Ici, il y a des « indigènes » qui luttent
pour porter le voile
Là-bas, il y a d’autres « indigènes » qui meurent pour ne pas le porter…
Son inlassable combat en faveur des droits humains en
Iran est enfin récompensé au plus haut niveau. La militante iranienne Narges
Mohammadi a reçu, vendredi 6 octobre, le prix Nobel de la paix 2023 alors qu’elle
se trouve toujours derrière les barreaux de la funeste prison d’Évin de
Téhéran.
Incarcérée depuis novembre 2021, la vice-présidente du Centre pour la défense des droits humains, une organisation cofondée en 2001 par l’avocate et Prix Nobel de la paix 2003 Shirin Ebadi, purge actuellement une peine de seize ans d’emprisonnement (pas moins) pour « propagande contre l’État »(sale race de traître à la Patrie…).
Elle paie ainsi son engagement sans relâche pour la démocratie en Iran, qui a valu à cette ingénieure de 51 ans de passer l’essentiel de ces 20 dernières années en prison, laissant son mari Taghi Rahmani élever seul ses deux enfants en exil en « Gauloisie-terre-d’accueil-universelle ».
C’est à la veille de l’anniversaire du décès de Mahsa
Amini, Iranienne de 22 ans dont la mort, le 16 septembre 2022, aux mains de la
police des mœurs pour un voile mal porté a embrasé l’Iran, qu’elle livrait à un
hebdomadaire son sentiment sur un mouvement de contestation qui ne demande qu’à
éclater de nouveau :
« Le mouvement révolutionnaire « Femme, vie liberté » est fondé sur la volonté du peuple iranien, fort des expériences et des luttes historiques de plus de 100 ans en Iran. Il fait suite à l’émergence au cours des dernières décennies de mouvements sociaux dans les domaines des femmes, des enseignants, des ouvriers et des droits de l’homme, avec l’idée principale de sortir d’un système religieux despotique pour accéder à la liberté, à l’égalité et à la démocratie.
Il s’agit d’un mouvement qui cherche à changer l’organisation
politique, économique, sociale et culturelle en Iran de sorte à créer de
profondes transformations sur la base des fondements de la vie et de l’humain.
C’est donc à mon sens une révolution « fondamentale de la vie ». »
Une révolution qui n’émerge pas, après des siècles d’oppression.
Il y a des pays où il ne fait pas bon naître.
Et d’autres que quelques obscurantistes, fanatiques-religieux, veulent plonger dans l’absurdité de dogmes autocratiques d’un autre âge largement dépassé…
« Je pense que ce mouvement a franchi au cours
de l’année écoulée des paliers importants en popularisant l’idée de l’abandon d’un
système despotique pour un système démocratique. Il jouera à coup sûr un rôle
important dans le choix du pouvoir à l’avenir en Iran et dans son évolution.
La vérité est que la colère de la population ne s’est
pas apaisée. Et si le mouvement n’a plus la possibilité de mobiliser les
manifestants et de lancer des marches à grande échelle, il reste néanmoins en
vie grâce à des actions individuelles et collectives créatives, que ce soit
dans l’espace public ou virtuel, comme le refus des femmes de porter le voile
obligatoire en pleine rue.
(…)
Le hidjab obligatoire demeure l’outil de domination, d’oppression et d’assujettissement de toute la société.
De la même manière qu’il a permis de façonner et de renforcer la structure de la théocratie iranienne, il est la démonstration limpide de la privation de la volonté populaire et de la soumission de la société.
Par conséquent, dans la stratégie de sortie d’une théocratie despotique, la lutte contre le voile obligatoire n’est pas seulement une affaire de femmes et de féministes, mais joue aussi un rôle important dans le combat du peuple pour le changement de pouvoir.
Il s’agit en réalité d’un catalyseur qui permet d’accélérer la lutte pour le passage d’un pouvoir religieux despotique vers une démocratie.
La République islamique est une pieuvre et le voile obligatoire un de ses tentacules qu’il faut à tout prix couper pour la détruire. »
Mais les manifestations ont cessé en Iran…
« Je vois trois raisons à cela. Tout d’abord le rôle du pouvoir. La République islamique est un régime religieux despotique, avec des structures politiques d’opposition très limitées.
Fondamentalement, la stratégie de ce système visant à
renforcer l’appareil répressif et à intensifier l’usage de la répression contre
la société civile et les militants a considérablement augmenté le coût des
manifestations.
Je vous rappelle que le pouvoir a eu recours à des méthodes violentes et même meurtrières d’assassinats de rue, d’exécutions, d’emprisonnements, de tortures. Il a également généralisé le recours à de longues peines de détention. »
Il n’est hélas pas le seuls sur cette planète…
« J’évoquerai ensuite l’affaiblissement au
cours des dernières années du pouvoir des institutions civiles en Iran en
raison des arrestations répétées de dirigeants syndicaux dans les milieux
enseignants et ouvriers, de celles de militants des droits de l’homme de
premier plan, ainsi que de la détention et de l’exclusion de l’université de
leaders étudiants et de leurs professeurs.
Leur absence a été très préjudiciable au mouvement,
car les institutions civiles indépendantes provenant du peuple jouent un rôle
clé dans la mobilisation populaire et dans la structuration de la contestation,
ce qui est d’ailleurs la raison pour laquelle ils ont été arrêtés. »
Donc c’était une cible de choix nécessaire pour les tous
les dictateurs de la planète, non ?
« Enfin, j’aimerais souligner le manque de
cohérence de la communauté internationale, dans le soutien et la protection des
droits de l’homme en Iran.
Des actions opportunes et décisives de la part des
gouvernementaux occidentaux et des organisations internationales auraient pu
réduire la réponse violente et répressive de la République islamique, et donner
le moral aux manifestants. »
Il va falloir apprendre à se passer des « bonnes-âmes »
occidentales : On les accuse un peu partout de néo-colonialisme quand ce n’était
pas d’impérialisme dès qu’elles apportent médicaments et une aide alimentaire.
On a même accusé « William-Desportes » (l’inventeur de la calculette Windows, Merci infiniment à toâ) de vouloir faire des essais vaccinaux sur les populations les plus défavorisées…
Alors, il faut se calmer…
Elle continue : « Il est à mon sens
impossible de réformer ce pouvoir et le peuple a perdu tout espoir dans les
réformes. À mon avis, cette impasse a été créée et renforcée par le pouvoir
lui-même. Pendant plus de deux décennies, le peuple a déployé des efforts
coûteux pour réformer le pouvoir et créer une plateforme pour organiser la
société civile, accéder à la liberté d’expression et aux droits de l’homme.
Or, le pouvoir a exclu toute possibilité de changement
avec cruauté et entêtement, de sorte que même les partisans des réformes ont
perdu tout espoir.
En réalité, un pouvoir théocratique et despotique considère qu’accepter la moindre réforme équivaut à affaiblir ses fondations, et conduit in fine à son effondrement. »
Ce qui se vérifie jusqu’en Iran, déjà à l’époque du
Shah.
Et pourtant il a été destitué…
Et puis le temps des aveux… douloureux : « J’ai
été témoin ces derniers mois de violents passages à tabac de femmes qui avaient
manifesté pendant le mouvement. J’ai vu des visages boursoufflés, des corps
tuméfiés, des mentons et des côtes cassées. J’ai également été plusieurs fois
témoin de cas de harcèlement et d’agressions sexuelles contre des femmes.
Ces pratiques ont augmenté au cours de l’année écoulée
et se sont déroulées aussi bien dans les centres de détention que dans les
véhicules du gouvernement.
Ces comportements ont été délibérément et systématiquement employés par les agents de sécurité du gouvernement afin de semer la peur. »
(…)
« Fondamentalement, je considère la volonté populaire, la conscience et le courage des contestataires comme autant d’éléments déterminant les changements fondamentaux de la société pour atteindre l’idéal de liberté, d’égalité et de démocratie.
Pour ce faire, je crois en la stratégie visant à créer
et à renforcer la société civile pour garantir le respect des droits de l’homme
en tant qu’élément vital et fondamental de la démocratie.
J’ai personnellement travaillé en tant que membre ou fondateur de douze institutions civiles pendant trente années de lutte continues.
La société iranienne est une société dynamique qui a mené une lutte acharnée pour mettre sur pied des institutions civiles venant du peuple. Elle est en perpétuelle évolution.
Dans cette lutte, elle a connu des hauts et des bas, et a vu émerger des personnalités et des figures reconnues, fortes et fiables, capables de coopérer avec le peuple et de lutter contre le pouvoir.
Ces figures peuvent représenter le consensus, le mouvement et le progrès.
J’espère pour ma part que la communauté internationale, les organisations des droits de l’homme et les médias du monde entier aideront le peuple iranien à instaurer la démocratie en soutenant ces personnalités et ces institutions civiles indépendantes, car elles peuvent jouer un rôle très important dans le contrôle des violations des droits de l’homme ainsi que dans la transition pacifique du pouvoir. Ces personnalités ont besoin d’un soutien international. »
Bref, pas de leader sans appui extérieur…
On lui demande alors s’il est encore possible de
batailler pour le futur de l’Iran depuis sa prison ?
« La prison est le noyau dur de la résistance de la société iranienne et notre combat à l’intérieur de celle-ci est un message clair au pouvoir despotique selon lequel la prison n’entravera pas notre mouvement de vie, de résistance et de lutte contre le pouvoir.
C’est un message de la société iranienne selon lequel
celle-ci n’a pas peur de la prison.
Voilà pourquoi il est de la responsabilité des défenseurs de la liberté, des militants des droits de l’homme et de tous ceux qui luttent dans le monde pour la paix, la solidarité, l’amour et l’espoir de ne pas oublier les prisonniers politiques et de lutter pour leur liberté.
Je suis pour ma part optimiste et suis certaine que nous avancerons main dans la main – que nous soyons enfermés derrière les murs froids et sombres de la prison, dans les frontières géographiques de l’Iran ou ailleurs dans le globe – pour arriver à une vie basée sur une paix durable et inclusive, où régneront la liberté, l’égalité et l’amour.
Vous avez fait connaître ma voix au monde aujourd’hui.
C’est une excitation et un espoir pour moi, qui suis privée de ma liberté, mais place la justice entre vos mains. Car c’est la promesse de la victoire. »
Je ne serai pas aussi optimiste et enthousiaste qu’elle,
pour savoir tout le côté retors et parfois vil de l’espèce humaine.
Merde (étron) quoi, ça fait plusieurs générations qu’on
nous parle de lendemains qui chantent pour une humanité prise dans un flot irrésistible
de compassion qui effacerait toutes les difficultés de vivre sa vie librement
pour la totalité des « petits-d’homme » et je ne vois que souffrance
et désolation, peine et chagrin autour de moâ.
Il doit y avoir un bug quelque part, car ce n’est pas
faute d’avoir essayé, depuis les philosophes antiques jusqu’à nos « politiques »
contemporains, tous plus « sachants » les uns que les autres.
Et pourtant, ici on refuse le voile et là on veut l’imposer à nos femmes…
Et certains sont prêts à tuer et massacrer pour parvenir à leur fin !
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE
PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN
LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN
AGENT « NON RUSSE » !
Là-bas, il y a d’autres « indigènes » qui meurent pour ne pas le porter…
Incarcérée depuis novembre 2021, la vice-présidente du Centre pour la défense des droits humains, une organisation cofondée en 2001 par l’avocate et Prix Nobel de la paix 2003 Shirin Ebadi, purge actuellement une peine de seize ans d’emprisonnement (pas moins) pour « propagande contre l’État »
Elle paie ainsi son engagement sans relâche pour la démocratie en Iran, qui a valu à cette ingénieure de 51 ans de passer l’essentiel de ces 20 dernières années en prison, laissant son mari Taghi Rahmani élever seul ses deux enfants en exil en « Gauloisie-terre-d’accueil-universelle ».
« Le mouvement révolutionnaire « Femme, vie liberté » est fondé sur la volonté du peuple iranien, fort des expériences et des luttes historiques de plus de 100 ans en Iran. Il fait suite à l’émergence au cours des dernières décennies de mouvements sociaux dans les domaines des femmes, des enseignants, des ouvriers et des droits de l’homme, avec l’idée principale de sortir d’un système religieux despotique pour accéder à la liberté, à l’égalité et à la démocratie.
Il y a des pays où il ne fait pas bon naître.
Et d’autres que quelques obscurantistes, fanatiques-religieux, veulent plonger dans l’absurdité de dogmes autocratiques d’un autre âge largement dépassé…
(…)
Le hidjab obligatoire demeure l’outil de domination, d’oppression et d’assujettissement de toute la société.
De la même manière qu’il a permis de façonner et de renforcer la structure de la théocratie iranienne, il est la démonstration limpide de la privation de la volonté populaire et de la soumission de la société.
Par conséquent, dans la stratégie de sortie d’une théocratie despotique, la lutte contre le voile obligatoire n’est pas seulement une affaire de femmes et de féministes, mais joue aussi un rôle important dans le combat du peuple pour le changement de pouvoir.
Il s’agit en réalité d’un catalyseur qui permet d’accélérer la lutte pour le passage d’un pouvoir religieux despotique vers une démocratie.
La République islamique est une pieuvre et le voile obligatoire un de ses tentacules qu’il faut à tout prix couper pour la détruire. »
« Je vois trois raisons à cela. Tout d’abord le rôle du pouvoir. La République islamique est un régime religieux despotique, avec des structures politiques d’opposition très limitées.
Je vous rappelle que le pouvoir a eu recours à des méthodes violentes et même meurtrières d’assassinats de rue, d’exécutions, d’emprisonnements, de tortures. Il a également généralisé le recours à de longues peines de détention. »
On a même accusé « William-Desportes » (l’inventeur de la calculette Windows, Merci infiniment à toâ) de vouloir faire des essais vaccinaux sur les populations les plus défavorisées…
Alors, il faut se calmer…
En réalité, un pouvoir théocratique et despotique considère qu’accepter la moindre réforme équivaut à affaiblir ses fondations, et conduit in fine à son effondrement. »
Et pourtant il a été destitué…
Ces comportements ont été délibérément et systématiquement employés par les agents de sécurité du gouvernement afin de semer la peur. »
« Fondamentalement, je considère la volonté populaire, la conscience et le courage des contestataires comme autant d’éléments déterminant les changements fondamentaux de la société pour atteindre l’idéal de liberté, d’égalité et de démocratie.
J’ai personnellement travaillé en tant que membre ou fondateur de douze institutions civiles pendant trente années de lutte continues.
La société iranienne est une société dynamique qui a mené une lutte acharnée pour mettre sur pied des institutions civiles venant du peuple. Elle est en perpétuelle évolution.
Dans cette lutte, elle a connu des hauts et des bas, et a vu émerger des personnalités et des figures reconnues, fortes et fiables, capables de coopérer avec le peuple et de lutter contre le pouvoir.
Ces figures peuvent représenter le consensus, le mouvement et le progrès.
J’espère pour ma part que la communauté internationale, les organisations des droits de l’homme et les médias du monde entier aideront le peuple iranien à instaurer la démocratie en soutenant ces personnalités et ces institutions civiles indépendantes, car elles peuvent jouer un rôle très important dans le contrôle des violations des droits de l’homme ainsi que dans la transition pacifique du pouvoir. Ces personnalités ont besoin d’un soutien international. »
« La prison est le noyau dur de la résistance de la société iranienne et notre combat à l’intérieur de celle-ci est un message clair au pouvoir despotique selon lequel la prison n’entravera pas notre mouvement de vie, de résistance et de lutte contre le pouvoir.
Voilà pourquoi il est de la responsabilité des défenseurs de la liberté, des militants des droits de l’homme et de tous ceux qui luttent dans le monde pour la paix, la solidarité, l’amour et l’espoir de ne pas oublier les prisonniers politiques et de lutter pour leur liberté.
Je suis pour ma part optimiste et suis certaine que nous avancerons main dans la main – que nous soyons enfermés derrière les murs froids et sombres de la prison, dans les frontières géographiques de l’Iran ou ailleurs dans le globe – pour arriver à une vie basée sur une paix durable et inclusive, où régneront la liberté, l’égalité et l’amour.
Vous avez fait connaître ma voix au monde aujourd’hui.
C’est une excitation et un espoir pour moi, qui suis privée de ma liberté, mais place la justice entre vos mains. Car c’est la promesse de la victoire. »
Et pourtant, ici on refuse le voile et là on veut l’imposer à nos femmes…
Et certains sont prêts à tuer et massacrer pour parvenir à leur fin !
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