Les idéologues et leurs idéologies.
Il n’y a décidément pas que dans les dictatures des autocrates qui nous
entourent que l’antidémocratisme prospère. Que ce soit « Pal-Poux-Tine »,
« Xi-ping-pong », « Or-Bahn » « Georginetta-Mélodie »
ou même l’ultra-droâte « Gauloisienne-du-neurone-chétif », « Teutonne »
ou « Batave » et jusqu’en Ibérie et Lusitanie, ils sont tous pareils :
Ils veulent tous accéder au pouvoir par le fait « d’élections libres »,
mais c’est pour mieux critiquer ce qui les aura couronnés « représentants
du peuple » !
Quel paradoxe…
Et c’est le cas de « Trompe-le-clown » à la tête de la plus ancienne démocratie (qui existe encore).
Mais lui, il bénéficie aussi du travail de défrichage théorique de lampistes qui lui auront éclairé le chemin et donné les clés des portes à franchir.
On rappelle tout d’abord, et encore hier (dans le billet « plus ancien »
en bas à droâte de ce post), qu’il ne faut pas faire de « McDo-Trompe-le-clown
» soit un théoricien (même pas un « intellectuel ») : « Ce qui le
meut, c’est une trinité peu sainte, à savoir l’ego, l’argent et les sondages.
Pour le reste, il veut réindustrialiser le Midwest, et renforcer la puissance
américaine en fonction des besoins de la “vieille économie”, qui est loin
d’être dépassée selon lui, et qui repose sur les hydrocarbures. »
Mais émerge dans la galaxie de « Trompe-le-clown » quelques personnages qui font figure d’intellectuel à sa place. Et notamment un « simple blogueur », réputé très proche de Peter Thiel, de Marc Andreessen (milliardaire et conseiller informel de « Trompe-le-clown », de « J’y-vais-danse » et de « Mick-An-thon »), à savoir « Yar-Vin-Court-Tisse », qualifié en 2024 par le The Guardian comme « le blogueur qui va influencer la présidence américaine de Donald Trump ».
J’ai dû déjà en parler dans un de mes romans (cf. les « Enquêtes de Charlotte », de mémoire probablement dans le volume « Menaces de chaos »).
Pour ce « foulosophe » (un vrai celui-là, pas comme moâ, taxé de
la sorte un temps par « Hervé »… il se reconnaîtra) la démocratie « ricaine »
est définitivement brisée et doit être remplacée par un système monarchique
inspirée d’une jeune pousse technologique de la Silicon Valley mais qui serait
autoritaire, voire impérialiste.
Cette organisation politique serait dirigée par un « techno-César » et technocratique (il aurait ainsi favorisé l’arrivée d’« Élan-Must » dans l’administration de « Trompe-le-clown »).
Son projet politique, auto-défini comme « néoréactionnaire », propose d’en finir avec l’idée démocratique et de structurer le gouvernement comme une entreprise dirigée par un monarque absolu : Rien de moins !
Et depuis l’investiture de « Trompe-le-clown » et ses premières
mesures de gouvernement, émerge le nom d’un mouvement intellectuel qui serait
l’inspiration secrète de la nouvelle administration : La « néo-réaction »,
aussi désignée par l’expression « Lumières sombres » (Dark Enlightenment).
À la tête de ce mouvement, ce fameux blogueur qui serait notamment à l’origine du plan Gaza.
Et donc probablement de la « Chartre pour la paix ».
Il est important de savoir que pour saisir toute la spécificité du courant
néoréactionnaire, il faut accepter de la voir comme une véritable
contre-culture intellectuelle.
La néo-réaction émerge sur Internet, à travers des blogs et des forums, mais aussi à travers la rencontre virtuelle de deux figures clés : « Court-Tisse-Yar-Vin » et « Nique-Langue ».
C’est en avril 2007, « Court-Tisse-Yar-Vin » alors ingénieur « ricain », lance son blog « Unqualified Reservations » sous le pseudo « Mencius Moldbug ».
Son premier texte, « A Formalist Manifesto », annonce déjà avec grande clarté son projet politique : Il se présente comme un libertarien convaincu, mais déçu.
Le libertarianisme, qui vise la limitation ou la disparition de l’État au
profit d’un libéralisme dérégulé, est « une idée évidente » qui « n’a
jamais pu être appliquée en pratique ».
Et je rajouterais : « Et pour cause » !
