C’était un 23 juin… celui de 2016 !
Je ne pensais pas vivre jusque-là pour vérifier que
toutes les promesses superlatives des promoteurs du Brexit n’étaient jamais que
du vent, que des promesses mensongères… comme le bon sens nous commandait de l’affirmer
alors.
Personne n’y a cru. D’ailleurs, pour le « premier sinistre » du moment, « Camé-Rhône », le référendum n’était jamais qu’une formalité : Personne ne s’attendait à un tel résultat en sortie du dépouillage des urnes.
Un vote absolument pas anticipé, mais une campagne féroce de mensonges et manipulations éhontées qui aura bouleversé bien des vies.
Donc, ce 23 juin 2016[1],
une majorité de Britanniques choisissaient de quitter l’Union européenne au
terme d’une campagne référendaire portée par les promesses des partisans du
camp « Leave », au premier rang desquels « Nie-gel-Barrage » et « BoJo ».
Organisée autour du slogan « Take Back Control » (« Reprendre le contrôle »), la campagne pro-Brexit promettait de restaurer la souveraineté du pays, de retrouver la maîtrise des flux migratoires et de relancer la prospérité économique.
Vous retrouverez ces mêmes thèmes lors de notre campagne électorale de la présidentielle, dès la fin de l’année…
Comme prévu, dix ans plus tard, les espoirs ont laissé
place à un sentiment amer de désillusion que les Britanniques désignent par le
terme « Bregret », et c’est un pays divisé, affaibli, désenchanté qui s’apprête
à commémorer la date anniversaire de ce référendum arraché sur des mensonges.
Rares sont les événements dans l’histoire d’un pays
qui constituent ainsi un choc aussi immense et profond que fut le Brexit. À
l’annonce des résultats qui donnent la victoire au camp « Leave » avec 51,9 %
des suffrages, c’est un sentiment de stupeur qui se répand alors dans le monde
entier.
Après quarante-trois ans d’une relation souvent houleuse et conflictuelle, le Royaume-Uni décidait de quitter l’Union européenne (UE) et d’ouvrir un nouveau chapitre de son histoire.
Sur le continent, on regrettait cette décision populaire, mais après tout, les britanniques avaient été longtemps des empêcheurs de progresser vers une harmonisation européenne du droit (impôts et taxes compris) : L’UE, c’est du droit écrit ; l’UK, c’est du droit d’usage. Les Anglo-saxons écrivent paradoxalement tout dans leurs contrats et conventions (même la chute d’un astéroïde), alors que sur le continent le corpus de référence est déjà codifié : On n’écrit que ce qui y est indispensable et les dérogations au « droit commun »…
Mais il faut avouer que les raisons du choc étaient
multiples : Il s’agissait tout d’abord d’un événement sans précédent qui
soulevait bien des incertitudes et des craintes quant à l’avenir du Royaume-Uni
et de l’UE.
Le choc s’expliquait aussi par le caractère tout à fait inattendu de cette victoire, étant donné que les principaux instituts de sondage prédisaient un scrutin serré et donnaient une légère avance au camp « Remain ».
Une fois de plus, à la masse, les sondeurs, participants à la désinformation généralisée à laquelle procèdent les « ingénieurs du chaos » et les ennemis des régimes électifs et démocratiques…
Enfin, le vote en faveur du Brexit représentait une victoire politique et idéologique pour « Nie-gel-Barrage », à l’époque leader du parti populiste d’extrême droâte United Kingdom Independence Party (UKIP) farouchement hostile à l’UE, mais siégeant à Strasbourg, à l’immigration et au multiculturalisme.
Déjà un « nationalpopuliste »…
Mais ne jetons pas la pierre aux sujets de sa royale majesté, nous avons les nôtres et ils se sont vus vainqueurs encore récemment, au moment de la dissolution de notre Assemblée Nationale organisée par « Jupiter ».
D’ailleurs ils se voient déjà prendre leur revanche, par échec et mat, l’année prochaine (2027)…
Jusque-là davantage considéré comme un outsider, « Nie-gel-Barrage » devient
alors un personnage central du paysage politique britannique, unanimement
reconnu comme l’artisan principal du Brexit.
Ses thèmes de campagne – qui s’articulent essentiellement autour de la lutte contre l’immigration, le rétablissement de la souveraineté nationale et la défense de l’identité britannique – s’imposent comme les sujets dominants du débat national. « BoJo », autre figure centrale de la campagne « Leave » et futur « premier sinistre » (2019-2022), va lui aussi participer à cet essor des idées « nationalpopulistes » en les inscrivant au cœur même du Parti conservateur.
C’est un peu comme notre « Re-Taïaut-Taïaut » ou « Chiotti » (et quelques autres) biberonnés au gaullisme et qui virent fachos, alors qu’à l’inverse, quelques « fachos-nationalpopulistes » se réclament plus où moins ouvertement du gaullisme (« Zézé-Amour » et même « Marinella-tchi-tchi » plus récemment…).
Le Brexit a ainsi normalisé et banalisé un discours
populiste longtemps demeuré en marge de la sphère publique, contribuant à une
dynamique sans précédent pour l’extrême droâte et à une recomposition majeure
de la vie politique britannique.
C’est toute l’ironie de ce référendum initialement promis puis organisé par « Da-vide-Camé-Rhône » en 2013 lorsqu’il était « premier sinistre », en vue de renforcer son autorité sur le Parti conservateur et enrayer la montée du parti UKIP, car ce référendum aura eu l’exact effet inverse.
Non seulement le vote en faveur de la sortie de l’UE précipitera la chute de « Camé-Rhône », mais il fut, surtout, à l’origine de bouleversements politiques caractérisés par l’affaiblissement des deux partis traditionnels.
Et il aura généré le décollage durable de l’extrême droâte au pays de l’Habeas corpus qui engendrera l’ancrage et la polarisation du débat public autour des seules questions d’immigration et d’identité nationale.
Vous me direz, l’Histoire aura retenu également que
bien des élites britanniques étaient hypnotisées par la montée du fascisme en « Teutonnie »,
en « Ritalie » et en « Ibérie » dans les années trente (d’il
y a presqu’un siècle)…
Notre « front populaire » et la « Révolution d’Octobre » en aura fait frémir de terreur plus d’une cervelle dans ces années folles d’après-guerre (la première mondiale, du jamais vu jusque-là)…
Mais on n’avait pas encore tout vu !
Quelques heures après l’annonce des résultats et alors
que l’euphorie règne toujours parmi les partisans du camp « Leave », une
première interview de « Nie-gel-Barrage » dans l’émission « Good
Morning Britain » de la chaîne ITV provoque la stupéfaction générale : Il
déclare aux deux journalistes que la promesse de verser le montant de la
contribution au budget européen au budget du National Health Service (NHS) – le
service de santé publique britannique – ne pourra « probablement pas être
tenue ».
Pan sur le chapeau melon !!!…
En revenant sur cette promesse phare de sa campagne, il trahissait déjà un engagement qui avait pesé lourd dans la décision de nombreux électeurs de voter pour le camp « Leave ». Ils étaient un sur deux à se sentir cocufié dans les grandes profondeurs…
Rappelons que le NHS, a été mis en place après la
Seconde Guerre mondiale pour garantir à tous les Britanniques un accès
universel aux soins « du berceau jusqu’à la tombe » (« from cradle to grave
»), et c’est un pilier emblématique de l’État-providence.
C’est d’ailleurs à peu près à la même époque, toujours à Londres et sous les bombes nazies, que le Général de Gaulle préparait à peu près le même projet d’assurance maladie entourés de quelques visionnaires du Conseil de la Résistance…
Cependant en UK, de multiples réformes visant à le rendre moins coûteux et plus efficace l’ont sérieusement fragilisé et il est, aujourd’hui, confronté à de nombreux problèmes parmi lesquels un sous-financement chronique, une pénurie de personnels ou des délais d’attente excessivement longs, tel que bien des britanniques se payent un billet de train et de bateau pour se faire soigner rapidement en « Gauloisie-sanitaire » à Dieppe ou Lille, convention de sécurité sociale franco-britannique à l’appui de leur démarche.
Aussi, conscients de la place du NHS dans le cœur des
Britanniques, les pro-Leave ont massivement mobilisé l’argument selon lequel en
cas de sortie de l’UE, l’argent autrefois attribué au budget européen serait
directement consacré au financement du NHS.
Et « BoJo » sillonnera le pays dans son bus rouge sur lequel était inscrit « Nous versons 350 millions de livres sterling chaque semaine à l’UE, finançons plutôt notre NHS » (« We send the EU £350 millions a week, let’s fund our NHS instead »). C’était un des marqueurs forts de la campagne en faveur du Brexit.
Le chiffre était naturellement faux et le rythme, la cadence, tout autant !
Mais plus c’est gros, plus ça passe, d’autant que l’argument est relayé en boucle sur les réseaux faisandés par des robots et autres pirates qui inondent Internet depuis la Russie… et probablement d’ailleurs.
Rappelons que l’Euro aura été la hantise des milieux financiers anglo-saxons durant des années et que tout aura été fait pour que son cours s’effondre afin de tuer au passage l’UE… que finalement tout le monde redoute autour de la planète.
Inévitablement, cet argument a rencontré un écho
considérable auprès d’une grande partie de l’électorat britannique inquiet de
la déliquescence d’un tel monument national. Le revirement brutal de « Nie-gel-Barrage » donnait
le sentiment d’une immense trahison et mettait en lumière, dès les premières
heures suivant les résultats du vote, le fossé entre les promesses et la
réalité.
En bref, ces kons de britishs, ils y ont cru et dès le lendemain ils se savaient être les cocus de l’affaire !
L’autre grand thème de la campagne pro-Leave était la
lutte contre l’immigration. Sur ce point-là aussi, l’écart entre les promesses
et la réalité entraînera une profonde amertume parmi les électeurs : On
est même à la limite de l’escroquerie des bonimenteurs, comme un peu ce que vivront
les « ritaux » un peu plus tard quand ils porteront « Gioginetta-Mélodie »
au pouvoir qui allait stoppée la migration… en renforçant les structures d’accueil !
Depuis des années, « Nie-gel-Barrage » répétait
que, en raison de son appartenance à l’Union européenne qui prône le principe
de frontières ouvertes et de libre circulation des personnes, le Royaume-Uni
n’avait pas la capacité de maîtriser ses frontières et d’empêcher l’arrivée
massive d’immigrés sur son sol.
Argutie classique… On a les mêmes chez nous qui dès qu’ils voient un black casser des abribus pour fêter une équipe de foot, pensent illico-presto à la « migration insoutenable » alors que la plupart qui se sont fait gauler sont nés en « Gauloisie-nationale » ou viennent de nos îles…
D’ailleurs, ce sont souvent les mêmes qui votent dans les quartiers pour encore plus fachos qu’eux, se plaignant du péril chinois en bas de chez eux ou des maghrébins qui font Ramdam jusque dans leurs rues…
Bref, quelques jours avant la tenue du référendum, « Nie-gel-Barrage » avait
dévoilé une affiche de campagne intitulée « Breaking Point » (« le point
de rupture ») qui montrait une foule de migrants venus du Moyen-Orient –
exclusivement des hommes – massés à la frontière serbo-croate comme prêts à «
envahir » l’Europe.
La légende de l’affiche disait : « L’UE nous a tous laissés tomber » (« The EU has failed us all »).
Devant le tollé provoqué par cette affiche, UKIP fut contraint de la retirer aussitôt.
Mais l’argument avait fait son effet dans un pays où l’immigration – notamment en provenance des pays musulmans – arrivait en tête des préoccupations des Britanniques.
La stratégie de campagne de « Nie-gel-Barrage » a, d’ailleurs, consisté à présenter le vote en faveur du Brexit comme un enjeu identitaire et civilisationnel en présentant l’immigration – encouragée selon lui par les élites européennes – comme une menace existentielle pour l’identité britannique et l’avenir de la nation.
Ce qui est fort drôle pour être parfaitement paradoxal avec un ex-empire – sur lequel le soleil ne se couchait jamais – qui aura accueilli et parfois fait son miel de populations « britanniques » intégrées dans l’empire, justement, pendant toute l’ère victorienne et même au-delà…
Les derniers à avoir ainsi obtenus la nationalité britannique, son passeport et tout ce qui va avec, ça reste les chagossiens (dans l’océan indien) jusqu’à récemment : Depuis peu ils naissent mauriciens et il leur faudra désormais un visa pour visiter la National Gallery…
La victoire du Brexit a été en partie analysée comme
la victoire des passions tristes – peur de l’autre, hostilité à l’égard des
étrangers, ressentiment vis-à-vis du multiculturalisme – et interprétée comme
le signe d’un repli identitaire. Toutefois, si le souhait d’une grande partie
de l’électorat pro-Brexit était de voir le pays se transformer en forteresse
inaccessible, ce fut loin d’être le cas !
