Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

jeudi 21 mars 2019

C’est un billet qui devait entrer dans la rubrique « La Science en marche »

Eh oui, « En marche, même-pas-en-rêve »…
 
Mais en fait, je vous le programme aujourd’hui, dans une actualité en plein soubresauts multiples, dans un pays déchiré par ses « Gilets-jaunes » et une Europe qui va voter et s’écarteler avec le « Brexit ».
Un post qu’il faut replacer dans son contexte « philosophique », là où le « phénomène religieux » se braque (antisémitisme amalgamé à de l’antisionisme ; attaques perpétuelles des lieux et symboles religieux chrétiens ; radicalisme musulman, etc.) alors même que la « Gauloisie-lumineuse » est bâtie sur quelques principes fondateurs communs au plus grand nombre.
Je veux parler du décalogue…
10 commandements hérités du Dieu des juifs…
 
Le livre de l’Exode rapporte à peu-près ceci :
« – Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude. 
– Tu n’auras pas d’autres dieux face à moi. 
– Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. 
– Tu ne te prosterneras pas devant d’autres dieux que moi, et tu ne les serviras point ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent et qui fais miséricorde jusqu’en mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements. 
– Tu n’invoqueras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui invoque son nom en vain.
– Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.
– Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. 
– Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes.
– Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour : C’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié. »
Une « formule de vie » que trois religions du Livre adoptent…
Mais pas seulement.
 
« – Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne.
– Tu ne tueras point.
– Tu ne commettras point d’adultère. 
– Tu ne déroberas point.
– Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain. 
– Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. »
(Hors l’expropriation reconnue d’utilité publique pour servir l’intérêt général cela va sans le préciser…)
Probablement le plus important… au moins pour vivre en paix dans une collectivité quelconque.
 
C’est là que des anthropologues de l’Université d’Oxford (Royaume-Uni) ont découvert ce qu’ils considèrent être les sept règles morales universelles, qui se retrouvent dans toutes les sociétés à travers le monde.
Selon ces chercheurs qui ont fait le tour de ma planète et de toutes les cultures existantes ou ayant existé, on retrouve dans l’ordre :
« – Aider la famille,
– Aider la communauté,
– Rendre les faveurs,
– Être courageux,
– Se référer aux instances supérieures,
– Répartir les ressources de manière équitable,
– Respecter la propriété des autres. »
Le meurtre, l’adultère, le mensonge, la prière, tout ça, pouf, disparu comme par enchantement…
Le « socle commun » s’amenuise…
 
Cette nouvelle étude (parce qu’il y en a eu d’autres auparavant) est, paraît-il, l’enquête interculturelle la plus vaste et la plus complète jamais réalisée sur la question de la morale.
L’équipe de recherche aura analysé les données ethnographiques d’éthique de 60 sociétés différentes à travers le monde.
Comme ce sont des « scientifiques », ils en disent que « le débat entre les universalistes moraux et les relativistes moraux fait rage depuis des siècles, mais nous avons maintenant des réponses à apporter. Les gens partout à travers le globe font face à un ensemble de problèmes sociaux similaires et utilisent un ensemble similaire de règles morales pour les résoudre. Comme prévu, ces sept règles morales semblent être universelles dans toutes les cultures. Tout le monde partage un code moral commun. Tous conviennent que coopérer et promouvoir le bien commun est la bonne chose à faire ».
Cette étude a notamment testé la théorie selon laquelle la morale a évolué pour promouvoir la coopération et que, du fait qu’il existe de nombreux types de coopération, il existe également de nombreux types de morales.
Par exemple, la « morale en tant que coopération », permet d’expliquer pourquoi nous ressentons le besoin de prendre soin de nos familles et pourquoi nous avons horreur de l’inceste.
Le mutualisme explique pourquoi nous formons des groupes et des coalitions (nous nous sentons plus forts à plusieurs, et il y a également un sentiment de sécurité lorsque nous ne sommes pas seuls), c’est donc pourquoi nous valorisons l’unité, la solidarité et la loyauté.
 
L’échange social explique pourquoi nous faisons confiance aux autres, rendons service en échange, ressentons de la culpabilité et de la gratitude, faisons amende honorable, et pourquoi nous pardonnons (moâ, je ne pardonne pas : C’est du ressort exclusif du Divin, vous êtes prévenus !). Et la résolution des conflits explique pourquoi nous nous livrons à des démonstrations coûteuses de prouesses telles que le courage et la générosité, pourquoi nous nous en remettons à nos supérieurs, pourquoi nous diviserions les ressources de manière équitable et pourquoi nous reconnaissons la possession antérieure.
 
