Elles se seront poursuives en juin contrarié !
Le mariage, comme dit précédemment, ce n’en est pas un. Juste une CUC
(Cérémonie d’Union civile), la mariée, ma filleule, en robe blanche somptueuse
(c’est sa mère qui l’aura taillée et couturée ainsi que les tenues des
demoiselles et garçons d’honneur), blancheur virginale sa propre gamine dans
les bras… tout un symbole de cette génération « Z » qui a du mal
à s’enraciner dans des repères « sociétaux » qui ne sont pas les
siens parce qu’elles les aura mal assimilés, la faute à ses géniteurs qui ne
sont pas tous mieux lotis quant aux « fondamentaux », éduqués par une
« éducation nationale » qui brûlait ses livres et ses dogmes.
Le résultat de profs’ soixante-huitards… déconstruits qui préféraient manifester bruyamment contre la guerre au Vietnam plutôt que de faire découvrir les belles lettres et « les humanités » à leurs élèves !
Il faut savoir faire la part des choses avec humilité et accepter la différence, sans s’étonner de rien, pas même des conséquences…
Bref, je retrouve une partie de la famille qui m’était
« familière » mais que j’avais perdue de vue, avec les mêmes rancœurs
et non-dits que par le passé (il y en a encore qui ne savent pas vieillir…,
c’est presque rassurant !) et découvre tous les potes de la génération des
épousés ainsi que la famille (nombreuse) du marié, des bataves et des teutons
de service.
Il y a même un Canadien qui aura fait le déplacement.
Tout ce beau monde parle anglais, que je suis complètement perdu, parce que ce n’est pas le même que le mien… Le canadien aussi, semble-t-il.
J’ai un peu de mal à suivre, sur le coup.
Même avec le « francilien-natif » du québécois, j’ai aussi eu du mal… c’est vous dire.
Mais il fait chaud, il fait bon, la bière coule à flot, la piscine est
tentante et les « petits » s’amusent avec les chiens, les ballons et
entre eux : Et ils sont nombreux !
Que je n’en reviens pas… La génération Z teutonne pense déjà à sa retraite et pond de la marmaille à vive allure que j’en suis ravi pour eux.
Juste une surprise qui n’en est pas une, que ce soit côté teuton ou gauloisien, les familles recomposées sont manifestement la norme de l’époque.
La mère du marié aura fait une ribambelle de frères et sœurs au nouveau membre de ma famille, mais si elle est venue de Rotterdam où elle vit, c’est en caravane et sans son « plus 1 » du moment… qui a envoyé une partie de sa propre descendance pour le représenter.
Une mère célibataire-reconquise, quoi… une de plus : Ça ne peut pas vivre en solo, il faut que ça s’accroche à un kouillu rien que pour pouvoir l’escagasser à volonté.
« Je sais… j’ai la même à la maison ! » me glisse le tonton à la 911 vintage…
Bref, la fête est belle et je découvre la pizza au Nutella en apéritif : Je ne savais pas que ça pouvait exister…
Arrosé de la cerveza locale, même Monsieur Ferrero (sur son rocher) aurait pu en être surpris.
Comme du coup, le déplacement a été long, bé une fois la fête finie, il
faut bien s’occuper…
Moâ, je serai bien rentré par le premier train et si j’avais eu mon « tas de boue à roulettes », j’aurai même fait un détour jusqu’à Andorre, la ville princière voisine et son paradis-fiscal, si vraiment on voulait faire du tourisme…
L’aller par l’A75 jusqu’à Sète, d’une seule traite, le retour par Toulouse et l’A20 avec ou sans étape gastronomique…
Là, je suis coincé avec mes « gôchistes » dans leur Alfa « de luxe » qu’ils s’en payeraient bien une, parce que c’est finalement un peu mieux que leur C3 Aircross de location longue durée à l’airbag « Takata-strophe » défectueux, dès que tu maîtrises la pédale d’embrayage de la boîte automatique…
C’est que ça en jette une bagnole à 30 K€ entre les pognes… ça pose son « macroniste-écolologiste », quoi !
Ça situe aussi tout de suite son bonhomme sur l’échelle sociale, n’est-ce pas.
Même si je suis surpris : La banquette arrière te casse les reins au moindre petit chaos routier, mais l’odeur de cuir qui me faisait vomir dans la Guilletta de « mon-papa-à-moâ » (celui qui me fait toujours frémir quand je l’évoque…), a enfin disparu.
Donc, les signes extérieurs de statut social, c’est important même chez
« ces-gens-là », mais alors question bouffe, ça se contente des povs’
sandwichs SNCF/Sodebo, de tapas à mastiquer des heures avant de les avaler, que
tu ne sais même plus ce que tu manges, après t’avoir fait faire des kilomètres (dont
une partie à pied : faut bien visiter la ville d’accueil, même si j’ai du
mal à soutenir l’allure) pour t’acheter de quoi faire un petit déjeuner au
supermarché local avec que des marques distributeurs.
Il a fallu que j’insiste lourdement pour nous inviter par trois fois en 5 jours, « hors le compte commun à partager », au restaurant pour manger à peu près correctement.
Et autre chose que des pizzas au Nutella…
Trois fois seulement : Ils ont refusé le reste et ont choisi le pique-nique pour partager. Plus une première fois, avec des Tapas à trois balles six sous…
Mais pas les cervazes : Il faisait trop chaud…
Que du coup, on me fait visiter, découvrir parce que je ne connaissais
pas, Figueras, et quelques villages médiévaux alentours (du moment que j’ai ma
bière) où je découvre au pied d’un château la sardane chez des catalans locaux qui
ne se fatiguent pas trop, et on me fait même grimper le long d’une haute
muraille d’enceinte, je ne sais plus où, que j’en ai ensuite avalé une flammekueche
catalane longue de 40 cm…
Pour finir par déjeuner à Collioure sur la route du retour.
Très sympa Collioure.
Même si on a tourné trois plombes à la recherche d’une place de parking « non-payante » alors que je prenais le ticket en charge sur mes deniers personnels (en plus de la note du restaurant).
Et de supporter que mon beauf’ se fasse rappeler à l’improviste, par sa « plus 1 » du moment à lui, s’il se souvenait de la fois où ceci, de la fois ou cela, de la fois ou autre chose, et puis de la fois où ils ont fait ça, de la fois où ils ont dit ça, de la fois où ils ont visité ça, de la fois où ils ont dormi là, de la fois où ils se sont baignés ici, etc. etc… comme s’ils avaient vécu tout le siècle précédent bras dessus-dessous…
Alors que, hein, ils ont chacun trois gosses, mais pas procréés avec les mêmes partenaires sexuels : On est moderne ey avant-gardiste, ou on ne l’est pas…
En bref, sa « plus 1 » à lui, qui lui sert aussi de « gendarme
assis » quand il pilote, même si elle ne sait pas non plus lire un GPS,
était déjà venue dans le coin, connaît tout le monde, a travaillé ou seulement
failli travailler là et encore ailleurs, à rencontrer un tel par-là, et une
telle par-ci… Notre guide incomparable « puits de sciences multiples et
variées » alors que je tourne et retourne dans ma tête les chapitres du
bouquin qui restent à écrire…
Dur, même si je les adore, tellement ils sont si particuliers, tous les deux : Tu fais comme tout le monde, tu ne dis rien et tu opines du chef avec un air de ravissement étonné et admiratif… et à l’occasion tu rappelles, depuis ta banquette arrière, qu’il faut prendre la prochaine sortie à droâte… parce que hein, sans ça on se serait encore perdu…
En conséquence, je finis par me retrouver enfin et pour la seconde fois de
l’année sur le quai de Toulon, un mardi soir. Pas pressé et relativement frais.
Sauf qu’une fois de plus, après avoir éclusé deux capo-spritz, à petite allure, au neuvième pont pour mieux vivre le dérapage des quais et la sortie de la rade, ce n’est pas simple de trouver une table pour se restaurer. Ce n’est pas encore la saison haute, mais il y a du monde.
Et là, second miracle de la journée – le premier c’était d’être arrivé jusque-là sans avoir été mis en danger par quelques rares cinglés sur la route qui ne seraient pas restés chez eux – c’est de se retrouver à l’arrière du navire, dans une salle de restaurant quasiment vide, attablé à proximité d’un « buffet à volonté » pour 24 € par tête de pipe (vin en sus) à contempler les lumières de Toulon s’évanouir dans la nuit !
Magnifique… vraiment. Magique !
À un moment, comme à Pâques, je me suis cru sur le pont d’observation de la poupe d’un vaisseau spatial qui avale des minutes-lumière à vive allure sans aucune brusquerie, s’échappant de l’attraction de sa planète de départ dans une nuit d’encre où il n’y a plus ni haut ni bas, ni rien autour que des lumières lointaines et figées de toute éternité (à vitesse para-luminique, le temps ne s’écoule plus), dessus, dessous (par reflet) et curieusement sur un seul côté, comme d’une trainée de voie lactée…
Magnifique, vous dis-je.
Mer aussi calme qu’à Pâques, et arrivée sur Lisula au petit matin.
Et là, une odeur invraisemblable qui te vous envahi tous les naseaux et autres écoutilles ouvertes!
Ça sent le maquis, c’est vrai, mais ça sent aussi et surtout les fruits rouges. De la cerise, de la framboise !
Étonnant. Éblouissant !
Quant à la lumière, elle est crue, splendide, avec des ombres franches et malgré ma myopie alarmante, je vois les feuilles des arbres s’agiter sous les frondaisons venteuses, changeant de luminosité en d’infinis nuances : Un régal sans égal !
Pas de cohue, en 20 minutes, on est à la maison, les bagages étalés sur les lits, le mistigri en vadrouille dans son domaine estival qui repère rapidement ses odeurs laissées à Pâques : Mes estives peuvent réellement commencer pour de vrai !
J’ouvre mes fenêtres, je déploie mes antennes : Internet fonctionne,
je vais pouvoir travailler sur la fin de ce roman d’été.
En revanche, c’est d’ailleurs assez curieux : La 4G roule du tonnerre, alors que la phonie merdoie parfois un maximum…
Les volatiles qui avaient envahi le cellier l’année dernière ont tenté une percée sur un rebord de l’ouverture : Il y a deux œufs. On virera le nid dès que la bestiole aura pris son envol et on posera immédiatement des piques anti-pigeons… Il faut dire que c’est moche un oisillon de tourterelle…
Mais avant tout, remplir la cambuse au supermarché du coin et repérer une paire de parasol en promotion, les deux derniers. C’est que la saison n’est pas encore à son comble… et de loin.
À Pâques, j’avais débarqué à Bastia et fait une escale
« café-croissant » au Licciola : Premier client de la saison
pour cette boutique logée au bord du virage de l’ancienne route côtière d’accès
au désert des Agriates (qu’on empruntait que les jours de grand-courage
pour aller de Balagne à Saint-Florent sur ce chemin aux mille virages) : Une
maison de berger qui reprend vie avec « l’héritier », à l’aplomb
d’une petite plage inaccessible.
Il faut un dinghy ou du matériel d’escalade pour approcher cette plage.
Là, en juin et de tout l’été, je ne dépasse qu’une seule fois Lisula – pour aller rendre une visite de courtoisie à Dumé en son fief haut perché – et je ne m’y suis arrêté que le jour du retour où on devait embarquer à Bastia…
Il aura donc fait toute sa saison sans moâ…
De toute façon, en été la route est encombrée de touristes un peu
désorientés d’avoir à tourner leur volant aussi souvent en se servant de leurs
bras – même si les ingénieurs des ponts et chaussées ont depuis tailladé la
montagne pour « couper court » sur au moins 30 à 40 mètres de
profondeur notamment à cet endroit-là, pour aller presque tout droit sur
d’amples distances – touristes qui du coup hésitent à chaque manœuvre de leur
volant et ont donc plutôt le pied sur le frein, même en montée, au lieu de la
pédale de droâte, la seule qui fasse avancer le véhicule pour commander au
moteur de mettre les gaz.
