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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

dimanche 17 août 2025

Le mois juillet 2024 de « Charlotte » (5/7)

 Mise en orbite (3/3)
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Car même avec l’angle de rentrée le plus faible, même avec d’éventuels rebonds sur les couches les plus denses, la rentrée dans l’atmosphère reste un phénomène d’emballement. « Ce serait un peu comme penser que, si un bûcheron donnait un dernier coup de hache parfaitement dosé la chute de l’arbre en serait mois rapide et dévastatrice pour ceux qui l’entoure. En réalité, pas plus que le bûcheron, l’astronaute ne peut éviter un certain emballement du phénomène. Plus l’arbre s’incline plus il est déséquilibré, et plus il est déséquilibré plus la gravité le fait chuter rapidement !
De même quand le satellite touche les premières couches de l’atmosphère, même très ténue, elle le freine. Le freinant elle l’éloigne de la vitesse de satellisation qui lui permettait de « tenir » en orbite.
Donc il chute et le phénomène s’emballe : chutant, il trouve des couches plus denses qui le freine encore plus. Donc il chute plus vite et ainsi de suite jusqu’à la terre. »
 
Pour être plus précis, le calcul veut que freinage initial fait à l’opposé de la terre par rapport au point d’impact amène le vaisseau de 0 G à 0,04 G c’est-à-dire que, comme l’accélération centrifuge est proportionnelle au carré de la vitesse, cela représente un delta de vitesse de 2 % de la vitesse orbitale, soit 160 m/s.
Or, une telle vitesse nécessite tout de même de brûler une quantité de carburant égale à environ à 8 % de la masse du vaisseau.
L’idéal serait probablement un freinage plus puissant, donc très consommateur, avant l’arrivée dans les couches de l’atmosphère. Mais pour l’instant on ne sait pas faire et ça pourrait être trop violent pour les délicats organes de l’équipage. Avec le ravitaillement en orbite, ça reste toutefois une manœuvre à tenter, notamment en cas de retour en urgence.
Ce qui n’est pas entièrement irréaliste.
Et Paul de préciser qu’une mise en orbite n’est pas simplement une montée verticale. C’est une combinaison de montée et d’accélération horizontale pour atteindre la vitesse orbitale.
« Dans la phase ascensionnelle, notre démonstrateur gagne en altitude comme d’un avion, mais gagne en vitesse au fil de la réduction de la densité de l’atmosphère en grimpant en altitude. À raison de 2.000 pieds minute, ce qui est une belle allure, il atteint l’altitude d’un jet commercial en un quart d’heure et celle du Concorde en 25 minutes mais déjà à Mach 2.
Et puis les choses s’accélèrent, parce que l’air n’est pas assez dense pour le faire voler et qu’il faut aller encore plus vite pour compenser, la portance des ailes étant égale au carré de la vitesse, facteur de la moitié de la densité de l’air rapportés à la surface de l’aile multipliée par son coefficient de portance.
Là, on lance les moteurs-fusées et on grimpera plus rapidement, pratiquement à la verticale. »
 
Au-delà de 30 à 40 km d’altitude, l’engin va commencer s’incliner progressivement, le « pitch-over », pour que sa trajectoire devienne de nouveau de plus en plus horizontale. C’est crucial pour commencer à accumuler de la vitesse horizontale.
L’angle d’inclinaison est soigneusement calculé pour optimiser l’efficacité du carburant et minimiser les contraintes structurelles. Et ce jusqu’à 100-150 km d’altitude.
Vue que l’accélération continue et progresse puisque la poussée des moteurs reste constante mais s’applique sur un véhicule qui s’allège au fil des consommations de carburant, la composante horizontale de la vitesse devient de plus en plus dominante.
À ce stade, le Nivelle sera en grande partie en dehors des couches denses de l’atmosphère. Avec une traînée minimale.
La majorité de la poussée est utilisée pour accélérer horizontalement afin d’atteindre la vitesse orbitale. Et ce jusqu’à l’altitude typique de 150 km puis, au-delà, à l’altitude cible, 300 km.
Une fois que l’altitude de 300 km est atteinte ou que l’apogée de l’orbite elliptique initiale est proche de 300 km, des manœuvres de mise à feu finales sont effectuées pour « circulariser » l’orbite ou pour ajuster précisément l’inclinaison et l’altitude.
C’est à ce moment que la vitesse horizontale requise pour une orbite stable est atteinte.
« Pour le premier vol, c’est un peu plus compliqué puisqu’il s’agit de rattraper le bidon de SpaceX et ensuite de se caler sur sa trajectoire pour effectuer ses manœuvres de stabilisations avant de pouvoir s’y arrimer et « refaire les niveaux » en orbite. »
La vitesse est alors de 7,72 km/s soit 27.792 km/h ou Mach 28.
« Cette vitesse tangentielle est nécessaire pour rester en orbite sans retomber sur Terre ni s’échapper de son attraction. Elle compense exactement la pesanteur à cette distance de la surface de la terre, en vous rappelant que la pesanteur n’est pas la même au sol qu’en altitude et que le temps, donc la vitesse, ne s’écoule pas de façon identique à cette altitude qu’au niveau de la mer : les effets de la relativité générale… toutefois assez insensible à ce moment-là. »
En fait il se sera passé un peu plus d’un quart d’heure depuis le passage du mur du son autour des 30.000 pieds et les membres d’équipage et leur machine subissent des accélérations importantes. Au décollage, elles peuvent être de l’ordre de 1,2 à un maximum de 2 G au moment des « rotations ». De quoi faire descendre l’estomac dans les talons, et vider d’une partie de son sang le cerveau. « Lors de la phase de poussée maximale, par exemple, à la fin de la combustion, l’accélération peut atteindre 3 à 4 G quelques minutes, voire plus sur certains lanceurs, mais nous nous réduisons la puissance des moteurs pour rester « confortable ». » Et puis là, le sang passe de devant vers le dos… c’est moins embêtant.
En résumé, la mise en orbite est un processus complexe qui exige un équilibre précis entre la vitesse verticale, pour s’échapper de l’atmosphère à moindre coût énergétique en s’appuyant sur les ailes à basse altitude et la vitesse horizontale pour atteindre l’orbite.
La vitesse finale à 300 km d’altitude doit être très élevée et les réservoirs sont presque totalement vidés !
 
« C’est pourquoi il faut reprendre du carburant pour la désorbitation. C’est le processus inverse et tout aussi complexe que la mise en orbite. Là, il s’agit de réduire la vitesse horizontale de l’objet spatial pour que l’attraction terrestre le ramène dans l’atmosphère, où il effectuera une rentrée contrôlée.
À partir de 300 km d’altitude, où la vitesse est d’environ 7,72 km/s, l’engin allume ses moteurs, non pas pour accélérer, mais pour ralentir sa vitesse horizontale. Une impulsion de poussée est appliquée dans le sens inverse du mouvement orbital : c’est une rétro-poussée ».
Cette réduction de vitesse abaisse le périgée de l’orbite, le point le plus bas de l’orbite, jusqu’à ce qu’il se situe à l’intérieur de l’atmosphère terrestre, généralement bien en dessous de 100 km d’altitude, souvent autour de 80-90 km, prévu dans le plan de vol du Nivelle.
L’orbite devient alors une ellipse très allongée dont le point le plus bas intercepte l’atmosphère.
Le changement de vitesse est typiquement de l’ordre de 100 à 200 m/s pour une désorbitation depuis une orbite basse. Cette valeur est bien inférieure aux 7,7 km/s nécessaires pour atteindre l’orbite, car il ne s’agit pas d’annuler la vitesse orbitale, mais de la réduire juste assez pour que l’atmosphère puisse faire le reste du travail.
La poussée dure généralement quelques minutes, selon la puissance des moteurs.
La vitesse horizontale est légèrement réduite, mais l’engin est toujours à une vitesse très élevée, par exemple, 7,6 km/s au lieu de 7,7 km/s. Mais cette différence est suffisante pour modifier la trajectoire.
L’engin va alors progressivement descendre le long de sa nouvelle trajectoire elliptique. Au fur et à mesure qu’il perd de l’altitude, la densité atmosphérique augmente.
La « limite » de l’espace est souvent fixée à 100 km : c’est la ligne dite de « Kármán ». Mais c’est en dessous de cette altitude que les effets aérodynamiques deviennent significatifs.
La vitesse à l’entrée atmosphérique, donc vers 100-120 km, est toujours très élevée, de l’ordre de 7 à 7,5 km/s.
 
À cette allure, la compression et la friction de l’air génèrent une chaleur intense sur la surface de l’engin, formant un plasma lumineux autour de lui. C’est pourquoi les rentrées atmosphériques sont toujours spectaculaires à observer.
Ensuite la majeure partie de la vitesse est dissipée par la traînée aérodynamique. L’engin agit comme un frein géant à partir de l’altitude de 80-90 km et jusqu’à quelques dizaines de kilomètres où il redevient un avion pilotable.
C’est là que la décélération, la charge en G, est la plus fortement ressentie. L’équipage et la structure de l’engin subissent des décélérations très importantes, pouvant atteindre 4 à 8 G, voire plus pour des rentrées non contrôlées ou des angles d’entrée plus raides. C’est la phase de forte contrainte thermique et mécanique, à moins que le Nivelle « n’arrondisse » sa trajectoire en ralentissant plus fortement et plus longuement dans les premières minutes de la désorbitation, pour allonger sa trajectoire et finir en chute libre entre 250 et 150 km, avant d’être ralenti, moins rudement, dans les dernières dizaines de kilomètres d’altitude.
« C’est ce que nous essayerons à l’occasion des différents tirs, pour déterminer la trajectoire la plus confortable pour les passagers… » promet Paul à son auditoire dès le lendemain de cette réunion improvisée.
 
Naturellement, les boucliers thermiques en céramiques et le « Gel Birgit » feront leurs offices pour protéger l’intérieur de l’engin. Car la température de surface peut atteindre plusieurs milliers de degrés Celsius. C’est pendant le pic d’échauffement, souvent appelé « blackout » de communication, que le plasma chaud autour de l’engin peut bloquer les ondes radio pendant plusieurs minutes. Et une fois la vitesse suffisamment réduite, généralement en dessous de la vitesse du son, vers 1-2 km d’altitude, le Nivelle peut se piloter comme un avion, et faire son approche classique, en réduisant sa vitesse de descente à quelques dizaines de mètres par seconde pour un amerrissage en douceur.
L’avantage du Nivelle, puisqu’il flotte et a le design d’un catamaran, c’est justement qu’il peut amerrir sur n’importe quelle « flaque d’eau » (pour reprendre une expression ancienne accolée à « Charlotte » du temps où il faisait aussi des extractions en milieu hostile) et être remorqué ou ravitaillé pour rentrer à domicile, comme il avait été fait par le sous-marin volé (puis racheté) aux mercenaires russes[1] il y a quelques années de ça, pour empêcher les bombardement de Vladivostok avec une munition thermobarique[2] lâchée depuis un ballon stratosphérique. 
 
De la manœuvre de désorbitation à l’entrée atmosphérique la durée de la manœuvre est variable, de dizaines de minutes à quelques heures, selon la précision de la manœuvre et la trajectoire suivie.
De l’entrée atmosphérique 100 km à l’atterrissage, il peut de passer entre 15 et 30 minutes ou plusieurs heures si l’appareil allonge sa trajectoire en vol aérobique. Quant à la phase de freinage intense, si tel est le cas, elle ne dure que quelques minutes, mais peut être violente.
 
Cela dit, un angle trop peu profond, trop horizontal, peut faire « rebondir » l’engin sur l’atmosphère comme un ricochet par phénomène d’aéro-freinage ou « skip entry », ou prolonger la rentrée et l’exposition thermique.
Un angle trop raide, trop vertical, en revanche entraînerait des décélérations insupportables et un échauffement excessif, pouvant détruire l’engin malgré ses protections thermiques, dynamiques et passives.
L’angle optimal est très précis et est calculé en fonction du type d’engin et de la charge G maximale supportable.
Du coup, pour les rentrées contrôlées des vaisseaux habités, ou des cargos réutilisables, d’une façon générale, la zone de retombée est calculée avec une grande précision et se situe généralement dans des zones désertes, océans pour les capsules, déserts ou pistes pour les navettes alors que le Nivelle cherchera des étendues d’eau à proximité d’un port ou carrément une piste d’aviation civile.
On notera que pour les débris spatiaux non contrôlés, la zone de retombée est beaucoup plus incertaine. C’est pourquoi on préfère les désorbiter de manière contrôlée vers des « cimetières spatiaux » de type « point Nemo », la zone déserte de l’océan Pacifique Sud, devenue un cimetière de satellite pour être le point du globe le plus éloigné d’une côte habitée.
« En résumé, la désorbitation est une manœuvre délicate qui vise à transformer l’énergie cinétique de l’orbite en chaleur et en décélération via le frottement atmosphérique. Elle est caractérisée par une poussée rétrograde suivie d’une rentrée atmosphérique rapide et intense, nécessitant une protection thermique robuste et un contrôle précis de la trajectoire.
Mais on peut aussi faire durer le plaisir en décélérant plus longuement.
Tout est question de calculs. »
Ainsi, le Nivelle met globalement un quart d’heure pour se satelliser à 300 km d’altitude et aura parcouru plus de 3.000 km vers l’Est, alors qu’il va mettre, dans la procédure d’urgence – une rentrée rapide – environ 30 minutes pour parvenir à l’altitude de 8.000 mètres et Mach 1, depuis son orbite originelle de 300 km, en ayant parcouru 4.000 km le long de l’équateur…
« On peut théoriquement faire une trajectoire jusqu’à 15.000 km, si on prend son temps… » indiquera Paul à ses visiteuses…
 
Comme il a été précisé, l’engin suit en effet une trajectoire elliptique en « tombant » vers la Terre. La distance parcourue ici est très importante car l’engin parcourt une partie de son orbite avant de toucher l’atmosphère dense. Et il faut parfois, sur certaine trajectoire, 30 à 60 minutes voire 45/75 minutes pour atteindre le sol.
C’est la phase de décélération majeure. La distance horizontale peut être très longue pour les véhicules avec de la portance qui « planent » dans l’atmosphère pour contrôler leur descente et atteindre leur cible.
De la manœuvre de désorbitation à l’atterrissage, cela peut prendre entre 1 heure et 1 heure et demie. La phase la plus « active », le freinage atmosphérique intense, ne dure que 15 à 30 minutes.
Du coup, la distance horizontale totale parcourue peut donc être très variable, mais généralement se compte entre plusieurs milliers de kilomètres, souvent entre 5.000 km et 15.000 km, voire plus pour les rentrées à longue portée, depuis le point de manœuvre jusqu’à l’atterrissage.
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!

[1] Cf. l’épisode « Dans le sillage de Charlotte », dans la série « les enquêtes de Charlotte », aux éditions I3.
[2] Cf. l’épisode « Menaces de chaos », dans la série « les enquêtes de Charlotte », aux éditions I3.

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