« Heureux
sont ceux qui ont l’esprit simple car le royaume des cieux leur appartient »
C’est ce qui me vient à l’esprit en ce jour de « Gloire
du Christ », « fils de Dieu s’étant fait homme » pour racheter
les péchés du monde.
Car l’humanité est à désespérer « d’odieuserie »,
quand ce n’est pas de cruauté barbare (mais c’est une autre histoire…)
Je veux parler des « twists » déplacés qui
ont pu inonder la blogosphère sitôt maîtrisées les dernières flammèches de l’incendie
qui a ravagé Notre-Dame de Paris.
Dans ce registre, Hafsa Askar (une bretonne ?),
la vice-présidente de l’Unef à Lille, se classe sur le haut du podium : « Les gens ils vont pleurer pour des bouts de
bois. Wallah vous aimez trop l’identité français alors qu'on s’en balek
objectivement c’est votre délire de petits blancs. »
J’adore… (ironie).
Un peu plus tard, elle a enfoncé le clou : « Je m’en fiche de Notre-Dame, car je m’en
fiche de l’histoire de France. »
Bé casse-toi en Arabie Saoudite, par exemple !
C’est la même qui s’était déjà illustrée il y a deux
ans avec ce « twist » affligeant : « On devrait gazer tous les blancs, cette sous-race. »
Non pas en Arabie, en Namibie…
Notez qu’un autre responsable de l’Unef n’a pas fait
dans la dentelle lui non plus : « Ça y
est drame national, une charpente de cathédrale brûle. »
Rien compris : Le drame c’est que d’un coup d’un
seul, nos milliardaires débloquent plus de 750 millions d’euros en quelques jours, presque 30 euros par « laborieux »,
piqués sur le dos de tout le monde.
Le geste est intéressant, mais ça pose quelques
questions puisqu’ils useront de « niche-fiscal » (pas tous) pour presque tout
reporter sur le dos du pays…
On y reviendra, bien entendu.
Pas aujourd’hui : C’est Pâques !
Mais voilà qui est stupéfiant de bêtise immonde (celle
de se réjouir du malheur d’autrui), car je vous passe les délires « salafistes »
sur le sujet : Aucun intérêt !
C’est simplement le signe de la pauvreté d’esprit des « lambda »,
des « epsilons » qui pourrissent leurs cerveaux et mon beau pays
(celui que j’aime tant et qui me le rend si mal…)
« Bienheureux
les pauvres en esprit, le Royaume de Dieu est à eux » (Mt 5,3).
Que c’est magnifique !
Cette vertu, associée à la promesse du Royaume des
cieux, a été abordée par de nombreux auteurs chrétiens. Si le Catéchisme de l’Église
catholique-papiste indique qu’elle concerne les personnes qui se reconnaissent par « leur qualité de cœur, purifié et éclairé par
l’Esprit », de nombreux auteurs chrétiens ont cherché à préciser le sens de
cette pauvreté et ce qu’il fallait faire pour l’obtenir.
J’avoue qu’il y a de nombreux candidats depuis
quelques jours…
Car cette « pauvreté
dans l’esprit » s’obtient par une humilité volontaire face à Dieu, un
accueil libre et joyeux de ses faiblesses (morales, physiques, psychologiques),
une attention tournée vers Dieu et l’autre.
C’est aussi un chemin de dépouillement de toutes les «
richesses intérieures, les dons reçus de
Dieu », un renoncement aux consolations et grâces spirituelles que Dieu
veut nous donner.
Ce renoncement, cet appauvrissement, libre et joyeux
est associé, pour les chrétiens, à la promesse de posséder le Royaume des
cieux, et donc de « jouir de la présence
de Dieu », ce bonheur étant possible, pour certains, « dès à présent ».
Sont-ils si nombreux à n’avoir rien appris de la Vie ?
Sœur Lise Marsan distingue cette pauvreté spirituelle
de celle qui est évoquée dans le récit des Béatitudes de l’évangile de Luc : « Heureux, vous qui êtes pauvres, car le
royaume de Dieu est à vous ! » (Lc 6,20).
Ce n’est pas la même lecture…
Cette béatitude de l’évangile selon Saint Luc ferait
plus référence à une pauvreté matérielle, alors que la pauvreté spirituelle
(dans l’évangile de Saint Mathieu) ferait référence à une attitude du cœur du
fidèle dans sa relation à Dieu.
Saint Paul (le converti sur le dos de son cheval),
dans son épitre, donne en exemple la pauvreté de Dieu quand il dit : « Il s’est fait pauvre pour nous » (2Co
8,9).
Si sœur Lise Marsan définit la pauvreté spirituelle
comme « nos refus d’aimer, nos péchés,
notre cœur fermé… », elle précise le sens du mot « pauvre » comme « celui qui est conscient d’un vide et qui se
tourne vers Dieu ». Ainsi, pour elle « les
pauvres en esprit sont les personnes qui se courbent intérieurement, qui se
soumettent totalement à Dieu pour puiser en lui leur force ».
Je n’aurai pas vu ça comme ça en découvrant ces « twists-là ».
Car c’est aussi toute personne normale qui vit sa
réalité d’être humain, son humanité avec ses besoins : « Le pauvre, c’est la personne qui, plongée dans la douleur et sous la
lumière de Dieu, prend conscience de ce que signifie être créature et non
créateur. Le pauvre, c’est la personne qui se sait ou se sent malade ou vieillissant,
faible, vulnérable, petit, qui l’accueille avec tout ce que la pauvreté
comporte de solitude, d’incapacité et qui l’accepte… »
Autrement dit l’humilité nécessaire à qui se rend compte
de sa finitude absolue…
Le père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus indique de son
côté un « chemin de dépouillement » :
Le pauvre en esprit doit devenir pauvre de « toutes les richesses naturelles et surnaturelles, tous les biens
naturels, intellectuels et spirituels en dehors de Dieu lui-même ».
Pour ma part, je ne pense pas que l’un et l’autre soient
définitivement incompatibles.
Mais à chacun ses opinions…
C’est aussi ce que disait avant lui Jean de la Croix,
dans son livre La Montée du Carmel : « la
pauvreté spirituelle, la nudité sensitive consiste à se passer volontiers de
tout appui, de toute consolation perceptible, tant pour l’intérieur que pour l’extérieur.
»
Mais aussi « en
éteignant toute joie vaine prise dans les œuvres, on obtient la pauvreté d’Esprit.
»
Je préfère pour lui que pour moi…
Enfin, Thérèse de Lisieux, indique que le désir de
cette pauvreté ne suffit pas, elle ajoute (dans une de ses lettres) qu'en plus
de ce désir (de pauvreté), il faut aimer cet état de pauvreté : « Il faut consentir à rester pauvre et sans
force et voilà le difficile car « Le véritable pauvre d’esprit où le trouver ? Il
faut le chercher bien loin » a dit le psalmiste il ne dit pas qu’il faut le
chercher parmi les grandes âmes, mais « bien loin », c’est-à-dire dans la
bassesse, dans le néant… ».
Dans la bassesse, on en a eu de parfaits exemples avec
tous ces « twists-haineux » !
Et elle termine en disant : « Ah ! Restons donc bien loin de tout ce qui brille, aimons notre
petitesse, aimons à ne rien sentir, alors nous serons pauvre d’esprit et Jésus
viendra nous chercher, si loin que nous soyons il nous transformera en flammes
d’amour ».
Laissons-là rêver là où elle est !
Il convient de rajouter que pour sœur Lise, « seul le pauvre d’esprit peut aimer, car pour
aimer il faut avoir besoin de l’autre. Être pauvre, c’est être dans un état de
réceptivité… comme quelqu’un qui prend un bain de soleil… La pauvreté radicale
arrache la personne à tout ce qui fait obstacle au don total de l’amour. Cette
pauvreté est ouverture à l’envahissement… et ça fait peur… s’il fallait que
Dieu m’envahisse, que les autres m’envahissent… et pourtant cette disposition
conduit à la liberté intérieure. Le vrai pauvre n’est jamais aigri quand il
tend la main ».
Quelle belle leçon que voilà en réplique à tant de
haine et de dédain !
En bref, JOYEUSES PÂQUES à toutes et à tous !
Christ est ressuscité, je n’en doute pas et au-delà de
la magie du moment (et de la légende pour certains), c’est un moment clé ahurissant :
Ça n’est arrivé qu’une seule fois dans l’Histoire de l’humanité.
Ça vaut bien une liesse de joie annuelle…
I3
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