La nièce (1/3)…
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci
n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du
pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son
auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
En revanche, Christine est véritablement enthousiaste et prépare déjà « sa »
future mission à l’occasion d’un prochain vol programmé rapidement au mitan du mois
d’août.
Il y en aura plusieurs jusqu’en décembre.
Elle et son « binôme », Louison, également son assistante de laboratoire, travaillent autour du sujet de sa thèse de doctorante qui consistent en des études sur le comportement des fluides protéiques à haute concentration mais en microgravité.
L’objectif de ces travaux est de tester des modèles informatiques pour prédire leur comportement.
L’étude utilise normalement les résultats et observation du module Ring Sheared Drop de la Station spatiale internationale qui aura été lancé en juillet 2019 justement pour étudier l’écoulement de cisaillement en l’absence de parois solides.
C’est un système qui permet d’apprendre des réactions de solutions protéiques liquides sans contenants, éliminant ainsi les effets interférents des interactions avec les parois des contenants et comme ça pouvoir retracer comment les solutions protéiques à haute concentration se comportent dans diverses situations, telles que dans des récipients de différentes formes et des dispositifs de mélange.
Sur Terre, ça ne donne évidemment pas les mêmes résultats et Christine et son laboratoire utilise déjà un modèle plus compact du module en orbite sur l’ISS, un « bricolage », qui voyage en ballon-sonde ou encore dans l’Airbus « Zéro G » pour des mesures de quelques minutes seulement.
Naturellement, chacun sait dans le monde, que des
modèles plus précis pourraient faire progresser les processus de fabrication
dans l’espace et sur Terre et contribuer à la production de médicaments de
nouvelle génération pour le traitement des cancers et d’autres maladies.
Or, justement, disposant d’un ticket pour l’espace en qualité de future administratrice de la future fondation de Paul, elle mobilise ses contacts pour réunir les matériels dont elle a besoin pour des vols de plusieurs heures en impesanteur et faire des expériences et mesures plus précises et surtout sur des durées plus longues que ce que permet les vols en Airbus « Zéro G ».
Sa thèse vise seulement à établir des modélisations en fonction des résultats des essais et de la vérification des données qui peuvent ensuite conduire à la prédiction de modèles informatiques plus précis des conditions d’écoulement des liquides.
Elle aura expliqué tout l’intérêt de ses études à son oncle, qui outre le fait d’obtenir une mention maximæ honoræ pour ses travaux universitaires, devraient déboucher sur un job bien payé dans un des laboratoires pharmaceutiques mondiaux.
L’environnement de microgravité offre effectivement des capacités uniques pour l’étude de l’hydrodynamique, y compris la possibilité de confinement par tension superficielle à l’échelle macro.
Or, les systèmes liquides sans conteneur sont intéressants justement pour l’étude des solutions protéiques car ils isolent les interactions à surface libre tout en éliminant les effets des interactions chimiques, de sorption et électrostatiques des protéines en contact avec les parois solides.
Les modèles étudiés visent ainsi à devenir prédictifs du flux non-newtonien de protéines à haute concentration à l’interface.
Car la compréhension et le contrôle de l’agrégation des protéines dans les systèmes à forte concentration de protéines en présence de surfaces libres sont actuellement un talon d’Achille dans la fabrication pharmaceutique.
Paul parvient à comprendre que l’incorporation d’équations constitutives non newtoniennes pour les écoulements interfaciaux, et en vrac, et le couplage des contraintes interfaciales, et en vrac, sont essentiels pour les modèles mécanistes capables de prédire le comportement dans des conditions d’écoulement d’intérêt pratique.
Et si le problème est intrinsèquement non linéaire, et il est nécessaire de développer des techniques numériques robustes et précises pour le résoudre et interroger la dynamique, ainsi que pour valider et vérifier les résultats expérimentalement.
Parce que l’absence actuelle d’une telle capacité entrave aujourd’hui les progrès scientifiques dans la compréhension de sa nature et les progrès technologiques à venir.