Selon lui, l’erreur des libertariens est de voir leur idéologie comme « l’apogée de la démocratie », alors que celle-ci est fondamentalement « inefficace et destructrice ».
J’avoue que là, il a probablement raison : Le libéralisme a paradoxalement besoin de pouvoir s’abriter derrière un corpus de règles de fonctionnement intangibles fortes pour exister, sans ça c’est le chaos de l’anarchie. Qui génère ensuite les dictatures…
Un peu comme le capitalisme a paradoxalement besoin de pénuries pour se développer vers une société d’abondance…
Quitte à « inventer » de nouveaux besoins (du Minitel et son modem vers la fibre et la 5G, par exemple).
Entre 2007 et 2008, grâce à un style provocateur et une grande
productivité, le bonhomme se constitue un contingent de lecteurs –
principalement issu des cercles libertariens états-uniens.
Rejetant avec fermeté le progressisme comme étant l’une des raisons pour lesquelles nous ne parvenons pas à nous défaire de l’absurdité démocratique, « Yar-Vin » se définit lui-même comme réactionnaire, ou même « néo », « post » ou « ultraréactionnaire ».
C’est le terme « néoréactionnaire » qui sera repris, à partir de 2010, pour décrire la néo-réaction comme un mouvement « intellectuel » à part entière.
Le second moment tient à la découverte de « Yar-Vin » par « Nique-Langue ».
Ce dernier est un ancien philosophe de l’Université de Warwick, figure de proue du CCRU, un collectif « d’intellectuels » d’avant-garde.
Défendant une perspective « accélérationniste », il critique le « misérabilisme » d’une gôche qui essaie vainement de contenir les effets néfastes du capitalisme, alors qu’il faudrait au contraire épouser son mouvement et l’accentuer.
Son « accélérationnisme » inconditionnel le pousse à adopter une position « pro-capitaliste » et à s’intéresser à la pensée de « Yar-Vin ».
À partir de mars 2012, sur son blog Urban Future (depuis supprimé), il lui consacre une série d’articles intitulée justement « The Dark Enlightenment ».
Et cette série d’articles va conférer à la néo-réaction une véritable notoriété en ligne et lui permettre de se constituer comme une contre-culture « intellectuelle ».
Des nazes, à mon sens, mais bon…
S’il est une théorie politique néoréactionnaire, elle est à trouver sous
la plume du premier qui annonce l’ambition, dès son premier article, de « construire
une nouvelle idéologie ». Et s’il la présente comme un dépassement du
libertarianisme, il la décrit comme « formaliste » et « néo-caméraliste ».
Mais tout le monde n’est pas Marx, ni même Hegel, loin de là…
Ainsi, l’élément fondamental de la pensée de « Yar-Vin » est la question de l’efficacité des systèmes politiques : Un modèle politique est bon s’il parvient à éviter la violence, c’est-à-dire l’apparition de conflits dont l’issue est incertaine.
En cela, la politique est une lutte entre ordre et chaos au sein de laquelle « le bien, c’est l’ordre ».
Je vous l’ai dit : « Un peu naze », tellement ça passe sous silence l’immensité des alternatives inventées par le genre humain.
Mais pour eux, toute autre question, comme la pauvreté et le réchauffement
climatique, est forcément insignifiante.
En fait, il ne s’agit pas de réimaginer un ordre social plus juste, mais d’affermir l’ordre existant.
Cette approche, qu’il nomme formalisme, n’a d’autre souci que de construire une ingénierie politique efficace.
C’est dans cette perspective formaliste qu’il analyse l’État « ricain »
comme une gigantesque entreprise complètement engluée dans son inefficacité.
Parce que le personnel politique est enferré dans une « mystique démocratique » et dans une « obsession de justice sociale », la politique « ricaine » manque forcément de cohérence.
Résultat, personne ne sait vraiment qui est aux commandes, ni dans quel but.
Afin de régler le problème, il propose d’en finir avec l’idée démocratique
et de restructurer le gouvernement sur le mode d’une entreprise souveraine (une
« SovCorp ») dont la direction serait confiée à un PDG.
Celui-ci prendrait les décisions gouvernementales les plus efficaces pour assurer la prospérité de l’État.
Et si vous n’êtes pas satisfaits du service que propose ce gouvernement, vous n’avez qu’à vous en trouver un autre.
