Au-delà, chiffres et sécurité (1/2)
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci
n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du
pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son
auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
À cette occasion, près de 155 mesures individuelles de contrôle
administratif et de surveillance ont été prises à l’encontre d’individus jugés
dangereux. Pourtant nombre d’entre eux n’ont jamais été condamnés ni même
poursuivis par la justice.
Mais il apparait que les personnes visées par ces mesures sécuritaires sont pour la plupart issues de minorités, en particulier des anciennes colonies françaises.
Assignées à résidence, elles ont pour interdiction de quitter leur quarter et doivent se présenter à la police quotidiennement.
C’est le cas d’Amine, né en France il y a 21 ans. Il est apprenti dans une banque. Bien qu'il n’ait pas de casier judiciaire, le jeune homme n’est pas autorisé à quitter sa banlieue Sud de Paris.
Et ces restrictions ont impact sur sa vie et notamment sur sa santé mentale. « Honnêtement, ces restrictions affectent ma santé mentale. C’est très difficile de vivre cela au quotidien. Malheureusement, je ne peux plus voir ma famille. »
Amine a été signalé à la police après avoir posté une vidéo Tik Tok où il se mettait en scène devant la Tour Eiffel, illuminée aux couleurs d’Israël à la suite des attentats du 7 octobre, portant un maillot du club de football chilien le Deportivo Palestino.
Cette vidéo a été interprétée comme anti-israélienne par certains… alors même que le logiciel BBR ne l’avait pas « matché »…
De plus Amine a été victime d’usurpation d’identité sur les réseaux sociaux, son nom est apparu en commentaire d’une publication faisant l’apologie du terrorisme ainsi que d’un compte « antisioniste et homophobe », probablement les raisons qui expliquent ces restrictions de circulation.
Le ministre français de l’Intérieur aura expliqué que ces restrictions ont été mises en place pour empêcher des personnes « très dangereuses » de s’en prendre aux Jeux Olympiques.
Il affirme ainsi que les minorités ne sont pas spécialement pointées du doigt par les services de sécurité, et précise que les personnes soupçonnées d’extrémisme de gauche ou de droite sont également étroitement surveillées.
Mais les atteintes à la sécurité, ce sont aussi des données issues de
boutiques au sein des musées qui ont été piratées début août, par exemple. Les
auteurs menacent de les diffuser en ligne si la rançon n’est pas payée. Ainsi,
le Grand Palais, qui accueille des épreuves des Jeux olympiques à Paris, et une
quarantaine de musées en France, ont été indirectement victimes d’une attaque
par rançongiciel selon l’Agence France-Presse (AFP), qui citent des sources
policières.
Le Grand Palais où se tiennent certaines épreuves comme l’escrime ou le taekwondo. a confirmé avoir été visé par une cyberattaque, mais n’a pas souhaité communiquer de détails à ce sujet. Par ricochet, 36 boutiques-librairies, d’autres musées et grands sites touristiques gérés par cet établissement, dont Versailles, ont également été touchées. Un communiqué du Grand Palais a, depuis, reconnu l’attaque et précise qu’à « ce jour il n’a pas été détecté d’extraction de données ». Par ailleurs, l’établissement public du Grand Palais RMN (Réunion des musées nationaux) affirme « qu’aucun impact n’a été constaté dans le fonctionnement du Grand Palais où les épreuves olympiques se déroulent sans problème. »
La cyberattaque a visé un logiciel qui permet la remontée et la centralisation des données financières sur les enseignes qui sont dans les musées gérés par le Grand Palais RMN. « Il est probable que la vulnérabilité ait été détectée avant parce que les attaques se sont toutes déclenchées dans la nuit de samedi à dimanche », moment où il y a « moins de personnel sur place » et peut-être « moins de vigilance », a expliqué Christophe Auberger, expert en cybersécurité au sein du cabinet Fortinet.
De source policière, les auteurs de l’attaque ont réclamé une rançon et ont menacé de diffuser les données chiffrées. Selon le Grand Palais RMN, un document a bien été posté sur l’un des serveurs et il est en cours d’analyse mais il n’y avait pas de demande formelle de rançon financière, ni d’échéance fixée. « Cela ressemble à une fausse piste, estime un expert en cybersécurité, pour aiguiller les enquêteurs sur la cybercriminalité. L’attaque semble plutôt venir d’un groupe très organisé, peut-être étatique ou proche d’un État. »
Ces aspects ne concernent pas la Cisa et ses ingénieurs qui font tourner le logiciel BBR et restent à la manœuvre en appui des forces de l’ordre et de leurs propres bases de données sous licence de l’américain Pamentir.
Initialement mentionné comme faisant partie des cibles pouvant avoir été
touchées, le Louvre a, de son côté, démenti l’avoir été. Des cybercriminels ont
aussi ciblé le système permettant la « centralisation de données financières »
de boutiques situées au sein de ces musées, et réclamé une rançon. En cas de
non-paiement, ils menacent de publier ces données.
L’Agence française de sécurité informatique (Anssi) a confirmé avoir été « alertée de l’incident ». Mais celui-ci « n’affecte pas des systèmes d’information impliqués dans le déroulement des Jeux olympiques et paralympiques », a-t-elle précisé.
Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) de la police judiciaire parisienne.
C’était un premier accroc dans le cyber-dôme qui protège les installations olympiques, après les vols de matériels et de données de la SNCF.
Pas facile de savoir combien auront coûté les jeux. En effet, tout dépend de ce qu’on met dans la colonne dépenses, investissements, coûts induits, etc. En attendant l’addition précise des magistrats financiers de la Cour des comptes à la fin de l’année 2025, on peut déjà se lancer dans une opération qui comprend, outre le budget de Paris 2024 de 4,4 Mds €, celui de la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), l’autre pilier des Jeux. Celui-ci s’élève à 4,5 Mds € à la fin des Jeux, dont 2,3 Mds€ d’argent public (État et collectivités) et 2,2 Mds apportés par les acteurs privés, principalement les promoteurs immobiliers, soit 9 Mds €.
À cela s’ajoutent (ou parfois se chevauchent) les dépenses engagées par l’État, chiffrées – selon une estimation en annexe au projet de loi de finances 2025 – entre 1,77 et 2,32 Mds€.
Comme le note le rapporteur de la commission des finances sur la mission Sports cette fourchette large traduit le « périmètre à considérer dans le calcul de ses coûts, tels que l’inclusion « des anticipations de dépenses programmées dans le cadre des politiques publiques pour lesquelles la tenue des Jeux a un effet accélérateur ».
Parmi ces dépenses, on retrouve entre autres « plusieurs centaines de millions d’euros de dépenses de sécurité », de moins de 500 M€ à 1 Md€ d’après différentes sources.
Mais aussi « 310 M€ alloués aux transports » qui ajoute 27,3 M€ pour le financement des Centres de préparation aux Jeux (CPJ), 20,5 M€ de « dépenses de matériels sportif et antidopage prises en charge directement par l'État », 13 M€ de dépenses fiscales liées à l’événement ou encore 9 M€ du ministère de la Culture pour l’olympiade culturelle.
Si on ajoute les primes des autres fonctionnaires ou encore les heures supplémentaires, on dépasse carrément la barre des 10 Mds € !
« Comptabiliser le salaire des fonctionnaires déjà existants sur la feuille de paye de l’État, comme l’était l’ensemble des fonctionnaires qui sont intervenus dans le cadre des Jeux, comme un surcoût ou un coût complémentaire, je trouve qu’en termes méthodologiques, ça pose beaucoup de questions », relève le directeur exécutif administratif et financier de Paris 2024, sans vouloir s’immiscer plus dans le débat.
Et alors, où caser le 1,7 Md€ d’investissement pour assainir la Seine afin de s’y baigner ?
Paris avait promis d’organiser « les Jeux les moins chers de l’Histoire ».
Chaque ville candidate promet l’impossible, et finit par dépasser l’enveloppe
initiale. Paris ne fait pas exception à la règle. Les seuls JO rentables furent
ceux organisés à Los Angeles (1984), car largement confiés au privé,
À quelques semaines de la cérémonie d’ouverture, la facture frôlait déjà les 9 milliards d’euros, soit 2 milliards de plus que ce qui était prévu en 2019.
La facture finale pourrait atteindre 11,8 milliards d’euros, estime à ce moment-là le cabinet de conseil Asterès dans une note de janvier 2024.
Une partie de ces 11,8 milliards est financée par des fonds privés
(recette de billetterie, dotation du CIO, sponsors). Ils alimentent le comité d’organisation
des JO (Cojo) à hauteur de 4,4 milliards d’euros.
De l’argent public est aussi injecté dans la Solideo, la Société de livraison des ouvrages olympiques. Elle a reçu environ 1,7 milliard d’euros.
Parmi les infrastructures pharaoniques qui font polémique, on peut citer la construction d’une « tour des juges » en aluminium, plantée dans un récif de corail afin de noter les épreuves de surf se déroulant à Tahiti, à 16.000 km de Paris…
Le projet de départ prévoyait la construction d’un mastodonte pour un coût de 4,4 millions d'euros !
Heureusement, sous la pression de la population locale, ce projet a été ramené à une moindre dimension.
Et dire que 4 autres spots de surf situés le long de la côte Atlantique étaient candidats et accessibles par la route depuis la Capitale...
Ici et là, les ardoises continuent à filer. Exemple : le Club France prend
l’eau de toute part. Installé dans la Grande Halle de la Villette, mal situé,
excentré, le budget de fonctionnement de cet emplacement où les manifestations
sportives seront visibles sur des écrans XXL est évalué à 22 millions d’euros.
Devant le coût exorbitant du ticket d’entrée demandé pour poser leurs valises, plusieurs fédérations sportives ont décidé de faire bande à part. Résultat, au moins 5 à 6 millions manquent à l’appel.
A la partie émergée de l’iceberg, se cumulent des coûts situés sous la ligne de flottaison. À commencer par ceux liés au racket social, dont les accords sur les fins de carrière conclus à la SNCF. Ainsi les cheminots travaillant pendant les épreuves recevront jusqu’à 1.900 euros de primes. Cette largesse profitera à 50.000 personnes.
Mais la SNCF refuse de chiffrer l’ardoise, alors qu’elle dépassera plusieurs centaines de milliers d’euros.
À la RATP, les conducteurs du métro et du RER ont obtenu un bonus s’étageant de 1.600 à 2.500 euros s’ils travaillent entre le 22 juillet et le 8 septembre prochain.
Pas en reste, les contrôleurs aériens ont décroché le pompon avec des augmentations salariales allant jusqu’à 1.000 euros par mois.
Une gratification sera aussi accordée aux salariés du groupe Aéroports de Paris.
Autres bénéficiaires de cette corne d’abondance, des primes (bien plus justifiées celles-ci) de 1.900 euros seront versées aux forces de l’ordre impliquées par l’événement, ce qui grèvera la facture publique de 500 millions supplémentaires.
Dans le secteur de la santé, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, met aussi la main à la poche. Elle versera 800 euros de primes (2.500 euros pour les médecins) aux personnels mobilisés lors des JO.
Pour faire bonne mesure, 20.000 éboueurs de la Ville de Paris toucheront entre 600 et 1.900 euros, selon la charge de travail supplémentaire occasionnée par les JO.
Pour 1,4 milliard dépensés, Paris dispose désormais d’un réservoir de 50.000
m³ construit entre la gare d’Austerlitz et l’hôpital de la Salpêtrière pour y stocker
une partie des eaux usées avant qu’elles ne se déversent dans la Seine.
La facture va également grimper pour les contribuables locaux même s’ils habitent à des centaines de kilomètres de l’épicentre des JO. Comme avec les étapes du Tour de France, le parcours de la flamme olympique est monnayé. Cette prestation est facturée 180.000 euros aux Conseils départementaux.
Regimbant à sortir une telle somme, une trentaine de départements ont renoncé à voir le lumignon alimenté au propane traverser leurs terres. Parmi ceux-ci, les départements de la Creuse et de la Corrèze, présidés par LR, La Loire-Atlantique et les Côtes-d'Armor, présidées par le PS, etc.
Autre facteur de nature à saler un peu plus l’addition : les recettes
générées par les Jeux. Elles avaient initialement été évaluées à 8,1 milliards
d’euros. Elles devraient finalement être moins élevées, de l’ordre de 5
milliards d’euros.
Le montant précis de ce manque à gagner sera connu d’ici quelques années. En tout cas, avant 2030, année durant laquelle les Alpes françaises pourraient accueillir les Jeux Olympiques d’hiver…
Mais le comité d’organisation en aura fait une bien bonne : surprise, au moment de faire les comptes il y aura un excédent ! Question : qu’en faire ?
Près de trois mois après la fin des Jeux olympiques, les organisateurs révèlent en effet des comptes « excédentaires » d’au moins 26,8 millions d’euros.
Le 12 décembre s’est tenu l’ultime conseil d’administration du Comité d’organisation des JO où « l’atterrissage financier » doit être voté.
La mission du président Tony Estanguet a cessé après ce vote.
C’était un défi « extrêmement important », selon Tony Estanguet. « Nous
voulions organiser les plus beaux et plus spectaculaires Jeux olympiques. Mais
sans oublier la nécessité de viser l’équilibre budgétaire », rappelle le
président du Comité organisateur des Jeux olympiques (Cojo). Les Jeux n’étaient
pas terminés, fin août, il assurait déjà à Ouest-France « avoir tenu le budget
», précisant : « Nous connaîtrons le budget très précis à la fin. »
Le comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024 assure que « le budget final est excédentaire d’au moins 26,8 millions d’euros », a déclaré Fabrice Lacroix, Directeur administratif et financier du comité, lors d’une conférence de presse.
« Au moins », car il pourrait encore augmenter.
« Nous sommes encore en train de clôturer l’ensemble des contrats ou de supprimer des provisions effectuées au fur et à mesure. »
Pour rappel, le budget global des Jeux reposait sur deux jambes. D’une
part, le budget de la Solideo (4,4 milliards d’euros) finançait les rares sites
olympiques construits. D’autre part, celui du Cojo (4,45 milliards) reposait à
96 % sur du financement privé grâce principalement à l’argent privé des
sponsors (1,24 milliard), du Comité international olympique (1,2 milliard) et
de la billetterie (1,49 milliard). C’est bien celui-ci dont il est question
aujourd’hui.
Plus tard, le même comité d’organisation annoncera un excédent de 76 millions d’euros.
« Les évolutions ont permis de présenter une amélioration, avec un chiffre consolidé autour de 76 millions d’euros d’excédent pour Paris 2024 », aura déclaré Tony Estanguet, président du Comité d’organisation, à quelques journalistes.
Selon le directeur financier de Paris 2024, le budget de l’organisation
des Jeux s’établit finalement à 4,494 milliards d’euros pour la partie recettes
et 4,418 milliards pour les dépenses (dans le dossier de candidature, le budget
était estimé à 3,2 milliards et avait été revu à 3,8 milliards en 2018).
Les recettes budgétaires du Cojo sont quasi entièrement privées, reposant sur les sponsors, la dotation versée par le Comité international olympique (CIO) et la billetterie.
L’annonce de la hausse de l’excédent intervient quelques jours avant la
réunion du conseil d’administration du Cojo, le 17 juin 2025, qui clôturera les
comptes et laissera la place à un liquidateur en vue de la dissolution du
comité organisateur.
Le directeur financier a précisé que le passage de 27 à 76 millions d’euros d’excédent était dû à des clôtures de négociations et autres ajustements de contrats avec des fournisseurs, ainsi qu’à quelques « bonnes nouvelles » comme des évolutions de taux de changes, des résultats de placements, des recettes de billetterie et de produits licenciés.
Tony Estanguet soulignera que les 76 millions d’euros d’excédent, « c’est de l’argent qui va au sport » : 20 % seront reversés au Comité olympique français (CNOSF), 60 % au fonds de dotation de Paris 2024, géré entre autres par le CNOSF, le Comité paralympique, la Ville de Paris et la région Île-de-France. Les derniers 20 % reviennent au Comité international olympique (CIO).
Le Cojo a également prévu de contribuer à hauteur de 5 millions d’euros au retour de la vasque olympique dans les jardins des Tuileries, à Paris, pendant les trois prochains étés.
Pour mémoire (n’en
déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE
PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE »,
REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
Mais il apparait que les personnes visées par ces mesures sécuritaires sont pour la plupart issues de minorités, en particulier des anciennes colonies françaises.
Assignées à résidence, elles ont pour interdiction de quitter leur quarter et doivent se présenter à la police quotidiennement.
C’est le cas d’Amine, né en France il y a 21 ans. Il est apprenti dans une banque. Bien qu'il n’ait pas de casier judiciaire, le jeune homme n’est pas autorisé à quitter sa banlieue Sud de Paris.
Et ces restrictions ont impact sur sa vie et notamment sur sa santé mentale. « Honnêtement, ces restrictions affectent ma santé mentale. C’est très difficile de vivre cela au quotidien. Malheureusement, je ne peux plus voir ma famille. »
Amine a été signalé à la police après avoir posté une vidéo Tik Tok où il se mettait en scène devant la Tour Eiffel, illuminée aux couleurs d’Israël à la suite des attentats du 7 octobre, portant un maillot du club de football chilien le Deportivo Palestino.
Cette vidéo a été interprétée comme anti-israélienne par certains… alors même que le logiciel BBR ne l’avait pas « matché »…
De plus Amine a été victime d’usurpation d’identité sur les réseaux sociaux, son nom est apparu en commentaire d’une publication faisant l’apologie du terrorisme ainsi que d’un compte « antisioniste et homophobe », probablement les raisons qui expliquent ces restrictions de circulation.
Le ministre français de l’Intérieur aura expliqué que ces restrictions ont été mises en place pour empêcher des personnes « très dangereuses » de s’en prendre aux Jeux Olympiques.
Il affirme ainsi que les minorités ne sont pas spécialement pointées du doigt par les services de sécurité, et précise que les personnes soupçonnées d’extrémisme de gauche ou de droite sont également étroitement surveillées.
Le Grand Palais où se tiennent certaines épreuves comme l’escrime ou le taekwondo. a confirmé avoir été visé par une cyberattaque, mais n’a pas souhaité communiquer de détails à ce sujet. Par ricochet, 36 boutiques-librairies, d’autres musées et grands sites touristiques gérés par cet établissement, dont Versailles, ont également été touchées. Un communiqué du Grand Palais a, depuis, reconnu l’attaque et précise qu’à « ce jour il n’a pas été détecté d’extraction de données ». Par ailleurs, l’établissement public du Grand Palais RMN (Réunion des musées nationaux) affirme « qu’aucun impact n’a été constaté dans le fonctionnement du Grand Palais où les épreuves olympiques se déroulent sans problème. »
La cyberattaque a visé un logiciel qui permet la remontée et la centralisation des données financières sur les enseignes qui sont dans les musées gérés par le Grand Palais RMN. « Il est probable que la vulnérabilité ait été détectée avant parce que les attaques se sont toutes déclenchées dans la nuit de samedi à dimanche », moment où il y a « moins de personnel sur place » et peut-être « moins de vigilance », a expliqué Christophe Auberger, expert en cybersécurité au sein du cabinet Fortinet.
De source policière, les auteurs de l’attaque ont réclamé une rançon et ont menacé de diffuser les données chiffrées. Selon le Grand Palais RMN, un document a bien été posté sur l’un des serveurs et il est en cours d’analyse mais il n’y avait pas de demande formelle de rançon financière, ni d’échéance fixée. « Cela ressemble à une fausse piste, estime un expert en cybersécurité, pour aiguiller les enquêteurs sur la cybercriminalité. L’attaque semble plutôt venir d’un groupe très organisé, peut-être étatique ou proche d’un État. »
Ces aspects ne concernent pas la Cisa et ses ingénieurs qui font tourner le logiciel BBR et restent à la manœuvre en appui des forces de l’ordre et de leurs propres bases de données sous licence de l’américain Pamentir.
L’Agence française de sécurité informatique (Anssi) a confirmé avoir été « alertée de l’incident ». Mais celui-ci « n’affecte pas des systèmes d’information impliqués dans le déroulement des Jeux olympiques et paralympiques », a-t-elle précisé.
Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) de la police judiciaire parisienne.
C’était un premier accroc dans le cyber-dôme qui protège les installations olympiques, après les vols de matériels et de données de la SNCF.
Pas facile de savoir combien auront coûté les jeux. En effet, tout dépend de ce qu’on met dans la colonne dépenses, investissements, coûts induits, etc. En attendant l’addition précise des magistrats financiers de la Cour des comptes à la fin de l’année 2025, on peut déjà se lancer dans une opération qui comprend, outre le budget de Paris 2024 de 4,4 Mds €, celui de la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), l’autre pilier des Jeux. Celui-ci s’élève à 4,5 Mds € à la fin des Jeux, dont 2,3 Mds€ d’argent public (État et collectivités) et 2,2 Mds apportés par les acteurs privés, principalement les promoteurs immobiliers, soit 9 Mds €.
À cela s’ajoutent (ou parfois se chevauchent) les dépenses engagées par l’État, chiffrées – selon une estimation en annexe au projet de loi de finances 2025 – entre 1,77 et 2,32 Mds€.
Comme le note le rapporteur de la commission des finances sur la mission Sports cette fourchette large traduit le « périmètre à considérer dans le calcul de ses coûts, tels que l’inclusion « des anticipations de dépenses programmées dans le cadre des politiques publiques pour lesquelles la tenue des Jeux a un effet accélérateur ».
Parmi ces dépenses, on retrouve entre autres « plusieurs centaines de millions d’euros de dépenses de sécurité », de moins de 500 M€ à 1 Md€ d’après différentes sources.
Mais aussi « 310 M€ alloués aux transports » qui ajoute 27,3 M€ pour le financement des Centres de préparation aux Jeux (CPJ), 20,5 M€ de « dépenses de matériels sportif et antidopage prises en charge directement par l'État », 13 M€ de dépenses fiscales liées à l’événement ou encore 9 M€ du ministère de la Culture pour l’olympiade culturelle.
Si on ajoute les primes des autres fonctionnaires ou encore les heures supplémentaires, on dépasse carrément la barre des 10 Mds € !
« Comptabiliser le salaire des fonctionnaires déjà existants sur la feuille de paye de l’État, comme l’était l’ensemble des fonctionnaires qui sont intervenus dans le cadre des Jeux, comme un surcoût ou un coût complémentaire, je trouve qu’en termes méthodologiques, ça pose beaucoup de questions », relève le directeur exécutif administratif et financier de Paris 2024, sans vouloir s’immiscer plus dans le débat.
Et alors, où caser le 1,7 Md€ d’investissement pour assainir la Seine afin de s’y baigner ?
À quelques semaines de la cérémonie d’ouverture, la facture frôlait déjà les 9 milliards d’euros, soit 2 milliards de plus que ce qui était prévu en 2019.
La facture finale pourrait atteindre 11,8 milliards d’euros, estime à ce moment-là le cabinet de conseil Asterès dans une note de janvier 2024.
De l’argent public est aussi injecté dans la Solideo, la Société de livraison des ouvrages olympiques. Elle a reçu environ 1,7 milliard d’euros.
Parmi les infrastructures pharaoniques qui font polémique, on peut citer la construction d’une « tour des juges » en aluminium, plantée dans un récif de corail afin de noter les épreuves de surf se déroulant à Tahiti, à 16.000 km de Paris…
Le projet de départ prévoyait la construction d’un mastodonte pour un coût de 4,4 millions d'euros !
Heureusement, sous la pression de la population locale, ce projet a été ramené à une moindre dimension.
Et dire que 4 autres spots de surf situés le long de la côte Atlantique étaient candidats et accessibles par la route depuis la Capitale...
Devant le coût exorbitant du ticket d’entrée demandé pour poser leurs valises, plusieurs fédérations sportives ont décidé de faire bande à part. Résultat, au moins 5 à 6 millions manquent à l’appel.
A la partie émergée de l’iceberg, se cumulent des coûts situés sous la ligne de flottaison. À commencer par ceux liés au racket social, dont les accords sur les fins de carrière conclus à la SNCF. Ainsi les cheminots travaillant pendant les épreuves recevront jusqu’à 1.900 euros de primes. Cette largesse profitera à 50.000 personnes.
Mais la SNCF refuse de chiffrer l’ardoise, alors qu’elle dépassera plusieurs centaines de milliers d’euros.
À la RATP, les conducteurs du métro et du RER ont obtenu un bonus s’étageant de 1.600 à 2.500 euros s’ils travaillent entre le 22 juillet et le 8 septembre prochain.
Pas en reste, les contrôleurs aériens ont décroché le pompon avec des augmentations salariales allant jusqu’à 1.000 euros par mois.
Une gratification sera aussi accordée aux salariés du groupe Aéroports de Paris.
Autres bénéficiaires de cette corne d’abondance, des primes (bien plus justifiées celles-ci) de 1.900 euros seront versées aux forces de l’ordre impliquées par l’événement, ce qui grèvera la facture publique de 500 millions supplémentaires.
Dans le secteur de la santé, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, met aussi la main à la poche. Elle versera 800 euros de primes (2.500 euros pour les médecins) aux personnels mobilisés lors des JO.
Pour faire bonne mesure, 20.000 éboueurs de la Ville de Paris toucheront entre 600 et 1.900 euros, selon la charge de travail supplémentaire occasionnée par les JO.
La facture va également grimper pour les contribuables locaux même s’ils habitent à des centaines de kilomètres de l’épicentre des JO. Comme avec les étapes du Tour de France, le parcours de la flamme olympique est monnayé. Cette prestation est facturée 180.000 euros aux Conseils départementaux.
Regimbant à sortir une telle somme, une trentaine de départements ont renoncé à voir le lumignon alimenté au propane traverser leurs terres. Parmi ceux-ci, les départements de la Creuse et de la Corrèze, présidés par LR, La Loire-Atlantique et les Côtes-d'Armor, présidées par le PS, etc.
Le montant précis de ce manque à gagner sera connu d’ici quelques années. En tout cas, avant 2030, année durant laquelle les Alpes françaises pourraient accueillir les Jeux Olympiques d’hiver…
Mais le comité d’organisation en aura fait une bien bonne : surprise, au moment de faire les comptes il y aura un excédent ! Question : qu’en faire ?
Près de trois mois après la fin des Jeux olympiques, les organisateurs révèlent en effet des comptes « excédentaires » d’au moins 26,8 millions d’euros.
Le 12 décembre s’est tenu l’ultime conseil d’administration du Comité d’organisation des JO où « l’atterrissage financier » doit être voté.
La mission du président Tony Estanguet a cessé après ce vote.
Le comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024 assure que « le budget final est excédentaire d’au moins 26,8 millions d’euros », a déclaré Fabrice Lacroix, Directeur administratif et financier du comité, lors d’une conférence de presse.
« Au moins », car il pourrait encore augmenter.
« Nous sommes encore en train de clôturer l’ensemble des contrats ou de supprimer des provisions effectuées au fur et à mesure. »
Plus tard, le même comité d’organisation annoncera un excédent de 76 millions d’euros.
« Les évolutions ont permis de présenter une amélioration, avec un chiffre consolidé autour de 76 millions d’euros d’excédent pour Paris 2024 », aura déclaré Tony Estanguet, président du Comité d’organisation, à quelques journalistes.
Les recettes budgétaires du Cojo sont quasi entièrement privées, reposant sur les sponsors, la dotation versée par le Comité international olympique (CIO) et la billetterie.
Le directeur financier a précisé que le passage de 27 à 76 millions d’euros d’excédent était dû à des clôtures de négociations et autres ajustements de contrats avec des fournisseurs, ainsi qu’à quelques « bonnes nouvelles » comme des évolutions de taux de changes, des résultats de placements, des recettes de billetterie et de produits licenciés.
Tony Estanguet soulignera que les 76 millions d’euros d’excédent, « c’est de l’argent qui va au sport » : 20 % seront reversés au Comité olympique français (CNOSF), 60 % au fonds de dotation de Paris 2024, géré entre autres par le CNOSF, le Comité paralympique, la Ville de Paris et la région Île-de-France. Les derniers 20 % reviennent au Comité international olympique (CIO).
Le Cojo a également prévu de contribuer à hauteur de 5 millions d’euros au retour de la vasque olympique dans les jardins des Tuileries, à Paris, pendant les trois prochains étés.
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
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