Un fossile venu d’un autre système solaire
Les observations de la troisième comète interstellaire
identifiée dans l’histoire de l’humanité continuent à montrer qu’elle présente
une composition chimique surprenante et à nous donner des informations sur son
origine.
Ces observations continuent aussi à soulever des interrogations quant à savoir si les conditions régnant dans notre propre Système solaire et qui ont fait naître la vie sont courantes ou inhabituelles dans la Voie lactée.
Une histoire qui débute, pour nous Terriens, fin août
2019 quand nous l’avons croisée du regard pour la première fois, mais qui a
commencé il y a des dizaines ou des centaines de millions d’années, voire même
plus… car nous ne connaissons pas encore l’âge de cet objet venu d’ailleurs.
Si nos comètes, nos astéroïdes et les météorites du Système solaire contiennent des informations précieuses sur la naissance et l’évolution très primitive du Soleil et de son cortège de planètes il y a environ 4,5 milliards d’années, elles contiennent aussi des informations sur la chimie prébiotique à l’origine de la vie sur Terre et peut-être ailleurs dans le Système solaire.
Mais nous constatons aussi depuis quelques années que des visiteurs venus d’autres systèmes planétaires pénètrent régulièrement dans le nôtre, même si malheureusement il ne s’agit pas de membres de civilisations extraterrestres avancées.
Quoique…
Pour l’heure, il convient de rappeler qu’il s’agit seulement de comètes interstellaires éjectées jadis de leurs lieux de naissance par le jeu des forces gravitationnelles dans d’autres systèmes solaires.
En l’occurrence, nous en sommes à la troisième comète
interstellaire confirmée, détectée en premier par le système Atlas (Asteroid
Terrestrial-impact Last Alert System), financé par la Nasa, d’où son nom de
3I/Atlas.
Parmi les instruments de l’humanité qui se sont tournés vers ce messager interstellaire, il y a eu le télescope spatial James-Webb (JWST), notamment alors que la comète interstellaire 3I/Atlas commençait à s’éloigner du Soleil en décembre 2025.
C’était en effet une occasion, jusqu’à tout récemment
encore impensable, d’avoir des renseignements physico-chimiques sur les
caractéristiques et la naissance d’un autre système solaire dans la Voie lactée
et donc de pouvoir faire des comparaisons inédites avec le nôtre, pour tenter
de savoir s’il était typique ou pas dans notre Galaxie et donc nous aussi qui y
sommes nés.
Or, le télescope James-Webb révèle la composition
surprenante de la comète interstellaire 3I/Atlas !
L’un des instruments mobilisés pour cela du JWST était le NIRSpec (spectrographe dans le proche infrarouge). Les données obtenues ont fait l’objet d’analyses exposées dans un article du célèbre journal Nature, article dont une version libre se trouve aussi sur arXiv.
Un autre article, qui complète le précédent, se trouve également sur arXiv et il provient d’une équipe menée par l’irrésistible astronome Cyrielle Opitom de l’Université d’Édimbourg.
C’est que la composition de la comète interstellaire 3I/Atlas se précise grâce à la radioastronomie. Et où l’on découvre qu’elle est anormalement bourrée d’alcool et contient un célèbre poison violent, nous disent les observations d’Alma !
Les astrochimistes de la noosphère ont cette fois-ci utilisé des instruments du Très Grand Télescope (VLT) de l’Observatoire européen austral (ESO). Les données collectées concernaient des molécules contenant du carbone et de l’azote présentes dans l’objet 3I/Atlas, notamment et à nouveau sous forme de cyanure.
Dans la chevelure (ou « coma ») gazeuse brillante de
la comète 3I/Atlas, alors que ses glaces se sublimaient sous l’action de la
chaleur du Soleil, NIRSpec a permis de déterminer des rapports chimiques d’abondance
d’isotope impliquant le carbone et le deutérium (aussi appelé hydrogène lourd).
Ces rapports isotopiques impliquent des contraintes sur l’environnement dans lequel la comète s’est formée.
Le communiqué de la Nasa au sujet des résultats obtenus explique que « NIRSpec a révélé des taux de deutérium exceptionnellement élevés, environ 30 fois supérieurs à ceux observés dans les comètes de notre Système solaire. »
Cela suggère que 3I/Atlas pourrait provenir d’un système très froid, formé bien plus tôt dans l’histoire de notre Galaxie.
Par ailleurs, l’instrument NIRSpec n’a révélé que des
traces de carbone 13 (contenant 7 neutrons pour 6 protons) par rapport au
carbone 12, plus léger.
Cet élément indique également une origine très ancienne pour 3I/Atlas, car les systèmes stellaires s’enrichissent en carbone 13 au fil du temps, à mesure que des générations d’étoiles naissent et meurent dans la Galaxie.
C’est pourquoi l’on observe des taux plus élevés de carbone 13 dans notre propre système – autour de notre Soleil –, lequel s’est formé relativement récemment, il y a seulement 4,5 milliards d’années (pour un univers qui compte plus de 13 milliards d’années…).
En effet, les réactions de nucléosynthèse dans les
étoiles massives nouvellement formées produisent tous les éléments et plusieurs
de leurs isotopes du lithium jusqu’au fer, ces éléments étant ensuite injectés
dans le milieu interstellaire par les explosions en supernovæ de ces étoiles.
Le même milieu permet la formation de nouvelles étoiles, etc. Ce cycle fait donc évoluer chimiquement les galaxies, ce qui permet de faire des datations.
Les cosmochimistes sont donc arrivés à la conclusion
que 3I/Atlas pourrait s’être formée il y a 10 à 12 milliards d’années, durant
la période de l’histoire qu’ils appellent le « midi cosmique » de l’Univers,
une période où la formation d’étoiles battait son plein.
Comme seconde conclusion, ils pensent maintenant que son système d’origine se trouvait probablement au sein d’un nuage relativement froid et dense.
C’est en effet ce qu’implique pour eux l’abondance d’eau lourde déterminée dans 3I/Atlas, c’est-à-dire l’abondance des molécules d’eau ou au moins un atome d’hydrogène H est remplacé par un atome de deutérium D.
« Pour nous, scientifiques, la découverte de ces
isotopes rares est fascinante, mais l’enjeu majeur réside dans l’examen des
possibilités offertes par la chimie prébiotique ailleurs dans la galaxie. À ce
jour, nous ne connaissons qu’un seul endroit dans le vaste cosmos où des
ingrédients chimiques ont donné naissance à la vie : notre Système solaire,
notre Terre.
L’analyse de ces objets interstellaires constitue une
étape importante pour déterminer si les conditions propices à l’évolution de la
vie sont fréquentes ou rares dans l’Univers », a déclaré, toujours dans le communiqué de la Nasa,
la belle Stefanie
Milam, du centre Goddard de la Nasa et co-auteure de l’étude publiée
dans Nature.
Pour l’heure, on n’en sait pas plus, mais c’est déjà beaucoup…
Bon début de semaine après ce petit point d’information du cosmos !
I3
Pour mémoire (n’en déplaise à «
Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON
RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC
LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org
Ces observations continuent aussi à soulever des interrogations quant à savoir si les conditions régnant dans notre propre Système solaire et qui ont fait naître la vie sont courantes ou inhabituelles dans la Voie lactée.
Si nos comètes, nos astéroïdes et les météorites du Système solaire contiennent des informations précieuses sur la naissance et l’évolution très primitive du Soleil et de son cortège de planètes il y a environ 4,5 milliards d’années, elles contiennent aussi des informations sur la chimie prébiotique à l’origine de la vie sur Terre et peut-être ailleurs dans le Système solaire.
Mais nous constatons aussi depuis quelques années que des visiteurs venus d’autres systèmes planétaires pénètrent régulièrement dans le nôtre, même si malheureusement il ne s’agit pas de membres de civilisations extraterrestres avancées.
Quoique…
Pour l’heure, il convient de rappeler qu’il s’agit seulement de comètes interstellaires éjectées jadis de leurs lieux de naissance par le jeu des forces gravitationnelles dans d’autres systèmes solaires.
Parmi les instruments de l’humanité qui se sont tournés vers ce messager interstellaire, il y a eu le télescope spatial James-Webb (JWST), notamment alors que la comète interstellaire 3I/Atlas commençait à s’éloigner du Soleil en décembre 2025.
L’un des instruments mobilisés pour cela du JWST était le NIRSpec (spectrographe dans le proche infrarouge). Les données obtenues ont fait l’objet d’analyses exposées dans un article du célèbre journal Nature, article dont une version libre se trouve aussi sur arXiv.
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Ces rapports isotopiques impliquent des contraintes sur l’environnement dans lequel la comète s’est formée.
Le communiqué de la Nasa au sujet des résultats obtenus explique que « NIRSpec a révélé des taux de deutérium exceptionnellement élevés, environ 30 fois supérieurs à ceux observés dans les comètes de notre Système solaire. »
Cela suggère que 3I/Atlas pourrait provenir d’un système très froid, formé bien plus tôt dans l’histoire de notre Galaxie.
Cet élément indique également une origine très ancienne pour 3I/Atlas, car les systèmes stellaires s’enrichissent en carbone 13 au fil du temps, à mesure que des générations d’étoiles naissent et meurent dans la Galaxie.
C’est pourquoi l’on observe des taux plus élevés de carbone 13 dans notre propre système – autour de notre Soleil –, lequel s’est formé relativement récemment, il y a seulement 4,5 milliards d’années (pour un univers qui compte plus de 13 milliards d’années…).
Le même milieu permet la formation de nouvelles étoiles, etc. Ce cycle fait donc évoluer chimiquement les galaxies, ce qui permet de faire des datations.
Comme seconde conclusion, ils pensent maintenant que son système d’origine se trouvait probablement au sein d’un nuage relativement froid et dense.
C’est en effet ce qu’implique pour eux l’abondance d’eau lourde déterminée dans 3I/Atlas, c’est-à-dire l’abondance des molécules d’eau ou au moins un atome d’hydrogène H est remplacé par un atome de deutérium D.
Bon début de semaine après ce petit point d’information du cosmos !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
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