difficile, puisqu’il n’existe aucun
registre des acteurs de cette profession nouvelle qui ajoute à une autre
difficulté posée par le phénomène de « location de compte » qui
permet à des livreurs d’exercer leur activité sous le compte d’un tiers. Ce
phénomène compromet également le recours aux données des plateformes
elles-mêmes, lesquelles manquent de transparence.
Il en résulte que seul un protocole de démarchage direct dans l’espace public ou dans des lieux associatifs est à même de produire des données fiables.
Afin de garantir une bonne représentation de la diversité des situations vécues par les livreurs et, ainsi, d’obtenir des résultats qui reflètent au mieux la réalité de l’ensemble de la population étudiée, un travail préalable de cartographie précise des lieux d’attente et du nombre de livreurs les fréquentant à différents moments de la journée a été effectué par arpentage, qui a ensuite servi de base au déploiement des enquêteurs.
L’enquête a donc été réalisée au cours du premier
semestre 2025, auprès de 519 et 485 livreurs de plus de 18 ans, ayant réalisé
au moins une livraison via une plateforme numérique au cours du mois précédant
l’enquête et en capacité de donner un consentement éclairé.
Et les résultats dressent un portrait sociodémographique remarquablement homogène sur plusieurs dimensions : Les livreurs sont quasi exclusivement des hommes (98,9 %), immigrés (97,8 %) et relativement jeunes – leur âge médian est de 30 ans.
Leur niveau de diplôme est en revanche hétérogène : Si un quart d’entre eux n’a pas dépassé le niveau primaire, près d’un sur cinq a suivi des études supérieures, avec des écarts sensibles
La plupart sont arrivés récemment en « Gauloisie-d’accueil » (depuis 2020 en médiane) et sont principalement originaires d’Afrique de l’Ouest et d’Asie du Sud à Paris, d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique du Nord à Bordeaux.
Leur situation administrative est extrêmement fragile : Près des deux tiers sont sans titre de séjour.
Cette précarité administrative se double d’un
dénuement matériel.
La majorité ne dispose pas d’un logement personnel : La colocation et l’hébergement chez des connaissances dominent à « Paris-sur-la-Seine », tandis que les foyers et logements collectifs sont plus fréquents à « Bordeaux-sur-la-Garonne ».
Plus préoccupant encore, près de 18 % déclarent vivre dans des conditions de logement instables (hébergement d’urgence, squat ou hôtel social).
La précarité alimentaire est tout aussi marquée : Près d’un livreur sur deux à la kapitale (48 %) et plus d’un sur trois en Gironde (36,7 %) déclarent avoir passé au moins une journée entière sans manger, par manque d’argent, au cours des douze derniers mois.
Terrible pour des gens qui livrent des repas bio de « bobos-écololos »…
Les enquêtés exercent leur activité depuis peu : Les
trois quarts n’avaient jamais travaillé pour une plateforme de livraison avant
2021, et plus d’un tiers des livreurs parigots ont démarré en 2024 ou en 2025.
Deux plateformes, Uber Eats et Deliveroo, dominent très largement le marché, mais le recours simultané des livreurs à plusieurs applications (ou « multi-apping ») demeure très minoritaire, concernant moins de 2 % d’entre eux.
La dépendance économique vis-à-vis de cette activité est massive : 91 % déclarent que la livraison constitue l’essentiel de leurs revenus, et environ 95 % n’exercent d’autre activité rémunérée ni ne suivent une formation en parallèle.
La dépendance au travail de livraison apparaît d’ailleurs largement contrainte : Neuf livreurs sans titre de séjour sur dix déclarent qu’ils cesseraient ou réduiraient drastiquement cette activité en cas de régularisation.
Enfin, le phénomène de location de compte est massif :
Les trois quarts des livreurs travaillent sous le compte d’une tierce personne,
une proportion atteignant 81 % à « Paris-plage ». Ce phénomène, qui
découle de la précarité administrative des livreurs dont beaucoup sont sans
papiers, brouille considérablement la lecture des statistiques produites par
les plateformes et souligne la nécessité d’enquêtes menées directement auprès
des travailleurs sur le terrain.
Les livreurs perçoivent en moyenne 1.480 euros bruts
par mois, soit 880 euros nets une fois déduits l’ensemble des frais liés à
l’activité (incluant les dépenses d’équipement et de carburant, les frais
d’assurance, les impôts et, pour les trois quarts d’entre eux, le coût de
location du compte qui s’élève en moyenne à 528 euros mensuels et absorbe à lui
seul plus d’un tiers du revenu brut).
Où le sous-prolétariat se fait exploiter par un prolétariat rentier…
Le taux horaire brut moyen s’établit à 5,83 euros, soit bien en deçà du smic horaire (11,88 euros, au moment de l’enquête), pour des volumes de travail considérables : En moyenne 63 heures par semaine, six à sept jours sur sept, dix mois par an, et plus encore pour ceux qui louent un compte.
À ce rythme, ils parcourent en moyenne plus de 800 kilomètres par mois, un kilométrage vraisemblablement sous-estimé en raison de l’omission de certains trajets dans les données des plateformes.
Ce terrible tableau d’ensemble dessine le portrait
d’une population de « working poor », contrainte à une intensité de travail
extrême pour dégager un revenu net qui reste très inférieur au seuil de
pauvreté (fixé à 1.288 euros nets par mois pour une personne seule).
Plus de la moitié des livreurs interrogés ont déjà eu au moins un accident dans le cadre de leur travail, et 44,8 % d’entre eux estiment que leur état de santé s’est dégradé par rapport au moment où ils ont débuté leur activité de livraison.
Et tout ça pour que le confort du bourge citadin qui
hésite à se bouger le kul, vautré dans son « canne-à-pet » à scroller
les offres de nourriture ultra-transformée sur son phone…
Je te vous jure qu’il existe une modernité qui aurait tendance à me mettre la gerbe au bord des lèvres…
Terrible réalité de cette « économie » qui fait des économies sur l’oisiveté de certains, parce que le burger n’est pas vraiment plus cher que celui servi en boutique. D’ailleurs il est aussi dégueulasse que partout ailleurs…
Ça méritait d’être signalé en espérant que la valeur ajoutée que d’avoir un serviteur qui t’apporte ta bouffetance à vélo soit un jour rémunérée comme il convient…
Mais peut-être sera-ce la fin de cet esclavagisme moderne qui veut que les uns exploitent les trappes à misère dans lesquelles d’autres sont tombés de gré ou de force (usage de la « location de comptes » pour tiers, notamment)…
Et dire que ça existe aussi chez les chauffeurs Uber qui font concurrence aux taxis en maraude que voulait faire disparaître l’ami « Djack-@tallus »)…
Pour mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : « LE
PRÉSENT BILLET A ENCORE
ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Une enquête sur l’esclavagisme moderne.
Car ces travailleurs qui pédalent sont sur le pont plus de 63 heures par semaine, de six à sept jours sur sept, pour un revenu très inférieur au seuil de pauvreté.
Une enquête éclairante à l’heure où la directive européenne sur les travailleurs des plateformes numériques, qui vise à leur apporter davantage de protection, doit être transposée dans le droit « Gauloisien-authentique ». Il serait temps !
Pourtant, la disponibilité de données de qualité sur les livreurs des plateformes numériques de travail constitue un enjeu majeur.
Un rapport de l’Anses de mars 2025 faisait déjà état d’une situation alarmante, mais soulignait aussi le manque de données permettant d’appréhender l’état de santé de ces travailleurs « libres » et de mettre en place des politiques publiques adaptées.
L’étude se penche également sur l’exposition aux risques professionnels, les contrôles policiers et les discriminations subies.
La première a progressivement flexibilisé le marché du travail et ouvert la voie à l’emploi massif de travailleurs indépendants par les plateformes tandis que la seconde a fourni à ces dernières les conditions de leur déploiement à grande échelle.
Leur situation s’apparente à un retour du travail à la tâche, entendu comme une contractualisation mission par mission entre des donneurs d’ordre et des exécutants.
Free-lance, quoi…
De ce fait, l’ensemble des cotisations ouvrant droit à la protection sociale ainsi que les obligations légales liées à la protection des travailleurs sont transférées du donneur d’ordre vers le travailleur indépendant lui-même.
Et cette organisation place les livreurs dans une situation de forte précarité et de dépendance économique vis-à-vis des plateformes, lesquelles contrôlent l’accès aux courses ainsi que les modalités de rémunération !
Il en résulte que seul un protocole de démarchage direct dans l’espace public ou dans des lieux associatifs est à même de produire des données fiables.
