Pourquoi les commerces de centre-ville disparaissent ?
Des vitrines vides et sombres, des rideaux métalliques
baissés, des façades décrépies… c’est le visage qu’offre la plupart des villes
de provinces, des bourgs et des villages de mon pays, quand ce ne sont pas des
paysages de désolation, d’immeubles mal entretenus, posés là sans aucun sens de
l’attractivité qui se reportent dans les zones les plus dynamiques sur des
centres commerciaux flambants-neuf, animés et dotés de parking majestueux !
C’est simple, seulement 15 % des dépenses en magasin s’effectuent dans le centre-ville.
Résultat, de nombreuses villes, surtout celles de taille
moyenne comme Saint-Brieuc ou Abbeville, se retrouvent avec des locaux
commerciaux vides et des rues désertes.
Mais c’est également vrai dans des grandes villes, y
compris à « Paris-sur-la-Seine » où certains quartiers ont perdu leur
sel et leurs habitués à l’occasion des renouvellements de baux.
J’en veux pour exemple le quartier de la Mouff’, en bordure du quartier Latin, que je fréquentais assidûment en étant étudiant, toujours animé, à n’impirte quelle heure du jour et de la nuit, qui est devenu inaccessible pour les automobiles avec un plan de circulation déjanté, dont les trottoirs sont laissés à l’abandon et dont les façades ont largement vieilli… qui n’attirent plus que les clochards parigots…
Mais il en est d’autres, plus bas vers la « Seine-sur-Paris » le long de la rue Monge pour rester dans le quartier latin « rive-gôche ».
À l’inverse, dans la plupart des sous-préfectures, les
zones périphériques ont vu fleurir ces dernières années des galeries
commerciales géantes accueillant à la fois des hypermarchés, des magasins de
mode ou de la restauration rapide pour satisfaire davantage l’appétit de
clients qui préfèrent acheter au même endroit, en même temps (le concept des « Grands-magasins »
de Boucicaut : Tout sous le même toit !) entourées de larges voies d’accès
et de ronds-points, avec d’immense parkings !
Même à Bastia, ça fonctionne de la sorte jusqu’à Borgo !
À Ajacciu, je ne vous raconte pas et en Balagne, entre le Fogata et la ZA de Cantone, ça commence à se bousculer le long de la route territoriale…
Alors, est-ce que les centres commerciaux excentrés
ont tué les commerces des centres-villes ? Ou est-ce qu’ils répondent à la carence des
centres-villes ?
Que font les municipalités pour y remédier ?
Selon des données fournies par Procos (Fédération pour
la promotion du commerce spécialisé), le taux moyen de la vacance commerciale
en centre-ville, soit la proportion de locaux inoccupés à un moment donné, est
passé de 7,2 % en 2012 à 10,6 % en 2024.
Soit une hausse de plus de trois points en douze ans.
Et cette progression touche particulièrement les
centres-villes des petites villes (moins de 50.000 habitants) et des villes
moyennes (de 50.000 à 100.000
habitants), avec des taux de vacance au-delà de 10 %, soit le
seuil considéré comme critique par la fédération.
Une ville comme Forbach (Moselle) est particulièrement
touchée, avec un taux de vacance commerciale estimé à 25,8 % en 2023,
suivie par Châtellerault (22,9 %), Nevers (22,3 %), Tourcoing (21,7 %) et Carcassonne (21,2 %).
Et parmi les secteurs les plus touchés par la crise du
commerce de détail en « Gauloisie-failliteuse », on retrouve
notamment le textile ou les biens d’équipement pour la maison.
Après Camaïeu, Kookaï, Gap ou encore Pimkie, c’est au tour d’Habitat, en 2023, et Casa, en 2025, de faire faillite.
Mais je dois dire que les commerces alimentaires ne sont pas en reste.
Résistent encore la RHF (restauration hors du foyer).
Parmi les raisons qui expliquent la disparition du
commerce en centre-ville, il y a indéniablement l’étalement urbain ou
l’urbanisation effrénée que connaît mon pays depuis les années 1980. La place devient
rare sur place : Elle est donc chère expliquant la démarche de parier que
le client viendra à vous là où le foncier est accessible plutôt que de devoir lui
faire payer des loyers hors de prix à travers les marges pour rester proche de
lui.
D’autant que l’extension de l’habitat pavillonnaire et la généralisation de la voiture… les « Gauloisiens-perdus » se sont déportés des centres urbains pour s’installer en périphérie des villes, avec des espaces aménagés en grande pompe ces dernières années pour les accueillir.
