La cérémonie d’ouverture (3/3)
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci
n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du
pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son
auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
On relève également que le tableau « Festivités » imaginé par Thomas Joly
force l’extravagance et le maquillage, soit le principe même du drag, en
surjouant « cette esthétique camp, kitsch entre guillemets, qui appuie le
mauvais goût ».
Et ce mauvais goût est « politique parce qu’il vient remettre en cause le bon goût, le goût dominant, donc la culture dominante ».
C’est en fait l’explication « psychanalytique » des réaction épidermiques qu’auront créé cette séquence de l’ouverture des jeux…
À l’inverse, après une « pénible » cérémonie de clôture
difficilement compréhensible au Stade France, la belle mais trop longue
cérémonie d’ouverture des jeux para-olympique sur la place de la Concorde aura
laisser le public sur sa faim. C’est le manque de véritables surprises qui
auront rendu cette cérémonie d’ouverture un brin ennuyeuse.
Il faut dire aussi qu’il aura fallu un mois de travaux pour démonter les deux enceintes sportives éphémères qui avaient pris place autour de l’Obélisque de Louxor durant les JO du mois de juillet et réaménager la place pour accueillir le défilé des athlètes porteurs de handicap.
Pour Paul, qui aura assisté de loin à cette troisième parade, les deux premières ayant trait à l’ouverture et la clôture des JO d’été, c’était le défilé des « horreurs de la nature »…
Non pas que l’écœurement de ce que la vie et « dame nature » réservent aux plus malchanceux dans leur corps martyrisé ne soit pas sublimé, dépassé par cette joie folle qui rayonnait dans les yeux des participants à faire partie des sélections de l’élite mondiale de l’olympisme, chacun dans sa discipline, et défiler au cœur de la Capitale de l’olympisme de ce millésime, le remplisse de fierté pour tous ceux-là, mais « ça fait un peu défilé des monstres ! » aura-t-il évoqué.
Et de tout de même conclure : « Bravo, il fallait oser ! »
Sous-entendu que lui ne pourrait pas en faire autant, ce qui grandit encore et d’autant son admiration pour ces athlètes qui savourent leur « jour de gloire »…
Il faut dire qu’il est aussi vrai que les organisateurs de Jeux de Los
Angeles devront se lever de bonne heure pour ne serait-ce que tenter d’arriver
à la cheville de Paris et sa cérémonie d’ouverture grandiose, celle des Jeux
paralympiques, « la petite sœur cool » comme l’a surnommée Daphné Bürki,
partait de loin pour rivaliser avec la majestueuse aînée.
De trop loin peut-être. Car oui, cette cérémonie-là d’ouverture des paralympiques aura déçu.
D’une part le décor n’était pas le même que le 25 juillet.
Si la place de la Concorde et les Champs Élysées, théâtre des festivités, n’ont pas eu à rougir devant rien ni personne, difficile, voire impossible, de concurrencer la Seine, ses quais, ses ponts, ses monuments en pagaille et ses tableaux tous aussi époustouflants les uns que les autres.
Dans ce décor figé, dans ce stade à ciel ouvert, le défilé des délégations aura paru sinon interminable, du moins très, très long.
Et ce n’est pas la performance initiale de Christine and the Queen et sa reprise toute particulière de « Non, je ne regrette rien » d’Edith Piaf qui a pu y changer quoi que ce soit.
Quand la cérémonie des JO laissait place à de sublimes tableaux entre les
défilés de bateaux, permettant, de fait, de trouver le temps moins long, celui
des « para-olympiques » a fait le choix d’un défilé en bloc des 168
nations représentées.
Près d’une heure et demie, montre en main, même avec un DJ alternant entre du bon son électro et quelques classiques de la chanson française, on a beau dire, on a beau faire, à un moment donné ça baille aux corneilles et ça se tortille sur son siège, les fesses maltraitées par la position assise : il n’y a que les « ronds-de-cuir » pour supporter pareil traitement sans se lever de façon impromptue !
Un constat que n’ont pas eu à faire la plupart des athlètes chinois, aussitôt assis, aussitôt rentrés au village olympique pour préparer leur moisson de médaille, comme à chaque paralympiade.
Si le public est quant à lui resté jusqu’au bout, il n’a jamais vraiment réussi à allumer le feu, se contentant d’applaudir les délégations et de chanter en chœur un petit « Allez les Bleus ! » de rigueur au passage de la délégation française.
Et il ne fallait pas compter sur Tony « l’ambianceur » Estanguet pour réveiller tout cela. « Bienvenue au pays de l’amour… Et de la Révolution », a-t-il commencé par dire, avant de se reprendre, de peur certainement de voir Manuel Makarond, le Président en exercice de la République, toujours à la recherche d’un gouvernement à ce moment-là après un été tumultueux et la claque reçue aux législatives anticipées, de virer au blanc cassé et prendre ses jambes à son cou.
« Rassurez-vous, ce soir, pas de prise de la Bastille et pas de
guillotine. Car ce soir débute la plus belle des révolutions, la révolution
paralympique. Ce soir, les révolutionnaires, c’est vous, chers athlètes. De nos
ancêtres au bonnet phrygien, vous avez le panache et l’audace. Des
révolutionnaires du monde entier, vous avez le courage et la détermination.
Comme eux, vous vous battez pour une cause qui vous dépasse. Mais vos armes à
vous, ce sont les performances. Vos armes à vous, ce sont les records. Vos
armes à vous, ce sont les émotions du sport. »
Bien vu !
Une fois le drapeau paralympique brandi (à l’endroit, incroyable mais vrai, pas comme en juillet), les tableaux ont enfin pu reprendre leurs droits. Et si on laissera aux spécialistes du spectacle contemporain le soin de juger de leur valeur où on a peiné à retrouver trace du côté « militant » vendu par Thomas Jolly les jours précédents.
Tantôt en Men (and Women) in Black, dans un joyeux bazar chorégraphique, tantôt dans des combinaisons à la Squid Game, les danseuses et danseurs, valides ou en situation de handicap, ont livré des performances esthétiques rares sur cette place de la bien nommée Concorde, censée réconcilier ceux dont le corps a été épargné et les autres, les invisibles de nos sociétés que ces Jeux se doivent de remettre sur le devant de la scène.
Et sur ce point, en revanche, le pari a été très réussi.
Voir l’artiste Lucky Love, sorte de sosie de Freddie Mercury, retirer sa
veste de costard pour exhiber, torse nu, son bout de bras gauche, lui qui
souffre d’agénésie, une malformation rare in utero qui l’a fait naître
ainsi, avait quelque chose de beau et de puissant.
Tout comme les deux clips vidéo diffusés sur les écrans géants dans lesquels des athlètes paralympiques racontaient leur rapport à leur corps. Et le regard des autres qui parfois détournent les yeux sur des malformations qui ne devraient pas faire peur à qui que ce soit. « Je ne peux pas dire que je ne me serais pas moi-même regardée comme une bête curieuse dans la rue », admettait une athlète amputée des deux bras…
Au fond, ces témoignages rares, diffusés en mondovision, suffisent à eux seuls à revoir en partie nos jugements sur cette cérémonie.
Car c’était bien là l’essentiel : faire passer un message d’inclusion,
lancer un appel à l’acceptation de l’autre, quelles que soient la nature et la
gravité de son handicap.
Pour cela, encore faudra-t-il que cela perdure par-delà les Jeux, comme l’a rappelé Tony Estanguet : « C’est ça, la révolution paralympique. Une révolution douce mais qui va changer chacune et chacun d’entre nous en profondeur, pour toujours. Une révolution individuelle mais avec une portée universelle. Un changement soudain : le 9 septembre, nous nous réveillerons différents. »
Après 17 jours d’interlude, et devant 500 millions de téléspectateurs, la tant attendue ou tant redoutée cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques, nommée « Paradoxe », restera dans les mémoires. En totale rupture avec la cérémonie d’ouverture des JO, la place de la Concorde a effectivement rarement aussi bien porté son nom, n’en déplaise aux royalistes qui se réunissent régulièrement dans le recoin à proximité du bâtiment de l’amirauté, là où se dressait l’échafaud qui aura coupé en deux le roi Louis le XVIIIème.
Pour les premiers Jeux paralympiques français depuis leur création en
1960, quelque 4.400 parasportifs de 168 délégations ont défilé des
Champs-Élysées à la place de la Concorde. Sur la scène qui entourait
l’Obélisque, 150 danseurs, dont 20 handicapés, ont réalisé « des performances
jamais vues auparavant », selon Thomas Jolly.
Avec un total de 500 artistes mobilisés, le directeur artistique ne s’est pas trompé : les 150 euros du billet low cost n’étaient pas volés.
Qu’est-il arrivé à Thomas Jolly ?
A-t-il adapté son spectacle aux critiques qui ont fusé ?
Ce n’est sans doute pas lui qui l’avouera.
Il souhaitait raconter « une histoire qui va de la discorde à la concorde ».
Décliné en quatre tableaux, Discorde, Sportographie, Concorde, Célébration, presque tout le spectacle est beau, stupéfiant et joyeux.
Sur la grande scène rectangulaire au centre de la place, les béquilles et
les fauteuils roulants sont à l’honneur. La mise en scène par le Suédois
Alexander Echman, plus inspiré que son prédécesseur du 26 juillet, montre des
tableaux originaux et touchants : les danseurs font montre d’une frénésie, d’un
enthousiasme et de prouesses techniques superbes.
Avec un Victor Le Masne à la direction, les chansons classiques françaises ponctuent le déroulé de la cérémonie et les chorégraphies, avec en point d’orgue le Boléro de Maurice Ravel.
Seul choix tendancieux : celui de la chanteuse Christine and the Queens, qui interprète un nouveau titre d’Édith Piaf « Non, je ne regrette rien » avec un certain succès.
L’icône française androgyne, désormais RedCar (elle change souvent de patronyme d’artiste, d’apparence et même d’attirances et de pratiques sexuelles) à la discographie largement récompensée, n’est revenue qu’à la fin pour interpréter le titre français « Born to Be Alive ».
Un moment fort de la soirée aura également été le témoignage de personnes
devenues brutalement handicapées, parlant de leur acceptation par les autres et
par elles-mêmes ainsi que de leur résilience. Une « leçon de vie »,
lorsqu’on sait, comme l’a rappelé France 2, que le handicap touche 15 % de la
population mondiale, soit 1,2 milliard de gens, toutes causes confondues,
guerre, malnutrition et autres, alors qu’en France, on compte déjà 12 millions
de personnes et ce ne sont pas les champs de mines oubliés qui font le plus de
ravage…
Or, contrairement aux autres minorités sexuelles et raciales, la « non-héroïsation » et le non-misérabilisme des personnes handicapées sont invoqués par tous.
Après la parade, Andrew Parsons, président du Comité international paralympique (IPC), appelle ensuite à une « révolution de l’inclusion ».
Et pour l’hymne national, le public est invité à se lever. Dans une
orchestration assez douce, il est interprété par l’Ensemble Matheus pendant
l’élévation du drapeau tricolore, dans une version méditative...
Formalité, le Président Makarond proclame alors très sobrement l’ouverture officielle des Jeux.
Quatre para-athlètes prononcent ensuite avec émotion le serment des para-athlètes devant les 50.000 spectateurs en tribune où ils font un vœu solennel de fair-play.
La cérémonie se termine avec la fin du parcours de la flamme apportée, place de la Concorde, par Florent Manaudou et une succession d’anciens para-athlètes qui se la transmettent jusqu’à la vasque flottant au-dessus du jardin des Tuileries.
Avec cette cérémonie des Jeux paralympiques, Thomas Jolly a prouvé qu’il est possible de promouvoir la concorde plutôt que la dérision et, donc, a contrario, que sa cérémonie du 26 juillet était consciemment « dé-constructive » et les polémiques du moment qui l’entouraient pleinement justifiées.
Pour mémoire (n’en
déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE
PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE »,
REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
Et ce mauvais goût est « politique parce qu’il vient remettre en cause le bon goût, le goût dominant, donc la culture dominante ».
C’est en fait l’explication « psychanalytique » des réaction épidermiques qu’auront créé cette séquence de l’ouverture des jeux…
Il faut dire aussi qu’il aura fallu un mois de travaux pour démonter les deux enceintes sportives éphémères qui avaient pris place autour de l’Obélisque de Louxor durant les JO du mois de juillet et réaménager la place pour accueillir le défilé des athlètes porteurs de handicap.
Pour Paul, qui aura assisté de loin à cette troisième parade, les deux premières ayant trait à l’ouverture et la clôture des JO d’été, c’était le défilé des « horreurs de la nature »…
Non pas que l’écœurement de ce que la vie et « dame nature » réservent aux plus malchanceux dans leur corps martyrisé ne soit pas sublimé, dépassé par cette joie folle qui rayonnait dans les yeux des participants à faire partie des sélections de l’élite mondiale de l’olympisme, chacun dans sa discipline, et défiler au cœur de la Capitale de l’olympisme de ce millésime, le remplisse de fierté pour tous ceux-là, mais « ça fait un peu défilé des monstres ! » aura-t-il évoqué.
Et de tout de même conclure : « Bravo, il fallait oser ! »
Sous-entendu que lui ne pourrait pas en faire autant, ce qui grandit encore et d’autant son admiration pour ces athlètes qui savourent leur « jour de gloire »…
De trop loin peut-être. Car oui, cette cérémonie-là d’ouverture des paralympiques aura déçu.
D’une part le décor n’était pas le même que le 25 juillet.
Si la place de la Concorde et les Champs Élysées, théâtre des festivités, n’ont pas eu à rougir devant rien ni personne, difficile, voire impossible, de concurrencer la Seine, ses quais, ses ponts, ses monuments en pagaille et ses tableaux tous aussi époustouflants les uns que les autres.
Dans ce décor figé, dans ce stade à ciel ouvert, le défilé des délégations aura paru sinon interminable, du moins très, très long.
Et ce n’est pas la performance initiale de Christine and the Queen et sa reprise toute particulière de « Non, je ne regrette rien » d’Edith Piaf qui a pu y changer quoi que ce soit.
Près d’une heure et demie, montre en main, même avec un DJ alternant entre du bon son électro et quelques classiques de la chanson française, on a beau dire, on a beau faire, à un moment donné ça baille aux corneilles et ça se tortille sur son siège, les fesses maltraitées par la position assise : il n’y a que les « ronds-de-cuir » pour supporter pareil traitement sans se lever de façon impromptue !
Un constat que n’ont pas eu à faire la plupart des athlètes chinois, aussitôt assis, aussitôt rentrés au village olympique pour préparer leur moisson de médaille, comme à chaque paralympiade.
Si le public est quant à lui resté jusqu’au bout, il n’a jamais vraiment réussi à allumer le feu, se contentant d’applaudir les délégations et de chanter en chœur un petit « Allez les Bleus ! » de rigueur au passage de la délégation française.
Et il ne fallait pas compter sur Tony « l’ambianceur » Estanguet pour réveiller tout cela. « Bienvenue au pays de l’amour… Et de la Révolution », a-t-il commencé par dire, avant de se reprendre, de peur certainement de voir Manuel Makarond, le Président en exercice de la République, toujours à la recherche d’un gouvernement à ce moment-là après un été tumultueux et la claque reçue aux législatives anticipées, de virer au blanc cassé et prendre ses jambes à son cou.
Bien vu !
Une fois le drapeau paralympique brandi (à l’endroit, incroyable mais vrai, pas comme en juillet), les tableaux ont enfin pu reprendre leurs droits. Et si on laissera aux spécialistes du spectacle contemporain le soin de juger de leur valeur où on a peiné à retrouver trace du côté « militant » vendu par Thomas Jolly les jours précédents.
