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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mercredi 31 juillet 2024

16/63 – Lente mise en place

Sortie programmée
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Ce n’est pas que ça se précise mieux dans la tête de Paul de Bréveuil, d’autant que c’est cohérent avec ce que le capitaine russe et le psy qui le suivent lui racontent par intervalle, mais ses visiteurs français ne facilitent pas le travail de mémorisation à ne pas vouloir répondre à ses questions.
« J’en sais tant que ça ? »
« Pas vraiment, mais il n’est pas utile de fournir des indications, même par inadvertance à nos adversaires, sur ce que vous savez ou ce que vous ignorez. Il faut comprendre… »
« C’est dans cet espoir qu’ils me gardent dans ce pays qui baragouine à peine ma langue… »
C’est probablement exact !
« Mais on peut peut-être trouver un accord pour accélérer votre retour, sous la condition que vos médecins acceptent de vous laisser partir… » et Gustave fait signe avec son pouce et son index qu’il frotte signifiant qu’il s’agit d’argent.
Paul semble ne pas comprendre ce signe-là…
« Et c’est quoi, cet accord ? »
« Trois fois rien. Juste la location « bénévole », gratuite, un prêt en quelle que sorte, d’une machine qui vous appartient. »
Quoi comme machine ?
Depuis quand possède-t-il des « machines » que même les bélarusses n’auraient pas ?
 
« Il s’agit d’une machine qui sert à prendre les mensurations intégrales d’un objet ou d’un humain en 3D. »
Et ça sert à quoi ?
« À faire des costumes ajustés à la morphologie du sujet ! En impression 3D. »
Pour faire quoi ?
« Des costumes ajustés… tiens donc ! »
Un costume… Paul réfléchit.
« Tiens donc… » fait-il dubitatif à reprendre l’expression de Gustave qu’il semble découvrir. « C’est quoi qui font des costumes, habituellement ? »
Des couturiers précise Alexis…
« Et vous allez me faire croire que je suis le seul à posséder une machine que même les couturiers ne savent pas réaliser ? »
« Ne soyez pas stupide Paul !... »
Ah bon ! « Bien avancé avec ça… »
« Je ne peux pas vous en dire plus, mais sommairement, ça sert à faire des combinaisons de pilote et d’astronaute… »
Paul prend son air médusé…
« Permettez-moi de ne pas vous croire, Monsieur… Mais bon, comme tout le monde profite de mon état d’amnésique pour me raconter des bêtises invraisemblables et se moquer de moi, pourquoi pas vous également ! »
« En tout cas, il enrichit son vocabulaire » note Alexis…
Et ses capacités de raisonnement restent intactes, à ce qu’il semble.
« Et qu’attendez-vous de moi ? »
Qu’il autorise le transfert de cette machine…
« Si ça ne gêne personne, plus vite je serai sorti d’ici, plus vite je pourrai peut-être récupérer ma mémoire et plus vite je pourrai me remettre au service de votre ministre… s’il veut encore de moi, même diminué. »
« Vous avez noté, Alexis ? » fait Gustave en se tournant vers elle…
Bien sûr… répond-elle
« Noté quoi ? » demande Paul.
« Oh, mais je prends mes précautions avec vous. La dernière fois que j’ai pris une initiative de ce genre avec ce qui vous appartient, ça ne vous a pas plu du tout et j’en ai pris pour plus que mon grade[1] que j’ai pourtant très élevé dans la marine.
Chat échaudé craint l’eau chaude, figurez-vous… »
Ça veut dire quoi, cette expression ?
« Bon, je fais quoi ? Je fais comme bon il me semble ? »
« Écoutez monsieur Gustave, si ça permet de rassurer ceux qui m’attendent chez moi plus rapidement, alors n’hésitez pas une seule seconde, me semble-t-il…
Mais je pense que vous ne me dites pas tout non plus… »
Pas vraiment totalement idiot, finalement, pour un amnésique insomniaque, en pense Alexis.
« Effectivement… Je ne peux pas actuellement. Les effets de mon… devoir de réserve, je présume… »
 