Un élément très important est qu’il n’y a littéralement aucun contre-exemple à cette étude : Aucune des sociétés étudiées n’a considéré ces valeurs morales comme mauvaises ou injustes. Et ces mœurs ont été observées avec une fréquence égale sur tous les continents.
« Notre étude se base sur des descriptions historiques de cultures du monde entier ; ces données ont été recueillies avant et indépendamment du développement des théories que nous étions en train de tester ».
C’est dans « l’air du temps »…
 
Traduisons à notre échelle contemporaine : La « Gauloisie-des-Lumières », jadis « fille aînée de l’Église », semble entrer dans une nouvelle ère postchrétienne : Plus personne ne croit en Jésus, Fils de Dieu, Dieu Lui-même, mort et vraiment ressuscité, vainqueur de la mort et du péché.
Même les gamins pourraient en rigoler…
Plus personne, si ce n’est un peu moins de 5 % de la population, et encore… il ne faut pas aller chercher dans les détails, parce qu’alors là…
Passons.
En fait, pour regarder de plus haut, pour la première fois dans l’histoire récente des Hommes (de ces derniers quatre millénaires), une nation tente d’exister sans religion, sans transcendance.
Pour la première fois, un peuple essaye de se trouver un projet commun motivant et rassembleur (traduction de « nation ») sans aucun lien avec une foi surnaturelle.
Il y a bien longtemps que l’éthique (républicaine, par exemple), s’est affranchie de toute morale d’inspiration divine !
De nombreux pas ont été franchis dans la dissociation de la société d’avec la morale. Le résultat chacun est en lutte contre le groupe !
Les particularismes veulent édicter la règle générale et les minorités dominent les majorités. Ce monde en devient fou, tout le monde va très mal et tourne en vrille.
Combien de semaines, déjà, où on s’épuiserait en défilés tous les samedis ?
 
Et chacun y va de sa propre petite « religion » faite de bric et de broc, moâ le premier.
Sauf que l’une est Vegan et se fait vite Vegano-Taliban.
L’autre passe ses vacances dans des centres de remise en forme pour « écololos-bobos » stressés, à écouter les conseils de gourous autoproclamés vendant le plus cher possible leurs livres qui se ressemblent tous.
Une troisième se tourne vers l’islam, ce système ultra-rigoureux qui offre un cadre et un système conçus pour être compris sans souci jusque par des bergers nomades des siècles dépassés.
L’islam a, c’est évident, son heure de gloire en Europe. C’est déjà, à n’en point douter, la religion la plus pratiquée – ou la plus affirmée – dans la « Gauloisie-des-droits-de-la-femme »…
 
L’ère dans laquelle nous sommes entrés sans même nous en apercevoir, est une période de fragmentation : Fragmentation des groupes socio-économiques (les élites n’ont déjà pratiquement plus aucun contact avec le peuple des régions… et on veut les déraciner encore et encore du « terrain » en réduisant leur nombre, émiettant les liens entre « élus » et électeurs), fragmentation des obsessions, fragmentation de micro-luttes permanentes, haines ethniques, haines sociales, haines économiques, et on en passe.
 
Le beau mot de « Fraternité » porté sur les frontons est devenu vide de sens lorsque le religieux a disparu : On ne peut être frères si l’on n’a pas le même Père !
D’ailleurs dans les années 90 on ne l’utilisait plus pour lui préférer celui de « Solidarité ». Et puis ça passé (comme toutes les modes d’un moment).
Le mot « Égalité » (en droit) est dévoyé au service d’une multitude de « dé-discriminations » qui est tout sauf fédératrice.
Le mot « Liberté » supporte tellement de contraintes (financières, politiques, médiatiques, policières en tout genre et j’en passe sous les tombereaux d’interdits réglementaires toujours plus denses) qu’il en est réduit à peau de chagrin : Tu as tout juste le droit de râler, mais à condition que ça ne se sache pas !
« Cause toujours, ça compte pour des nèfles… »
Du moment que tu payes, le seul rôle social qu’il te reste, il n’y a rien à redire.
 
Sans le décalogue, inventé pour qu’un peuple puisse faire société et croître en bonne intelligence, le monde explose sous nos yeux.
C’est un peu ce qu’on peut analyser avec le mouvement des « Gilets-Jaunes » en « Gauloisie-perturbée ».
D’aucun en dise qu’il s’épuise, qu’il va mourir, la faute à n’avoir pas su se fédérer autour d’un programme même mal bâti, de se laisser guider par quelques leaders autoproclamés.
Il faut dire qu’à part « Ingrid » aucun n’a de charisme parmi tous ceux qui s’y essayent.
Et pourtant, il dure, ce mouvement.
Quand même assez fabuleux de se dire que des milliers de gens passent leurs samedis, tous leurs samedis, à faire les kons autour des ronds-points des villes et centre-commerciaux, à se prendre des flash-ball et des gaz lacrymogènes dans la tronche, sans avoir d’autre revendication que « faut que ça change » !
Changer quoi ?
Ils sont contents d’avoir pu repousser de 6 mois seulement quelques mesures de taxations des carburants et le durcissement des contrôles techniques de leurs « tas-de-boue-à-roulette » (diesel et clopes).
Six mois seulement…
 
Certes, ils ont obtenu 10 milliards de plus.
Ce qu’ils ne savent pas c’est que ce seront eux qui vont les payer… et si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera demain ou après-demain, mais c’est une chose absolument certaine.
Certes, ils ont déclenché un raz-de-marée de cahier de doléances où à peine 2 % des électeurs ont pu s’exprimer…
D’accord ils réclament un « RIC » sans savoir que ça existe déjà…
Et pendant ce temps-là, « Jupiter » en profite pour faire sa promotion personnelle (et manifestement il s’y entend).
On a eu les « nuits debout », la « manif’ pour tous », mais là il y avait une « racine » philosophique, un relai politique, pour un résultat néant, fracassé par la série d’attentats qui a ensanglanté les trottoirs…
On rendait encore la semaine dernière un hommage au colonel « Belle-Trame ».
 
