C’était le 28 avril de cette année
2025.
On venait de perdre un pape, une semaine plus
tôt : Je m’en souviens encore (puisque j’étais né…). Et paf, ma nièce (qui
sait faire les choses simplement), celle qui vit en catalogne-hispanique avec
un « teuton » rencontré chez les Bataves du « pays-sous-l’eau »,
me raconte : « J’ai cru que je n’avais pas payé la facture d’électricité
et qu’ils m’avaient coupé le courant… »
Non, tout un pays plongé dans le noir et un black-out électrique jamais vu jusque-là, hors à New-York en 1965 où plus de 30 millions de personnes réparties sur 207.000 km² avaient été privées d’électricité pendant près de 13 heures (que 9 mois plus tard, il y aurait eu une épidémie de naissances qui avait submergé les maternités locales…).
Les Ibères ont donc fait l’expérience d’un « big-crunch »
comme on va pouvoir en vivre plusieurs dans les années à venir. Deux pays
outre-Pyrénéens, plus un petit bout de notre Pays Basque complètement paralysés,
l’ensemble des activités privées soudainement d’électricité et ce sont des
millions de personnes prises au dépourvu, notamment les voyageurs.
Les aéroports doivent fermer en urgence, le trafic ferroviaire s’interrompt brutalement, les ordinateurs épuisent leurs onduleurs et batteries, les lignes de métro des grandes villes doivent être évacuées dans la confusion, les ascenseurs sont bloqués entre deux étages et les escaliers mécaniques, notamment ceux bien pratiques de Lisboa, s’arrêtent sans raison alors que tout le monde est plongé dans l’obscurité totale… et les feux de circulation routiers qui cessent de fonctionner !
Même Internet aura été perturbé jusqu’au Maroc, et aucun terminal de paiement ne fonctionnait, pas plus que les distributeurs de billets alors que les antennes des téléphones portables faisaient grève.
Chaos en sous-sol, dans les airs et en surface…
Un petit aperçu de l’apocalypse nucléaire, sans les retombées radioactives ni l’effondrement des bâtiments et constructions du génie civil… et sans blessé !
Ce qui provoque un silence gêné des autorités
madrilènes, propice à de nombreuses rumeurs. La réalité est beaucoup plus
simple : Les producteurs hispaniques d’énergie solaire ont brutalement décroché
du réseau lorsque la production d’électricité a mis le réseau en danger,
encouragés par la mécanique européenne des prix négatifs.
Une invention d’eurocrates dont la science infuse déborde sur toute l’UE, ou encore les effets de la « trisomie-appliquée » par des « autistes-assermentés »…
Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut noter que le réseau « Gauloisien-nucléaire » (qui fonctionne correctement cette année, alors qu’il y a encore peu on craignait qu’il ne se suffise pas à lui-même) était exportateur de plus de dix GW pendant la matinée et pendant la soirée précédente.
Or, entre les deux, disons de 11 heures à 16
heures, on n’exporte plus et même on importe jusqu’à 6 GW.
On constate aussi que notre « stockage » tourne à plein (on ne turbine pas mais on pompe de l’eau pour la faire remonter dans les retenues des barrages hydrauliques).
En même temps on voit qu’à partir du lever du soleil, la production photovoltaïque commence à monter. Normalement, les autres jours, cette production continue de monter jusque vers midi puis redescend ensuite pendant l’après-midi.
Oui mais, que s’est-il passé pour que « ça déraille » ?
Vers onze heures, le photovoltaïque décroche : Par rapport à sa montée « classique », on a perdu environ 6 GW. La faute à un (gros) nuage qui passe : On a en fait perdu presque la moitié de la production potentielle du solaire !
Ce qui fait un sacré choc, pour le réseau (équivalent à la déconnection de quatre grosses tranches nucléaires).
Autre point intéressant à observer : Vers 17 heures, d’un à-coup net, le retour non seulement du solaire mais aussi sur l’éolien. Le nuage passe et ça fait du vent !
Entre les deux, l’Ibérie perd quasi-instantanée
15 GW de production renouvelable au début de ces phénomènes climatiques assez
courant et les prix spot de l’électricité échangée sur le réseau Européen ont
joué au yoyo !
Jusqu’à dix heures, le kWh fourni au réseau était payé. Les producteurs étaient payés pour cela. À partir de onze heures, ce n’était plus le cas et même, à partir de midi, il fallait payer pour écouler son énergie : Les prix étaient négatifs !!!
Devinez ce que font alors les gros producteurs industriels ? Ils deviennent « Corsu » et refusent de payer pour bosser.
Résultat, ils se déconnectent en masse.
Bien sûr il ne s’agit pas des petits clients domestiques raccordés sur les réseaux basse tension mais toutes les grosses fermes solaires le font et toutes instantanément.
Ils le font d’autant plus que, même déconnectés, ils continuent à être payés !
Ce comportement est celui des photovoltaïques
tricolores, mais est exactement le même pour les exploitants de parcs ibériques.
Les prix sont valables pour toute l’Europe !
Ou plutôt, pour être plus exact, cette surproduction potentielle est valable pour toute l’Europe.
Et ils se reconnectent en masse et tous ensemble, lorsque le prix du kWh, vers 16 heures, redevient positif, lorsque le réseau n’est plus en surcharge de production.
Logique : C’est du pilotage « fin » (et automatisé) engendré par la logique du marché commun et unique de l’électricité.
Ce qui est assez drôle (parce que même les « écololos »
savent nous faire rire malgré eux quand ils le veulent), c’est que la semaine
précédente la banche « espagnole » du mouvement se targuaient de
l’excellence des choix énergétiques faits par leur pays (favorisé par sa
latitude et son climat) avec une pointe de 78,5 % de renouvelable pour
alimenter leur réseau !
Belle performance, n’est-ce pas… qui justifie tous les investissements réalisés depuis des décennies (avec mes impôts) et l’imposition de ce marché unique au détriment des besoins locaux (pourtant plus faciles à gérer avec des centrales électriques « pilotables »).
Un exemple monté en épingle à Bruxelles, souvenez-vous, s’autocongratulant de la pertinence des choix de nos eurocrates disciplinés et des élus « avant-gardistes » verdoyants.
Sauf que quand on voit des responsables
incapables d’expliquer d’où a bien pu venir cette perte instantanée de 15 GW
(15.000 MW), on croit rêver et on se dit que ces gens ne sont pas vraiment à
leur place !
Ou qu’ils devraient la fermer pour ne pas perdre leur job, voire anticiper et changer de métier !
Car en fait et techniquement, ce qui s’est passé est assez semblable à ce qu’on a observé en « Gauloisie-ignorante » : Ils ont perdu la plus grande partie des panneaux solaires photovoltaïques d’un seul coup et le réseau s’est « mis en sécurité » pour éviter de flinguer le matériel pour cause de surcharge et de déséquilibre entre la demande de courant électrique et son acheminement aux lieux de consommation.
D’où les 15.000 MW de perte en cascade !
Pensez bien que lorsqu’un alternateur de 1.400
MW est couplé au réseau, ce sont plus de 400 tonnes de ferraille et cuivre qui
tournent à 1.500 tours/ minute, avec 600 tonnes de turbine, à gaz ou à vapeur,
qui y est couplée pour animer tout ça.
Cette inertie mécanique, cette énergie cinétique, sont énormes et constituent de véritables ancrages pour la stabilité du réseau.
Ce qui n’existe pas avec l’énergie photovoltaïque et guère plus avec l’éolien, léger comme un souffle d’air ou évanescent comme une ombre flottant dans l’azur !
En Espagne, il n’y avait que quelques générateurs à gaz et des alternateurs hydrauliques pour stabiliser tout ça. C’était une tâche physiquement impossible à faire, même pour des virtuoses de la gestion des réseaux.
À titre de comparaison, on sait que lors d’une mise à l’arrêt d’urgence d’une tranche de centrale nucléaire PWR, à cause de l’effet Xénon par exemple, on ne peut reconnecter la tranche qu’au bout d’environ deux jours. Anticiper ce délai poserait des risques d’instabilité neutronique et c’est interdit par les autorités de sûreté.
D’ailleurs les « écololos », justement pour ces raisons, ne se gênent pas pour critiquer le nucléaire à ce sujet, ce qui reste assez comique, finalement.
Corollaire : Si cela devait se produire en « Gauloisie-de-l’électron », à la même échelle on serait dans le noir pendant au moins deux jours, voire plus.
C’est un fait !
Et un fait ne se discute pas, même face aux opinions issues de dogmes inconséquents.
Et pour être plus précis, notons que la
situation aura été presque rétablie moins de 24 heures plus tard.
C’est d’ailleurs ce qui impressionne le plus les « spécialistes » (restés indépendants). Constater que l’alimentation a presque entièrement été rétablie à 9 heures le lendemain matin, que ce soit en Lusitanie ou en Ibérie alors que l’impact a été mineur en « Gauloisie-historique » (à peine quelques minutes d’interruption), les étonnent : On a des ingénieurs qui connaissent vraiment bien leurs procédures…
Et on peut « saluer l’efficacité des équipes des différents gestionnaires de réseau qui ont réalisé et réalisent encore un travail très important après les déconnexions et arrêts automatiques de liaisons électriques et centrales électriques, notamment avec des redémarrages zone par zone et le rétablissement progressif des connexions internationales. »
Ces opérations se font en parallèle des vérifications minutieuses de l’état du réseau.
Des procédures rigoureuses sont nécessaires pour éviter que le réseau ne s’effondre à nouveau.
Les trois pays touchés sont de toute façon connectés,
ce qui permet de mieux échanger de l’énergie et d’assurer en général une bien
meilleure stabilité du réseau de chaque membre du continent européen, que d’avoir
des réseaux non interconnectés. Et les centrales tricolores ont participé à la
réalimentation électrique de la péninsule via les interconnexions, après avoir
stoppé les effets du blackout outre-Pyrénées qui menaçait tout le reste du réseau
européen.
Car pour qu’un réseau électrique soit stable il
faut un équilibre constant entre la consommation et la production d’électricité.
Or, sur le réseau ibérique, un brusque décrochage de la production/consommation de l’ordre d’une dizaine de gigawatts correspond à une perte d’environ 60 % de la consommation pour ce jour-là « en à peine cinq secondes ».
Et dans le cas d’un brusque décrochage de cet ordre, il y a une coupure électrique sur une grande région (qu’on qualifie de « blackout »), car le système devient instable.
A contrario, un réseau stable fonctionne dans des plages définies pour plusieurs grandeurs, notamment la fréquence et la tension électrique, les deux variables « ajustables » en permanence en plus de l’ampérage fourni.
En dehors de ces plages, le réseau peut être
instable.
Par exemple, si la tension en un point du réseau devient brusquement excessive, cela peut entraîner des déconnexions d’appareils qui se mettent en protection. « Prenons, par exemple, le cas de panneaux photovoltaïques : s’ils se déconnectent, l’énergie qu’ils devaient produire peut manquer aux consommateurs, créant ainsi un déséquilibre entre la consommation et la production électrique. Sans opération de remédiation à ce problème, ce déséquilibre pourrait entraîner de graves conséquences pour le réseau électrique ».
C’est ce qui s’est passé ce jour-là…
La seule opération à réaliser à ce stade est
de délester très rapidement les consommateurs (c’est-à-dire réaliser une
coupure électrique) afin de rétablir l’équilibre entre consommation et
production, avant de pouvoir les réalimenter progressivement dans une
configuration stable pour le réseau.
Si un incident peut provoquer un « blackout », ce dernier peut aussi être provoqué par une succession d’éléments : On parle alors de « pannes en cascade ».
Mais une panne, en cascade ou isolée, peut entraîner également une propagation à d’autres régions ou d’autres pays et accroître la sévérité de l’incident initial.
Cependant, l’état du réseau électrique européen est contrôlé avec une grande vigilance par les gestionnaires de réseaux et bénéficie de systèmes automatisés permettant de réagir de façon instantanée et adéquate dans l’urgence : Cela a permis notamment de couper la propagation éventuelle vers la « Gauloisie-nucléarisée » en déconnectant la liaison vers la Catalogne.
Comme la consommation électrique de chacun
varie tout le temps, la consommation à l’échelle d’un pays est variable. De
même, certains moyens de production d’électricité utilisés (éolien,
photovoltaïque…) présentent une production variable avec la météo.
Les déséquilibres entre la production d’électricité et la consommation sont donc permanents, et une des tâches des gestionnaires de réseaux de transport d’électricité est d’équilibrer ce qui est produit et ce qui est consommé.
Ces déséquilibres sont habituellement gérés par effet de « foisonnement à l’échelle d’un pays » qui permet de « lisser » les variations individuelles de chaque consommateur ou producteur : La consommation nationale est, par exemple, beaucoup plus lisse que les consommations individuelles.
Cela la rend par ailleurs beaucoup plus prédictible, et l’équilibre offre-demande commence par un aspect de prédiction de la consommation, mais également des productions d’énergies renouvelables.
On vient ensuite compléter avec des moyens de production ou de stockage entièrement contrôlables (et « pilotables », telles les centrales thermiques, l’hydroélectricité…) qui permettront d’atteindre l’équilibre à chaque instant.
Bien entendu, certains déséquilibres imprévus
peuvent exister et ils sont corrigés par de la réserve qui permet de maintenir
la stabilité du réseau.
Cette réserve est tirée par exemple d’une marge obligatoire de fonctionnement de centrales électriques, qui peuvent donc produire un peu plus ou un peu moins, selon les besoins.
Mais il y a aussi d’autres moyens d’ajuster l’offre-demande en amont, notamment en jouant sur la fréquence du courant alternatif délivré (on le note quand sur de longues périodes les horloges de nos appareils électroménagers prennent un peu de retard non compensé par rapport au « temps-internet »), ou en ajustant la tension du réseau de quelques volts, voire seulement en déplaçant la consommation grâce à des tarifs incitatifs (par exemple des heures creuses lorsque la production photovoltaïque est à son maximum) ou encore par des informations citoyennes, comme ce qui est réalisé via EcoWatt.
Dans ce dernier dispositif géré par le gestionnaire de réseau de transport RTE, les utilisateurs peuvent être alertés en cas de forte demande sur le réseau (généralement en hiver à cause du chauffage électrique), afin de réduire leur consommation sur de courtes plages horaires qui peuvent être critiques pour le réseau ou nécessiter des moyens de production fortement émetteurs de CO2.
Or, dans le cas du black-out ibérique, c’est
bien parce que le déséquilibre était trop important pour réaliser cette
compensation rapidement, étant plusieurs dizaines de fois supérieure aux
réserves disponibles, que le réseau aura soudainement sauté.
En bref, on va découvrir que ce sont les énergies « alternatives » qui auront saboté le réseau électrique : Autrement dit, « l’écolologisme » géré par la technocratie européenne, vient de se tirer une balle de canon dans le pied…
Et je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer, finalement.
Pour mémoire (n’en
déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE
PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE »,
REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Non, tout un pays plongé dans le noir et un black-out électrique jamais vu jusque-là, hors à New-York en 1965 où plus de 30 millions de personnes réparties sur 207.000 km² avaient été privées d’électricité pendant près de 13 heures (que 9 mois plus tard, il y aurait eu une épidémie de naissances qui avait submergé les maternités locales…).
Les aéroports doivent fermer en urgence, le trafic ferroviaire s’interrompt brutalement, les ordinateurs épuisent leurs onduleurs et batteries, les lignes de métro des grandes villes doivent être évacuées dans la confusion, les ascenseurs sont bloqués entre deux étages et les escaliers mécaniques, notamment ceux bien pratiques de Lisboa, s’arrêtent sans raison alors que tout le monde est plongé dans l’obscurité totale… et les feux de circulation routiers qui cessent de fonctionner !
Même Internet aura été perturbé jusqu’au Maroc, et aucun terminal de paiement ne fonctionnait, pas plus que les distributeurs de billets alors que les antennes des téléphones portables faisaient grève.
Chaos en sous-sol, dans les airs et en surface…
Un petit aperçu de l’apocalypse nucléaire, sans les retombées radioactives ni l’effondrement des bâtiments et constructions du génie civil… et sans blessé !
Une invention d’eurocrates dont la science infuse déborde sur toute l’UE, ou encore les effets de la « trisomie-appliquée » par des « autistes-assermentés »…
Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut noter que le réseau « Gauloisien-nucléaire » (qui fonctionne correctement cette année, alors qu’il y a encore peu on craignait qu’il ne se suffise pas à lui-même) était exportateur de plus de dix GW pendant la matinée et pendant la soirée précédente.
On constate aussi que notre « stockage » tourne à plein (on ne turbine pas mais on pompe de l’eau pour la faire remonter dans les retenues des barrages hydrauliques).
En même temps on voit qu’à partir du lever du soleil, la production photovoltaïque commence à monter. Normalement, les autres jours, cette production continue de monter jusque vers midi puis redescend ensuite pendant l’après-midi.
Oui mais, que s’est-il passé pour que « ça déraille » ?
Vers onze heures, le photovoltaïque décroche : Par rapport à sa montée « classique », on a perdu environ 6 GW. La faute à un (gros) nuage qui passe : On a en fait perdu presque la moitié de la production potentielle du solaire !
Ce qui fait un sacré choc, pour le réseau (équivalent à la déconnection de quatre grosses tranches nucléaires).
Autre point intéressant à observer : Vers 17 heures, d’un à-coup net, le retour non seulement du solaire mais aussi sur l’éolien. Le nuage passe et ça fait du vent !
Jusqu’à dix heures, le kWh fourni au réseau était payé. Les producteurs étaient payés pour cela. À partir de onze heures, ce n’était plus le cas et même, à partir de midi, il fallait payer pour écouler son énergie : Les prix étaient négatifs !!!
Devinez ce que font alors les gros producteurs industriels ? Ils deviennent « Corsu » et refusent de payer pour bosser.
Résultat, ils se déconnectent en masse.
Bien sûr il ne s’agit pas des petits clients domestiques raccordés sur les réseaux basse tension mais toutes les grosses fermes solaires le font et toutes instantanément.
Ils le font d’autant plus que, même déconnectés, ils continuent à être payés !
Ou plutôt, pour être plus exact, cette surproduction potentielle est valable pour toute l’Europe.
Et ils se reconnectent en masse et tous ensemble, lorsque le prix du kWh, vers 16 heures, redevient positif, lorsque le réseau n’est plus en surcharge de production.
Logique : C’est du pilotage « fin » (et automatisé) engendré par la logique du marché commun et unique de l’électricité.
Belle performance, n’est-ce pas… qui justifie tous les investissements réalisés depuis des décennies (avec mes impôts) et l’imposition de ce marché unique au détriment des besoins locaux (pourtant plus faciles à gérer avec des centrales électriques « pilotables »).
Un exemple monté en épingle à Bruxelles, souvenez-vous, s’autocongratulant de la pertinence des choix de nos eurocrates disciplinés et des élus « avant-gardistes » verdoyants.
Ou qu’ils devraient la fermer pour ne pas perdre leur job, voire anticiper et changer de métier !
Car en fait et techniquement, ce qui s’est passé est assez semblable à ce qu’on a observé en « Gauloisie-ignorante » : Ils ont perdu la plus grande partie des panneaux solaires photovoltaïques d’un seul coup et le réseau s’est « mis en sécurité » pour éviter de flinguer le matériel pour cause de surcharge et de déséquilibre entre la demande de courant électrique et son acheminement aux lieux de consommation.
D’où les 15.000 MW de perte en cascade !
Cette inertie mécanique, cette énergie cinétique, sont énormes et constituent de véritables ancrages pour la stabilité du réseau.
Ce qui n’existe pas avec l’énergie photovoltaïque et guère plus avec l’éolien, léger comme un souffle d’air ou évanescent comme une ombre flottant dans l’azur !
En Espagne, il n’y avait que quelques générateurs à gaz et des alternateurs hydrauliques pour stabiliser tout ça. C’était une tâche physiquement impossible à faire, même pour des virtuoses de la gestion des réseaux.
À titre de comparaison, on sait que lors d’une mise à l’arrêt d’urgence d’une tranche de centrale nucléaire PWR, à cause de l’effet Xénon par exemple, on ne peut reconnecter la tranche qu’au bout d’environ deux jours. Anticiper ce délai poserait des risques d’instabilité neutronique et c’est interdit par les autorités de sûreté.
D’ailleurs les « écololos », justement pour ces raisons, ne se gênent pas pour critiquer le nucléaire à ce sujet, ce qui reste assez comique, finalement.
Corollaire : Si cela devait se produire en « Gauloisie-de-l’électron », à la même échelle on serait dans le noir pendant au moins deux jours, voire plus.
C’est un fait !
Et un fait ne se discute pas, même face aux opinions issues de dogmes inconséquents.
C’est d’ailleurs ce qui impressionne le plus les « spécialistes » (restés indépendants). Constater que l’alimentation a presque entièrement été rétablie à 9 heures le lendemain matin, que ce soit en Lusitanie ou en Ibérie alors que l’impact a été mineur en « Gauloisie-historique » (à peine quelques minutes d’interruption), les étonnent : On a des ingénieurs qui connaissent vraiment bien leurs procédures…
Et on peut « saluer l’efficacité des équipes des différents gestionnaires de réseau qui ont réalisé et réalisent encore un travail très important après les déconnexions et arrêts automatiques de liaisons électriques et centrales électriques, notamment avec des redémarrages zone par zone et le rétablissement progressif des connexions internationales. »
Ces opérations se font en parallèle des vérifications minutieuses de l’état du réseau.
Des procédures rigoureuses sont nécessaires pour éviter que le réseau ne s’effondre à nouveau.
Or, sur le réseau ibérique, un brusque décrochage de la production/consommation de l’ordre d’une dizaine de gigawatts correspond à une perte d’environ 60 % de la consommation pour ce jour-là « en à peine cinq secondes ».
Et dans le cas d’un brusque décrochage de cet ordre, il y a une coupure électrique sur une grande région (qu’on qualifie de « blackout »), car le système devient instable.
A contrario, un réseau stable fonctionne dans des plages définies pour plusieurs grandeurs, notamment la fréquence et la tension électrique, les deux variables « ajustables » en permanence en plus de l’ampérage fourni.
Par exemple, si la tension en un point du réseau devient brusquement excessive, cela peut entraîner des déconnexions d’appareils qui se mettent en protection. « Prenons, par exemple, le cas de panneaux photovoltaïques : s’ils se déconnectent, l’énergie qu’ils devaient produire peut manquer aux consommateurs, créant ainsi un déséquilibre entre la consommation et la production électrique. Sans opération de remédiation à ce problème, ce déséquilibre pourrait entraîner de graves conséquences pour le réseau électrique ».
C’est ce qui s’est passé ce jour-là…
Si un incident peut provoquer un « blackout », ce dernier peut aussi être provoqué par une succession d’éléments : On parle alors de « pannes en cascade ».
Mais une panne, en cascade ou isolée, peut entraîner également une propagation à d’autres régions ou d’autres pays et accroître la sévérité de l’incident initial.
Cependant, l’état du réseau électrique européen est contrôlé avec une grande vigilance par les gestionnaires de réseaux et bénéficie de systèmes automatisés permettant de réagir de façon instantanée et adéquate dans l’urgence : Cela a permis notamment de couper la propagation éventuelle vers la « Gauloisie-nucléarisée » en déconnectant la liaison vers la Catalogne.
Les déséquilibres entre la production d’électricité et la consommation sont donc permanents, et une des tâches des gestionnaires de réseaux de transport d’électricité est d’équilibrer ce qui est produit et ce qui est consommé.
Ces déséquilibres sont habituellement gérés par effet de « foisonnement à l’échelle d’un pays » qui permet de « lisser » les variations individuelles de chaque consommateur ou producteur : La consommation nationale est, par exemple, beaucoup plus lisse que les consommations individuelles.
Cela la rend par ailleurs beaucoup plus prédictible, et l’équilibre offre-demande commence par un aspect de prédiction de la consommation, mais également des productions d’énergies renouvelables.
On vient ensuite compléter avec des moyens de production ou de stockage entièrement contrôlables (et « pilotables », telles les centrales thermiques, l’hydroélectricité…) qui permettront d’atteindre l’équilibre à chaque instant.
Cette réserve est tirée par exemple d’une marge obligatoire de fonctionnement de centrales électriques, qui peuvent donc produire un peu plus ou un peu moins, selon les besoins.
Mais il y a aussi d’autres moyens d’ajuster l’offre-demande en amont, notamment en jouant sur la fréquence du courant alternatif délivré (on le note quand sur de longues périodes les horloges de nos appareils électroménagers prennent un peu de retard non compensé par rapport au « temps-internet »), ou en ajustant la tension du réseau de quelques volts, voire seulement en déplaçant la consommation grâce à des tarifs incitatifs (par exemple des heures creuses lorsque la production photovoltaïque est à son maximum) ou encore par des informations citoyennes, comme ce qui est réalisé via EcoWatt.
Dans ce dernier dispositif géré par le gestionnaire de réseau de transport RTE, les utilisateurs peuvent être alertés en cas de forte demande sur le réseau (généralement en hiver à cause du chauffage électrique), afin de réduire leur consommation sur de courtes plages horaires qui peuvent être critiques pour le réseau ou nécessiter des moyens de production fortement émetteurs de CO2.
En bref, on va découvrir que ce sont les énergies « alternatives » qui auront saboté le réseau électrique : Autrement dit, « l’écolologisme » géré par la technocratie européenne, vient de se tirer une balle de canon dans le pied…
Et je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer, finalement.
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
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