Je n’étais pas né, mais je me souviens tout de même…
Ce n’était pas la fin de la seconde guerre mondiale,
mais la fin des combats sur le sol européen, où d’immense moyens humains et
matériels s’étripaient horriblement…
Combattants et résistants n’en ont pas beaucoup parlé, mais nos mères et grands-mères un peu plus : Elles en gardaient des souvenirs « vifs écorchés » !
La « Teutonnie » luthérienne (des chrétiens,
certes « huguenots » et hérétiques, mais néanmoins nazis) capitulait, épuisée, bombardée
jour et nuit, réduite à l’ombre d’elle-même, ses « übermenschen »
réduits à l’état d’un très mauvais cauchemar.
La veille, une délégation « teutonne » composée du Generaloberst Alfred Jodl, du Generaladmiral von Friedeburg et du Major Wilhelm Oxenius, le 7 mai 1945 à 02 h 41, dans une salle du « collège technique et moderne » de Reims (l’actuel lycée Franklin-Roosevelt) qui était alors occupée par l’état-major du général Eisenhower, aura signée la reddition sans condition des forces armées nazies par Jodl, au nom du Haut Commandement et en tant que représentant du nouveau président, successeur d’Adolf Hitler, le Großadmiral Karl Dönitz.
Le document, rédigé en quatre langues est signé pour
le Supreme Headquarters Allied Expeditionary Force, par le général Walter B.
Smith, chef d’état-major du général Eisenhower qui signe au nom des Alliés
occidentaux et par le général Ivan Sousloparov, alors qu’il n’avait pas reçu la
réponse de Moscou et l’accord de sa hiérarchie pour accepter la capitulation « Teutonne ».
Le général « Gauloisien » François Sevez, convoqué in extremis, est invité à le contresigner comme témoin en tant que chef d’état-major du général de Gaulle.
Staline se révèlera très mécontent de la tournure de l’événement : Il exige que la capitulation « teutonne » ne puisse être acceptée qu’en présence d’un représentant du Haut Commandement des forces de l’Union soviétique et il insiste pour que le protocole de Reims ne soit considéré que comme un préliminaire à la cérémonie officielle qui se tiendrait à Berlin alors aux mains de l’armée rouge, en présence du maréchal Joukov.
Dès lors, le lendemain, l’amiral Dönitz, désigné par
Hitler comme son successeur, ainsi que son état-major consacre son énergie à ce
que les troupes « teutonnes » se rendent aux Alliés occidentaux et
non aux Soviétiques, avant tout pour que les prisonniers nazis soient traités
selon les conventions internationales, et non massacrés ou déportés en Sibérie.
Aussi souhaite-t-il des capitulations partielles à l’Ouest afin de soustraire autant de troupes que possible du front occidental et poursuivre les combats sur le front oriental, en rapatriant le maximum de population.
C’est dans cette intention que Dönitz envoie une première fois, à Reims au PC d’Eisenhower, l’amiral Hans-Georg von Friedeburg pour tenter de convaincre les Occidentaux de conclure une paix séparée.
Le général américain l’éconduit séchement, tout en prévenant Staline de la tentative « Teutonne ».
Le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Union soviétique
se sont en effet mis d’accord sur une capitulation totale et inconditionnelle
du gouvernement « teuton » et de l’OKW (L’Oberkommando der Wehrmacht
ou le « Haut Commandement de la Wehrmacht » ou encore le « Haut Commandement
des Forces armées ») sur tous les fronts, n’acceptant des redditions
ponctuelles que dans le cadre des engagements (unités déposant les armes et se
constituant prisonnières) et non dans le cadre d’un traité.
Dönitz réitère ses avances le 6 mai en désignant alors le général Jodl, son chef d’état-major, mais ce dernier essuie le même refus.
L’intransigeance d’Eisenhower est en effet implacable depuis le 12 avril 1945, date à laquelle il découvre totalement horrifié les charniers d’Ohrdruf, l’annexe du camp de concentration de Buchenwald qui venait d’être libéré.
Du coup, les combats continuent toute la journée du mardi suivant sur le front de l’Est.
L’exigence de Staline est honorée avec une nouvelle
signature qui a lieu tard le soir du 8 mai à (23 h 16 heure de Berlin, dans une
villa de Karlshorst, quartier général du maréchal Georgi Joukov dans la
banlieue Est de Berlin, aujourd’hui transformé en musée germano-russe de Berlin-Karlshorst).