« Mais attendez, comment puis-je vous faire confiance et donner du poids à ce que vous racontez si vous ne me dites pas tout ?
N’êtes-vous pas comme tous ces autres « messieurs importants » qui défilent dans cette chambre et me racontent des histoires à dormir les yeux ouverts… »
Dormir debout…
« Ne vous moquez pas… Je deviens un spécialiste de l’insomnie, mais je ferme les yeux pour qu’ils ne me brûlent pas. Et ça tourne et retourne dans ma tête dans tous les sens si je n’ai rien d’autre à faire, comme lire, par exemple.
J’essaye de lire du Zmitrok Biadoulia, du Yanka Koupala ou la presse qui arrive jusqu’ici pour m’occuper l’esprit, mais j’ai du mal à déchiffrer leur écriture… Il n’y a vraiment que les images que je parviens à décrypter encore un peu.
Et encore, la plupart des leurs sont fausses, que s’en est ridicule tellement les montages peuvent être grossiers… »
Peut-être que du Victor Hugo, ou du Jules Vernes lui plairait mieux pense tout haut Alexis…
« C’est qui ces gens-là ? » demande encore Paul.
« Je vous ferai porter des auteurs français et anglais dès que possible si ça doit vous faire plaisir, Paul… Mais c’est qui ces gens « importants » qui viennent vous visiter et que veulent-ils ? »
Paul hésite…
 
« Si je vous le dis, ça ne leur plaira pas et à vous non plus. En plus, je ne comprends rien… »
Comme quoi ?
« Par exemple, par moment je suis questionné sur un truc délirant de… comment ils disent ?... de traçage, puis l’instant d’après de fusée ou d’avion… Je ne comprends rien vous dis-je ! »
Ne sait-il plus ce qu’est un avion ?
« Si, je crois même avoir compris comment ça fonctionne, mais quel rapport avec le traçage ? Les moyens de détection actuels ne sont-il pas suffisants ? »
« Ce n’est pas ça. Mais je ne vais pas vous expliquer ici et aujourd’hui » lui répond Gustave.
« Je préfère, parce que je ne suis pas disposé à essayer de comprendre comme le voudraient mes visiteurs ! »
Sont-ils français ?
« Probablement pas : ils le parlent, mal, bien plus que moi. Et ils ont un fort accent que je pense être russe. Ou polonais. Pas italien, je présume. Je suppose qu’ils m’ont probablement dit qui ils sont… »
Et ils sont qui ?
« Premièrement, ça reste confus dans ma tête, deuxièmement, je n’ai aucune raison de vous faire confiance plus qu’à eux et de vous le dire et troisièmement, si je suis retenu prisonnier ici contre ma volonté, j’aimerai un avocat : vous dites que j’ai un frère qui en est un, c’est le moment de le faire venir ! » s’emporte-t-il soudainement…
 
Gustave recule et se tient coi…
« Je verrai ce qu’on peut faire. Mais je ne suis pas votre ennemi… »
Non mais il vient pour lui soutirer une permission de faire quelque chose dont il ignore les tenants et les aboutissants…
« Mais si ça doit me faire sortir d’ici, faites-le et vite !
Et puis… votre collègue Alexis est bien mignonne, mais j’aimerai rencontrer des filles qui soit un peu plus sexy, et tout cas plus aimables que les gardiennes de prison qui se prétendent être mes « douces » infirmières… »
Paul… chassez son naturel, il revient au galop en pense ses interlocuteurs du moment !
« Je crois qu’il est urgent de vous sortir de là, effectivement, mon cher Paul ! »
C’est ce qu’il assure depuis l’autre jour !
Alexis, devenue sexy à l’égal d’une porte de prison… tout va décidément bien pour elle à ce moment-là !
« En attendant, amenez-moi des BD : là au moins je parviens peut-être à comprendre ce qui est écrit… Mais en français ou en anglais, parce que le biélorusse, je ne parviens pas à faire la liaison entre les sons et les mots écrits… »
Décidément iconoclaste !
 
Alexis et Gustave prennent congé.
« Il a de la crème fouettée dans la caboche » prétend Gustave une fois sur le trottoir.
Ou des étoiles plein la tête, mais pas de celles qui font rêver…
« Non, ce doit être cauchemardesque pour lui : il ne sait plus qui il est, il ne sait pas comment il est arrivé ici et il ne comprend pas pourquoi il est coincé dans cet hôpital !
En plus, on ne peut pas l’aider comme il le faudrait, on rajoute à sa confusion, et il ne dort pas, ce qui doit le rendre dingue… »
« Le pire, c’est qu’il ne nous fait pas confiance » rajoute Alexis un peu déçue.
« Non le pire, c’est en fait qu’un service « adverse » tente manifestement de le faire parler et de lui faire gober un vécu qui n’est pas le sien, ce qui ne va pas arranger sa guérison… »
S’il en guérit…
« Ne soyez pas pessimiste, Alexis : il va retrouver sa mémoire quand son cerveau sera de nouveau et durablement irrigué, je n’en doute pas.
Mais dans quel état s’il ne dort pas ?
On finit par devenir fou à cause du manque de sommeil… »
Les insomnies perpétuelles, ça existe : elle s’est renseignée sur Internet…
« Une trentaine de bonshommes dans le monde qui survivent, sans perte de fonction cognitive ; comme quoi c’est plutôt rare… »
Et on ne sait pas comment ils font, ni comment ils deviennent comme ça, ni comment ça peut se soigner, ni si ça se soigne[2]
 
« Ce qui m’inquiète le plus, c’est de découvrir qu’il y a un plan compliqué derrière l’opportunité que les bélarusses et leurs alliés russes ont d’avoir pu récupérer « l’épave » qu’est devenu Paul. »
Comment ça ?
« Ne veulent-ils tout simplement pas le scanneur qui permet de faire des cyborgs à l’effigie du personnage scanné, comme il a été fait pour le Président Makarond[3], le dictateur Nord-coréen et sa petite-sœur ? » argumente Alexis…
Ça, « c’est ce qu’on veut nous faire croire. Mais ce serait trop simple : pourquoi profitent-ils de l’occasion pour faire croire à Paul qu’il a un autre vécu dont lui-même ne veut pas nous parler ?
Parce qu’il s’agit de ça : il ne nous fait pas confiance, c’est que l’histoire que vous lui racontez, Florence, ses enfants, etc. est en contradiction avec ce que d’autres lui racontent ! »
Mais quoi ? Ils lui racontent quoi ?
« Si je le savais…
Ce qui est important pour le moment, c’est de savoir que ça existe. De savoir qu’ils peuvent très bien bâtir, fabriquer une « légende » de rechange qui se mêle avec les souvenirs que vous tentez de raviver chez Paul et qui vont probablement revenir…
Mais dans quel but, puisque Poutine ou Loukachenko auront leur machine… »
 
« Vous ne comptez tout de même pas la leur fournir, amiral ? »
Et que si !
« Elle ne sert à rien qu’à numériser le modèle à reproduire dans les ateliers d’Aubenas…
Donc échange d’une machine contre Paul… et on le rapatrie en France…
Seulement voilà, une fois numérisé, le cyborg il faut pouvoir le fabriquer et là, c’est seulement dans les ateliers d’Aubenas qu’on sait le faire.
Et même s’ils parviennent à kidnapper tous les ingénieurs et techniciens pour ce faire, il y a pire encore ! »
Quoi donc ?
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)

[1] Cf. Ultime récit – Suite
[2] NdA : Ça ne se soigne pas ! C’est un vrai mystère médical, sujet d’études qui n’aboutissent pas. Un des « fans » de « Charlotte » est atteint de cette particularité et dévore les ouvrages d’Alexis, sans pour autant être cognitivement diminué, loin de là… Petit clin d’œil à « André » en passant !
[3] Cf. 2022, Année électorale de Charlotte

mardi 30 juillet 2024

15/63 – Lente mise en place

 Le piège se referme
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Paul de Bréveuil va bien.
Le matin il passe son temps à la bibliothèque de l’hôpital, dans un bâtiment séparé quand on ne lui fait pas passer d’IRM, ou d’autres examens médicaux, doppler, échographie pour voir l’évolution de son supposé œdème qui serait la cause plausible de ses insomnies et de son amnésie : il essaye d’apprendre le biélorusse, qui ressemble au russe, à quelques fortes nuances près. Les caractères cyrilliques du vocabulaire ne sont pas les mêmes et les sonorités différent en plus de leur accentuation qui est différente.
Mais c’est sans enthousiasme de sa part ni, semble-t-il, de la part du corps médical.
L’après-midi, il dit découvrir avec étonnement qu’il avait une vie en France, et un peu partout autour du monde, mais Alexis a consigne de ne pas en dire trop pour être persuadée d’être espionnée, écoutée. Elle confirme qu’il a une famille, femme et enfants en France… Elle lui aura même montré des photos, mais ça n’éveille aucune réaction de sa part.
Il ne s’étonne même pas, sauf une fois, qu’ils ne soient pas venus à son chevet…
 
Toutefois, les messages enregistrés sur le téléphone d’Alexis sont d’ailleurs exclusivement pour eux : ils sont courts et il ne fait que répéter de ne pas s’inquiéter, qu’il reviendra bientôt…
En tout cas, c’est le signe que le corps médical local cherche à le remettre sur pied : comment saurait-il autrement l’existence d’une famille en France ?
Simplement, il suspecte Alexis d’être un agent double qui travaille pour la police russe ou bélarusse, sous couvert de sa qualité supposée de journaliste francophone.
Elle lui aura pourtant présenté sa carte de presse française, ce qui l’a envahi de perplexité…
 
« Il m’arrive d’avoir des images qui se superposent à mes visions nocturnes. Une femme aux cheveux court et blonds… »
Ce n’est pas Florence, châtain et cheveux longs, qu’il aura vu sur le GMS d’Alexis.
Peut-être sa mère…
Car il ne dort pas. Par conséquent il ne rêve pas.
Il a juste parfois des « somnolences » qui se superposent au monde matériel qui l’entoure.
« Mais ça ne dure pas… Quelques secondes tout au plus… »
Lui, ça ne l’inquiète pas trop : « Je suis tout de même obligé de m’allonger dans le noir, la nuit. C’est pour reposer mes muscles qui se détendent alors profondément et je ferme aussi les yeux qui parfois me brûlent.
Mais je ressasse mes conversations de la journée, avec vous et avec les militaires et les toubibs.
Ils viennent de moins en moins souvent… »
Que veulent-ils ?
 
