Rencontre présidentielle (2/2)
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci
n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du
pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son
auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
« Monsieur le Président, vous avez gâché
la dernière cartouche de votre « barrage républicain » en reniant
votre parole donnée le soir de votre réélection alors que vous aviez affirmé ne
pas oublier à qui vous deviez votre réélection, notamment tous vos opposants
qui se sont ralliés pour justement « faire ce barrage »…
Ceux-là, vous les avez trahis et ils vous
en tiendront rigueur jusqu’à la fin des temps. »
D’ailleurs, à la première occasion ils se sont
lâchés et c’était aux européennes…
« Oui, mais ils se sont repris début juillet… »
De justesse : « Et ils ne vous ont donné aucune majorité : vous allez devoir continuer de blocages en blocages jusqu’à la fin de votre mandat, personne n’ayant intérêt à une nouvelle dissolution dans un an… »
Peut-être, peut-être, mais comment faire passer au moins les lois de finances dans les délais ?
« Les juristes vous trouveront la solution des « budgets votés » qu’on peut reconduire d’année en année. »
« Vous voyez que vous avez quelques compétences ! » fait Makarond tout joyeux comme un gamin qui vient de faire une blague de potache… et il poursuit, fier de lui : « Vous avez peut-être raison, mais il fallait de toute façon faire cette réforme des retraites, que le peuple le veuille ou non ! »
« Comment a dit je ne sais plus quel imbécile de votre équipe… Vous avez été trop intelligent, c’est ça[1] ? »
Là, le Président Makarond marque le coup.
« Votre idée de retraite généralisée par points était la bonne solution. Mais vous n’avez pas su l’expliquer à des gens que vous avez fait passer pour des imbéciles si ce n’est des couillons de béotien nés de la dernière pluie… Alors évidemment, à la première occasion, je le redis, ils auront foutu le boxon dans le paysage politique du pays : logique ! »
« Il a dit tout ça ? »
s’étonne, effaré, Gustave à qui on aura rapporté cette conversation…
« Plus que ça ! »
Il aurait dit que « la seule chose qui vous aura importé c’était de battre Lapeine, pas une fois, mais deux fois. Et ça a marché, mais au-delà, tout le monde n’aura retenu que des choses négatives de votre passage à l’Élysée… la réforme des retraites mal conçue, mal préparée, mal présentée et finalement seulement paramétrique telle qu’il faudra y revenir, puis votre « quoi qu’il en coûte » et la crise du Covid…
Vous vous croyiez « en guerre »
et vouliez devenir un chef de guerre, mais vous vous trompez. Contre un virus,
ce n’est pas une guerre à mettre tout le monde en garde-à-vue domiciliaire ce qui
n’est jamais qu’une opération de police. Et vous pensez encore qu’il vous
faudra envoyer des « troupes au sol » pour faire reculer la Russie… »
Makarond se rebiffe alors…
« Je vous prie de cesser : ce n’est pas le propos… »
Quel est-il, alors ?
Makarond pense ne plus pouvoir en supporter puis
se reprend et en vient, agacé au véritable objectif de cette rencontre
souhaitée : « Que dit votre logiciel prédictif, ou je ne sais
quelle … curiosité de votre invention ? »
C’est bien ce qui importait le plus au chef de l’État : prévoir l’avenir, incapable qu’il est de réfléchir et trancher par lui-même sur des questions qui le dépassent en déduit Paul…
Ce qui a le don de l’énerver : se laisser piéger de cette façon-là, comme un bleu-bite par un ersatz de crétin qui se croit sorti de la cuisse de Jupiter, il en est furieux contre lui-même confiera-t-il plus tard…
« Il ne fonctionne pas, vous ai-je déjà fait
savoir. »
Mais, mais… des attentats durant les jeux olympiques ?
« Ils seront probablement tous empêchés si chacun fait son travail correctement. »
Quel gouvernement après Attal ?
« Un type d’expérience… Il n’y a pas besoin d’un logiciel prédictif !
Si Brown était impeccable pour faire le
job, alors que la réforme qu’elle aura réussi à faire passer n’a rien à voir
avec ce que vous aviez prévu à l’origine, ce n’était évidemment pas avec la
clique de sangsues, de parvenus et de parasites que représente Attal que vous
pouviez envisager de gagner les élections européennes : il n’a pas la
carrure d’un combattant et lui ne l’aura jamais… »
Parasite ?
« Vous savez Président, quand une personne ne sait rien faire de ses dix doigts et s’ennuie à mourir dans son quotidien, soit il fait un mariage d’argent pour assumer ses caprices, ses vices et ses travers qu’il cultive alors jusqu’à la nausée, soit il fait voyou, soit il fait de la politique…
Il y en a plein comme ça autour de vous,
qui parasitent la vie publique et profitent des largesses de la République, en
vendant du vent aux électeurs et à quelques barons qui ne sont pas dupes, parce
qu’eux avaient un métier avant d’entrer « en politique » comme on
entre dans les ordres, par vocation ou par conviction.
À croire que vous les attirez tous pour en être un vous-même, votre faiblesse étant de croire que tout est facile et s’acquiert sans peine ni effort, juste parce que vous le désirez.
C’est ce que la vie vous aura apporté jusque-là sans que vous n’en appreniez rien et, si j’osais dire avec tout le respect que je dois à votre fonction, jusqu’à imposer votre épouse là où d’autres ont été, à la même époque, poussés jusqu’au suicide[2]… »
C’est beaucoup dans la même phrase pour Makarond…
« Un peu de respect, Monsieur ! On parle de l’intérêt supérieur du pays, pas de ma femme ! » s’énerve-t-il alors en dira Florence.
« Mon épouse n’a rien à voir là-dedans ! »
« J’en suis bien conscient, Monsieur le Président… Mais de là à faire émerger des « déviants » qui se croient supérieurs à leurs concitoyens pour oser et assumer des transgressions essentiellement sexuelles en les faisant passer pour des progrès sociétaux, c’est une grave erreur : il faut savoir vivre avec son temps et si le combat pour l’égalité « des minorités » est honorable et justifié, rappelez-vous de ce qui est arrivé à ceux qui ont soutenu, au nom de ce même combat, la pédophilie ! »
Mais ce n’est pas la même chose : abuser d’un enfant est un crime…
« Bien sûr, mais il était une époque où c’était justement une avancée sociétale extraordinaire, au même titre que les transgressions sexuelles entre adultes consentant… Mais depuis « Consentement[3] », « MeToo », « #BalanceTonPorc » et encore dans quelques ruralités de ploucs urbains bien contemporaines, si on peut et doit apprendre la tolérance aux imbéciles, si on peut punir des propos haineux, homophobes, racistes, antisémites, on ne peut toujours pas obliger les gens à vivre comme il ne leur convient pas et comme décidé et montré par quelques « pseudo-élites » qui n’osent même plus cacher ses travers et déviance par simple confort !
Vous allez voir le tollé que pourrait
provoquer le dernier tableau du repas de Bacchus… »
Florence tirait sur la manche de Paul, sentant le
Président changer radicalement d’humeur…
« Ne vous énervez pas, Président : ce
que je veux dire c’est que pour gouverner, il faut séduire, pas heurter ni
encore moins provoquer.
Et vous avez de la chance, vos opposants de
gauche et d’extrême droite heurtent à tour de bras par leurs outrances
provocatrices plus que vos propres partisans…
Tachez seulement de ne pas persister à en faire autant… Vous avez un statut, une fonction à assumer alors restez dans ce costume-là ! »
En toute amitié respectueuse, bien évidemment…
Le Président ne l’entendait pas de la sorte.
« Je suis à ma place et compte y rester à assumer contre vents et marées mes responsabilités de chef de l’État, figurez-vous jeune paltoquet inso… ! »
Il a failli rajouter « insolent », mais ça aurait été une tautologie redondante[4].
« J’entends bien que vous ne voulez pas me rejoindre dans le service de l’État et de la Nation, ce qui est votre droit le plus strict, mais je ne vous pardonne pas vos jugements hâtifs quant à mon mode de vie qui ne regarde que moi ! »
« J’entends bien, Président. Mais
rappelez-vous que là où vous êtes, c’est-à-dire exposé à tous les regards et à
toutes les critiques, tôt ou tard il vous faudra rendre comptes de vos dire et
de vos décisions.
Et… pour vous rendre service, je me dois de
vous signaler que parmi vos points faibles afin de rentrer dans les livres
d’Histoire, il va tout de même falloir faire usage de quelques tours de magie… »
Ce qui veut dire ?
« Comprenez-moi bien, je ne menace pas, mais un banquier d’affaires qui fait un deal de plusieurs milliards sur les laits maternisés de grandes marques de laboratoires pharmaceutiques comme on en fait qu’une fois dans sa vie parce que générant au moins 45 millions d’euros de commissions, même si seulement un tiers revient au « patron de l’opération » selon les vieilles lois de la flibuste et les us des commodats de la marine marchande phénicienne, à savoir un tiers pour le propriétaire du navire, un tiers pour l’équipage et le dernier tiers pour le capitaine qui aura fait l’opération, ça doit laisser des traces dans une déclaration de patrimoine, celle à l’occasion de votre nomination en qualité de ministre de l’économie et des finances… »
Mais elle a été vérifiée et validée par les plus hautes autorités financières du pays.
« Certes, et elle est juste et non frauduleuse puisque vos 15 millions de commissions ne vous appartiennent juridiquement plus pour être l’actif exclusif d’un LDD dite « La Providence » domiciliée aux Caraïbes… et vous le savez bien, tant que rien n’en sort, c’est de l’argent qui travaille tout seul sur les marchés et qui n’a surtout pas à être déclaré à qui que ce soit.
Je sais, je fais pareil avec une fondation
Luxembourgeoise, parce que moi je travaille en Euro, pas en Dollar, même au
milieu de l’océan Indien… »
Makarond en reste muet, coi, tétanisé…
Florence également : pour quelle raison Paul remue-t-il la boue qui entoure le Président ?
« Il n’empêche, un conseil Monsieur le
Président qui n’aura rien appris de la vie pour n’avoir jamais assumé les
« biberons de 4 heures du matin »… quand pendant 5 ans on touche un
salaire net de 16.000 euros par mois, soit un total 960.000 € à la fin d’un
seul mandat et qu’il n’y a aucun élément nouveau dans le patrimoine déclaré
alors que tout vous a été payé par la République, jusqu’à votre barbier et vos
chaussettes pour être des frais de représentation dûment remboursés, il va
falloir expliquer aux smicards et Rmistes du pays comment on peut claquer 3.600
euros par semaine soit 10 RMI mensuels, en frais divers tel qu’il n’y ait rien,
pas même la moindre épargne supplémentaire pas le plus petit bijou à Madame, en
bout de mandat c’est-à-dire en 10 ans en ce qui vous concerne…
Songez-y avant que les gens n’apprennent à
compter : il m’en aurait coûté de ne pas vous prévenir ! »
Une menace ?
Une anticipation du logiciel BBR prédictif ?
« Mais pas du tout ! J’ai perdu
beaucoup de neurones avec mon AVC de l’année dernière… On m’a fait avaler pas
mal de couleuvres et je continue à donner le change à quelques-uns qui vont se
faire de plus en plus pressants, justement au nom de l’intérêt supérieur de la
Patrie, mais là il s’agit seulement de simples déductions à la portée du
premier électeur venu. »
On ne peut pas dire qu’il n’aura pas été prévenu…
« Mais ça aura gâché sa soirée ! » s’exclame Gustave, sidéré, quand on lui raconte cet épisode.
« Quand il s’agit de se mettre à dos les puissants de ce pays et les personnes dépositaires de l’autorité, « l’actionnaire » sait y faire ! »
Il n’aurait cru ça possible.
« Mais quelle mouche l’a piqué ?
Je vais lui passer un savon, parce que je
ne sais même pas comment ça va se traduire avec nos tutelles et encore moins
comment rattraper ça… »
« Peut-être qu’il n’en a plus besoin… »
suggère Alexis.
« Ou qu’il protège les acquis… » propose Julie.
« Ou qu’il n’a tout simplement pas apprécié de s’être fait piéger… » insinue Florence.
Comment ça ?
« Euh… Ce n’est pas tout-à-fait ce que je voulais dire… Ce que je voulais dire, c’est que c’est moi qui ai insisté pour avoir des billets pour assister à cette cérémonie d’ouverture…
Mais si j’avais su… »
« Vous n’y êtes pour rien ! »
prétend alors Gustave. « C’est Makarond qui cherchait cet aparté :
il aurait eu lieu ici ou ailleurs, maintenant ou plus tard, de toute façon. »
« Ce que je ne comprends pas » intervient Julie, « c’est que nous, on ne sert finalement à rien comme courroie de transmission… Si la Présidence voulait savoir si le logiciel « 3.0 » fonctionnait, elle n’avait qu’à lire nos rapports… »
Encore une qui se fait des illusions en conclue Alexis pour elle-même !
Pour mémoire (n’en
déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE
PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE »,
REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
[1] C’est Gilles Le Gendre, alors chef de file des députés LREM, déplorant que l’effet politique des mesures en faveur du pouvoir d’achat ait souffert d’un manque de clarté : « Notre erreur est d’avoir probablement été trop intelligents, trop subtils... ».
[2] Une référence à peine voilée à cette histoire dont on aura fait un film, « Mourir d’aimer »… même si le Président Makarond n’était pas né au moment de la sortie du film !
[3] Cf. Vanessa Springora.
[4] Telle que celle-là d’ailleurs…
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
« Oui, mais ils se sont repris début juillet… »
De justesse : « Et ils ne vous ont donné aucune majorité : vous allez devoir continuer de blocages en blocages jusqu’à la fin de votre mandat, personne n’ayant intérêt à une nouvelle dissolution dans un an… »
Peut-être, peut-être, mais comment faire passer au moins les lois de finances dans les délais ?
« Les juristes vous trouveront la solution des « budgets votés » qu’on peut reconduire d’année en année. »
« Vous voyez que vous avez quelques compétences ! » fait Makarond tout joyeux comme un gamin qui vient de faire une blague de potache… et il poursuit, fier de lui : « Vous avez peut-être raison, mais il fallait de toute façon faire cette réforme des retraites, que le peuple le veuille ou non ! »
« Comment a dit je ne sais plus quel imbécile de votre équipe… Vous avez été trop intelligent, c’est ça[1] ? »
Là, le Président Makarond marque le coup.
« Votre idée de retraite généralisée par points était la bonne solution. Mais vous n’avez pas su l’expliquer à des gens que vous avez fait passer pour des imbéciles si ce n’est des couillons de béotien nés de la dernière pluie… Alors évidemment, à la première occasion, je le redis, ils auront foutu le boxon dans le paysage politique du pays : logique ! »
« Plus que ça ! »
Il aurait dit que « la seule chose qui vous aura importé c’était de battre Lapeine, pas une fois, mais deux fois. Et ça a marché, mais au-delà, tout le monde n’aura retenu que des choses négatives de votre passage à l’Élysée… la réforme des retraites mal conçue, mal préparée, mal présentée et finalement seulement paramétrique telle qu’il faudra y revenir, puis votre « quoi qu’il en coûte » et la crise du Covid…
« Je vous prie de cesser : ce n’est pas le propos… »
Quel est-il, alors ?
C’est bien ce qui importait le plus au chef de l’État : prévoir l’avenir, incapable qu’il est de réfléchir et trancher par lui-même sur des questions qui le dépassent en déduit Paul…
Ce qui a le don de l’énerver : se laisser piéger de cette façon-là, comme un bleu-bite par un ersatz de crétin qui se croit sorti de la cuisse de Jupiter, il en est furieux contre lui-même confiera-t-il plus tard…
Mais, mais… des attentats durant les jeux olympiques ?
« Ils seront probablement tous empêchés si chacun fait son travail correctement. »
Quel gouvernement après Attal ?
« Un type d’expérience… Il n’y a pas besoin d’un logiciel prédictif !
« Vous savez Président, quand une personne ne sait rien faire de ses dix doigts et s’ennuie à mourir dans son quotidien, soit il fait un mariage d’argent pour assumer ses caprices, ses vices et ses travers qu’il cultive alors jusqu’à la nausée, soit il fait voyou, soit il fait de la politique…
À croire que vous les attirez tous pour en être un vous-même, votre faiblesse étant de croire que tout est facile et s’acquiert sans peine ni effort, juste parce que vous le désirez.
C’est ce que la vie vous aura apporté jusque-là sans que vous n’en appreniez rien et, si j’osais dire avec tout le respect que je dois à votre fonction, jusqu’à imposer votre épouse là où d’autres ont été, à la même époque, poussés jusqu’au suicide[2]… »
« Un peu de respect, Monsieur ! On parle de l’intérêt supérieur du pays, pas de ma femme ! » s’énerve-t-il alors en dira Florence.
« Mon épouse n’a rien à voir là-dedans ! »
« J’en suis bien conscient, Monsieur le Président… Mais de là à faire émerger des « déviants » qui se croient supérieurs à leurs concitoyens pour oser et assumer des transgressions essentiellement sexuelles en les faisant passer pour des progrès sociétaux, c’est une grave erreur : il faut savoir vivre avec son temps et si le combat pour l’égalité « des minorités » est honorable et justifié, rappelez-vous de ce qui est arrivé à ceux qui ont soutenu, au nom de ce même combat, la pédophilie ! »
Mais ce n’est pas la même chose : abuser d’un enfant est un crime…
« Bien sûr, mais il était une époque où c’était justement une avancée sociétale extraordinaire, au même titre que les transgressions sexuelles entre adultes consentant… Mais depuis « Consentement[3] », « MeToo », « #BalanceTonPorc » et encore dans quelques ruralités de ploucs urbains bien contemporaines, si on peut et doit apprendre la tolérance aux imbéciles, si on peut punir des propos haineux, homophobes, racistes, antisémites, on ne peut toujours pas obliger les gens à vivre comme il ne leur convient pas et comme décidé et montré par quelques « pseudo-élites » qui n’osent même plus cacher ses travers et déviance par simple confort !
Tachez seulement de ne pas persister à en faire autant… Vous avez un statut, une fonction à assumer alors restez dans ce costume-là ! »
Le Président ne l’entendait pas de la sorte.
« Je suis à ma place et compte y rester à assumer contre vents et marées mes responsabilités de chef de l’État, figurez-vous jeune paltoquet inso… ! »
Il a failli rajouter « insolent », mais ça aurait été une tautologie redondante[4].
« J’entends bien que vous ne voulez pas me rejoindre dans le service de l’État et de la Nation, ce qui est votre droit le plus strict, mais je ne vous pardonne pas vos jugements hâtifs quant à mon mode de vie qui ne regarde que moi ! »
« Comprenez-moi bien, je ne menace pas, mais un banquier d’affaires qui fait un deal de plusieurs milliards sur les laits maternisés de grandes marques de laboratoires pharmaceutiques comme on en fait qu’une fois dans sa vie parce que générant au moins 45 millions d’euros de commissions, même si seulement un tiers revient au « patron de l’opération » selon les vieilles lois de la flibuste et les us des commodats de la marine marchande phénicienne, à savoir un tiers pour le propriétaire du navire, un tiers pour l’équipage et le dernier tiers pour le capitaine qui aura fait l’opération, ça doit laisser des traces dans une déclaration de patrimoine, celle à l’occasion de votre nomination en qualité de ministre de l’économie et des finances… »
Mais elle a été vérifiée et validée par les plus hautes autorités financières du pays.
« Certes, et elle est juste et non frauduleuse puisque vos 15 millions de commissions ne vous appartiennent juridiquement plus pour être l’actif exclusif d’un LDD dite « La Providence » domiciliée aux Caraïbes… et vous le savez bien, tant que rien n’en sort, c’est de l’argent qui travaille tout seul sur les marchés et qui n’a surtout pas à être déclaré à qui que ce soit.
Florence également : pour quelle raison Paul remue-t-il la boue qui entoure le Président ?
Une anticipation du logiciel BBR prédictif ?
On ne peut pas dire qu’il n’aura pas été prévenu…
« Mais ça aura gâché sa soirée ! » s’exclame Gustave, sidéré, quand on lui raconte cet épisode.
« Quand il s’agit de se mettre à dos les puissants de ce pays et les personnes dépositaires de l’autorité, « l’actionnaire » sait y faire ! »
Il n’aurait cru ça possible.
« Mais quelle mouche l’a piqué ?
« Ou qu’il protège les acquis… » propose Julie.
« Ou qu’il n’a tout simplement pas apprécié de s’être fait piéger… » insinue Florence.
Comment ça ?
« Euh… Ce n’est pas tout-à-fait ce que je voulais dire… Ce que je voulais dire, c’est que c’est moi qui ai insisté pour avoir des billets pour assister à cette cérémonie d’ouverture…
« Ce que je ne comprends pas » intervient Julie, « c’est que nous, on ne sert finalement à rien comme courroie de transmission… Si la Présidence voulait savoir si le logiciel « 3.0 » fonctionnait, elle n’avait qu’à lire nos rapports… »
Encore une qui se fait des illusions en conclue Alexis pour elle-même !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
[1] C’est Gilles Le Gendre, alors chef de file des députés LREM, déplorant que l’effet politique des mesures en faveur du pouvoir d’achat ait souffert d’un manque de clarté : « Notre erreur est d’avoir probablement été trop intelligents, trop subtils... ».
[2] Une référence à peine voilée à cette histoire dont on aura fait un film, « Mourir d’aimer »… même si le Président Makarond n’était pas né au moment de la sortie du film !
[3] Cf. Vanessa Springora.
[4] Telle que celle-là d’ailleurs…
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire