… La nature du temps
Si vous êtes comme moâ, intuitivement, nous savons ce
qu’est le temps, mais essayer de l’expliquer, et nous finissons par nous
embrouiller l’esprit.
Même les philosophes et les physiciens ont parfois du mal à nous expliquer ce que c’est. Voire, ils n’y parviennent pas.
J’en ai encore reçu la preuve à l’occasion d’une réunion de famille, où j’écoutais un « sachant » à l’esprit aiguisé et qui fait « philosophe méconnu », passé par la rue d’Ulm et jusqu’à enseigner au Collège de « Gauloisie-intellectuelle », avec un physicien passé lui par Polytechnique (campus du plateau de Saclay) et qui œuvre dans un laboratoire du CNRS (pas très loin de la rue d’Ulm… en fait il est posé rue Lhomond : C’est toujours dans le 5ème arrondissement de la Kapitale sur « river-Seine ») à expérimenter ses joujoux quantiques…
Il fallait s’accrocher, et je ne suis pas sûr et certain d’avoir tout compris.
Mais je vais essayer de résumer…
Car le temps lui-même n’est pas difficile à saisir : Nous
le comprenons tous, malgré notre obsession persistante pour le décrire
correctement.
Le problème est probablement une question d’articulation : Un échec à tracer précisément les bonnes frontières autour de la nature du temps, tant conceptuellement que linguistiquement, me souffle-t-on.
Cette nature du temps a d’ailleurs tourmenté les penseurs depuis que nous avons essayé de comprendre le monde dans lequel nous vivons.
Ainsi, Saint Augustin (celui d’Hippone), le théologien docteur de la foi, dont les écrits ont influencé la philosophie occidentale, a saisi un défi paradoxal en tentant d’articuler le temps il y a plus de 1.600 ans : « Qu’est-ce que le temps alors ? Si personne ne me demande, je sais ; si je veux l’expliquer à quelqu’un, je ne sais pas. ».
Pas mieux depuis 16 siècles…
Près de mille ans plus tôt, Héraclite (celui d’Éphèse et
pas « des fesses ») nous offrit une vision qualifiée de pénétrante
par l’un de mes deux compatriotes, chacun un verre à la main, l’un avec un nœud
papillon au col de chemise, l’autre avec un O’Cedar en bataille sur la tête en
guise de chevelure, le col ouvert.
Selon le philosophe grec classique Platon dans le Cratyle (aux éditions Flammarion et quelques autres), « Héraclite est censé dire que toutes choses sont en mouvement et rien n’est en repos. Il les compare au ruisseau d’une rivière, et dit qu’on ne peut pas entrer deux fois dans la même eau. »
En surface, cela peut ressembler à un autre paradoxe — comment quelque chose peut-il être la même rivière et pourtant ne pas être la même chose ?
Mais Héraclite apporte de la clarté, pas de la confusion : La rivière — une chose qui existe — change continuellement. Bien que ce soit la même rivière, différentes eaux coulent de moment en moment.
Si le flux continu de la rivière rend cela clair, il en va de même pour tout ce qui existe — y compris la personne qui s’y jette. Il reste la même personne, mais chaque instant où il met le pied dans la rivière est distinct.
Comment le temps peut-il sembler si évident, si tissé
dans le tissu de notre expérience, et pourtant rester le fléau de tout penseur
qui a tenté de l’expliquer ?
Cette question clé n’en est même pas une pour la plupart des physiciens qui la considèrent comme pertinente.
Ce n’est pas non plus un défi que les philosophes ont réussi à résoudre.
Plus précisément, physiciens et philosophes ont tendance à confondre ce que signifie qu’une chose existe et ce que cela signifie pour quelque chose qui se passe — traitant les événements comme s’ils existaient.
Or, une fois cette distinction reconnue, le brouillard se dissipe et le paradoxe d’Augustin se dissout assure l’un.
En logique de base, il n’existerait pas de véritables paradoxes, seulement des déductions reposant sur des prémisses subtilement mal traitées, rebondit le philosophe alors que mon physicien causait du principe d’incertitude et du chat noir enfermé dans sa boîte hermétique qui serait mort et vivant « en même temps® »
Et l’un de signaler que peu de temps après
qu’Héraclite ait tenté de clarifier le temps, Parménide (celui d’Élée) fit le
contraire. Sa déduction commence par une prémisse apparemment valable — « ce
qui est, c’est ; et ce qui ne l’est pas, n’est pas » (on ne peut pas être plus
clair…, sauf en mécanique quantique justement où on peut être et ne pas être
fait remarquer le chercheur polytechnicien…) — puis introduit discrètement une
hypothèse cruciale : Il affirme que le passé fait partie de la réalité
parce qu’il a été vécu, et que l’avenir doit aussi appartenir à la réalité
parce que nous l’anticipons.
Ce qui n’est pas kon. Mais encore faut-il avoir présentement une conscience du passé même immédiat, pour en anticiper le devenir… me semble-t-il.
J’aurai annoncé une banalité, ça aurait eu le même effet.
En conséquence, conclut Parménide, le passé et le
futur font tous deux partie de « ce qui est », et toute l’éternité doit former
un tout continu unique dans lequel le temps est une illusion.
Ça j’aime bien, parce que ce n’est pas vraiment mon ressenti du moment.
D’autant que d’un point de vue des théories quantiques où deux états peuvent exister au même instant au même endroit, c’est parfaitement vrai.
De mon point de vue de béotien, ça voudrait aussi dire que dans le présent cohabitent futur et passé…
Mais peut-on aller de l’un vers l’autre ?
Mes deux têtes d’œuf n’ont pas répondu, comme si présent, passé et futur était la même entité. Ou que j’étais quantité négligeable…
Ce qui reste un paradoxe de mon point de vue de krétin-de-fiscaliste, puisque justement, passer de l’un à l’autre, c’est le temps qui coure…
Ils ont préféré rappeler que l’élève de Parménide,
Zénon, imagina plusieurs paradoxes pour soutenir la vision de son maître. « En
termes modernes, Zénon soutiendrait que si vous essayiez de marcher d’un bout à
l’autre d’un bloc, vous n’y arriveriez jamais. Pour marcher un pâté de maisons,
il faut d’abord parcourir la moitié, puis la moitié de ce qui reste, et ainsi
de suite — en réduisant toujours de moitié la distance restante, sans jamais
atteindre la fin. »
« Oui d’accord, mais dans cette hypothèse on finit par figer la flèche du temps qui se subdivise en une infinité d’unité toutes plus courtes les unes que les autres jusqu’à l’infini…
À ce rythme-là, vous vous retrouvez vite fait figé le
kul posé sur l’horizon d’un trou noir ! »
J’en sais assez pour savoir qu’à cet horizon, le temps
est figé, les masses sont énormes et que si on se bouge encore à force d’user d’énergie
colossales, on ralentit encore la flèche du temps jusqu’à verser dans le trou
noir sans jamais pouvoir en sortir.
Et si on sait comment la matière et l’énergie agissent en deçà de cet horizon, on ne sait rien de ce qui se passe au-delà…
Pourtant, le trou noir aura gagné en masse, la mienne et mon quintal revendiqué.
Car bien sûr, on peut marcher jusqu’au bout du pâté de
maisons et au-delà — donc la déduction de Zéno est absurde.
Son sophisme réside dans le fait de retirer le temps de l’image et de ne considérer que des configurations spatiales successives. Ses distances qui diminuent sont égalées par des intervalles de temps qui diminuent, les deux devenant petits en parallèle.
Zénon fixe implicitement le temps total disponible pour le mouvement — tout comme il fixe la distance — et le paradoxe n’apparaît que parce que le temps a été supprimé.
Restaurez le temps, et la contradiction disparaît. Et une balle de fusil atteindra bien sa cible fuyante : C’est le principe du chasseur, qu’il soit bon ou mauvais chasseur…
On me fait alors prendre conscience que Parménide
commet une erreur similaire en affirmant que des événements passés et futurs —
des choses qui se sont produites ou qui arriveront — existent.
Cette hypothèse est justement le problème, de physique quantique comme du philosophe : Elle équivaut à la conclusion qu’il souhaite atteindre, ce qui est en contradiction avec les équations de la physique quantique.