Ce mouvement ne se comprend pas lui-même : On aurait pu le comparer, en première lecture, à une jacquerie-fiscale, mais ça n’en est pas une puisque les « stylos-rouges », les « gilets-roses » sont venus un temps grossir les rangs et que d’autres (étudiants, lycéens) viendront en faire autant à la veille des sessions d’examen (comme toujours aux beaux jours).
Mais eux feront grève, alors que le lundi les « Gilets-Jaunes » reviennent pointer et bosser jusqu’au vendredi soir…
Il ne se comprend pas et il n’est évidemment pas compris par les « sachants » encore plus autistes qu’ils ne le sont habituellement, se contentant de laisser la situation se pourrir d’elle-même comme avec toutes les ZAD et leurs zadistes.
 
En réalité, c’est bien plus profond que ça : C’est « l’émiettement », la perte des valeurs « fondatrices », disons plutôt fédératrices, de la Nation, représentées par le décalogue laissées à vau-l’eau depuis deux ou trois générations…
Un simple constat.
Tiré d’une mise en parallèle (certes « audacieuse », je le reconnais), mais qui saute aux yeux avec ou sans recul et au moins depuis le scrutin de mai 2017 qui porta « un gamin » qui n’aura pas toujours pas assumé son complexe d’Œdipe, « Jupiter » soi-même, jusqu’au sommet du pouvoir exécutif avec cette idée de « virez-les tous ! ».
C’est manifeste.
1/ Le système écrase les « gens de rien », les « sans-dents » ;
2/ Il n’offre aucune autre alternative ;
3/ Alors une poignée sort de chez elle tous les samedis depuis trois mois et ne dit même pas « stop » !
Elle dit « merde » !
 
Il n’y a pas trente-six solutions : Faire causer, débattre, tourner en représentation entouré d’une armée de flics, c’est une piqûre dans une jambe de bois.
La vraie solution, c’est de laisser vivre les gens par eux-mêmes au lieu de les « emmerder » à tout bout de champs à les infantiliser en les « maternant ».
Nos amis Belges (et Ibériques) nous ont montré qu’on peut vivre sans gouvernement… au moins un temps : les « sachants » ne sont pas indispensables.
Si encore ils étaient compétents, même par intermittence…
Mais ceux-là en veulent toujours plus alors qu’il faudrait qu’ils se fassent oublier et se mettent au service du public (et non pas l’inverse).
Il faut dire « stop » aux gabegies d’argent public.
L’affaire « Nanar-Tapis » parmi beaucoup d’autres démontre jusqu’à la caricature que personne ne prend réellement soin de « l’argent-des-autres » qui leur est extorqué…
Réduire la voilure des dépenses publiques n’est pas dans le génome des « sachants » !
Il faut changer cet ADN punitif et ruineux.
 
Et puis proposer un projet crédible sinon enthousiasmant.
C’est fin mai que ça va se jouer, à l’occasion des élections des eurodéputés : On n’a plus que ça en magasin.
L’Europe !
Ça ne résoudra pas les problèmes, loin de là, mais j’ai bien aimé « A-KaKa » quand elle vous dit que la question n’est plus d’être pour ou contre l’Europe (cf. post du mardi 12 mars : http://flibustier20260.blogspot.com/2019/03/retour-du-baton-dakk_12.html), mais de bâtir une Europe capable de faire le poids face à ses adversaires héréditaires…
Il suffit de regarder une carte du monde pour comprendre : La « Gauloisie-émerveillée », ce n’est même pas 1 % de la population mondiale, mais c’est déjà 5 % des dépenses sociales mondiales.
Insoutenable pour rester « un phare » tellement ça paraît utopique !
Il faut ouvrir les yeux, au moins de temps en temps, car même à ce prix-là, personne n’est content et tout le monde s’abrite derrière ses « droits-acquis » sans financer la contrepartie…
 
Alors en revenir et se contenter des sept règles morales universelles ci-avant évoquées ?
Pourquoi ne pas au moins y réfléchir un peu ?

mercredi 20 mars 2019

Ma « petite-sœur » s’attire des ennuis !

La pub Manix dans le métro !
 
Pas celle de la « série-télé » homonyme qui faisait la joie de mes après-midi-studieuses avec « Amicalement-vôtre » et quelques autres (les plus jeunes ne peuvent pas savoir… !), non, la pub pour des préservatifs, Ô divine invention !
 
Cette pub qui fait réagir ma « petite-sœur », celle-là qui, « si elle n’existait pas, il faudrait quand même l’inventer » ne dit jamais rien de ses opinions profondes hors un « petit-cercle » familial, par simple respect pour autrui.
Elle fait le beau métier d’enseigner à quelques « chères-têtes-blondes » les rudiments de la lecture, de l’écriture et du calcul (et un peu de discipline malgré des parents souvent « autistes » sur ce sujet…), et sort parfois de son quadrilatère quotidien (dodo-boulot-épicier-boulangerie).
Ce jour-là, elle sort « ses » gamins en « parcours-découvertes » (et parfois culturels), ce qui les obligent à prendre le métro (à défaut de budget municipal pour user d’un car) et malgré les restrictions du « plan-vigie-pirate ».
Jusque-là, rien à dire…
 
Sauf que dans la station de métro la plus proche de son ékole-primaire, elle tombe sur des affiches publicitaires montrant des « couples-heureux » grâce aux produits de la marque concurrente de « Duralex » (ou une autre qui fait aussi dans les préservatifs).
Et que « ses » gamins l’interrogent sur la signification du slogan qui les attire : « Smart et sexy. Pour un confort EXCEPTIONNEL » !
Ah bé oui, c’est mieux que « Cajoline » ou « Soupline » tiens donc…
Il s’agit de gels anaux…
Comme quoi, « à sec », ça reste « contre-nature », même si chacun sait que quand il n’y a pas de gêne, y’a pas de plaisir (de vivre…) !
 
