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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mardi 2 juin 2020

Ça se confirme : « Sœur-Âne » est dangereuse !

Le tout en seulement deux points.
 
Que ça râle sévère pour ces « bons contribuables » parigots qui payent Contribution Foncière des Entreprises et Contribution des Entreprises sur la Valeur Ajoutée au profit de la finance locale.
Ils en ont ras-le-bol. Entre « confinement » (fermeture, quoi !) et l’envahissement des vélos au détriment de l’accès en voiture à leurs échoppes, le « piti-commerce » parigot souffre durement (et pas seulement les bars et autres lieux de perdition…).
Moâ, je ne suis pas surpris.
 
Des loyers chers, des clients raréfiés, empêchés de rentrer en ville, des espaces de circulation réduits, la priorité aux bus et aux vélos, des espaces de parking de moins en moins nombreux, clairement, « Paris-sur-la-Seine » devient un repoussoir (à peine propre) infernal pour le chaland.
Sans même compter l’absence de touriste durant des semaines, qui ont vidé les hôtels, les restaurants, les parcs et jardins, les musées, opéras (et autres lieux de perdition)…
Même les églises, il faut le dire.
Même les « putes du bois » se sont mises à télé-virtualité…
Et elles rament comme du temps du 3615 Ulla !
 
Ce sont les commerçants du centre de « Paris-sur-Seine » qui déplorent ne pas se sentir soutenus par la mairie.
Et « Sœur-Âne », impériale dans l’autisme de les inviter à… « s’adapter » !
Il n’y a pas à dire, elle est fabuleuse : S’adapter ou mourir et périr ?
Paul de Trentinian, pour le village Saint-Paul, Emile Sebbag, pour les commerçants des Halles, mais aussi Paola Pellizzari et Fabienne Bonnat pour l’île Saint-Louis, s’inquiètent de l’avenir de leurs activités dans les semaines à venir.
Parce que quand la « Ville de Paris-bobo » parle d’aménagements tactiques mis en place pour aider au confinement des Parigots, avec des pistes de vélos supplémentaires et des rues fermées aux voitures, les commerçants, eux, y voient des aménagements de trop !
 
« C’est mathématique, s’il y a moins de flux, il y a moins de clients. Et pour nous, c’est moins d’affaires alors que nos charges et nos loyers sont toujours les mêmes », affirment ces représentants des « commerces de l’exception et de la spécificité des rues de Paris », qui se différencient des commerces alimentaires de quartier.
Réunis sur l’île Saint-Louis, où l’activité a subi aussi de plein fouet le drame de Notre-Dame, ils égrainent leurs craintes.
La rue de Rivoli fermée en grande partie aux voitures est un des grands symboles des mesures municipales : « Nous qui vendons des objets d’exception, des produits de qualité d’artisanat, nous ne pouvons pas nous satisfaire des seuls clients de proximité.
Nous avons besoin du passage des habitants du VIIIème arrondissement ou du XVIème, tout comme des habitants de la banlieue et même de la province.
Or, tous ceux-là ne viennent plus dans le centre de Paris », dénonce avec chiffres en main, Paul de Trentinian, représentant du Village Saint-Paul, déjà victime de trois années de travaux…
 
Un point de vue que confirme Emile Sebbag, pour les Halles : « Sans circulation, sans mobilité, il n’y a pas de consommateur », dénonce-t-il comme un slogan, craignant en outre la menace de la circulation alternée, un temps prônée par la mairie centrale : Pour rouler à « Paris-sur-la-plage », il faudrait deux voitures, paire et impaire (noire et rouge, passe et manque…)
À cela il ajoute les contraintes sanitaires qui ont un coût.
 
Sur l’île, îlot au cœur du centre de la Kapitale, la situation est pire encore : « Nous ne sommes pas un secteur commercial de passage. Mais de destination.
Nos clients viennent pour trouver des boutiques originales qu’ils ne trouvent pas ailleurs. Pour une qualité de relation.
Or, les places de stationnement nous ont été supprimées. Comment nos habitués peuvent-ils encore se rendre chez nous », constatent Paola Pellizzari et Fabienne Bonnat.
Depuis juillet 2017, le nombre de places dans les rues a en effet fondu de moitié !
 
Pour tous, il semble que Paris mise davantage sur le tourisme de masse, qui favorise les chaînes. « Ce sont les seuls magasins qui peuvent fonctionner à perte », affirme Mathieu Guyon, le président d’honneur des commerces de Louvre-Rivoli.
Lui, il a dû fermer sa boutique ici pour s’installer à Vincennes (Val-de-Marne). « Les riverains dénonçaient les livraisons de nos boutiques en oubliant que la majorité des camions viennent pour livrer les particuliers », affirme-t-il.
 
Même le BHV/Marais, le grand magasin phare de la rue de Rivoli, en face de l’ancien bureau de première adjointe qu’était encore « Sœur-Âne » sous « De-la-Nuée », se retrouve en difficulté : « La fermeture de la rue de Rivoli aux voitures est une mauvaise nouvelle.
Après la fermeture des berges, la difficulté pour nos clients monte d’un cran aujourd’hui.
Et nos services de livraison ne compensent pas l’absence de nos clients sur place. »
Quand je pense qu’ils se sont payés un vaste parking rue Lobau avec accès direct au magasin, juste sous les fenêtres de la salle des fêtes de la Mairie.
À l’instar de la « Samaritaine » et son parking public devant Saint-Germain-L’auxerrois… face au Louvre et sa colonnade de Perrault : No parking, no business en disait le gourou Chetochine.
 
On botte en touche, renvoi aux 22 à la mairie : « Souvent les commerçants, au moment où l’on va piétonniser ou semi-piétonniser une rue, craignent de perdre des clients. Mais à Paris, 80 % des courses se font à pied. Les Parisiens aiment aller à pied dans leur commerce de proximité », répond « Sœur-Âne ».
Elle a raison, mais c’est seulement pour acheter le croissant dominical !
La rue de Rivoli fermée ? « Pour les commerçants, on a des mesures sur le stationnement, ils sont des priorités de circulation. On tient compte de leur situation pour les aider.
Mais la ville où on viendrait en voiture pour s’arrêter pour faire ses courses, ce n’est plus Paris. Il y a des services de livraison. Il y a une adaptation à faire pour répondre au mieux aux nouveaux clients.
À Paris, les Parisiens sont plus de 65 % à ne pas posséder de voiture et ils achètent quand même dans des commerces d’exception et de proximité.
À nous d’aider ces commerçants à s’adapter. »
On voit qu’elle ne s’est pas fait livrer très souvent son croissant dominical à elle, dans son XVème bobo.
 
Simple, pour la maire de « Paris-sur-la-plage », il faut oublier « les schémas du passé qui ne sont plus du tout adaptés à la dynamique et à l’attractivité d’une ville comme la nôtre.
Paris est reconnue, y compris à l'international, parce que l’on est capable de s’inscrire dans les défis du siècle, du changement climatique et de la lutte contre la pollution. Paris fait partie des Villes qui réussissent. »
Ah oui ? Pour y vérifier l’air pur ou pour visiter les antiquités qui trainent dans les musées ?
Drôlement « moderne » comme démarche…
C’est d’ailleurs la seule fois où elle parle de pollution qui… n’aura pas disparu malgré le confinement durant presque deux mois !
 
En attendant, un credo et des paroles qui ne permettent pas de payer les charges et loyers qui augmentent. « Pas la peine de se braquer les uns contre les autres. Il faut avoir en tête une juste notion du partage de l’espace entre vélo, bus et voitures.
Il ne faut pas en exclure un des trois.
Il faut se rencontrer avec la mairie, avec des idées concrètes. Un plan de Paris sous les yeux. Et travailler ensemble ».
 
D’autant que le « plan vélo », ce n’est pas vraiment l’avenir, qu’on se le dise.
(Le deuxième point).
Si augmenter l’usage du vélo pour le transport individuel de proximité ne présente que des avantages, surtout dans les grandes villes, le vélo a des limites et de très sérieux inconvénients.
Tel qu’il ne faut surtout pas en faire un élément majeur de la transition énergétique qu’il ne peut décidément pas être.
 
Il présente, sur le papier, le triple avantage de ne pas émettre beaucoup de CO2, en dehors de celui rejeté par la respiration de son utilisateur, de réduire la congestion et la pollution des villes et également de permettre de ne pas surcharger les transports en commun devenus avec la pandémie des facteurs de risques sanitaires.
Mais le vélo a aussi de sérieux inconvénients assez évidents.
Un, toute la population ne peut pas l’utiliser, notamment les personnes les plus âgées et les plus jeunes. Mais également les familles et tout simplement ceux qui ont besoin d’emporter un matériel conséquent pour exercer leur activité professionnelle.
Deux, en outre, au-delà de quelques kilomètres, l’utilisation du vélo exige une bonne condition physique, sans ça c’est le SAMU assuré pour arrêt cardiaque avant la fin du parcours, et pas mal de temps.
Trois, quand la météorologie est favorable, l’usage du vélo peut être très agréable. En revanche quand il pleut, qu’il neige, qu’il vente ou que les températures sont basses, ça devient très vite un véritable calvaire !
Enfin, quatre, l’utilisation du vélo dans des villes encombrées où l’anarchie règne sur les chaussées, comme à Paris-sur-la-plage, n’est pas sans réels dangers de blessures graves.
Cinq, moâ j’évite les montées. Les descentes, je veux bien, mais monter mon quintal, ce n’est pas raisonnable à mon grand-âge.
Et puis il ne faut pas dékonner, mais un frêle vélo ne fera jamais le poids face à un bus qui arrive dans le dos au moment où vous dérapez et que vous vous viandez, où un camion de livraison qui aura mal apprécié ses angles-morts.
 
Pourtant, pour la « sinistre de la Transition écologique et solidaire » (on a ça aussi et dans le même élan), l’heure est venue « d’illustrer que le vélo est un mode de transport à part entière et pas seulement un loisir », la criminelle.
La Direction générale des entreprises (DGE) du ministère de l’économie et des finances et l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) viennent d’ailleurs de lui apporter des arguments dans une volumineuse étude de près de 400 pages publiée le mois dernier.
 
Ses conclusions sont les suivantes :
– La pratique du vélo a fortement augmenté au cours de la dernière décennie.
– Mais le pays est très en retard par rapport à de nombreux autres pays européens et l’augmentation de l’usage ne concerne en fait que les grandes villes. 
– L’utilisation ou non du vélo illustre parfaitement la fracture territoriale entre les métropoles et le pays « périphérique » des petites villes, des zones périurbaines et des campagnes, qui elle ne peut se passer de l’automobile.
Moâ, c’est quand je vais à Lille, à Brest, Bordeaux, Nice ou Toulon avec tout mon barda sur le dos que je ne peux pas m’en passer…
À chacun son problème.
– L’étude conclut que les collectivités et les pouvoirs publics en général doivent investir, notamment dans les équipements en pistes cyclables, pour rendre la pratique du vélo plus attrayante, plus facile et plus sûre.
– Elle insiste enfin sur le potentiel du vélo électrique pour convaincre une population plus large d’adopter ce mode de transport en en réduisant les inconvénients.
 
Dans le détail et selon différentes estimations, près de 5 % seulement des personnes de plus de 15 ans font du vélo quotidiennement (contre 30 % au Danemark et 43 % aux Pays-Bas, des plats-pays : Même pas une petite côte à l’horizon, sauf au-dessus des canaux).
Et la pratique évolue très différemment selon les zones géographiques : Elle est en forte progression dans le centre des grandes villes mais il s’agit d’un « trompe l’œil ».
Car, elle baisse dans le même temps en banlieue, en milieu périurbain et dans les zones rurales « là où il y a 25 ans la pratique du vélo était la plus forte ».
 
Les « Gauloisiens » possèdent pas moins de 35,7 millions de vélos dont un quart prend la poussière et ne roule plus : Ils considèrent davantage le vélo comme un loisir ou une pratique sportive que comme un mode de déplacement au quotidien.
Pourtant, plus de la moitié des déplacements des « Gauloisiens » font moins de 5 kilomètres, une distance idéale avec un vélo !
Mais la voiture individuelle reste le mode de transport privilégié sur ces trajets courts et en assurerait 65 %.
Ce qui est une aberration en termes d’émissions de gaz carbonique, bien naturellement, d’autant mieux que c’est dans les premiers kilomètre qu’un moteur thermique pollue le plus !
En prenant en compte l’empreinte environnementale totale des moyens de transport (qui inclut notamment les émissions liées à leur fabrication et leur recyclage), l’Ademe estime qu’en moyenne, « pour un kilomètre parcouru, les émissions de gaz à effet de serre sont 94 % fois moins élevées pour le vélo que pour la voiture ».
Alors, indécrottables les « Parigots-bobos » ?
 
Ceci dit, l’utilisation du vélo ne se décrète pas. Il faut qu’elle offre des avantages économiques, en termes de facilité et de liberté de mouvement, ce qui est le cas dans les grandes villes et explique son succès.
Sauf que moâ, je me suis fait piquer le mien : J’avais pourtant retiré la selle et mis un antivol !
 
Ceci dit, le grand plan « Vélo et mobilités actives », présenté en fanfare par le gouvernement en septembre 2018, fixait comme objectif de tripler la part modale du vélo en « Gauloisie-cycliste », c’est-à-dire « le taux de déplacements faits à vélo sur l’ensemble des déplacements de la journée ». Il devait passer de 3 % à 9 % d’ici à 2024.
Un objectif totalement irréaliste !
Morbleu : Selon l’étude de l’Ademe, cette part modale du vélo est récemment « sans doute descendue sous la barre des 2 % » !
Et l’objectif du Plan Vélo est absurde : « Une part modale de 9 % à horizon 2024 supposerait une augmentation de 35 % par an de la pratique utilitaire sur cinq ans » dans tout le pays…, tous les ans !
Dingue, les utopies…
 
Toutefois, pour être complet, on peut aussi noter que la solution se trouve peut-être du côté du moteur électrique d’appoint.
Car depuis plusieurs années, le paysage de la bicyclette en « Gauloisie-bicycle » est marqué par le développement des vélos à assistance électrique. Les ventes de ses modèles sont passées d’un peu plus de 100.000 en 2015 à 338.000 en 2018, soit près de 13 % de l’ensemble des vélos vendus cette année-là aux particuliers.
Le vélo électrique est considéré par l’Ademe comme « un outil majeur pour réduire les fractures sociales et territoriales » car il « touche prioritairement les territoires où la pratique du vélo est la plus faible, s’utilise avec une fréquence de pratique et sur des distances de déplacement beaucoup plus importantes qu’un vélo classique et touche principalement des Français plus âgés qui ne faisaient plus de vélo et des femmes ».
 
Moâ, je vois surtout que t’auras l’air kon avec ta batterie sous le bras pour ne pas te la faire piquer et la recharger à côté de ton portable…
Ou alors « Sœur-Âne » va redémonter une deuxième fois les portiques à « Vélib’ » pour les adapter au « tout venant ».
De toute façon, c’est réglé : Tant qu’on n’aura pas protégé de la pluie (et de la neige) toutes les rues de « Paris-sur-la-plage » les vélos n’iront pas jusque dans les « commerces d’exception »
C’est quand même dingue de ne pas réfléchir plus loin que son nez (qu’elle a… hispanique !)
En attendant, ils vont être nombreux à être victime de dogmes suicidaires avant de tous rouler vers les arrêts cardiaques sur leurs pédales.
 
Rappelons d’ailleurs que « Sœur-Âne » roule à « Paris-sur-la-plage » en « Totoya-hybrid » (il faut ce qu’il faut), avec chauffeur (il faut ce qu’il faut) et garde-de-son-corps (il faut ce qu’il faut)…
Un peu comme « Chri-chri-la-Garde-meurt-mais-ne-se-rend-pas », quand elle faisait « sinistre de « Bling-Bling » », qui répondait aux manifestants se plaignant des taxes sur le litron de gazoline : « Ils n’ont qu’à prendre leur vélo ! »
De qui se moque-t-on ?
Elles sont vraiment très dangereuses, finalement, toutes ses « femmes de pouvoir »…

lundi 1 juin 2020

Affligeant ou immensément réjouissant ?

Hier, l’Esprit-Saint éclairait les apôtres.
 
Aujourd’hui, pour se remettre de cet événement improbable qui aura été le point-clé de la naissance du Christianisme – incontournable car sans lequel la Crucifixion de Jésus n’aurait jamais été qu’un épiphénomène de droit commun et sa résurrection une légende de plus qui se serait éteinte rapidement –, nous faisons relâche…
Enfin, seulement ceux qui ne sont pas « solidaires » avec les vieux…
Moâ, je suis vieux : On ne me demande plus rien.
Les autres, ils bossent-fort.
 
Personnellement, je poursuis tout de même ma quête du « vrai ». Je ne vous en parle pas, parce que bon, à chacun ses croyances, à chacune ses doutes, mais ça me travaille le ciboulot : Et si Dieu (s’il existe, naturellement), n’était rien d’autre qu’un pervers sadique et psychopathe ?
Après tout, pourquoi avoir inventé un univers entier si « parfait » pour finalement ne générer que du précaire et de la souffrance ?
« Dieu est bon », me rassure ma « petite-sœur » (celle que si elle n’existait pas, il faudrait quand même l’inventer…). Le sadisme et la perversion, c’est l’œuvre de Satan.
Pas de chance, si je pense volontiers « Dieu » dans mon inconscient, il n’y a pas de place pour le Malin dans mon esprit. Je le nie et c’est la meilleure façon de le faire disparaître à jamais.
C’est comme ça…
 
Mais quand je vois ses créatures si finement, microscopiquement ciselées jusqu’au moindre détail (dans le secret de nos organes) que nous partageons avec tout le « vivant » (hors les virus qui ne sont pas capables de se reproduire sans un organisme hôte, faute d’ADN), finir dans la douleur existentielle en pâtée pour prédateurs, parfois j’ai de sombres doutes…
Et encore plus encore quand je me retourne et regarde ce que nous sommes devenus pour cause d’un organisme encore plus invisible qu’est le « Conard-virus ».
Il y a un bug quelle que part…
En revanche, les « pervers », vous ne m’ôterez pas l’idée qu’ils ont su saisir une opportunité invraisemblable pour affirmer encore plus leur pouvoir (que nous leur avons consenti) sur nos pôvres existences…
 
Ne voyagez plus, bougez le moins possible, ne prenez pas le train et le métro, le bus si vous n’en avez pas besoin, l’avion idem, le bateau non plus, ne vous baignez plus, ne vous asseyez plus sur une plage, un banc public, ne parlez plus à des inconnus sans respecter la distance de sécurité, ou faites-le masqué et allez ensuite vous laver les mains : Ils pourraient avoir la peste !
En fait, restez chez vous et bouclez-la !
Et de constater qu’inexorablement, vos droits et vos libertés sont réduits à la part congrue, comme annihilés : Obéir aux ordres, car sinon, c’est la matraque, l’amende et la taule !
Pas d’autres solutions pour aller fumer une clope sur le trottoir : Il faut une attestation horodatée et guetter les flics…
Malheur à celui qui n’est pas dans les clous, malheur à celui qui ose s’aventurer hors du bac à sable où il doit rester jouer !
N’êtes-vous pas assez « adulte » pour qu’on n’ait plus à vous dire ce que vous pouvez faire ou ne pas faire ?
On dirait des gamins en crèche qui posent souvent la question : « Est-ce que j’ai le droit de jouer avec le ballon ? »
Bé justement non : On ferme les stades !
 
D’ailleurs, on vous menace de ne pas pouvoir emmener pas vos propres gamins construire des châteaux de sable sur les plages.
Jusque-là, interdit de s’asseoir : C’est une plage « dynamique » ici. On marche, on court, on se baigne, mais on ne s’assoit pas. Même pour sécher le maillot de bain !
Puissance de raisonnement intense et maximale : S’asseoir, forcément, c’est contaminer !
Point barre.
Les Préfets ordonnent et les voisins vigilants, les miliciens privés, les nostalgiques des années 40 obéissent au doigt et à l’œil !
Jusqu’à vous dénoncer sans vergogne…
On devrait en rire, mais finalement, pas du tout.
On devrait en pleurer à chaudes larmes…
 
Le nombre incalculable de citoyens qui se prennent pour un nazillon de passage est proprement impressionnant. Tous prêts pour la délation, l’ordre et la méthode !
Bientôt on ouvrira des camps où les minorités récalcitrantes seront parquées… sans distanciation sociale.
Au moins, on pourra y trinquer entre « gens normaux »…
Même les médecins sont invités à dénoncer leurs clients : 55 € la balance.
50 personnes par mois = 2.750 €.
De quoi se payer des vacances (statiques) dans leurs résidences secondaires !
 
Bon nombre de commerçants affichent que le port du masque est obligatoire à l’intérieur de leur magasin. En ce qui me concerne, je n’y mets plus les pieds, en faisant valoir que le port du masque, aujourd’hui, est totalement inutile : Le virus ne circule plus.
De toute façon mon masque a un trou pour que je puisse tirer sur ma pipe.
Quand les élastiques veulent bien tenir.
Mais je ne fais plus la bise à ma boulangère et quand un mek tousse dans mon environnement immédiat, je décampe à la hâte et râle bruyamment, c’est vrai.
 
Les restaurateurs, les cafetiers, les pubs, les night-clubs, tous ces beaux-mondes des endroits « festifs » sont en train de mourir. Avec les nouvelles normes sanitaires que « Castagneur » (devenu « sinistre de l’ordre & des cultes ») aura pondues, il faudra au moins 4 m² par client. Ce qui implique que seules les grosses structures vont à peine pouvoir peut-être survivre.
Adieu les petits bistroquets et les bars à vins sympas qui vont mourir de mort lente.
Ou alors il faut trinquer debout sur les trottoirs en s’amalgamant comme on peut.
Notez qu’en ce qui me concerne, ça ne changera pas trop : Je faisais déjà ça… entre fumeurs !
Excellent la fumée : Comme pour les abeilles, ça repousse le « Conard-virus »…
 
Là où se trouve le bonheur du « Malin », c’est que tout ce cirque se passe avec l’assentiment d’une bonne, grosse et forte majorité de la population !
Presque tout le monde porte un masque tout en se badigeonnant copieusement de gel hydroalcoolique.
Mieux que la « médecine douce » de « McDo-Trompe » qui recommandait de vous désinfecter les tuyaux à l’eau de javel !
Comme son nom l’indique, dans hydroalcoolique, il y a de l’alcool dans le produit. Vous vous badigeonnez, donc, tous les jours, vous absorbez une quantité non négligeable d’alcool.
Mauvais pour le foie, cirrhose en vue, et nettement moins savoureux qu’un bon tord-boyaux !
Porter un masque toute la journée est tout aussi mauvais, notamment pour les poumons. En effet, quand vous expirez, vous rejetez du CO2 qui est immédiatement collecté par le masque, puis réinspiré. Moins d’oxygène, plus de CO2, c’est parfait pour la planète. Mais aussi pour les pompes funèbres qui se frottent les mains (sans gel hydroalcoolique, cela va de soi).
 
Réfléchissez donc un peu : Rendez-vous compte que cela fait quelques années que les mondialistes veulent que vous deveniez le plus « minimaliste » possible. Même certains « écololos » vous y encouragent. On ne bouge plus. On consomme local, mais pas de chocolat, pas de café, pas d’ananas, pas de sucre de canne…
Pas de viande non plus…
Ah, là, tout d’un coup, c’est moins palpitant, n’est-ce pas !
C’est d’ailleurs incroyable cette convergence des « hyper-riches » et des « va-nu-pieds » : Les premiers se rêvent en « happy-few » au-delà de toutes contingences matérielles et se voient bien vivre sur la planète-bleue dépolluée dans des îlots protégés. 10, peut-être 100 millions, pas plus…
Avec pas plus d’un milliard de « traine-savates » survivalistes pour les servir.
Sans se rendre compte que s’ils sont « pluri-milliardaires » c’est d’une part parce qu’ils l’ont piqué à d’autres (le « marché » de leur clientèle) et que d’autre part, entre eux seulement, ils seront tous à peine plus que des smicards ringards… se ruinant à faire survivre leurs « esclaves » à la botte !
Convergence étonnante et contre-nature avec les « écololos-bobos », qui n’auront jamais les moyens d’être autre-chose que de zélés serviteurs des premiers et veulent surtout et aussi vous faire périr, vous interdire tout jusqu’à ce que vous soyez « minimalistes », réduits à rien pour sauver la planète.
J’adore, vraiment j’adore leurs perspectives !
 
Constatez donc : Les dirigeants de cette planète vous veulent vraiment « minimalistes ».
« Hue-l’eau » prône l’écologie et la décroissance (là où la mondialisation aura réussi le tour de force incroyable de réduire la part d’extrême-pauvreté dans le monde à une personne sur dix seulement, au lieu des 40 % d’il y a encore quelques décennies…), sauf que, depuis sa villa à Dinard, il confine grave avec sa plage privée où il peut s’asseoir tranquille.
Yann-Arthus Bertrand, qui a fait sa fortune grâce à ses photos de la Terre vue du ciel à grand coup de kérozène brûlé, vous incite depuis peu à surtout ne plus prendre l’avion.
On envisage même de réserver la voie aérienne qu’aux seuls frets et urgences !…
La SNCF, toujours à la pointe de slogans suicidaires, vous incite dans sa dernière publicité à prendre le train de façon « responsable » et donc de laisser les places à ceux qui en ont vraiment besoin.
C’est qui qui a les moyens de faire rouler des trains à moitié vide ?
 
De plus, si vous osez dire qu’il y a une conspiration mondiale visant à établir un gouvernement mondialiste, on vous taxe très vite de « pas fiable, facho, souverainiste, populiste, raciste, antisémite et, bien sûr, « complotiste », « conspirationniste… », faible d’esprit anti-républicain, antidémocrate et porteur de fakes-news », tout juste bon pour l’équarrissage !
Pourtant, il suffit d’étudier comment et pourquoi tous les gouvernements de cette planète – à part la Suède, Hong-Kong, Taïwan, Singapour et quelques autres – ont ordonné ce confinement suicidaire, dramatique d’un point de vue économique, financier, fiscal et même social, qui n’a servi à pas grand-chose (trop long, et annoncé pour 14 jours qui auront duré 55), sauf à tuer une bonne partie de l’économie mondiale et foutre dans la mouise plus d’un milliard de « laborieux ».
Sauf à considérer que c’était un « test » grandeur nature : Comment cela peut fonctionner, combien de temps, quelles précautions, quelles faiblesses…
Le prochain sera mieux réussi, soyez-en sûrs.
 
À qui profite donc ce « crime » ? Aux états-majors, bien entendu.
Mais aussi à Bezos, le PDG d’Amazon, (qui frôle le millier de milliards de dollars), à Bill Gates (et ses vaccins), à Netflix et ses navets, à certains labos, à Soros, à Rockefeller et toute la clique du groupe Bilderberg (le Gouvernement du monde de la finance, le Davos des « triés sur le volet ») et de « la Trilatérale » (le cerveau financier de l’Occident).
Et les banques centrales de veiller calmement, avec de l’argent qui n’existe pas, à ce que le monde de la haute-finance surmonte tous ses hoquets à venir…
Quant au pouvoir « politique » (le régalien de la souveraineté), il fiche et flique la toute petite-minorité de gens qui pourrait représenter éventuellement un contre-pouvoir.
Mais ça, nous le savions depuis longtemps…
Cependant, il faut reconnaître qu’aujourd’hui, le flicage va encore plus loin : L’État, les médias et la société dans son ensemble, par un jeu de démagogies, de solidarités complices et souterraines et de plein de « politiquement correct », distillent insidieusement un courant de pensée unique, tout en approuvant l’exclusion des pensées contraires.
J’en veux pour preuve la loi Avia récemment votée dans l’urgence du « déconfinement » : Un indice de plus de la profonde malveillance des pouvoirs publics !
 
Affligeant qu’une très large majorité tombe encore dans le panneau !
Que vous faut-il de plus ?
Vous voulez vraiment continuer à cautionner cette société de censure qui vous esclavagise par  touches de plus en plus énormes ?
Les Gilets Jaunes, tant décriés par beaucoup, représentaient un des derniers sursauts. Depuis ce confinement-blocus, exit la contestation !
Tout le monde ou presque porte gentiment son masque, respecte la « distance sociale », se prend un PV suivant l’humeur du gendarme – qu’on enquiquine pour si peu –, fait la leçon au voisin qui ne respecte pas les consignes, et rentre chez lui, fier de son devoir accompli d’honnête citoyen…
 
Bienvenu dans un gouvernement mondial où seul le haut du panier consommera outrageusement pendant que le reste de la population se gavera de patates locales et regardera les jeux du cirque à la télé !
Affolant, consternant et affligeant.
C’est le futur que vous souhaitez, pour vous et vos gamins ?
Leur avenir n’est-il réduit qu’à « servir leurs maîtres » en leur disant un grand « merci » pour leurs immenses bontés, quand ils foulent aux pieds leurs droits naturels de vivre comme ils l’entendent ?
Tout cela n’est hélas vraiment pas très réjouissant…
 
Esprit, es-tu là ?
Si Dieu existe, voit-il Sa créature se laisser affliger de la sorte sans réagir ?
Elle était pourtant « parfaite » cette créature-là, puisque faite à l’image du Divin…
Voilà, c’était mon quart-d’heure « catho-papiste » : Ça va passer, ne vous en faites pas.
 
Bonne fin de week-end à toutes et tous tout de même !
 
I3

dimanche 31 mai 2020

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe…

Même moi-même, j’ai été consulté sur le sujet !
 
Je ne suis pourtant pas un « spécialiste » reconnu…
Un univers parallèle détecté en Antarctique !
Non mais tu rigoles ?
Non. Si !
Que bien entendu, j’en rigole lourdement, notamment parce qu’à l’occasion du prochain volume des « Enquêtes de Charlotte » (« Dans le sillage de Charlotte »), il est un passage qui traite justement de l’impossibilité, dans le monde réel, des « univers parallèles ».
Je cite (dans sa version actuelle que je relis et corrige) :
 
« Et c’est là qu’on rejoint Christin et les voyages sur la flèche du temps dont vous avez pu faire l’expérience[1]. Sur ce point, George Lucas a fait l’impasse et même Christin s’est un peu emmêlé les pinceaux puisqu’à un moment, la naissance de Galaxity est avortée en raison de la disparition du moment déclencheur de « l’âge noir » datant, dès les premiers épisodes de 1986.
Et pour s’en sortir, il invente des univers parallèles.
Or, on ne sait pas s’ils existent, ni de quoi ils sont faits.
(…)
Ça devient un peu trop compliqué pour moi. Je quémande des précisions.
« Il faut que vous compreniez que tout ce qui existe autour de nous a au moins une dimension. Du plus petit élément physique au plus vaste, comme tout l’univers dans son ensemble, celui qui nous entoure. Sans dimension, on ne peut pas avoir de réalité physique.
Or, ces « dimensions » sont obligées de se « refermer » sur elle-même pour exister, ce qui implique que le temps, qui n’a qu’une seule dimension, doit se « refermer » sur lui-même pour exister également. »
Ce qui veut dire ?
« Le paradoxe, c’est qu’on parle de « flèche du temps », alors qu’elle n’a qu’une seule dimension. C’est d’ailleurs probablement le seul « objet » de la physique qui n’a qu’une seule dimension. Tous les autres en ont au moins deux ou trois et parfois, pour quelques-uns probablement plus d’une dizaine.
On sait que la flèche du temps a eu un début, mais on ne sait pas si elle a une fin. Probablement pas si le temps se referme pour exister. Quoique… »
Je ne comprends toujours pas : ça me dépasse totalement.
« Je ne suis pas assez clair ? »
Alors là, oui, pas de doute !
« On peut imaginer, et les mathématiques nous l’autorisent, qu’il y a une infinité de « bulles » qui se referment sur elles-mêmes. Celles qui forment les atomes dont nous sommes faits, pas de doute. Mais aussi celles qui formeraient un « univers parallèle » entier. Or, non seulement on ne sait pas où le trouver, mais on ne sait pas non plus sur quelle flèche du temps il se situe.
Dès lors, la notion d’univers parallèle est stérile, elle ne débouche sur rien et aucun lien ne peut être opérationnel avec le nôtre : Christin se trompe et avec lui tous les auteurs de science-fiction qui usent et abusent de cette « innovation littéraire » dont on ne trouve pas de trace jusque dans notre monde.
C’est juste une hypothèse mathématique qui repose sur des postulats indémontrables. »
 
Il en est d’autres, des postulats : et sauf si je me trompe, un postulat ne se démontre justement jamais ! Je pense à celui qui dit que deux droites sont dites parallèles si elles sont dans le même plan et n’ont aucun point commun… (je n’en connais pas beaucoup d’autres !)
« Bien sûr, mais la plupart s’observent… ou sont seulement des définitions commodes. Or, pour des « objets » qui se referment sur eux-mêmes pour exister, nous n’observons pas d’univers parallèles. »
Par définition, non puisqu’ils ne se croisent pas ?
« C’est donc une hypothèse commode. Non, je pensais que vous pensiez, comme ces auteurs, que ces « univers parallèles » sont inclus dans le nôtre pour pouvoir « communiquer » comme il est prévu par la littérature spéculative.
Ce sont ceux-là que nous ne pouvons pas observer… »
Ce qui n’est pas une preuve : « On les découvrira peut-être un jour ! »
« Mais alors ils ne sont plus parallèles mais sécants : ils sont dedans avec la même flèche du temps… »
Contradictoire, effectivement.
Paul aura décidément toujours le dernier mot.
Je change donc de sujet… »
 
En bref, ça « marche » dans les équations mathématiques (au prix de quelques « acrobaties imaginaires »), mais pas dans nos instruments de mesure et d’observation.
Pourtant on nous rapporte que cette découverte a été réalisée en 2016 par une équipe de scientifiques, en Antarctique justement, et qu’elle a refait surface ces derniers jours dans des médias du monde entier.
La « preuve » de l’existence d’un univers parallèle au nôtre, tient dans des anomalies qui ne pourraient s’expliquer que par un temps qui défilerait à l’envers !
Cette histoire infiniment séduisante, digne des meilleurs scénarios de science-fiction, des médias du monde entier l’ont relayée ces derniers jours.
Très clairement, un « voyage » sur la flèche du temps est probablement possible. Il est d’ailleurs indispensable pour une navigation intra-galactique dans des conditions opérationnelles à peu près praticables.
Mais au prix d’une dépense d’énergie fabuleuse.
 
Pour faire simple, depuis Einstein, on sait que plus un objet approche de la vitesse limite et indépassable de la lumière, plus il acquiert de la masse (jusqu’à s’effondrer dans un « trou noir ») et plus la flèche du temps se ralentit (le paradoxe des frères jumeaux de Langevin) et ses dimensions originelles se réduisent.
Les ondes n’ont pas de masse – pas plus que la lumière – et c’est pour cette raison qu’elles se déplacent à la vitesse de la lumière sans déformer l’espace qu’elles traversent.
Et les mathématiques peuvent, sans problème, manipuler l’infini et « théoriquement » se retrouver avec des valeurs négatives de masse et même de vitesse… sur le papier.
Or qui dit une vitesse négative, dit nécessairement un « temps négatif » (qui s’écoule à l’envers de ce qu’on connaît pour nous faire vieillir outrageusement) voire même des masses « négatives » qui au lieu de s’attirer mutuellement selon l’inverse de la racine carré de leur distance, se repousseraient selon la même loi de l’inverse des carrés.
Ce qui peut devenir violent…
 
Le reste, ça relève de la fable. Et à son origine, il y a un projet très sérieux baptisé Anita (pour Antarctic Impulsive Transient Antenna), financé en partie par la Nasa.
En effet, à plusieurs reprises depuis 2006, un ballon bardé d’antennes radio a survolé l’Antarctique à la recherche de particules venant de très loin dans l’espace et pouvant renseigner sur l’origine de rayons cosmiques.
Pourquoi au-dessus du continent blanc ? Parce que pour détecter ces particules à très haute énergie, les chercheurs s’intéressent aux ondes radio émises lors de leurs interactions à la surface de la Terre et, seuls des matières comme le sel ou la glace sont suffisamment transparentes pour que l’on puisse les percevoir.
Or, en scrutant leurs données, les scientifiques ont constaté des choses bizarres : À de très rares occasions, les rayons cosmiques semblaient non pas se refléter dans la glace mais surgir de la glace, comme s’ils ne venaient pas d’un endroit éloigné de l’espace mais de la Terre elle-même.
Dès lors, les chercheurs du projet Anita ont tenté de comprendre ce qui apparaissait comme des « anomalies » et ont publié leurs premières observations en 2016.
 
C’est aussi à partir de là que les choses ont commencé à leur « échapper ».
L’étrange découverte a en effet titillé de nombreux autres scientifiques. En mai 2018, l’équipe de Luis A. Anchordoqui, de l’Université de New York, a postulé que les « événements d’Anita » seraient la « preuve » de l’existence d’un « univers symétrique ».
Son raisonnement ? Les particules en question n’ayant pas pu selon eux « traverser » la Terre, si elles semblent en surgir, c’est parce qu’elles remontent… le temps, et évoluent donc dans un univers parallèle.
Une hypothèse qui a été détaillée en avril 2020 dans New Scientist, une revue britannique pour le moins réputée.
Et c’est de manière pas toujours scrupuleuse que l’information a été reprise dimanche de la semaine précédente par le tabloïd britannique Daily Star, puis dans les jours qui ont suivi par d’autres titres à fortes audiences de part et d’autre de l’Atlantique (New York Post, The Sun, Daily Mail...), y compris en « Gauloisie-déconfinée ».
 
Ils en disent qu’à l’origine de cette observation, « qui pourrait révolutionner la science et notre perception de l’univers » (moi, j’aime bien l’emploi du conditionnel…), il y a le physicien Peter Gorham, spécialiste des particules expérimentales à l’université d’Hawaii qui est en charge de l’expérience baptisée Antarctic Impulsive Transient Antenna (Anita) où un ballon équipé d’un détecteur traque les rayons cosmiques qui frappent en permanence notre planète, une région où l’absence d’ondes radio est susceptible de ne pas parasiter la détection de ces rayons.
Mais durant des vols en 2006 et 2014, Anita a observé un phénomène bien différent : Une « fontaine de particules » de haute énergie, autrement dit à une émission de rayons cosmiques de bas en haut et non de haut en bas : « Ce que nous avons vu est quelque chose qui ressemblait à un rayon cosmique, comme on les observe dans le reflet de la calotte glaciaire, mais il n’a pas été réfléchi. C’était comme si le rayon cosmique était sorti de la glace elle-même » nous rapporte-t-on.
 
Dans un premier temps, cette anomalie a été balayée d’un revers de manche. Puis, il a été suggéré que les particules avaient traversé la planète pour ressortir par le Pôle sud mais cette possibilité ne concerne que les neutrinos de basse énergie.
Les particules de haute énergie détectées par Anita n’auraient pas pu effectuer ce voyage par le centre de la Terre.
Aucune explication issue de la physique traditionnelle n’a donc permis d’élucider, pour l’heure, ce mystère.
Une fois l’impossible écarté, il n’est resté que l’improbable : Ces particules ne se déplaceraient pas à l’envers dans l’espace mais dans le temps !
Une simple « formulation mathématique »…
Et la seule hypothèse scientifique qui permet de rendre compte de cette inversion est celle d’un univers parallèle né en même temps que le nôtre au moment du Big Bang, un monde miroir où le fleuve du temps s’écoule en sens inverse…
Certes, la possibilité d’une erreur d’Anita est infime mais les scientifiques se refusent encore à l’écarter définitivement. Si bien, résume Ibrahim Safa, l’un des chercheurs engagés dans ce projet, qu’il ne reste que deux solutions à l’énigme : « La plus excitante, l’existence d’un univers parallèle, et la plus désolante, un simple bug. »
 
Voyant ses travaux mal interprétés, Peter Gorham, le responsable d’Anita, a mis alors les choses au clair : « Toute cette histoire d’univers parallèle n’a pas été inventée par nous, mais d’une manière ou d’une autre, nous y avons été associés », a-t-il déploré jeudi de la semaine dernière sur le site de l’Université de Hawaï, où il enseigne la physique.
« Un journaliste s’est trompé, l’a lié à nous et il a malheureusement fait boule de neige. En fait, nous n’avions rien à voir avec le développement de l’idée d’un univers parallèle. »
 
Cité le vendredi suivant par le site ScienceAlert, Peter Gorham décrit la démarche adoptée par son équipe : « Nous avons rencontré un petit nombre d’anomalies dans nos données, et une fois que nous avons épuisé toutes les explications possibles dans le modèle standard de la physique, c’est seulement alors qu’il est temps d’examiner d’autres idées qui repoussent ces limites – nous ne sommes vraiment pas encore, certainement pas, au point où des univers parallèles sont nécessaires ! »
 
En effet, les astrophysiciens savent que certaines particules, les neutrinos, interagissent très peu avec la matière. Ceux qui nous proviennent du Soleil sont ainsi capables de traverser notre planète sans laisser de traces. Ce qui les étonne, c’est qu’il en soit de même avec des particules à très haute énergie venues de loin.
« À ces niveaux d’énergie incroyables, les neutrinos sont comme des taureaux dans un magasin de porcelaine – ils deviennent beaucoup plus susceptibles d’interagir avec les particules de la Terre », expliquait même le professeur Alex Pizzuto, de l’Université de Wisconsin-Madison, dans un billet de blog en janvier dernier.
Pour que quelques-unes de ces particules soient passées au travers de la planète, il faudrait donc que celle-ci en ait été « bombardée ».
Par exemple, par une étoile qui explose, type supernova, comme l’a suggéré l’équipe d’Anita. Mais cette idée n’est pas corroborée par les expériences de l’observatoire IceCube, qui s’intéresse également aux neutrinos en Antarctique et pour lequel travaille Alex Pizzuto.
Du coup, les deux équipes sont d’accord sur un point : Si l’anomalie n’est pas due à un problème de détection, l’explication pourrait défier le modèle standard de la physique des particules…
 
Interrogé par Le Parisien, Fabian Schüssler, astrophysicien au Centre d’énergie atomique (CEA), défend une autre hypothèse mise en avant dans un article scientifique l’an dernier : La forme des couches de glace pourrait avoir eu une incidence sur la détection des signaux.
Ce qui est le plus probable.
Il suggère d’aller sonder la calotte aux endroits précis où se sont produites les anomalies. Ce qui permettrait peut-être de lever le mystère…
Sans avoir à chambouler toutes les connaissances acquises et vérifiées depuis près d’un siècle.
 
Bref, « petite validation » par la bande des dires de Paul de Bréveuil, alias « Charlotte » dans le prochain « roman » qui retrace ses pérégrinations entre août et décembre 2019.
Ça méritait ce petit-billet de mise au point, pas plus.
 
Bonne fin de week-end (prolongé) à toutes et à tous !
 
I3



[1] Cf. « Les enquêtes de Charlotte », épisode « Alex cherche Charlotte », aux éditions I3