Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

vendredi 15 août 2025

Le mois juillet 2024 de « Charlotte » (3/7)

 Mise en orbite (1/3)
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Le début de nuit suivant la cérémonie d’ouverture, Paul récupérait de son jet-lag dans son lit aux Chagos après avoir fait un tour dans son laboratoire. Quant à Florence, elle suivait les premières épreuves à la télé, en compagnie de ses parents, de ses enfants et de son frère cadet dans le grand salon du rez-de-chaussée de sa maison calvaise. Les premières médailles tombaient et avec elles quelques bonnes surprises.
La question du moment, c’était de savoir si les épreuves incluant une traversée de la Seine, comme le triathlon ou la nage en eau-libre, pourraient ou non avoir lieu, où quelques silures monstrueux auraient été repérés circulant dans le seul fleuve au monde qui serpente entre les bibliothèques des bouquinistes ouvertes aux touristes, ou si décidément les pathogènes trop nombreux les interdiraient.
 
Paul préparait sa première mise en orbite, celle qui déciderait de toutes les autres à suivre, et à recevoir sa nièce Christine.
Christine qui débarque le jour suivant avec « son assistante » par l’avion de midi.
Louison est un charmant petit bout de bonne-femme, plutôt en rondeur et courte sur pattes, au regard de biche et de braise, à la chevelure abondante et souple, armée d’un sourire désarmant… si on peut oser l’expression.
Paul les accueille par un mystérieux « Ah c’est donc vous, Louison ! » et dit qu’il est ravi de faire la connaissance du « binôme » de Christine.
Et ils entament un nouveau tour du propriétaire, mais assez rapide cette fois-ci, Paul se contentant d’expliquer les activités de la future fondation spatiale à partir des maquettes qui se trouvent dans la salle de réception de la maison de maître, où les deux filles logeront dans la même chambre à l’étage…
C’est qu’il a deux ou trois choses à vérifier avant de démarrer sa première mise en orbite, les derniers jours de la second quinzaine juillet ayant été occupée par des vols atmosphériques devant tester les moteurs, les céramiques, les procédures en limite suborbitale, et familiariser Bill T. Carrigeens avec l’appareil avant le grand saut !
 
Et de rappeler ainsi à ses invitées, au soir après le dîner, qu’on ne se baigne pas aux Chagos – il y a des requins – et qu’un satellite tourne autour d’un astre avec une vitesse telle que la force centrifuge compense son poids sachant que son poids n’est pas à confondre avec sa masse puisqu’interviennent les effets de la gravitation universelle…
Hors de l’atmosphère, il est donc pseudo-isolé, ce pourquoi sa vitesse reste constante.
« Et contrairement à une idée répandue » poursuit Paul, « un satellite n’est pas en apesanteur. Puisqu’il est en permanence en train de tomber, mais, grâce à sa vitesse, il tombe « à côté » de la Terre.
Sans le frottement de l’air, on pourrait satelliser à n’importe quelle altitude, en pensant quand même à éviter les obstacles. Mais l’atmosphère terrestre empêche de placer un satellite à moins de 200 km d’altitude. Et encore y a-t-il un peu d’air dans ce coin, si bien le satellite placé aussi bas ne tiendra que quelques jours sur son orbite : freiné par l’air, il retombera fatalement dans l’atmosphère et s’y consumera dans ses couches denses. »
Il continue son exposé, un verre de liqueur baignant dans des glaçons : « La vitesse à donner à un satellite diminue avec l’altitude de celui-ci puisque plus il est haut, moins il est soumis à la gravité. Ainsi, la vitesse de satellisation est de l’ordre de presque 8 Km/s à 200 km mais n’est plus que de 6,9 à 2.000 km. »
Et « le vrai problème pour la mise en orbite n’est pas vraiment de monter : un V2 pouvait déjà, en lancement vertical, atteindre 200 km de haut !
Toute la difficulté est de donner à la charge utile la vitesse voulue. C’est pourquoi un même lanceur envoie une charge à peine plus faible à 800 km qu’à 200 km d’altitude. »
Par ailleurs l’orbite d’un satellite ne sera circulaire que si son injection s’effectue, d’une part parallèlement à la terre, et d’autre part à la bonne altitude pour une vitesse donnée. Si ces conditions ne sont pas respectées, l’orbite sera elliptique.
Si la vitesse est inférieure à la vitesse parabolique mais supérieure à la vitesse circulaire, le satellite décrira une orbite elliptique comprise entre la parabole et le cercle. Si le point d’injection est parallèle à l’horizon terrestre, il déterminera son périgée, point le plus proche de la terre.
Si la vitesse est inférieure à la vitesse circulaire à l’altitude donnée, le satellite parcourt une orbite elliptique dont le point d’injection est l’apogée, point le plus haut.
« Le satellite, selon son altitude et sa vitesse pourra donc rencontrer la terre sur son chemin… »
 