Inutile d’aller plus loin pour affirmer que tout cela va comme un gant à « McDo-Trompe-le-clown »…
Et on va jusqu’à retrouver cette idée dans l’hypothèse poussée par
quelques-uns que « Michel-Éd-Le-Clair » pourrait faire un excellent
Président de la République en 2027…
« Sergio-Pas-pain », le « Mousquetaire » « d’Inter-Market », fait bien actuellement « sinistre du commerce »… avec l’insuccès que vous savez alors que « Le-Clair » n’a jamais risqué le moindre centime personnel dans une entreprise qu’il aurait eu à diriger : Il ne sait même pas ce que c’est que d’être enquiquiné du matin au soir par des bras cassés réunis sous un même toit tel que rien n’avance comme il le faudrait !
C’est juste un « fils à papa » qui en a même changé son prénom pour s’assurer un boulot de « porte-la-parole » du groupe de coopérateurs fondé par son père…
Passons : C’est l’art de faire prendre des vessies pour des lanternes chez les « Krétins-des-Alpes » d’électeur…
Pour en revenir à « Yar-vin », son projet revient tout
simplement à rétablir la monarchie absolue !
Aux USA, c’est culotté !
Et en ce sens, il se déclare « royaliste », ou « restaurationniste », et considère que le PDG du gouvernement-entreprise n’est rien d’autre qu’un monarque.
Selon lui, la monarchie est une forme politique extrêmement stable, contrairement à la démocratie. Il nomme son modèle « néo-caméralisme », en référence au caméralisme de Frédéric II de Prusse (ou la théorie mercantiliste, adossée à la monarchie, visant à accroître la prospérité économique de l’État).
Néanmoins, le caméralisme n’est pas le seul modèle auquel il se réfère.
Les cités-États comme Dubaï ou Singapour sont, selon lui, des prototypes des futurs États néo-caméralistes.
Il oublie Monaco… qui reste sous la protection d’un prince, celui de la plus ancienne dynastie encore régnante.
Signalons toutefois que pour ne pas se méprendre sur la nature idéologique
de la pensée néoréactionnaire, il est important d’éviter certaines confusions
intellectuelles. Ainsi et tout d’abord, bien que « Yar-Vin » soit un
défenseur de l’ordre, nous n’avons pas affaire à une simple pensée
conservatrice : Il ne promeut pas la préservation de valeurs morales ou
religieuses : Il se présente d’ailleurs comme athée, ou non-théiste.
Mais il condamne violemment les conservateurs qui, en miroir des progressistes, sont incapables de penser le pouvoir tel qu’il est.
Selon lui, les conservateurs sont consubstantiellement arrimés à la démocratie.
Le caractère réactionnaire de la pensée de « Yar-Vin » se traduit dans une volonté de dissoudre le politique dans une ingénierie économique autoritaire et il loue justement et à ce titre, la prospérité et l’« absence de politique » à Singapour, à Dubaï et à Hong-Kong.
Par ailleurs, si la néo-réaction et « l’alt-right » (droite
alternative « ricaine ») partagent le refus du conservatisme
traditionnel, ces deux courants ne nous semblent pas se confondre pour autant.
« L’alt-right » est populiste et à tendance suprémaciste, dans le sens où certaines composantes affirment clairement l’idée d’une supériorité raciale blanche.
La néo-réaction est, quant à elle, essentiellement formaliste et élitiste.
Les néoréactionnaires méprisent le populisme comme étant fondamentalement démocratique : S’il y a un changement politique, il ne pourra venir que d’en haut.
Bien entendu, ces deux constellations intellectuelles ne sont pas imperméables et peuvent converger stratégiquement.
Ainsi, lorsque « Yar-vin » se défend de compter parmi les suprémacistes, il s’empresse de préciser qu’il les lit avec attention.
Enfin, la néo-réaction est parfois assimilée à l’« accélérationnisme » du
fait de ses liens avec « Nique-Langue ».
Si ces tendances convergent, il faut néanmoins être précis : « Langue » est « accélérationniste » avant d’être néoréactionnaire. S’il considère la néo-réaction comme un instrument efficace de destruction du « grand mécanisme de freinage » qu’est le progrès, elle reste un « accélérationnisme avec un pneu à plat ».
Inversement, si « Langue » a incontestablement contribué à sa popularité, « Yar-vin » ne le cite pas et reste perméable à une perspective accélérationniste.
La pensée néoréactionnaire est avant tout une pensée de l’ordre.
Et là, en quelques mots, vous avez ainsi, comme par miracle les fondements
« idéologiques » sur lesquels toutes les décisions qu’aura prises « Trompe-le-clown »
depuis un an – alors qu’il traine sur d’autres – en justifient avec une excellente
cohérence d’ensemble.
Notamment tout ce qu’on aura analysé hier (cf. post-précédent, en bas à droâte).
Et ça va du « MAGA » (Make America Great Again) au projet d’assimiler aux USA le Canada et le Groenland, en passant par l’enlèvement d’un narco-dictateur vénézuélien, ou aux « ronds de jambes » faits à « Pal-Poux-tine » (qu’il épuise en laissant se poursuivre les combats sans engager le moindre dollar du kontribuable US).
Il en va de même pour ses fameux droits de douanes calculés au doigt mouillé, à la fois devenus « moyens de pression » sur plus faibles que les USA et qui sont payés essentiellement par les citoyens les plus faibles (qui n’ont qu’à crever ou à trouver un autre pays d’accueil).
Est-ce à dire que les « ricains » ont adopté cette nouvelle
assise idéologique ou sont-ils victimes du populisme et de myopie ?
Non, c’est l’œuvre des « ingénieurs du chaos » qui mettent le cash de la tech à disposition…
Mais ils persistent à empruntet encore, parfois à 40 et même 100 ans, tant que les intérêts à servir ne sont pas trop chers – en espérant tout de même que « Trompe-le-clown » sera encore là demain là pour imposer qu’ils ne montent pas – pour financer la suite de leurs recherches de performance, pariant sur la supériorité exponentielle de l’Intelligence (artificielle) de leurs machines.
Ils sont déjà devenus « too big to fail », trop gros pour échouer.
Or, c’est aussi ce qu’on en disait de la banque « ricaine » Lehman Brothers dont la faillite aura provoqué la crise des « subprimes ».
On vit décidément une époque formidable où, en moins d’un siècle, même les
utopies les plus ridicules comme celle de la « néo-réaction » et
toutes d’un peu radical en passant le communisme, comme les plus fatales (celles
de l’eugénisme du nazisme par exemple, mais également les génocides Arméniens
en Turquie ou ceux en cours autour de Gaza et encore ailleurs en Asie, qui ont
abouti à des exterminations jusqu’au Cambodge) auront été conçues, théorisées, essayées,
testées, et âprement défendues. Un vrai condensé !
Comme si la vie de l’homme n’était jamais qu’un jouet de démons nés pour la lui rendre impossible…
Alors qu’elle est si courte et déjà si difficile pour un si grand nombre de personnes, cette vie-là sur cette planète-là et à cette époque-ci…
Démoniaque vous dis-je…
Pour
mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ
RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE «
NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Quel paradoxe…
Et c’est le cas de « Trompe-le-clown » à la tête de la plus ancienne démocratie (qui existe encore).
Mais lui, il bénéficie aussi du travail de défrichage théorique de lampistes qui lui auront éclairé le chemin et donné les clés des portes à franchir.
Mais émerge dans la galaxie de « Trompe-le-clown » quelques personnages qui font figure d’intellectuel à sa place. Et notamment un « simple blogueur », réputé très proche de Peter Thiel, de Marc Andreessen (milliardaire et conseiller informel de « Trompe-le-clown », de « J’y-vais-danse » et de « Mick-An-thon »), à savoir « Yar-Vin-Court-Tisse », qualifié en 2024 par le The Guardian comme « le blogueur qui va influencer la présidence américaine de Donald Trump ».
J’ai dû déjà en parler dans un de mes romans (cf. les « Enquêtes de Charlotte », de mémoire probablement dans le volume « Menaces de chaos »).
Cette organisation politique serait dirigée par un « techno-César » et technocratique (il aurait ainsi favorisé l’arrivée d’« Élan-Must » dans l’administration de « Trompe-le-clown »).
Son projet politique, auto-défini comme « néoréactionnaire », propose d’en finir avec l’idée démocratique et de structurer le gouvernement comme une entreprise dirigée par un monarque absolu : Rien de moins !
À la tête de ce mouvement, ce fameux blogueur qui serait notamment à l’origine du plan Gaza.
Et donc probablement de la « Chartre pour la paix ».
La néo-réaction émerge sur Internet, à travers des blogs et des forums, mais aussi à travers la rencontre virtuelle de deux figures clés : « Court-Tisse-Yar-Vin » et « Nique-Langue ».
