Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…
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jeudi 5 juin 2025

Un régal… désopilant.

Ou l’art de se foutre du monde !
 
Ils ont dépensé une petite fortune pour pouvoir dîner avec leur Président mais le repas a viré au fiasco. Non pas que « Jupiter » ne sache pas partager en « frère » la victoire du Qatar au championnat d’Europe du ballon rond, mais parce qu’il s’agit de « McDo-Trompe »…
 
Et la soirée était organisée pour les seuls acheteurs de la cryptomonnaie « $TRUMP ».
L’idée de départ était simple : Les 220 plus gros investisseurs dans la cryptomonnaie de « Trompe », le « $TRUMP », auraient le droit de partager un dîner avec lui.
Ce n’est pas « Jupiter » qui aurait pensé à ça pour renflouer les caisses du pays, pensez-donc, mon kon !
 
Le banquet privé a bien eu lieu, mais les convives en seraient ressortis déçus, les mal-léchés.
Selon les médias Futurism et Wired, les « investisseurs » ont été conviés à un repas exclusif dans l’un des clubs de golf privés du président « ricain », mais ni la nourriture ni « Trompe » n’ont comblé leurs attentes.
Comme quoi, quand on devient riche à claquer du pognon pour des prunes, on devient difficile…
 
Ce dîner, organisé au Trump National Golf Club situé à Sterling, en Virginie, promettait un menu raffiné avec du flétan poêlé accompagné d’une réduction aux agrumes ainsi qu’un filet mignon nappé d’une sauce demi-glace. Pourtant, les photos et les témoignages des convives racontent une tout autre histoire : S’ils n’ont pas eu droit à une orgie de hamburgers comme d’autres à la Maison Blanche sous une autre mandature, les portions étaient parait-il minuscules, les légumes détrempés, la purée tristement sèche, sans sauce et la viande visiblement trop cuite : Un véritable fiasco culinaire.
Mais qu’importe…
Au prix de 300.000 dollars (environ 263 k€, mais ça change tout le temps) pour décrocher une place à table, le ressenti était plutôt au : « C’était le pire repas que j’aie jamais mangé dans un club de golf Trump. »
Les seules choses à peu près correctes étaient le pain et le beurre.
 
Mais le menu n’était sûrement pas la motivation principale de ces « investisseurs-là ». La plupart d’entre eux voyaient certainement la promesse d’un dîner en petit comité avec le président des États-Unis et chandelles comme un moyen de le rencontrer et de parler business.
« Gisgard-A-la-Barre » s’invitait bien à dîner à la bonne franquette et aux œufs brouillés chez les « Gauloisiens-moyens » des banlieues, quand celles-ci étaient encore accessibles et « Tagada-à-la-fraise-des-bois » l’aura fait une fois, mais dans un HLM de province, barricadé par le GIGN mobilisé pour l’occasion…
Bé ils se sont « trumpés ».
L’absence d’échanges personnalisés avec le président « ricain » et sa très brève apparition n’ont pas suffi aux détenteurs de « $TRUMP », déjà cocufiés d’avoir englouti une partie de leurs avoirs dans un « oignon de tulipe » virtuel…
 
Le président a prononcé un discours d’environ 25 minutes sur la cryptomonnaie, m’a-t-on fait savoir, avant de partir en voiturette de golf sans prendre de photos ni remettre personnellement les cadeaux promis aux investisseurs les plus importants.
Ces derniers ont reçu des montres en or serties de pierres précieuses, d’une valeur estimée à 100.000 dollars (88 k€ environ, mais ça change tout le temps), mais pas directement des mains du président des États-Unis.
Une mince remise de prix consenti…
Et pour parfaire le côté burlesque de la réunion, du Président soi-même et de son mandat, il est à noter qu'avant de s’éclipser, comme pour parachever le ridicule de cette soirée décidément lunaire, « Trompe » aura dansé sur le tube « Y.M.C.A. » du groupe Village People.
 
Reste enfin l’aspect moral d’un tel événement. Certains observateurs estiment que la possibilité d’acheter un accès direct au président via l’achat de sa cryptomonnaie soulève de sérieuses questions éthiques ainsi que juridiques.
La compétition entre investisseurs pour obtenir une place à la table du président « ricain » aura livré l’image d’un mélange véritablement malsain et qui plus est assumé entre argent, influence et politique.
Par rapport aux banquets précédents de « Trompe », où se réunissaient des initiés de DC et des membres de l’élite de la Silicon Valley, le dîner crypto a tout de même attiré une collection dépareillée d’excentriques : Des traders indépendants ont côtoyé des dirigeants de cryptomonnaies, des fans inconditionnels de « Trompe » et même des stars du sport professionnel.
Une poignée portait des nœuds papillon orange Bitcoin, d’autres arboraient des baskets « Trompe » dorées.
Juste après 19 heures, les invités se sont rassemblés à la fenêtre pour regarder « Trompe » descendre de son « Marine One », l’hélicoptère présidentiel. Peu de temps après, il est apparu derrière un rideau de velours bleu sous les applaudissements de la foule ébahie, chaude comme au « Guignol » du Jardin du Luxembourg !
Et « Trompe » leur aura demandé s’ils avaient vu l’hélicoptère : « Ouais, super cool ! » a crié quelqu’un.
N’importe quoi, décidément….
 
Derrière un pupitre à une extrémité de la salle à manger, avec en toile de fond quatre drapeaux « ricains », « Trompe » aura alors prononcé un discours sinueux et digressif. À un moment donné, il s’est tourné vers la crypto : « Nous avons certains des esprits les plus brillants du monde ici même dans cette salle. Vous croyez en toute cette histoire de crypto ?
Beaucoup de gens commencent à y croire… C’est vraiment quelque chose qui peut être spécial, qui sait, n’est-ce pas ?
Qui sait, mais c’est peut-être spécial. »
Comme bonimenteur, il parvient même à se foutre de lui-même, finalement…
 
Quand « Trompe » avait commencé a fait la promotion de son memecoin en janvier, trois jours avant l’inauguration, le montant limité mis en circulation a pris de la valeur pour atteindre 14 milliards de dollars !
Les 80 % restants de l’approvisionnement sont contrôlés par CIC Digital LLC – la filiale d’un conglomérat appartenant à la famille « Trompe » – et Fight Fight Fight LLC, formé par Bill Zanker, allié de longue date de « Trompe » pour ses « coups tordus ».
Avec à peine plus qu’un message sur les réseaux sociaux, « Trompe » avait ajouté des milliards de dollars à sa valeur nette sur papier.
Notez que depuis, la valeur des pièces en circulation a chuté à environ 3 milliards de dollars…
Ou comment piquer leur argent aux riches qui n’en ont pas besoin…
 
L’équipe à l’origine de la pièce « $TRUMP » a annoncé le dîner présidentiel pour les détenteurs du top 220 le 23 avril, promettant aux 25 premiers une réception rapprochée avec « Trompe ».
Une promesse comme une autre…
Il était promis que les participants seraient sélectionnés en fonction de celui qui aurait détenu le plus de pièces et les aurait conservées le plus longtemps entre la date d’annonce et le 12 mai, a expliqué le site Web.
Ce qui a refait monter la valeur du memecoin.
Mais ce concours du dîner a ravivé les objections des critiques qui craignaient que le memecoin ne puisse être utilisé comme vecteur de corruption.
 
Et puis d’autres signalaient que théoriquement, en investissant massivement dans « Trompe » et en faisant grimper les prix, les critiques s’inquiétaient qu’un acteur politiquement motivé puisse discrètement s’attirer les faveurs du président.
Le dîner, ont fait valoir les critiques, a aggravé ce risque en rendant explicite l’arrangement peu recommandable : Un investissement important dans… rien et en retour une rencontre avec « Trompe » le tout puissant.
 
« Ce qui se passe ce soir sur le terrain de golf de Trump, c’est en fait mettre un panneau « à vendre » sur la Maison Blanche. C’est une vente aux enchères de l’accès », a déclaré un sénateur démocrate lors d’une conférence de presse organisée par l’organisation à but non lucratif Accountable.US.
Probablement un pisse-froid ?
Après la date limite du concours, quelques-uns des participants au dîner se sont identifiés publiquement, y compris le plus grand détenteur de « $TRUMP » : Le magnat de la crypto Justin Sun.
Cet entrepreneur né en Chine est de plus en plus empêtré dans le réseau en expansion d’entreprises cryptographiques de la famille « Trompe ». En plus d’investir dans le memecoin, Sun a précédemment divulgué un investissement combiné de 75 millions de dollars dans une pièce cryptographique distincte émise par World Liberty Financial, une société affiliée à la famille « Trompe » et promue par Eric et Donald « Trompe Jr. »
Début mai, Eric « Trompe » a d’ailleurs annoncé un partenariat entre World Liberty Financial et TRON, un réseau crypto développé par Sun : Les affaires turbinent entre coquins…
Sous l’administration « Bail-Dan », les régulateurs américains avaient accusé Sun et plusieurs de ses sociétés de manipulation du marché et d’offre de titres non enregistrés. En février, après le retour de « Trompe » à la Maison Blanche, un juge de district a accepté une demande conjointe de suspension de l’affaire afin que les deux parties puissent négocier une résolution à l’amiable.
 
Toutefois, l’identité de la plupart des participants à ce « dîner de kons » a été dissimulée derrière des noms d’utilisateur de classement et des adresses de portefeuille crypto alphanumériques. Mais certains ont donné une idée de leurs motivations pour cette soirée.
Pour les uns, le dîner a représenté une occasion de réseauter avec d’autres personnalités de la cryptomonnaie aux poches plus profondes encore et d’entendre directement « Trompe » parler de ses plans pour mettre fin à l’incertitude réglementaire qui a freiné l’expansion de l’industrie sous « Bail-Dan ».
« Vous n’avez pas l’occasion de rencontrer le président facilement », avait déclaré Vincent Liu, le directeur des investissements de la société de trading Kronos Research, quelques jours avant le dîner. « Pouvoir entendre directement son message sur la crypto, j’ai vraiment hâte d’y être. »
D’autres espéraient rencontrer des membres célèbres du cercle intime de « Trompe », peut-être « Élan-Must » ou « Dave-Sacs », le capital-risqueur qui sert maintenant de tsar de la crypto et de l’IA à la Maison Blanche.
« Si c’est quelqu’un de la mafia PayPal, je lui dirai probablement que le livre de Peter Thiel a changé ma vie », a déclaré un farceur de 25 ans sur Tik-tak-Tok-toé, celui qui a acheté environ 300.000 dollars de « $TRUMP » pour gagner sa place au dîner. Les aura-t-il revendus ensuite ?
Et pour célébrer l’obtention d’une place au dîner, il a fait peindre à la bombe « Hold $Trump » sur le châssis de sa Mercedes G-Wagon bleue.
Mais dans l’espoir de gagner du crédit auprès des crypto-heads, il a conduit sa Lamborghini Urus jusqu’à DC à la place.
 
Un trader crypto indépendant n’avait pas vraiment l’intention de gagner une place au dîner. Il avait acheté du « $TRUMP » dans le but de profiter d’une augmentation potentielle des prix provoquée par la concurrence, mais actuellement confrontés à une perte sur leur transaction s’ils devaient vendre, il a plutôt choisi de se contenter d’un dîner somptueux finalement assez minable.
La salle à manger choisie pour l’événement crypto donne sur le fairway du terrain de golf en direction du fleuve Potomac.
Lorsque les invités se sont alignés, ils ont été accueillis par une copie agrandie du classement qui classait les détenteurs de pièces « $TRUMP » tout au long de la compétition. Certains ont signé leur nom d’utilisateur respectif au marqueur.
D’autres se sont dirigés vers des tables circulaires, chacune pouvant accueillir 10 personnes, disposées sous un ensemble de lustres en cristal.
Sur les chaises attendaient des sacs-cadeaux contenant les famaux chapeaux et des affiches sur le thème de Fight Fight Fight, ainsi qu’une carte en plastique à collectionner (certains prétendent qu’ils n’ont pas reçu de produits dérivés à leur place : Ils se les ont fait probablement faucher.
Seuls les quatre plus grands détenteurs de pièces – ainsi que deux autres participants sélectionnés par tirage au sort, selon des sources – ont reçu la montre en « or-Trompe » incrustée de pierres précieuses.
 
Entre deux bouchées, les participants ont discuté de stratégies de trading et d’investissement, ainsi que du discours de Trump. « C’était très inspirant de ressentir son charisme personnel » en dit Liu.
Au cours du dessert, les organisateurs ont invité Sun à faire son propre discours en tant que plus grand détenteur de pièces. Il a porté un toast aux autres participants – et à « Trompe » – et a déclaré une nouvelle aube pour l’industrie de la cryptomonnaie aux États-Unis. « J’apprécie tout ce que l’administration Trump a fait pour notre industrie », a déclaré Sun.
Car ils se prennent pour des industriels « à miner » une kyrielle de transactions anonymes à travers le monde en aggravant la signature carbone de la planète…
 
Alors que le dîner se terminait de nombreux invités ont pris des navettes pour se rendre à une after-party dans un bar d’hôtel sur le toit du centre de Washington, organisée par l’un des autres grands détenteurs de pièces, qui s’est poursuivie jusqu’aux premières heures du matin.
Je n’y étais pas, mais il semble que le souvenir qui a présidé demeure « l’accueil chaleureux » qu’ils ont reçu au début de la soirée : Alors qu’ils franchissaient le point de contrôle de sécurité à la porte d’entrée, ils ont été accueillis par une horde de manifestants, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Stop Crypto Corruption » et « Don the Con » arborant le logo orange du bitcoin.
« Honte à vous », ont crié les manifestants.
Un autre monde…
 
En bref, la coupe était pleine à ras-bord, et ils l’ont bu avec gratitude et satisfaction, si on s’en tient à ces ragots.
Moâ, j’en viens à être étonné, scotché, tétanisé par l’immense fatuité des uns et des autres.
Les premiers osant tous les coups pour s’enrichir encore tant et plus, flambant leurs derniers jours comptés de passage sur terre, les autres en redemandant comme si se faire enfler ne leur suffisait pas, persuadés qu’ils sont d’être encore plus intelligents à refiler leur « $TRUMP » a plus pov’ et plus kons qu’eux-mêmes pour se rembourser de leurs efforts à « y avoir été »…
C’est proprement incroyable, mais ça marche comme ça encore de nos jours…
L’humanité grandira-t-elle un jour ou l’autre ?
 
Je vous rappelle que des gosses, qui n’ont pas demandé à naître, leurs mères, les adultes qui en ont la charge vivent le martyr et meurent encore sous les bombes et les obus quand ce n’est pas de faim, de soif, de terreur ou de manque de soin, un peu partout autour de la planète : Mais pour tous ceux-là, le plus important aura été de claquer 300 K$ pour pouvoir dire « j’en étais » !
Chapeau…
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)

jeudi 3 octobre 2024

Le beau 1er octobre 2024 que voilà…

Les uns défilaient, les autres jactaient !
 
Et on en recausera dans les prochains jours, mais plein de choses auront changé sans faire d’étincelles…
 
Comme par exemple, jusqu’au début du deuxième quinquennat de « Jupiter », le vote de confiance était un rite de passage (quasi) obligé sous la Vème République pour tout nouveau gouvernement…
Mais pas cette fois-ci : Fin calculateur, « Barre-niée » sait très bien qu’il n’a pas de majorité pour obtenir « la confiance ». Mais il sait aussi que ses oppositions ne l’ont pas non plus pour voter « la défiance » et le renvoyer en retraite anticipée… méritée.
Or, il n’est pas là pour mettre le boxon à peine nommé après des semaines et des semaines rocambolesques, mais pour gouverner : Il n’allait tout de même pas risquer de devoir démissionner avant même d’avoir commencé à redresser le pays !
 
D’ailleurs, c’est passé inaperçu ou presque, après le compte-rendu du premier Conseil des sinistres, on déménage sa délivrance aux médias.
Auparavant la salle où se réunissait la presse était installée à l’Élysée. Eh bien elle va migrer à Matignon !
Un choix en apparence anodin mais qui illustre en fait une certaine distance entre le Premier sinistre et « Jupiter », et par conséquent, un changement de braquet au sommet de l’État.
Avec un gouvernement de « coalitation » (mix entre « coalition » et « cohabitation »), ou de « coexistence exigeante » selon les termes « Jupiter », le pouvoir central n’est plus à l’Élysée.
De toute façon, « Jupiter » s’exposait trop en première ligne, sur tous les fronts « en même temps® », jusque sur « le trottoir d’en face ». C’était épuisant pour tout le monde, pour lui comme pour son public.
C’est mieux quand il ne dit rien, désormais… des « vacances » bienvenues en somme.
« Maud-Bourgeon », la nouvelle « porte-la-parole » du nouveau gouvernement, prendra désormais la parole chaque semaine au 20 avenue de Ségur, une annexe de Matignon.
 
Cela dit, l’important de l’épisode, c’est le « Shoot fiscal » annoncé entre les lignes dès avant le discours à l’AN.
Et franchement, ce n’est pas beau à voir.
C’est grosso modo l’équivalent du début du quinquennat « Tagada-à-la-fraise-des-bois » : 15 à 18 milliards de hausses d’impôts à prévoir.
Une vingtaine de milliards avançait même « Le Figue-à-rots », il y a quelques jours.
Mais plusieurs pistes sur la table pour un véritable « choc fiscal ».
(N’est pas De Gaulle » qui veut…)
Un « choc » qui comprendrait le triplement de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, qui débute à 250.000 euros pour un célibataire et 500.000 euros pour un couple (J’en suis loin avec ma maigre retraite…).
Ce n’est que trois milliards d’euros de recettes ainsi attendues.
Autrement dit l’équivalent d’un rétablissement de l’ISF sans avoir l’air d’y toucher.
 
C’est le retour, en février, de la TICFE, la taxe sur l'électricité, à son niveau d’avant-crise énergétique. L’énergie vous coûtera plus cher : Il s’agira d’être économe pour éviter de polluer la planète…
Et ce sera également 3 milliards supplémentaires.
 
Mais aussi une surtaxe d’impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises : 8 milliards.
Une contribution sur les énergéticiens : 3 milliards.
Une taxe sur les rachats d’actions : 300 millions.
Un nettoyage des niches fiscales qui sont autant de hausses d’impôts.
Cette litanie fiscale, qui avoisinerait la vingtaine de milliards, pourrait n’être vraiment pas une bonne nouvelle pour la suite, alors que d’autres voies existent redresser pour la trajectoire budgétaire.
 
Car soit on répare la maison en reprenant les fondations, en traitant ce qui dérape, c’est-à-dire l’explosion incontrôlée des dépenses depuis la crise des Gilets jaunes. Cela passe alors par des économies structurelles, pérennes, adaptées à notre niveau de recettes. Mais ça demande du temps, de l’intelligence et ça fait de mécontents. Or, on n’a plus de temps, pas plus d’intelligence disponible, et les mécontents sont déjà plus nettement nombreux que les béats-satisfaits (les « réjouis de la crèche » dirait ma « petite-sœur »…)
 
Soit on colle une rustine en se faisant un dernier shoot fiscal.
C’est la solution de facilité. Temporaire, promet Bercy, bien sûr !
Juste une dernière taxe, après on arrête, promis, craché, juré, exactement comme la dernière fois…
Car comment ces hausses peuvent-elles être temporaires alors que l’effort que l’on doit réaliser en 2025, devra être répété chaque année pendant encore au moins quatre ans ?
La hausse de la pression fiscale ne fera donc qu’augmenter.
Ce qui réduira d’autant les assiettes futures desdites taxes & impositions.
Et à chaque fois que notre « Premier sinistre » (ou ses sbires) brandira le principe de « justice fiscale », c’est notre feuille d’impôt qui s’alourdira.
Et je vous rappelle qu’il n’y a pas à tortiller : Même quand vous n’êtes pas directement visé ou concerné à titre personnel, de toute façon, toutes les hausses successives se retrouvent nécessairement dans le coût de l’assiette de chacun (même celle de vos mômes…).
 