En effet, même une fois le Royaume-Uni officiellement sorti de l’UE, le 31 janvier 2020, les chiffres de l’immigration continuèrent de progresser, atteignant un record absolu en mars 2023 avec un solde migratoire net avoisinant le million !
Pour une grande partie de l’opinion publique hostile à l’immigration, ces chiffres donnaient l’impression d’une immigration devenue hors de contrôle et d’un État impuissant face aux flux migratoires, ce qui renforcera colère et ressentiment vis-à-vis des élites politiques.
Une autre promesse centrale de la campagne pro-Leave n’avait donc pas été tenue.
Cocuspar tous les orifices !
Dans ce contexte, et si l’on ajoute à cela une
croissance économique atone et une inflation galopante, il n’est pas surprenant
que les derniers sondages indiquent qu’une majorité de Britanniques – environ
56 % – dit regretter le départ de l’UE.
Perso, je ne regrette pas : L’UE aura avancé, les récalcitrants ont été dégagés et les candidatures se multiplient encore et toujours… C’est qu’il doit bien y avoir quelque chose d’attractif qui compense largement l’envie d’en sortir, non ?
À l’heure où les Britanniques s’apprêtent donc à
commémorer les dix ans du vote en faveur du Brexit, ce sont à la fois des
sentiments de regret, d’amertume, de trahison qui prédominent dans l’opinion
publique. Ces sentiments nourrissent une colère immense vis-à-vis des élites
politiques, qui se traduit par une perte de confiance dans les deux partis
traditionnels et une montée en puissance sans précédent du parti d’extrême droâte
« Reform UK », dirigé par… « Nie-gel-Barrage », traçant
ainsi le chemin à d’autres candidats « nationalpopulistes » sis en Europe.
Notez tout de même que le Brexit n’est pas à lui seul
responsable de tous les maux du Royaume-Uni : La crise sanitaire liée à
l’épidémie de « Conard-virus » et la guerre en Ukraine expliquent
aussi, en partie, les problèmes économiques que rencontre le pays.
En revanche, c’est bien le Brexit qui a divisé la population en deux camps opposés – voire ennemis – qui s’affrontent aussi bien sur les questions d’immigration, de diversité ethnique et culturelle que de définition de l’identité nationale.
Ces oppositions ont créé les conditions propices à l’émergence de véritables guerres culturelles qui, une décennie après le référendum, continuent de déchirer violemment les britanniques qui en perdraient presque leur légendaire flegme.
Et les images d’une vidéo montrant des policiers
menotter un jeune homme agonisant qui venait d’être poignardé par un jeune sikh
(britannique) – ce dernier ayant faussement prétendu aux flics avoir subi une
attaque raciste – ne fait que jeter de l’huile sur le feu couvant : « Nie-gel-Barrage »
peut dénoncer un racisme « antiblancs » après cette diffusion, et c’est comme
du miel qui coule dans son gosier.
Chez nous, il s’appelait aussi Quentin Deranque, et tout le monde l’aura oublié après l’exploitation de son décès du 14 février dernier, par quelques « nationalpopulistes ».
Même si ça n’a rien à voir (pas d’amalgame), la vie
des pov’-gens que nous sommes ne vaut finalement pas grand-chose aux yeux de tous
les cocufieurs de la planète…
Pour mémoire (n’en déplaise à «
Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON
RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC
LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org
[1] Il vous faut relire les 5 extraits (5 posts qui se suivent) qui ont été repris dans le roman d’été suivant « Ultime récit-suite », resté à mettre sous presse aux éditions I3 … plus tard !
Personne n’y a cru. D’ailleurs, pour le « premier sinistre » du moment, « Camé-Rhône », le référendum n’était jamais qu’une formalité : Personne ne s’attendait à un tel résultat en sortie du dépouillage des urnes.
Un vote absolument pas anticipé, mais une campagne féroce de mensonges et manipulations éhontées qui aura bouleversé bien des vies.
Organisée autour du slogan « Take Back Control » (« Reprendre le contrôle »), la campagne pro-Brexit promettait de restaurer la souveraineté du pays, de retrouver la maîtrise des flux migratoires et de relancer la prospérité économique.
Vous retrouverez ces mêmes thèmes lors de notre campagne électorale de la présidentielle, dès la fin de l’année…
Après quarante-trois ans d’une relation souvent houleuse et conflictuelle, le Royaume-Uni décidait de quitter l’Union européenne (UE) et d’ouvrir un nouveau chapitre de son histoire.
Sur le continent, on regrettait cette décision populaire, mais après tout, les britanniques avaient été longtemps des empêcheurs de progresser vers une harmonisation européenne du droit (impôts et taxes compris) : L’UE, c’est du droit écrit ; l’UK, c’est du droit d’usage. Les Anglo-saxons écrivent paradoxalement tout dans leurs contrats et conventions (même la chute d’un astéroïde), alors que sur le continent le corpus de référence est déjà codifié : On n’écrit que ce qui y est indispensable et les dérogations au « droit commun »…
Le choc s’expliquait aussi par le caractère tout à fait inattendu de cette victoire, étant donné que les principaux instituts de sondage prédisaient un scrutin serré et donnaient une légère avance au camp « Remain ».
Une fois de plus, à la masse, les sondeurs, participants à la désinformation généralisée à laquelle procèdent les « ingénieurs du chaos » et les ennemis des régimes électifs et démocratiques…
Enfin, le vote en faveur du Brexit représentait une victoire politique et idéologique pour « Nie-gel-Barrage », à l’époque leader du parti populiste d’extrême droâte United Kingdom Independence Party (UKIP) farouchement hostile à l’UE, mais siégeant à Strasbourg, à l’immigration et au multiculturalisme.
Déjà un « nationalpopuliste »…
Mais ne jetons pas la pierre aux sujets de sa royale majesté, nous avons les nôtres et ils se sont vus vainqueurs encore récemment, au moment de la dissolution de notre Assemblée Nationale organisée par « Jupiter ».
D’ailleurs ils se voient déjà prendre leur revanche, par échec et mat, l’année prochaine (2027)…
Ses thèmes de campagne – qui s’articulent essentiellement autour de la lutte contre l’immigration, le rétablissement de la souveraineté nationale et la défense de l’identité britannique – s’imposent comme les sujets dominants du débat national. « BoJo », autre figure centrale de la campagne « Leave » et futur « premier sinistre » (2019-2022), va lui aussi participer à cet essor des idées « nationalpopulistes » en les inscrivant au cœur même du Parti conservateur.
C’est un peu comme notre « Re-Taïaut-Taïaut » ou « Chiotti » (et quelques autres) biberonnés au gaullisme et qui virent fachos, alors qu’à l’inverse, quelques « fachos-nationalpopulistes » se réclament plus où moins ouvertement du gaullisme (« Zézé-Amour » et même « Marinella-tchi-tchi » plus récemment…).
C’est toute l’ironie de ce référendum initialement promis puis organisé par « Da-vide-Camé-Rhône » en 2013 lorsqu’il était « premier sinistre », en vue de renforcer son autorité sur le Parti conservateur et enrayer la montée du parti UKIP, car ce référendum aura eu l’exact effet inverse.
Non seulement le vote en faveur de la sortie de l’UE précipitera la chute de « Camé-Rhône », mais il fut, surtout, à l’origine de bouleversements politiques caractérisés par l’affaiblissement des deux partis traditionnels.
Et il aura généré le décollage durable de l’extrême droâte au pays de l’Habeas corpus qui engendrera l’ancrage et la polarisation du débat public autour des seules questions d’immigration et d’identité nationale.
Notre « front populaire » et la « Révolution d’Octobre » en aura fait frémir de terreur plus d’une cervelle dans ces années folles d’après-guerre (la première mondiale, du jamais vu jusque-là)…
Mais on n’avait pas encore tout vu !
Pan sur le chapeau melon !!!…
En revenant sur cette promesse phare de sa campagne, il trahissait déjà un engagement qui avait pesé lourd dans la décision de nombreux électeurs de voter pour le camp « Leave ». Ils étaient un sur deux à se sentir cocufié dans les grandes profondeurs…
C’est d’ailleurs à peu près à la même époque, toujours à Londres et sous les bombes nazies, que le Général de Gaulle préparait à peu près le même projet d’assurance maladie entourés de quelques visionnaires du Conseil de la Résistance…
Cependant en UK, de multiples réformes visant à le rendre moins coûteux et plus efficace l’ont sérieusement fragilisé et il est, aujourd’hui, confronté à de nombreux problèmes parmi lesquels un sous-financement chronique, une pénurie de personnels ou des délais d’attente excessivement longs, tel que bien des britanniques se payent un billet de train et de bateau pour se faire soigner rapidement en « Gauloisie-sanitaire » à Dieppe ou Lille, convention de sécurité sociale franco-britannique à l’appui de leur démarche.
