Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mardi 22 juin 2021

KO les yeux ouverts !

La participation au tapis…
 
Vous vous rendez compte du poids que je pèse (sans même arriver au double quintal) !
Non seulement je vote plusieurs fois (un privilège Corsu séculaire…) avec quelques procurations en main, mais en plus, plus vous êtes nombreux à snober les urnes, plus c’est moâ qui décide de votre sort.
Magnifique, vous dis-je.
 
Et comment je fais ?
Mais c’est grâce à vous toutes et tous, cré-vingt-dieux !
En temps « normal », sur 100 inscrits, si je vote, je compte pour un pour cent.
Avec des taux d’abstention de 50 %, comme je vote, je compte donc pour deux !
Mais alors, avec un taux de plus de 66 %, bé je compte pour triple !
Je vais finir par compter pour tous…
Merveilleux !
 
D’un autre côté, je suis furax : Mes « élus » restent définitivement « mal élus ».
Et ça dure comme ça depuis plusieurs années.
Même « Jupiter » n’aura pas échappé à la règle en 2017.
« Sœur-Âne » pas plus à « Paris-sur-la-plage ».
Seul Santini, le maire de Calvi en Balagne (« Corsica-Bella-Tchi-Tchi ») reste élu à la majorité des inscrits…
D’ailleurs, il aura fait cartonner pour les « Républicains-démocrates » une fois de plus dans la commune.
Le reste va à l’une des quatre listes de « Cousins Natio ».
Avec une claque pour Talamoni et un point de bonus pour Simeoni (le fiston).
 
Principale leçon du week-end : Les sondeurs se sont totalement plantés sur les élections régionales. La percée du « Air-Haine » n’a pas eu lieu !
Loin de là…
Les « Républicains-démocrates » font globalement la course en tête, même si les « Soces » résistent encore un peu.
C’est plutôt la prime au sortant…
Les « écololos » ne brillent guère, quoique…
Et ceux qui se prennent un coup de pied au kul, ça reste les « Marcheurs-même-pas-en-rêve », y compris les « sinistres » parachutés parfois directement éliminés…
J’adore.
Notamment dans les « Hauts-de-Gauloisie ».
Et « Juju-Pay-You », « l’écolologiste » qui n’aime pas les seniors va prendre la tête de l’« Union de la gôche » en « Île-de-Gauloisie ». Non mais, on en rigole encore !
Pôve « Pue-pue-Vlar », obligée de penser à une reconversion…
Comme quoi, faire de l’audimat en minaudant (ou en hurlant comme « Riton-Zézé-Désamour »), ça ne remplit pas les urnes…
C’est « Sœur-Âne », la marraine d’Audrey qui doit en pleurer de rage !
On va y revenir.
 
Bref une « Abyssale abstention ! »
Et que les mêmes s’efforcent désormais de rebondir et de remobiliser lundi après le choc d’un premier tour des régionales et départementales déserté par deux électeurs sur trois.
Une « abstention abyssale » qui a profité aux présidents de région sortants, de droâte comme de gôche.
Comme quoi, c’est un métier « politique »…
Et les tractations ont commencé dès le dernier des bureaux de vote clos et vont se poursuivre jusqu’à ce soir, 18 h, pour négocier des alliances, fusions ou retraits de listes pour le second tour, notamment en PACA, région où le « Air-Haine » est le mieux placé.
Les « écololos » feront-ils « front républicain » où seront-ils les alliés objectifs du retourneur de veste, ex-LRD qui roule désormais pour « Marinella-tchi-tchi » ?
En attendant, le sortant (un vrai-faux « LRD ») aura raté la marche d’une réélection triomphale : Les conséquences du petit « coup de pouce » de « Jupiter » durant la campagne…
Il porte la poisse, celui-là, même pour « les siens »…
Pour le parti de « Marinella-tchi-tchi » que les sondages annonçaient en tête dans plusieurs régions, la désillusion est sévère.
Pire, le « Air-Haine » perd neuf points par rapport à 2015 !
Une première…
 