Il faut savoir que l’hydrodynamique interfaciale est vitale dans de nombreux domaines, notamment la transformation des aliments, la fabrication de microélectronique (notamment la photolithographie de l’industrie des puces informatiques) et la médecine. L’hydrodynamique interfaciale est également importante dans les domaines émergents, tels que le traitement interfacial des produits pharmaceutiques. Tous ces domaines nécessitent une compréhension à la fois des propriétés des matériaux interfaciaux et de la façon dont ils interagissent avec d’autres phénomènes d’écoulement.
La pratique actuelle consistant à mesurer les propriétés interfaciales apparentes sans moyen clair d’extraire les propriétés des matériaux produit des données d’une utilité limitée. De plus, jusque-là, il n’a pas été possible d’examiner comment une interface non linéaire et non newtonienne affecte les écoulements en vrac.
La principale contribution réside dans la combinaison synergique de la théorie, des expériences et des simulations prédictives pour combler cette lacune.
Or, la réduction du recours à l’expérimentation ad hoc rendue possible par ce travail devrait avoir un impact profond sur la science et l’ingénierie interfaciales.
De meilleurs modèles pour prédire le comportement des fluides complexes pourraient aussi soutenir l’expansion de la fabrication en orbite terrestre basse et soutenir le développement de l’impression 3D dans des environnements à gravité réduite tels que sur la Lune ou sur Mars.
Christine prévoit ainsi douze expériences au total,
chacune d’entre elles durant nominalement 24 heures, avec une durée de cycle de
48 heures pour chaque expérience.
Les expériences comprennent des mesures obtenues à partir d’enregistrements vidéo pour déterminer la vitesse des particules d’ensemencement dans la goutte pendant la rotation constante de l’anneau de contact rotatif.
Elle envisage de préparer, pour chaque expérience, un échantillon congelé (seringue de 12 ml remplie à 10,5 ml), le laisser se réchauffer à température ambiante, puis d’installer la seringue dans l’ensemble d’injection du dispositif embarqué.
Les opérations commenceront nominalement 12 heures plus tard : une fois les mesures terminées (durée de fonctionnement de 24 heures), la seringue d’échantillon congelée suivante peut être récupérée pour un stockage froid.
Pour son premier vol, elle envisage que les six échantillons seront constitués de solutions d’albumine sérique bovine, trois concentrations différentes, chaque concentration étant répétée une fois. Pour le deuxième vol, les six échantillons seront constitués de solutions d’albumine sérique humaine avec encore une fois, trois concentrations différentes, chaque concentration étant répétée une fois.
Parce qu’elle compte bien faire deux vols avec Paul pour pilote du démonstrateur Nivelle.
« On ne peut pas limiter les risques d’une rentrée atmosphérique à un seul essai ? Parce que moi, il faut que je réalise au moins un vol optimisé pour enregistrer tous les paramètres et des mesures des sondes afin de modéliser les actions sur les gouvernes et ce jusqu’à l’amerrissage pour le moment toujours programmé sur l’atoll des Chagos… modélisation qui va servir de référence au pilote automatique. »
Ça l’embêterait tant que ça de l’emmener alors une seule fois mais pour un vol de 48 heures, dans ces conditions ?
« Non pas du tout… Il faut juste prévoir de quoi boire, manger et respirer pendant 48 heures… »
« Et dormir… dans la même pièce que ta nièce… D’autant que je dors mieux nue… »
Là franchement, si elle se pensait être une personne irrésistiblement sexy, elle se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude, avec ses formes filiformes, plutôt son absence de formes et son gros nez… en pense Paul pour lui-même.
Un tas d’os sans aucun charme, sauf pour ceux qui aiment les crêpes…
« Ne t’imagine pas des trucs, toi ! D’abord tu es ma nièce que si tu espères me dévergonder, tu me ferais passer pour un pervers incestueux, ensuite tu es trop jeune à me faire passer pour un pervers pédophile et enfin j’ai cru comprendre que tu étais lesbienne ! Ça fait beaucoup… »
Et il aurait pu rajouter qu’il aime bien tout de même être séduit, mais avant…
Elle réplique alors : « Il paraît que ma tante est bi, comme Louison, et que vous appréciez les plans à trois ! »
D’où sort-elle ça, encore ?
Sûrement une des médisances de son père, Jacques, le frère aîné de Paul qui doit encore avoir des fantasmes non réalisés.
« J’emmène Florence en orbite pour lui faire un troisième gamin, mais en duo ! Je n’ai besoin de personne. Et c’est elle qui dispose des autorisations pour tout le reste. Quand elle ne veut pas, je ne fais pas ! »
Il veut dire par là que si elle ne vient pas au vol prévu avant la fin de l’année pour un coït spatial, il ne se fera pas, un point c’est tout, d’autant qu’elle n’est pas très chaude pour ce genre de trip.
Mais Christine ne comprend pas la même chose. Elle
entend que si Florence accepte, elle sera présente pour de fines observations.
Et ça donne : « Eh bien, je lui en parlerai… J’aimerai bien
compléter mes recherches par un petit addendum sur l’écoulement des fluides
corporels en apesanteur… »
Où ça va se nicher, se demande Paul ? Parce que globalement, on sait déjà comment ça se passe avec la sueur des astronautes dans l’ISS jusqu’à documenter le problème et élaborer des solutions, comme notamment se laver la peau, les dents et les cheveux… ou capter les urines et excréments des équipages : tout ça a déjà été étudié !
Et de continuer à le contrarier. « Si ma tante se désiste, Louison se fera un plaisir de payer de sa personne pour enrichir mes observations et mesures. Parce que, tonton, ne t’imagines pas que je fantasme : moi, je souffre d’algopareunie. Je ne supporte pas d’être pénétrée… »
Paul ne sait pas ce que c’est…
Mais avec ses notions de grecs antiques apprises au lycée, il comprend qu’il s’agit probablement de douleurs ressenties chez la femme ou l’homme lors des rapports sexuels.
Et elle lui explique, en complément, que ces problèmes affectent entre 4 et 28 % des femmes. En France on compterait ainsi que cette maladie touche 1 femme adulte sur 10, soit environ 2 millions…
« Pauvre de toi… » lâche Paul sans vouloir être méchant.
En ce qui la concerne, elle est aussi soignée pour une endométriose diagnostiquée, qui est une vraie maladie gynécologique chronique, de celles qui provoquent ses douleurs en cas d’intromission, liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine (l’endomètre), en dehors de la cavité utérine.
Voilà qui est « prometteur » en déduit Paul.
« J’avoue qu’une étude des fluides corporels
en apesanteur ferait le meilleur effet… surtout si les mesures réalisées sont
dirimantes… »
L’étude scientifique du sexe dans l’espace… il ne manquait plus que ça…
« Je te signale qu’il y a déjà quantité de documentations sur la copulation de couples de vivipare dans l’espace… L’avenir de l’espèce pourrait en dépendre… »
Elle sait, mais aucune donnée quantitative…
« Par exemple, ce que j’aimerai mesurer, parce qu’il y a controverse doctrinale sur le sujet, c’est comment se passe une éjaculation dans l’espace ? »
Et on paye des impôts pour payer des gens qui ont des idées pareilles et qui dépensent le reste de ton fric parce qu’ils font tout pour savoir la réponse à ce genre de question débile…
« Ça ne t’intéresse pas de savoir, Tonton ? »
Il saura avant Noël…
« Tu sais, Christine, vu l’environnement un peu particulier, je ne sais même pas même pas si je pourrai bander correctement…
La seule chose que je sais, c’est que j’ai le pied
assez marin pour ne pas avoir le mal de l’espace tout au long d’une
demi-journée en apesanteur… »
Il faut dire qu’ils ont été, lui et Bill, capelés dans
leurs ceintures de sécurité et leur combinaison anti-G qui remonte jusqu’à la
taille, durant tout le vol, hors le moment où ils sont allés chercher de quoi
se substanter dans le frigo du bord…
Là, ils ont pu « voler » en faisant très attention de ne pas se viander contre une paroi de la cabine ou un élément saillant du cockpit…
Ils n’ont donc pas trop profité de l’apesanteur de la cabine pour virevolter dans tous les sens jusqu’à s’en rendre éventuellement malade.
Car tu n’es pas malade quand tu as les yeux rivés sur les cardans de ton tableau de bord.
« Mais si : j’ai déjà fait des vols en Airbus « zéro G »… Et ça s’est très bien passé ! » affirme-t-elle toute fière d’elle-même.
« Eh bien, tu n’as qu’à faire ce genre d’expérience à bord de l’Airbus. »
Mais… mais puisqu’il lui propose de mettre à disposition son démonstrateur pour un séjour de 48 heures en orbite…
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A
ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA
DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE »
!
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
Il y en aura plusieurs jusqu’en décembre.
Elle et son « binôme », Louison, également son assistante de laboratoire, travaillent autour du sujet de sa thèse de doctorante qui consistent en des études sur le comportement des fluides protéiques à haute concentration mais en microgravité.
L’objectif de ces travaux est de tester des modèles informatiques pour prédire leur comportement.
L’étude utilise normalement les résultats et observation du module Ring Sheared Drop de la Station spatiale internationale qui aura été lancé en juillet 2019 justement pour étudier l’écoulement de cisaillement en l’absence de parois solides.
C’est un système qui permet d’apprendre des réactions de solutions protéiques liquides sans contenants, éliminant ainsi les effets interférents des interactions avec les parois des contenants et comme ça pouvoir retracer comment les solutions protéiques à haute concentration se comportent dans diverses situations, telles que dans des récipients de différentes formes et des dispositifs de mélange.
Sur Terre, ça ne donne évidemment pas les mêmes résultats et Christine et son laboratoire utilise déjà un modèle plus compact du module en orbite sur l’ISS, un « bricolage », qui voyage en ballon-sonde ou encore dans l’Airbus « Zéro G » pour des mesures de quelques minutes seulement.
Or, justement, disposant d’un ticket pour l’espace en qualité de future administratrice de la future fondation de Paul, elle mobilise ses contacts pour réunir les matériels dont elle a besoin pour des vols de plusieurs heures en impesanteur et faire des expériences et mesures plus précises et surtout sur des durées plus longues que ce que permet les vols en Airbus « Zéro G ».
Sa thèse vise seulement à établir des modélisations en fonction des résultats des essais et de la vérification des données qui peuvent ensuite conduire à la prédiction de modèles informatiques plus précis des conditions d’écoulement des liquides.
Elle aura expliqué tout l’intérêt de ses études à son oncle, qui outre le fait d’obtenir une mention maximæ honoræ pour ses travaux universitaires, devraient déboucher sur un job bien payé dans un des laboratoires pharmaceutiques mondiaux.
L’environnement de microgravité offre effectivement des capacités uniques pour l’étude de l’hydrodynamique, y compris la possibilité de confinement par tension superficielle à l’échelle macro.
Or, les systèmes liquides sans conteneur sont intéressants justement pour l’étude des solutions protéiques car ils isolent les interactions à surface libre tout en éliminant les effets des interactions chimiques, de sorption et électrostatiques des protéines en contact avec les parois solides.
Les modèles étudiés visent ainsi à devenir prédictifs du flux non-newtonien de protéines à haute concentration à l’interface.
Car la compréhension et le contrôle de l’agrégation des protéines dans les systèmes à forte concentration de protéines en présence de surfaces libres sont actuellement un talon d’Achille dans la fabrication pharmaceutique.
Paul parvient à comprendre que l’incorporation d’équations constitutives non newtoniennes pour les écoulements interfaciaux, et en vrac, et le couplage des contraintes interfaciales, et en vrac, sont essentiels pour les modèles mécanistes capables de prédire le comportement dans des conditions d’écoulement d’intérêt pratique.
Et si le problème est intrinsèquement non linéaire, et il est nécessaire de développer des techniques numériques robustes et précises pour le résoudre et interroger la dynamique, ainsi que pour valider et vérifier les résultats expérimentalement.
Parce que l’absence actuelle d’une telle capacité entrave aujourd’hui les progrès scientifiques dans la compréhension de sa nature et les progrès technologiques à venir.
Il faut savoir que l’hydrodynamique interfaciale est vitale dans de nombreux domaines, notamment la transformation des aliments, la fabrication de microélectronique (notamment la photolithographie de l’industrie des puces informatiques) et la médecine. L’hydrodynamique interfaciale est également importante dans les domaines émergents, tels que le traitement interfacial des produits pharmaceutiques. Tous ces domaines nécessitent une compréhension à la fois des propriétés des matériaux interfaciaux et de la façon dont ils interagissent avec d’autres phénomènes d’écoulement.
La pratique actuelle consistant à mesurer les propriétés interfaciales apparentes sans moyen clair d’extraire les propriétés des matériaux produit des données d’une utilité limitée. De plus, jusque-là, il n’a pas été possible d’examiner comment une interface non linéaire et non newtonienne affecte les écoulements en vrac.
La principale contribution réside dans la combinaison synergique de la théorie, des expériences et des simulations prédictives pour combler cette lacune.
Or, la réduction du recours à l’expérimentation ad hoc rendue possible par ce travail devrait avoir un impact profond sur la science et l’ingénierie interfaciales.
De meilleurs modèles pour prédire le comportement des fluides complexes pourraient aussi soutenir l’expansion de la fabrication en orbite terrestre basse et soutenir le développement de l’impression 3D dans des environnements à gravité réduite tels que sur la Lune ou sur Mars.
Les expériences comprennent des mesures obtenues à partir d’enregistrements vidéo pour déterminer la vitesse des particules d’ensemencement dans la goutte pendant la rotation constante de l’anneau de contact rotatif.
Elle envisage de préparer, pour chaque expérience, un échantillon congelé (seringue de 12 ml remplie à 10,5 ml), le laisser se réchauffer à température ambiante, puis d’installer la seringue dans l’ensemble d’injection du dispositif embarqué.
Les opérations commenceront nominalement 12 heures plus tard : une fois les mesures terminées (durée de fonctionnement de 24 heures), la seringue d’échantillon congelée suivante peut être récupérée pour un stockage froid.
Pour son premier vol, elle envisage que les six échantillons seront constitués de solutions d’albumine sérique bovine, trois concentrations différentes, chaque concentration étant répétée une fois. Pour le deuxième vol, les six échantillons seront constitués de solutions d’albumine sérique humaine avec encore une fois, trois concentrations différentes, chaque concentration étant répétée une fois.
Parce qu’elle compte bien faire deux vols avec Paul pour pilote du démonstrateur Nivelle.
« On ne peut pas limiter les risques d’une rentrée atmosphérique à un seul essai ? Parce que moi, il faut que je réalise au moins un vol optimisé pour enregistrer tous les paramètres et des mesures des sondes afin de modéliser les actions sur les gouvernes et ce jusqu’à l’amerrissage pour le moment toujours programmé sur l’atoll des Chagos… modélisation qui va servir de référence au pilote automatique. »
Ça l’embêterait tant que ça de l’emmener alors une seule fois mais pour un vol de 48 heures, dans ces conditions ?
« Non pas du tout… Il faut juste prévoir de quoi boire, manger et respirer pendant 48 heures… »
« Et dormir… dans la même pièce que ta nièce… D’autant que je dors mieux nue… »
Là franchement, si elle se pensait être une personne irrésistiblement sexy, elle se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude, avec ses formes filiformes, plutôt son absence de formes et son gros nez… en pense Paul pour lui-même.
Un tas d’os sans aucun charme, sauf pour ceux qui aiment les crêpes…
« Ne t’imagine pas des trucs, toi ! D’abord tu es ma nièce que si tu espères me dévergonder, tu me ferais passer pour un pervers incestueux, ensuite tu es trop jeune à me faire passer pour un pervers pédophile et enfin j’ai cru comprendre que tu étais lesbienne ! Ça fait beaucoup… »
Et il aurait pu rajouter qu’il aime bien tout de même être séduit, mais avant…
Elle réplique alors : « Il paraît que ma tante est bi, comme Louison, et que vous appréciez les plans à trois ! »
D’où sort-elle ça, encore ?
Sûrement une des médisances de son père, Jacques, le frère aîné de Paul qui doit encore avoir des fantasmes non réalisés.
« J’emmène Florence en orbite pour lui faire un troisième gamin, mais en duo ! Je n’ai besoin de personne. Et c’est elle qui dispose des autorisations pour tout le reste. Quand elle ne veut pas, je ne fais pas ! »
Il veut dire par là que si elle ne vient pas au vol prévu avant la fin de l’année pour un coït spatial, il ne se fera pas, un point c’est tout, d’autant qu’elle n’est pas très chaude pour ce genre de trip.
Où ça va se nicher, se demande Paul ? Parce que globalement, on sait déjà comment ça se passe avec la sueur des astronautes dans l’ISS jusqu’à documenter le problème et élaborer des solutions, comme notamment se laver la peau, les dents et les cheveux… ou capter les urines et excréments des équipages : tout ça a déjà été étudié !
Et de continuer à le contrarier. « Si ma tante se désiste, Louison se fera un plaisir de payer de sa personne pour enrichir mes observations et mesures. Parce que, tonton, ne t’imagines pas que je fantasme : moi, je souffre d’algopareunie. Je ne supporte pas d’être pénétrée… »
Paul ne sait pas ce que c’est…
Mais avec ses notions de grecs antiques apprises au lycée, il comprend qu’il s’agit probablement de douleurs ressenties chez la femme ou l’homme lors des rapports sexuels.
Et elle lui explique, en complément, que ces problèmes affectent entre 4 et 28 % des femmes. En France on compterait ainsi que cette maladie touche 1 femme adulte sur 10, soit environ 2 millions…
« Pauvre de toi… » lâche Paul sans vouloir être méchant.
En ce qui la concerne, elle est aussi soignée pour une endométriose diagnostiquée, qui est une vraie maladie gynécologique chronique, de celles qui provoquent ses douleurs en cas d’intromission, liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine (l’endomètre), en dehors de la cavité utérine.
Voilà qui est « prometteur » en déduit Paul.
L’étude scientifique du sexe dans l’espace… il ne manquait plus que ça…
« Je te signale qu’il y a déjà quantité de documentations sur la copulation de couples de vivipare dans l’espace… L’avenir de l’espèce pourrait en dépendre… »
Elle sait, mais aucune donnée quantitative…
« Par exemple, ce que j’aimerai mesurer, parce qu’il y a controverse doctrinale sur le sujet, c’est comment se passe une éjaculation dans l’espace ? »
Et on paye des impôts pour payer des gens qui ont des idées pareilles et qui dépensent le reste de ton fric parce qu’ils font tout pour savoir la réponse à ce genre de question débile…
« Ça ne t’intéresse pas de savoir, Tonton ? »
Il saura avant Noël…
« Tu sais, Christine, vu l’environnement un peu particulier, je ne sais même pas même pas si je pourrai bander correctement…
Là, ils ont pu « voler » en faisant très attention de ne pas se viander contre une paroi de la cabine ou un élément saillant du cockpit…
Ils n’ont donc pas trop profité de l’apesanteur de la cabine pour virevolter dans tous les sens jusqu’à s’en rendre éventuellement malade.
Car tu n’es pas malade quand tu as les yeux rivés sur les cardans de ton tableau de bord.
« Mais si : j’ai déjà fait des vols en Airbus « zéro G »… Et ça s’est très bien passé ! » affirme-t-elle toute fière d’elle-même.
« Eh bien, tu n’as qu’à faire ce genre d’expérience à bord de l’Airbus. »
Mais… mais puisqu’il lui propose de mettre à disposition son démonstrateur pour un séjour de 48 heures en orbite…
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
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