Son raisonnement est circulaire, se terminant par reformuler son hypothèse — mais d’une manière qui sonne différente et profonde.
Par conséquent il faut reprendre les fondamentaux : Un événement est quelque chose qui se produit à un endroit et à un moment précis.
Or, dans les théories de la relativité d’Albert
Einstein, l’espace-temps est un modèle à quatre dimensions décrivant toutes ces
occurrences : Chaque point est un événement particulier, et la suite continue
d’événements associée à un objet forme sa ligne d’univers — son chemin à
travers l’espace et le temps.
D’autant que si ce chemin est une ligne droite, en réalité il progresse dans un univers qui se déforme sous les effets de la gravitation, dans ses trois dimensions, mais également dans celle du temps qui passe (plus ou moins rapidement par rapport à un référentiel quelconque.
J’ai ainsi pu calculer que pour une accélération de 1 G, soit la pesanteur terrestre au niveau du sol, ou 9,81 m/s², on mettrait 1,5 an à bord d’un vaisseau pour atteindre 95 % de la vitesse de la lumière, mais 2,5 ans pour les observateurs restés sur Terre.
La même feuille de calcul Excel (Merci infiniment à Jules DesPortes) donne 50 ans à bord d’un véhicule qui atteindrait 99,998 % de la vitesse de la lumière avec la même accélération à bord, et 6.502 vu depuis la Terre.
Pas sûr de recevoir un jour une carte postale d’une nébuleuse aussi lointaine, ni la visite d’OVNI transportant des êtres « organiques » desséchés depuis longtemps…
Et les événements n’existent pas : Lorsque les
physiciens et philosophes parlent de l’espace-temps comme d’une chose qui
existe, ils traitent les événements comme des choses existantes — exactement le
même sophisme subtil à la racine de 25 siècles de confusion.
Le physicien décrit en effet un univers tridimensionnel rempli d’étoiles, de planètes et de galaxies qui existent. Et au cours de cette existence, les emplacements de chaque particule à chaque instant sont des événements individuels de l’espace-temps.
Et pour le philosophe, à mesure que l’univers existe, les événements qui se produisent, instant par instant, tracent des lignes temporelles dans un espace-temps à quatre dimensions — une représentation géométrique de tout ce qui se passe au cours de cette existence. Ce qui est un modèle utile, même si ce n’est pas une chose existante.
Résoudre le paradoxe d’Augustin — où le temps est quelque chose que nous comprenons intrinsèquement mais que nous ne pouvons décrire — est simple une fois la source de la confusion identifiée : Les événements — les choses qui arrivent ou se produisent — ne sont pas des choses qui existent. Chaque fois que vous mettez un pied dans la rivière, c’est un événement unique. Cela arrive au cours de votre existence et de celle de la rivière. Le pied et la rivière existe. Le moment où l’un rentre dans l’autre existe que s’il arrive.
Là, j’avoue, que je n’ai pas tout compris de la profondeur du récit.
Peut-être même que je ne le vous restitue pas correctement…
Je note seulement — moâ qui suis aussi un peu un
auteur de fictions… à connotations réalistes et donc scientifiques — que les
philosophes se torturent sur les paradoxes du voyage dans le temps depuis plus
d’un siècle, pourtant le concept de base repose sur la même erreur subtile —
quelque chose que l’écrivain de science-fiction H.G. Wells a introduit au début
de La Machine à voyager dans le temps (que vous avez lu, espère-je).
En effet, m’informe-t-on, en présentant son idée, le Voyageur du Temps glisse entre la description d’objets tridimensionnels, les objets existants, les moments le long d’une ligne temporelle — et enfin le traitement de la ligne temporelle comme quelque chose qui existe.
Cette dernière étape est précisément le moment où la carte est confondue avec le territoire. Une fois que la ligne du monde, ou même l’espace-temps, est imaginée comme existante, qu’est-ce qui nous empêche d’imaginer qu’un voyageur pourrait la traverser me demande l’un ?