Afin de garantir une bonne représentation de la diversité des situations vécues par les livreurs et, ainsi, d’obtenir des résultats qui reflètent au mieux la réalité de l’ensemble de la population étudiée, un travail préalable de cartographie précise des lieux d’attente et du nombre de livreurs les fréquentant à différents moments de la journée a été effectué par arpentage, qui a ensuite servi de base au déploiement des enquêteurs.
Et les résultats dressent un portrait sociodémographique remarquablement homogène sur plusieurs dimensions : Les livreurs sont quasi exclusivement des hommes (98,9 %), immigrés (97,8 %) et relativement jeunes – leur âge médian est de 30 ans.
Leur niveau de diplôme est en revanche hétérogène : Si un quart d’entre eux n’a pas dépassé le niveau primaire, près d’un sur cinq a suivi des études supérieures, avec des écarts sensibles
La plupart sont arrivés récemment en « Gauloisie-d’accueil » (depuis 2020 en médiane) et sont principalement originaires d’Afrique de l’Ouest et d’Asie du Sud à Paris, d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique du Nord à Bordeaux.
Leur situation administrative est extrêmement fragile : Près des deux tiers sont sans titre de séjour.
La majorité ne dispose pas d’un logement personnel : La colocation et l’hébergement chez des connaissances dominent à « Paris-sur-la-Seine », tandis que les foyers et logements collectifs sont plus fréquents à « Bordeaux-sur-la-Garonne ».
Plus préoccupant encore, près de 18 % déclarent vivre dans des conditions de logement instables (hébergement d’urgence, squat ou hôtel social).
La précarité alimentaire est tout aussi marquée : Près d’un livreur sur deux à la kapitale (48 %) et plus d’un sur trois en Gironde (36,7 %) déclarent avoir passé au moins une journée entière sans manger, par manque d’argent, au cours des douze derniers mois.
Terrible pour des gens qui livrent des repas bio de « bobos-écololos »…
Deux plateformes, Uber Eats et Deliveroo, dominent très largement le marché, mais le recours simultané des livreurs à plusieurs applications (ou « multi-apping ») demeure très minoritaire, concernant moins de 2 % d’entre eux.
La dépendance économique vis-à-vis de cette activité est massive : 91 % déclarent que la livraison constitue l’essentiel de leurs revenus, et environ 95 % n’exercent d’autre activité rémunérée ni ne suivent une formation en parallèle.
La dépendance au travail de livraison apparaît d’ailleurs largement contrainte : Neuf livreurs sans titre de séjour sur dix déclarent qu’ils cesseraient ou réduiraient drastiquement cette activité en cas de régularisation.
Où le sous-prolétariat se fait exploiter par un prolétariat rentier…
Le taux horaire brut moyen s’établit à 5,83 euros, soit bien en deçà du smic horaire (11,88 euros, au moment de l’enquête), pour des volumes de travail considérables : En moyenne 63 heures par semaine, six à sept jours sur sept, dix mois par an, et plus encore pour ceux qui louent un compte.
À ce rythme, ils parcourent en moyenne plus de 800 kilomètres par mois, un kilométrage vraisemblablement sous-estimé en raison de l’omission de certains trajets dans les données des plateformes.
Plus de la moitié des livreurs interrogés ont déjà eu au moins un accident dans le cadre de leur travail, et 44,8 % d’entre eux estiment que leur état de santé s’est dégradé par rapport au moment où ils ont débuté leur activité de livraison.
Je te vous jure qu’il existe une modernité qui aurait tendance à me mettre la gerbe au bord des lèvres…
Terrible réalité de cette « économie » qui fait des économies sur l’oisiveté de certains, parce que le burger n’est pas vraiment plus cher que celui servi en boutique. D’ailleurs il est aussi dégueulasse que partout ailleurs…
Ça méritait d’être signalé en espérant que la valeur ajoutée que d’avoir un serviteur qui t’apporte ta bouffetance à vélo soit un jour rémunérée comme il convient…
Mais peut-être sera-ce la fin de cet esclavagisme moderne qui veut que les uns exploitent les trappes à misère dans lesquelles d’autres sont tombés de gré ou de force (usage de la « location de comptes » pour tiers, notamment)…
Et dire que ça existe aussi chez les chauffeurs Uber qui font concurrence aux taxis en maraude que voulait faire disparaître l’ami « Djack-@tallus »)…
ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)