Tantôt en Men (and Women) in Black, dans un joyeux bazar chorégraphique, tantôt dans des combinaisons à la Squid Game, les danseuses et danseurs, valides ou en situation de handicap, ont livré des performances esthétiques rares sur cette place de la bien nommée Concorde, censée réconcilier ceux dont le corps a été épargné et les autres, les invisibles de nos sociétés que ces Jeux se doivent de remettre sur le devant de la scène.
Et sur ce point, en revanche, le pari a été très réussi.
Tout comme les deux clips vidéo diffusés sur les écrans géants dans lesquels des athlètes paralympiques racontaient leur rapport à leur corps. Et le regard des autres qui parfois détournent les yeux sur des malformations qui ne devraient pas faire peur à qui que ce soit. « Je ne peux pas dire que je ne me serais pas moi-même regardée comme une bête curieuse dans la rue », admettait une athlète amputée des deux bras…
Au fond, ces témoignages rares, diffusés en mondovision, suffisent à eux seuls à revoir en partie nos jugements sur cette cérémonie.
Pour cela, encore faudra-t-il que cela perdure par-delà les Jeux, comme l’a rappelé Tony Estanguet : « C’est ça, la révolution paralympique. Une révolution douce mais qui va changer chacune et chacun d’entre nous en profondeur, pour toujours. Une révolution individuelle mais avec une portée universelle. Un changement soudain : le 9 septembre, nous nous réveillerons différents. »
Après 17 jours d’interlude, et devant 500 millions de téléspectateurs, la tant attendue ou tant redoutée cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques, nommée « Paradoxe », restera dans les mémoires. En totale rupture avec la cérémonie d’ouverture des JO, la place de la Concorde a effectivement rarement aussi bien porté son nom, n’en déplaise aux royalistes qui se réunissent régulièrement dans le recoin à proximité du bâtiment de l’amirauté, là où se dressait l’échafaud qui aura coupé en deux le roi Louis le XVIIIème.
Avec un total de 500 artistes mobilisés, le directeur artistique ne s’est pas trompé : les 150 euros du billet low cost n’étaient pas volés.
Qu’est-il arrivé à Thomas Jolly ?
A-t-il adapté son spectacle aux critiques qui ont fusé ?
Ce n’est sans doute pas lui qui l’avouera.
Il souhaitait raconter « une histoire qui va de la discorde à la concorde ».
Décliné en quatre tableaux, Discorde, Sportographie, Concorde, Célébration, presque tout le spectacle est beau, stupéfiant et joyeux.
Avec un Victor Le Masne à la direction, les chansons classiques françaises ponctuent le déroulé de la cérémonie et les chorégraphies, avec en point d’orgue le Boléro de Maurice Ravel.
Seul choix tendancieux : celui de la chanteuse Christine and the Queens, qui interprète un nouveau titre d’Édith Piaf « Non, je ne regrette rien » avec un certain succès.
L’icône française androgyne, désormais RedCar (elle change souvent de patronyme d’artiste, d’apparence et même d’attirances et de pratiques sexuelles) à la discographie largement récompensée, n’est revenue qu’à la fin pour interpréter le titre français « Born to Be Alive ».
Or, contrairement aux autres minorités sexuelles et raciales, la « non-héroïsation » et le non-misérabilisme des personnes handicapées sont invoqués par tous.
Après la parade, Andrew Parsons, président du Comité international paralympique (IPC), appelle ensuite à une « révolution de l’inclusion ».
Formalité, le Président Makarond proclame alors très sobrement l’ouverture officielle des Jeux.
Quatre para-athlètes prononcent ensuite avec émotion le serment des para-athlètes devant les 50.000 spectateurs en tribune où ils font un vœu solennel de fair-play.
La cérémonie se termine avec la fin du parcours de la flamme apportée, place de la Concorde, par Florent Manaudou et une succession d’anciens para-athlètes qui se la transmettent jusqu’à la vasque flottant au-dessus du jardin des Tuileries.
Avec cette cérémonie des Jeux paralympiques, Thomas Jolly a prouvé qu’il est possible de promouvoir la concorde plutôt que la dérision et, donc, a contrario, que sa cérémonie du 26 juillet était consciemment « dé-constructive » et les polémiques du moment qui l’entouraient pleinement justifiées.
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
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