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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

samedi 27 août 2016

Laudato si… (XXXV)


Trentième-cinquième chapitre : Les questions sans réponse 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

En ce qui concerne les comptes « bidouillés » de la France, qui ressortent, au mieux comme d’un gros cafouillage coupable de 4,663 milliards de francs lorsqu’ils sont présentés à la représentation nationale, au pire comme d’un enfumage général à vocation de tromperie particulièrement dangereuse pour les institutions républicaines (comme il a été vu au chapitre précédent) pour quelques 7,89 milliards de dollars qui « disparaissent » comme par magie ce qui expliquera qu’aucun « impôt-guerre » ne sera levé comme il en a été question au tout début de l’opération « Bouclier du désert », il se trouve que la manœuvre semble être similaire outre-manche et à Washington où là encore, aucun contribuable n’a été sollicité.
Ces trois nations ne souhaitent pas reconnaître avoir joué le rôle de « nations-mercenaires » et finalement être « gagnantes » d’un point de vue financier quant à leur participation à une guerre lointaine.
Situation politiquement « incorrecte ».
Quant aux pétromonarchies, elles avaient les moyens financiers de faire bien au-delà.

Aux USA, une partie des fonds reçus sont inscrits en recette du Trésor (48,09 Md$), pour couvrir les 61,1 Md$ de coûts directs. Mais il faut compter avec les fonds volés par William River et récupéré à la frontière entre Bahreïn et l’Arabie Saoudite.
Ce qui explique que le contribuable américain n’a pas été sollicité lui non plus.
Ceux-là permettront, au moins partiellement les premières dépenses sanitaires des « boys » atteints du « syndrome du Golfe ».
Il en va de même un peu partout ailleurs.
« Bouclier et tempête du désert » n’auront coûté qu’aux pétromonarchies, trop heureuses d’avoir ainsi pu « louer » la plus grande coalition mondiale depuis la dernière guerre mondiale à leur profit, plutôt que d’entretenir elles-mêmes un effort militaire sur une longue période.
Mais les esprits vont changer au fil du temps : il serait raisonnable, en cas de conflit avec d’autres voisins, notamment l’Iran, de disposer d’une armée suffisante pour repousser ou au moins ralentir pendant plusieurs jours une possible invasion sur la péninsule arabique.
Car il aura fallu plusieurs semaines, sinon des mois d’effort, moyennant des concessions politiques et diplomatiques inimaginables auparavant, avant de rassembler hommes et matériels en nombre pour reprendre ce qui a été si rapide de perdre.
Et la courte occupation se solde par un vrai désastre économique.

Outre les ruines recouvrant le pays, les traces de combat à l’extérieur de la ville, les traces de pillage à l’intérieur, le plus voyant reste les fumées noires des incendies des puits de pétrole qui ont fait la richesse du pays et qui le recouvrent ainsi qu’une grande partie du Golfe Persique, si opaques qu’il fait nuit en plein jour durant des semaines !
Naturellement, toutes les équipes à travers le monde sont sollicitées, celles de Red Adair, le pompier-volant et quelques-uns de ses concurrents notoires.
Au départ, seules quatre équipes de « pompiers du pétrole », américaines et canadiennes, avaient reçu un permis pour opérer dans l'émirat. À des tarifs prohibitifs : on évoque par exemple la prime de 900.000 dollars allouée à l'équipe de Red Adair par puits supplémentaire maîtrisé. De quoi, bien sûr, stimuler les appétits.
Conséquence logique, les offres de services n'ont pas tardé à pleuvoir – le Koweït en aurait recensé 3.000 – et les dirigeants koweïtiens ont vite compris l'intérêt de multiplier les collaborations.
À la fin de l'été, une trentaine d'équipes venues des quatre coins du monde opéraient sur place.
On se souvient, par exemple, du fameux système de réacteurs d'avions montés sur des grues mis au point par des Hongrois, qui a fait merveille en « soufflant » les flammes.
Même si les gaz chauds dudit réacteur pouvaient les rallumer : tout était question de « doigté ».
Sans parler du procédé « Ferrayé » qui étouffe la flamme prise dans un gigantesque éteignoir, tracté par une grue chenillée, sous un déluge d’azote-liquide.
Quelques minutes suffisent avant de passer au suivant…

Le 5 novembre 1991, le dernier incendie est éteint. Le Koweït a cessé de flamber.
Les pertes en pétrole sont estimées à 12 milliards de dollars, soit environ 3 % des réserves pétrolières du Koweït. Reste que l'émirat a alors repris sa production et entend atteindre la moitié de sa capacité de production avant un an, alors que Red Adair, avaient tablé sur 4 à 5 ans !
L'extinction du dernier puits marque la fin d'un véritable cauchemar pour la population de l'émirat et dissipe les vives inquiétudes ressenties dans les pays voisins, également touchés par la catastrophe. Tout au long de cette période, l'arrivée par avion sur le Koweït donnait au visiteur, certains jours, l'impression d'une « descente aux enfers ». Le ciel, soudain, devenait noir, ponctué dans le lointain de lueurs oranges dégagées par les puits embrasés.
Au sol, le pays, tant l'odeur d'hydrocarbure se faisait intense, ne semblait plus être qu'une immense station-service.
Quelques habitants utilisaient des masques pour se préserver de la pollution de l'air.
Tous, à des degrés divers, en ont physiquement souffert.
Les gros nuages toxiques ont très rapidement envahi une grande partie de la péninsule arabique, ainsi que les États bordant le sud du Golfe. L'archipel de Bahreïn, distant d'environ 500 km des zones en feu, a subi des pluies huileuses et la nuit y tombait parfois à trois heures de l'après-midi. 

Les délégations d'experts se sont multipliées dans la région pour tenter de déterminer avec un maximum de précision le degré de nocivité de l'atmosphère. Mais les conclusions des rapports divergent. Selon certains scientifiques, la masse de fumée émanant des incendies des puits de pétrole contenait des traces notables de métaux cancérigènes et il faut s'attendre à l'avenir à une importante augmentation des maladies pulmonaires, de la peau et des yeux. 

Reste quelques mystères : le premiers incendies avaient été le fait des irakiens au moment de l’invasion du pays en août 1990. Il s’agissait des conséquences des combats sporadiques autour des raffineries.
À l’occasion des bombardements de janvier 1991, d’autres incendies s’étaient déclarés et tous n’avaient pas été maîtrisés.
D’autant que les irakiens ont incendié volontairement des dizaines de puits dans le sud du pays, dès le 7 février, et encore plus tard, pour masquer (mal) leurs mouvements de troupes et empêcher des bombardements précis.
Plus de 700.
En revanche, personne n’explique la politique de « la terre brûlée » irakienne au moment de l’offensive terrestre des coalisés, dans une telle débâcle que de toute façon, aucune troupe n’en aurait eu le loisir : on ne s’improvise pas incendiaire tout du long du pays en quelques heures pour presque autant de tête de puits répartis sur l’ensemble des deux champs !
D’ailleurs, la presse du moment ne fera mention que de plus de 700 puits, pas de plus de 1.100.
L’hypothèse de « troupes spéciales », en amont des coalisés qui auraient pu intervenir est alors très vite enterrée : ça n’est jamais arrivé !
Officiellement, ce sont les irakiens qui sont responsables du désastre autant économique qu’écologique…

C’est pourtant un « juteux marché » qui s’ouvre notamment aux firmes américaines : l’émirat koweïti aurait payé presque 1 milliard de dollars les opérations d’extinction, montant retenu par la Commission d’indemnisation des Nations-Unis (CINU, sise à Genève)
Certains avancent le chiffre d’un milliard et demi.
Mais bien plus : le procédé Ferrayé a été proposé par Elfe dès avant le cessez-le-feu.
Il a été déployé dans les tous premiers jours suivants, alors que les équipes du « pompier-volant » débarquaient de leur côté.
Montant du devis : 22 milliards de dollars pour le droit d’exploiter la géniale trouvaille de son inventeur.
Le prix de quelques mois d’exploitation des puits rendus à leur fonction première.

Si l’opération financière a été réalisée sous couvert de la famille de l’émir, elle aura été réalisée deux fois : une première fois au Koweït, à la va-vite et quelques « cousins » prête-nom autour du héros local, Ali Salim Al-Ali, neveu du cheikh Jaber, et une seconde fois à Genève, très officiellement devant notaires et avocats parisiens…
Et là, cheikh Jaber s’emporte. Son neveu a beau être notoirement populaire après les combats et les faits de résistance durant l’occupation irakienne, que son futur successeur (il ne le savait pas encore, ni même avant son décès intervenu en 2006…) vole « la famille », c’était inconcevable !
Une opération pourtant pas très compliquée : il suffisait de réclamer aux américains le remboursement des montants « escroqués » et de bloquer les sommes, ou de les rapatrier, correspondantes aux versements genevois…
L’affaire est depuis devenue tellement compliquée qu’elle n’apparaîtra jamais.
D’autant que l’Irak continue de rembourser (en 2016 et encore ultérieurement) les sommes mises à sa charge…
C’est comme ça qu’a été « gavé » le premier fonds souverain, le « Kuweit Investment Authority ».

Un fonds souverain autonome du gouvernement qui est responsable de la gestion et de l’administration du General Reserve Fund et du Future Generations Fund.
Le KIA a été créé en 1953 quand le Cheikh Abdullah Al-Sabah décida que les revenus pétroliers devaient être utilisés pour la création d’un fonds, c’est donc historiquement  le premier fonds souverain au monde.
En 1961, le ministre des Finances du pays, Cheikh Jaber Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, décide d’instaurer un politique d’investissement pour la gestion du fonds, qui est toujours en vigueur aujourd’hui. Le président du conseil d’administration du KIA est le ministre des Finances, d’autres membres du conseil y siège, comme le ministre de l’Énergie, le gouverneur de la Banque Centrale du Koweït et quelques experts dans le domaine. 
Le KIA investit depuis dans des marchés locaux, arabes et internationaux. Il possède son siège social à Kuwait City et une filiale à Londres, nommée Kuwait Investment Office. Le KIO a remplacé le Kuwait Investment Board en 1963. C’est donc le KIO qui est chargé de gérer le GRF et le FGF aujourd’hui.
Son objectif principal est d’augmenter et maintenir la valeur du fonds FGF, en ayant un juste rendement sur le long terme. Et de relancer le KIO et d’augmenter sa réputation en tant qu’expert et institution dans les marchés financiers.
Chaque année, le KIA confirme que l’État du Koweït lui fournit 10 % des revenus pétroliers du pays, afin de les placer dans le Future Generations Fund.
Concernant les prises de participation récentes du KIA (en 2016 et d’après l’agence Bloomberg) celui-ci a investi 7,7 milliards de dollars dans la banque américaine Citigroup, suite à la crise des subprimes. En janvier 2008, le fonds Kuweit Investment Authority a injecté près de 6,6 milliards de dollars dans la banque Merrill Lynch, avec l’aide du fonds souverain Korean Investment Corporation et de l’institution Mizuho Financial Group.
Aujourd’hui, le fonds souverain Kuweit Investment Authority gère près de 250 milliards de dollars d’actifs dans le monde…

Enfin, le fameux « syndrome du golfe » et ses conséquences sanitaires.
C’est une maladie touchant les anciens combattants de la guerre du Golfe (1990-1991), qui se caractérise par de nombreux symptômes comme des troubles du système immunitaire et des malformations chez leurs descendants.
L'origine de ces symptômes n'est pas directement liée à la guerre du Golfe, mais les anciens combattants de cette guerre sont plus touchés que le reste de la population et de nombreuses polémiques ont pu fleurir.

Les symptômes attribués à ce syndrome sont très divers : fatigue chronique, incapacité à avoir un sommeil réparateur, perte de contrôle musculaire, très forts maux de tête, étourdissements et pertes d'équilibre, problèmes de mémoire, douleurs musculaires et articulaires, trouble intestinal grave, problèmes de peau et parfois même résistance à l'insuline.
Des décès dus au cancer du cerveau, de la sclérose latérale amyotrophique et la fibromyalgie sont maintenant reconnus par les départements de la Défense américaine et des Anciens Combattants comme potentiellement liés au service durant la guerre du Golfe.
Seulement voilà, la similarité des troubles de ce syndrome avec ceux de la myofasciite à macrophages évoque aussi une éventuelle origine vaccinale associée, au même titre que le syndrome de fatigue chronique.

En 2008, la National Academy of Sciences a publié des preuves indiquant que l'apparition des symptômes chez les anciens combattants de la guerre du Golfe pouvait être expliquée en partie par leur exposition à des inhibiteurs de l'acétylcholinestérase.
Toutefois, la recherche pour des traitements s'est en outre accrue depuis 2008 et « les premiers résultats sont encourageants », ajoutent alors des experts du Comité consultatif de recherche sur le syndrome de la guerre du Golfe (RAC).
Le rapport cite des travaux prometteurs sur certains compléments alimentaires, de l'insuline intranasale et une technique agissant sur la respiration.
Le premier rapport publié en 2008 par ce Comité concluait que le syndrome de la guerre du Golfe était une pathologie bien réelle pouvant affecter jusqu'à 250.000 anciens combattants du conflit en Irak en 1990-1991. « Des études publiées depuis 2008 continuent à appuyer la conclusion selon laquelle le syndrome de la guerre du Golfe est lié à des agents chimiques sur le théâtre des opérations », indiquera Roberta White, de la faculté de santé publique de l'université de Boston, principal auteur de ce rapport. 

Le précédent document du Comité citait plusieurs recherches qui montraient des liens entre la maladie et une exposition à des pesticides et au bromure de pyridostigmine, trouvé dans les comprimés donnés aux soldats contre les gaz de combat. « De nombreuses études sur le cerveau, à l'aide de système d'imagerie et d'électro-encéphalogrammes, ont apporté davantage d'indications montrant que les dysfonctionnements du système nerveux central sont un symptôme-clé de ce syndrome », poursuivra le Dr White.
Mais, une exposition aux gaz sarin et cyclosarin, de puissants neurotoxiques, a ainsi été liée à des déficiences cognitives, révélés par des IRM. « Les preuves accumulées à ce jour continuent de montrer des altérations dans le système nerveux central, neuroendocrinien et immunitaire » chez ces anciens combattants, indique le rapport.
Le sarin est une substance inodore, incolore et volatile, et neurotoxique pour l'homme et l'animal. Même à très faible dose, il peut être fatal.
On estime qu'il est environ 500 fois plus toxique que le cyanure. Or, les cyclosarins sont des dérivés du sarin.
« Ces études confortent aussi le fait que le syndrome de la guerre du Golfe n'est pas lié au stress psychologique du combat », soulignent ces scientifiques. Ils signalent aussi qu'une exposition à certains agents chimiques serait liée à des tumeurs cancéreuses du cerveau.
Des recherches montrent notamment que les soldats exposés à des gaz de combat lors de la destruction du dépôt d'armes de Khamisiyah en Irak avaient un taux de mortalité élevé, dû à des cancers du cerveau, tout comme ceux ayant subi la plus grande exposition aux contaminants provenant des puits de pétrole en feu.

Si aux USA et en GB les soldats sont pris en charge, en revanche les autorités sanitaires et militaires françaises nient l’existence d’un quelconque syndrome.
Tout juste quelques questions laissées sans réponse devant la commission d’enquête parlementaire qui s’emparera du sujet.
Pour l'armée comme pour l'État, les cancers, leucémies et maladies pulmonaires développés par des centaines de vétérans de cette offensive, menée par la coalition n'ont rien à voir avec les opérations militaires. Mais des éléments de l'enquête pénale, révélés par Le Parisien en date du lundi 4 février 2013, laissent planer le doute.
Cette enquête est en cours au Pôle santé du parquet de Paris, instruite par la juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy.
« Pour la première fois depuis la guerre, des hauts gradés reconnaissent que des munitions à « uranium appauvri » ont « pu être utilisées » par l'armée française (...). L'uranium appauvri, utilisé pour percer les blindages et les bunkers, est sujet à controverse et suspecté de contaminer les soldats », indique alors un quotidien national.
Toutefois, pour les responsables de l'armée française, ce lien n'est toujours pas avéré, ajoute le journal. 

Le quotidien cite d'autres « éléments à charge » : « les analyses toxicologiques réalisées par des experts judiciaires sur des équipements de vétérans (...) sont effrayantes : sur les sacs à dos, les ponchos, les armes, on a retrouvé du chrome, du plomb, de l'arsenic, du bore, de l’uranium… Comme si ces soldats avaient subi une véritable « douche de métaux lourds » ultra-toxiques. »
Mais le lien avec les maladies est « difficile » à prouver.
Alors qu’outre-Atlantique, les États-Unis ont, de leur côté, reconnu ces maladies, désignées sous le terme « syndrome de la guerre du Golfe », leur pays verse ainsi une pension d'invalidité à quelques 200.000 vétérans…

L’uranium appauvri compose l’essentiel des « obus-flèches » tirés par les troupes d’assaut de la « Division Daguet » et quelques corps blindés américains et britanniques.
Plus dense que le plomb, il n’y a pas d’explosif : à l’impact, le métal fond, s’enflamme véritablement, une des propriétés de l’uranium, même appauvri, pouvant ainsi percer n’importe quel blindage et provoquer un incendie létal pour l’équipage à l’intérieur.
Les tankistes français étaient devenus des « experts en tir tendus »…
Ce sont sur les mêmes carcasses de chars irakiens qui ont ensuite, une fois le cessez-le-feu acquis, servi aux troupes de la division Daguet comme cibles de leurs tirs d’exercice de missiles Milan 2 surnuméraires, « si précis que les charges entraient dans les trous fait par les obus ».
Des milliers de munitions de même nature ont été tirés par les chasseurs d’appui au sol américains durant toute l’offensive…

On se rappelle que ces mêmes avions, depuis les bases de l’Otan en Italie, ont participé à la guerre de Bosnie l’année suivante, en 1992.
Une guerre qui débuta le 6 avril 1992 lorsque l’armée serbe attaqua la Bosnie-Herzégovine, qui venait de déclarer son indépendance. La guerre s'est achevée par les accords de Dayton le 14 décembre 1995.
Entre-temps, l’ex-Yougoslavie, et surtout la Bosnie-Herzégovine, connaissent des épisodes particulièrement violents : crimes de guerres, massacres, viols, déplacements forcés de populations, des crimes commis par chaque partie.
Ces crimes de guerre ont pris une tournure raciste, selon le principe de « purification ethnique ».
Même si les déplacements de populations ont souvent été davantage un enjeu stratégique : en effet, ils désorganisaient notamment le camp adverse en lui imposant de prendre en charge des populations civiles supplémentaires et instauraient un climat de terreur. Dans bien des cas, cela a été suffisant pour faire fuir les populations locales avant l'arrivée des troupes ennemies.
Les dirigeants ont aussi fait appel à des groupes paramilitaires et des groupes du crime organisé, comme les « Tigres » du Serbe Arkan ou les « Scorpions ». De nombreux combattants étrangers ont aussi participé à cette guerre, notamment des Russes, Grecs et des Moudjahidin venus surtout de pays islamiques. Les actes de violences ne sont pas le seul fait des armées, mais souvent d'actes individuels puisque beaucoup de Yougoslaves possédaient une arme et un vieil uniforme chez eux.
Beaucoup de paysans ont cherché à se protéger ou à se faire justice eux-mêmes.

En 1992, les Serbes de Bosnie, qui ont pris pour capitale Pale, à proximité de Sarajevo, entreprennent donc un long et violent siège de la ville, le plus long que l'Europe moderne ait connu. Les premiers bombardements des forces serbes frappent la ville le 6 avril 1992, le lendemain de la déclaration d'indépendance. Sarajevo est soumise à un blocus complet. Les convois de nourriture et de médicaments sont bloqués sur les routes, l'eau et l'électricité sont coupées. Le siège de Sarajevo devient une guerre d'usure.
L'armée des Serbes de Bosnie est commandée par Ratko Mladić et principalement formée par les unités bosno-serbes de l'Armée fédérale yougoslave (JNA). Elle s'empare progressivement des principales villes (en dehors de Sarajevo) et des zones peuplées par des Serbes au début de la guerre et pratique une méthode dite « d'épuration ethnique » contre la population bosniaque.
Les efforts de la communauté internationale pour mettre fin au conflit et protéger les populations civiles sont sans résultats, malgré l'envoi de plus de 38.000 militaires aux couleurs de l'ONU dont des troupes françaises.
167 hommes de la Forpronu sont tués et plus de 700 d'entre eux sont blessés, dont environ la moitié appartenant à l'armée française.
Et dans l’intervalle, des munitions et sous-munitions à uranium appauvri ont été tirées en grandes quantités.

Ce n’est donc pas un hasard si les même symptômes ont été relevés sur les hommes engagés, ni que les associations de vétérans français se soient regroupés sous divers vocables en liant les deux opérations internationales, celle de 1990/1991 et celle de 1992/1995.
Le commando « Sergent Guy Proudhon » (cf. épisode « Mains invisibles » publié aux éditions I-Cube) en témoigne comme d’un énième épisode, puisque là, aucune « vaccination » même préventive n’a été effectuée sur la troupe.
Un épisode méconnu des armes françaises destiné à le rester…

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