Le Donbass va probablement redevenir « Popov »
D’ailleurs, Moscou continue d’insister : Pour
tout règlement de la guerre en Ukraine, Kiev devrait retirer ses forces de la
région du Donbass que cette dernière défend farouchement depuis 2014 !
Qu’y a-t-il là de si passionnant pour que les uns exigent que la région leur soit offerte sans combattre et que les seconds meurent tous les jours pour faire pleurer un maximum les premiers ?
Rappelons qu’à l’origine, lors du référendum de 1991
pour l’indépendance de l’Ukraine, 83,9 % des électeurs de l’oblast de Donetsk
et 83,6 % de l’oblast de Louhansk votent pour se détacher de la fédération de
Russie (qu’ils détestent de père en fils). Les russophones sont minoritaires et
la région a une activité économique florissante.
Et puis les choses se dégradent très vite. À tel point qu’au cours de la décennie suivante, pour le reste de l’Ukraine, le Donbass passe pour une région arriérée, à la culture mafieuse, et un vivier de sécessionnistes prorusses.
C’est ainsi qu’un éditorialiste écrivait en 2005 que le Donbass était le repaire d’une « cinquième colonne », et que le fait de parler ukrainien dans la région n’était « bon ni pour la santé ni pour la survie ».
Mais en dépit de cette image, au cours des années 1990 des enquêtes montraient qu’une majorité des habitants du Donbass restait favorable à son maintien au sein de l’Ukraine.
Lorsque la Russie a envahi l’Ukraine pour la première
fois en 2014, elle a rapidement annexé la Crimée et envoyé ses troupes dans les
régions orientales de l’Ukraine.
La Crimée c’est surtout son port militaire le seul des mers chaudes pour la flotte.
Une région russophone qui accueille les touristes russes dans ses stations balnéaires de réputation mondiale au soleil de la Mer Noire.
C’est aussi une région agricole fertile… tant qu’il y a de l’eau douce qui est tirée du Dniepr et est distribuée dans les plaines à travers un réseau de denses canaux.
Or, en 2014, Kiev aura fermé les vannes, tel que la situation devenait infernale à en construire en urgence le pont de Crimée, à partir et depuis l’Île de Touzla au milieu du détroit de Kertch qui verrouille la Mer d’Azov.
Un simple pont ne suffit pas dans une situation conflictuelle : Il faut, a minima, à la Crimée un rattachement ferroviaire et routier.
Et ça en passe par l’occupation de toute la rive occidentale de la Mer d’Azov, donc par l’Oblast du Donbass : Il suffit de lire une carte.
La cible principale de Moscou est désormais le Donbass, la zone qui comprend deux régions de l’Ukraine, Donetsk et Louhansk.
Je rappelle qu’à l’origine, c’était tout le territoire de l’Ukraine, jusqu’à la Transnistrie et la frontière « Polak »…
En 8 jours seulement, promis, craché-juré.
Plus de dix ans plus tard, la Russie tente toujours d’obtenir
le contrôle total du seul Donbass, en imposant ses exigences territoriales dans
un « cadre de paix » sous la « médiation » (si on peut
appeler ça comme ça), des États-Unis où il aura fallu tout faire sans rien en
laisser paraître pour que « Trompe-le-clown » soit élu.
Et le volubile-clown à la crinière d’or, avant même de prendre ses fonctions de président des USA a fait savoir que la Paix serait obtenue en 24 heures, sûr de lui…
Un an après, on y est encore…
Pourtant Washington a intensifié sa pression sur Kiev, forçant l’Ukraine à faire des concessions significatives, alors que l’engagement de la Russie serait de « simplement cesser le combat ».
« Ils (les Russes) font des concessions. Leur principale concession est qu’ils cessent de se battre et qu’ils ne prennent plus de terres », a martelé « Trompe-le-clown ».
Glorieux comme procédé…
Mais l’Ukraine devrait faire des concessions beaucoup
plus importantes, les garanties de sécurité, le statut de la centrale nucléaire
de Zaporijjia et le Donbass étant les points de négociation les plus sensibles.
Moscou n’a pas revu ses exigences à la baisse et souhaite que l’Ukraine quitte la région du Donbass, y compris certaines parties des régions de Donetsk et de Louhansk que la Russie n’a pas été capable d’occuper en plus de dix ans de guerre acharnée.
Le conseiller en politique étrangère du Kremlin, celui
qui aurait travaillé sur la proposition initiale de la Russie en 28 points, a
faussement déclaré récemment que « l’ensemble du Donbass appartient à
la Russie ».
Selon quel fondement historique ? L’histoire, elle est longue dans cette région et va bien au-delà de l’actuelle ligne de front…
Mais selon le plan qui a fait l’objet d’une fuite, Moscou souhaite non seulement que l’Ukraine se retire de ses propres territoires, mais aussi que les États-Unis reconnaissent le Donbass comme appartenant à la Russie !
Forte concession, parce qu’à l’origine « Trompe-le-clown » voulait en faire une région démilitarisée afin de bétonner les immeubles à reconstruire et surtout de permettre « l’exploitation en commun » des ressources du sous-sol.
Là est le véritable enjeu d’avenir…
Selon l’encyclopédie Britannica, le Donbass ce sont en
effet des réserves importantes d’une grande variété de métaux et minéraux, une
sorte de miracle géologique.
On y trouve des matières premières de construction comme le calcaire de Donetsk, de Bakhmout, de Sloviansk, de Olenivske, de Karakutske et d’Amvrossiïvka utilisés comme matériaux de construction.
Pour l’industrie papetière, les peintures, les revêtements de sol on trouve de la dolomite, également du grès comme matériau de construction et les constructions routières, des quartzites pour les constructions ferroviaires et routières, de la craie des bords de Siverskyi Donets, de l’ardoise de Sloviansk et Bakhmout, du gypse de Bakhmout pour la fabrication du plâtre, des marnes près d’Amvrosiivka pour les cimenteries, des argiles de Sloviansk également pour les cimenteries, pour la briqueterie, pour la fonderie, et pour la fabrication d’éponges de Titane…
Pour l’industrie, on y extrait des sels gemme du gisement Artemiv, notamment à Soledar, Sloviansk, Bakhmout pour l’industrie alimentaire et chimique.
Les calcaires fondants d’Olenivske et Karakutske pour sont exploités par l’industrie verrière et la sidérurgie. Le kaolin de Bila Balka sert aussi à l’industrie papetière, à la production de caoutchouc, à la fabrication de céramique, et même en médecine.
Mais aussi à la fabrication de peinture, à la cimenterie, aux produits phytosanitaires, aux isolants, dans le traitement de l’eau, et naturellement dans la construction.
Le minerai de fer est extrait à Kryvorijia pour la sidérurgie locale.
On utilise les argiles réfractaires et du sable de fonderie des gisements de Tchassiv Iar et de Novorai pour la sidérurgie et la fabrication des éponges de Titane.
Le bassin houiller de Donetsk aura principalement servi pour la sidérurgie et la production électrique.
Les potasses du gisement du Dniepr-Siverski-Donets sont utilisées pour la fabrication d’engrais, dans les industries chimique et verrière, la savonnerie, le recyclage de l’aluminium, la galvanoplastie, la production pétrolière, la sidérurgie, le traitement de l’eau, la cimenterie, la fabrication d’extincteurs, ainsi que dans les industries textile, alimentaire, la production de caoutchouc synthétique et la fabrication de peinture.
Le mercure dans le bassin de la Siverski-Donets et le gisement de Mykytivsk sert à Horlivka pour l’industrie pharmaceutique (la fabrication de vaccin), la médecine dentaire.
Le germanium associé aux gisements de houille est utilisé dans l’industrie optique et l’électronique.
On trouve de l’or surtout à Louhansk et Donetsk et du minéral d’argent souvent associé à l’or à Louhansk et Donetsk.
Enfin, le silicium se trouve un peu partout dans le Donbass pour la fabrication des semi-conducteurs.
Une encyclopédie minérale, sans une goutte de pétrole, pour une fois…
Or, qui contrôle le Donbass ?
