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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

lundi 18 mai 2015

Le serpent des mers du vote obligatoire…

Aller voter est un devoir citoyen !
Qu’on se le dise…
 
Et personnellement, je n’ai jamais loupé un scrutin, sauf le jour où j’ai été radié d’office par un juge obscure qui m’a pris pour un « faux électeur » du « Cousin Jean » (Tiberi).
Le kon ! J’habitais et payais mes (trop maigres) impôts dans le Vème parigot avec « ma nichée » inscrites aux ékoles voisines.
C’est vous dire si j’étais « colère » !
Même si n’a pas empêché l’élection de « mon cousin ».
Dire que le surlendemain, je passais ma journée à la Préfecture pour noter les noms des abstentionnistes, ceux qui n’ont pas émargé les listes électorales, sur un cahier avec quelques militants, des fois que ces konnards-là, toute honte bue jusqu’à la lie, n’hésitent pas à quémander quelques faveurs républicaines à mon « cousin »… en partant du principe que le vote reste secret (et anonyme).
Oui, mais pas les abstentionnistes, les gueux acéphales !
Ceux-là, ils sont marqués au fer rouge à jamais : Il FAUT ALLER VOTER, toujours !
 
Mais il semble que je sois l’un des rares « à savoir » ces détails-là.
Parce que bon, l’abstentionnisme devient le premier parti du pays (alors qu’on peut aller voter et rendre son bulletin nul avec un crayon, ce qui revient au même).
C’est dire si les « élus » et autres « sachants » s’inquiètent de la légitimité des scrutins démocratiques.
Alors, ils élaborent des solutions sous les ors de palais institutionnels…
 
Y’a comme ça des élus payés sur vos (trop maigres) impôts à œuvrer en commission pour étudier les effets du vote rendu obligatoire…
Non mais !
Naturellement à contre-courant de ce qui se fait dans les démocraties avancées.
Car depuis 1945, aucune démocratie n’a introduit le vote obligatoire.
Ce dispositif existe dans plusieurs pays, du Brésil à l’Australie ou, plus près de nous, en Belgique, mais la tendance est plutôt à sa suppression (aux Pays-Bas, en 1967, au Venezuela, en 1993).
Pourtant, le rapport remis récemment par le Président de l’Assemblée Nationale au Président de la République inclut une nouvelle fois cette proposition.
Qu'ils en oublient que quand une liberté devient obligatoire, elle n'est plus une liberté ! 
 
Plusieurs arguments plaident en effet pour l’instauration d’un vote obligatoire.
D’abord, s’il est assorti de sanctions fortes, il est très efficace pour augmenter la participation. D’après les expériences des Pays-Bas ou de la Belgique, on estime à près d’une dizaine de points ce surcroît de participation lors des élections législatives.
Plus globalement, la défense du vote obligatoire souligne que le vote est un devoir et pas seulement un droit, ce qui est exact.
Le résultat de l’élection, et notamment les politiques publiques qui en découlent, sont un bien commun, ce qui est également vrai.
Un autre argument part du constat que les taux de participation ne sont pas identiques entre les groupes sociaux. Ces taux différenciés de participation posent un problème pour la « qualité » de la représentation électorale.
J’en dirai que c’est un problème de clientélisme électoral : En « Corsica-Bella-Tchi-tchi », on sait « traiter » ces cas-là.
Chez les pinzuti, manifestement pas tout le monde sait y faire à mobiliser « son » groupe social…
Il y a comme un parfum d’amateurisme, finalement, derrière cette carence. 
 
Pour autant, le vote obligatoire ne va pas résoudre les problèmes de légitimité et de représentation. De manière évidente, d’abord, l’obligation conduit à une hausse du nombre de bulletins blancs ou nuls.
De plus, l’abstention peut être vue comme l’expression du mécontentement soit par rapport au fonctionnement du système politique lui-même, soit par rapport à l’offre électorale du moment. Interdire l’abstention rendrait plus probable le soutien à des candidats faisant de la contestation du système politique le cœur de leur positionnement électoral.
Autrement dit, c’est jouer avec le feu…
 
La suppression des différentiels d’abstention entre groupes sociaux par l’obligation ne conduit pas non plus forcément à leur meilleure représentation : En effet, le vote obligatoire peut s’accompagner de comportements électoraux erratiques dans la mesure où l’obligation de vote n’augmente pas mécaniquement l’information et l’intérêt pour l’élection.
J’en suis la preuve encore vivante pour avoir gardé des bulletins libellés « Cheminade » (le mek aux 5.000 bulletins) depuis le premier tour de 2012 : Je les ai systématiquement resservis.
Là, j’ai piqué des bulletins italiens…
 
Ajoutons aussi que les abstentionnistes ne sont pas si différents du reste de la population !
Les simulations réalisées lors des élections européennes montrent ainsi qu’un vote obligatoire ne changerait les résultats finaux que de moins de 2,5 points. Ces différences se feraient systématiquement aux dépens des partis de gouvernement et au profit des partis protestataires, notamment du FN.
C’est vous dire si vos élus ils en deviendraient « frileux » à risquer de perdre leurs « avantages acquis » avec cette mesure-là.
 
En revanche, la mise en œuvre du vote obligatoire soulève plusieurs difficultés. Celle d’abord de rendre l’obligation effective. Cela suppose de disposer d’un fichier électoral national mis à jour en continu, de charger police et justice de vérifier la réalité de la participation et de décider de la sanction : Les policiers et les juges en ont-ils vraiment le temps aujourd’hui ?
Les militants, si, mais ce ne sont que des militants pas du tout assermentés.
Si les sanctions sont trop faibles ou pas systématiques, elles sont peu efficaces.
Plus lourdes, elles sont difficiles à faire accepter.
À l’inverse, regrouper les scrutins à une date unique permettrait très probablement une hausse significative de la participation, et ce à moindre coût.
Des élections départementales en mars distinctes d’élections régionales en décembre semblent le plus sûr moyen de provoquer la démobilisation.
Mais tout autant de réduire les files d’attente devant les isoloirs.
 
D’un autre côté, les taux d’abstentions élevés signalent pour eux-mêmes l’échec de ce régime politique appelé « démocratie », le pire des régimes politiques à l’exception de tous les autres.
D’ailleurs, le vote est souvent considéré comme un principe de consentement aux décisions collectives prises au niveau d’un État.
Il s’agit bien sûr d’une « fiction » pour vous faire croire que vous avez l’obligation de respecter les décisions prises par vos élus, parce que vous avez volontairement pris part à la décision en votant pour un représentant de vos idées et/ou intérêts.
Malheureusement l’action de voter ne peut valoir consentement à l’État ni aux décisions prises en votre nom.
En effet, les citoyens ne se font pas connaître individuellement et n’assument pas personnellement la responsabilité de leurs actes en déléguant leur pouvoir à des tiers.
Au contraire, ils désignent, en secret, certains d’entre eux pour user de la contrainte publique en leur nom et pour leur propre bénéfice, tandis qu’eux-mêmes restent cachés aux yeux des autres.
 
Le secret et l’anonymat, par définition, interdisent d’affirmer que voter puisse signifier consentir aux obligations issues du vote.
C’est un des paradoxes de la démocratie élective.
L’obéissance à ces obligations repose sur la seule force brute du monopole de la violence, d’autant mieux si l’abstention est interdite et punie, monopole accordé temporairement à la faction politique qui aura pris le pouvoir suite à une élection.
Les abstentionnistes auraient dès lors fondamentalement raison de  refuser de voter !
Ce refus de participer à un processus de décisions collectives, qui donne le pouvoir de contraindre une population entière ou une fraction d’entre elle à des obligations auxquelles elle ne consent pas, est parfaitement moral.
En effet, l’électeur sait qu’il va « déléguer » à un homme politique, qu’il soit de droite ou de gauche, mécréant ou religieux, le pouvoir de commettre en toute impunité des « dérèglements-partisans », en lui donnant le pouvoir de changer les règles et les lois au détriment d’autrui.
Voter ne signifie pourtant pas un consentement aux obligations issues des urnes, pas plus qu’on ne peut appeler « consentement » l’obéissance des citoyens à un groupe d’hommes armés appelé gouvernement. 
 
Par la nature même des choses, l’acte de voter ne saurait de toute façon pas lier les personnes qui votent. Ceux qui ne votent pas sont des tiers qui ne se sentent pas concernés, sans doute, par les décisions collectives prises par les autres. Or, ils sont dans l’obligation de supporter les conséquences des décisions prises par ceux qui votent.
En revanche, l’obligation d’aller voter, une des dernières libertés de libre-choix électorales qui disparaîtrait comme celle d'aller pisser, si la pénalité associée est effectivement appliquée, peut alors inciter les abstentionnistes à se déplacer quitte à voter nul ou blanc.
Mais alors, l’amende à payer taxe paradoxalement l’activité alternative du vote blanc ou nul, et non pas l’incivisme de l’électeur !
 
Soulignons que l’acte de voter dans le cadre étatique est devenu, de fait, un substitut à la balle de fusil dans la mesure où derrière se profile l’usage de la puissance publique et son monopôle de la violence.
C’est une guerre de tous contre tous. Voter devient donc une activité criminelle, en disent les « abstentionnistes-éclairés ».
Pour eux, il est fondamentalement moral de s’y opposer.
Ne pas voter, c’est-à-dire refuser de commettre une mauvaise action, est non seulement honorable mais devrait être la règle.
Mais dans un tel système de compétition pour s’emparer du pouvoir politique (donc d’opprimer autrui), dès qu’une minorité d’électeurs vote, chacun est involontairement engagé dans une bataille où il faut ou être tué ou tuer ses adversaires (on vote toujours contre quelqu’un ou contre un programme politique).
Voter devient de la légitime défense de la part de ceux qui ne veulent pas, pour des raisons morales, ou par intérêt, commanditer une violation des droits naturels de leurs concitoyens à qui ils ne veulent aucun mal.
Il devient donc difficile de savoir entre ceux qui s’abstiennent et ceux qui votent, par légitime défense, qui consent à quoi, car le vote reste anonyme et secret.
 
L’impôt est normalement une obligation pour tous (manifestement l’impôt sur le revenu ne l’est pas pour tous puisque 50 % d’entre vous en sont exemptés au prétexte que leur revenu n’est pas assez élevé : Ils fabriquent tellement de pôvres tous les jours…), qu’ils votent ou non.
Quand le pouvoir ose diminuer les impôts sur le revenu et se vante d’avoir diminué voire annulé cet impôt pour des millions de gens, il oublie de préciser que d’autres vont payer plus d’impôts à leur place. Ceux qui votent le font sans doute pour éviter que leur propre argent ne soit utilisé contre eux ou à des fins qu’ils jugent profondément immorales – comme de financer par l’impôt les campagnes et les partis politiques qui se déclarent sans vergogne vos ennemis !
D’habitude on ne paie pas le voleur pour qu’il vienne vous voler, au contraire on paie des « gens d’armes » pour l’en empêcher.
 
Quantité de votes vont ordinairement à des candidats qui n’ont aucune chance de l’emporter (mon Cheminade), on peut raisonnablement supposer que ceux qui votent de la sorte l’on fait avec l’intention spécifique, non de soutenir les candidats qui ont une chance de l’emporter, mais de voter contre tous les autres.
Bien que cet argument dépende de la procédure de vote, la dispersion des votes sur des candidats marginaux est aussi une façon de voter blanc ou nul.
Mais aussi une stratégie des partis dominants pour affaiblir leur principal concurrent…
 
Les hommes politiques comme les bureaucrates sont tous des irresponsables institutionnels. Ils ne sont pas sanctionnés pour les dommages causés à leurs propres électeurs ou bien à la population sous leur juridiction suite à leurs erreurs politiques et économiques (pensez donc à la « promotion Titanic » !).
Ils sont souvent réélus par les électeurs eux-mêmes quand ils ont été condamnés pour corruption.
Ce qui en dit long sur les raisons réelles pour lesquelles nos concitoyens votent encore… ou plus du tout !
 
Par ailleurs, remarquons que puisque tout vote est secret tout gouvernement est donc par nature « secret ».
Or, par nécessité, une association secrète ne peut-être que suspecte.
Voire « mafieuse ».
À l’ère de l’arme nucléaire, de la télévision, d’Internet et de la mondialisation des communications, c’est assez curieux qu’une « secte-secrète » dispose ainsi du monopôle de la violence… légitimé par le vote citoyen.
 
Voter est aussi souvent assimilé à un devoir moral parce qu’il exprime une adhésion à un « contrat social ». Mais, en disent les abstentionnistes, on ne peut consentir à un contrat avec de parfaits inconnus, pas plus qu’on ne peut donner le nom de « contrat social » à l’obéissance des citoyens à un groupe d’hommes armés appelé gouvernement.
Cette notion de « contrat social » est une pure abstraction.
Parce qu’il est impossible de passer un contrat avec une abstraction, un incorporel ou un « non-existant ». Il est également difficile de parler de consentement « tacite », sous le fallacieux prétexte que vous n’exercez pas votre droit d’émigrer.
Sauf quand vous y être contraint : On appelle ça « l’exil »…
Et je sais de quoi je cause. 
 
L’idée que le « contrat social » qui lie les individus est une forme de contrat non écrit qui confond la notion de règle de conduite avec celle de consentement. Lorsque vous roulez à droite au lieu de rouler à gauche, vous ne « consentez » pas à la règle, vous l’adoptez parce que le risque d’avoir un accident grave en roulant à gauche est trop élevé (sauf chez les royaux sujets de sa majesté britannique et quelques-unes de leurs ex-colonies).
Tout le monde roule à droite et cette règle se fait respecter d’elle-même.
(Sauf justement en Angleterre et pour la même raison…)
Le droit de divorcer d’avec l’État, le droit d’ignorer l’État et de faire sécession font alors partie des règles fondamentales qui le régissent, faute de quoi il ne s’agit pas d’un « contrat » mais d’assujettissement ou d’esclavage.
 
Dès lors, tout citoyen et a fortiori tout homme politique qui refuse que l’on puisse objecter à l’État, révèle que l’usage qu’il veut faire du monopole de la violence politique au nom de ceux qui l’ont porté au pouvoir, n’est de toute façon pas honnête.
Il ne se différencie pas fondamentalement d’un brigand, et les hommes politiques dans leur ensemble d’une bande de brigands organisés.
 
Alors, rajouter une sanction aux abstentionnistes afin de mieux légitimer les élus, ça reste indécent, iconoclaste, frauduleux, même si c'est le dernier barrage contre le despotisme-totalitaire.
D’autant qu’il y a plus simple : Pour l’abstentionniste libertaire (type : « Élection, piège à kon ! », il est assez facile, par exemple à l’occasion d’un déménagement, de ne s’inscrire sur aucune liste électorale…
Pas d’inscription, pas de sanction.
Pour l’élu qui veut se faire élire, il est également assez facile de mobiliser l’électeur si on lui rembourse une partie de ses impôts préalablement acquittés à l’occasion de la tenue d’un scrutin…
J’avais même proposé, à l’époque où je « militais » chez le « cousin Jean » (Tiberi), dans une autre vie, d’inventer à cet effet un « impôt-citoyen » … à rembourser contre un coup de tampon sur la carte d’électeur !
Mais déjà, ils étaient autistes…
Plus fort, mais je me suis fait virer, j’avais proposé de tirer au sort « les élus » sur les listes électorales : Plus d’élection, moins de frais, plus de représentativité, moins de suspicion et de conflits d’intérêt, plus de parité et tout et tout.
Au moins pour le Sénat qui ne participe d’élection qu’entre « coquins » encore plus secret que les listes électorales classiques.
Tu parles Charles : Jeté, vous dis-je !
 
Quant à moi, j’irai encore voter au consulat, avec ou sans sanction : Je ne tiens pas particulièrement à ce que ce soit des « trisomiques » qui décident du sort de mon pays (celui que…), même si je reste ultra-minoritaire à le refuser.
Dès lors, on ne m'oblige à rien. Vous, les abstentionnistes, vous y perdrez votre liberté d'abstention : Idée assez fabuleuse de vos « autistes ».
Vous voyiez pourtant bien ce que ça donne, depuis 8 ans, non ?
Et vous en êtes fiers, en plus ?

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