Et je m’en réjouis… !
Le voyage dans le temps est un thème récurrent, abordé
tant dans le domaine de la science-fiction que dans la recherche scientifique
académique. Aussi tentant soit le concept, de nombreux obstacles physiques se
dressent pourtant contre sa réalisation effective.
Cependant, un article récent présente un nouveau
modèle de voyage temporel dans lequel la principale contrainte physique – la condition
faible sur l’énergie – est respectée, ne nécessitant donc pas de « matière
exotique » (pour l’heure introuvable dans la nature).
Toutefois, même s’il offre une solution alternative
élégante se passant de cette matière physiquement peu plausible, ce modèle
requiert lui aussi des paramètres physiques pour le moins peu réalistes.
Je résume : La théorie de la relativité générale
d’Einstein prévoit la possibilité de déformer le temps à un degré tel qu’il se
replie sur lui-même, créant ainsi une boucle temporelle. Imaginez que vous
voyagez dans cette boucle ; cela signifie qu’à un moment donné, vous vous
retrouveriez à un moment dans le passé et que vous commenceriez à vivre les
mêmes moments depuis, encore et encore.
Ces constructions sont souvent appelées « courbes
fermées de genre temps » (CTC), et communément baptisées « machines temporelles
».
Les machines à remonter le temps sont un sous-produit
de voyages supra-luminiques effectifs, et leur compréhension mathématiques peut
améliorer notre connaissance du fonctionnement de l’univers.
Au cours des dernières décennies, des physiciens
renommés tels que Kip Thorne et Stephen Hawking ont réalisé des travaux
fondamentaux sur des modèles liés aux « machines temporelles ». La
conclusion générale qui ressort des recherches précédentes, y compris celles de
Thorne et de Hawking, est que la nature interdit les boucles de temps.
Ceci est peut-être mieux expliqué dans la « Conjecture
de protection chronologique » de Hawking, qui dit essentiellement que la nature
ne permet pas de changement de son histoire passée, nous épargnant ainsi les
paradoxes qui peuvent en émerger.
Le plus célèbre de ces paradoxes est celui du
grand-père, dans lequel un voyageur (imprudent) revient dans le passé et
assassine son propre grand-père. Cela modifie le cours de l’histoire de manière
à faire apparaître un paradoxe : Le voyageur n’est jamais né et ne peut donc
pas exister !
Selon les détails, différents phénomènes physiques
peuvent intervenir pour empêcher le développement de courbes fermées de genre
temps dans les systèmes physiques. La contrainte la plus courante est l’exigence
qu’un type particulier de matière exotique soit obligatoirement présent pour
qu’une boucle temporelle existe.
C’est à dire une matière avec une masse négative.
Toutefois, la masse négative n’existe pas dans la
nature.
Caroline Mallary, doctorante à l’Université du
Massachusetts à Dartmouth, a publié récemment un nouveau modèle de machine à
remonter le temps dans la revue « Classical & Quantum Gravity ».
Et ce nouveau modèle ne nécessite justement pas de
matière exotique de masse négative tout en offrant un « design » très
simple.
Le modèle de Mallary se compose de deux très longues
voitures – construites dans un matériau non exotique et ayant une masse
positive – garées en parallèle. Une voiture avance rapidement, laissant l’autre
garée. Mallary a pu montrer que dans une telle configuration, une boucle de
temps peut être trouvée dans l’espace entre les voitures.
Son modèle exige seulement que le centre de chaque
voiture ait une densité infinie !
Cela signifie qu’elles devraient contenir des objets –
appelés singularités – avec une densité, une température et une pression
infinies. De plus, contrairement aux singularités présentes à l’intérieur des
trous noirs, qui les rendent totalement inaccessibles de l’extérieur, les
singularités du modèle de Mallary sont complètement nues et observables, et ont
donc de véritables effets physiques.
Mais les physiciens ne s’attendent pas non plus à ce
que des objets aussi particuliers puissent exister dans la nature.
D’autant plus qu’ils sont interdits par le principe de
censure
cosmique de Roger Penrose.
Au final, même si la solution apportée est élégante,
elle s’appuie, elle aussi, sur des paramètres physiques peu réalistes (la densité,
la température et la pression requises). Cependant, ce travail montre que les
physiciens doivent peut-être affiner leurs idées sur les raisons pour
lesquelles les courbes fermées de genre temps sont interdites.
Et curieusement, en prolongement de mes
« posts-piratés » de l’été 2008, je vous ai déjà
proposé trois volumes autour du thème du voyage sur la flèche du temps.
« Mains
invisibles II », où « Charlotte » découvre le
phénomène in vivo et en use pour
sortir Florence – la mère de ses gamins à lui – d’un mauvais pas ; « Laudato
sì… » où il en use (et abuse : Il se paye même un aller et
retour entre les USA et Koweït-city en Concorde) ; et « Ultime
récit » où sont avancées quelques explications (qui me sont
venues au fil du temps…) et à l’occasion d’un pied-de-nez de ma part pour
poursuivre les posts-piratés de 2008 : Une façon pour moi de « reprendre
la main » sur des « trucs » que je n’étais pas arrivé à « effacer »
sur overblog en rajoutant trois chapitres qui ne sont mentionnés nulle part
dans ceux de 2008, les faisant ainsi « mentir »…
(J’aime bien quand je me montre astucieux !)
Notez que je ne suis pas vraiment versé dans la « science-fiction »
ni même dans la littérature d’anticipation qui aurait tendance à m’épuiser,
même si « plus jeune » j’en ai lu quelques exemplaires (mais pas plus
que « les classiques », les bouquins d’aventures maritimes et
nautiques, les « beaux-voiliers » et l’aérologie, les « policiers »,
les livres de guerre – un état incompréhensible pour mon unique neurone :
De la curiosité perverse proche de la névrose, me suggère-je… – toutes sortes
de BD, l’Histoire d’une façon générale et quelques livres relatifs aux avions…)
car j’aime bien « comprendre ».
Et la littérature d’anticipation me laisse en général un
goût de « pas assez » ou « trop peu » pour comprendre.
Mais trois sur 9, ça fait beaucoup, alors
que 6 sur 9, c’est seulement de l’Histoire contemporaine « décryptée »…
Et dans le 9ème, j’ai eu beaucoup de mal à
me sortir de « ce piège-là ».
Le 10ème devrait redevenir « presque-normal ».
Bon passons : Ce n’est pas le propos.
Sauf que j’y propose des explications qui font entrer
en jeu des « suspensions » de la flèche du temps.
Autour de quoi ? Bé autour d’un matériaux hyperdenses
pour être constitué exclusivement – ou à peu près – de neutrons !
Que j’en déduis qu’elle n’est pas mal la minette
doctorante « Caroline Mallary », non… ?
Ou alors, elle est comme d’autres, elle a lu mes posts
« par-dessus » mon clavier et s’est ensuite plongée dans ses
équations…
Je ne veux pas savoir : Grand bien lui fasse et
je lui souhaite tout le triomphe nécessaire dans la poursuite de sa carrière.
Ceci dit, le voyage sur la flèche du temps, dans mes romans,
il ne marche que dans un sens : Du présent vers le passé !
Ce qui ne veut pas dire qu’il ne vient pas de l’avenir,
au contraire.
Mais « l’avenir » contrôle ainsi son passé
qui doit déboucher, in fine, sur son
présent à lui.
De l’autocontrôle qui évite le paradoxe du grand-père
tué par inadvertance…
Belle pirouette.
Là, « Caroline-jolie », elle va devoir
réfléchir un grand-coup.
J’ai essayé d’en causer à Stephen, mais il était inabordable
au moment où j’étais sur place disposé à le faire : Tant pis pour l’humanité,
elle doit probablement attendre encore un peu.
Mais ça va venir, parce que de plus en plus d’expériences
(et d’observations) tentent à montrer que passé-présent-futur sont étroitement
imbriqués : On peut inverser les signes positifs ou négatifs dans bien des
équations (donc les causes et les conséquences) sans que cela ne change quoique
ce soit aux égalités énoncées par les dites équations.
Je vous raconte tout ça en cette fin d’année pour
quelle raison ?
Eh bien parce qu’il va bien falloir vous rendre compte
que parfois, je touche « au génie » (parfois seulement…).
Je ne sais pas comment ni pourquoi (moi le nain intellectuel
doté d’un unique-neurone en état de fonctionner correctement, celui du « nerf-honteux »),
mais il est quand même des éléments troublants : Je faisais remarquer à un
proche encore récemment – plus âgé que moi (il y en a de moins en moins…) et
qui ne va « pas très bien » collectionnant les ennuis de santé – que moi,
j’étais déjà mort au moins quatre fois !
Je ne
plaisante pas en vous l’affirmant avec force.
Et pourtant, je suis encore là, comme par miracle.
Sans savoir pour quelle raison.
Et même s’il n’y en a pas, forcément, ça ne me
convient pas : Il doit y avoir une explication.
C’était pour le rassurer : « Tu peux y aller. Toi aussi tu as un
ange-gardien qui t’a emmené jusque-là ! Diantre, fais-lui confiance… »
Bon, pour l’un et pour l’autre, la question naturelle c’est :
« Pour combien de temps encore… ? »
Allez, je vous laisse.
Bonnes vacances, bon pont, bon réveillon à toutes et à
tous.
Et si je suis encore de ce monde, à l’année prochaine
(après deux petits-posts déjà programmés) !
I3
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