Ce qui a d’ailleurs le don d’énerver les « autochtones » qui ont
perdu l’habitude de devoir doubler leur temps de parcours… Même les autocars et
les camions essayent de dépasser les « nouveaux débarqués », mais le
tracé des routes ne permet pas toujours ce genre de manœuvre facilement.
D’ailleurs, quand il y en a un sur le chemin, immanquablement il traine dans son sillage une file invraisemblable de bagnoles qui roulent au ralenti que j’en dis que c’est mon « chauffeur catalan » qui est aux commandes, tout devant.
Parce que lui, outre de chercher une pédale d’embrayage qui n’existe pas à en foutre des crises cardiaques à ceux qui le suivent et à ses passagers, il est capable d’engorger les routes de « Corsica-Bella-Tchi-tchi » de Bastia à Bonifacio en moins de temps qu’il ne faut pour le dire à rouler au milieu de la chaussée à l’allure d’un escargot.
Il a même réussi à bloquer un péage avant d’arriver en Ibérie cet été, incapable de déverrouiller le « frein à main » automatique au redémarrage : Je ne sais ce qu’il a pu merder, mais ça aura provoqué un tonnerre de klaxons furieux…
Le pire, c’est qu’il est aussi capable de piquer une petite pointe dans
les lignes droites dégagées empêchant ainsi qu’on le double facilement… alors
que c’est le moment de laisser un peu de place à ses poursuivants pour partager
au mieux l’espace public !
Je peux vous dire que les catalans ont été contents qu’il reprenne le TGV, finalement…
Et, quant à moâ, j’avoue que je n’ai aucune hésitation à les dépasser, à l’arrache, la seconde enclenchée, pied au plancher, l’arbre à cames fumant, même dans les virages serrés quand je sais pour l’avoir anticipé qu’il n’y a pas de véhicule, moto comprise, qui arrive en face : Je connais la route, ses sinuosités et ses détours ainsi que les espaces où on peut repérer à travers les arbres les véhicules qui vous précèdent et ceux qui arrivent sur vous, et ainsi anticiper en toute sécurité en un clin d’œil, parce qu’on a la visibilité sur le parcours à franchir dans la minute qui suit, et qu’il n’y a pas d’obstacle à venir.
Je peux vous dire que ça surprend le touriste, en général…
Mais alors quand on est deux ou trois à faire la même manœuvre dans le même virage, que ce soit en extérieur ou en intérieur, il y en a qui doivent en perdre leur latin (et tout le reste) et ont tout intérêt à bien serrer leur droâte s’ils ne veulent pas perdre quelques pièces détachées de leur charrette !
I3
Pour mémoire (n’en
déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE
PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE »,
REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Le résultat de profs’ soixante-huitards… déconstruits qui préféraient manifester bruyamment contre la guerre au Vietnam plutôt que de faire découvrir les belles lettres et « les humanités » à leurs élèves !
Il faut savoir faire la part des choses avec humilité et accepter la différence, sans s’étonner de rien, pas même des conséquences…
Il y a même un Canadien qui aura fait le déplacement.
Tout ce beau monde parle anglais, que je suis complètement perdu, parce que ce n’est pas le même que le mien… Le canadien aussi, semble-t-il.
J’ai un peu de mal à suivre, sur le coup.
Même avec le « francilien-natif » du québécois, j’ai aussi eu du mal… c’est vous dire.
Que je n’en reviens pas… La génération Z teutonne pense déjà à sa retraite et pond de la marmaille à vive allure que j’en suis ravi pour eux.
Juste une surprise qui n’en est pas une, que ce soit côté teuton ou gauloisien, les familles recomposées sont manifestement la norme de l’époque.
La mère du marié aura fait une ribambelle de frères et sœurs au nouveau membre de ma famille, mais si elle est venue de Rotterdam où elle vit, c’est en caravane et sans son « plus 1 » du moment… qui a envoyé une partie de sa propre descendance pour le représenter.
Une mère célibataire-reconquise, quoi… une de plus : Ça ne peut pas vivre en solo, il faut que ça s’accroche à un kouillu rien que pour pouvoir l’escagasser à volonté.
« Je sais… j’ai la même à la maison ! » me glisse le tonton à la 911 vintage…
Bref, la fête est belle et je découvre la pizza au Nutella en apéritif : Je ne savais pas que ça pouvait exister…
Arrosé de la cerveza locale, même Monsieur Ferrero (sur son rocher) aurait pu en être surpris.
Moâ, je serai bien rentré par le premier train et si j’avais eu mon « tas de boue à roulettes », j’aurai même fait un détour jusqu’à Andorre, la ville princière voisine et son paradis-fiscal, si vraiment on voulait faire du tourisme…
L’aller par l’A75 jusqu’à Sète, d’une seule traite, le retour par Toulouse et l’A20 avec ou sans étape gastronomique…
Là, je suis coincé avec mes « gôchistes » dans leur Alfa « de luxe » qu’ils s’en payeraient bien une, parce que c’est finalement un peu mieux que leur C3 Aircross de location longue durée à l’airbag « Takata-strophe » défectueux, dès que tu maîtrises la pédale d’embrayage de la boîte automatique…
C’est que ça en jette une bagnole à 30 K€ entre les pognes… ça pose son « macroniste-écolologiste », quoi !
Ça situe aussi tout de suite son bonhomme sur l’échelle sociale, n’est-ce pas.
Même si je suis surpris : La banquette arrière te casse les reins au moindre petit chaos routier, mais l’odeur de cuir qui me faisait vomir dans la Guilletta de « mon-papa-à-moâ » (celui qui me fait toujours frémir quand je l’évoque…), a enfin disparu.
Il a fallu que j’insiste lourdement pour nous inviter par trois fois en 5 jours, « hors le compte commun à partager », au restaurant pour manger à peu près correctement.
Et autre chose que des pizzas au Nutella…
Trois fois seulement : Ils ont refusé le reste et ont choisi le pique-nique pour partager. Plus une première fois, avec des Tapas à trois balles six sous…
Mais pas les cervazes : Il faisait trop chaud…
Pour finir par déjeuner à Collioure sur la route du retour.
Très sympa Collioure.
Même si on a tourné trois plombes à la recherche d’une place de parking « non-payante » alors que je prenais le ticket en charge sur mes deniers personnels (en plus de la note du restaurant).
Et de supporter que mon beauf’ se fasse rappeler à l’improviste, par sa « plus 1 » du moment à lui, s’il se souvenait de la fois où ceci, de la fois ou cela, de la fois ou autre chose, et puis de la fois où ils ont fait ça, de la fois où ils ont dit ça, de la fois où ils ont visité ça, de la fois où ils ont dormi là, de la fois où ils se sont baignés ici, etc. etc… comme s’ils avaient vécu tout le siècle précédent bras dessus-dessous…
Alors que, hein, ils ont chacun trois gosses, mais pas procréés avec les mêmes partenaires sexuels : On est moderne ey avant-gardiste, ou on ne l’est pas…
Dur, même si je les adore, tellement ils sont si particuliers, tous les deux : Tu fais comme tout le monde, tu ne dis rien et tu opines du chef avec un air de ravissement étonné et admiratif… et à l’occasion tu rappelles, depuis ta banquette arrière, qu’il faut prendre la prochaine sortie à droâte… parce que hein, sans ça on se serait encore perdu…
Sauf qu’une fois de plus, après avoir éclusé deux capo-spritz, à petite allure, au neuvième pont pour mieux vivre le dérapage des quais et la sortie de la rade, ce n’est pas simple de trouver une table pour se restaurer. Ce n’est pas encore la saison haute, mais il y a du monde.
Et là, second miracle de la journée – le premier c’était d’être arrivé jusque-là sans avoir été mis en danger par quelques rares cinglés sur la route qui ne seraient pas restés chez eux – c’est de se retrouver à l’arrière du navire, dans une salle de restaurant quasiment vide, attablé à proximité d’un « buffet à volonté » pour 24 € par tête de pipe (vin en sus) à contempler les lumières de Toulon s’évanouir dans la nuit !
Magnifique… vraiment. Magique !
À un moment, comme à Pâques, je me suis cru sur le pont d’observation de la poupe d’un vaisseau spatial qui avale des minutes-lumière à vive allure sans aucune brusquerie, s’échappant de l’attraction de sa planète de départ dans une nuit d’encre où il n’y a plus ni haut ni bas, ni rien autour que des lumières lointaines et figées de toute éternité (à vitesse para-luminique, le temps ne s’écoule plus), dessus, dessous (par reflet) et curieusement sur un seul côté, comme d’une trainée de voie lactée…
Magnifique, vous dis-je.
Et là, une odeur invraisemblable qui te vous envahi tous les naseaux et autres écoutilles ouvertes!
Ça sent le maquis, c’est vrai, mais ça sent aussi et surtout les fruits rouges. De la cerise, de la framboise !
Étonnant. Éblouissant !
Quant à la lumière, elle est crue, splendide, avec des ombres franches et malgré ma myopie alarmante, je vois les feuilles des arbres s’agiter sous les frondaisons venteuses, changeant de luminosité en d’infinis nuances : Un régal sans égal !
Pas de cohue, en 20 minutes, on est à la maison, les bagages étalés sur les lits, le mistigri en vadrouille dans son domaine estival qui repère rapidement ses odeurs laissées à Pâques : Mes estives peuvent réellement commencer pour de vrai !
En revanche, c’est d’ailleurs assez curieux : La 4G roule du tonnerre, alors que la phonie merdoie parfois un maximum…
Les volatiles qui avaient envahi le cellier l’année dernière ont tenté une percée sur un rebord de l’ouverture : Il y a deux œufs. On virera le nid dès que la bestiole aura pris son envol et on posera immédiatement des piques anti-pigeons… Il faut dire que c’est moche un oisillon de tourterelle…
Mais avant tout, remplir la cambuse au supermarché du coin et repérer une paire de parasol en promotion, les deux derniers. C’est que la saison n’est pas encore à son comble… et de loin.
Là, en juin et de tout l’été, je ne dépasse qu’une seule fois Lisula – pour aller rendre une visite de courtoisie à Dumé en son fief haut perché – et je ne m’y suis arrêté que le jour du retour où on devait embarquer à Bastia…
Il aura donc fait toute sa saison sans moâ…
D’ailleurs, quand il y en a un sur le chemin, immanquablement il traine dans son sillage une file invraisemblable de bagnoles qui roulent au ralenti que j’en dis que c’est mon « chauffeur catalan » qui est aux commandes, tout devant.
Parce que lui, outre de chercher une pédale d’embrayage qui n’existe pas à en foutre des crises cardiaques à ceux qui le suivent et à ses passagers, il est capable d’engorger les routes de « Corsica-Bella-Tchi-tchi » de Bastia à Bonifacio en moins de temps qu’il ne faut pour le dire à rouler au milieu de la chaussée à l’allure d’un escargot.
Il a même réussi à bloquer un péage avant d’arriver en Ibérie cet été, incapable de déverrouiller le « frein à main » automatique au redémarrage : Je ne sais ce qu’il a pu merder, mais ça aura provoqué un tonnerre de klaxons furieux…
Je peux vous dire que les catalans ont été contents qu’il reprenne le TGV, finalement…
Et, quant à moâ, j’avoue que je n’ai aucune hésitation à les dépasser, à l’arrache, la seconde enclenchée, pied au plancher, l’arbre à cames fumant, même dans les virages serrés quand je sais pour l’avoir anticipé qu’il n’y a pas de véhicule, moto comprise, qui arrive en face : Je connais la route, ses sinuosités et ses détours ainsi que les espaces où on peut repérer à travers les arbres les véhicules qui vous précèdent et ceux qui arrivent sur vous, et ainsi anticiper en toute sécurité en un clin d’œil, parce qu’on a la visibilité sur le parcours à franchir dans la minute qui suit, et qu’il n’y a pas d’obstacle à venir.
Je peux vous dire que ça surprend le touriste, en général…
Mais alors quand on est deux ou trois à faire la même manœuvre dans le même virage, que ce soit en extérieur ou en intérieur, il y en a qui doivent en perdre leur latin (et tout le reste) et ont tout intérêt à bien serrer leur droâte s’ils ne veulent pas perdre quelques pièces détachées de leur charrette !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire