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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

dimanche 24 août 2025

Troisième trimestre 2024 (5/5)

La nièce (3/3)…
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
« À vous, je veux bien » répond-il. « Mais à condition que ça ne sorte pas de ce cercle-là.
Aucun rapport ni aucune note sur le sujet, pas de traces, seule Alexis peut en faire mention dans ses biographies à venir ! »
Et si on n’obéit pas à cette injonction ?
« C’est vous qui vous mettrez tout seul hors sujet… »
Ostracisé, en quarantaine.
« Par manque de loyauté à mon égard… »
Là, Julie se tortille d’une fesse sur l’autre devant son écran… Alexis jurerait qu’elle a un peu rougi, se sentant probablement visée.
Son tour reviendra…
« Et si mon texte est repris par « I-Cube » sur son blog, l’auteur de la série « les Enquêtes de Charlotte » ? » demande Alexis.
« Ce sera au mieux l’année prochaine. Son blog n’est lu par personne, vos bouquins ne s’achètent pas et les informations qu’ils contiennent seront alors obsolètes et de toute façon « romancées » ! »
Dans ces conditions…
 
« Je vais vous dire, Amiral… nous sommes tous mortels, moi autant que les autres. Mais moi j’ai des responsabilités qui me dépassent, qui dépassent de toutes les façons ma pauvre petite vie de mortel éphémère… »
En quoi a-t-il tant de responsabilités que ça qui le dépassent, fait, moqueur, Gustave ?
« Quand par un tour inattendu du destin vous pilotez plus de 30 milliards d’euros à votre seule main sans avoir à rendre compte à qui que ce soit et que vous vous êtes engagé envers l’avenir à en consacrer une bonne partie pour bâtir le premier ascenseur spatial qui va permettre à l’humanité d’accéder à l’espace proche de façon plus rationnelle qu’elle ne le fait actuellement, vous vous devez de faire les choses telles qu’elles survivent longtemps après votre décès… »
Il y a deux choses éternelles en ce bas-monde : « Le clergé et la puissance publique ! »
Julie est ravie d’entendre que l’État survit à tout : c’est cette conviction profonde qui l’aura motivé pour « servir » dans la fonction publique, une entité tournée vers l’intérêt général, qui dépasse les générations et les « fortunes personnelles »…
« Vous oubliez les pyramides, Amiral ! »
Et puis le clergé… mais ça dépend duquel !
 
« Eh bien je participe à ce que les États ne veulent pas ou ne peuvent pas faire, trop occupés à rançonner les citoyens pour financer leurs guerres et défendre leurs souverainetés : et vous savez de quoi il en retourne, pour avoir servi vous aussi sur nos précieux matériels militaires destinés à tuer des gens et à détruire leurs installations… »
« Vous deviendrez antimilitariste, Paul ? Voilà qui est bien paradoxal ! »
Pas du tout…
« Je suis le premier à signer pour rester libre de mes opinions et ce quel que soit le régime qui dirigerait mon pays !
Mais de là à financer ce qui détruit alors que je finance une construction que je ne verrai même pas terminée, il m’a fallu envisager très tôt ma succession. »
Ascenseur spatial, succession, Julie tend l’oreille.
« C’est quoi cette idée d’ascenseur spatiale ? Je croyais qu’aux Chagos, il ne s’agissait que de financer une gigantesque fronde électromagnétique devant envoyer en orbite des charges lourdes depuis les Chagos ? »
Et pourquoi envoyer des charges lourdes à la cadence d’une fois toutes les 90 minutes 24 heures sur 24 pendant des années en orbite basse ?
« Le futur ascenseur spatial va culminer à 36.000 km d’altitude et va dérouler deux artères électromagnétiques de part et d’autre de sa position.
L’une va descendre jusqu’au sol ou presque, et l’autre va s’étirer jusqu’à 70.000 km d’altitude d’où seront lancés, plus tard, des vaisseaux de liaison avec les divers points Lagrange et les stations au sol établies sur la Lune et les planètes proches, leurs lunes et quelques astéroïdes intéressants.
Inutile de vous dire qu’il y en a pour des millions de tonnes de matériau à mettre en orbite, et des décennies de travail…
J’y consacrerai environ un tiers de mes avoirs.
Un autre tiers est déjà dépensé dans l’achat des navires de ma compagnie maritime qui génère des rentes pour faire vivre ma famille et l’usine de la MAPEA de Madame Nivelle. Un engagement personnel, vis-à-vis des familles de la vallée. Le dernier est consacré à divers projets qui vont venir s’accoler à ceux déjà en place.
Par exemple le développement du logiciel « BBR 3.0 », la compagnie d’aviation, les alcools de « Prestige spirit », etc.… »
À ces mots, autant Gustave que Julie réagissent : « Vous en êtes où avec ce logiciel prédictif ? »
 
« Nulle part, je vous l’ai déjà dit : il ne fonctionne pas encore de façon crédible et mon temps disponible se réduit avec mes travaux aux Chagos autour du démonstrateur et de sa mise en orbite… »
Lui qui ne dort pas, il a plus de temps à y consacrer que n’importe qui, non ?
« Oui ! Et je délègue aux encodeurs de la Cisa des modules que je n’ai pas le temps de coder moi-même. Mais j’ai l’impression qu’ils sont trop bien formatés par leurs écoles et pensent tous que prévoir mécaniquement l’avenir est une utopie inatteignable.
Peut-être même qu’ils n’ont pas tort. Et par la force des choses ils ne sont pas très motivés…
Donc, ça n’avance pas vite.
Ne vous en faites pas, je m’y remettrai l’année prochaine… en attendant, vous me faites dévier de mon propos. »
Quel est-il au vrai ?
 
« Ma succession appartient déjà et avant de naître, à mes héritiers. En l’occurrence Annabelle et Louis… pour l’heure.
Mes réalisations spatiales seront tôt ou tard dévolue à l’humanité entière et seront remises à une fondation. Sauf que mes gamins, héritiers de mes droits intellectuels avant que d’hériter de ce qui restera de mes biens après avoir payé tout le monde, ils seront encore trop jeunes pour bien comprendre tous les enjeux et assumer leurs propres responsabilités.
Il faut donc que je forme d’autres personnes qui feront le relai. »
Des gens compétents, il y en a plein dans les grandes écoles qui seraient volontaires, assure Julie.
« Je n’en doute pas… Encore faut-il que j’aie confiance dans leur probité morale pour assumer l’héritage… moral que je léguerai avec le reste et qui en est la clé ! »
Il veut dire quoi par-là, à travers ce propos ?
« Eh bien que je sais qui a fait ma nièce et dans quel registre moral. Une fille dans laquelle je peux investir ma confiance pour connaître déjà ses ressorts et valeurs familiales ! »
Justement, ils croyaient tous qu’il était « un peu » fâché avec son frère…
« C’est lui qui est fâché avec moi. Et encore même pas, il est juste jaloux d’être resté « mon petit frère » alors qu’il est l’aîné… On a toujours été en compétition, il a opté pour la lignée des juristes de la famille en pensant qu’il avait tiré le gros lot… alors que finalement il s’est enfermé dans une impasse carriériste et que j’en ai profité pour réaliser mes rêves de gamins, ce que lui n’a jamais pu faire.
Et ça ne vaut pas pour sa fille. En revanche, son fils reprend le flambeau de papa, de grand-papa, d’arrière grand-papa etc. depuis des générations par simple atavisme… »
C’est ce qui fonde la confiance de Paul dans sa nièce… pourtant, sa « laborantine » ne coche pas toutes les cases d’une relation de confiance indispensable dans les projets de Paul et les activités de la Cisa…
 
« Eh bien si, Amiral ! Justement…
C’est une excellente recrue pour des services étrangers. »
Quoi !!!
« Mais c’est absurde… ! »
Justement : « Je vous explique… On sait que la Cisa regorge d’agents double… »
Ce n’est pas possible, interrompt Gustave : « Tout le personnel est trié, surveillé, tracé ! Il n’y a pas de taupe chez nous ! »
« Vous êtes bien naïf, amiral… BBR trace et peut servir à traquer, j’en conviens. Mais regardez sur vos écrans où le logiciel me localise et vous verrez qu’il n’est pas fiable à 100 % »
Gustave manipule son clavier, on l’entend faire… « Vous êtes aux Chagos ! »
Paul manipule aussi le sien : « Et maintenant ? »
La scène est comique : toute le monde voit la tête de Gustave s’allonger, la mandibule inférieure de sa mâchoire véritablement choir au-dessus de son clavier…
« Vous avez fait ça comment ? »
« Mais enfin Amiral, vous savez que j’ai plusieurs avatars et même des papiers d’identité différents. De mémoire, Ludwig Clément, banquier helvétique et Sir Archibald Kingsland, citoyen britannique, gérant de fortune à l’instar de ma Lady Joan.
Plus numéros 1 et 2, mes cyborgs, l’un à Aubenas, l’autre au Chagos… Alors vous savez, les faiblesses de notre logiciel, je les connais.
Donc, quand je vous dis qu’il y a des infiltrés chez nous, c’est que je suis sûr de ce que j’avance.
D’autant qu’on a parfois des retours d’information qui indiquent que nous sommes espionnés par tous les grands services occidentaux de l’Otan et même par des services hostiles depuis le fin fond de l’Asie, Chine, Japon, Corée, les deux Corées et quelques autres inclus, et jusqu’aux portes de l’Europe. Même Vilnius s’intéresse à nos activités ! Et je ne vous parle même pas de Matignon dans notre propre pays en la personne de la charmante Julie ! »
Là, l’intéressée devient rouge pivoine, coquelicot !
On contrôle ce qui est sensible, par compartimentation des responsabilités, plaide alors Gustave qui s’y connaît…
« Et c’est justement ce qui entrave l’encodage du « BBR 03 ». Ces agents doubles, le deviennent au fil du temps, parfois sans s’en rendre compte. Notez que ce n’est pas bien grave. Seulement voilà, si tout le monde s’intéresse à la CISA, ses activités et ses responsables, l’usine de Cyborg ne les intéresse que quand il s’agit de leur procurer des sosies dont l’usage reste délicat, il n’y a que les Chinois et leurs agents pakistanais qui commencent à comprendre ce qui se passe aux Chagos, les autres services se contentant de leurs photos satellites ou des visites que je leur fais faire…
Je veux dire qu’aucun n’a une vue d’ensemble, même pas vous, hormis Alexis et dans une moindre mesure Julie… » qui pour le coup redevient très attentive.
 
Gustave semble rester sur sa faim après s’être fait bluffer par l’apparition d’un second Paul de Bréveuil sur ses écrans de géolocalisation qui serait présent dans le blockhaus de Normandie, au fond du jardin de l’hôtel « Les collines de Cabourg », justement de l’autre côté de la colline où on avait perdu Paul l’année dernière[1], enlevé alors par des marins de passage et retrouvé amnésique à Minsk, libéré et échangé contre un cyborg à l’effigie de Poutine…
Tout cela reste assez cohérent, finalement, veut se rassurer Gustave.
Paul continue : « Du coup, je pense qu’il leur manque un agent situé au-dessus de la mêlée, une source de renseignement qui peut faire la synthèse… »
Et ce serait Christine ?
« Non ! Christine je la recrute pour positionner Louison, ça copine de coucherie, que je vais recruter avant tout le monde.
Et je compte lui en parler à l’occasion de notre vol orbital que je prépare… Si Florence en est d’accord… »
Mais la recruter pour quoi faire ?
« Pour qu’elle devienne un agent double et fournisse à qui en a besoin des renseignements de « première main » à la fois sur nos activités spatiales, mais également sur ma santé…
Je vous rappelle que si vous m’avez libéré de l’hôpital de Minsk, c’est qu’il y a une contrepartie… »
Oui, le cyborg à l’effigie de Poutine…
« Pas seulement ! »
Ah… ? Gustave n’est pas au courant : « Et quoi donc d’autres ? »
« Du renseignement de première main sur le BBR 3.0… »
Ni Gustave ni Julie ne comprenne la portée du propos…
« Vous comprendrez donc mieux pour quelle raison je ne suis pas pressé de le faire aboutir. Et pour cela, et pour ma sécurité, j’ai besoin d’être crédible sur mes difficultés cognitives !
Or, je viens de faire un saut dans l’espace avec un engin atypique et un seul étage et sans béquille ni accélérateur, mon bidon supplémentaire de ravitaillement étant déjà en orbite…
Je vais en faire encore quelques-uns avec succès, ce qui veut dire que j’ai retrouvé mes neurones : il me faut donc quelqu’un de neuf qui puisse affirmer exactement l’inverse sans même avoir l’air de mentir…
C’est une question de sécurité : tant que le logiciel ne fonctionne pas, on me laissera en vie pour me permettre de le finaliser. »
Et ce sera Christine ?
Ils n’ont rien compris, en pense Alexis…
 
Gustave et Julie restent incrédules…
« Mais on peut assurer votre sécurité absolue… »
En restant prisonnier dans le bunker ? Même ça, c’est limite et il n’est pas volontaire pour vivre enfermé.
Quant à Alexis, elle se rappelle soudain d’une conversation avec Florence et Mylène, un soir en bord de Seine chez Paul, alors qu’il rentrait de Biélorussie[2]
Son sujet de biographie retrouvait manifestement l’usage complet de son cerveau et organisait encore sa propre vie « d’agent double retourné » de telle sorte que ça reste crédible pour la Russie, qui aurait toutes les raisons de l’abattre[3] sans autre forme de procès après avoir tenté de l’enlever[4], l’avoir eu à sa merci et l’échanger après avoir cru le retourner en sa faveur contre un robot à figure humaine…
Que de pitreries !
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
[1] Cf. l’épisode « La tête dans les étoiles », des « Enquêtes de Charlotte », à publier aux éditions I3
[2] Cf. épisode « La tête dans les étoiles » des « Enquêtes de Charlotte », à publier aux éditions I3 
[3] Cf. épisode « Alex cherche Charlotte » des « Enquêtes de Charlotte », aux éditions I3 
[4] Cf. épisode « Dans le sillage de Charlotte » des « Enquêtes de Charlotte », aux éditions I3 

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