Une orbite elliptique ou circulaire se caractérise par sa période (temps pour une révolution) qui se calcule par la troisième loi de Kepler. Cette période « T » ne dépend que du demi grand axe. Elle donne 90 mn pour un satellite à 200 km d’altitude et 24 heures pour un satellite à 36.000 km.
Son altitude « a » en kilomètre, son inclinaison à l’équateur. Si cette dernière voisine 0°, l’orbite est dite équatoriale, si elle voisine 90°, elle est polaire.
Son apogée (la plus grande distance à la terre), son périgée (la distance la plus courte), l’argument du périgée : celui-ci donne, pour une orbite elliptique inclinée, l’angle que fait la ligne reliant apogée et périgée avec le plan de l’Équateur (inférieur ou égal à l’inclinaison de l’orbite). Comme un cercle a un centre, une ellipse a deux foyers et la précession de la ligne des absides : l’axe reliant apogée et périgée (ligne des absides) d’une orbite elliptique inclinée tourne lui aussi autour de l’axe des pôles.
 
« L’orbite géosynchrone a une période de révolution de 23 h 56 mn 4 s, soit la période sidérale de rotation de la terre. Selon l’inclinaison de cette orbite, le satellite décrira des « huit » dans le ciel plus ou moins allongés selon l’inclinaison. »
Le satellite géostationnaire a pour principale propriété de rester fixe par rapport à un observateur au sol. Son orbite est équatoriale, circulaire et synchrone avec la rotation de la terre. La troisième loi de Kepler montre que l'altitude d’une telle orbite est de 35.786 km, le satellite circulant à la vitesse de 3,074 km/s.
« Ce type d'orbite est employé pour les satellites de télécommunication et la plupart des satellites météo. Pour y accéder, on place le satellite sur une orbite elliptique dont l’apogée est à 36.000 km. En y passant, on redonne un coup de gaz pour atteindre la vitesse indispensable à son orbite définitive. »
Mais pour que le satellite reste bien sur son orbite, il est nécessaire de périodiquement réajuster sa trajectoire ce qui limite sa durée de vie à 7-10 ans.
De petits moteurs de contrôle permettent de réaliser ses corrections.
Le soleil et la lune exercent aussi des perturbations de l’ordre de 1° par an.
Ces satellites du fait de leur altitude se trouvent presque en permanence à l’extérieur du cône d’ombre de la terre et bénéficient donc d’un éclairement constant.
En période d’équinoxe (mars et septembre), ils peuvent quelque fois être plongés chaque jour dans l’obscurité pour des durées ne dépassant pas les 72 minutes. 
 
Il faut aussi savoir qu’un satellite sur son orbite subit des perturbations dues à la terre toute proche. Celle-ci n’étant pas totalement sphérique et sa masse n’étant pas distribuée uniformément, des perturbations se font sentir au niveau du champ de gravitation qui influe donc sur la trajectoire du satellite.
« La précession « nodale » est due au bourrelet équatorial terrestre qui attire le satellite selon une force qui n’est pas centrale. Un mouvement de précession naît qui fait tourner en arrière le plan de l’orbite autour de la terre, en gardant la même inclinaison. Par conséquence, pour une orbite polaire inclinée à 90° sur l’équateur elle est nulle. »
La précession de la ligne des apsides est due à la rotation d’une demi grand axe de l’orbite autour du centre de la terre dans le plan orbital.
Ce « déplacement du périgée » est nul pour une inclinaison de 63°26'30" et pour des inclinaison supérieure à 63°44’, le mouvement est rétrograde.
« Mais d’autres perturbations existent. Pour la plupart elles sont considérées comme secondaires, voire mineure, mais qu’il faut pouvoir corriger au fil du temps, les écarts s’accumulant avec les temps ».
L’effet de précession nodale est utilisé pour certains satellites afin d’obtenir une rotation du plan de l’orbite qui soit synchrone avec la rotation de la terre autour du soleil. Si on veut que le plan de l’orbite garde une orientation constante par rapport au soleil, il faut lui faire subir une rotation de l’ordre de 1° par jour (360°/365 jours). Cela est aussi possible avec une combinaison différente d’altitude/inclinaison comme 800 km/100°.
Le satellite reste ainsi exposé au soleil, au-dessus de la zone de pénombre (soir/matin).
On place sur de telles orbites certains satellites d’observation de la Terre, qui ainsi ont toujours vu sur un sol éclairé, avec lumière inclinée, donc ombres nettes mettant les reliefs en valeur. Cet éclairement profite aussi aux panneaux solaires du satellite qui se trouvent constamment éclairer de la même façon.
Un tel satellite mis sur une orbite à 830 km, inclinée à 98,7° survolera un territoire toujours à la même heure solaire. De même, il survolera une même zone selon une période de 26 jours.
 
« Quant au transfert d’orbite, c’est une manœuvre spatiale plus complexe que la satellisation pure et simple. C'est une application de la constatation faite qu’on peut étirer l’orbite d’un satellite en lui donnant plus de vitesse que la vitesse circulaire. »
Un satellite qui tourne autour de la Terre à 7,86 kilomètre seconde, sur une orbite circulaire, à 200 kilomètres d’altitude, si en un point situé à cette altitude, au lieu de cette vitesse de 7,86 kilomètres-seconde, on l’accélère à 8,72 km/s, il ira jusqu’à un apogée situé à 4.191 kilomètres. Avec 9,42 km/s, il ira jusqu’à un apogée situé à 10.400 kilomètres. Avec 10,38 km/s, il ira jusqu’à un apogée situé à 35.900 kilomètres.
« En augmentant fort peu la vitesse circulaire en un point de l’orbite, on allonge donc fort loin la trajectoire. »
Rien n’interdit donc, lorsque le satellite est à l’apogée de sa nouvelle trajectoire, à 4.191 kilomètres d’altitude, de l’aiguiller sur les orbites circulaires à cette altitude.
« Or, la vitesse qui reste au satellite à l’apogée de son orbite elliptique est naturellement inférieure à la vitesse circulaire correspondant à l’altitude à laquelle se trouve cet apogée. Ainsi, dans les trois exemples précédents, cette vitesse restante est de 5,43 kilomètres-seconde à l’apogée de 4.191 kilomètres. 3,69 kilomètres-seconde à l’apogée 10.400 kilomètres et 1,39 kilomètres-seconde à l’apogée de 35.900 kilomètres.
Il s’en faut donc de 0,72 kilomètre-seconde dans le premier cas, 1,19 kilomètre-seconde dans le deuxième cas et 1,68 kilomètre-seconde dans le troisième cas pour que le satellite s'établisse sur sa nouvelle orbite circulaire.
Et c’est ce que nous allons faire pour rejoindre notre bidon d’essence stationné en orbite. Aller plus vite pour le rattraper, sur un parcours elliptique, circulariser notre orbite près de lui pour s’accoler à lui, puis arrondir son orbite pour que ce soit plus facile lors des tirs suivants.
Mais avec une difficulté supplémentaire qui sera de le stabiliser sur ses axes d’avancement parce qu’il fait actuellement des cabrioles non désirées ! »
 
L’appoint de vitesse sera facilement fourni par un moteur fusée supplémentaire dirigeant son jet vers l’arrière de sa course, et créant ainsi une poussée vers l’avant. Le transfert est donc une sorte de gigantesque aiguillage spatial à base de modifications de la vitesse d’un engin se trouvant déjà dans des conditions de navigation cosmique. Les deux augmentations successives de vitesse opérées pour faire passer un satellite d’une orbite proche de la Terre à une orbite plus éloignée élèvent le total de la vitesse caractéristique. « L’opération est pourtant bien plus économique, moins dispendieuse en carburant, qu’une opération directe de satellisation après une longue ascension verticale de la fusée porteuse. »
 
Les transferts d’une orbite « basse » vers une orbite plus éloignée, se font avec des augmentations de vitesse. On peut réaliser les transferts exactement inverses, d’une orbite « haute » à une orbite plus proche de la Terre, par des réductions de vitesse. Qu’il s’agisse de perdre une certaine quantité de vitesse ou de la gagner, que le transfert soit négatif ou positif, les fusées de manœuvre ont rigoureusement la même énergie à développer.
« En plus des transferts, il peut être nécessaire de réaliser un changement de plan orbital, une rotation de l’angle « a » de l’inclinaison. Il faut alors faire tourner le plan de l’orbite autour des nœuds. » Dans ce cas, seule la composante horizontale est à modifier.
La manœuvre doit être réalisé au nœud le plus proche de l’apogée pour être optimale. Si on ne veut pas modifier les autres paramètres de l’orbite, il est d’ailleurs nécessaire de réaliser la manœuvre à un nœud.
Certains satellites géostationnaires combinent également le changement de plan orbitale avec le changement d’orbite, les corrections ayant lieu aux nœuds. L’incrément de vitesse à fournir sera la somme géométrique des vitesses.
 
Les deux filles écoutent avidement et Paul continue sa leçon de balistique orbitale.
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire