Cette année, elles auront commencé en avril !
Ça fait des années que je ne suis pas retourné en
« Corsica-Bella-Tchi-tchi » pour les Pâques. Il faut avouer qu’il ne
fait pas très beau ni vraiment très chaud, mais les fêtes pascales restent
pittoresques jusqu’en Balagne.
Donc j’annonce à tout le monde à Noël dernier (2024), que je décanillerai
de mon oasis parigote au mois d’avril (parce qu’avant, il allait faire trop
froid) pour me rendre en « Corsica-Bella-Tchi-tchi » y couler mes
vieux jours, et que je ne reviendrai – peut-être – en « la Kapitale »
qu’en décembre prochain, pour Noël… 2025 !
Je ne vous raconte même pas la tronche de ma « Nichée » ni celle
de mon « gendarme-assis », censeur permanent de mes
faits-&-gestes instruisant exclusivement « à charge » un dossier
d’une lourdeur devenue insupportable au fil du temps…
Grosse rigolade, quoiqu’un peu amère…
C’est que j’en ai ras la casquette et de l’humeur de devoir supporter tous
ces voisinages « H24 », que j’ai besoin d’air, de chaleur et de
paysages ruraux et ensoleillés.
Ma vie parigote, elle est très bien, confortable et tout. Elle était
centrale pour mes activités de baroudeur du conseil-expert et j’y disposais en
plus d’une adresse quasiment de prestige dans un arrondissement central et de
« droâte », « rive-gôche », avec tout plein d’arbres, 3
lignes de métro à moins de 5 minutes à pied de ma porte et une quinzaine de
lignes de bus.
Mais bon, mes clients auront disparu après la vente de mon activité
principale à des cinglés qui ne savaient pas comment claquer leur pognon à se
vouloir aussi gros que l’Himalaya et, la disparition prématurée de ma
« Môman-à-moâ » après avoir été présent au jour le jour durant plus
de 2 ans et demi à ses côtés, ce qui m’interdisait factuellement de remonter
une nouvelle boîte – je n’ai plus l’âge – ne m’oblige plus à rester au pied de
mes platanes parigots.
C’est que c’est un enfer épuisant de se constituer « une boutique »,
avec son produit d’appel, son réseau de correspondants et ses prospects à
qualifier en clients facturables afin de cultiver sa notoriété : Je
l’avais déjà plusieurs fois (seul redresseur d’entreprises dans ce foutu pays à
ne faire aucun licenciement, cauchemar des services fiscaux du pays,
spécialiste reconnu des « petites-crèches », incontournable des
centres de santé, spécialiste pointu de la réduction des charges sociales,
expert des refinancements, entre autres cordes à mon arc…), je ne sais plus
quoi inventer désormais (à part l’audit de condition d’achat, mais c’est une
galère, ou de l’audit de taxes locales ou de taux d’accident du travail, mais
je ne suis pas le meilleur à ces jeux-là…) et je n’aspire plus qu’à soigner mes
ALD que je collectionne comme d’autres les timbres oblitérés…
Ma « Nichée », la plus jeune, va s’essayer d’en passer par là à
bâtir son propre outil de travail dans la chasse de têtes et autres
main-d’œuvre qualifiée après que son aînée, formée pour ça aux meilleures
ékoles du pays, y aura renoncé au dernier moment, sur un projet qui n’a échoué
que sur le manque de fiabilité d’un élu local : J’avais pourtant prévenu.
C’est qu’il faut viser juste et y croire bien plus qu’en la vie éternelle
et ses promesses de paradis.
Je n’ai plus l’âge vous dis-je, et ma santé décline, je dors moins bien et
je récupère beaucoup plus lentement que par le passé.
De plus, je ne me vois pas refaire des journées entières sur les
autoroutes du pays ou dans les trains, après avoir été copieusement
« rincé » par quelques prescripteurs tellement heureux de voir
débarquer un « parigot » qu’ils en oublient toute retenue à vous
faire découvrir leurs productions locales de tord-boyaux.
En plus, je n’ai jamais été formé à ce sport-là. Au pire, un juriste,
c’est un « vendeur assis », absolument pas un prêcheur qui
« vend sa soupe » débout de loin en loin : On vient à lui, pas
l’inverse. Ou alors il fait de la politique.
Et si je remets ça, je partirai avec le handicap d’avoir eu des kamarades
de labeur et ex-associés plus âgés que moâ qui ont déclaré forfait avant moâ
emporté par les vicissitudes du temps qui passe et qui ne revient pas…
Bref, je m’épuise assez vite si je ne fais pas attention et je récupère
avec de plus en plus de mal ai-je dit : C’est la vie.
Donc, je me vois bien terminer cette pov’ petite vie sans intérêt qui est
la mienne en Balagne, au soleil, sauf qu’il n’y a plus de chauffage dans ma
maison pour passer l’hiver.
La dernière fois, (probablement à une Pâque ancienne quelconque) la
chaudière m’avait sauté à la tronche et je n’avais eu que le temps de me
dépanner en radiateurs électriques pour passer les premières fraîcheurs des
nuits estivales suivantes du moment, l’unique chauffagiste agréé au gaz du pays
étant en vacances à ce moment-là.
Donc, l’été dernier, je me déplace exprès en juillet, puisque ce kon-là
prend ses vacances en même temps que son collègue – de la microrégion voisine
(le Nebbio) – et néanmoins concurrent au mois d’août… et je me suis débrouillé
avec un chauffe-eau pour les douches de la « petite-famille »,
« ma nichée » et ses « plus 1 », installé par le plombier,
une installation… électrique qui me fait dépendre de l’EDF-local et de ses
microcoupures.
C’était pour m’entendre dire qu’il fallait refaire toute la plomberie du
réseau de chauffage, devenue obsolète pour n’avoir pas été tenue « en
eau » durant plus de deux saisons.
Autrement dit, refaire tous les murs de la maison…
À moins de tirer des tuyaux inesthétiques un peu partout et dans tous les
sens…
J’ai eu ça chez mes parents durant toute ma jeunesse qui ont eu à faire
face au même problème, alors si on pouvait éviter, ça serait bien…
D’autant que connaissant la façon de travailler des « locaux »…
j’hésite.
Par conséquent, et pour éviter d’être tenu en otage par une profession qui
ne veut décidément pas travailler quand je suis sur place, je décide donc de
commencer par revoir l’électricité du bord, la remettre aux normes afin qu’elle
me délivre la puissance voulue pour installer un chauffage électrique.
En commençant par EDF…
C’est que leur disjoncteur antédiluvien claque dès que je fais tourner une
machine à laver. Et je découvre ainsi qu’ils ne me délivrent que 2 ampères…
Parce que bon, ces gars-là savent se faire payer, mais je n’ai jamais reçu
de facture : Je ne sais donc pas ce que je paye, aussi curieux que cela
puisse paraître…
Forcément que ça claque à ce prix-là quand le ballon d’eau chaude se met
en route dès après que tu ouvres le robinet idoine et que le frigo démarre. La
machine à laver, c’est systématique : Tu laves ton linge, ou tu prends une
douche !
Il y a des choix cornélien à faire, dans la vie…
L’année dernière, je télé-change les abonnements : Mais ils ne me
délivrent que 6 ampères.
Pas plus… sans ça il leur faudrait refaire le réseau depuis la centrale de
Luciana…
Une façon de te prendre pour un kon natif de l’île : « Ils
font comment vos clients qui chauffent leur piscine ou qui font tourner leurs
ateliers ? »
Ils se débrouillent. En fait ils sont tous équipés d’un générateur à fioul
dans le 4x4 ou la cave… pour faire le plein de leur Tesla !
Quelques-uns, plus malins, installent des panneaux solaires, ou des pompes
à chaleur… pour faire du froid, celui de la climatisation !
« La cave ? Mais ce n’est pas bon pour le vin de garde, cette
histoire-là ! »
« Aho, Infree, le vin, ce n’est pas fait pour être gardé ! Tu
le sais bien : Nous on le boit… »
On vivrait dans un monde absurde – pomper de la chaleur pour faire du
froid, comme les Shadocks –, qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
Et après ça, on s’étonne que les gens râlent…
Le passage de 2 à 6 ampères l’été dernier n’arrange pas les choses :
Ça « claque » toujours et mon électricien diplômé (et agréé, c’est le
fiston de mon plombier) me dit qu’il faut changer le disjoncteur mais que lui
ne peut pas le faire… c’est le boulot d’EDF « Corsica-Bella-Tchi-tchi les
belles rives ».
Naturellement, pour avoir un RDV en été avec les agents de la belle
boutique, il faut arriver à l’agence locale – ouverte de 9 h 30 à 11 h 30 deux
jours par semaine, éventuellement avec une valise de billets pour graisser
les pattes… si tu arrives jusqu’au comptoir, parce qu’il faut le trouver,
caché qu’il est derrière des arbres au bout d’un chemin improbable et non
carrossable.
Les locaux connaissent le numéro personnel de la responsable du deck,
l’adresse du directeur local et les prénoms de ses gamins à l’ékole :
C’est plus facile, n’est-ce pas…
Pas moâ : Ils changent trop souvent !
Donc cette année, je me pointe pour Pâques : Avec un peu de chance,
j’arriverai à avoir un RDV dans la quinzaine avec un gusse qui viendra poser un
nouveau disjoncteur qui protège en réalité le réseau EDF s’il me vient à l’idée
de chauffer en quelques heures une méga-piscine qui n’existe pas…
Faut leur éviter à tout prix que tout saute, parce que déjà ça prend des
heures à remettre du jus quand un orage passe sur la région…
Il y a deux ans, quand l’ouragan est allé d’Ajaccio à Pise en deux heures,
il avait fallu quatre jours pour rétablir le courant chez les abonnés.
Et c’est vrai qu’ils avaient tous leur groupe électrogène en fonction sur
les trottoirs, quand ce n’était pas EDF qui avait mobilisé de gros camions sur
les places de village pour fournir de la lumière délivrée à travers des câbles
gros comme des tuyaux de pompiers urbains.
Mais on était en été et peut-être que les responsables locaux étaient en
congé, remplacés par des « équipes de choc » du continent…
Et de la chance, il m’en a fallu…
Parce que ces kons-là n’ouvrent effectivement que 4 heures dans la
semaine, et encore moins dans la semaine sainte… à des horaires
« flottants et hasardeux » qui dépendent à la fois de la météo, des
horaires des cars scolaires et autres activités parascolaires… qui restent
imprévisibles pour le commun des mortels, mais qui sont prévus dans la
convention collective (leur sacro-saint « statut »).
Les marées, elles n’existent pas dans ce coin-là de la planète, et
heureusement parce que ça aurait impacté les horaires, j’en suis certain !
En plus, ils ont mon ancienne adresse courrielle, celle qui a été piratée
et dont je n’ai plus les codes. Et ils s’échinent à communiquer avec celle-là
sans remarquer qu’elle n’existe plus…
Tout comme le numéro du portable de ma môman, l’ancienne abonnée, qui
n’existe plus lui non plus depuis au moins 6 ans : Pas facile pour
communiquer dans ces conditions-là !
Finalement, ils impriment bien mon numéro de portable perso, mais pas mon
adresse courrielle. Et ça, c’est après avoir bouffé mon forfait à tenter de
joindre un opérateur sur un « 08 » surtaxé qui opère depuis le
continent, suppose-je… ou du Sri Lanka.
Seulement voilà, Bouygues, dans le coin, ça marche que quand ça veut bien
(SFR, ça ne fonctionne pas du tout dans les montagnes et Orange, c’est selon la
direction du vent, même au pied de l’antenne) : Je reçois mes messages 3 ou 4
jours après qu’ils aient été envoyés, et quand je rappelle, c’est irréalisable
parce que ce sont des numéros EDF qui ne prennent pas les appels entrants… les
malins…
Ils évitent comme ça d’être surbookés (ce n’est pas admis dans « le
statut ») et de devoir travailler quand on a besoin d’eux, tiens donc…
Bref, grosse galère…
En plus il fait vraiment froid, et pas seulement la nuit, mais également
en journée.
Dur pour mes vieux os !
Finalement, de report en report, la stagiaire du deck qui fait
« office de » responsable (celui qui « consomme ses RTT »
avant de les perdre) finit par me laisser un message avec son portable
personnel : Je peux la rappeler et j’imagine qu’elle en demandait plus,
qu’elle n’aura pas cette année.
Je parviens ainsi, en la remerciant vivement de son initiative – elle
insiste bien qu’en principe elle n’a pas le droit – à avoir un RDV avec un
technicien « diplômé » de ladite grande maison qui viendra me poser
un nouveau disjoncteur tout neuf avec des boutons verts et jaunes.
Qu’il finit par venir poser, tout revêtu de blanc cassé durant une bonne
heure de boulot acharné qu’il passe en haut de l’escabeau de la maison que je
lui prête, à téléphoner à son chef pour qu’il lui indique quelle vis dévisser, quel
fil à brancher à quel endroit : Bref, le stagiaire en formation qui
apprend son métier chez moâ.
Et il repart l’air satisfait avec l’ancienne machine toute de noire vêtue…
14 jours, pétante…
J’ai cru qu’on n’y arriverait pas : Il suffisait de peu de chose, un
pneu crevé, une toux malsaine, un écart de changement d’horaire, je ne sais
pas…
Mais j’ai passé une soirée cool avec mes radiateurs électriques au pied du
lit, au lieu de dormir dans la cuisine, la porte du four ouverte.
Parce que je suis obligé de rentrer sur la Kapitale…
I3
Pour mémoire (n’en déplaise à «
Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON
RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC
LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï
Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se
condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей
Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают
себя на всю жизнь нести весь позор!
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