Et « BoJo » sillonnera le pays dans son bus rouge sur lequel était inscrit « Nous versons 350 millions de livres sterling chaque semaine à l’UE, finançons plutôt notre NHS » (« We send the EU £350 millions a week, let’s fund our NHS instead »). C’était un des marqueurs forts de la campagne en faveur du Brexit.
Le chiffre était naturellement faux et le rythme, la cadence, tout autant !
Mais plus c’est gros, plus ça passe, d’autant que l’argument est relayé en boucle sur les réseaux faisandés par des robots et autres pirates qui inondent Internet depuis la Russie… et probablement d’ailleurs.
Rappelons que l’Euro aura été la hantise des milieux financiers anglo-saxons durant des années et que tout aura été fait pour que son cours s’effondre afin de tuer au passage l’UE… que finalement tout le monde redoute autour de la planète.
En bref, ces kons de britishs, ils y ont cru et dès le lendemain ils se savaient être les cocus de l’affaire !
Argutie classique… On a les mêmes chez nous qui dès qu’ils voient un black casser des abribus pour fêter une équipe de foot, pensent illico-presto à la « migration insoutenable » alors que la plupart qui se sont fait gauler sont nés en « Gauloisie-nationale » ou viennent de nos îles…
D’ailleurs, ce sont souvent les mêmes qui votent dans les quartiers pour encore plus fachos qu’eux, se plaignant du péril chinois en bas de chez eux ou des maghrébins qui font Ramdam jusque dans leurs rues…
La légende de l’affiche disait : « L’UE nous a tous laissés tomber » (« The EU has failed us all »).
Devant le tollé provoqué par cette affiche, UKIP fut contraint de la retirer aussitôt.
Mais l’argument avait fait son effet dans un pays où l’immigration – notamment en provenance des pays musulmans – arrivait en tête des préoccupations des Britanniques.
La stratégie de campagne de « Nie-gel-Barrage » a, d’ailleurs, consisté à présenter le vote en faveur du Brexit comme un enjeu identitaire et civilisationnel en présentant l’immigration – encouragée selon lui par les élites européennes – comme une menace existentielle pour l’identité britannique et l’avenir de la nation.
Ce qui est fort drôle pour être parfaitement paradoxal avec un ex-empire – sur lequel le soleil ne se couchait jamais – qui aura accueilli et parfois fait son miel de populations « britanniques » intégrées dans l’empire, justement, pendant toute l’ère victorienne et même au-delà…
Les derniers à avoir ainsi obtenus la nationalité britannique, son passeport et tout ce qui va avec, ça reste les chagossiens (dans l’océan indien) jusqu’à récemment : Depuis peu ils naissent mauriciens et il leur faudra désormais un visa pour visiter la National Gallery…
En effet, même une fois le Royaume-Uni officiellement sorti de l’UE, le 31 janvier 2020, les chiffres de l’immigration continuèrent de progresser, atteignant un record absolu en mars 2023 avec un solde migratoire net avoisinant le million !
Pour une grande partie de l’opinion publique hostile à l’immigration, ces chiffres donnaient l’impression d’une immigration devenue hors de contrôle et d’un État impuissant face aux flux migratoires, ce qui renforcera colère et ressentiment vis-à-vis des élites politiques.
Une autre promesse centrale de la campagne pro-Leave n’avait donc pas été tenue.
Cocus
Perso, je ne regrette pas : L’UE aura avancé, les récalcitrants ont été dégagés et les candidatures se multiplient encore et toujours… C’est qu’il doit bien y avoir quelque chose d’attractif qui compense largement l’envie d’en sortir, non ?
En revanche, c’est bien le Brexit qui a divisé la population en deux camps opposés – voire ennemis – qui s’affrontent aussi bien sur les questions d’immigration, de diversité ethnique et culturelle que de définition de l’identité nationale.
Ces oppositions ont créé les conditions propices à l’émergence de véritables guerres culturelles qui, une décennie après le référendum, continuent de déchirer violemment les britanniques qui en perdraient presque leur légendaire flegme.
Chez nous, il s’appelait aussi Quentin Deranque, et tout le monde l’aura oublié après l’exploitation de son décès du 14 février dernier, par quelques « nationalpopulistes ».
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org
[1] Il vous faut relire les 5 extraits (5 posts qui se suivent) qui ont été repris dans le roman d’été suivant « Ultime récit-suite », resté à mettre sous presse aux éditions I3 … plus tard !