Un peu gênée, elle leur bafouille des âneries, elle qui a « déjà vécue » pour avoir fait deux gosses (mes neveux) dans les formes restées traditionnelles depuis une éternité.
Après tout, elle n’est pas aussi « prout-prout » que ça pour n’avoir pas réagi aux anciennes pubs du métro montrant des créatures de rêve dénudées pour vendre un savon ou un shampoing, voire d’autres appelant à la « luxure partagée » comme « Mi-tic-tac », ou carrément « Hu-là 3615 »…
Passons…
 
Il y a du réseau dans le « Tube-parigot », alors elle textote à chaud sur la boîte à courriels de la Régie. « Je me permets de vous faire part de ma stupéfaction (… quelques précautions d’usage sur la tolérance due à autrui), mais je trouve cette publicité grand format totalement déplacée sur les murs du métro !
J’ai pensé à nos jeunes enfants… quel beau projet pour eux !
N’y a-t-il pas d’autres publicités à afficher pour remplir votre tiroir-caisse ?
Bien cordialement. »
Oui, peut-être, mais comme l’argent n’a pas d’odeur et que la RATP délègue sa régie publicitaire pour quelques 150 M€/an (avec un parc de 46.000 faces et 650 écrans publicitaires), et que du coup la part payée par l’utilisateur du réseau « STIF » n’est jamais que de 28 % (via les Navigo et l’achat de tickets) de l’ensemble du budget (qui se compte en milliards), tout le reste étant financé par les entreprises à coups de taxes et impôts, un peu de « gratte », ça peut ne pas nuire et permet de faire vivre le comité d’entreprise des « traminaux » (et leur statut « hors-normes »), non ?
 
À la lecture de son « twist », je reste surpris des informations que le « formulaire » mis à disposition recèle : Nom, prénom, adresse courrielle bien sûr, mais aussi « Objet de votre message : 14C – Autres », « Catégorie mère : Formuler une autre demande », « Autres », « Langue : fr », « Civilité : 1C – Madame », « Réseau : 1R – Métro », « J’accepte de recevoir des informations de la RATP : O », « Nature du message : 1N – Réclamation ».
Ils ont besoin de tout ça pour réagir ?
 
Et puis arrive la réponse 15 jours plus tard (c’est là qu’elle men fait part et m’envoie cet échange par courriel) :
« Bonjour Mme XX…,
J’ai pris connaissance de votre courriel reçu le… (…). Avant tout, je vous présente mes excuses pour le délai apporté à cette réponse. »
Alors d’abord, les cours de ma « petite-sœur » ne sont décidément pas à la hauteur : On ne s’excuse pas, et encore moins on ne présente pas « ses » excuses. On prie son correspondant « de bien vouloir excuser ».
C’est lui qui excuse ou n’excuse pas, à son choix !
Et je rappelle à l’occasion que le « Pardon », l’absolution, étant d’essence uniquement Divine, je laisse pour ma part Dieu faire son office sans jamais intercéder sur son domaine de compétence exclusive : Moi, je ne pardonne pas !
Qu’Il se démerde, non mais…
 
Et suit le texte hallucinant suivant :
« La publicité contribue à l’animation des espaces. De plus, de nombreux artistes s’expriment sur ce support, des émissions télévisuelles en font leur sujet principal, et elle est enseignée dans de nombreuses grandes écoles et universités. Il est alors indéniable qu’elle est devenue une forme de culture désormais incontournable. »
– Animation, des « images figées » ?
On peut en rire…
– Artistes contributeurs et créateurs ?
C’est quoi l’art dans la vente de gel anal, de spray, de shampoing ou de gel douche ?
Ah oui : Vendre du vent à des gogos ?
– Enseignée dans de nombreuses grandes écoles et universités…
Est-ce un label indispensable de « scienteux » ?
– Une forme de culture incontournable : Ah ça oui, si la « kul-ture » consiste à faire rêver, à se dépasser, à donner envie d’un monde idéalisé, pas de souci !
Mais là, se lubrifier le « trou-Duc »…
Enfin, passons : Faut bien que chacun vive sa vie après tout !
 
« La RATP est tout à fait sensible à la portée morale de certaines campagnes publicitaires et elle veille, en toutes circonstances, à proscrire des espaces dont elle est responsable les affiches publicitaires véhiculant une atteinte à la morale ou faisant l’apologie de la violence. »
Pas bien sûr : Elle est surtout obligée, comme tout le monde, à se conformer à la loi qui pose ses interdits et vise à protéger « les plus fragiles » d’images-choc, dont les enfants.
On se souvient encore des pubs Benetton qui choquaient en de monstrueuses campagnes visant justement à choquer pour vendre de la fripe encore plus chère !
On m’a bien refusé un encart jamais paru dans un canard-local : « Entrepreneur sérieux, cherche… TVA récupérable ! »
 
Et ce n’est pas tout :
« La censure des affiches n’est toutefois pas laissée à l’arbitraire du propriétaire ou de l’exploitant des emplacements où elles sont apposées. »
C’est que je viens de dire.
« L’entreprise se conforme au principe de la liberté d’affichage, tel qu’il est défini par les dispositions légales en vigueur. »
Donc pas sur les bâtiments publics (loi de 1881).
Les couloirs et quais du métro ouverts au public ne seraient donc pas des « bâtiments publics »…
 
Et puis on entre dans le surréalisme :
« En outre, l’expérience a maintes fois prouvé qu’une censure pouvait aller à l’encontre du but recherché, en raison de la réaction qu’elle provoque dans l’ensemble des médias et de la notoriété accrue que ne manque pas d’en tirer l’affiche incriminée. »
Bon, bé je vais faire comme « Paul-n’a-réf » : Je vais afficher mon kul sur mes prochaines pochettes de disque et on verra bien…
« En conséquence, dès lors qu’une affiche publicitaire n’a pas fait l’objet d’une mesure d’interdiction et ne transgresse pas les règles définies par le nouveau code pénal, rien ni personne ne saurait s’opposer à son affichage. En cas de refus, la RATP risquerait même d’être assignée en justice pour refus de vente par les annonceurs et condamnée à verser des dommages et intérêts. »
C’est parfaitement vrai, mais présenté comme ça, c’est absurde : La censure, ce n’est pas à « l’opinion publique » de la commander (ou alors…), mais les potentiels « troubles à l’ordre-public »…
 
Puis on plonge encore plus dans l’irréalisme :
« De plus, les recettes de la publicité participent d’une manière significative à la couverture des dépenses d’exploitation de la RATP, et contribuent au maintien à 40 % de sa valeur réelle du coût du transport acquitté par les voyageurs. »
Punaise, ça coûterait si peu cher de promener tout ce beau monde ?
150 M€/an de billetterie représentant 40 % du coût total, ça veut dire qu’on « bouge les troupeaux » pour seulement 375 M€/an…
Mais alors, que font-ils des milliards par dizaine qu’ils rackettent à tous les autres ?
 
Et puis la justification déjantée :
« La publicité est moins présente que dans les années 1950/1960, par exemple. À cette époque, elle apparaissait en permanence sur les nez de marche, au dos des sièges et strapontins, et même dans les tunnels ! »
Ce qui était vrai : Petit, j’adorai la pub « Banania », promesse d’un goûter à venir fabuleux chez ma grand-mère !
« Aujourd’hui, des actions ponctuelles augmentent le nombre et la forme de la publicité, mais limitées dans le temps et l’espace. »
Oui, enfin là, ça fait longtemps que je n’ai pas pris le métro-parigot, mais il me semble qu’il n’y a pas un seul espace qui échappe à la pub.
Peut-être même les chiottes du personnel, je ne sais pas…
 
Et puis sa répondante insiste : « Je tiens à vous préciser que certaines opérations publicitaires ont un caractère expérimental. En phase de retour d’expérience, la RATP tiendra bien évidemment compte des réactions de ses clients.
Je vous remercie de votre témoignage. Il contribue à enrichir le débat très actuel auquel participent les « publivores », adeptes invétérés de la publicité et les « anti-pubs », soucieux de la limiter très fortement.
Cordialement, »…
Comme quoi, ma « petite-sœur » a bien fait de réagir, elle qui a pris l’habitude de ne rien laisser paraître de ses divers émois, même et surtout sur la toile…
 
Sauf que du coup, elle est « fichée » et « participe au débat » probablement « politique » sans le vouloir !
« Tu as plus qu’à te retourner quand tu déambules dans le métro : Ils savent que as payé ton ticket via ton ékole qui aura laissé ses coordonnées financières dans l’acquisition du carnet, à moins que n’aies aussi un pass avec ta photo, mais ils ne savent pas où tu es sortie…
Sauf s’ils sont capables de te suivre avec leur caméra ! »
Tu crois ?
« Bé répond lui « merci » et reste polie. »
Tu crois ?
« Bé oui : Le robot qui t’as répondu en sera peut-être flatté… »
Parce que manifestement, la réponse a été élaborée à partir de phrases types qui n’ont rien à voir avec le sujet émis.
D’ailleurs, il lui a fallu 15 jours pour faire valider sa proposition de réponse.
Moi, j’aurai répondu « Chère Madame, nous avons bien noté votre message. Soyez sûre que nous en ferons le meilleur usage. Merci à vous et bien le bonjour chez vous ! »
Ça aurait pris 15 secondes…
 
« Ah bé voilà où ils passent les milliards ! À payer une armée de nullissimes… »
C’est donc de la « charité sociale » envers des handicapés du neurone…
Pas mal la RATP : Vous y penserez la prochaine fois que vous utiliserez ses moyens de locomotion.

mardi 19 mars 2019

« D’Jack All Good » a fait le service après-vente

Le « Défenseur des droits » avait pris sa plume
 
Pour dresser un « portrait accablant » : Services publics éloignés du citoyen, atteintes aux libertés, renforcement de la répression. Un rapport annuel pas vraiment très tendre avec le pouvoir des « En-marche-même-pas-en-rêve » qui commence à peiner face à quelques lutins habillés de jaune…
Mais curieusement, ce n’est absolument pas ce qu’en aura retenu la « Jupitérie » et sa « presse aux ordres », que j’en suis resté scotché : « Mais de quoi parlent-ils au juste ? »
 
Mais pensez donc, ils ont en tête leur « projet ultime » de soumettre le pays par les « premiers de cordées », et voilà qu’on voudrait les contrarier ?
Exemple : Tu veux moins de LBD ? Qu’à cela ne tienne, on réduit leur portée de 40 à 7 mètres.
Résultat des courses, au lieu de filtrer en amont d’une manifestation, on encage les « enragés » sur les Champs-Élysées qui vont pouvoir se défouler et comme il faut éviter les tueries – au moins encore un peu –, on ne protège que les « édifices de pouvoir » (qui ne s’y trouvent pas) sans même songer à déplacer les effectifs là où ils se font agresser.
C’est ce qu’on a vu samedi dernier, non ?
 