Seule consolation pour elle, dans le canton du Pas-de-Calais où elle se présentait elle-même aux départementales, elle a obtenu dimanche 61% des voix, mais n’est pas élue, le taux d’abstention de 66,4 % étant aussi élevé que la moyenne nationale. Deux tiers d’un tiers, ça ne fait pas beaucoup, finalement…
Également en retrait, les candidats de la majorité présidentielle ne totalisent que 11,5 % des suffrages, un score qui confirme la très faible implantation locale des « Marcheurs-même-pas-en-rêve ».
Mais ça on savait, notamment depuis l’année dernière et les municipales.
Le hold-up de « Jupiter » en 2017 aura fait long-feu.
Je me demande ce qu’il va nous sortir de derrière les fagots pour tenter de se faire réélire : L’hypothèse « bis repetita » du second tour de 2017 pourrait être très compromise, finalement…
 
Ils ont tous commenté : Je vous le laisse le choix et ne pas rajouter le mien qui ne vaut pas plus.
Si… trois fois plus que votre propre avis sur ces questions, puisque vous n’allez pas voter me laissant le faire à votre place…
Mais notez tout de même que lorsque l’immense majorité des électeurs ne va plus voter, en principe ça devrait interpeler : Ce n’est pas non plus pour rien.
C’est parce qu’il n’y a plus grand intérêt au cirque électoral que l’on nous impose avec des choix blanc bonnet ou bonnet blanc ?
Quoi que vous votiez, globalement, vous avez la même politique et nos « politiques » organisent leur propre impuissance au fil du temps en disent quelques-uns.
Quel intérêt y-a-t-il à voter pour des impuissants qui n’ont plus de prise sur le réel ?
Sur les problèmes ?
Qui n’ont plus les leviers d’actions de la souveraineté ?
Surtout aux « territoriales », puisque ce ne sont pas eux qui décident…
 
Aucun sens à ces élections, si ce n’est celui de donner l’onction du suffrage universel, et qui du coup donne le droit à ceux qui en bénéficient de mener la politique qu’ils souhaitent sans en réalité aucune légitimité.
Cela ne se voyait pas trop jusqu’à présent et nous étions sur l’inertie de notre démocratie.
C’est au moins une hypocrisie que l’élection de « Jupiter » aura levée.
Nous voyons tous, aujourd’hui, qu’un président dirige ce pays sans légitimité, sans base électorale, et sans représentativité réelle !
Magnifique, n’est-ce pas ?
 
C’est ce déficit démocratique qui explique l’échec fondamental de « Jupiter », un échec dont on ne peut hélas pas se réjouir, car c’est nous, la population, qui en souffrons et payons ses incompétences, pas lui dans son palais où la cuisine est à la hauteur…
Je vais vous raconter une anecdote de campagne : C’est du vécu !
À l’entrée du marché dominical, je mire une petite troupe qui entoure une Jaguar mal garée immatriculée en Bretagne avec un numéro qui commence par « CP »…
Pas le truc tout-à-fait de première main.
Je m’approche et une boule de suif, jupe courte avec « du monde au balcon » qui chaloupe, me tend un trac pour Laurent Saint-Martin.
« C’est une pub pour un parfum ? »
Non, non, c’est le candidat « Jupitérien » de mon marché…
« Bé on ne l’a pas vu, ici. Il a peur de se montrer ? »
Non, non : Il n’a pas pu se déplacer.
« Oh, il a peut-être honte de se déplacer avec une tire de richard dans les quartiers populaires… »
Non, non, ce n’est pas sa voiture…
« Je veux ! Elle vient de loin celle-là… »
Et la fille me fait, rigolarde, « en plus, elle est en panne… Batterie morte ! »
J’éclate de rire : « C’est bien à l’image de votre parti : Plus de jus ! »
Authentique…
 
Bref, les candidats « jupitériens » éliminés dans trois régions et nettement battu dans toutes les autres, Zeus ne manipule plus les éclairs comme d’antan !
Même plus de jus dans la batterie… c’est dire.
Plus qu’un symbole !
À peine 10 % au niveau national : Un constat qui pourrait pousser l’Élysée à l’action, mais laquelle ?
Selon le chef de l’État, il n’était en effet pas question de faire un remaniement ministériel en cas de déroute électorale. Mais après ces résultats-là, tout semble pouvoir changer.
Parce que lundi matin, le verdict des urnes a parlé en dépit de la présence massive de 15 « sinistres » sur les listes régionales, aucune n’est arrivée en tête la veille.
Le plus humiliant pour le parti présidentiel se trouve dans les « Hauts-de-Gauloisie », où « Jupiter » avait chargé cinq ministres, dont le « Garde-des-sots » et sa grande-gueule, de défier « Xav’-Berre-trans » sur ses terres.
Éliminé…
Monsieur retraite, le bien nommé, en appelle désormais à soutenir « Xav’ » !
Il s’agit bel et bien d’un échec qui n’avait pas été anticipé jusqu’à ce point.
Reste à voir si finalement, le chef de l’État en tire des conséquences en changeant d’équipe gouvernementale dans les prochaines semaines.
Ce sera probablement pour cet été ou au début de l’automne.
 
Si « Xav’ » se croit de son côté déjà en orbite, qu’il déchante : « Veau-Qyui-est » fait mieux que lui (43,79 %) et « Valy-Paic-Resse » également (35,94 %).
Ces deux-là pourront bientôt se lancer aux trousses de l’ambitieux des « Hauts-de-Gauloisie »…
« Cricri-Y’a-Cob » s’en tiendra donc à la procédure d’un sondage des 15.000 « électeurs » de la « Droâte-&-du-centre », pour éviter la catastrophe des dernières primaires. Je vous avais prévenus : Ils n’en feront plus.
 
En fait, l’autre claque reste pour « Marinella-tchi-tchi » : Elle se voyait déjà envoyer des présidents de région sous ses couleurs et quelques départements également.
La « reine des sondages » a vu fondre le capital virtuel de son parti dans les urnes.
Seule la PACA lui laisse un peu d’espoir de triompher (modestement) dimanche prochain.
À défaut, la présidente du « Air-Haine » essuiera un revers de mauvais augure pour sa troisième candidature présidentielle.
Si les sondages se sont à ce point trompés sur les intentions de votes frontistes aux régionales, comment faire confiance aux projections qui la donnent en tête du premier tour de la présidentielle ?
Naguère sous-déclaré, le suffrage lepéniste serait-il désormais sur-déclaré ?
Les compteurs s’affolent…
Au plan national, le « Air-Haine » n’obtient que 19,4 % des suffrages.
Je me réjouis…
Et les partisans de « Riton-Zézé-Désamour » y voient une raison supplémentaire de pousser la candidature d’un authentique agitateur d’extrême droâte.
Le gag : Il va encore lui piquer des voix…
 
En « Île-de-Gauloisie », j’y reviens, « Sœur-Âne », on vient de le dire, a essuyé un véritable camouflet.
Son ancienne protégée, tête de liste socialiste, ne récolte que 11,07 % des suffrages au premier tour !
Du coup, fabuleuse révélation, c’est la tête de liste des « écolologistes » (12,95 %), qui mènera la liste de fusion de la gôche au second tour.
Trop drôle : Elle ne pourra donc pas se réclamer de cette expérience grandeur nature pour justifier une quelconque prééminence sur les Verts !
Fin de règne en vue…
Enfin !
Et dans ce contexte, la primaire écololo prévue en septembre s’annonce plus que jamais comme un piège tendu à « Y’a-Nique-Yoda » !
Pour incarner la « sociale-écolologie », il faudra s’entendre avec « Juju-Pay-You », secrétaire national conforté d’un parti qui a rassemblé 12,6 % des suffrages au plan national.
 
Autre motif de satisfaction pour une gôche en quête de rassemblement : Les Insoumis ont confirmé leur nature « évaporée » avec seulement 5,3 % des voix au plan national !
« Mes-Luches », le maillon faible…
Notez, je vous le dis depuis des lustres : Il ne représente que lui-même, finalement.
Et le sourire de « Cléclé-Au-Tain » n’y changera rien : Elle est tout de même plus accorte qu’« Art-Lettre-l’Anguillée »…
Bref, un dimanche où il n’aura pas fait très beau pour tout le monde…
À suivre dimanche prochain.
 
Et essayez d’envisager de vous déplacer, cette-fois-ci : Je ne peux pas toujours tout faire tout seul non plus !

lundi 21 juin 2021

À vous qui êtes de fins observateurs…

Il ne vous a pas échappé les enjeux cachés…
 
… Autour de l’océan arctique… Bé oui, la presse occidentale vous aura abreuvé d’informations et d’analyses à propos de la « tournée européenne » de « Joe-Baille-Dan » qui se sera terminée par une rencontre « au sommet » avec « Poux-tine » à Genève.
Pour lui, c’était enfin la reconnaissance que la « Sainte-Russie » est désormais un partenaire majeur de ce monde qui tourne d’Ouest en Est (au contraire du Soleil… et de la lumière de la journée !)
Bref, il fait ce qu’il veut avec ses « partenaires » et même ses adversaires !
Mais pas seulement.
 
Personne ne vous aura causé du « Sommet des 8 » qui s’est tenu à Reykjavik et qui se sera soldé par une déclaration commune le 20 mai dernier, passé quasi-totalement sous silence, en tant que « Conseil de l’Arctique ».
Il faut dire que cette déclaration juxtapose des lieux communs et des autocongratulations qui ne changeront probablement pas l’avenir de la planète, de l’humanité ni des ours polaires.
Autant causer pour rien, alors que…
L’article de réchauffe plus vite que prévu par les « scientifiques » du GIEC (qui ne savent pas expliquer pour quelle raison, eux qui savent tout de l’avenir de la planète) et l’Arctique ne passionne sans doute pas grand monde, pas même « Ségololo » notre ex-ambassadrice des pôles.
Alors que cette réunion avait surtout pour intérêt de permettre à MM. Blinken et Lavrov de préparer une rencontre entre leurs présidents respectifs la semaine passée.
 
On a ainsi vu fleurir quelques déclarations péremptoires qui ne mangent pas de pain et ne coûtent pas cher aux égos, l’un affirmant par exemple que l’Arctique est « une zone d’influence légitime », l’autre qu’il faut « éviter une militarisation de l’Arctique ».
Ce qui me fait rire grassement : Cette militarisation est déjà bien engagée !
C’est le cas depuis longtemps au Groenland puisque les États-Unis, après y avoir conclu un accord en 1941 et établi un point d’appui en 1943, y ont installé à partir de 1951 des bases et stocké des missiles nucléaires.
Plus récemment, la Russie a construit ou modernisé plusieurs sites militaires en Arctique et déployé systèmes de défense et lanceurs de missiles.
La Suède a rétabli le service militaire et des bombardiers américains se sont entraînés en Norvège après que les deux pays aient signé un accord de coopération.
Alors que le Danemark se dote de stations radar et de drones de surveillance.
Des navires américains ont navigué en mer de Barents dans la zone économique exclusive (ZEE) de la Russie et dans l’océan lui-même des exercices militaires ont lieu régulièrement.
Même la « Gauloisie-impétueuse » a, en 2018, envoyé un bâtiment militaire de soutien, non doté d’artillerie, traverser l’Océan Arctique jusqu’au détroit de Béring…
Tout va donc bien au pays des ours-polaires.
 
Le réchauffement climatique n’aura pas, dans le Grand Nord, pour seuls effets de déstabiliser les fondations d’immeubles ou d’installations industrielles, de révéler quelques squelettes de mammouths ou de réveiller quelques virus endormis dans le permafrost et prêts pour de nouvelles pandémies : On n’a plus besoin des chinois pour ça !
Il a aussi pour effet de diminuer sensiblement la surface du « continent de glace » et de rendre plus aisée la circulation maritime.
Des navires lourdement armés pourront donc plus facilement faire des ronds dans l’eau glacée, gesticuler ici ou là et éventuellement débarquer quelques fantassins chaudement vêtus.
 