On avait des champs, y poussent désormais des ronds-points et des zones d’activité et commerciales !
« Aujourd’hui, la majorité de la population vit en dehors de la ville dense », analyse une enseignante-chercheuse à l’Université Paris VIII, spécialiste de la géographie du commerce et de la consommation.
Cette modification de l’habitat a nettement favorisé
l’explosion des centres commerciaux à l’extérieur des villes : Forcément,
le maquis coûte moins cher à occuper que les fonciers en rez-de-chaussée de
centre-ville.
Selon le gouvernement, on compte aujourd’hui 1.500 zones commerciales périphériques en « Gauloisie-commerciale », situées principalement aux entrées des villes.
Elles s’étendent sur plus de 500 millions de mètres
carrés (soit cinq fois la superficie de « Paris-sur-la-seine ») et
captent près de 72 % des dépenses des « Gauloisiens-affamés »
en magasin, pour un chiffre d’affaires total de 300 milliards d’euros chaque
année.
L’exemple de la ville de Saint-Brieuc en est
révélateur : Alors que son centre-ville se meurt (25 % de ses
locaux commerciaux sont vides), les consommateurs se massent dans les centres
commerciaux qui entourent la ville, mieux aménagé, plus accessible.
Selon un rapport de l’agence d’urbanisme
Adeupa, cette commune des Côtes-d’Armor fait partie de ces villes moyennes « dont le
principal handicap est la puissance de leur périphérie ».
À noter tout de même que les zones commerciales
souffrent elles aussi de perte d’attractivité : Le taux de vacance dans ces espaces aurait doublé entre 2007 et
2020 (de moins de 4 % à plus de 8 % en 2020).
Une autre raison, plus récente, a aussi joué un rôle
crucial dans la crise du commerce : La pandémie de « Conard-virus-19 » !
La fréquentation des commerces s’est dégradée pendant de
longs mois et de nombreux magasins ont dû baisser le
rideau.
Pour un sociologue qui a le mérite d’être aussi
urbaniste, la « Gauloisie-marchande » est confrontée à une révolution
commerciale et tous les acteurs du secteur sont concernés, les grandes
enseignes comme les petits commerçants.
Il explique : « On assiste à un changement de modèle commercial inouï. Sur la dernière décennie, on a construit des mètres carrés commerciaux à un rythme colossal, soit 6 à 7 fois plus vite que la croissance de la population. »
Ce qui est
vrai et c’est parce que ça répondait à un besoin pressant : Celui de la
course au prix bas, un impératif pour compenser la perte de pouvoir d’achat et
financer en plus notre modèle fiscal et social à coup de prélèvements
obligatoires (qui ne se discutent même pas)…
Alors, le citoyen cherche toujours des produits toujours moins coûteux pour financer le Léviathan…
Il observe également un autre phénomène : Le développement du
commerce des ronds-points, à savoir des magasins installés ni dans les
zones périphériques, ni dans les centres-villes, mais sur les zones
de passage : « On a installé le commerce là où les gens passent,
moins là où les gens vivent ».
Le mek venait de redécouvrir le principe de l’eau
tiède…
Celui des foires et marchés qui animaient le Moyen-âge, faisaient tourner l’économie agricole et développait l’artisanat sur les routes commerciales entre la Méditerranée et la Mer du Nord durant des siècles (et des siècles) !
Mais, dans le même temps, aujourd’hui, la consommation
des ménages n’a pas suivi au même rythme que la démultiplication de ces mètres
carrés commerciaux. « L’offre
commerciale est bien supérieure à la demande », observe-t-il.
Et pour expliquer la baisse de la consommation, ce « spécialiste »
avance plusieurs raisons. D’abord, une forme de déconsommation choisie ou subie : Certains préfèrent consommer
autrement, quand d’autres n’ont pas les
moyens de consommer plus.
Et puis le développement du commerce en ligne (la VAD)
a aussi fait évoluer les pratiques de consommation (achat en ligne, livraison à
domicile, drive, click & collect), de telle sorte que la vente en ligne
s’est installée comme un incontournable du marché (et les difficultés de la
logistique du dernier kilomètre).
En « Gauloisie-commerciale », 39,4 millions de consommateurs ont acheté au moins une fois sur Internet en 2023, selon des chiffres publiés par la Fédération de l’e-commerce (Fevad). L’e-commerce pèse ainsi 10 % du total du commerce de détail, un chiffre en constante progression.