Également à signaler en ce jour mémorable, la mairie de « Paris-olympique » aura acté que la vitesse limite sur le périphérique emprunté par des millions de personne tous les jours, et pas nécessairement des « parigots-olympiques », sera de 50 km/h.
Ce qui va reporter les embouteillages un peu plus loin : Sur l’A1, ils commençaient au niveau de l’embranchement de l’A3 après avoir longtemps été cantonnés à hauteur de l’A86, quelques kilomètres plus loin.
Je prends le pari que bientôt, ce sera au niveau de l’A104, derrière Roissy.
Sur l’A4, il y en avait trois : Au niveau de l’A104, l’A86, des deux côtés de la Marne et enfin à l’approche de Charenton-le-Pont…
Je prends le pari que bientôt, il n’y en aura plus qu’un…
Tout comme sur l’A6 pratiquement depuis Évry (et l’A104), alors que dans le temps, ça ne ralentissait qu’au niveau de Wissous, où sur l’A13 qui bouchonnait depuis le triangle de Rocquencourt, puis plus tard à travers la forêt de Marly et l’A12 (et son célèbre bouchon de l’épi d’or) et désormais ira au moins et plus régulièrement jusqu’à Flins.
Et je ne vous dis pas ni l’A15, ni la N118…
C’est déjà tellement impraticable que je n’y vais plus…
Bref, ce périph’ à 50 km/h, c’est mieux que les anciennes fortifications de la ville pour repousser les importuns !
Mais le pire, c’est que ni les vélos ni les piétons ne seront autorisés sur ce périph’…
Pourtant ils le sont encore en ville… à 50 km/h (quand ce n’est pas 30…)
 
La même et le même jour aura pris la décision d’interdire d’autorité à quatre stations-services de la capitale de vendre du gazole !
Elles sont toutes situées sur le périphérique ou aux portes de ma ville : Remarquez, ça fera les affaires des stations-services qui sont juste de l’autre côté du périphérique comme, par exemple, à la Porte Chatillon…
Ou celle du boulevard des Invalides, en bout de la rue de Varennes (et tous ses ministères), une bonne boutique dont le gérant est un fidèle lecteur de ce blog…
Là, il va avoir moins de temps pour me lire à devoir contenter ses clients plus nombreux !
Moâ, je suis content d’avoir abandonné mon « veau-diesel » à 5,5 l aux 100 contre une « chiotte » plus petite, plus chère mais « critère-one », qui fait du 6,7… et plus de 11, voire encore plus, dans les embouteillages « parigots-olympiques »
Cette décision a été prise en juin dernier par les élus du Conseil de « Paris-olympique ».
La majorité de « sœur-Âne » avait voté une modification du contrat de concession de quatre des quinze stations-services que compte Paris.
Merci les « écololos »…
 
Toutefois, et elle est la seule compagnie, TotalEnergies regrette la décision de ma mairesse. Ses stations situées porte d’Aubervilliers, quai d’Issy-les-Moulineaux et porte d'Orléans (tout juste rénovée), n’ont plus le droit de fournir les véhicules diesel afin de réduire la pollution en ville.
Propriétaire des quatre stations concernées, le groupe TotalEnergies n’aura pas manqué de réagir : « Cet arrêt est susceptible d’entraîner un report important de véhicules vers des stations avoisinantes, non dimensionnées pour gérer ce nouvel afflux de clients. L’entreprise met tout en œuvre pour accueillir ses clients dans les meilleures conditions possibles. »
Parce que de toute façon, les « Critère 3 » que sont les vieux diesel (on ne fabrique plus des diesel neuf), soit plus d’un demi-million de « tas de boue à roulettes », c’est en janvier prochain qu’ils seront interdits de circuler…
 
De toute façon, la compagnie pétrolière n’est pas perdante : Elle vendra toujours du carburant fossile, puisque ça persiste à gagner de l’argent qui paye du bon impôt « Barre-niée » sur les superprofits, sans compter que ça collecte de la taxe en veux-tu, en voilà (Taxe sur les produits pétroliers plus de la TVA sur la taxe sur les produits pétroliers, etc…)
 
« Sœur-Âne » a fait de la chasse à la voiture diesel une de ses priorités depuis sa première élection en 2014. Pour aller dans ce sens, elle a supprimé tous les véhicules fonctionnant au gazole de la mairie de « Paris-olympique » et fait acheter à la RATP (subventionnée par du bon impôt et quelques taxes) des bus monstrueux mais électriques, afin de participer à l’effort collectif de réduction de la pollution dans la capitale, qui est à l’origine de « 8.000 décès par an » selon son adjoint « écololo » aux mobilités (forcément réduites comme son neurone).
Encore un chiffre qui frise le ridicule : Il y a plus de 600.000 décès en « Gauloisie-olympique » tous les ans… dont 12.000 d’accidents cardiaques, et 3.400 sur les routes de la Nation (dont 226 roulaient à vélo et seraient encore parmi vous si elles avaient roulé en voiture ou en autobus, car, blindé, etc.)…
 
Quand on parle décès, il faut savoir que les cancers demeurent la première cause de mortalité avec une part de 29,6 % et sont responsables, avec les maladies de l’appareil circulatoire (27,5 %), les accidents (4,6 %), la maladie d’Alzheimer (3,2 %), le diabète (2,2 %), le suicide (1,9 %), les démences (1,8 %) et les maladies chroniques du foie (1,7 %)…
Et ce que personne ne relève, c’est que la « mort subite » touche 50.000 personnes chaque année en « Gauloisie-olympique » !
Quant à mourir de contrariété, je serai probablement le seul, quand j’entends ces « écololos » faire parler des chiffres qui ne veulent rien dire pour justifier de leur dogme…
 
Passons : Je sens que je vais m’énerver et que si j’ai un tuyau qui en pète on attribuera mon décès consécutif à la pollution aérobique (puisque c’est justement de ça dont on parle sur le moment !)
 
Pour le reste, moâ aussi je change un peu la grille hebdomadaire de ce blog : On garde les rendez-vous « d’histoires d’en rire » du vendredi, dans la mesure du possible la rubrique « Le coin du juriste fiscaliste » le samedi, s’il y a des arrêts intéressants à vous signaler, le dimanche un résumé des « fils rouges » de la semaine qui ne sont pas repris par ailleurs (au lieu d’une fois tous les 15 jours : Vous verrez dimanche, le post de la seconde quinzaine du mois de septembre est bien trop long !!!), et je déplace la rubrique « La science en marche » les lundis : Elle va devenir hebdomadaire, là encore, dans la mesure du possible.
Mais il s’est passé tellement de choses passionnantes cet été dans ce domaine, que j’ai de la matière pour plusieurs siècles…
Et si « Sœur-Âne » persiste à vouloir me faire mourir de contrariété, je n’aurai pas le temps de tout vous rapporter…
 
Les trois autres jours de la semaine, on essaiera de commenter l’actualité (politique) de la planète (et de la « Gauloisie-olympique »), mais avec des billets plus courts.
Car comme l’actualité est de plus en plus déprimante, il y a de quoi me contrarier à en décéder de façon anticipée : Il faut que je me ménage, puisque ni « Sœur-Âne », ni « Jupiter », ni « Poux-tine », ni « Net-à-Yahoo », ni aucun autre ne veut faire l’effort de le faire…
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)

jeudi 28 juin 2018

Élection truquée « 2.0 »

Y-a-t’il une parade possible ?


On se souvient du rôle joué par « Cambridge-Analytica » et l’exploitation des « profils » d’internautes dans la cadre d’une action globale de « micro-markéting » politique, ainsi, que l’armée des « trolls » russes à l’occasion du Brexit-anglais, de l’élection de « MacDo-Trompe », de celle de « Jupiter » et encore ailleurs (Autriche, Hongrie, « Ritalie » et probablement Turquie).
Il se trouve qu’il y a eu récemment un « contre-exemple » assez marquant : Le référendum sur l’avortement en Irlande où, malgré une opinion très divisée, les tactiques numériques douteuses semblent ne pas avoir payé.
La campagne « officielle » avait pourtant révélé des clivages les plus profonds du pays, par ailleurs très « catholique-papiste », pour qui « l’enfant à venir » est un cadeau de Dieu.
J’en dirai plus prosaïquement qu’il s’agit seulement de rapports « sexuels-féconds » (je sais, j’en ai eus), mais il faut savoir rester tolérant en toutes circonstances (ne serait-ce que par simple respect de l’autre, qui lui aussi est fait à « l’image de Dieu »… ou issu de rapports sexuels torrides et également féconds).


La réalité de ce scrutin est plus « discrète » et on l’aura appris plus tard : Un petit groupe de vingt journalistes en poste dans diverses rédactions nationales se rencontrait en réalité dans un petit bureau de Dublin à l’occasion d’heures-supplémentaires.
Ces réunions faisaient partie d’une initiative collective, informelle et fructueuse, menée par des journalistes et des activistes. Elle visait à protéger le pays du genre d’offensive de désinformation et de propagande qui avait empoisonné d’autres événements de ce type dans le monde.
Différents groupes internationaux, à la fois « pro-vie » et « pro-choix », ont vu l’île et ses quelque 4,7 millions d’habitants comme la ligne de front d’un champ de bataille idéologique plus large. Notamment du côté de groupes anti-avortement issus de la droite américaine, dont l’espoir était de sauvegarder ce qu’ils estimaient être l’un des derniers bastions occidentaux hostiles à l’avortement.
Pour ces groupes étrangers, leur arme de choix fut le micro-ciblage des électeurs et électrices irlandaises sur « Fesses-book ».
En réaction, des citoyennes et citoyens établissaient la Transparent Referendum Initiative (TRI), pour consigner toutes les publicités les ciblant. Les données furent « crowdsourcées » par un groupe de 600 bénévoles, via une extension du navigateur « Gogol-Chrome » collectant les annonces affichées sur leur compte de « livre-de-fesses » (Fesses-book).
Et l’objet de ces réunions dublinoises était le traitement de cette énorme masse de données. Et pour structurer les informations reçues de la TRI, les journalistes avaient collaboré avec l’agence de presse irlandaise Storyful.


L’initiative a généré beaucoup d’articles sur les groupes étrangers ou anonymes ciblant les électeurs et électrices irlandaises, de désinformations mises à nu et de réflexions sur la nature de chaque campagne. Finalement, l’ensemble a alimenté un sain scepticisme numérique en Irlande.
Cette séquence médiatique a fait réagir « Fesses-book » : Deux semaines avant le scrutin, l’entreprise annonçait qu’elle ne permettait plus aux groupes basés à l’extérieur de l’Irlande de concevoir et de poster des annonces relatives au référendum. « Gogol » s’est aligné le lendemain, en interdisant tous les services liés au référendum sur « Gogol-AdWords ». Ce qui a apaisé un sentiment d’indignation croissant face à l’avalanche de publicités politiques.