Et puis on veut aller vite : La loi « anticasseur » doit être déclarée rapidement valide au regard de la Constitution pour se donner encore plus de moyens de faire de la « contre-violence » d’État !
Moi, ça me fait « tout drôle » : Entre les lois « anti-terroristes », l’état d’urgence « provisoire » qui dure plus de 2 ans et qui finit intégrée dans le « droit commun », des lois « anticasseurs » j’en ai connu une pelletée : 8 juin 1970 (n° 70-480), abrogée par « Mythe-errant » en 1981, remplacée à peine quelques mois plus tard (le 2 février 1982) par la même mais qui s’appelait « Sécurité et liberté » (ce qui n’est pas exactement pareil que « Liberté & Sécurité »…), puis quelques autres et par celle du 30 octobre 2017 en remplacement de l’état d’urgence qui semble déjà dépassée pour en remettre une autre en vigueur, toujours plus dure…
Comme si le code pénal n’avait pas déjà tout prévu à l’aube du XIXème siècle.
Passons…
 
Les termes utilisés par le « Défenseur des droits » sont sans équivoque : « Renforcement de la répression, nombre jamais vu d’interpellations et de gardes à vue intervenues de manière préventive, affaissement des droits et libertés fondamentales, repli des services publics. »
Notez que ce n’est pas nouveau : Déjà en 2015 le même fustigeait dans son rapport de l’époque les dérives de l’état d’urgence alors récemment instauré.
Rien n’aura changé aujourd’hui, bien au contraire !
Et en reconnaissant maintenant son impuissance à traiter, avec humanité et proximité, les attentes et besoins des « Gauloisiens », l’État semble paradoxalement valider le combat que livrent depuis des mois les « Gilets jaunes ».
Personnellement, je n’arrive toujours pas à comprendre qu’au nom de « l’Ordre-public », un préfet n’interdise pas une manifestation annoncée, comme il en a parfaitement le droit reconnu par la Loi et la jurisprudence constante, laissant une poignée de « casseurs » vandaliser « la plus belle avenue du monde » tous les samedis après-midi ; comment les forces de l’ordre se laissent régulièrement et systématiquement déborder sur les boulevards et restent incapables de trainer (par les cheveux s’il le faut) tout ceux-là devant les tribunaux…
À croire que plus ils en arrêtent, plus il en renaît, comme autant de générations spontanées successives.
On aurait dépassé les 1.800 gardes-à-vue depuis novembre dernier…
 
C’est insensé, sauf à considérer que c’est voulu : Après tout, tout le monde sauf les victimes s’en fout depuis plusieurs mois, « Jupiter », quand il ne fait pas « animateur de quartier » (comme le dit « Maure-et-no »), il va skier dans les Pyrénées et son « sinistre de l’intérieur » va se saouler la tronche dans des « boîtes-de-nuit-huppées » des beaux quartiers aux bras de pétasses toutes ravies de faire des selfies, dès que ça peut circuler…
« Il y a un truc qui cloche là-dedans… »
Mais ne comptez pas sur moi pour « y retourner immédiatement ! »
 
Pour revenir au cœur du sujet, 95.836 dossiers ont été entrés l’an passé, soit une augmentation de 6,1 % sur un an. En 2017, 84 % des réclamations adressées aux délégués du « Défenseur des droits » concernaient des difficultés rencontrées avec le service public. En 2018, cette proportion atteint 93 %…
Les plaintes pour discrimination constituent le deuxième motif de saisines, loin devant la déontologie des forces de sécurité…
Fixette sur le phénomène des « Gilets jaunes » ?
Pas du tout, semble-t-il.
 
Pourtant face aux critiques du « sinistre de l’Intérieur », « D’Jack-all-good » a ré-insisté sur l’usage des armes LBD : « Comment font-ils dans les autres pays ? ».
Le régime d’exception instauré dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015 a joué, pour lui, le rôle d’une « pilule empoisonnée » qui « contamine progressivement le droit commun ».
Une dérive autoritaire que le Conseil de l’Europe avait également dénoncée deux semaines auparavant.
Ou alors ils lisent mes posts…
Je ne dis pas autre chose.
 
Broutille de propos de vaudeville, car l’important n’est pas là : L’essentiel de l’inquiétude du « Défenseur des droits » porte sur la dématérialisation des services publics. Le guichetier a laissé place à la connexion internet et aux robots des serveurs…
Or, cette dématérialisation, que l’Élysée veut achever pour 2022, laisse sur le carreau toutes les personnes les plus vulnérables.
Les « derniers de cordée »…
« Sans dents » et qui « puent la clope et le gasoil »…
Berk !
 
Exemple cité dans le rapport : La partie publique du PPNG (Plan préfecture nouvelle génération), avec une mise en œuvre, fin 2017, « a produit des effets calamiteux toute la première partie de 2018. Désormais l’obtention des titres permis de conduire et cartes grises se fait via internet et non plus aux guichets des préfectures et sous-préfectures ».
Des centaines de milliers de « Gauloisiens » ont ainsi été pénalisés !
Le rapport estime à 7,5 millions le nombre de personnes privées d’une couverture internet de qualité…
Pire : Près d’une personne sur deux éprouve des difficultés à trouver une information administrative sur le web.
J’en suis : J’y ai renoncé depuis quelques années… !
 
« Il y a de moins en moins de présence humaine dans les services publics, dans les administrations, en face des usagers, des prestataires, des justiciables ».
Notez que ce n’est pas plus mal, après tout.
Faut-il alors ajouter des ronds-de-cuir aux guichets pour satisfaire la demande – légitime – du grand public ?
Et avec quel argent ?
Dans cette République, personne ne s’offusque de lire (page 21 du rapport) que « l’État doit être le premier accompagnateur des usagères et usagers dans l’appropriation du numérique ». Or, la restriction des moyens budgétaires (mentionnée à la page 18) est bien décidée par celui qui les déplore aujourd’hui : l’État !
C’est lui qui crée les conditions des inégalités, au détriment des plus précaires.
Et le constat émane de ses plus illustres représentants : Un État qui prélève plus de la moitié des richesses produites et qui compte plus de 5,5 millions de fonctionnaires est incapable de remplir correctement sa mission de service aux citoyens !
Ou comment claquer votre pognon sans vous demander votre permission et sans vous rendre le service attendu…
 
Dématérialiser l’administration, peut-être. Mais qui, dans les hautes sphères de l’État, se préoccupe de l’entassement des règles, de l’augmentation des formalités, de l’allongement des procédures ?
Les citoyens dénoncent des services (mal) rendus en raison de la pléthore de services accaparés par l’État et ses satellites. Pendant ce temps, les fonctions régaliennes croulent par manque d’investissement : Une justice sans véritables moyens, des services d’ordre en sous-effectifs permanents…
Les impôts & taxes financent aujourd’hui 226 agent(e)s à l’institution du Défenseur des droits qui a vu la croissance du nombre de plaintes… qui risquent d’être encore plus nombreux dans les années à venir.
Un tout petit-bout de la pléthore des effectifs, justement pas placé là où il devrait l’être, me semble-t-il.
Comme sur les « Champs » où on nous annonce que des têtes vont tomber.
(Le temps que ça m’arrive jusqu’ici, ce billet sera « en ligne » : Je ne sais donc pas lesquelles, mais je plains les successeurs…)
Qui s’est inquiété de tout ça à l’occasion du « Grand-débat » ?
Personne…
 
Et pire, c’est que « D’jack » en dit qu’« à la fois par les réclamations que je reçois, et par le travail qui est fait par l’Assemblée nationale et le Sénat, il y a un certain nombre de dérives, ou plutôt d’approximations » et même plus précisément « les mesures qui ont été prises, perquisitions administratives, assignations à résidence, ont été prises un peu larges », car l’état d'urgence « implique des restrictions aux libertés, mais il ne faut pas que cela se traduise par des privations de liberté ».
Et de conclure : « Aucune mesure ne doit être prise qui mette en cause les droits fondamentaux de quiconque vit sur notre territoire ».
Eh bien c’est la seule chose qui les aura fait réagir !
Incroyable et pourtant…
 
J’attends encore de recevoir le texte de la décision du Conseil constitutionnel devant se prononcer sur les assignations à résidence décidées dans le cadre de l’état d’urgence, à un moment où on attend la réponse pour la loi « anticasseur » votée dans l’urgence (justement) et où on reparle de réforme constitutionnelle prévoyant l’inscription dans la loi fondamentale de l’état d’urgence…
« D’Jack » lui estime que cette inscription est « grosse de danger » si y sont prévues « des dispositions qui permettraient d’introduire ensuite des mesures plus restrictives pour les libertés ».
Lui a-t-on demandé son avis, au juste ?
 
Et c’est là que, les « soldats de la Jupitérie » réagissaient. Dans un premier message publié sur « Twister », le « sinistre de l’Intérieur » visait explicitement ce morceau du rapport qui dénonce un « renforcement de la répression » en pointant notamment du doigt l’utilisation excessive des lanceurs de balles de défense (LBD), autrement dit les « flash-ball » et des grenades explosives.
D’accord, il est dans son rôle que de prendre la défense des forces de l’ordre qui défendent l’ordre public avec le succès que l’on sait…
Mais tout de même.
 
S’en prenant alors directement à « D’Jack » il en a dit : « Vous êtes les défenseurs du droit, sur le terrain, dans la vraie vie. Pas dans les studios de radio ou sur les plateaux de télévision » alors qu’il présentait son rapport (le « service après-vente ») !
Une déclaration qu’il a ensuite partagée sur son compte « Twister », s’adressant à « D’jack-All-Good ».
Culoté…
Inconscient de la portée de son propos, c’est seulement quelques minutes après qu’il a finalement supprimé son « twist » et l’a remplacé par un autre message, moins agressif : « Vous ne faites jamais usage de la force par plaisir, mais toujours par devoir. Je ne laisserai pas dire que vous êtes une menace pour les droits, alors que vous risquez vos vies chaque jour pour faire respecter le droit ».
C’est vrai que ceux qui menacent « les droits », ce ne sont pas les flics.
En revanche, le pouvoir politique en place… il y aurait à redire !
 
Mais il en rajoute, « l’ivrogne-castagneur » : « Si le Défenseur des droits fait la tournée des plateaux pour parler de ces sujets-là, je pense qu’il oublie l’essentiel des droits sur lequel il est saisi. Il a fait le choix de parler de ce sujet et seulement de ce sujet-là, et je le regrette », a-t-il déclaré par ailleurs le même jour lors de son discours devant les forces de l’ordre.
C’est terrible l’alcool : Ça te fait causer de choses que tu n’as pas lu et pour en dire des konneries !
« Depuis de longues semaines, chaque samedi notamment, nos forces de l’ordre sont attaquées. Il faut se poser la question simple : est-ce que nos forces de l’ordre ont le droit de se défendre face à l’hyperviolence de quelques-uns ? », a-t-il interrogé.
Et si elles arrêtaient de jouer au « chat et à la souri », au « gendarme et au voleur », prenant les artères de la kapitale pour une cour de récréation d’ékole-primaire pour bloquer les casseurs, fichés et connus des services (ou alors même un djihadiste passerait définitivement inaperçu) dans les gares et aux péages routiers ?
 
On éviterait d’oublier que dans son rapport, le « Défenseur des droits » aura aussi pointé du doigt, « parallèlement au recul des services publics », « une politique de renforcement de la sécurité et de la répression face à la menace terroriste, aux troubles sociaux et à la crainte d’une crise migratoire ».
Il s’est pourtant également interrogé sur « le nombre ‘‘jamais vu’’ d’interpellations et de gardes à vue intervenues ‘‘de manière préventive’’ » lors de certaines manifestations, notamment celles des « gilets jaunes », pour le résultat que l’on connaît samedi après samedi.
C’est vrai, il a également, de nouveau, réclamé outre l’interdiction du LBD et de la grenade de désencerclement GLI-F4, des « grenades explosives (…) composées d’un puissant explosif, le TNT », elles sont qualifiées d’arme « parmi les plus dangereuses de l’arsenal de nos forces de sécurité et présentent des risques disproportionnés dans la gestion des manifestations », affirme son adjointe en charge de la déontologie dans le domaine de la sécurité.
Deux armes controversées accusées d’avoir fait de graves blessées récemment…
Si encore ça estropiait « à vie » les casseurs, mais même pas…
 
En fait, c’est un sujet que le « Défenseur des droits » suit attentivement.
Déjà, en janvier 2018, il s’interrogeait dans un rapport sur « les conséquences de la doctrine française du maintien de l’ordre et de sa mise en œuvre » au regard de « la multiplication des tensions et des incidents, parfois graves, entre les forces de l’ordre et les participants aux manifestations ». Dans ce document, il dénonçait en particulier « la place de plus en plus grande des actions de police judiciaire dans ce contexte et le recours à une multiplicité d’armes de force intermédiaire dont certaines sont problématiques ».
Rien de nouveau, année après année…
 
Alors que l’année 2018 avait notamment été marquée par l’évacuation de la ZAD à Notre-Dame-des-Landes et par les manifestations des « gilets jaunes », il estime dans son rapport annuel, que les critiques et remarques qu’il avait formulées il y a un an sont toujours d’actualité.
Ça et « la mise en œuvre d’un nombre exceptionnel d’interpellations et de procédures judiciaires » dans plusieurs affaires dont il est actuellement saisi.
 
Or, l’utilisation de ces munitions de « combat de rue », est une « spécificité française » qui apparaît « inadaptée dans ce cadre et une décision de retrait de la dotation des forces de l’ordre doit intervenir avant qu’une nouvelle actualité dramatique ne l’impose ».
« Castagneur » aurait peut-être dû lire les « petites-lignes » avant de s’emporter sur « Twister ».
Pourtant la question de leur utilisation avait déjà été soulevée quand, le 10 février un « gilet jaune » originaire d’Argenteuil dans le Val-d’Oise, avait eu la main arrachée, selon lui, par l’explosion d’une de ces grenades alors qu’il manifestait près de l’Assemblée nationale, à Paris.
Depuis, certains politiques ou militants réclament leur interdiction.
Il faut dire que le manchot, il est kon de prendre une grenade dégoupillée à la main : Tu shootes du pied dedans pour l’éloigner, c’est plus intelligent…
 
Cet épisode est finalement assez triste : Pour les uns « les problématiques du maintien de l’ordre doivent être appréhendées aujourd’hui moins en termes de moyens ou de ‘‘surenchère’’ que dans une approche de pacification de la police urbaine conformément aux principes fondamentaux d’une gestion démocratique des foules contestataires et préalable indispensable à un exercice légitime de la force légale », alors que pour les autres « s’il faut revoir le maintien de l’ordre, c’est pour répondre à la violence nouvelle des manifestants ».
Et aucun n’imagine de faire taire pacifiquement la colère populaire qui défile en l’écoutant ?
Je trouve ça extraordinaire…
 
Pour moi, et « D’Jack All Good » le touche du doigt sans le dire ouvertement, ils voulaient des pleurs et des larmes et ont tout fait pour avoir le chaos sur « Les Champs ».