C’est en avril 2007, « Court-Tisse-Yar-Vin » alors ingénieur « ricain », lance son blog « Unqualified Reservations » sous le pseudo « Mencius Moldbug ».
Son premier texte, « A Formalist Manifesto », annonce déjà avec grande clarté son projet politique : Il se présente comme un libertarien convaincu, mais déçu.
Et je rajouterais : « Et pour cause » !
Selon lui, l’erreur des libertariens est de voir leur idéologie comme « l’apogée de la démocratie », alors que celle-ci est fondamentalement « inefficace et destructrice ».
J’avoue que là, il a probablement raison : Le libéralisme a paradoxalement besoin de pouvoir s’abriter derrière un corpus de règles de fonctionnement intangibles fortes pour exister, sans ça c’est le chaos de l’anarchie. Qui génère ensuite les dictatures…
Un peu comme le capitalisme a paradoxalement besoin de pénuries pour se développer vers une société d’abondance…
Quitte à « inventer » de nouveaux besoins (du Minitel et son modem vers la fibre et la 5G, par exemple).
Rejetant avec fermeté le progressisme comme étant l’une des raisons pour lesquelles nous ne parvenons pas à nous défaire de l’absurdité démocratique, « Yar-Vin » se définit lui-même comme réactionnaire, ou même « néo », « post » ou « ultraréactionnaire ».
C’est le terme « néoréactionnaire » qui sera repris, à partir de 2010, pour décrire la néo-réaction comme un mouvement « intellectuel » à part entière.
Ce dernier est un ancien philosophe de l’Université de Warwick, figure de proue du CCRU, un collectif « d’intellectuels » d’avant-garde.
Défendant une perspective « accélérationniste », il critique le « misérabilisme » d’une gôche qui essaie vainement de contenir les effets néfastes du capitalisme, alors qu’il faudrait au contraire épouser son mouvement et l’accentuer.
Son « accélérationnisme » inconditionnel le pousse à adopter une position « pro-capitaliste » et à s’intéresser à la pensée de « Yar-Vin ».
À partir de mars 2012, sur son blog Urban Future (depuis supprimé), il lui consacre une série d’articles intitulée justement « The Dark Enlightenment ».
Et cette série d’articles va conférer à la néo-réaction une véritable notoriété en ligne et lui permettre de se constituer comme une contre-culture « intellectuelle ».
Des nazes, à mon sens, mais bon…
Mais tout le monde n’est pas Marx, ni même Hegel, loin de là…
Ainsi, l’élément fondamental de la pensée de « Yar-Vin » est la question de l’efficacité des systèmes politiques : Un modèle politique est bon s’il parvient à éviter la violence, c’est-à-dire l’apparition de conflits dont l’issue est incertaine.
En cela, la politique est une lutte entre ordre et chaos au sein de laquelle « le bien, c’est l’ordre ».
Je vous l’ai dit : « Un peu naze », tellement ça passe sous silence l’immensité des alternatives inventées par le genre humain.
En fait, il ne s’agit pas de réimaginer un ordre social plus juste, mais d’affermir l’ordre existant.
Cette approche, qu’il nomme formalisme, n’a d’autre souci que de construire une ingénierie politique efficace.
Parce que le personnel politique est enferré dans une « mystique démocratique » et dans une « obsession de justice sociale », la politique « ricaine » manque forcément de cohérence.
Résultat, personne ne sait vraiment qui est aux commandes, ni dans quel but.
Celui-ci prendrait les décisions gouvernementales les plus efficaces pour assurer la prospérité de l’État.
Et si vous n’êtes pas satisfaits du service que propose ce gouvernement, vous n’avez qu’à vous en trouver un autre.
Inutile d’aller plus loin pour affirmer que tout cela va comme un gant à « McDo-Trompe-le-clown »…
« Sergio-Pas-pain », le « Mousquetaire » « d’Inter-Market », fait bien actuellement « sinistre du commerce »… avec l’insuccès que vous savez alors que « Le-Clair » n’a jamais risqué le moindre centime personnel dans une entreprise qu’il aurait eu à diriger : Il ne sait même pas ce que c’est que d’être enquiquiné du matin au soir par des bras cassés réunis sous un même toit tel que rien n’avance comme il le faudrait !
C’est juste un « fils à papa » qui en a même changé son prénom pour s’assurer un boulot de « porte-la-parole » du groupe de coopérateurs fondé par son père…
Passons : C’est l’art de faire prendre des vessies pour des lanternes chez les « Krétins-des-Alpes » d’électeur…
Aux USA, c’est culotté !
Et en ce sens, il se déclare « royaliste », ou « restaurationniste », et considère que le PDG du gouvernement-entreprise n’est rien d’autre qu’un monarque.
Selon lui, la monarchie est une forme politique extrêmement stable, contrairement à la démocratie. Il nomme son modèle « néo-caméralisme », en référence au caméralisme de Frédéric II de Prusse (ou la théorie mercantiliste, adossée à la monarchie, visant à accroître la prospérité économique de l’État).
Néanmoins, le caméralisme n’est pas le seul modèle auquel il se réfère.
Les cités-États comme Dubaï ou Singapour sont, selon lui, des prototypes des futurs États néo-caméralistes.
Il oublie Monaco… qui reste sous la protection d’un prince, celui de la plus ancienne dynastie encore régnante.
Mais il condamne violemment les conservateurs qui, en miroir des progressistes, sont incapables de penser le pouvoir tel qu’il est.
Selon lui, les conservateurs sont consubstantiellement arrimés à la démocratie.
Le caractère réactionnaire de la pensée de « Yar-Vin » se traduit dans une volonté de dissoudre le politique dans une ingénierie économique autoritaire et il loue justement et à ce titre, la prospérité et l’« absence de politique » à Singapour, à Dubaï et à Hong-Kong.
« L’alt-right » est populiste et à tendance suprémaciste, dans le sens où certaines composantes affirment clairement l’idée d’une supériorité raciale blanche.
La néo-réaction est, quant à elle, essentiellement formaliste et élitiste.
Les néoréactionnaires méprisent le populisme comme étant fondamentalement démocratique : S’il y a un changement politique, il ne pourra venir que d’en haut.
Bien entendu, ces deux constellations intellectuelles ne sont pas imperméables et peuvent converger stratégiquement.
Ainsi, lorsque « Yar-vin » se défend de compter parmi les suprémacistes, il s’empresse de préciser qu’il les lit avec attention.
Si ces tendances convergent, il faut néanmoins être précis : « Langue » est « accélérationniste » avant d’être néoréactionnaire. S’il considère la néo-réaction comme un instrument efficace de destruction du « grand mécanisme de freinage » qu’est le progrès, elle reste un « accélérationnisme avec un pneu à plat ».
Inversement, si « Langue » a incontestablement contribué à sa popularité, « Yar-vin » ne le cite pas et reste perméable à une perspective accélérationniste.
La pensée néoréactionnaire est avant tout une pensée de l’ordre.
Notamment tout ce qu’on aura analysé hier (cf. post-précédent, en bas à droâte).
Et ça va du « MAGA » (Make America Great Again) au projet d’assimiler aux USA le Canada et le Groenland, en passant par l’enlèvement d’un narco-dictateur vénézuélien, ou aux « ronds de jambes » faits à « Pal-Poux-tine » (qu’il épuise en laissant se poursuivre les combats sans engager le moindre dollar du kontribuable US).
Il en va de même pour ses fameux droits de douanes calculés au doigt mouillé, à la fois devenus « moyens de pression » sur plus faibles que les USA et qui sont payés essentiellement par les citoyens les plus faibles (qui n’ont qu’à crever ou à trouver un autre pays d’accueil).
Non, c’est l’œuvre des « ingénieurs du chaos » qui mettent le cash de la tech à disposition…
Mais ils persistent à empruntet encore, parfois à 40 et même 100 ans, tant que les intérêts à servir ne sont pas trop chers – en espérant tout de même que « Trompe-le-clown » sera encore là demain là pour imposer qu’ils ne montent pas – pour financer la suite de leurs recherches de performance, pariant sur la supériorité exponentielle de l’Intelligence (artificielle) de leurs machines.
Ils sont déjà devenus « too big to fail », trop gros pour échouer.
Or, c’est aussi ce qu’on en disait de la banque « ricaine » Lehman Brothers dont la faillite aura provoqué la crise des « subprimes ».
Comme si la vie de l’homme n’était jamais qu’un jouet de démons nés pour la lui rendre impossible…
Alors qu’elle est si courte et déjà si difficile pour un si grand nombre de personnes, cette vie-là sur cette planète-là et à cette époque-ci…
Démoniaque vous dis-je…
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)