Sauf que les données du TRI méritent qu’on s’y arrête d’encore plus près. En effet, elles nous font comprendre comment des élections ou d’autres événements peuvent être faussés par les réseaux sociaux, et comment combattre ce genre de manipulations.
Niamh Kirk, chercheuse en journalisme et en médias numériques à l’université de la ville de Dublin, a analysé les groupes ayant acheté des publicités avant ces interdictions, pour constater que le rôle joué par des groupes étrangers était faible mais significatif. Seulement neuf pour cent des publicités provenaient de groupes basés à l’extérieur de l’Irlande.
Dans la base de données du TRI, vingt-huit annonces (3 % de l’ensemble) provenaient de groupes basés aux États-Unis, une d’un groupe situé au Canada, trois d’un groupe « gauloisien-pétri-de-liberté » et l’origine de trente-neuf d’entre elles (4 % du total) n’a pas pu être spécifiée.


S’est aussi posée la question des financements : La loi électorale irlandaise stipule que tous les dons supérieurs à 100 € faits à des campagnes politiques doivent être déclarés auprès de la Standards in Public Office Commission (SIPO), la commission réglementant la fonction publique en Irlande. En d’autres termes, les groupes ayant payé ces publicités auraient dû être connus du public.
Sauf qu’un grand nombre de publicités avaient été postées par des groupes non déclarés ou tout simplement anonymes, et notamment du côté des contenus appelant à la conservation de l’amendement reconnaissant le droit égal à la vie de la mère et de l’enfant à naître.


Une autre crainte électorale concernait les « bots », ces comptes automatisés sur les réseaux sociaux utilisés pour promouvoir certains sujets ou internautes et en conspuer d’autres. Ils ont pu jouer un rôle clé en perturbant les échanges démocratiques sur Twister.
Selon le Computational Propaganda Project de l’Université d’Oxford, lors des élections américaines de 2016, les « bots » favorables à « MacDo-Trompe » ont surpassé ceux de « Il-a-ri-Pine-tonne » à cinq contre un.
La fameuse « armée de trolls »…
Les mêmes techniques ont menacé les échanges sur l’avortement en Irlande. Une analyse de plus de 400.000 twists collectés deux mois avant le référendum révèle une quantité importante de « bots » au sein des comptes participant à cette discussion.
Sur 165.323 twists « #Savethe8th », le hashtag anti-avortement, 14 % proviennent de comptes à pseudonymes numériques (trois chiffres ou plus dans le pseudo), 6 % de comptes à chiffres et sans aucune localisation, et 2 % n’ont pas de bio, en plus des deux caractéristiques précédentes.
Sur 267.274 twists « #Repealthe8th », le hastag pro-avortement, la proportion de bots est moitié moindre.
Et il est à noter que lors de ce référendum irlandais sur l’avortement, un facteur a pu atténuer l’effet des « bots » dans les échanges : L’usage de « Repeal Shield ».


Créé par un groupe de bénévoles « pro-abrogation », l’outil offrait aux internautes la possibilité de bloquer une liste de plus de 16.000 comptes assimilés par ses créateurs à des « trolls, bots et faux comptes déversant des mensonges et des messages haineux ». Selon eux, 70 % des comptes bloqués étaient situés en Amérique (une conclusion issue de l’analyse de leurs fuseaux horaires).
Parce qu’il a été plébiscité par plus de 4.500 utilisateurs, « Repeal Shield » est peut-être l’une des principales raisons pour lesquelles beaucoup de twists ont été envoyés de la communauté « #Savethe8th » à la communauté « #Repealthe8th », pour obtenir peu de réponses.


Les outils comme « Repeal Shield » suscitent bien naturellement leurs propres inquiétudes, comme le danger des chambres d’écho et d’un manque d’échanges ou de pluralisme. Mais son succès montre à quel point le débat était devenu toxique, en grande partie à cause du trolling, des abus et de la rareté des discussions honnêtes.
La campagne pour l’abrogation s’est largement appuyée sur des témoignages exprimant la souffrance de femmes en butte à une interdiction générale de l’avortement. Des réponses agressives, souvent misogynes, ont généré un besoin de protection contre les comptes anti-avortement, qui avaient davantage envie de les exclure de l’espace public par la violence que par le débat.
Ce qui signifie que le pouvoir des récits et des témoignages personnels – une technique particulièrement fructueuse en Irlande, un petit pays riche d’une longue tradition narrative – a pu s’épanouir. Et que les militantes et militants ont été capables de s’organiser et de s’encourager sans encombre sur les réseaux sociaux.


De telles histoires, préservées du harcèlement, ont eu un impact. Un sondage de sortie des urnes réalisé par RTE, la chaîne nationale irlandaise, montre que pour 43 % des personnes interrogées, le vote a été influencé par des récits personnels. Et pour seulement 34 % d’entre elles, les témoignages venaient d’une femme de leur entourage…
Durant la campagne référendaire, le camp conservateur a combiné clips agressifs à l’américaine, tactiques alarmistes et articles mensongers, alors que le camp abolitionniste est resté relativement fair-play.
Si de telles stratégies populistes peuvent rencontrer un certain succès dans les grands pays, où les divisions politiques sont plus accentuées, l’Irlande est une nation relativement petite. Avec une population inférieure à cinq millions d’habitants, le centrisme politique est dominant et les valeurs fondamentales ont tendance à se focaliser sur la communauté et la politesse.
Le camp pro-abrogation a joué sur ce créneau, en évitant sciemment la rhétorique de la division avec son slogan « Ensemble pour le oui ».


Sur un échantillon de 571 de ses publicités « Fesses-book », 18 % des annonces ciblaient la collecte de fonds et 25 % étaient axées sur la promotion du démarchage local (réunions publiques et petits déjeuners citoyens). La campagne voulait séduire ses électeurs et électrices par des échanges en face-à-face.
Les publicités ont tiré profit d’années de campagne pour l’abrogation, focalisée sur la construction d’une culture positive, en particulier parmi les jeunes via l’art et la mode, comme en attestent les t-shirts « Repeal ».
La fréquence des messages plus directement politiques a tardé à s’intensifier dans la campagne pour l’abrogation, sans doute en réaction à celle du camp conservateur, dont 82 % de la campagne publicitaire a été constituée de messages politiques.
Mais même en fin de campagne, ces messages ont conservé un ton serein, courtois et focalisé sur la santé et le bien-être des femmes.


Alors que du côté conservateur, la campagne a été plus antagoniste et agressive, de la désinformation et une rhétorique populiste et droitière qui a parfois pu tourner au « conspirationnisme ».
Certaines lignes rhétoriques ont pu rappeler celles de « Trompe », en laissant entendre qu’on ne pouvait pas faire confiance aux médias « mainstream » ou aux politiques : Les axes classiques des « populistes » (qui se sont retournés contre « Marinella-tchi-tchi » en « Gauloisie-démocratique » en mai 2017…)
Le principal groupe de la campagne anti-avortement est allé jusqu’à accuser l’édition irlandaise du Times de vouloir « salir les gens dans le cadre de sa campagne obsessionnelle pour légaliser l’avortement en Irlande ». Une autre présentait la ministre de la Santé, favorable à l’abrogation, comme la « ministre de la diminution des enfants ». De même, la campagne « Save the 8th » a appelé à la démission d’un éminent médecin, Peter Boylan.
Les autres tactiques comprenaient le ciblage d’électeurs et électrices « profilés » indécis, avec des sites web qui avaient l’air de reposer sur des données factuelles, mais qui étaient en réalité biaisés en faveur des anti-avortement.


Une enquête menée par le journaliste irlandais Gavin Sheridan révélera qu’un de ces sites, « Undecided8.org », était visiblement associé à une société de marketing d’obédience catholique et missionnaire basée aux USA, une entreprise qui a aussi travaillé avec le principal groupe de la campagne anti-avortement.
Ces initiatives ont été dénoncées à plusieurs reprises par des médias et des collectifs citoyens, ce qui a sapé une grosse partie de leur efficacité. Quelques temps après la publication de l’enquête de Sheridan et le buzz qui s’est ensuivi sur Twister, le site et la page « Fesses-book » d’Undecided8.org ont ainsi été supprimées, six jours seulement après leur création.
Les actions douteuses du camp conservateur se sont globalement retournées contre lui, pourrissant encore un peu plus sa réputation auprès de l’opinion et accroissant la méfiance du public vis-à-vis des informations postées en ligne.


En Irlande, la victoire du « oui » a été telle – 66,4 % des suffrages exprimés – que les effets de ces perturbations sont a priori restés minimes : C’est le principe qui reste scandaleux. Mais les scrutins au Royaume-Uni et aux États-Unis sont ordinairement plus serrés, d’où la plus grande sensibilité de ces pays à ce genre d’interventions.
Si la force de perturbation du débat démocratique irlandais – avec des publicités ciblées, des « bots » et de la désinformation – a été très active, elle s’est révélée relativement inefficace en pratique, voire contre-productive, en détournant les électeurs et les électrices de celles et ceux qui les employaient.


Vu comment les discussions sur internet se sont transformées en champs de mines dans bon nombre de démocraties, la résistance de ce petit pays pourrait nous offrir un bon motif d’espoir. Sauf qu’une telle résilience, permise par le petit gabarit et l’homogénéité de l’électorat irlandais, est sans doute difficile à reproduire dans des démocraties plus conséquentes.
Reste que les mesures concrètes prises par les médias, des groupes citoyens et des activistes pour contrer ces techniques destructrices demeurent finalement une puissante inspiration.
Forcément plus conséquente qu’une simple loi d’interdiction forcément imparfaite et d’application difficile (autre principe scandaleux).
D’autant que cette loi, après une série d’autres (loi contre le terrorisme, sur l’état-d’urgence dont l’efficacité reste douteuse), est sciemment et de façon assumée un coup de hache à la Liberté d’expression, inscrite dans la Constitution.
Notez que la Constitution, comme elle va une nouvelle fois être « triturée », on a l’impression que tout le monde s’en fout…