Le déroulé (1/2)
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci
n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du
pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son
auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
Pour le reste, c’étaient bien les plus beaux Jeux de l’histoire. On ne
savait pas si la France atteindrait le nombre de médailles souhaité, même si
c’était bien parti. Et au fond, tout le monde s’en fichait un peu.
Ces Jeux olympiques, dont l’échec était tant redouté, auront été une réussite totale et une claque magistrale.
Ce n’est pas tant dans le domaine sportif que ces Jeux marquent les esprits, mais plutôt par leur incroyable beauté.
Au moment même où Remco Evenepoel a brandi son vélo triomphant avec comme
fond de toile la tour Eiffel, on a cessé de repousser l’évidence : oui,
ces Jeux olympiques 2024 resteront comme les plus beaux de l’Histoire. Ça
faisait quelques jours déjà que l’on tournait autour du pot, qu’à force de
décors magnifiques et de photos plus proches d’un tableau de Botticelli que
d’une Une de L’Équipe, le constat devenait implacable.
Et ça continuait, à chaque compétition charriant son nouveau lot d’images cultissimes qui ne feraient pas tache sur le plafond de la chapelle Sixtine.
Oubliés les tambours synchronisés et le Nid d’oiseau de Pékin, Londres 2012, le triathlon devant l’Opéra de Sidney, la piscine aussi ouverte que les comptes publics d’Athènes 2004.
Jamais on a fait plus beau avant, et jamais on ne fera plus délicieux pour les rétines par la suite.
À part d’hypothétiques JO à Rome.
Et encore, les monuments très religieux d’Italie semblent moins modulables à l’envie.
Ainsi, Moira Cristescu, spécialiste de mode qui s’y connaît en beauté,
valide le propos : « Les Jeux de Paris ont dépoussiéré le concept en sortant du
stade pour s’étendre sur la ville et profiter de ses diverses cartes postales.
Ils offrent des cadres incroyables à de nombreux sports et un esthétisme
exceptionnel qui semble ravir à l’unisson. »
Avec un peu moins de lyrisme, Camille Lacourt, ancien nageur olympique reconverti consultant, partage cet enthousiasme : « On se rend compte qu’on est capables de faire des choses grandioses, des choses que seule la France peut offrir.
Quand on voit la cérémonie d’ouverture… On est le seul pays à pouvoir se permettre une telle ouverture d’esprit.
Je suis tellement fier de comment ça se passe aujourd’hui. »
Ryan Lochte, nageur états-unien qui a également sa petite expérience des Jeux avec quand même 12 médailles, lui, aurait décrit des Jeux absolument incroyables et magiques.
Et délice aux oreilles, l’Américain l’avoue : ça commence à claquer fort des genoux au pays pour Los Angeles 2028.
« Comment passer après tout ça ? »
Il n’est rien de plus difficile à satisfaire qu’un Parisien, et pourtant,
même l’habitant de la capitale un rien blasé à force de payer cinq balles son
café en terrasse a adhéré à l’euphorie du moment. « Comme beaucoup, je
craignais un échec. J’avais peur qu’on ait été trop ambitieux avec ce choix
d’utiliser la ville comme stade et que ça ne fonctionne pas. Mais en réalité,
c’est aussi magnifique que magique, à la télé ou en vrai. »
La France avait peut-être perdu son optimisme, mais pas son génie !
On aurait pu craindre que cette réussite totale donne à Tony Estanguet des envies de mettre au bûcher tous les hérétiques qui ont douté de lui. Mais le président du comité d’organisation est peut-être le seul Français à être moins dithyrambique durant ces JO qu’avant.
Lui qui, annonçait-il y a deux mois au festival de Cannes, rien de moins que les plus grands Jeux de l’histoire, a sobrement déclaré à l’issu de l’ouverture : « Cette semaine, qu’est-ce qu’elle a été belle, qu’est-ce qu’elle a été intense ».
Et pas question de se laisser traiter de chauvins bas du front béret enfoncé sur le crâne et baguette de pain sous le bras, puisque le sujet monte aussi à l’international : déjà, chez le touriste !
Jin, chinois en visite, s’exclame : « C’est sublime, ce ne sont même plus des Jeux, mais une visite de Paris améliorée.
Tout en ressort plus beau, les JO comme la ville ».
Jerry Brewer, du plutôt mesuré et sérieux Washington Post, l’admettait : « Il y a ici plus de synergie entre l’événement et le lieu que dans n’importe lesquels des sept Jeux olympiques auxquels j’ai assisté. »
« Mais pardon, cessez d’être aussi beaux ! »
Ce n’étaient pas les Jeux les plus grands, mais c’était les plus beaux,
oui !
Laurent Favre, rédacteur en chef du service des sports au Temps, célèbre quotidien suisse, de trancher : ces JO de Paris sont-ils les meilleurs ?
Première étape au pays de la neutralité, refroidir le Français trop arrogant : « Ce ne sont pas forcément les plus grands, Los Angeles 1984 a sauvé le mouvement olympique, ne l’oublions pas. Ni les mieux organisés, où Pékin 2008 est indépassable. Ni les plus mémorables – Mexico 1968 a changé le sport. Ni même les plus novateurs : les épreuves dans les sites historiques sont un concept développé par Londres en 2012. »
Deux ou trois moments iconiques purement sportifs, hors exploits tricolores, manquent notamment à l’appel pour le moment.
Mais, deuxième partie pleine de cocorico et de french omelette de fromage : « ce sont les plus beaux, parce que les sites sont beaux, la ville est belle, le public est beau – parce qu’il est fervent, connaisseur et chauvin juste ce qu’il faut. »
Chauvinisme écarté, les pisse-froids diront qu’on est dans la culture de l’instant, qu’on dit ça à chaque Jeux, blablabla. Eh bien, c’est factuellement faux ! « Par le passé, il y a seulement les Jeux de Rome en 1960 qui ont provoqué le même débat esthétique, chef-d’œuvre de romantisme et d’amitié entre les peuples. »
Pour l’amitié entre les peuples, on ne sait pas encore, mais pour l’autocongratulation, il s’agissait d’en profiter pour plus d’une semaine.
Et puis, les JO de Paris 2024, ouvert sous une pluie battante, aura pris
des couleurs et de la chaleur. Ainsi, dimanche soir a eu lieu un gros temps
fort dans la compétition, avec la finale du 100 m masculin au Stade de France.
Dans une ambiance électrique, ce sprint a donné lieu à une sacrée bataille entre Américains et Jamaïcains, dont est sorti vainqueur Noah Lyles.
En rejoignant le RER de Saint-Denis, vers 23 h 30 dimanche, on ne s’attendait certainement pas à voir des supporters jamaïcains et suisses partager un remake d’une scène de Rasta Rockett, avec bobsleigh imaginaire à l’appui !
Mais après tout, on pensait encore moins vivre un final de soirée d’athlétisme des JO de Paris 2024 aussi haletant. Vainqueur du 100 m olympique en 9,79 secondes, l’Américain Noah Lyles n’a ainsi devancé le Jamaïcain Kishane Thompson que de 5 millièmes de seconde, dans un Stade de France en transe !
« C’est probablement l’une des plus belles courses auxquelles j’ai participé », soulignait la médaille de bronze US Fred Kerley.
Et pour cause, pour la première fois de l’histoire des Jeux, comme l’a indiqué le compte X OptaJean, une finale du 100 m voit l’intégralité de ses huit participants franchir la ligne dans un temps sous les 10 secondes !
De quoi nous donner envie de raconter les six principales histoires autour de ce sprint dément.
Noah Lyles a déboulé sur la piste du Stade de France avec des bonds de
kangourou, à 21 h 50 dimanche. Quelques secondes plus tard, les huit athlètes
qualifiés pour la finale étaient prêts à en découdre dans l’arène. La grande
explication allait donc vite avoir lieu. Enfin ça, c’est ce que chacun pensait
naïvement.
Il a en effet fallu attendre plus de quatre minutes pour que la musique (un brin « reloue ») dans le stade de Saint-Denis s’arrête et que les sprinteurs puissent prendre place dans les starting-blocks.
En conférence de presse après la course, un journaliste a annoncé aux athlètes que ce retard aurait été dû à la tentative d’intrusion d’un spectateur au niveau de la piste.
Une hypothèse confirmée par Tony Estanguet le lundi suivant à midi.
Les sprinteurs n’avaient en tout cas rien remarqué et Noah Lyles assurait ne pas avoir été perturbé du tout : « Je n’ai vu personne sur la piste. En attendant si longtemps avant d’entendre réellement "À vos marques", j’ai été choqué : cette foule était incroyable !
Elle m’a donné l’énergie que j’espérais. Je ne pouvais pas avoir un meilleur public. »
Pas un si gros point noir que ça donc, à en croire les principaux intéressés.
On peut décidément être un redoutable sprinteur tout en passant à côté de
ses départs. Il s’agit de la marque de fabrique de Noah Lyles, qui a besoin de
nombreuses foulées avant de produire son effort le plus tranchant. Ceci dit, il
n’est quand même pas banal de voir un futur champion olympique (dans quelques
secondes) toujours figurer au fond de la course (8ème) après 40 m de
course. C’est ce qui est arrivé ce dimanche-là à Noah Lyles, même s’il faut
préciser qu’il ne comptait à cet instant-là que 0,02 seconde de retard sur le
leader Kishane Thompson.
Septième après 50 mètres, troisième après 60 mètres, Noah Lyles s’apprête à réussir le coup parfait en doublant tout ce beau monde in extremis.
Sauf qu’après la ligne, alors que le flou semble entourer l’ordre d’arrivée, le nom de Kishane Thompson apparaît le premier à l’écran… avant d’être remplacé par la mention « vidéo ». Durant ces trente secondes d’incertitude totale, Noah Lyles vient souffler un mot à Thompson.
« J’ai cru qu’il l’avait fait », confie-t-il. « Quand on attendait que le résultat s’affiche, je lui ai dit : "Je crois que celle-là est pour toi, mon pote". Et là, quand j’ai vu mon nom, mon Dieu… Je vais être honnête : je ne m’attendais pas à voir mon nom apparaître en premier à l’écran. »
Pour autant, Kishane Thompson n’avait pas fermé la porte au coup de clim tant redouté le concernant : « Je lui ai répondu que je n’en étais pas sûr, c’était tellement serré ». Le verdict tombe alors : 9,784 contre 9,789 en faveur de l’Américain, fou de joie d’avoir été sauvé par le VAR.
Promis, on ne parle pas ici d’un hors-jeu en Ligue 1 mais d’un élément déterminant pour bien comprendre pourquoi l’or bascule d’un côté et pas de l’autre. Non, sur la superbe photo aérienne, on peut noter que le pied de Thompson mais aussi celui de Fred Kerley franchissent la ligne avant Noah Lyles.
Sauf que le règlement en athlétisme est différent du foot : il indique en substance que l’horloge de course ne s’arrête que lorsque votre torse, et non pas la première partie de votre corps, franchit la ligne. Or on voit Noah Lyles se pencher avec sa poitrine, contrairement à Thompson.
Cette course au Stade de France déchaîne observateurs et statisticiens. Car seulement 0,12 seconde sépare le nouveau champion olympique du dernier de ce sprint, le Jamaïcain Oblique Séville (9,91 s).
« Sur la piste, tout le monde est arrivé persuadé de pouvoir gagner cette course », résume Noah Lyles. « C’est l’état d’esprit qu’il faut avoir. Je n’ai pas fait cela au milieu d’une course lente. C’était face aux meilleurs des meilleurs dans le plus grand stade, avec la plus grosse pression. Il y a trois ans, je n’étais même pas sur le 100 m. »
Son compatriote Fred Kerley précisera : « Les gens ne se rendent pas totalement compte que n’importe qui dans cette finale aurait pu l’emporter. »
La déclaration de Fred Kerley prend tout son sens lorsqu’on voit que le
huitième et dernier de la finale de ce 100 m, Oblique Seville, avait fini
deuxième des demi-finales derrière son compatriote Kishane Thompson, mais
devant Noah Lyles (9,80 s contre 9,83), nouveau phénomène de la courte
distance, après s’être surtout consacré au 200 m.
Au moment de franchir la ligne dans cette demi-finale, Oblique Seville avait cherché du regard le champion du monde en titre sur 100 et 200 m.
Une attitude qui rappelle son chambrage envers l’Américain, le 1er juin à Kingston (Jamaïque). Noah Lyles n’avait pas apprécié et avait posté un message pour interpeller le Jamaïcain sur X : « Je me souviendrai de ça, Oblique, on se voit à Paris ».
Premier vainqueur olympique américain sur 100 m depuis Justin Gatlin en 2004, Noah Lyles tient là son éclatante revanche.
Pour mémoire (n’en
déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE
PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE »,
REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
Ces Jeux olympiques, dont l’échec était tant redouté, auront été une réussite totale et une claque magistrale.
Ce n’est pas tant dans le domaine sportif que ces Jeux marquent les esprits, mais plutôt par leur incroyable beauté.
Et ça continuait, à chaque compétition charriant son nouveau lot d’images cultissimes qui ne feraient pas tache sur le plafond de la chapelle Sixtine.
Oubliés les tambours synchronisés et le Nid d’oiseau de Pékin, Londres 2012, le triathlon devant l’Opéra de Sidney, la piscine aussi ouverte que les comptes publics d’Athènes 2004.
Jamais on a fait plus beau avant, et jamais on ne fera plus délicieux pour les rétines par la suite.
À part d’hypothétiques JO à Rome.
Et encore, les monuments très religieux d’Italie semblent moins modulables à l’envie.
Avec un peu moins de lyrisme, Camille Lacourt, ancien nageur olympique reconverti consultant, partage cet enthousiasme : « On se rend compte qu’on est capables de faire des choses grandioses, des choses que seule la France peut offrir.
Quand on voit la cérémonie d’ouverture… On est le seul pays à pouvoir se permettre une telle ouverture d’esprit.
Je suis tellement fier de comment ça se passe aujourd’hui. »
Ryan Lochte, nageur états-unien qui a également sa petite expérience des Jeux avec quand même 12 médailles, lui, aurait décrit des Jeux absolument incroyables et magiques.
Et délice aux oreilles, l’Américain l’avoue : ça commence à claquer fort des genoux au pays pour Los Angeles 2028.
« Comment passer après tout ça ? »
La France avait peut-être perdu son optimisme, mais pas son génie !
On aurait pu craindre que cette réussite totale donne à Tony Estanguet des envies de mettre au bûcher tous les hérétiques qui ont douté de lui. Mais le président du comité d’organisation est peut-être le seul Français à être moins dithyrambique durant ces JO qu’avant.
Lui qui, annonçait-il y a deux mois au festival de Cannes, rien de moins que les plus grands Jeux de l’histoire, a sobrement déclaré à l’issu de l’ouverture : « Cette semaine, qu’est-ce qu’elle a été belle, qu’est-ce qu’elle a été intense ».
Et pas question de se laisser traiter de chauvins bas du front béret enfoncé sur le crâne et baguette de pain sous le bras, puisque le sujet monte aussi à l’international : déjà, chez le touriste !
Jin, chinois en visite, s’exclame : « C’est sublime, ce ne sont même plus des Jeux, mais une visite de Paris améliorée.
Tout en ressort plus beau, les JO comme la ville ».
Jerry Brewer, du plutôt mesuré et sérieux Washington Post, l’admettait : « Il y a ici plus de synergie entre l’événement et le lieu que dans n’importe lesquels des sept Jeux olympiques auxquels j’ai assisté. »
« Mais pardon, cessez d’être aussi beaux ! »
Laurent Favre, rédacteur en chef du service des sports au Temps, célèbre quotidien suisse, de trancher : ces JO de Paris sont-ils les meilleurs ?
Première étape au pays de la neutralité, refroidir le Français trop arrogant : « Ce ne sont pas forcément les plus grands, Los Angeles 1984 a sauvé le mouvement olympique, ne l’oublions pas. Ni les mieux organisés, où Pékin 2008 est indépassable. Ni les plus mémorables – Mexico 1968 a changé le sport. Ni même les plus novateurs : les épreuves dans les sites historiques sont un concept développé par Londres en 2012. »
Deux ou trois moments iconiques purement sportifs, hors exploits tricolores, manquent notamment à l’appel pour le moment.
Mais, deuxième partie pleine de cocorico et de french omelette de fromage : « ce sont les plus beaux, parce que les sites sont beaux, la ville est belle, le public est beau – parce qu’il est fervent, connaisseur et chauvin juste ce qu’il faut. »
Chauvinisme écarté, les pisse-froids diront qu’on est dans la culture de l’instant, qu’on dit ça à chaque Jeux, blablabla. Eh bien, c’est factuellement faux ! « Par le passé, il y a seulement les Jeux de Rome en 1960 qui ont provoqué le même débat esthétique, chef-d’œuvre de romantisme et d’amitié entre les peuples. »
Pour l’amitié entre les peuples, on ne sait pas encore, mais pour l’autocongratulation, il s’agissait d’en profiter pour plus d’une semaine.
Dans une ambiance électrique, ce sprint a donné lieu à une sacrée bataille entre Américains et Jamaïcains, dont est sorti vainqueur Noah Lyles.
En rejoignant le RER de Saint-Denis, vers 23 h 30 dimanche, on ne s’attendait certainement pas à voir des supporters jamaïcains et suisses partager un remake d’une scène de Rasta Rockett, avec bobsleigh imaginaire à l’appui !
Mais après tout, on pensait encore moins vivre un final de soirée d’athlétisme des JO de Paris 2024 aussi haletant. Vainqueur du 100 m olympique en 9,79 secondes, l’Américain Noah Lyles n’a ainsi devancé le Jamaïcain Kishane Thompson que de 5 millièmes de seconde, dans un Stade de France en transe !
« C’est probablement l’une des plus belles courses auxquelles j’ai participé », soulignait la médaille de bronze US Fred Kerley.
Et pour cause, pour la première fois de l’histoire des Jeux, comme l’a indiqué le compte X OptaJean, une finale du 100 m voit l’intégralité de ses huit participants franchir la ligne dans un temps sous les 10 secondes !
De quoi nous donner envie de raconter les six principales histoires autour de ce sprint dément.
Il a en effet fallu attendre plus de quatre minutes pour que la musique (un brin « reloue ») dans le stade de Saint-Denis s’arrête et que les sprinteurs puissent prendre place dans les starting-blocks.
En conférence de presse après la course, un journaliste a annoncé aux athlètes que ce retard aurait été dû à la tentative d’intrusion d’un spectateur au niveau de la piste.
Une hypothèse confirmée par Tony Estanguet le lundi suivant à midi.
Les sprinteurs n’avaient en tout cas rien remarqué et Noah Lyles assurait ne pas avoir été perturbé du tout : « Je n’ai vu personne sur la piste. En attendant si longtemps avant d’entendre réellement "À vos marques", j’ai été choqué : cette foule était incroyable !
Elle m’a donné l’énergie que j’espérais. Je ne pouvais pas avoir un meilleur public. »
Pas un si gros point noir que ça donc, à en croire les principaux intéressés.
Septième après 50 mètres, troisième après 60 mètres, Noah Lyles s’apprête à réussir le coup parfait en doublant tout ce beau monde in extremis.
Sauf qu’après la ligne, alors que le flou semble entourer l’ordre d’arrivée, le nom de Kishane Thompson apparaît le premier à l’écran… avant d’être remplacé par la mention « vidéo ». Durant ces trente secondes d’incertitude totale, Noah Lyles vient souffler un mot à Thompson.
« J’ai cru qu’il l’avait fait », confie-t-il. « Quand on attendait que le résultat s’affiche, je lui ai dit : "Je crois que celle-là est pour toi, mon pote". Et là, quand j’ai vu mon nom, mon Dieu… Je vais être honnête : je ne m’attendais pas à voir mon nom apparaître en premier à l’écran. »
Pour autant, Kishane Thompson n’avait pas fermé la porte au coup de clim tant redouté le concernant : « Je lui ai répondu que je n’en étais pas sûr, c’était tellement serré ». Le verdict tombe alors : 9,784 contre 9,789 en faveur de l’Américain, fou de joie d’avoir été sauvé par le VAR.
Promis, on ne parle pas ici d’un hors-jeu en Ligue 1 mais d’un élément déterminant pour bien comprendre pourquoi l’or bascule d’un côté et pas de l’autre. Non, sur la superbe photo aérienne, on peut noter que le pied de Thompson mais aussi celui de Fred Kerley franchissent la ligne avant Noah Lyles.
Sauf que le règlement en athlétisme est différent du foot : il indique en substance que l’horloge de course ne s’arrête que lorsque votre torse, et non pas la première partie de votre corps, franchit la ligne. Or on voit Noah Lyles se pencher avec sa poitrine, contrairement à Thompson.
Cette course au Stade de France déchaîne observateurs et statisticiens. Car seulement 0,12 seconde sépare le nouveau champion olympique du dernier de ce sprint, le Jamaïcain Oblique Séville (9,91 s).
« Sur la piste, tout le monde est arrivé persuadé de pouvoir gagner cette course », résume Noah Lyles. « C’est l’état d’esprit qu’il faut avoir. Je n’ai pas fait cela au milieu d’une course lente. C’était face aux meilleurs des meilleurs dans le plus grand stade, avec la plus grosse pression. Il y a trois ans, je n’étais même pas sur le 100 m. »
Son compatriote Fred Kerley précisera : « Les gens ne se rendent pas totalement compte que n’importe qui dans cette finale aurait pu l’emporter. »
Au moment de franchir la ligne dans cette demi-finale, Oblique Seville avait cherché du regard le champion du monde en titre sur 100 et 200 m.
Une attitude qui rappelle son chambrage envers l’Américain, le 1er juin à Kingston (Jamaïque). Noah Lyles n’avait pas apprécié et avait posté un message pour interpeller le Jamaïcain sur X : « Je me souviendrai de ça, Oblique, on se voit à Paris ».
Premier vainqueur olympique américain sur 100 m depuis Justin Gatlin en 2004, Noah Lyles tient là son éclatante revanche.
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
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