En bref, le débat surréaliste sur la militarisation ou non de la zone m’aura un peu surpris. S’il est fréquent que des pays frontaliers n’aient pas les uns pour les autres une confiance absolue, les sous-marins russes et américains savent depuis longtemps naviguer sous la banquise, les Russes n’ont pas besoin de passer par le pôle Nord pour envahir les Pays baltes ou la Finlande et les bombardiers stratégiques comme les missiles intercontinentaux sont généralement indifférents à l’épaisseur de la couche de neige ou de banquise qu’ils survolent.
L’important est forcément ailleurs.
En effet, n’oubliez pas qu’il sera désormais possible de relier autrement l’Europe au Pacifique, par une route, dite « northern sea route » (NSR), qui, d’une part sera beaucoup plus courte (de 40 % m’affirme-t-on) que la route actuellement utilisée, passant par le canal de Suez et l’océan Indien.
D’autre part elle évitera de dépendre de la bonne volonté de pays souvent en crise (Moyen-Orient) ou connaissant la guerre civile ou l’anarchie et le banditisme (Corne de l’Afrique).
Et tout cela ne manquera pas d’abaisser les coûts du commerce international, même si le transport maritime est une composante mineure du coût total de l’acheminement des marchandises dans un monde « globalisé ».
 
Il faut bien reconnaître que la Chine, dont l’essor économique dépend en partie du commerce avec l’Europe, est sans doute le pays susceptible de tirer le plus profit des nouvelles possibilités offertes par la « NSR », alors qu’elle se surprend à « dénataliser » à outrance, perdant des « bouches à nourrir » pour le futur au risque de connaître le même sort économique que les « nippons » en « stagflation » depuis des années.
Son appareil industriel, habitué à utiliser la voie maritime et très connecté à un système portuaire extrêmement efficace, peut rapidement se brancher sur la « NSR » ce qui accroîtra son avantage compétitif.
Et ça leur reste précieux pour répondre aux velléités actuelles de réduire la dépendance vis-à-vis de l’industrie chinoise…
 
La Russie, au contraire, n’a implanté au pourtour de l’océan Arctique que des industries extractives ou de l’industrie lourde et ne pourra vraiment utiliser la « NSR » qu’à la condition de réaliser préalablement d’importants investissements, nécessairement coûteux compte tenu des conditions météorologiques en voie d’amélioration.
Mais elle effectuerait déjà 10 % de ses investissements dans la zone arctique !
Rien ne pourra se faire dans la zone arctique sans la Russie et M. Lavrov a posé un autre « principe » en déclarant que « pour nous, la NSR est une artère de transport nationale ».
Point-barre.
 
La Chine l’a d’ailleurs bien compris et a signé en avril 2019 avec la Russie un accord de coopération, à vocation paraît-il « scientifique », visant à réaliser une « Route polaire de la Soie ».
Ils sont obsédés par la soie que tout le monde sait cultiver…
L’important, c’est donc le commerce international, mais c’est aussi l’accès aux richesses du sous-sol arctique.
L’existence de ressources en hydrocarbures (pétrole et gaz) est aujourd’hui bien connue et les ONG qui combattent leur exploitation nous la rappellent régulièrement : Il est généralement admis, à partir d’une étude de 2008, que la zone arctique recèle de 20 à 30 % de leurs réserves mondiales.
Mais l’on fait moins état des ressources minières, bien que celles-ci soient sans doute plus stratégiques : La zone arctique recèle en effet de très grandes quantités (127 millions de tonnes) de « rare earth oxides » (REO), autrement dit de « terres rares », dont les nouvelles technologies, en particulier les énergies renouvelables et le numérique, sont très friandes. Inutiles de dire que tout ce petit-monde se frotte les mains à voir et écouter tous nos « écololos » dont les thèses sont reprises par l’Occident en recherche de « transition énergétique » : Que du bonheur !
Si la Chine possède les gisements mondiaux les plus importants (161 Mt), l’Arctique russe vient au deuxième rang (72 Mt), le Groenland au cinquième (42 Mt) et l’Arctique canadien au sixième (14 Mt).
Vous avez tout compris des travaux du GIEC et des subventions qui pleuvent comme à Gravelines ?
C’est bien…
 
Certains de ces gisements sont d’ailleurs déjà exploités, notamment ceux d’hydrocarbures, mais de nombreux projets sont en cours de lancement au Canada, en Russie, au Groenland.
Si la Russie affiche clairement sa volonté de tirer profit de ses atouts miniers, si le Canada a une activité extractive importante (en 2017, 8,6 % de son PIB industriel), le Groenland a lui aussi des ambitions dans ce domaine : Il avait prévu de lancer cette année son premier appel d’offres d’hydrocarbures onshore et d’exploiter un très important gisement de terres rares (11 Mt) et d’uranium (270.000 t).
Mais les étranges « bidouilleries » politiques issues des élections du 6 avril dernier rendent l’avenir de ces projets incertain.
Au moins pour un temps.
Au Groenland rappelez-vous aussi la Chine est aux avant-postes : Les compagnies chinoises CNPC et CNOOC, l’une et l’autre contrôlées par l’État, seraient sur les rangs pour répondre à l’appel d’offres d’hydrocarbures et le projet minier est entre les mains d’une entreprise australienne détenue en partie par des capitaux chinois.
 
Il est bien sûr exclu qu’un pays puisse contrôler toutes les rives de l’océan Arctique pour en faire, comme l’Empire romain de la Méditerranée, sa « mare nostrum ».
Même si la proposition faite par « McDo-Trompe » en 2019, consistant à acheter le Groenland, avait fait beaucoup rire dans les chaumières et hurler dans les igloos, elle ne faisait que reprendre celle faite en 1946 par M. Truman, lequel avait offert 100 M$ en échange. Après tout, les États-Unis ont bien acheté la Louisiane en 1803 et l’Alaska en 1867, pourquoi ne pas continuer ?
Les Russes, pour leur part, regrettent sans doute amèrement d’avoir vendu l’Alaska mais le délai de rétractation est écoulé et ils doivent se contenter de n’occuper « que » 53 % des côtes arctiques, ce qui n’est quand même pas rien.
Alors, faut-il souhaiter une internationalisation de l’océan Arctique ?
 
Le traité du Spitzberg, signé en 1920, pourrait donner des idées : Les îles de l’archipel, administré par la Norvège, sont démilitarisées et les ressources naturelles peuvent être exploitées par différents pays : Mais il s’agit essentiellement de charbon, qui n’intéresse plus grand monde.
À l’autre bout du monde l’Antarctique est, depuis 1961, régi par un traité qui interdit l’usage militaire du continent mais ce traité, d’une part est muet sur la haute mer, d’autre part n’implique pas la renonciation des États signataires à leurs revendications de souveraineté.
Surtout, le Spitzberg et l’Antarctique sont des terres recouvertes de glace alors que le « continent » arctique n’est que de l’eau gelée et de l’eau, même à l’état solide, ne peut pas faire l’objet d’une appropriation nationale : Les situations ne sont donc pas comparables.
 
La « Gauloisie-internationaliste » avait émis en 2009 l’idée de conférer à l’océan Arctique un statut international mais s’était heurtée à l’opposition conjointe du Canada, du Danemark, des États-Unis, de la Norvège et de la Russie !
N’en jetez plus…
Et il est peu probable que ces pays aient changé d’avis depuis.
Quant à faire du Conseil de l’Arctique, créé en 1996, une instance de régulation internationale ou interétatique, cela impliquerait d’en transformer profondément la nature : Il n’a aujourd’hui aucune compétence, ni juridique ni, a fortiori, militaire, c’est surtout un lieu d’échanges permettant la participation d’entités représentant les populations autochtones et de diverses ONG, les premières ayant un statut de participant permanent et les secondes d’observateur.
 
En toute hypothèse se pose la question du rôle des pays qui, bien que n’étant pas riverains de l’océan Arctique, y ont des activités ou des intérêts majeurs, en premier lieu la Chine.
Celle-ci a le statut d’observateur auprès du Conseil de l’Arctique, mais au même titre que douze autres pays dont la légitimité arctique n’est pas aussi évidente, comme l’Helvétie, l’Inde ou Singapour par exemple.
Quoique…
Et plutôt que de rechercher des solutions spécifiques, pourquoi ne pas appliquer simplement le droit international qui a depuis longtemps défini les droits et obligations respectifs des États côtiers, des États tiers et les conditions dans lesquelles la liberté de circulation maritime peut s’exercer ?
L’océan Arctique n’est pas la première étendue d’eau salée dans lesquels les humains ont envie d’aller barboter, après tout.
 
Au regard de ces différents constats, plusieurs conclusions peuvent être tirées :
1 - La fonte de la banquise arctique est désormais un fait acquis et la circulation maritime sera dorénavant possible sur des espaces plus vastes et durant des périodes plus longues.
Le « réchauffement global » est loin de contrarier tout le monde, au contraire…
2 - Les principaux enjeux ne sont pas d’ordre militaire mais d’ordre économique.
Il faudrait prévoir que l’Europe puisse profiter des opportunités offertes par la « NSR » et accéder aux ressources minières rares qui seront nécessaires à la transition écologique et à l’essor des industries du futur.
On nous bassine assez avec « ça » et l’UE est le client « solvable » que chacun s’arrache.
3 - N’en déplaise à M. Blinken, en Arctique la menace pour les pays européens ne vient pas de la Russie, mais de la Chine. Celle-ci est beaucoup mieux positionnée pour profiter des nouvelles opportunités que crée l’émergence d’un Océan Arctique navigable et agit avec ordre et détermination pour utiliser ces atouts (accord avec la Russie pour créer une « Route polaire de la Soie », développement de liens avec le Groenland, prise d’intérêts dans des projets d’extraction minière permettant d’accroître son contrôle sur les terres rares, rénovations d’aéroport, etc.).
4 - L’Europe devrait peut-être comprendre que le meilleur moyen de contrebalancer cette pression chinoise est d’attirer la Russie pour éviter que ce pays développe de manière exclusive ses liens économiques avec la Chine.
Mais bon : La Russie de « Poux-tine » n’est pas vraiment très fréquentable non plus.
Et ajouter des sanctions aux sanctions plaît peut-être aux opinions mais sert surtout les intérêts chinois.
Mais c’est une autre histoire.
 
Pour ma part, je constate que nous restons absents de ces enjeux.
L’arctique est une « mer intérieure » partagée entre la Russie et le Canada, et un petit-peu la Norvège et le Groenland, autrement dit le Danemark.
C’est en effet un territoire danois autonome. Une sorte de TOM.
Bref des « possessions otanesques »…
Si demain le canal de Suez est bloqué durablement par des bourrasques de sable, si demain l’océan Indien ou le détroit de Malacca s’enflamment pour une raison ou une autre, clairement, le détour par l’océan arctique vaut mieux que le transsibérien pour livrer la riche et enviée UE affamée de ce qu’elle n’a pas et qu’on lui fait adorer alors qu’elle n’en a jamais eu besoin auparavant : La transition énergétique !
C’est un peu pourquoi le sommet de l’Arctique aura précédé celui du G7 de la semaine dépassée et la rencontre de Genève…
J’espère que vous avez alors mieux compris les enjeux du « réchauffisme » et de vos « écololos-bobos » : Vous faire tirer la langue et passer « à la caisse ».
 
Je ne sais pas ce qu’en diront les historiens du prochain siècle : Mais on a là, l’air de rien, tous les ingrédients des futurs conflits à venir.
Ce que j’en dis… n’est-ce pas.
D’autant que je ne serai plus là pour le déplorer.
Mais au moins, les générations suivantes sauront que nous n’étions pas tous dupes, loin de là !