Bé euh…
« L’occurrence et l’existence sont deux aspects fondamentalement distincts du temps : Chacun essentiel pour le comprendre pleinement, mais jamais confondu avec l’autre. »
Me voilà bien avancé…
Ce qui voudrait dire que parler et penser aux
événements comme des choses qui existent aura été la racine de notre confusion
sur le temps depuis des millénaires. « Considère maintenant le temps à
la lumière de cette distinction. Pense-tu aux choses qui vous entourent, aux
histoires familières de voyages dans le temps et à la physique même de
l’espace-temps.
Une fois que tu reconnais le nôtre comme un univers
tridimensionnel existant, rempli de choses existantes, et que des événements se
produisent à chaque instant au cours de cette existence cosmique —
cartographiant vers l’espace-temps sans être la réalité — tout s’aligne :
Le paradoxe d’Augustin se dissout !
Le temps n’est plus mystérieux une fois que l’occurrence et l’existence sont séparées. »
Moâ, je veux bien, mais je n’ai rien compris (ou alors
je rapporte mal, ce qui démontre que je n’ai pas tout compris non plus…)
Parce que ces deux-là ne répondent pas à mon
questionnement du moment, à savoir pour quelle raison la flèche du temps est
unidirectionnelle…
« C’est une conséquence du principe d’entropie… » où la flèche thermodynamique permet d’établir la flèche statistique du temps.
Ainsi, dans un système fermé, la mesure de l’entropie permet d’établir le mouvement temporel produit par une succession d’événements plus probables que d’autres. « Plus un événement est improbable, plus il peut être relié à un passé ordonné. Inversement, plus il est probable, plus il peut être relié à un futur désordonné ».
Et de m’indiquer que la flèche du temps, au moins thermodynamique, n’est pas éternelle parce que l’entropie, le « désordre », ne peut augmenter en permanence dans un système fermé, qui finit par y trouver un équilibre où l’entropie atteint un maximum. « Dans ce cas, le sens du temps disparait ».
Le temps disparaît également pour le photon émis à l’autre de l’univers il y a 13 milliards d’année et qui vient libérer son énergie sur ma rétine…
« — Comment ça ?
— Il voyage depuis sa naissance à la vitesse de la
lumière. Et tes équations relativistes t’imposent que le temps qui s’écoule est
figé pour lui depuis sa naissance… »
Donc, je ne sais toujours pas quel est la nature du temps, qu’on retrouve pourtant partout dans les équations de la physique, quantique ou relativiste, mais également quotidienne…
On s’est tous resservi d’une flûte de champagne bien
frappé…
Bon retour de week-end à toutes et à
tous !
I3
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE
PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN
LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN
AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Même les philosophes et les physiciens ont parfois du mal à nous expliquer ce que c’est. Voire, ils n’y parviennent pas.
J’en ai encore reçu la preuve à l’occasion d’une réunion de famille, où j’écoutais un « sachant » à l’esprit aiguisé et qui fait « philosophe méconnu », passé par la rue d’Ulm et jusqu’à enseigner au Collège de « Gauloisie-intellectuelle », avec un physicien passé lui par Polytechnique (campus du plateau de Saclay) et qui œuvre dans un laboratoire du CNRS (pas très loin de la rue d’Ulm… en fait il est posé rue Lhomond : C’est toujours dans le 5ème arrondissement de la Kapitale sur « river-Seine ») à expérimenter ses joujoux quantiques…
Il fallait s’accrocher, et je ne suis pas sûr et certain d’avoir tout compris.
Mais je vais essayer de résumer…
Le problème est probablement une question d’articulation : Un échec à tracer précisément les bonnes frontières autour de la nature du temps, tant conceptuellement que linguistiquement, me souffle-t-on.
Cette nature du temps a d’ailleurs tourmenté les penseurs depuis que nous avons essayé de comprendre le monde dans lequel nous vivons.
Ainsi, Saint Augustin (celui d’Hippone), le théologien docteur de la foi, dont les écrits ont influencé la philosophie occidentale, a saisi un défi paradoxal en tentant d’articuler le temps il y a plus de 1.600 ans : « Qu’est-ce que le temps alors ? Si personne ne me demande, je sais ; si je veux l’expliquer à quelqu’un, je ne sais pas. ».
Pas mieux depuis 16 siècles…
Selon le philosophe grec classique Platon dans le Cratyle (aux éditions Flammarion et quelques autres), « Héraclite est censé dire que toutes choses sont en mouvement et rien n’est en repos. Il les compare au ruisseau d’une rivière, et dit qu’on ne peut pas entrer deux fois dans la même eau. »
En surface, cela peut ressembler à un autre paradoxe — comment quelque chose peut-il être la même rivière et pourtant ne pas être la même chose ?
Mais Héraclite apporte de la clarté, pas de la confusion : La rivière — une chose qui existe — change continuellement. Bien que ce soit la même rivière, différentes eaux coulent de moment en moment.
Si le flux continu de la rivière rend cela clair, il en va de même pour tout ce qui existe — y compris la personne qui s’y jette. Il reste la même personne, mais chaque instant où il met le pied dans la rivière est distinct.
Cette question clé n’en est même pas une pour la plupart des physiciens qui la considèrent comme pertinente.
Ce n’est pas non plus un défi que les philosophes ont réussi à résoudre.
Plus précisément, physiciens et philosophes ont tendance à confondre ce que signifie qu’une chose existe et ce que cela signifie pour quelque chose qui se passe — traitant les événements comme s’ils existaient.
Or, une fois cette distinction reconnue, le brouillard se dissipe et le paradoxe d’Augustin se dissout assure l’un.
En logique de base, il n’existerait pas de véritables paradoxes, seulement des déductions reposant sur des prémisses subtilement mal traitées, rebondit le philosophe alors que mon physicien causait du principe d’incertitude et du chat noir enfermé dans sa boîte hermétique qui serait mort et vivant « en même temps® »
Ce qui n’est pas kon. Mais encore faut-il avoir présentement une conscience du passé même immédiat, pour en anticiper le devenir… me semble-t-il.
J’aurai annoncé une banalité, ça aurait eu le même effet.
Ça j’aime bien, parce que ce n’est pas vraiment mon ressenti du moment.
D’autant que d’un point de vue des théories quantiques où deux états peuvent exister au même instant au même endroit, c’est parfaitement vrai.
De mon point de vue de béotien, ça voudrait aussi dire que dans le présent cohabitent futur et passé…
Mais peut-on aller de l’un vers l’autre ?
Mes deux têtes d’œuf n’ont pas répondu, comme si présent, passé et futur était la même entité. Ou que j’étais quantité négligeable…
Ce qui reste un paradoxe de mon point de vue de krétin-de-fiscaliste, puisque justement, passer de l’un à l’autre, c’est le temps qui coure…
« Oui d’accord, mais dans cette hypothèse on finit par figer la flèche du temps qui se subdivise en une infinité d’unité toutes plus courtes les unes que les autres jusqu’à l’infini…
Et si on sait comment la matière et l’énergie agissent en deçà de cet horizon, on ne sait rien de ce qui se passe au-delà…
Pourtant, le trou noir aura gagné en masse, la mienne et mon quintal revendiqué.
Son sophisme réside dans le fait de retirer le temps de l’image et de ne considérer que des configurations spatiales successives. Ses distances qui diminuent sont égalées par des intervalles de temps qui diminuent, les deux devenant petits en parallèle.
Zénon fixe implicitement le temps total disponible pour le mouvement — tout comme il fixe la distance — et le paradoxe n’apparaît que parce que le temps a été supprimé.
Restaurez le temps, et la contradiction disparaît. Et une balle de fusil atteindra bien sa cible fuyante : C’est le principe du chasseur, qu’il soit bon ou mauvais chasseur…
Cette hypothèse est justement le problème, de physique quantique comme du philosophe : Elle équivaut à la conclusion qu’il souhaite atteindre, ce qui est en contradiction avec les équations de la physique quantique.
Son raisonnement est circulaire, se terminant par reformuler son hypothèse — mais d’une manière qui sonne différente et profonde.
Par conséquent il faut reprendre les fondamentaux : Un événement est quelque chose qui se produit à un endroit et à un moment précis.
D’autant que si ce chemin est une ligne droite, en réalité il progresse dans un univers qui se déforme sous les effets de la gravitation, dans ses trois dimensions, mais également dans celle du temps qui passe (plus ou moins rapidement par rapport à un référentiel quelconque.
J’ai ainsi pu calculer que pour une accélération de 1 G, soit la pesanteur terrestre au niveau du sol, ou 9,81 m/s², on mettrait 1,5 an à bord d’un vaisseau pour atteindre 95 % de la vitesse de la lumière, mais 2,5 ans pour les observateurs restés sur Terre.
La même feuille de calcul Excel (Merci infiniment à Jules DesPortes) donne 50 ans à bord d’un véhicule qui atteindrait 99,998 % de la vitesse de la lumière avec la même accélération à bord, et 6.502 vu depuis la Terre.
Pas sûr de recevoir un jour une carte postale d’une nébuleuse aussi lointaine, ni la visite d’OVNI transportant des êtres « organiques » desséchés depuis longtemps…
Le physicien décrit en effet un univers tridimensionnel rempli d’étoiles, de planètes et de galaxies qui existent. Et au cours de cette existence, les emplacements de chaque particule à chaque instant sont des événements individuels de l’espace-temps.
Et pour le philosophe, à mesure que l’univers existe, les événements qui se produisent, instant par instant, tracent des lignes temporelles dans un espace-temps à quatre dimensions — une représentation géométrique de tout ce qui se passe au cours de cette existence. Ce qui est un modèle utile, même si ce n’est pas une chose existante.
Résoudre le paradoxe d’Augustin — où le temps est quelque chose que nous comprenons intrinsèquement mais que nous ne pouvons décrire — est simple une fois la source de la confusion identifiée : Les événements — les choses qui arrivent ou se produisent — ne sont pas des choses qui existent. Chaque fois que vous mettez un pied dans la rivière, c’est un événement unique. Cela arrive au cours de votre existence et de celle de la rivière. Le pied et la rivière existe. Le moment où l’un rentre dans l’autre existe que s’il arrive.
Là, j’avoue, que je n’ai pas tout compris de la profondeur du récit.
Peut-être même que je ne le vous restitue pas correctement…
En effet, m’informe-t-on, en présentant son idée, le Voyageur du Temps glisse entre la description d’objets tridimensionnels, les objets existants, les moments le long d’une ligne temporelle — et enfin le traitement de la ligne temporelle comme quelque chose qui existe.
Cette dernière étape est précisément le moment où la carte est confondue avec le territoire. Une fois que la ligne du monde, ou même l’espace-temps, est imaginée comme existante, qu’est-ce qui nous empêche d’imaginer qu’un voyageur pourrait la traverser me demande l’un ?
Bé euh…
« L’occurrence et l’existence sont deux aspects fondamentalement distincts du temps : Chacun essentiel pour le comprendre pleinement, mais jamais confondu avec l’autre. »
Me voilà bien avancé…
Le temps n’est plus mystérieux une fois que l’occurrence et l’existence sont séparées. »
« C’est une conséquence du principe d’entropie… » où la flèche thermodynamique permet d’établir la flèche statistique du temps.
Ainsi, dans un système fermé, la mesure de l’entropie permet d’établir le mouvement temporel produit par une succession d’événements plus probables que d’autres. « Plus un événement est improbable, plus il peut être relié à un passé ordonné. Inversement, plus il est probable, plus il peut être relié à un futur désordonné ».
Et de m’indiquer que la flèche du temps, au moins thermodynamique, n’est pas éternelle parce que l’entropie, le « désordre », ne peut augmenter en permanence dans un système fermé, qui finit par y trouver un équilibre où l’entropie atteint un maximum. « Dans ce cas, le sens du temps disparait ».
Le temps disparaît également pour le photon émis à l’autre de l’univers il y a 13 milliards d’année et qui vient libérer son énergie sur ma rétine…
« — Comment ça ?
Donc, je ne sais toujours pas quel est la nature du temps, qu’on retrouve pourtant partout dans les équations de la physique, quantique ou relativiste, mais également quotidienne…
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
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