Sortie programmée
Avertissement : Vous l’aviez
compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction
intellectuelle », du pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de
l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
Ce n’est pas que ça se précise mieux dans la tête de Paul de Bréveuil,
d’autant que c’est cohérent avec ce que le capitaine russe et le psy qui le
suivent lui racontent par intervalle, mais ses visiteurs français ne facilitent
pas le travail de mémorisation à ne pas vouloir répondre à ses questions.
« J’en sais tant que ça ? »
« Pas vraiment, mais il n’est pas utile de fournir des indications, même par inadvertance à nos adversaires, sur ce que vous savez ou ce que vous ignorez. Il faut comprendre… »
« C’est dans cet espoir qu’ils me gardent dans ce pays qui baragouine à peine ma langue… »
C’est probablement exact !
« Mais on peut peut-être trouver un accord pour accélérer votre retour, sous la condition que vos médecins acceptent de vous laisser partir… » et Gustave fait signe avec son pouce et son index qu’il frotte signifiant qu’il s’agit d’argent.
Paul semble ne pas comprendre ce signe-là…
« Et c’est quoi, cet accord ? »
« Trois fois rien. Juste la location « bénévole », gratuite, un prêt en quelle que sorte, d’une machine qui vous appartient. »
Quoi comme machine ?
Depuis quand possède-t-il des « machines » que même les bélarusses n’auraient pas ?
« Il s’agit d’une machine qui sert à prendre les mensurations
intégrales d’un objet ou d’un humain en 3D. »
Et ça sert à quoi ?
« À faire des costumes ajustés à la morphologie du sujet ! En impression 3D. »
Pour faire quoi ?
« Des costumes ajustés… tiens donc ! »
Un costume… Paul réfléchit.
« Tiens donc… » fait-il dubitatif à reprendre l’expression de Gustave qu’il semble découvrir. « C’est quoi qui font des costumes, habituellement ? »
Des couturiers précise Alexis…
« Et vous allez me faire croire que je suis le seul à posséder une machine que même les couturiers ne savent pas réaliser ? »
« Ne soyez pas stupide Paul !... »
Ah bon ! « Bien avancé avec ça… »
« Je ne peux pas vous en dire plus, mais sommairement, ça sert à faire des combinaisons de pilote et d’astronaute… »
Paul prend son air médusé…
« Permettez-moi de ne pas vous croire, Monsieur… Mais bon, comme tout le monde profite de mon état d’amnésique pour me raconter des bêtises invraisemblables et se moquer de moi, pourquoi pas vous également ! »
« En tout cas, il enrichit son vocabulaire » note Alexis…
Et ses capacités de raisonnement restent intactes, à ce qu’il semble.
« Et qu’attendez-vous de moi ? »
Qu’il autorise le transfert de cette machine…
« Si ça ne gêne personne, plus vite je serai sorti d’ici, plus vite je pourrai peut-être récupérer ma mémoire et plus vite je pourrai me remettre au service de votre ministre… s’il veut encore de moi, même diminué. »
« Vous avez noté, Alexis ? » fait Gustave en se tournant vers elle…
Bien sûr… répond-elle
« Noté quoi ? » demande Paul.
« Oh, mais je prends mes précautions avec vous. La dernière fois que j’ai pris une initiative de ce genre avec ce qui vous appartient, ça ne vous a pas plu du tout et j’en ai pris pour plus que mon grade[1] que j’ai pourtant très élevé dans la marine.
Chat échaudé craint l’eau chaude, figurez-vous… »
Ça veut dire quoi, cette expression ?
« Bon, je fais quoi ? Je fais comme bon il me semble ? »
« Écoutez monsieur Gustave, si ça permet de rassurer ceux qui m’attendent chez moi plus rapidement, alors n’hésitez pas une seule seconde, me semble-t-il…
Mais je pense que vous ne me dites pas tout non plus… »
Pas vraiment totalement idiot, finalement, pour un amnésique insomniaque,
en pense Alexis.
« Effectivement… Je ne peux pas actuellement. Les effets de mon… devoir de réserve, je présume… »
« Mais attendez, comment puis-je vous faire confiance et donner du
poids à ce que vous racontez si vous ne me dites pas tout ?
N’êtes-vous pas comme tous ces autres « messieurs
importants » qui défilent dans cette chambre et me racontent des histoires
à dormir les yeux ouverts… »
Dormir debout…
« Ne vous moquez pas… Je deviens un spécialiste de l’insomnie, mais je ferme les yeux pour qu’ils ne me brûlent pas. Et ça tourne et retourne dans ma tête dans tous les sens si je n’ai rien d’autre à faire, comme lire, par exemple.
J’essaye de lire du Zmitrok Biadoulia, du Yanka Koupala ou
la presse qui arrive jusqu’ici pour m’occuper l’esprit, mais j’ai du mal à
déchiffrer leur écriture… Il n’y a vraiment que les images que je parviens à
décrypter encore un peu.
Et encore, la plupart des leurs sont fausses, que s’en est ridicule tellement les montages peuvent être grossiers… »
Peut-être que du Victor Hugo, ou du Jules Vernes lui plairait mieux pense
tout haut Alexis…
« C’est qui ces gens-là ? » demande encore Paul.
« Je vous ferai porter des auteurs français et anglais dès que possible si ça doit vous faire plaisir, Paul… Mais c’est qui ces gens « importants » qui viennent vous visiter et que veulent-ils ? »
Paul hésite…
« Si je vous le dis, ça ne leur plaira pas et à vous non plus. En
plus, je ne comprends rien… »
Comme quoi ?
« Par exemple, par moment je suis questionné sur un truc délirant de… comment ils disent ?... de traçage, puis l’instant d’après de fusée ou d’avion… Je ne comprends rien vous dis-je ! »
Ne sait-il plus ce qu’est un avion ?
« Si, je crois même avoir compris comment ça fonctionne, mais quel rapport avec le traçage ? Les moyens de détection actuels ne sont-il pas suffisants ? »
« Ce n’est pas ça. Mais je ne vais pas vous expliquer ici et aujourd’hui » lui répond Gustave.
« Je préfère, parce que je ne suis pas disposé à essayer de comprendre comme le voudraient mes visiteurs ! »
Sont-ils français ?
« Probablement pas : ils le parlent, mal, bien plus que moi. Et ils ont un fort accent que je pense être russe. Ou polonais. Pas italien, je présume. Je suppose qu’ils m’ont probablement dit qui ils sont… »
Et ils sont qui ?
« Premièrement, ça reste confus dans ma tête, deuxièmement, je n’ai aucune raison de vous faire confiance plus qu’à eux et de vous le dire et troisièmement, si je suis retenu prisonnier ici contre ma volonté, j’aimerai un avocat : vous dites que j’ai un frère qui en est un, c’est le moment de le faire venir ! » s’emporte-t-il soudainement…
Gustave recule et se tient coi…
« Je verrai ce qu’on peut faire. Mais je ne suis pas votre ennemi… »
Non mais il vient pour lui soutirer une permission de faire quelque chose dont il ignore les tenants et les aboutissants…
« Mais si ça doit me faire sortir d’ici, faites-le et vite !
Et puis… votre collègue Alexis est bien mignonne, mais
j’aimerai rencontrer des filles qui soit un peu plus sexy, et tout cas plus aimables
que les gardiennes de prison qui se prétendent être mes « douces » infirmières… »
Paul… chassez son naturel, il revient au galop en pense ses
interlocuteurs du moment !
« Je crois qu’il est urgent de vous sortir de là, effectivement, mon cher Paul ! »
C’est ce qu’il assure depuis l’autre jour !
Alexis, devenue sexy à l’égal d’une porte de prison… tout va décidément bien pour elle à ce moment-là !
« En attendant, amenez-moi des BD : là au moins je parviens peut-être à comprendre ce qui est écrit… Mais en français ou en anglais, parce que le biélorusse, je ne parviens pas à faire la liaison entre les sons et les mots écrits… »
Décidément iconoclaste !
Alexis et Gustave prennent congé.
« Il a de la crème fouettée dans la caboche » prétend Gustave une fois sur le trottoir.
Ou des étoiles plein la tête, mais pas de celles qui font rêver…
« Non, ce doit être cauchemardesque pour lui : il ne sait plus qui il est, il ne sait pas comment il est arrivé ici et il ne comprend pas pourquoi il est coincé dans cet hôpital !
En plus, on ne peut pas l’aider comme il le faudrait, on
rajoute à sa confusion, et il ne dort pas, ce qui doit le rendre dingue… »
« Le pire, c’est qu’il ne nous fait pas confiance » rajoute
Alexis un peu déçue.
« Non le pire, c’est en fait qu’un service « adverse » tente manifestement de le faire parler et de lui faire gober un vécu qui n’est pas le sien, ce qui ne va pas arranger sa guérison… »
S’il en guérit…
« Ne soyez pas pessimiste, Alexis : il va retrouver sa mémoire quand son cerveau sera de nouveau et durablement irrigué, je n’en doute pas.
Mais dans quel état s’il ne dort pas ?
On finit par devenir fou à cause du manque de sommeil… »
Les insomnies perpétuelles, ça existe : elle s’est renseignée sur
Internet…
« Une trentaine de bonshommes dans le monde qui survivent, sans perte de fonction cognitive ; comme quoi c’est plutôt rare… »
Et on ne sait pas comment ils font, ni comment ils deviennent comme ça, ni comment ça peut se soigner, ni si ça se soigne[2]…
« Ce qui m’inquiète le plus, c’est de découvrir qu’il y a un plan
compliqué derrière l’opportunité que les bélarusses et leurs alliés russes ont d’avoir
pu récupérer « l’épave » qu’est devenu Paul. »
Comment ça ?
« Ne veulent-ils tout simplement pas le scanneur qui permet de faire des cyborgs à l’effigie du personnage scanné, comme il a été fait pour le Président Makarond[3], le dictateur Nord-coréen et sa petite-sœur ? » argumente Alexis…
Ça, « c’est ce qu’on veut nous faire croire. Mais ce serait trop simple : pourquoi profitent-ils de l’occasion pour faire croire à Paul qu’il a un autre vécu dont lui-même ne veut pas nous parler ?
Parce qu’il s’agit de ça : il ne nous fait pas
confiance, c’est que l’histoire que vous lui racontez, Florence, ses enfants,
etc. est en contradiction avec ce que d’autres lui racontent ! »
Mais quoi ? Ils lui racontent quoi ?
« Si je le savais…
Ce qui est important pour le moment, c’est de savoir que ça
existe. De savoir qu’ils peuvent très bien bâtir, fabriquer une
« légende » de rechange qui se mêle avec les souvenirs que vous
tentez de raviver chez Paul et qui vont probablement revenir…
Mais dans quel but, puisque Poutine ou Loukachenko auront leur machine… »
« Vous ne comptez tout de même pas la leur fournir, amiral ? »
Et que si !
« Elle ne sert à rien qu’à numériser le modèle à reproduire dans les ateliers d’Aubenas…
Donc échange d’une machine contre Paul… et on le rapatrie en
France…
Seulement voilà, une fois numérisé, le cyborg il faut pouvoir le fabriquer et là, c’est seulement dans les ateliers d’Aubenas qu’on sait le faire.
Et même s’ils parviennent à kidnapper tous les ingénieurs et techniciens pour ce faire, il y a pire encore ! »
Quoi donc ?
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT
BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR
UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT «
NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
[1] Cf. Ultime récit – Suite
[2] NdA : Ça ne se soigne pas ! C’est un vrai mystère médical, sujet d’études qui n’aboutissent pas. Un des « fans » de « Charlotte » est atteint de cette particularité et dévore les ouvrages d’Alexis, sans pour autant être cognitivement diminué, loin de là… Petit clin d’œil à « André » en passant !
[3] Cf. 2022, Année électorale de Charlotte
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
« J’en sais tant que ça ? »
« Pas vraiment, mais il n’est pas utile de fournir des indications, même par inadvertance à nos adversaires, sur ce que vous savez ou ce que vous ignorez. Il faut comprendre… »
« C’est dans cet espoir qu’ils me gardent dans ce pays qui baragouine à peine ma langue… »
C’est probablement exact !
« Mais on peut peut-être trouver un accord pour accélérer votre retour, sous la condition que vos médecins acceptent de vous laisser partir… » et Gustave fait signe avec son pouce et son index qu’il frotte signifiant qu’il s’agit d’argent.
Paul semble ne pas comprendre ce signe-là…
« Et c’est quoi, cet accord ? »
« Trois fois rien. Juste la location « bénévole », gratuite, un prêt en quelle que sorte, d’une machine qui vous appartient. »
Quoi comme machine ?
Depuis quand possède-t-il des « machines » que même les bélarusses n’auraient pas ?
Et ça sert à quoi ?
« À faire des costumes ajustés à la morphologie du sujet ! En impression 3D. »
Pour faire quoi ?
« Des costumes ajustés… tiens donc ! »
Un costume… Paul réfléchit.
« Tiens donc… » fait-il dubitatif à reprendre l’expression de Gustave qu’il semble découvrir. « C’est quoi qui font des costumes, habituellement ? »
Des couturiers précise Alexis…
« Et vous allez me faire croire que je suis le seul à posséder une machine que même les couturiers ne savent pas réaliser ? »
« Ne soyez pas stupide Paul !... »
Ah bon ! « Bien avancé avec ça… »
« Je ne peux pas vous en dire plus, mais sommairement, ça sert à faire des combinaisons de pilote et d’astronaute… »
Paul prend son air médusé…
« Permettez-moi de ne pas vous croire, Monsieur… Mais bon, comme tout le monde profite de mon état d’amnésique pour me raconter des bêtises invraisemblables et se moquer de moi, pourquoi pas vous également ! »
« En tout cas, il enrichit son vocabulaire » note Alexis…
Et ses capacités de raisonnement restent intactes, à ce qu’il semble.
« Et qu’attendez-vous de moi ? »
Qu’il autorise le transfert de cette machine…
« Si ça ne gêne personne, plus vite je serai sorti d’ici, plus vite je pourrai peut-être récupérer ma mémoire et plus vite je pourrai me remettre au service de votre ministre… s’il veut encore de moi, même diminué. »
« Vous avez noté, Alexis ? » fait Gustave en se tournant vers elle…
Bien sûr… répond-elle
« Noté quoi ? » demande Paul.
« Oh, mais je prends mes précautions avec vous. La dernière fois que j’ai pris une initiative de ce genre avec ce qui vous appartient, ça ne vous a pas plu du tout et j’en ai pris pour plus que mon grade[1] que j’ai pourtant très élevé dans la marine.
« Bon, je fais quoi ? Je fais comme bon il me semble ? »
« Écoutez monsieur Gustave, si ça permet de rassurer ceux qui m’attendent chez moi plus rapidement, alors n’hésitez pas une seule seconde, me semble-t-il…
« Effectivement… Je ne peux pas actuellement. Les effets de mon… devoir de réserve, je présume… »
« Ne vous moquez pas… Je deviens un spécialiste de l’insomnie, mais je ferme les yeux pour qu’ils ne me brûlent pas. Et ça tourne et retourne dans ma tête dans tous les sens si je n’ai rien d’autre à faire, comme lire, par exemple.
Et encore, la plupart des leurs sont fausses, que s’en est ridicule tellement les montages peuvent être grossiers… »
« C’est qui ces gens-là ? » demande encore Paul.
« Je vous ferai porter des auteurs français et anglais dès que possible si ça doit vous faire plaisir, Paul… Mais c’est qui ces gens « importants » qui viennent vous visiter et que veulent-ils ? »
Paul hésite…
Comme quoi ?
« Par exemple, par moment je suis questionné sur un truc délirant de… comment ils disent ?... de traçage, puis l’instant d’après de fusée ou d’avion… Je ne comprends rien vous dis-je ! »
Ne sait-il plus ce qu’est un avion ?
« Si, je crois même avoir compris comment ça fonctionne, mais quel rapport avec le traçage ? Les moyens de détection actuels ne sont-il pas suffisants ? »
« Ce n’est pas ça. Mais je ne vais pas vous expliquer ici et aujourd’hui » lui répond Gustave.
« Je préfère, parce que je ne suis pas disposé à essayer de comprendre comme le voudraient mes visiteurs ! »
Sont-ils français ?
« Probablement pas : ils le parlent, mal, bien plus que moi. Et ils ont un fort accent que je pense être russe. Ou polonais. Pas italien, je présume. Je suppose qu’ils m’ont probablement dit qui ils sont… »
Et ils sont qui ?
« Premièrement, ça reste confus dans ma tête, deuxièmement, je n’ai aucune raison de vous faire confiance plus qu’à eux et de vous le dire et troisièmement, si je suis retenu prisonnier ici contre ma volonté, j’aimerai un avocat : vous dites que j’ai un frère qui en est un, c’est le moment de le faire venir ! » s’emporte-t-il soudainement…
« Je verrai ce qu’on peut faire. Mais je ne suis pas votre ennemi… »
Non mais il vient pour lui soutirer une permission de faire quelque chose dont il ignore les tenants et les aboutissants…
« Mais si ça doit me faire sortir d’ici, faites-le et vite !
« Je crois qu’il est urgent de vous sortir de là, effectivement, mon cher Paul ! »
C’est ce qu’il assure depuis l’autre jour !
Alexis, devenue sexy à l’égal d’une porte de prison… tout va décidément bien pour elle à ce moment-là !
« En attendant, amenez-moi des BD : là au moins je parviens peut-être à comprendre ce qui est écrit… Mais en français ou en anglais, parce que le biélorusse, je ne parviens pas à faire la liaison entre les sons et les mots écrits… »
Décidément iconoclaste !
« Il a de la crème fouettée dans la caboche » prétend Gustave une fois sur le trottoir.
Ou des étoiles plein la tête, mais pas de celles qui font rêver…
« Non, ce doit être cauchemardesque pour lui : il ne sait plus qui il est, il ne sait pas comment il est arrivé ici et il ne comprend pas pourquoi il est coincé dans cet hôpital !
« Non le pire, c’est en fait qu’un service « adverse » tente manifestement de le faire parler et de lui faire gober un vécu qui n’est pas le sien, ce qui ne va pas arranger sa guérison… »
S’il en guérit…
« Ne soyez pas pessimiste, Alexis : il va retrouver sa mémoire quand son cerveau sera de nouveau et durablement irrigué, je n’en doute pas.
On finit par devenir fou à cause du manque de sommeil… »
« Une trentaine de bonshommes dans le monde qui survivent, sans perte de fonction cognitive ; comme quoi c’est plutôt rare… »
Et on ne sait pas comment ils font, ni comment ils deviennent comme ça, ni comment ça peut se soigner, ni si ça se soigne[2]…
Comment ça ?
« Ne veulent-ils tout simplement pas le scanneur qui permet de faire des cyborgs à l’effigie du personnage scanné, comme il a été fait pour le Président Makarond[3], le dictateur Nord-coréen et sa petite-sœur ? » argumente Alexis…
Ça, « c’est ce qu’on veut nous faire croire. Mais ce serait trop simple : pourquoi profitent-ils de l’occasion pour faire croire à Paul qu’il a un autre vécu dont lui-même ne veut pas nous parler ?
« Si je le savais…
Mais dans quel but, puisque Poutine ou Loukachenko auront leur machine… »
Et que si !
« Elle ne sert à rien qu’à numériser le modèle à reproduire dans les ateliers d’Aubenas…
Seulement voilà, une fois numérisé, le cyborg il faut pouvoir le fabriquer et là, c’est seulement dans les ateliers d’Aubenas qu’on sait le faire.
Et même s’ils parviennent à kidnapper tous les ingénieurs et techniciens pour ce faire, il y a pire encore ! »
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
[1] Cf. Ultime récit – Suite
[2] NdA : Ça ne se soigne pas ! C’est un vrai mystère médical, sujet d’études qui n’aboutissent pas. Un des « fans » de « Charlotte » est atteint de cette particularité et dévore les ouvrages d’Alexis, sans pour autant être cognitivement diminué, loin de là… Petit clin d’œil à « André » en passant !
[3] Cf. 2022, Année électorale de Charlotte