Après plus d’une décennie d'assauts des troupes russes, la région ukrainienne de Louhansk est presque entièrement sous l’occupation de Moscou.
Mais la situation est différente dans la région de Donetsk, où les forces ukrainiennes tiennent actuellement environ 6.600 kilomètres carrés et restent à portée des canons Caesar.
Au rythme actuel des conquêtes de l’armée russe, les russes ne pourraient s’emparer du reste de la région de Donetsk qu’en août 2027, et en engageant des ressources considérables.
Car cette région est également fortement fortifiée par les troupes ukrainiennes après plus d’une décennie de défense acharnée contre l’offensive russe.
Kiev n’a cessé de renforcer sa « ceinture de forteresse » du Donbass, qui s’étend sur 50 km à travers l’Ouest de Donetsk.
« L’Ukraine a passé les 11 dernières années à consacrer du temps, de l’argent et des efforts au renforcement de la ceinture de forteresse et à la mise en place d’une importante infrastructure industrielle et défensive », indique l’ISW.
Après l’occupation par la Russie de plusieurs villes
ukrainiennes, dont Avdiivka et Bakhmout, Kiev a ajusté sa ligne de défense et
renforcé son réseau de fortifications, de tranchées, de champs de mines et de
barrières antichars.
Avant la première invasion russe de 2014, le Donbass était le moteur économique de l’Ukraine. Cette région abritait les plus grandes entreprises industrielles du pays, notamment des usines métallurgiques, charbonnières et chimiques qui exportaient dans le monde entier.
Pour le Centre for Economic and Business Research, basé à Londres, ses experts estiment que la région du Donbass représentait environ 15,7 % du PIB de l’Ukraine et 14,7 % de sa population avant 2014.
Après l’invasion russe, entre 2014 et 2021, l’Ukraine a perdu plus de 80 Mds€ du fait de l’occupation de ce territoire par Moscou, soit environ 8 % du PIB d’avant-guerre du pays chaque année, tous les ans…
Au début de l’année, la dernière mine de charbon en activité en Ukraine a été contrainte de fermer dans la région.
Comprenez-vous mieux les enjeux pour un temps de paix à venir ?
Entre-temps, les États-Unis ont cherché à établir une « zone
économique libre » dans certaines parties du Donbass que l’Ukraine
contrôle encore actuellement ajoutant que Washington souhaitait que Kiev se
retire de ces territoires.
Un crève-cœur !
Le président ukrainien a expliqué que les États-Unis suggéraient à l’Ukraine de se retirer du Donbass et que les troupes russes n’avanceraient pas sur le territoire.
Ce qui est probablement vrai dans un premier temps… L’armée russe n’a plus les moyens d’aller beaucoup plus loin, même si elle a les moyens de faire péter toute la planète…
Mais régner sur des territoires dévastés et radioactifs n’a probablement pas un grand intérêt, même stratégique.
« Ils ne savent pas qui gouvernera ce
territoire, qu’ils appellent « zone économique libre » ou « zone
démilitarisée » », précise « Zèle-en-ski ».
Selon lui, « si les troupes d’un camp doivent battre en retraite et que l’autre camp reste sur place, qu’est-ce qui retiendra ces autres troupes, les Russes ? Ou qu’est-ce qui les empêchera de se déguiser en civils et de s’emparer de cette zone économique libre ? Tout cela est très grave ».
Chat échaudé craint décidément l’eau froide…
« Il n’est pas certain que l’Ukraine soit d’accord, mais si l’on parle d’un compromis, il faut qu’il soit équitable ».
« Zèle-en-ski » aura expliqué que si l’Ukraine acceptait un tel projet, il faudrait organiser des élections ou un référendum pour le ratifier, affirmant que seul « le peuple ukrainien » pouvait prendre des décisions sur les concessions territoriales.
Rappelons qu’entre 2014 et 2021, au moins 2 millions d’Ukrainiens
ont été contraints de fuir leur domicile dans le Donbass en raison des combats,
selon les données de l’ONU.
Du coup, ceux-là ne votent plus sur place.
Et à peu près le même nombre de personnes ont continué à vivre sous l’occupation russe.
C’est entre ceux-là que ça va se décider.
Et « Trompe-le-clown » aura galvaudé l’image de son pays : Ses « partenaires » savent désormais que les USA ne sont pas un allié fiable… Partenaires et adversaires, parce que naturellement, chez les BRICS et leurs alliés, on se réjouit d’avoir anticiper cette « démission de fait ».
La paix va se faire, parce que les parties sont
épuisées et qu’aucun ne s’effondrera devant les prétentions de l’autre.
Les seuls grands perdants, pour l’heure, se sont les diplomates, incapables d’avoir anticipé des solutions pour éviter la guerre, et les organisations internationales qui n’ont aucune solution pour imposer le respect de règles acceptées par tous, y compris dans la justice internationale, règles notamment de non-agression qu’elles sont incapables de faire appliquer.
J’aimerai que la génération montante, celle qui va voter en 2027, se rappelle cette leçon de l’Histoire.
Une leçon qu’elle répète inlassablement depuis des lustres antiques : Qui vis pacem para bellum !
En se rappelant qu’une arme, ça finit toujours par être utilisée…
Pour dissuader, pour se défendre ou pour agresser…
Et comme l’herbe est toujours plus verte dans le champ du voisin et sa pouliche a forcément des qualités enviables que la sienne…
Bref, on ressort de cet épisode de frustration et de désappointement
avec la nausée et un goût amer au fond de la gorge…
Tant que ce n’est pas celui de votre propre hémoglobine, n’est-ce pas.
Pour
mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ
RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE «
NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Qu’y a-t-il là de si passionnant pour que les uns exigent que la région leur soit offerte sans combattre et que les seconds meurent tous les jours pour faire pleurer un maximum les premiers ?
Et puis les choses se dégradent très vite. À tel point qu’au cours de la décennie suivante, pour le reste de l’Ukraine, le Donbass passe pour une région arriérée, à la culture mafieuse, et un vivier de sécessionnistes prorusses.
C’est ainsi qu’un éditorialiste écrivait en 2005 que le Donbass était le repaire d’une « cinquième colonne », et que le fait de parler ukrainien dans la région n’était « bon ni pour la santé ni pour la survie ».
Mais en dépit de cette image, au cours des années 1990 des enquêtes montraient qu’une majorité des habitants du Donbass restait favorable à son maintien au sein de l’Ukraine.
La Crimée c’est surtout son port militaire le seul des mers chaudes pour la flotte.
Une région russophone qui accueille les touristes russes dans ses stations balnéaires de réputation mondiale au soleil de la Mer Noire.
C’est aussi une région agricole fertile… tant qu’il y a de l’eau douce qui est tirée du Dniepr et est distribuée dans les plaines à travers un réseau de denses canaux.
Or, en 2014, Kiev aura fermé les vannes, tel que la situation devenait infernale à en construire en urgence le pont de Crimée, à partir et depuis l’Île de Touzla au milieu du détroit de Kertch qui verrouille la Mer d’Azov.
Un simple pont ne suffit pas dans une situation conflictuelle : Il faut, a minima, à la Crimée un rattachement ferroviaire et routier.
Et ça en passe par l’occupation de toute la rive occidentale de la Mer d’Azov, donc par l’Oblast du Donbass : Il suffit de lire une carte.
La cible principale de Moscou est désormais le Donbass, la zone qui comprend deux régions de l’Ukraine, Donetsk et Louhansk.
Je rappelle qu’à l’origine, c’était tout le territoire de l’Ukraine, jusqu’à la Transnistrie et la frontière « Polak »…
En 8 jours seulement, promis, craché-juré.
Et le volubile-clown à la crinière d’or, avant même de prendre ses fonctions de président des USA a fait savoir que la Paix serait obtenue en 24 heures, sûr de lui…
Un an après, on y est encore…
Pourtant Washington a intensifié sa pression sur Kiev, forçant l’Ukraine à faire des concessions significatives, alors que l’engagement de la Russie serait de « simplement cesser le combat ».
« Ils (les Russes) font des concessions. Leur principale concession est qu’ils cessent de se battre et qu’ils ne prennent plus de terres », a martelé « Trompe-le-clown ».
Glorieux comme procédé…
Moscou n’a pas revu ses exigences à la baisse et souhaite que l’Ukraine quitte la région du Donbass, y compris certaines parties des régions de Donetsk et de Louhansk que la Russie n’a pas été capable d’occuper en plus de dix ans de guerre acharnée.
Selon quel fondement historique ? L’histoire, elle est longue dans cette région et va bien au-delà de l’actuelle ligne de front…
Mais selon le plan qui a fait l’objet d’une fuite, Moscou souhaite non seulement que l’Ukraine se retire de ses propres territoires, mais aussi que les États-Unis reconnaissent le Donbass comme appartenant à la Russie !
Forte concession, parce qu’à l’origine « Trompe-le-clown » voulait en faire une région démilitarisée afin de bétonner les immeubles à reconstruire et surtout de permettre « l’exploitation en commun » des ressources du sous-sol.
Là est le véritable enjeu d’avenir…
On y trouve des matières premières de construction comme le calcaire de Donetsk, de Bakhmout, de Sloviansk, de Olenivske, de Karakutske et d’Amvrossiïvka utilisés comme matériaux de construction.
Pour l’industrie papetière, les peintures, les revêtements de sol on trouve de la dolomite, également du grès comme matériau de construction et les constructions routières, des quartzites pour les constructions ferroviaires et routières, de la craie des bords de Siverskyi Donets, de l’ardoise de Sloviansk et Bakhmout, du gypse de Bakhmout pour la fabrication du plâtre, des marnes près d’Amvrosiivka pour les cimenteries, des argiles de Sloviansk également pour les cimenteries, pour la briqueterie, pour la fonderie, et pour la fabrication d’éponges de Titane…
Pour l’industrie, on y extrait des sels gemme du gisement Artemiv, notamment à Soledar, Sloviansk, Bakhmout pour l’industrie alimentaire et chimique.
Les calcaires fondants d’Olenivske et Karakutske pour sont exploités par l’industrie verrière et la sidérurgie. Le kaolin de Bila Balka sert aussi à l’industrie papetière, à la production de caoutchouc, à la fabrication de céramique, et même en médecine.
Mais aussi à la fabrication de peinture, à la cimenterie, aux produits phytosanitaires, aux isolants, dans le traitement de l’eau, et naturellement dans la construction.
Le minerai de fer est extrait à Kryvorijia pour la sidérurgie locale.
On utilise les argiles réfractaires et du sable de fonderie des gisements de Tchassiv Iar et de Novorai pour la sidérurgie et la fabrication des éponges de Titane.
Le bassin houiller de Donetsk aura principalement servi pour la sidérurgie et la production électrique.
Les potasses du gisement du Dniepr-Siverski-Donets sont utilisées pour la fabrication d’engrais, dans les industries chimique et verrière, la savonnerie, le recyclage de l’aluminium, la galvanoplastie, la production pétrolière, la sidérurgie, le traitement de l’eau, la cimenterie, la fabrication d’extincteurs, ainsi que dans les industries textile, alimentaire, la production de caoutchouc synthétique et la fabrication de peinture.
Le mercure dans le bassin de la Siverski-Donets et le gisement de Mykytivsk sert à Horlivka pour l’industrie pharmaceutique (la fabrication de vaccin), la médecine dentaire.
Le germanium associé aux gisements de houille est utilisé dans l’industrie optique et l’électronique.
On trouve de l’or surtout à Louhansk et Donetsk et du minéral d’argent souvent associé à l’or à Louhansk et Donetsk.
Enfin, le silicium se trouve un peu partout dans le Donbass pour la fabrication des semi-conducteurs.
Une encyclopédie minérale, sans une goutte de pétrole, pour une fois…
Après plus d’une décennie d'assauts des troupes russes, la région ukrainienne de Louhansk est presque entièrement sous l’occupation de Moscou.
Mais la situation est différente dans la région de Donetsk, où les forces ukrainiennes tiennent actuellement environ 6.600 kilomètres carrés et restent à portée des canons Caesar.
Au rythme actuel des conquêtes de l’armée russe, les russes ne pourraient s’emparer du reste de la région de Donetsk qu’en août 2027, et en engageant des ressources considérables.
Car cette région est également fortement fortifiée par les troupes ukrainiennes après plus d’une décennie de défense acharnée contre l’offensive russe.
Kiev n’a cessé de renforcer sa « ceinture de forteresse » du Donbass, qui s’étend sur 50 km à travers l’Ouest de Donetsk.
« L’Ukraine a passé les 11 dernières années à consacrer du temps, de l’argent et des efforts au renforcement de la ceinture de forteresse et à la mise en place d’une importante infrastructure industrielle et défensive », indique l’ISW.
Avant la première invasion russe de 2014, le Donbass était le moteur économique de l’Ukraine. Cette région abritait les plus grandes entreprises industrielles du pays, notamment des usines métallurgiques, charbonnières et chimiques qui exportaient dans le monde entier.
Pour le Centre for Economic and Business Research, basé à Londres, ses experts estiment que la région du Donbass représentait environ 15,7 % du PIB de l’Ukraine et 14,7 % de sa population avant 2014.
Après l’invasion russe, entre 2014 et 2021, l’Ukraine a perdu plus de 80 Mds€ du fait de l’occupation de ce territoire par Moscou, soit environ 8 % du PIB d’avant-guerre du pays chaque année, tous les ans…
Au début de l’année, la dernière mine de charbon en activité en Ukraine a été contrainte de fermer dans la région.
Comprenez-vous mieux les enjeux pour un temps de paix à venir ?
Un crève-cœur !
Le président ukrainien a expliqué que les États-Unis suggéraient à l’Ukraine de se retirer du Donbass et que les troupes russes n’avanceraient pas sur le territoire.
Ce qui est probablement vrai dans un premier temps… L’armée russe n’a plus les moyens d’aller beaucoup plus loin, même si elle a les moyens de faire péter toute la planète…
Mais régner sur des territoires dévastés et radioactifs n’a probablement pas un grand intérêt, même stratégique.
Selon lui, « si les troupes d’un camp doivent battre en retraite et que l’autre camp reste sur place, qu’est-ce qui retiendra ces autres troupes, les Russes ? Ou qu’est-ce qui les empêchera de se déguiser en civils et de s’emparer de cette zone économique libre ? Tout cela est très grave ».
Chat échaudé craint décidément l’eau froide…
« Il n’est pas certain que l’Ukraine soit d’accord, mais si l’on parle d’un compromis, il faut qu’il soit équitable ».
« Zèle-en-ski » aura expliqué que si l’Ukraine acceptait un tel projet, il faudrait organiser des élections ou un référendum pour le ratifier, affirmant que seul « le peuple ukrainien » pouvait prendre des décisions sur les concessions territoriales.
Du coup, ceux-là ne votent plus sur place.
Et à peu près le même nombre de personnes ont continué à vivre sous l’occupation russe.
C’est entre ceux-là que ça va se décider.
Et « Trompe-le-clown » aura galvaudé l’image de son pays : Ses « partenaires » savent désormais que les USA ne sont pas un allié fiable… Partenaires et adversaires, parce que naturellement, chez les BRICS et leurs alliés, on se réjouit d’avoir anticiper cette « démission de fait ».
Les seuls grands perdants, pour l’heure, se sont les diplomates, incapables d’avoir anticipé des solutions pour éviter la guerre, et les organisations internationales qui n’ont aucune solution pour imposer le respect de règles acceptées par tous, y compris dans la justice internationale, règles notamment de non-agression qu’elles sont incapables de faire appliquer.
J’aimerai que la génération montante, celle qui va voter en 2027, se rappelle cette leçon de l’Histoire.
Une leçon qu’elle répète inlassablement depuis des lustres antiques : Qui vis pacem para bellum !
En se rappelant qu’une arme, ça finit toujours par être utilisée…
Pour dissuader, pour se défendre ou pour agresser…
Et comme l’herbe est toujours plus verte dans le champ du voisin et sa pouliche a forcément des qualités enviables que la sienne…
Tant que ce n’est pas celui de votre propre hémoglobine, n’est-ce pas.
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
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