« Les toubibs, c’est pour essayer de nouvelles drogues pour me faire dormir. La mélatonine à haute dose n’y parvient pas, en revanche je suis vaseux toute la journée. Mais il n’y a rien à faire. Parfois, ça me donne des nausées, alors ils changent de médocs.
Les militaires me racontent des trucs invraisemblables, sur ce que je serai en France, sur ce que j’aurai fait. Mais je ne peux pas vous en parler… De toute façon, ce n’est même pas un interrogatoire, puisque je ne me souviens de rien, même quand ils s’énervent.
En revanche, parfois ça confirme ce que vous pouvez lâcher, mais vous en dites si peu… »
Pour l’heure, effectivement, Alexis n’en dit rien, puisque c’est la consigne qu’elle a reçue des agents de l’ambassade et de Gustave.
« À les écouter, je suis un super agent secret qui travaille pour les britanniques ou les USA. Vraiment n’importe quoi : vous me voyez en James Bond, vous ? »
Au moins, il sait qui c’est et elle fait semblant d’en rire, mais il est bien plus que ça, finalement : Bond est un héros de roman, une « créature de papier ». Lui, il est « Charlotte » au parcours tout de même « hors norme » ponctuée de décorations assez inusitées.
Pour l’heure, il est surtout désorienté pour n’avoir pas de souvenirs : il a comme de la semoule dans le crâne !
 
« Parfois, ils me disent que je suis un ingénieur dans l’aéronautique…
J’avoue que les avions, ça aurait tendance à m’attirer. Mais au moins autant que les oiseaux ou la marine à voile ! » en rigole-t-il.
Qu’il n’en dise pas trop…
Pas plus en tout cas, sa vie, son futur, pourraient en être menacés.
« Et vous, qui êtes-vous finalement si vous n’êtes ni ma femme, ni ma maîtresse, ni mon assistante, ni mon amie, ni ma fille, ni ma sœur, ni mon infirmière ? »
Il n’a pas dit « ni ma mère », c’est toujours ça… en rit Alexis !
Paul lui demande pourquoi elle éclate de rire et elle lui explique.
À son tour, il se plie de rire : « Vous seriez drôlement bien conservée, pour être ma mère ! »
Le compliment proprement désolant que voilà…
« D’autant que je crois que la dame blonde qui revient en mémoire de temps en temps, je pense qu’il s’agit de ma mère… Mais en plus jeune que vous ! »
Pourquoi ? « Quel âge vous me donnez ? »
« Je ne sais pas moi… disons entre 18 et 20 ans » fait-il se voulant flatteur…
« Pas mal essayé ! » et ils se mirent à rire aux éclats tous les deux.
Elle a failli rajouter « pour un dragueur »…
 
« Je suis votre amie. Car vous avez beaucoup d’amis qui se démènent pour vous ramener à Paris auprès de votre famille… »
Elle est en fait sa biographe, son intime, la détentrice de bien de ses secrets, mais elle ne peut rien en dire : les services bélarusses pourrait la retenir et vouloir la faire parler : or, elle n’a pas été entrainée à résister à un interrogatoire !
Elle pourrait même lâcher le nom du masque de fer, n’importe lequel, si on la bousculait un peu : mieux vaut que tout le monde ignore ce qu’elle est pour Paul.
Qu’ils s’imaginent donc n’importe quoi, sa maîtresse, sa sœur cachée, sa cuisinière…
 
A-t-il une mère, un père, des frères et des sœurs ?
Paul a un frère qui est avocat. « Il fait partie des gens qui plaident votre cause… » ment-elle.
« Pas très doué, ce frangin-là… » laisse-t-il tomber.
Pourquoi ne viennent-ils pas le voir ?
« La Biélorussie est asservie à la Russie qui fait une guerre impitoyable à leur voisin commun, l’Ukraine, pays soutenu par les occidentaux. »
C’est quoi ces histoires-là ? Où donc ça se passe ? Et pourquoi ils se font la guerre ?
Y’a-t-il des combats ailleurs en Europe ?
« C’est compliqué : on vous expliquera une fois que vous serez rentré en France… »
« Mais j’ai fait quoi pour ne pas pouvoir rentrer chez moi ? »
Ou encore : « Merde, j’ai besoin de me reconstruire et ce n’est pas ici que ça me facilitera la tâche… En plus je ne comprends pas ce qu’ils veulent me dire ni de ce qu’ils attendent de moi ! »
Alexis non plus.
Même si au fil du temps, les choses se précisent…
 
Sur les conseils d’un de ses médecins, il passe ses nuits et ses journées à noter, principalement en français, les bribes de souvenirs qui lui reviennent de temps en temps par flash… et il le fait aussi en anglais …
Naturellement, c’est scruté par les toubibs et probablement aussi par les services de sécurité du pays…
« Je ne parviens pas à me rappeler vraiment de mon nom, mais je « vois » de temps en temps une grande maison à flanc de colline, un grand voilier avec une fille aux cheveux longs sur le pont… »
Sa maison normande ?
« Le voilier, c’est le vôtre… La femme aussi, c’est la vôtre, la mère de vos enfants. Je vous l’ai montrée. »
« Ah oui, c’est vrai : mignonne… »
Elle s’appelle comment déjà ?
Florence. « Ah oui… mais ça ne me dit toujours rien. »
« Les vidéos que je fais de vous, je les lui envoie et elle est ravie ! J’en reçois autant en retour, ainsi que de vos enfants ! »
Et Alexis les lui montre…
« Ça paraît tellement invraisemblable… C’est à moi, ces petits monstres-là ! »
Ils sont impatients de retrouver leur père.
 
Vers la fin du mois d’août, il y a un changement dans l’équipe médicale qui suit Paul de Bréveuil à l’hôpital militaire de Minsk.
Lui n’a toujours fait aucun progrès ni quant à réduire son amnésie, ni quant à résorber ses insomnies : aucune amélioration.
En revanche, il s’est mis à regarder des films comiques en anglais et ça l’amuse beaucoup.
Alexis sera repartie en France soigner son mal du pays et faire des rapports aux hiérarchies de Gustave.
Eux redoutent que les services russes le gardent sous le coude pour le faire parler, lui extirper quelques secrets compromettant la défense nationale : il devient urgent de la rapatrier…
 
Si elle a bien compris, à l’occasion d’un trajet en voiture sur le boulevard Saint-Germain avec Gustave au volant, il a été évoqué de faire simplement et sobrement trépasser Paul.
On aurait accusé ensuite les services sanitaires de Minsk d’incompétence voire d’assassinat.
Quel intérêt ?
Et Gustave s’y sera opposé avec la dernière vigueur.
D’autant qu’à ce moment-là, on en sait un peu plus sur les « compensations » attendues par les autorités biélorussiennes en échange du retour et de la liberté de Paul.
Mais ça prend du temps et ça se prépare de longue haleine.
 
Et puis avant la mi-septembre, Gustave accompagne Alexis à Minsk, par le même chemin tortueux qu’au milieu de l’été.
Paul est ravi de revoir son « amie » française :
« Je ne le pensais pas envisageable, mais vous m’avez finalement manqué ! » fait-il avec un grand sourire.
« Votre âge est toujours une énigme pour moi, savez-vous ! »
Pas le temps d’en rire une nouvelle fois.
« Bonjour Paul ! Vous me remettez ? Je suis Gustave ! »
Qui ?
Ouh la ! en pense Alexis pour elle-même : ça commence bien !
Toujours de la choucroute dans la tête !
Il ne s’est pas vraiment amélioré durant son absence…
 
Les deux visiteurs se regardent interloqués…
« Je… je suis le représentant du ministère… »
Lequel ?
« Du gouvernement français, votre pays… Et en réalité, vous êtes un conseiller-expert de notre première ministre. »
Qu’est-ce qu’il raconte là le vieux-beau, à la silhouette élancée et aux cheveux gris ?
Ce n’est pas crédible : Alexis, qu’il reconnait, aurait dû lui en parler plus tôt, si c’était vrai… Il ne sait même pas quel bonhomme peut être premier ministre de son pays !
Paul prend immédiatement un air lunatique et se met à rire : « Excusez-moi ! Si vous le dites… Mais avec tout ce qu’ils me font avaler comme drogues pour me faire dormir, je ne me rappelle pas du tout ce détail-là… »
« Vous vous sentez comment, Paul ? »
« Eh bien pas trop mal. J’ai beaucoup de mal à dormir, mais parfois je m’amuse très bien tout seul quand je vois les aides-soignants s’emmêler les plateaux repas ou les boîtes à pilules…
Et puis je me suis mis à jouer aux échecs contre une machine et à faire des sudokus : ça m’occupe l’esprit !
Mais ils n’ont aucune envie de rigoler et puis je ne comprends pas toujours ce qu’ils me disent, dans cette usine de cinglés. Ils ont une langue impraticable pour moi et sont nuls en anglais !
Il y en a même un qui parfois entre dans ma chambre : je crois qu’il cherche l’escalier pour sortir d’ici…
Il y en a un autre qui vient faire un esclandre de temps en temps quand j’ai mangé mes biscuits secs… qui sont dégueulasses, en passant. Mais comme je ne comprends pas ce qu’il dit, ça me fait bien rire.
Il y en a même un avec qui j’apprends à parler l’espéranto ! C’est pas mal comme langage, mais j’ai du mal à retenir la signification des mots.
S’ils sont parfois tous très drôles, je ne suis pas sûr que ce soit vraiment dans leur nature. »
 
« Excusez-moi, Paul, mais la consigne des autorités de votre pays, votre pays c’est la France… »
C’est où, ça, la France ?
« … c’est de vous en dire le moins possible tant que vous êtes retenu à Minsk, même si c’est pour la bonne cause de vous soigner au mieux. Vos souvenirs, s’ils revenaient trop vite et étaient trop précis, pourraient être exploités par les russes… »
C’est qui les russes ?
Il en rajoute, là se demande Alexis ?
Ou il est en crise…
« … Or, les russes font la guerre à l’Ukraine et l’UE soutient l’Ukraine dans sa lutte pour sa sauvegarde. »
C’est qui l’UE ?
« Vous n’allez pas m’interrompre à tout bout de champ, tout de même ! L’UE c’est nous : on vous expliquera tout ça quand vous serez rentré chez vous ! »
Paul acquiesce !
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)

lundi 29 juillet 2024

14/63 – Lente mise en place

De la semoule plein la tête
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
L’Hôtel de Ville, toujours près du quartier du Faubourg de la Trinité, représente exactement ce qu’il pouvait être durant la guerre au moment où il fut totalement détruit pour avoir été reconstruit à l’identique.
Près de l’Hôtel de Ville, il y a la seule maison en bois de Minsk, cette maison est la seule ayant survécu aux bombardements de la guerre et c’est aujourd’hui un musée.
La Bibliothèque nationale de Biélorussie est beaucoup plus récente puisqu’elle n’existe que depuis 2006 : c’est un bâtiment haut de 74 mètres qui possède près de 19 salles de lecture réparties sur 22 étages.
C’est l’une des plus belles bibliothèques du monde, selon l’œil dont on la regarde (elle peut paraître horrible pour certains…).
On estime qu’il y a près de 90.000 lecteurs inscrits qui viennent chaque année compulser les quelque 3,2 millions d’ouvrages disponibles.
Alexis ira vérifier, pleine d’espoir, si ses propres ouvrages y figurent ou non : mais aucune trace des « Enquêtes de Charlotte[1] ».
Une faute de goût impardonnable du conservateur… en pense-t-elle avec ironie !
 
À remarquer que la bibliothèque nationale a misé sur les nouvelles technologies en créant un centre national d’information et de culture. Cette bibliothèque fait également office de centre de congrès, de galerie d’art pour des expositions permanentes et temporaires. Le bâtiment est un rhombicuboctaèdre géant qui est éclairée la nuit et qui contient également des galeries d’art et une plateforme d’observation au 23ème étage.
On peut y faire une visite guidée en anglais : il suffit de se présenter au comptoir dans le hall d’accueil avec son passeport. La vue depuis le sommet n’est pas exceptionnelle, mais c’est une perspective intéressante sur le paysage urbain de Minsk.
 
Quant à la cathédrale Saint-Siméon-et-Sainte-Hélène c’est une immense bâtisse très impressionnante. Comme dit précédemment, on l’appelle plus communément l’Église rouge. Elle fut construite en 1910. Avant la deuxième Guerre Mondiale, elle fut transformée en un studio de cinéma puis, en 1941, elle retrouva sa fonction originelle, à savoir une église catholique.
C’est un haut lieu de la vie religieuse, culturelle et sociale de la ville de Minsk.
Alexis retournera plusieurs fois sur l’incontournable place de l’Indépendance (Nezalezhnastsi), précédemment appelée place Lénine (avant 1991), qui est aujourd’hui la plus belle et la plus grande place de Minsk : on ne s’en lasse pas, d’autant qu’elle est à proximité de tout.
Sa documentation précise qu’elle date des années 1930 et elle est dominée par l’édifice du gouvernement biélorusse sur son côté Nord mais aussi par l’université d’État à son côté Sud, ou encore de l’université pédagogique et « l’Église rouge ».
Précisons que cette dernière, l’Église catholique Saint-Siméon-et-Sainte-Hélène, est surnommée ainsi pour ses briques rouges… sans ça on risque des confusions, des contresens et de ne pas comprendre !
Cette place est un lieu très important pour les bélarussiens puisque c’est là où ils peuvent assister à des défilés militaires.
À noter qu’il existe aussi une ville souterraine sous la place abritant un centre commercial sur deux niveaux, leur « trou des halles » à eux, mais recouvert dès sa conception.
 
Plus loin, la rue Némiga ! Plus qu’un simple lieu, la rue Némiga est un endroit que les bélarussiens apprécient vraiment. C’est la plus vieille rue de Minsk et elle réunit le centre-ville avec la partie Ouest de la ville.
Datant du XIIème siècle, elle reliait alors l’ancien château à la rivière Némiga qui n’existe plus aujourd’hui. Elle fut reconstruite et aujourd’hui c’est LA rue commerçante de la capitale biélorusse. Le Piccadilly Circus de la ville ou, encore plus proche, qui donne sur leurs champs Élysées à eux, à savoir la Praspekt Francyska Skaryny (la Perspective Francyska Skaryny) qui est l’artère principale de Minsk qui impressionne dans sa pure circonférence. Trépidante et gigantesque, elle a triplé en largeur lorsqu’elle fut reconstruite après la Seconde Guerre mondiale et s’étend sur 11 km depuis la gare et vers l’extérieur de la ville.
Dans sa section la plus achalandée, avec les meilleurs exemples d’architecture du monumentalisme soviétique, elle est prise en sandwich entre les places Nezalezhnastsi et Peramohi, et entre les rues Lenina et Enhelsa.
C’est ici aussi un lieu de rencontre de la jeunesse populaire en soirée.
 
Et puis il y aurait également les incontournables châteaux si Alexis avait voulu s’éloigner de la ville.
Celui de Niasvij, tout d’abord, situé au cœur de la ville de Niasvij à 120 kilomètres de Minsk, qui est connu pour être le complexe résidentiel, architectural et culturel de la famille Radziwiłł qui fut responsable de sa construction depuis le XVIème siècle jusqu’au milieu du XXème siècle.
C’est le seul monument biélorusse classé au patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO.
Ce haut lieu de la Biélorussie se trouve à cinq cents mètres de l’Église du Corpus Christi.
Cette immense architecture est devenue une des références pour la construction et le développement d’autres types de ce genre dans toute l’Europe centrale ainsi qu’en Russie.
Enfin, le château de Mir, datant du XVIème siècle, s’élève majestueusement au-dessus de la ville et ressemble, paraît-il, à quelque chose tout droit sorti de Disneyland.
Une rénovation minutieuse au cours de la dernière décennie a été achevée et l’endroit est, dit-on, tout simplement adorable, avec ses superbes jardins, des intérieurs magnifiquement restaurés et une grande exposition sur la vie et l’époque des Radziwiłł.
L’intérieur de certaines pièces ont été recréées, et même s’il est clair que ce n’étaient pas les Romanov, il y aurait beaucoup de meubles attrayants qui laissent bouche bée.
Sauf qu’Alexis n’est pas venue jusque-là pour ça…
 
Sinon à Minsk, la cuisine se veut généreuse. Les tomates farcies au hareng ou encore les draniki, ces galettes de pommes de terre, sont excellentes, parfois un peu fort en goût, quand on aime…
Des foires artisanales sont régulièrement organisées à Minsk et c’est l’occasion de se procurer des poupées russes traditionnelles, les matriochki.
Mais elle en trouvera aussi dans les boutiques de souvenirs.
On y consomme également des boissons éclectiques. Les bières et vodkas sont succulentes mais à consommer avec modération.
Les vins sont chers, pas terribles et beaucoup plus rares.
Il faut dire que Minsk possède un vaste choix de formules de restauration.
Par exemple, le restaurant Kuhmistr propose des plats traditionnels lituaniens et biélorusses, le Starovilenskaya Korchma accueille les gourmets dans une maison du XIXème siècle et la pizzeria Calabria offre des saveurs d’Italie !
Il faut compter une moyenne de 10 à 20 roubles bélarussiens pour un repas au restaurant.
Or, le rouble vaut environ 0,35 euros cet été-là. Des repas complet en restauration hors du foyer à 7 euros, ça fait longtemps que ça n’était pas arrivé à Alexis. Au moins depuis le Restau U de la rue Mabillon !
Le rouble biélorusse ne vaudra plus que 0,28 euros en octobre suivant…
Et naturellement, ils sont inchangeables : il est plus pratique de payer en euro, ou même en zloty…  
 
Toutefois, Alexis ira se promener jusque vers Čyoŭka : situé au Sud-Est de la ville, Čyoŭka offre une grande proximité avec le zoo de Minsk. Elle ne profitera pas pour autant de la salle multisports Čyoŭka-Arena qui accueille des concerts de temps à autre : il n’y en avait pas de programmé durant les quelques jours où elle comptait rester.
Et puis elle n’était pas non plus venue jusqu’ici pour ça…
Trinity Hill est également un quartier populaire : une charmante banlieue qui plait par son atmosphère paisible. Elle abrite en fait de nombreux parcs et compte plusieurs maisons de luxe.
Enfin, Nezavisimosti qu’Alexis fréquente beaucoup : ce quartier séduirait avant tout par sa situation en plein centre-ville. Il abrite un grand nombre d’entreprises en plus d’un agréable espace vert.
Ses déplacements sont facilités par le métro qui est, paraît-il, à l’image de celui de Moscou, mais en plus modeste. Elle ne connaît pas Moscou…
Il comporte 2 lignes qui fonctionnent de 5 heures du matin à 1 heure du matin sans billet à composter, mais avec des jetons pour la modique somme de 0,25 €[2].
Les autobus, les trolleybus, les tramways et les taxis à itinéraire fixe sont d’ailleurs nombreux et peu onéreux pour se déplacer aisément.
Même les taxis à la demande…
Bref, elle aura beaucoup marché.
 
Alexis s’organise pour pouvoir pleinement profiter de l’heure accordée par les médecins et les autorités locales pour maintenir le lien avec Paul de Bréveuil.
Les visites sont autorisées l’après-midi, alors le matin, entre deux visites de quartier nouveau pour elle, elle textote à Gustave et à Julie pour les tenir au courant de l’état de santé de « l’actionnaire », mais également et en retour, pour pouvoir se tenir au courant des avancées « de la diplomatie » qui s’activerait à le faire sortir en vue de le rapatrier et pouvoir en informer Paul même si ça ne l’intéresse pas vraiment.
Il faut dire que « ça bouge »…
La « diplomatie » internationale s’impatiente d’une offensive ukrainienne.
La presse locale, bélarusse, en fait également ses titres de temps en temps, en tout cas à chaque « victoire » russe sur le terrain. On se bat à outrance autour de Bakhmout, les financements s’épuisent et les « Wagner » se révoltent à ce moment-là contre le ministre de la guerre russe : la priorité n’est manifestement pas de rapatrier Paul, alors que les services sont vidés de leurs effectifs pour cause de vacances : c’est rageant et Florence doit assumer seule, avec ses enfants en Balagne, sans ses amis isolés en croisière en mer Égée.
 
Parfois, Alexis déjeune avec Victor, Victor de Vermaison, la trentaine avec des manières prononcées de gay, attaché de l’ambassade, probablement un « puni » esseulé, qui en profite pour la draguer gentiment.
Parfois elle passe sa matinée à quelques visites de lieux remarquables de la ville ou de ses environs avec lui avant d’aller déjeuner aux frais de l’ambassade, visites de la ville qu’elle reprend après ses visites à Paul quand c’est possible et avant de se rendre à son hôtel pour la nuit.
En effet, trop souvent l’après-midi, elle patiente à l’hôpital et parfois elle peut rester jusqu’au dîner « du patron ».
Mais plus fréquemment, elle se fait virer par un toubib ou par l’officier chargé de la surveiller : c’est assez aléatoire.
Alors elle rentre à son hôtel, fait un compte-rendu à Gustave et à la Cisa, avec copie à Florence, puis repart découvrir la vie nocturne des Minskois.
Quand Florence ne lui téléphone pas directement.
Là, ça dure parfois assez longtemps : la nuit envahit le Vaucluse ou la Balagne plus tard qu’à Minsk…
 
En fait, c’est elle qui appelle de plus en plus fréquemment quand elle fait des vidéos de son patron pour ses enfants. Les visios en direct ne sont pas possibles pour être systématiquement brouillées dans l’enceinte de l’hôpital et elle n’ose pas donner rendez-vous à Paul quand il sort pour aller à ses cours : ce serait bête de ne plus bénéficier de l’autorisation de le croiser à l’hôpital par mesure de rétorsions d’avoir fait une chose non autorisée, un conseil de Gustave.
Dans un régime « illibéral », pour faire, il faut en avoir reçu l’autorisation : tout le reste est interdit ! C’est une de ses caractéristiques qui s’applique pour tous les aspects de la vie même courante…
D’ailleurs, au début, elle devait même remettre son téléphone en arrivant à la guitoune de la sécurité, à l’entrée.
Et puis une fois, elle a oublié, et ça n’a traumatisé personne.
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
[1] Il faut aller sur Amazon pour se faire livrer ces rarissimes ouvrages… Eux savent y faire, mais pas les bélarusses !
[2] À comparer au prix du ticket du métro parisien, par exemple. …