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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mardi 30 août 2016

Laudato si… (XXXVIII)


Trentième-huitième chapitre : Exposés préliminaires

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

 « Vous repartez quand, mon Cher Paul ?
Le plus tôt possible.
« Demain j’installe Florence chez elle, enfin chez vous… Je récupère sa famille qui arrive de Normandie, je les pose et je rentre le surlendemain. On m’attend en Ardèche et je dois aussi m’occuper de faire vivre ma maison en Normandie, faire hiverner mon voilier. Je ne vois pas les laisser passer l’hiver à venir sans personne à bord. »
Paul aurait-il oublié son invitation dans « son ranch », sis au nord de la Baie ?
« Peut-être une autre fois… »
Non, après-demain. Avant son départ : il veut absolument présenter « n° 5 », l’héritier :

« Il faut que je le forme rapidement à prendre tous les relais. Mes jours sont comptés. »
Un problème de santé ?
« Non, juste une précaution. À mon âge avancé, il y en a moins devant que derrière… Il faut qu’il soit au point rapidement. Et vous faites partie de sa formation. Même si ça ne lui servira pas. Sait-on jamais ? J’y tiens ! »
Une dernière faveur à cet « ami » encombrant, mais qui a su être utile…
Voire s’être rendu indispensable, même actuellement.
« Je prends l’avion du retour tout de suite après, alors… »
Ravi, numéro quatre !

« Bon et alors, en quoi consiste votre lutte contre la corruption ? » interroge Paul.
« Oh, vous savez, c’est une longue histoire… » qu’il tente de résumer de la façon suivante :
C’est d’abord une corruption « soft », initiée par le gouvernement.
Dans les dernières années du XXème siècle, la corruption est entrée dans la politique étrangère américaine pour s’institutionnaliser d'une nouvelle manière, alors qu’auparavant elle était le fait de la pègre et des malfrats.
Ainsi, sous de faux prétextes, Washington a démantelé de la sorte la Yougoslavie et la Serbie « La situation s’y prêtait à la mort du Maréchal Tito ».
Au XXIème siècle, cette corruption s'est multipliée de nombreuses fois, déclinée sous le même modèle.
L'Afghanistan, l'Irak, la Somalie et la Libye ont été détruits, et l'Iran et la Syrie auraient aussi été détruits si le président de la Russie ne l'avait empêché.
« Certains analystes en disent que Washington est également derrière la destruction actuelle du Yémen, a autorisé et financé la destruction par les israéliens de la Palestine. De surcroît, mon gouvernement a effectué des opérations militaires à l'intérieur du Pakistan sans lui déclarer la guerre, assassinant des Talibans, sous couvert de combat contre le terrorisme. »
C’est un point de vue, très… comment dire… inattendu dans la bouche d’un agent fédéral !

« En fait, ce qui reste constant, c’est la sécurité de nos intérêts nationaux vitaux qui dictent la conduite de ces opérations qui nécessitent beaucoup d’argent ».
Et il y a eu des « suiveurs » pas toujours bien intentionnés, motivés uniquement par leurs résultats financiers.
Encore aujourd’hui.
La corruption règne dans le secteur financier, le Trésor, les agences de régulation financière et la Réserve fédérale. Sans aucune mises en examen, ni peines de prison pour les banquiers et les représentants du gouvernement.
« D’où nos services : nous informons afin de procéder à des modifications législatives ultérieures. »
Et n° 4 d’en rajouter : « Dans l'Amérique d'aujourd'hui, il n'y a pas de libre marché financier. Tous les marchés sont truqués par la Réserve fédérale et le Trésor. Les agences de régulation, contrôlées par ceux que ces mêmes agences sont censées contrôler, regardent ailleurs, et quand ce n'est pas le cas, elles sont quand même incapables de faire respecter quelque loi que ce soit, parce que les intérêts privés sont plus puissants que nos lois. »
Même les agences de statistiques gouvernementales sont probablement corrompues.
Même les mesures de l'inflation ont été concoctées pour la sous-estimer.
« Ces mensonges permettent non seulement d'éviter de faire payer à la Sécurité sociale les ajustements au coût de la vie, et cela libère de l'argent pour mener plus de guerres, mais aussi, en sous-estimant l'inflation, les autorités peuvent créer une croissance du « PIB réel » en comptant l'inflation comme une véritable croissance, exactement de la même manière que le gouvernement ne constate que 5 % de chômage en ne comptant pas les travailleurs découragés qui ont cherché un emploi jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus assumer le coût de la recherche, et qu'ils laissent tomber. »
Ce n’est pas de la « corruption », ça, au moins au sens que connaît Paul…

« Effectivement, mais laissez continuer, mon cher Paul : le taux de chômage officiel est de 5 %, mais personne ne peut trouver de travail. Comment le taux de chômage peut-il être de 5 % quand la moitié des jeunes de moins de 25 ans vivent chez leurs proches parce qu'ils ne peuvent pas se payer une existence indépendante ? Le taux de chômage qui inclut ces Américains qui ont arrêté de chercher un emploi parce qu'il n'y a pas de travail peut être estimé à 23 %. C’est ce que nous, nous constatons sur le terrain. Entre une personne sur 4 et une personne sur 5 est dépourvue de ressources légales par le travail : vous imaginez ce que cela suppose comme « économie-obscure » qui échappe à toute contrainte légale ?
Un gigantesque réservoir de fraudes et de corruptions diverses !
Pas bon pour nos business. Pour personne d’ailleurs », en termine n° 4.
Un vrai pamphlet alter-quelque-chose.
Dans la bouche d’un citoyen des plus riches du comté, depuis au moins quelques générations, ça peut étonner.
Mais finalement ne surprend pas : au moins il n’est pas dupe et parle librement et sans langue de bois.

« Je rajoute que pour certains observateurs, et pas les moins pertinents, la Réserve fédérale, un outil entre les mains d'une petite poignée de banques, a réussi à créer l'illusion d'une reprise de l'économie depuis juin 2009 en imprimant des trillions de dollars qui vont se placer non pas dans l'économie mais dans le prix des actifs financiers. Et assez pour que les médias du secteur financier puissent annoncer que la hausse artificielle des marchés boursiers et obligataires est la « preuve » que l'économie croît rapidement.
Ce qui n’est pas vrai, bien sûr » en dit l’un.
Alors que l’autre rajoute que : « Une petite poignée de gens instruits comprend qu'il n'y a eu aucune reprise depuis la récession précédente, et que la rechute est juste au coin de la rue. La production industrielle américaine, quand elle est ajustée correctement en tenant compte de l'inflation, n'a jamais retrouvé son niveau de 2008, encore moins de son pic de l'année 2000 ; et elle est de nouveau en train de diminuer. »
Le consommateur américain est épuisé, accablé par les dettes et le manque d'augmentation de revenus.
« Les économistes, pour camoufler ces choses, nous en disent que les services de la Nouvelle Économie sont high-tech, mais en réalité ce sont des serveuses, des barmen, des commis à temps partiel, et des services de santé ambulatoire qui ont remplacé les emplois de production industrielle et les postes d'ingénieurs, pour un salaire bien moindre, faisant chuter ainsi la demande globale réelle des États-Unis. Et dans les quelques occasions où les économistes néolibéraux admettent l'existence de ces problèmes, ils en rejettent la faute sur la Chine », rappelle n° 4.
Et il revient sur Elon Musk, une fois de plus.

« – Qu’en pensez-vous, Paul ?
– Que votre bonhomme a, semble-t-il, un réel savoir-faire, un talent particulier pour attirer, capter de la subvention. Mais quand elles s’assécheront, se raréfieront, disparaîtront, il s’effondrera. Peut-être seulement dans longtemps : la planète est vaste.
Nous avons eu les mêmes dans mon pays entre les avions renifleurs et l’aérotrain.
Le premier cas était une escroquerie, le second est mort faute de soutien de la technostructure qui n’en voulait pas : pensez-donc, un « X » qui s’attaque au monopole « des pistons »… (l’autre ne sait pas de quoi il s’agit, de ces sigles qui désignent respectivement l’école Polytechnique et Centrale…), même si cela avait été une réelle percée disruptive du point de vue technologique, il n’avait aucune chance. »
Une source de corruption ?
« – Un effet de l’absence de corruption plutôt. Juste la défense « d’avantages acquis »…
– Oui mais la Telsa, les réseaux d’énergie solaire, la conduite assistée automatique… ?
– Soyez un peu sérieux Monsieur Harrison. Nos avions, nos navires, le vôtre, mon voilier, sont tous équipés de pilote automatique depuis des décennies qui peuvent prendre en charge tous les paramètres d’un déplacement d’un endroit à un autre, les intempéries climatiques et les imprévus compris.
Et alors, où vous avez vu qu’il n’y avait aucun pilote diplômé à bord, même chez vos drones radio-piloté, longuement formé pour diriger un aéronef, ou un navire en pleine mer ou dans un port ?
C’est un leurre qui s’effondrera au premier mort de la « Gogol-car » ou d’une autre et aura englouti des fortunes au passage !
Quant à l’énergie électrique, c’est une excellente idée, sauf que ça ne va pas très loin : il faut bien plus de temps pour refaire un plein. Mais c’est une piste à exploiter, pour quand nous aurons trouvé des moyens de stockage plus compacts, c’est sûr. »
Vu comme ça… c’est au moins teinté de bon sens.

Et l’autre de reprendre son exposé : « Les cinquante plus grandes entreprises américaines ont mis à l'abri quelque 1.400 milliards de dollars entre 2008 et 2014 dans des paradis fiscaux afin de réduire leurs impôts. Elles continuent depuis ».
Apple, Wal-Mart, General Electric et tant d’autres, toutes cotées sur les marches boursiers…
« Ces sommes, qui représentent maintenant plus de la moitié de votre produit intérieur brut français, ont transité par un réseau « opaque et secret » de 160 filiales dans des paradis fiscaux. »
Et alors, on venait de dire que ce n’était pas interdit et que c’est de toute façon de la compétence exclusive des services fiscaux fédéraux, avec en prime quelques « paradis fiscaux-locaux » et néanmoins « fédérés »…
Il suffirait de « repenser » les lois fiscales et financières.

« C’est justement ce que nos travaux préparent si un jour nous sommes suivis par le Congrès, ce qui n’est absolument pas gagné, puisque nos élus sont eux-mêmes financés par les mêmes. Parce que pendant cette période, ces mêmes entreprises ont pourtant été les principales bénéficiaires du soutien des contribuables américains en étant les destinataires de 11.000 milliards de fonds publics via des garanties sur prêts ou des aides fédérales directes, comme vous venez de le dire pour Musk.
Les immenses sommes que les grandes compagnies ont amassé dans des paradis fiscaux devraient normalement être utilisées pour combattre la pauvreté et reconstruire les infrastructures aux États-Unis et ne pas être dissimulées dans des centres offshores comme le Panama, les Bahamas ou les Îles Caïmans ».
Apple figure en tête des entreprises les plus friandes d’évasion fiscale, qui va jusqu’à emprunter à ses filiales « tiroir-caisse » pour payer ses dividendes à ses actionnaires (c’est déductible de l’assiette soumise à IS dans ce cas, pas dans l’autre), et aurait stocké 181 milliards dans des paradis fiscaux, suivis notamment par General Electric (119 milliards), Microsoft (108 milliards) ou Pfizer (74 milliards), etc.
« Plusieurs de ces entreprises ont déjà été critiquées aux États-Unis pour avoir utilisé un mécanisme permettant de mettre à l'abri indéfiniment une part de leurs bénéfices à l'étranger pour éviter de payer l'impôt sur les sociétés aux États-Unis (35 %).
L’évasion fiscale des multinationales coûterait 111 milliards de dollars par an aux finances publiques américaines et prive également les pays pauvres de 100 milliards de recettes fiscales tous les ans, depuis des années et des années ! »
Rien de surprenant pour Paul : les mêmes mécanismes existent en Europe, entre le Luxembourg, la Suisse, l’Irlande !
Les récents scandales l’ont partiellement révélé aux citoyens à travers les médias.

« Oui, oui et vous avez été « actif » à récupérer quelques-uns de ces détournements illégaux dans un passé proche, mon cher Paul. Mais là, on va faire plus fort. »
C’est-à-dire ?
« Je peux ? » fait-il en s’adressant au directeur fédéral…
« Bien sûr, puisque nous sommes réunis ici pour ça ! »
« Voilà : le service de monsieur Jenkings coordonne en fait l’exploitation des renseignements collectés par les diverses agences fédérales. Vous-même avez bénéficié, dans votre recherche de l’argent détourné par votre président des années 80, de prélèvements sur les fichiers « Promis », grâce à la CIA et le directeur Almont qui avait parié sur vous après des années et des années d’échecs.
Vous savez ça, n’est-ce pas ? »
Bien sûr.
« La CIA avait réussi avant à transmettre des fichiers en provenance de Cleastream, la plateforme de compensation européenne continentale. Là, il faut reconnaître que ça a été un foutoir par croyable…
Plus tard, elle a « retourné » un informaticien banquier suisse qui a filé avec les fichiers de son employeur jusqu’à Nice. Pas en Italie, pas en Espagne, pas aux USA ou à Londres, non à Nice !
Pour un nouvel échec quant à « pister » ces détournements.
Encore une foirade, impossible à valider tant que personne n’était capable d’exploiter les fichiers Promis. Ce que vous avez fait… et même mieux sur mes propres indications, à Venise et à Paris. »
Paul sait, mais : « Si vous le dites, mais rappelez-vous, j’ai déjà oublié, désolé de ne pas vous avoir remercié… »
Les deux gaillards en rigolent !

« Ceci dit, ça a permis au président Krasoski de rembourser la CIA. Très bien. Mais savez-vous d’où venaient ces 15 milliards avancé au Koweït ? »
Des fonds secrets de la CIA, ou de l’Otan, non ?
« Non ! Ni la CIA, ni l’Otan, ni aucune autre agence n’a jamais disposé de fonds secrets. En tout cas pas de cette ampleur-là ! »
Ah ?
Et alors ?
« Le financement des services secrets s’avère parfois illégal, même dans les États de droit, » poursuit Jenkings.
« Les services secrets français et états-uniens notamment, souhaitent souvent disposer de budgets plus conséquents. Or, les gouvernements et les parlements ne sont pas toujours disposés à répondre à leur requête. De plus, de nombreuses affaires (677 en 2008) classées « secret défense » peuvent, partout, être difficilement rendues publiques et défendues auprès des parlementaires.
Ainsi, on explique qu’une partie, une partie seulement des actions des services secrets, français notamment, est financée par du commerce illégal d’armes, de pétrole, de drogue.
Tout comme pour la CIA, mais à une autre échelle. »
Et il persiste :
« Pour bien faire, il en faut même créer un état de guerre permanent qui permet de limiter la démocratie. Le terrorisme, comme « les guerres froides » sont utiles à la conservation de la puissance des États. Se créer un ennemi, réel ou fictif, ou attaquer un ennemi, permet de rassembler toute une nation, sous l’autorité d’un chef ou d’un État. Le fait de remettre en cause le sentiment de sécurité vitale d’une population, créer un réflexe de défense, relève autant du mécanisme grégaire d’une tribu attaquée que du nationalisme guerrier.
À partir de cet instant, l’autorité du gouvernement, ne peut plus être mise en cause, car cela apparaît alors comme une question de survie du pays. Par conséquent, plus aucun citoyen ne doit désobéir, remettre en cause une décision d’État, en manifestant dans les rues ou encore en faisant acte de « désobéissance civile », par exemple en bloquant de manière non violente les services de l’État…
C’est ce qui se passe aux États-Unis et en Occident, depuis la guerre froide, et à présent contre le terrorisme international à défaut de « pacte de Varsovie ». »
D’accord, même si cela relève plutôt d’un « complotisme avéré », d’une vaste manipulation qui touche à la conspiration généralisée…

« C’est ce que je viens de vous expliquer, effectivement. Et à votre avis, Monsieur De Bréveuil, qu’est-ce que cela recouvre sinon une lutte pour couvrir les « sources » du renseignement qui en deviennent « corruptrices » ?
Vous n’avez pas la réponse : comment des agences fédérales, qui n’ont pas d’argent, voire de coopération militaire internationale qui ont des budgets de fonctionnement ridicules, peuvent mobiliser non pas quelques millions de dollars, non pas quelques milliards, mille fois plus, mais 15.000 millions de dollars et se les faire rembourser, sans que cela ne se voit ? »
Paul en avait bien une idée depuis son passage « hors du temps » local, mais il n’en dit mot sur le moment.
« – C’est leur métier de vivre à l’ombre, hors des regards ! Moi, je n’y connais rien.
– Ne mentez pas, vous avez su le faire pour une partie. Une très belle réussite. »
Merci, mais c’était contraint et forcé…
Et Brent de poser la bonne question :
­« Et ces fonds remboursés, ils sont où actuellement ?
Pas dans la comptabilité publique : nous avons enquêté ! »
Tiens donc ! Auraient-ils les mêmes pourris de ce côté-ci de l’Atlantique ?
« Franchement, là je n’y peux rien. Ne me demandez pas d’enquêter sur le sujet, même par l’intermédiaire de ma chaîne de commandement : je refuserai à m’immiscer dans vos affaires ! Question de principe. »
Il n’en est pas question.

« Ce que je veux dire, » reprend le beau-blond, « c’est que cet argent est quelle que part et sert à corrompre. Je ne vous donne qu’un exemple : notre Président s’est fait élire avec une promesse, celle de fermer Guantanamo. Deux mandats plus tard, la prison illégale existe toujours et on exécute encore, sans aucune forme de procès et par drones interposés des terroristes à l’autre bout de la planète… »
Peut-être qu’ils le valent bien.
On fait bien de la sorte en « hexagonie ».
« C’est exact, Monsieur De Bréveuil. Certains États dit démocratiques disposent de camps de détention illégaux et enlèvent des citoyens. Plusieurs sources, tel le rapport parlementaire pour le Conseil de l’Europe, affirment qu’il y a eu des enlèvements sans procès.
En 2005, la presse américaine (le Washington Post de novembre 2005) et européenne, ainsi que l’ONG américaine Human Rights Watch a révélé qu’il existait, en plus de Guantanamo, des camps de détentions illégaux et des enlèvements sans procès par les services secrets et des « restitutions extraordinaires » aux États-Unis, en Europe, en Égypte, en Jordanie, au Maroc ou en Syrie. Certains de ces prisonniers y auraient été brutalisés ou torturés.
« Restitutions extraordinaires », c’est le terme employé officiellement par la CIA.
En pratique cela consiste à séquestrer des personnes soupçonnées d’avoir un lien avec le terrorisme, sans que cette accusation ait pu être vérifiée par l’autorité judiciaire.
L’hebdomadaire suisse SonntagsBlick du dimanche 8 janvier 2006, affirme même détenir un fax du ministère des affaires étrangères égyptien à son ambassade de Londres prouvant qu’il existe des prisons secrètes de la CIA en Europe, où auraient été détenus et interrogés des sympathisants d’Al-Qaida.
Ce fax affirme que la Roumanie avait permis à la CIA d’interroger sur son territoire, sur la base de Mihail Kogalniceanu, 23 citoyens irakiens et afghans. Les faits se seraient déroulés sur la base, située à proximité de Constantza, un port au bord de la mer Noire. Ce Fax ajoute qu’il existe des centres d’interrogatoire semblables en Ukraine, au Kosovo, en Macédoine et en Bulgarie.
Des informations « ouvertes », déclassifiées… »

S’il n’y avait que ça : Human Rights Watch précise aussi que des centres de détention se trouveraient en Pologne, en Roumanie et en Europe orientale.
Certains pays, tels la France, l’Islande, la Norvège et certains États d’Europe, ont accepté que ces prisonniers transitent par leurs aéroports ou survolent leur pays.
Ils se sont donc rendus coupables de complicité avec ces actions illégales, car contraire à la Convention européenne des droits de l’Homme, le tout commis par des États dits démocratiques.
En 2007, Dick Marty, était membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, dont il préside la Commission des Affaires juridiques et des Droits de l’Homme. Il a été chargé par cette dernière d’établir un rapport sur les allégations concernant l’existence de prisons secrètes de la CIA en Europe. Dans ce rapport il affirme que les gouvernements européens ont signé des accords secrets avec les États-Unis, vraisemblablement à la suite de la grande émotion suscitée par les événements du 11 septembre.
De même la Confédération Suisse a autorisé le survol de la Suisse, alors même qu’elle savait que des avions de la CIA avaient très vraisemblablement abusé de cette concession en transportant Abu Omar, enlevé à Milan, à travers l’espace aérien helvétique.
« Ce qui constitue un acte criminel.
Et pour ça, il faut des fonds opaques. Ceux qui servent à éteindre les mémoires, et financent par contrecoup, directement ou indirectement, d’autres corruptions ».

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