Les représentants de l’URSS, de la Grande-Bretagne, de la « Gauloisie-libérée » et des États-Unis arrivent peu avant minuit.
Après que le maréchal Georgi Joukov eut ouvert la cérémonie, les représentants du Haut commandement « Teuton », dont le maréchal Wilhelm Keitel, sont invités à signer l’acte de capitulation entrant en vigueur à 23 h 01, heure locale (d’Europe centrale), soit le 9 mai à 01 h 01, heure de Moscou, le 9 mai.
Et ce sont l’amiral Hans-Georg von Friedeburg et le maréchal Keitel qui signèrent l’acte de capitulation.
La reddition a ainsi lieu le 9 mai 1945 pour les
Soviétiques et les pays Est-européens alliés qui partagent les fuseaux horaires
UTC + 02:00 et plus, ayant déjà passé minuit à ce moment-là.
De ce fait le Bloc de l’Est aura pris l’habitude de commémorer cette capitulation le 9 mai, sous le nom de « Jour de la Victoire ».
Il faudra cependant attendre la capitulation
officielle du Japon le 2 septembre 1945 (« V-J Day », pour « Victory over Japan
Day », annoncé le 15 août 1945), lorsque le ministre des Affaires étrangères
Mamoru Shigemitsu signe les articles de la reddition des forces japonaises sur
le pont de l’USS Missouri arrivé dans la baie de Tokyo, pour que la Seconde
Guerre mondiale prenne définitivement fin.
Une ère nouvelle s’ouvrait…
1. Nous, soussignés, agissant au nom du Haut
Commandement allemand, déclarons par la présente que nous présentons la
reddition sans condition, au commandant en chef de la Force expéditionnaire
alliée et simultanément au Haut Commandement suprême de l'Armée rouge, de
toutes les forces terrestres, navales et aériennes qui sont à ce jour sous
contrôle allemand.
2. Le Haut Commandement allemand transmettra
immédiatement l'ordre, à toutes les autorités militaires terrestres, navales et
aériennes allemandes et à toutes les forces sous contrôle allemand, de cesser
leurs actions de combat à 23 h 1 de l’Europe centrale le 8 mai, de rester sur
les positions qu'elles occupaient à ce moment et de se désarmer complètement,
remettant leurs armes et équipements aux commandants alliés ou aux officiers
locaux désignés par les représentants des commandements suprêmes alliés. Aucun
bateau, navire ou avion ne doit être sabordé, ou aucun dommage ne doit être
fait à leur coque, machines ou équipement, ainsi qu'aux machines de toutes
sortes, aux armements, appareils et à tous les moyens techniques permettant la
poursuite de la guerre en général.
3. Le Haut Commandement allemand transmettra
immédiatement aux commandants concernés tous nouveaux ordres publiés par le
commandant en chef de la Force expéditionnaire alliée et par le Commandement
suprême de l'Armée rouge, et il s'assurera de leur bonne exécution.
4. Cet acte de reddition militaire ne tient pas compte
de tout éventuel nouvel acte de reddition général imposé par les Nations unies
ou en leur nom et applicable à l'ALLEMAGNE et aux forces armées allemandes dans
leur ensemble, lequel nouvel acte remplacera le précédent.
5. Si le Haut Commandement allemand ou toute force
sous son contrôle n’agissaient pas selon les termes de cet acte de reddition,
le commandant en chef de la Force Expéditionnaire Alliée et le Haut
Commandement suprême de l'Armée rouge exerceraient toutes actions punitives ou
autres comme ils le jugeraient opportun.
6. Le présent acte est établi en anglais, russe et
allemand. Seuls les textes anglais et russe font foi.
Signé à Berlin, le 8 mai 1945.
Keitel von Friedeburg Stumpff
Pour le Haut Commandement allemand
En présence de :
Air chief marshall A. W. Tedder
Au nom du commandant en chef de la Force expéditionnaire alliée
G. Joukov
Au nom du Haut Commandement suprême de l’Armée rouge
À la signature étaient également présents comme
témoins :
J. de Lattre de Tassigny,
Général commandant en chef de la 1ère armée française
Carl Spaatz
Général, commandant des Forces stratégiques aériennes des États-Unis.
Ce
moment d’Histoire fait naturellement l’objet de commémorations aux monuments
aux morts de la plupart des communes « Gauloisiennes-patriotiques »,
notamment à l’Arc de triomphe de « Paris-sur-la-Seine » où est ranimée
la flamme du souvenir d’une autre guerre qui aurait dû être « la der des
der ».
Le 8 mai aura été férié de 1953 à 1959 puis simplement commémoré sans être férié après cette date.
C’est en 1975, le Président « Giscard-A-la-Barre » supprime ces commémorations au titre du rapprochement avec la « Teutonnie-européenne ».
Un geste (parmi d’autres) qui lui coûtera le non-renouvellement de son mandat.
Tel que son successeur rétablira dès son élection de 1981 ces commémorations, non sans avoir préalablement rendu un hommage appuyé à la résistance et à Jean Moulin au Panthéon.
Depuis une loi d’octobre 1981, le 8 mai est désormais un jour férié dans tout le pays et ces cérémonies ne sont plus remises en cause.
De plus, en cette année 2025, où l’on crie sur tous les toits que les « Gauloisiens-laborieux » ne travaillent pas assez et vivent au-dessus de leurs moyens, il n’est pas question de les faire retourner à l’usine pour ce jour de commémoration nationale. En revanche, comme le premier Mai, férié chômé partout dans le monde, le 8 tombe un jeudi. Résultat, cette année, on aura tous l’occasion de faire trois fois sur 5 un pont avec le vendredi de RTT à caler avec le week-end suivant, en comptant sur le jeudi de l’Ascension (payé, férié, carillonné…) !
En
revanche, les commémorations du « jour de la victoire » du 9 mai à
Moscou, normalement le moment « patriotique » qui fédère la Russie « poux-tinienne »,
prend « un mauvais pli »…
Déjà, le boycott de bien des délégations depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022 aura fait perdre de leur splendeur passée (et symbolique) aux défilés sur la Place Rouge…
L’année dernière encore, le défilé aérien qui devait faire voler les « avions de l’apocalypse », ceux qui seront utilisés au moment de déclencher le feu nucléaire sur le reste du monde, aura été annulé dans le ciel de la capitale de la « Russie-éternelle ».
Et cette année, les autorités s’attendent manifestement à des actions militaires et/ou des attentats fomentés par les troupes Ukrainiennes, pourtant et parce que bombardées régulièrement, mais qui résistent encore et toujours à l’envahisseur russe, incapable de faire taire les armes en une paire de semaine depuis plus de trois ans…
Une
journée pour le moins paradoxale, où les uns commémorent la fin de la barbarie
et où d’autres persistent à massacrer autrui pour quelques vaines querelles d’égo
et quelques bouts de terres mal irriguées…
L’espèce humaine est si fière de dominer « son monde » qu’elle ne se rend même plus compte qu’elle est probablement la pire espèce de la création quand elle perd toute raison.
C’est dommage : Elle qui est par ailleurs capable de si belles choses extraordinaires…
Pour mémoire (n’en
déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE
PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE »,
REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Combattants et résistants n’en ont pas beaucoup parlé, mais nos mères et grands-mères un peu plus : Elles en gardaient des souvenirs « vifs écorchés » !
La veille, une délégation « teutonne » composée du Generaloberst Alfred Jodl, du Generaladmiral von Friedeburg et du Major Wilhelm Oxenius, le 7 mai 1945 à 02 h 41, dans une salle du « collège technique et moderne » de Reims (l’actuel lycée Franklin-Roosevelt) qui était alors occupée par l’état-major du général Eisenhower, aura signée la reddition sans condition des forces armées nazies par Jodl, au nom du Haut Commandement et en tant que représentant du nouveau président, successeur d’Adolf Hitler, le Großadmiral Karl Dönitz.
Le général « Gauloisien » François Sevez, convoqué in extremis, est invité à le contresigner comme témoin en tant que chef d’état-major du général de Gaulle.
Staline se révèlera très mécontent de la tournure de l’événement : Il exige que la capitulation « teutonne » ne puisse être acceptée qu’en présence d’un représentant du Haut Commandement des forces de l’Union soviétique et il insiste pour que le protocole de Reims ne soit considéré que comme un préliminaire à la cérémonie officielle qui se tiendrait à Berlin alors aux mains de l’armée rouge, en présence du maréchal Joukov.
Aussi souhaite-t-il des capitulations partielles à l’Ouest afin de soustraire autant de troupes que possible du front occidental et poursuivre les combats sur le front oriental, en rapatriant le maximum de population.
C’est dans cette intention que Dönitz envoie une première fois, à Reims au PC d’Eisenhower, l’amiral Hans-Georg von Friedeburg pour tenter de convaincre les Occidentaux de conclure une paix séparée.
Le général américain l’éconduit séchement, tout en prévenant Staline de la tentative « Teutonne ».
Dönitz réitère ses avances le 6 mai en désignant alors le général Jodl, son chef d’état-major, mais ce dernier essuie le même refus.
L’intransigeance d’Eisenhower est en effet implacable depuis le 12 avril 1945, date à laquelle il découvre totalement horrifié les charniers d’Ohrdruf, l’annexe du camp de concentration de Buchenwald qui venait d’être libéré.
Du coup, les combats continuent toute la journée du mardi suivant sur le front de l’Est.
Les représentants de l’URSS, de la Grande-Bretagne, de la « Gauloisie-libérée » et des États-Unis arrivent peu avant minuit.
Après que le maréchal Georgi Joukov eut ouvert la cérémonie, les représentants du Haut commandement « Teuton », dont le maréchal Wilhelm Keitel, sont invités à signer l’acte de capitulation entrant en vigueur à 23 h 01, heure locale (d’Europe centrale), soit le 9 mai à 01 h 01, heure de Moscou, le 9 mai.
Et ce sont l’amiral Hans-Georg von Friedeburg et le maréchal Keitel qui signèrent l’acte de capitulation.
De ce fait le Bloc de l’Est aura pris l’habitude de commémorer cette capitulation le 9 mai, sous le nom de « Jour de la Victoire ».
Une ère nouvelle s’ouvrait…
Acte de
capitulation militaire
Pour le Haut Commandement allemand
Air chief marshall A. W. Tedder
Au nom du commandant en chef de la Force expéditionnaire alliée
G. Joukov
Au nom du Haut Commandement suprême de l’Armée rouge
J. de Lattre de Tassigny,
Général commandant en chef de la 1ère armée française
Carl Spaatz
Général, commandant des Forces stratégiques aériennes des États-Unis.
Le 8 mai aura été férié de 1953 à 1959 puis simplement commémoré sans être férié après cette date.
C’est en 1975, le Président « Giscard-A-la-Barre » supprime ces commémorations au titre du rapprochement avec la « Teutonnie-européenne ».
Un geste (parmi d’autres) qui lui coûtera le non-renouvellement de son mandat.
Tel que son successeur rétablira dès son élection de 1981 ces commémorations, non sans avoir préalablement rendu un hommage appuyé à la résistance et à Jean Moulin au Panthéon.
Depuis une loi d’octobre 1981, le 8 mai est désormais un jour férié dans tout le pays et ces cérémonies ne sont plus remises en cause.
De plus, en cette année 2025, où l’on crie sur tous les toits que les « Gauloisiens-laborieux » ne travaillent pas assez et vivent au-dessus de leurs moyens, il n’est pas question de les faire retourner à l’usine pour ce jour de commémoration nationale. En revanche, comme le premier Mai, férié chômé partout dans le monde, le 8 tombe un jeudi. Résultat, cette année, on aura tous l’occasion de faire trois fois sur 5 un pont avec le vendredi de RTT à caler avec le week-end suivant, en comptant sur le jeudi de l’Ascension (payé, férié, carillonné…) !
Déjà, le boycott de bien des délégations depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022 aura fait perdre de leur splendeur passée (et symbolique) aux défilés sur la Place Rouge…
L’année dernière encore, le défilé aérien qui devait faire voler les « avions de l’apocalypse », ceux qui seront utilisés au moment de déclencher le feu nucléaire sur le reste du monde, aura été annulé dans le ciel de la capitale de la « Russie-éternelle ».
Et cette année, les autorités s’attendent manifestement à des actions militaires et/ou des attentats fomentés par les troupes Ukrainiennes, pourtant et parce que bombardées régulièrement, mais qui résistent encore et toujours à l’envahisseur russe, incapable de faire taire les armes en une paire de semaine depuis plus de trois ans…
L’espèce humaine est si fière de dominer « son monde » qu’elle ne se rend même plus compte qu’elle est probablement la pire espèce de la création quand elle perd toute raison.
C’est dommage : Elle qui est par ailleurs capable de si belles choses extraordinaires…
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
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