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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

samedi 2 mai 2015

Au nom du père (Chapitre XVIII ; Tome I)

Tentatives de rapprochements 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 
 
Ça alors ! Mais qu’est-ce qu’elle veut, cette gamine, à la fin ?
« Oh bin, ce n’est pas bien difficile à comprendre ! Toi, tu dois avoir un « truc » que tu ne veux pas dire, mais qui leur font faire à toutes des milliers de kilomètres. Ce n’est pas possible autrement. Tu sais quoi, le jour où je deviens hétéro – Dieu m’en garde ! – c’est avec toi que je veux être déniaisée ! » dit Charlotte sur le ton de la plaisanterie.
Et d’ajouter : « Faut absolument que je sache avant de mourir ! »
« Tu n’as qu’à demander à Aurélie ! » fait-il en réplique, faisant allusion à leur rencontre à tous les trois [1]. Aurélie faisait du « bateau-stop » sur les quais du port de Calvi durant l’été 2006. Et ce n’est qu’après l’avoir embarquée que vint s’ajouter, en trio, la Charlotte à la pointe du nez qui bouge toujours quand elle parle.

En attendant, il ne va pas pouvoir retourner au bureau tant que l’anglaise y sera. Il imagine déjà la tête de sa secrétaire… Sans compter que bien que prétendant garder tous les secrets de son patron, elle ne manquera pas d’y faire une allusion oiseuse à Isabelle, la Présidente, dès la première occasion.
Déjà qu’en ce moment, ce n’est pas facile avec Mylène à cause de la même anglaise, alors demain avec d’autres, ça ne va pas être simple…
Il se saisit de son téléphone : « Françoise ? Bonjour ! Paul. Il paraît que vous avez une visite pour moi ? »
Effectivement. « Elle vous attend mais n’a pas voulu dire pour quelle raison elle veut vous voir. Il faut dire que je ne comprends pas tout-à-fait tout de son anglais. Elle est bien jeune, je trouve, Monsieur le Directeur Général ! »
Garce !
« Dites-lui que je suis en Ardèche, qu’elle dégage loin de mon horizon. Non ! Plutôt que je suis sur la péniche. » Et puis changeant une nouvelle fois d’avis : « Non ! En Ardèche et vous prévenez sur place, si par hasard elle y arrive, qu’on lui dise que je suis sur la péniche. Elle finira bien par se décourager ! »
Et l’autre de demander, ingénue : « Vous êtes où en fait ? En Ardèche ou en Normandie ? »
D’abord en Ardèche et qu’elle dégage ensuite dans le Var : il lui faut d’abord récupérer son avion et sa moto avant de remonter bosser sur le prototype du Nivelle 001. Là au moins, personne ne peut entrer sans la permission du chef Rémarde ou de son épouse Lydia…
Encore moins en sortir. 
 
Et pour reprendre leur conversation, Charlotte fait un topo des travaux en cours sur l’affaire de la « liste des mille ».
Est bien décédée une Ariane Duru, 55 ans, à Nice jeudi dernier. « D’après les témoins il y aurait eu comme un grand éclair qui sortait de son appartement. Comme une explosion qui aurait tout consumé chez elle, en commençant par elle. Les pompiers ont découvert son corps calciné avec un gros trou au niveau du thorax. On n’en sait pas plus pour le moment sur le sujet. »
En revanche, elle s’est procuré une copie de ladite liste. « Ton frère y est bien et la fille qui est morte aussi. Mais elle en 1.000ème position et ton frère effectivement en 957ème. Je ne savais pas que tu avais un frère. Peut-être même une famille complète aussi, moi qui croyais que tu étais né des amours de Mars et de Vénus, à voir galoper toutes ces femmes folles de ton corps ! »
Ce n’est pas le sujet. 
 
« Oui, mais attend ! J’ai ainsi découvert que tu as eu un père magistrat mort au volant de sa voiture. Et que celui-ci, d’après la liste que tu nous as fournie, enquêtait sur des morts suspectes dans la centrale pour femmes de Normandie. »
Jusque-là, grâce à « DD » qui se joint à leur conversation, pas de souci. « En revanche, ce qui est curieux c’est que tous ces décès d’une autre époque ramène au père de ton actuelle belle-sœur. Edmond Risle. Se connaissaient-ils ? »
Paul ne peut pas savoir, mais vraisemblablement que non.
« De toute façon, on en saura plus. « DD » a pu identifier le directeur de la prison, un autre a fini sénateur, on laisse tomber, et la matonne-chef de l’époque. Les quelques-uns qui sont encore en vie. Je te propose qu’on aille les interroger : ils ne risquent plus rien s’ils ont des choses à cacher, puisque ces faits sont largement prescrits. »
Pourquoi pas, en effet ?
« Bon, comme je sais encore additionner 2 + 2, manifestement, puisque tu m’as demandé aussi de faire un topo sur la fondation E. Risle, je présume que tu as des choses à me dire que tu ne veux pas me dire. »
Lesquelles ?
« Raisonne un peu ! Tu dis que ton frère a eu une peur-bleue pour sa vie alors que manifestement, il n’est pas une priorité de la « liste des 1.000 », que tu commences par la fin et à rebours, ou par la tête de liste. Et la première chose qu’il fait c’est de commencer par tout plaquer pour que toi, tu le mettes à l’abri. Et toi, pilote émérite, tu te plantes dans l’eau sur le seul appareil de ta flotte que tu ne pilotes jamais pour n’avoir pas de flotteur. J’en conclue que tu te fous du monde et qu’il est planqué quelle que part sur la côte adriatique. Je parierai bien sur ton hôtel à Kotor. »
Bon et alors, est-ce son problème ? 
 
« Ok ! Nous en sommes d’accord. Parce que la liste est bizarrement foutue. » Et elle tend la liasse de pages à Paul qui y lit : « Vous avez mis la nation et le peuple à genou. Tous à des degrés divers vous paierez pour vos crimes. Subiront le châtiment de Dieu tout puissant, à un moment ou à un autre, ceux désignés par le doigt de la justice divine, à savoir les personnes suivantes : » Et suit la liste.
« Tu auras noté qu’on commence par le président de la république, sans le nommer. Puis les personnages dans l’ordre du protocole, toujours sans les nommer. Tu suis ? »
C’est exact, constate-t-il.
« Des ministres en exercice, des députés et sénateurs, d’autres qui ne le sont plus. Car, dès la deuxième page, apparaissent des noms et des prénoms, parfois des fonctions. Et si tu poursuis un peu plus loin, tu retrouves Edmond Risle, vers les trois centièmes. Pas un peu curieux, pour toi qui reste un peu plus intelligent que la moyenne mondiale ? »
Qu’est-ce qu’elle veut dire, là ?
« Deux choses. Pourquoi un grand bienfaiteur de l’humanité, pour sauver de nombreuses vies grâce aux greffes d’organes dont il fait métier, est mêlé à cette liste d’aigrefins dont pour beaucoup, on ne voit pas bien ce qu’on peut leur reprocher comme pour la morte de Nice qui est vraiment une ignorante du monde des affaires ou de la politique ? »
En effet, en effet…
« Coup sur coup, la famille Risle apparaît, sur la liste, mais aussi dans ta famille par ton frère interposé et, en pointillé sur celle de ton père, d’il y a trente ans. Ça fait beaucoup de coïncidences en si peu de temps ! »
Donc ?
« Oh là, tu me déçois, tu sais ! Donc, et je ne sais pas comment, mais il y a un rapport étroit. »
Et toujours pragmatique, Paul de demander : « D’accord. Mais lequel ? »
« On cherche ! »
« Oh bé là, c’est toi qui me déçois. Tu vieillirais ma puce ? D’autant que ça n’exclut nullement d’autres « recoupements » qui n’apparaissent pas encore… »
Pan dans les dents : elle n’aime pas du tout ce sobriquet qui lui rappelle ses propres formes et silouette qu’elle juge bien trop épaisses à son goût.
« Je ne plaisante pas. C’est la liste qui fait fuir ton frère. Comment savait-il qu’il devait être au courant ? C’est sur la même liste qu’on retrouve le gendre et le beau-père. Sur mille, rapporté à quelques 44 millions d’électeurs ou 100.000 élus ou responsables divers, la probabilité est quasiment nulle pour ressembler à une coïncidence absolue : sous réserve d’un recoupement plus approfondi, ce serait d’ailleurs la seule de toute la liste, visant deux personnes de la même famille. Et puis il n’y a pas que ça ! »
Ah, enfin un élément nouveau qui appuierait ses déductions ?
« Devine sur quoi travaillait ton frère au Parlement européen ? » Là, il sait. Mais elle poursuit. « Sur les deux CD-Rom que tu m'a fait ouvrir, si l’un correspond à des archives de travaux courants du Parlement, des projets de textes, etc., l’autre ne contient que des rapports, courriers et notes sur la bioéthique avec une forte proportion relative aux greffes d’organes. »
Logique !
« Bé oui, Jacques coprésidait la commission parlementaire sur le sujet. Par ailleurs, je réponds à ta première question, quant à savoir comment il connaissait l’existence de la liste : il en a même déposé plainte devant le tribunal, pour avoir reçu des menaces de mort directement sur ses lieux de résidence. Je suppose qu’on a dû l’en avertir d’une façon ou d’une autre. »

Non ! Il n’avait pas encore vu le juge d’instruction. « Et ce n’est sûrement pas les flics qui en ont causé, tu les connais. Encore que je ne sois pas sûre qu’il en ait vu un avant de disparaître, sauf peut-être celui qui a pris sa déposition. Mais tout cela est forcément antérieur à l’apparition de la liste. Donc… Ton frère était au courant avant tout le monde ! »
Et il ne lui aurait pas tout dit ? Mais non ! Ses menaces reçues faisaient déjà référence à la « liste des mille ».
« Mais comment ça ? »
« Soit il en est l’instigateur, direct ou indirect, soit il a capté des conversations qui y faisaient allusion. Je ne sais pas encore », admet-elle.
Mais puisqu’il a été parmi d’autres à recevoir ce type de menaces…
« Bref, on est en pleine manipulation d’opinion sur un sujet qui n’est pas « l’oppression du peuple » par ses gouvernants, mais un « truc » qui tourne autour de la bioéthique ou des greffes d’organes. »
Comment peut-elle affirmer ça ? C’est drôlement tiré par les cheveux, mais Paul sait aussi toute la puissance déductive des quelques neurones de son associée quand ils se mettent en branle autrement que pour séduire des femmes.
Quoique à ce jeu-là, elle tient également la corde, comme d’une redoutable concurrente, à entendre les « orages amoureux » qu’elle entretient avec Aurélie par « épisodes houleux »… 
« Ok ! Pas d’accord. Je te le répète, il y a peut-être d’autres liens, d’autres recoupements à faire mais qui n’apparaissent pas encore à ce stade de l’enquête ! »
Eh bien, quand ils auront été identifiés et découverts, alors elle changera d’avis. Mais pour le moment, elle fait avec ce qu’elle a.
« Admettons que tu aies raison. Quel rapport avec la liste de mon père ? »
« Trafic d’organes : je ne vois que ça comme point central. »
Là, elle y va fort pense Paul.

« Réfléchi deux secondes. Il y a trente ans comme maintenant, on manque d’organes à greffer. Or, Risle se fait une réputation régionale, puis nationale et maintenant internationale sur les greffes. Il en va jusqu’à monter un réseau mondial à travers sa fondation dédiée. Comment a-t-il pu se procurer la « matière première » essentielle mieux que les hôpitaux publics ? »
Elle raconte n’importe quoi, là !
« Les transplantations sont anonymes et organisées de façon transparente en France ! »
« Un, pas partout dans le monde. Deux, même en Europe, le critère de la proximité d’un organe disponible reste important pour un receveur, juste après les critères de groupe sanguin et de rhésus. Tout le monde sait ça. Mais j’imagine que les types de réactions immunitaires doivent jouer leur rôle quant aux traitements anti-rejets appropriés. Il se peut que certains soient plus ou moins supportables par le greffon et le receveur. »
Et alors ?
« Comme en Chine, quoi de plus intelligent que de planter une clinique à proximité d’une ruche, d’un vivier d’organes vivants dont les familles ne seront pas très regardantes quant à leurs destinations finales, à savoir une prison recevant en pension des criminelles dont tout le monde veut oublier l’existence ? »
Mais pourquoi une prison de femmes, alors ?
La question qui tue…
« Je ne sais pas. Un réseau de solides complicités, probablement ! »
D’où son idée d’aller renifler chez les retraités de la centrale qu’elle a identifié avec « DD ». 
 
À ce stade, il faut qu’elle sache le reste.
« Ce n’est pas tout ! » intervient Paul.
Quoi ?
« Le week-end de la pentecôte, outre la « Shirley » que tu as vu passer et à qui, j’insiste, je n’ai rien fait, j’ai rencontré l’arrière-grand-père du marié. Et devine de quoi il me parle entre la poire et le fromage ? »
De la liste ou de la fondation Risle ?
« De faire partie du comité stratégique d’une fondation traitant justement de greffes d’organes. Mais ce n’est peut-être pas la même, puisqu’elle est située au Canada ! »
C’est celle-là. Et de montrer la plaquette imprimée depuis le site retrouvé par « DD » sur internet.
« Bé merde alors ! » fait Paul, scié par l’information qu’il pressentait de toute façon depuis sa conversation avec Jacques.
« Et puis ? Tu as autre chose à me dire ? »
Paul se remet en mémoire la suite de son idée.
« Oui… Deux choses ! Jacques a eu le temps de me dire qu’il était franc-maçon. »
Beurk !
« Je ne sais pas si ça a un rapport, mais il me semble qu’il ne fait pas trop confiance à ses frangins/frangines-trois-points, parce qu’il n’est pas allé chercher protection auprès de leur solidarité mutuelle, mais chez moi. Son seul vrai frère… Consanguin et utérin. »
« Germain. On dit germain, dans ce cas-là ! Bon, et c’est tout ? »
Non pas.
« Sur place en Angleterre, mon hôte, celui qui m’a fait la proposition un peu iconoclaste, puisqu’on parlait de fusions d’atomes, il vit avec ses deux petites-filles, dont la mère du marié. Et elle, elle m’a tenu un discours assez stupéfiant, mais bien argumenté quant à la stratégie de développement de ses activités industrielles, qui m’a semblé complétement allumée, genre hyper-facho, une histoire de « maître du monde » ou je ne sais quoi. »
« Les illuminati, peut-être ? Une secte parmi les francs-mac aujourd'hui disparue ! Quoique ... »
Ce sont eux qui alimentent les thèses les plus farfelues d’un complot international.
« Je ne sais pas, mais ça m’a fait froid dans le dos. » 
 
Et Charlotte, de faire un nouveau rapprochement, une « corrélation hypothétique ».
« Ces gars-là, ils croient qu’ils peuvent asservir l’humanité entière. Et c’est vrai qu’avec les techniques de greffes d’organes, on a pouvoir de vie ou de mort sur la vie des autres. Tu les greffes ou tu ne les greffes pas. Et après coup, si ça ne marche pas, rien à cirer puisqu’ils sont morts. Mais si ça marche, ils ne peuvent plus rien te refuser, croyant que tu détiens les clés de leur immortalité. Pas mal comme idée, hein ? »
Décidément, ça fait beaucoup.
« On est donc bien en pleine manip autour de ça », fait-elle un peu énigmatique.
Quoi, « ça » ?
« Eh bien d’un groupe actif qui serait le bras armé d’intérêts obscures autour du thème de la vie éternelle à travers les greffes, par exemple. Prêts à tout pour faire infléchir nos dirigeants ? Je ne sais pas, mais ce n’est pas idiot… Mais pourquoi en France ? Pourquoi maintenant et pas avant ou plus tard ? Faut que je cherche, là. »
Qu’elle commence par remonter la piste du père de Paul.
D’autant que dans le langage de Lady Catherin, ce n’est pas tant les greffes qui restent le moteur de cette soi-disant suprématie, mais la nanoélectronique. Mieux encore dans le discours de Lady Margareth.
« L’un n’empêche pas l’autre ! »
 
« À propos, il est mort comment ton père ? » 
Au volant de sa voiture d’un AVC, en rentrant du bureau un jour de semaine banal. « Tu sais, je ne m’en souviens plus très bien : j’étais petit, à l’époque. Pourquoi ? »
« Supposons, supposons seulement, qu’il ait été gênant pour quelqu’un, il aurait pu être éliminé, non ? »
Gênant pour qui ?
« Sa fameuse liste bizarre. »
Ce qui les ramène à sa première idée d’aller enquêter du côté des survivants de cette époque.
« Ce qui est sûr, c’est que je me souviens très bien qu’autant les gendarmes, que les flics, que la chancellerie, que ses collègues, tous ont emmerdés ma mère à la recherche d’un dossier soi-disant égaré par Papa. Et longtemps, en plus. Ils ont fouillé partout bien qu’on ait toujours eu la certitude que Papa ne ramenait jamais de dossier à la maison. Sauf justement cette fameuse liste cachée dans le coffre à jouets de Jacques. Tu crois que ce serait pour ça ? Et alors, comment provoquer un AVC chez quelqu’un de prudent, qui n’avait aucun écart de conduite, une hygiène de vie rigoureuse, enfermé dans sa voiture ? »
Elle ne sait pas.
« Tu avoueras que c’est quand même bizarre, cette histoire de liste. Et puis pour ton père, qui semblait encore jeune pour l’époque de son décès… »
« … À peine la quarantaine dépassée. Il aurait eu soixante-quinze ans à l’automne prochain… »
« … l’AVC n’est pas vraiment fréquent. Même une rareté médicale si tu dis qu’il ne buvait pas, ne fumait pas et n’avait pas de souci de santé. »
Paul confirme… a priori.
« Parce que je ne sais peut-être pas tout, mais il ne se plaignait jamais de rien et ne savait même pas ce qu’était un médecin ni un dentiste, crois-je me souvenir. » 
 
Et voilà que c’est lui, qui maintenant se met à douter de ses certitudes. Jacques, la liste des décédées, la « liste des mille », Risle au milieu de tout ça, McShiant et sa petite-fille, la trouille de Jacques…
« Charlotte ! Je veux en savoir plus, s’il te plaît. »
« J’ai quoi en échange ? Je peux convertir ta « Shirley » si Aurélie m’y autorise ? »
Mais ce qu’elle est bête, parfois, pense Paul pour lui-même…
Là-dessus le téléphone sonne. C’est la secrétaire du siège parisien qui annonce que la petite anglaise est partie pour l’Ardèche et que vient d’arriver sa belle-sœur !
Laquelle ? 
 
[1] Voir l’épisode : « Le Feu » à paraître aux éditions « I-Cube ».

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