Et parmi les géants du secteur, il y a Amazon qui se
taille la part du lion, avec plus de 21 millions de clients en « Gauloisie-marchande »,
suivi par E. Leclerc, Cdiscount, la Fnac et « Carrouf’ ».
Ces plateformes offrent une disponibilité immédiate, des prix compétitifs et des expériences d’achat fluides : Là, le modèle économique reste sur le déplacement de la marchandise en linéaire de magasin ouvert au public, aux mémoires d’un ordinateur qui gère jusqu’aux emplacements de picking-palette sur entrepôt qui n’est surtout pas ouvert au public ! Ce qui évite le coulage, dégradation, perte et vol…
Et c’est « 2 points de démarques inconnues » de gagnés, limite officielle reconnue par les agents contrôleurs du fisc…
Terminé le catalogue de la Redoute, des Trois Suisse
ou de Manufrance : Le modèle économique subsiste, mais « le papier »
est désormais remplacé par Internet et ses octets sur des « sites-vendeurs »
qui vous prennent par la main pour faire vos achats et vos paiements.
Ce n’est d’ailleurs qu’une fois le paiement réalisé que la commande est relayée à l’industriel qui lance la production et se fera payer à 90 jours fin de mois…
D’autres acteurs, comme Leboncoin ou Vinted, ont aussi réussi à capter une part importante du marché de l’occasion ou de la seconde main (là la marchandise est immédiatement disponible sur stock), un mode de consommation plébiscité par les nouvelles générations qui ne se déplacent plus aux puces, ni sur les marchés ou les soldeurs des centres-villes.
Pour faire face à la désertification commerciale, qui
touche aussi bien les petites bourgades que les villes moyennes ou les
métropoles, quelles solutions envisagent les municipalités pour redynamiser ces
espaces, avant ou après les élection de 2026 ?
En milieu rural, un dispositif national a été lancé en
mars 2023 afin d’encourager la création de commerces dans 1.000 communes
rurales qui en sont dépourvues. Comment ? Avec des aides à l’investissement
pouvant aller jusqu’à 80.000 euros par projet.
Et depuis son lancement, ce programme de reconquête
commerciale a permis de financer plus de 370 projets de commerces. Une goutte d’eau
dans un océan…
Au total, ce sont triomphalement 258.000 « Gauloisiens-privilégiés » sur 66 millions qui vont bénéficier de l’ouverture de nouveaux commerces à proximité de chez eux, indique même notre vaillant ministère de l’Économie !
Autre initiative qui a fait ses preuves : Le programme
« 1 000 cafés », lancé en 2019 par
le Groupe SOS (du
fameux « Boléro »), qui vise à faire revivre
ces lieux de sociabilité, souvent condamnés à la fermeture,
dans les villages de moins de 3.500 habitants.
Plus de cinq ans après son
lancement, l’association a accompagné 300 communes
et permis l’ouverture de 130 établissements :
Une belle déchetterie de talent et d’argent…
Mais vous le savez, du moment qu’il y a de la
subvention à aller capter au détriment d’autrui, vous retrouverez forcément le
groupe SOS…
Le député Guillaume Kasbarian (« René-essence »),
ancien sinistre du gouvernement « Barre-niée », s’est aussi attaqué à
la disparition de ces espaces en zone rurale, avec une proposition de loi
adoptée en mars dernier. Cette dernière facilite l’obtention de la licence IV
pour rouvrir des bars et cafés dans les communes de moins de 3.500 habitants.
C’est pour faire plaisir, parce qu’avec seulement 3.500
damnés, s’il n’y a pas vente de tabac, de ticket de loto et de presse locale,
le truc est déjà mort avant le premier bilan.
Ou alors il faut une saison touristique pour sauver le personnel…
Quant aux villes moyennes, pour notre spécialiste sociologue
& urbaniste, il faudrait repenser le commerce qui ne suffit pas à lui seul
à dynamiser les centres-villes. Il faudrait aussi agir sur l’habitat, les
services publics, l’activité tertiaire et l’aménagement de l’espace (notamment
la place dédiée aux enfants).
Ce gars-là, il a vraiment inventé la poudre, y’a pas à dire…
Un avis facile à partager notamment par une spécialiste de la géographie du commerce et de la consommation : « Le commerce ne fonctionne pas en silo. Il faut prendre en considération un ensemble de fonctions essentielles de la ville. C’est cet ensemble global qui favorise la fréquentation commerciale », détaille-t-elle.
Jamais ils n’ont pensé que les villes s’étaient agglomérées
au fil du temps parce que ce sont d’abord des carrefours ouverts sur le monde
entier ?
Que quand une « Sœur-Âne » rend difficile l’accès de la capitale par l’accumulations de barrages naturels transversaux, elle tue à petit feu la « Ville-Lumière »…
Pourtant le programme « Action Cœur de ville » (ACV), lancé en 2018, vise
ainsi à donner un nouvel élan aux villes
moyennes, et plus précisément à développer l’activité et l’attractivité de leurs
centres-villes.
Logements rénovés, création d’espaces de travail collaboratif,
ouverture de nouveaux commerces, place centrale remodelée… Au total, 244
communes « Gauloisiennes-revivifiées », dont une dizaine en
outre-mer, ont bénéficié d’un accompagnement personnalisé via une convention de
revitalisation.
Et les résultats se font déjà sentir sur le commerce : Une baisse moyenne de la vacance commerciale de 1,7 point a été observée dans les villes qui ont participé au plan ACV sur la période 2018-2022, contre seulement – 0,3 point dans les villes hors ACV (12,5 % en 2022 versus 7,39 %).
Parmi le top 3 des villes qui ont repris du poil de la
bête, Calais arrive en tête (avec un taux de vacance à 21,7 % en 2018
contre 14 % en 2022),
suivie par Bagnols-sur-Cèze (21,3 % en 2018 contre 14,3 % en 2022) et Vierzon (28,8 % en 2018
contre 22,2 % en 2022),
ah, Vierzon… ce joli port de pêche que voilà !
Car pour certains, il y a un besoin de lieux de
sociabilisation et les centres sont le lieu pour cela. La décennie qui s’ouvre
sera la plus favorable aux centres-villes et aux centres-bourgs prédisent les
prophètes subventionnés.
Ainsi, au niveau national, le député « LFI » de Haute-Garonne (si-si, ils en ont un), en campagne pour les élections municipales de 2026 à Toulouse, a choisi, lui, de s’attaquer au déclin du commerce local dans les grandes villes.
Il a déposé en mars dernier une proposition de loi « visant à préserver le petit commerce de proximité ». Son but est de mettre un coup d’arrêt à la concurrence déloyale de l’e-commerce et à l’expansion des grandes surfaces !
Pour un emploi créé chez Amazon, le commerce de
proximité perd 2,2 emplois assure-t-il. Et c’est de la concurrence déloyale, s’insurge-t-il.
Sa proposition de loi prévoit notamment un encadrement des loyers commerciaux, une régulation de l’implantation des grandes surfaces, un moratoire sur l’implantation et l’expansion des entrepôts d’e-commerce et un durcissement de leur taxation.
Tout ça existe déjà, jusqu’à la taxe sur l’artificialisation des sols !
Bref, quand on n’a aucune expérience du commerce, on réagit comme un kon : On interdit et on taxe, il n’y a que ça que les gueux savent faire…
Et encore… assez mal !
Un autre député, celui de la Manche qui émarge chez « Ensemble »,
s’est quant à lui mobilisé pour soutenir les commerces de presse, durement
touchés par la crise et la baisse de fréquentation des centres-villes.
Il a interpellé la ministre de la Culture « Rachi-dada-Mimi » pour réclamer des mesures de soutien à ces commerces essentiels à la diffusion de l’information et au lien social.
Lui, il n’a rien compris : Si la presse va mal et les marchands de livre également, c’est tout simplement parce que plus personne ne sait lire, ou prend le temps de déchiffrer des caractères sur du papier qui salit les doigts…
Ça n’a rien à voir avec les nouvelles filières de la distribution moderne.
D’autres maires engagés montent aussi au créneau pour alerter sur les conséquences de l’e-commerce et la nécessité de mieux réguler l’implantation des grandes enseignes, comme celui de Saint-Hilaire-du-Harcouët (dans la Manche). Dans une lettre adressée aux parlementaires, il dénonce les effets du commerce virtuel sur l’économie locale et propose de taxer les géants du secteur.
Tiens donc, l’un interdit, l’autre taxe…
Bourgs, villes moyennes, grandes métropoles… Ces
initiatives, quelles qu’elles soient, ont certes toutes le même but : Maintenir du
lien social. Car une ville sans commerce, c’est une ville
qui se meurt à petit feu, laissant ses habitants à l’abandon.
Mais aucun n’aura évoquer les vraies raisons de ces
désertifications qui les désolent.
En revanche personne n’a su aligner quelques chiffres pour se rendre compte que tout commerce vit sur une marge dégagée.
Elle est faible en taux si les volumes sont importants (et réciproquement), ce qui avantage les grandes surfaces et ses immenses parkings en milieu rurbain où tout le monde à sa voiture.
Elle est d’autant plus forte quand il s’agit de payer un loyer de centre-ville qui n’a rien à voir avec ceux pratiqués au milieu des champs où le mètre carré, même aménagé, n’a pas la même valeur… C’est même du 1 à 1.000.
En plus, en centre-ville, la logistique est plus compliqué et couteuse, et les fonciers ne sont pas aux normes (toute une flopée) imposées par l’autorité, payée par vos impôts pour contrôler qu’elles bien respecter, alors qu’elles d’emblée le sont sur un local neuf.
Mais contre ça, il n’y a pas de bonne réponse car on ne peut hélas pas grand-chose. Et
ce n’est sûrement pas en taxant plus qu’on renversera le cours de choses :
De toute façon, au pire c’est l’électeur qui paye, jamais le député ou le
ministre qui en a décidé…
Pour mémoire (n’en
déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE
PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE »,
REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
C’est simple, seulement 15 % des dépenses en magasin s’effectuent dans le centre-ville.
J’en veux pour exemple le quartier de la Mouff’, en bordure du quartier Latin, que je fréquentais assidûment en étant étudiant, toujours animé, à n’impirte quelle heure du jour et de la nuit, qui est devenu inaccessible pour les automobiles avec un plan de circulation déjanté, dont les trottoirs sont laissés à l’abandon et dont les façades ont largement vieilli… qui n’attirent plus que les clochards parigots…
Mais il en est d’autres, plus bas vers la « Seine-sur-Paris » le long de la rue Monge pour rester dans le quartier latin « rive-gôche ».
Même à Bastia, ça fonctionne de la sorte jusqu’à Borgo !
À Ajacciu, je ne vous raconte pas et en Balagne, entre le Fogata et la ZA de Cantone, ça commence à se bousculer le long de la route territoriale…
Après Camaïeu, Kookaï, Gap ou encore Pimkie, c’est au tour d’Habitat, en 2023, et Casa, en 2025, de faire faillite.
Mais je dois dire que les commerces alimentaires ne sont pas en reste.
Résistent encore la RHF (restauration hors du foyer).
D’autant que l’extension de l’habitat pavillonnaire et la généralisation de la voiture… les « Gauloisiens-perdus » se sont déportés des centres urbains pour s’installer en périphérie des villes, avec des espaces aménagés en grande pompe ces dernières années pour les accueillir.
On avait des champs, y poussent désormais des ronds-points et des zones d’activité et commerciales !
« Aujourd’hui, la majorité de la population vit en dehors de la ville dense », analyse une enseignante-chercheuse à l’Université Paris VIII, spécialiste de la géographie du commerce et de la consommation.
Selon le gouvernement, on compte aujourd’hui 1.500 zones commerciales périphériques en « Gauloisie-commerciale », situées principalement aux entrées des villes.
Il explique : « On assiste à un changement de modèle commercial inouï. Sur la dernière décennie, on a construit des mètres carrés commerciaux à un rythme colossal, soit 6 à 7 fois plus vite que la croissance de la population. »
Alors, le citoyen cherche toujours des produits toujours moins coûteux pour financer le Léviathan…
Celui des foires et marchés qui animaient le Moyen-âge, faisaient tourner l’économie agricole et développait l’artisanat sur les routes commerciales entre la Méditerranée et la Mer du Nord durant des siècles (et des siècles) !
En « Gauloisie-commerciale », 39,4 millions de consommateurs ont acheté au moins une fois sur Internet en 2023, selon des chiffres publiés par la Fédération de l’e-commerce (Fevad). L’e-commerce pèse ainsi 10 % du total du commerce de détail, un chiffre en constante progression.
Ces plateformes offrent une disponibilité immédiate, des prix compétitifs et des expériences d’achat fluides : Là, le modèle économique reste sur le déplacement de la marchandise en linéaire de magasin ouvert au public, aux mémoires d’un ordinateur qui gère jusqu’aux emplacements de picking-palette sur entrepôt qui n’est surtout pas ouvert au public ! Ce qui évite le coulage, dégradation, perte et vol…
Et c’est « 2 points de démarques inconnues » de gagnés, limite officielle reconnue par les agents contrôleurs du fisc…
Ce n’est d’ailleurs qu’une fois le paiement réalisé que la commande est relayée à l’industriel qui lance la production et se fera payer à 90 jours fin de mois…
D’autres acteurs, comme Leboncoin ou Vinted, ont aussi réussi à capter une part importante du marché de l’occasion ou de la seconde main (là la marchandise est immédiatement disponible sur stock), un mode de consommation plébiscité par les nouvelles générations qui ne se déplacent plus aux puces, ni sur les marchés ou les soldeurs des centres-villes.
Au total, ce sont triomphalement 258.000 « Gauloisiens-privilégiés » sur 66 millions qui vont bénéficier de l’ouverture de nouveaux commerces à proximité de chez eux, indique même notre vaillant ministère de l’Économie !
Ou alors il faut une saison touristique pour sauver le personnel…
Ce gars-là, il a vraiment inventé la poudre, y’a pas à dire…
Un avis facile à partager notamment par une spécialiste de la géographie du commerce et de la consommation : « Le commerce ne fonctionne pas en silo. Il faut prendre en considération un ensemble de fonctions essentielles de la ville. C’est cet ensemble global qui favorise la fréquentation commerciale », détaille-t-elle.
Que quand une « Sœur-Âne » rend difficile l’accès de la capitale par l’accumulations de barrages naturels transversaux, elle tue à petit feu la « Ville-Lumière »…
Et les résultats se font déjà sentir sur le commerce : Une baisse moyenne de la vacance commerciale de 1,7 point a été observée dans les villes qui ont participé au plan ACV sur la période 2018-2022, contre seulement – 0,3 point dans les villes hors ACV (12,5 % en 2022 versus 7,39 %).
Ainsi, au niveau national, le député « LFI » de Haute-Garonne (si-si, ils en ont un), en campagne pour les élections municipales de 2026 à Toulouse, a choisi, lui, de s’attaquer au déclin du commerce local dans les grandes villes.
Il a déposé en mars dernier une proposition de loi « visant à préserver le petit commerce de proximité ». Son but est de mettre un coup d’arrêt à la concurrence déloyale de l’e-commerce et à l’expansion des grandes surfaces !
Sa proposition de loi prévoit notamment un encadrement des loyers commerciaux, une régulation de l’implantation des grandes surfaces, un moratoire sur l’implantation et l’expansion des entrepôts d’e-commerce et un durcissement de leur taxation.
Tout ça existe déjà, jusqu’à la taxe sur l’artificialisation des sols !
Bref, quand on n’a aucune expérience du commerce, on réagit comme un kon : On interdit et on taxe, il n’y a que ça que les gueux savent faire…
Et encore… assez mal !
Il a interpellé la ministre de la Culture « Rachi-dada-Mimi » pour réclamer des mesures de soutien à ces commerces essentiels à la diffusion de l’information et au lien social.
Lui, il n’a rien compris : Si la presse va mal et les marchands de livre également, c’est tout simplement parce que plus personne ne sait lire, ou prend le temps de déchiffrer des caractères sur du papier qui salit les doigts…
Ça n’a rien à voir avec les nouvelles filières de la distribution moderne.
D’autres maires engagés montent aussi au créneau pour alerter sur les conséquences de l’e-commerce et la nécessité de mieux réguler l’implantation des grandes enseignes, comme celui de Saint-Hilaire-du-Harcouët (dans la Manche). Dans une lettre adressée aux parlementaires, il dénonce les effets du commerce virtuel sur l’économie locale et propose de taxer les géants du secteur.
Tiens donc, l’un interdit, l’autre taxe…
En revanche personne n’a su aligner quelques chiffres pour se rendre compte que tout commerce vit sur une marge dégagée.
Elle est faible en taux si les volumes sont importants (et réciproquement), ce qui avantage les grandes surfaces et ses immenses parkings en milieu rurbain où tout le monde à sa voiture.
Elle est d’autant plus forte quand il s’agit de payer un loyer de centre-ville qui n’a rien à voir avec ceux pratiqués au milieu des champs où le mètre carré, même aménagé, n’a pas la même valeur… C’est même du 1 à 1.000.
En plus, en centre-ville, la logistique est plus compliqué et couteuse, et les fonciers ne sont pas aux normes (toute une flopée) imposées par l’autorité, payée par vos impôts pour contrôler qu’elles bien respecter, alors qu’elles d’emblée le sont sur un local neuf.
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
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