Emplois « low-cost » en Anglo-saxonie, Teutonnie
et Californie !
L’AFP nous a appris la semaine dernière que le Smic
californien, de 10 dollars, devrait passer à 15 d'ici à 2022 !
Et même tout de suite à New-York, a-t-on appris par la suite !
Et même tout de suite à New-York, a-t-on appris par la suite !
Les législateurs californiens ont conclu un accord
lundi pour augmenter graduellement le salaire horaire minimum.
Reste à finaliser la même démarche dans l'État de New-York, surclassant « Il-a-rit-Pine-Tonne », la future première femme Pédégé des USA, actuellement candidate à la candidature pour les démocrates, qui en reste à souhaiter 12 dollars.
Reste à finaliser la même démarche dans l'État de New-York, surclassant « Il-a-rit-Pine-Tonne », la future première femme Pédégé des USA, actuellement candidate à la candidature pour les démocrates, qui en reste à souhaiter 12 dollars.
Actuellement l'un des plus élevés des États-Unis, à 10
dollars, il passerait à 10,5 dollars par heure en 2017 pour atteindre 15
dollars d'ici à 2022, avec de futures augmentations indexées sur le CPI,
l'indice des prix à la consommation qui sert à mesurer l'inflation.
« C'est une
question de justice économique, ça a du sens », a défendu le
gouverneur de la Californie, Jerry Brown, lors de la conférence de presse
annonçant l'accord, qui « augmente
le salaire minimum prudemment et de manière responsable et qui offre de la
flexibilité si les conditions économiques et budgétaires changent ».
Et les entreprises de moins de 26 employés seront
autorisées à mettre en place la mesure un an plus tard, en 2023.
Une disposition qui ferait croître le salaire de 5,6
millions de travailleurs en Californie, soit un tiers de la main d'œuvre de l'État,
selon des responsables locaux.
L'accord a été jugé « historique » par des
défenseurs du droit des travailleurs, mais certains législateurs ont dénoncé « une entente secrète » qui ne fera
que mettre à mal le marché du travail local.
Ah oui ?
Pour le sénateur républicain Jeff Stone, le plan aura
des effets désastreux, « en
particulier pour les jeunes qui débutent sur le marché du travail »
car il y aura « moins de postes de
niveau débutant », mais aussi « des prix plus élevés pour les consommateurs et davantage de réticence
de la part des dirigeants de petites entreprises pour lancer ou développer
leurs opérations en Californie ».
Des vieilles lunes ou « bienvenue au club »
?
Le salaire minimum s'élève actuellement à 7,25 dollars
au niveau fédéral, et des efforts pour le faire passer à 10 dollars ont été
bloqués par les républicains au Congrès.
La décision des législateurs californiens pourraient
bien donner une nouvelle impulsion à la campagne au niveau national pour
l'augmentation du salaire minimum.
Oui mais alors, mais alors… pour quelle raison les
britanniques viennent d’entrer dans ce « cercle-destructeur » qui
agite même les cénacles de votre MEDEF, là le 1er avril récent ?
Ils ne manquent pas d’humour, eux, un 1er
avril…
Moi, je vois mon toubib-traitant monégasque, ce
jour-là en fin de journée, avec mes analyses ritales dans la poche : L’Europe
de Schengen, je vous jure…
Leur Smic horaire est fixé à 7,20 £ avec une projection
à 2020 pour le faire passer à plus de 9,00 £ de l’heure, exactement au moment où il est prévu que le budget de la couronne soit enfin à l'équilibre, 4 ans après celui de l'Allemagne.
Les salariés de plus de 25 ans en bénéficient qu’ils
soient à mi-temps ou à temps plein.
Une expérience qui va être suivie de très près par
tous les économistes du monde mais aussi par une partie des dirigeants des pays
développés et émergents.
La Grande-Bretagne, ce pays dont les ronchons-réac-néo-staliniens-gaulois
nous expliquent qu'elle ne doit son plein-emploi qu'à des emplois « low-cost »,
forme moderne de l'esclavage et persistent à défiler en rangs serrés dans vos
rues quand il s’agit de « moderniser » un peu, votre code du travail…
Et ce n’est pas un salaire minimum « low-cost ».
7,20 livres sterling par heure, c’est 9,25 euros.
Et le plus magnifique-fabuleux, c’est que ce salaire
doit augmenter de 60 % d'ici 2020 à 9 livres sterling de l'heure soit 11,50
euros, largement au-dessus des 9,67 euros de l'heure en « Gauloisie-socialiste »
et quel que soit le niveau d’inflation mesurée ex-post.
Notez que c’est une décision qui compense la baisse des
allocations, à partir d’avril 2016. La couronne transfert sur le dos du monde
du travail la charge des alloc’, mais en même temps prévoit d’alléger, et jusqu’au
dumping fiscal, l’impôt sur les sociétés et des particuliers…
Hier, le Smic était fixé à 6,50 £ de l’heure pour les
plus de 21 ans.
Celui-là augmentera de 20 pence à partir d’octobre
prochain.
On rappelle que jusque-là, il n’y avait pas
d’obligation légale de salaire minimum mais la « Living Wage Foundation »
a calculé que pour vivre décemment, il faudrait respecter un salaire de 7,85 £ de
l’heure pour le Royaume-Uni et 9,15 £ pour Londres.
Je me disais aussi…
Et alors, est-ce une façon de créer ex-nihilo une
inflation devant alléger le fardeau de la dette publique, tout en ruinant les
épargnants ?
Pas évident, comme raisonnement…
Parce que la Grande-Bretagne suit, dans le même
mouvement donc, l'Allemagne un an plus tard.
Et c'est étonnant de voir comment ces deux pays
pourtant très différents suivent des politiques économiques de plus en plus
proches.
Des politiques économiques qui ne sont plus basées sur
des dogmes du XIXème siècle
mais seulement sur du bon sens : Faire les choses dans le bon sens ; libérez
les entreprises des contraintes ; rendre l'emploi flexible ; atteindre
de ce fait le plein emploi !
Et une fois le plein-emploi atteint, on peut augmenter
solidement les salaires.
C'est dans ce sens que ça marche et pas dans l'autre.
CQFD.
Reste à savoir si justement l'introduction d'un
salaire minimum relativement élevé n'aura pas un impact à la hausse sur le
chômage…
C'est ce que vont suivre tous les pays qui n'ont pas
encore de salaire minimum.
Mais un an après le début de l'expérience en
Allemagne, l'emploi est toujours au plus haut outre-Rhin et la croissance a
bénéficié de l'accélération de la consommation des ménages favorisé par la hausse des
salaires.
C'est fantastique de vivre en live des expériences
macroéconomiques !
Surtout quand elles sont simples à comprendre.
Basiques, quoi.
En effet, il y a un an l’Allemagne mettait en place le
salaire minimum à 8,50 € de l’heure. Un des derniers pays européens à ne pas
avoir cet instrument de salaire finissait donc par rejoindre les autres pays
d’Europe au grand dam de ses entreprises qui voyaient déjà le chômage remonter !
Bilan, un an après ?
Le débat sur ce « Mindestlohn » semble
désormais clos et il y a même des politiques pour demander déjà son
augmentation un an après sa mise en œuvre.
Pourtant, cette affaire gratte encore un peu puisqu’en
en ce moment on discute sur le bien-fondé d’accorder tout de suite ce Smic
allemand aux réfugiés qui travaillent ou bien s’il faut attendre 18 mois à deux
ans.
Généreuse l’Allemagne oui, mais quand il s’agit
d’argent, faut pas pousser non plus !
Et cette loi
sur le salaire minimum, imposée par les socio-démocrates à la CDU de « Mère-qu’elle »,
concerne plus de trois millions de personnes qui n’avaient pas d’accord de
branche, donc de salaire plancher.
Mais cette loi, qui donne aux Allemands, aujourd’hui
encore, l’impression que l’État s’immisce à tort dans le porte-monnaie de leurs
entreprises, est encore un peu restreinte.
En effet, les jeunes en dessous de 18 ans ou en cours
de formation comme les stagiaires et les apprentis, ainsi que les chômeurs de
longue durée en sont exclus, tout comme les livreurs de journaux par exemple,
un peu comme en « Gauloisie-frondeuse ».
Les « mini-jobs » à 450 € par mois ne sont
pas concernés non plus mais leur tarif frôle maintenant le tarif du salaire
minimum sans offrir la même couverture sociale.
Du coup, ces « mini-jobs » sont devenus
moins intéressants.
Il y en avait
sept millions. Leur nombre est en recul. Au minimum, 500.000 ont été
transformés. Donc, moins de précarité. Fini les salaires à cinq ou six euros de
l’heure voire moins qui faisaient le bonheur du commerce de détail.
Enfin certains secteurs ont obtenus des dérogations
jusqu’en 2017 à condition de négocier des accords progressifs.
La révolution n’est pas encore tout à fait complète
mais quand même très, très avancée.
Et les catastrophes annoncées … n’ont pas eu lieu… !
Certains instituts prévoyaient la destruction de
900.0000 emplois, ça ne s’est pas produit du tout, bien au contraire. Même le
commerce de détail a créé de l’emploi et le chômage à 6,3 % n’a jamais été
aussi bas depuis la réunification.
L’excédent commercial allemand, lui, n’a jamais été
aussi élevé : + 8,1 %. Il pourrait même subir les foudres de Bruxelles parce le
pays gagne trop bien sa vie : Un comble !
Les prix ne se sont pas envolés non plus comme on
l’avait prédit, sauf un peu chez les coiffeurs ou les marchands de journaux. Le
consommateur consomme, du fait d’une hausse des salaires de 2,5 % cette année.
Bref, l’économie va bien, le passage s’étant fait en
douceur, et l’Allemagne a réussi sa conversion. Avec quand même encore quelques
petites astuces dans certains secteurs comme les abattoirs qui font toujours une
rude concurrence aux gaulois qui vont tous subir des contrôles sanitaires dans
le mois.
Car en plus d’une mise en place progressive du Smic
jusqu’en 2017, les abattoirs allemands ont toujours recours au ¾ à des
travailleurs détachés.
Et là, le salaire minimum, on s’en fiche un peu.
Ah quand l’unification sociale européenne ?
Il était déjà question de « convergence » du
temps de « Mythe-errant »…
Finalement, c’est un « truc » assez
extraordinaire : En, « Gauloisie-smicarde », on touche au Smic
et les entreprises s’effondrent en nombre toujours plus dense, le chômage ne
veut pas décroître et pour fuir la faillite, il faut s’exiler, <délocaliser,
sous-traiter !
Les impôts et cotisations ne rentrent plus, les
déficits pourraient s’aggraver…
Pas en Allemagne qui boucle ses budgets publics avec
des excédents et touchera au « zéro-dette » d’ici quelques années,
tout en battant des records d’exportation du « made in Kolossal »,
malgré les logiciels tricheurs de sa grosse boîte de « tas de boue à
roulettes » (qui du coup envisage de ne pas rétribuer ses actionnaires en
dividendes, au moment même où le mek qui a redressé PSA en avance sur son
calendrier se fait étriller pour sa rémunération jugée indécente, comme si on
en avait pas assez de marcher sur la tête…).
Justement, à propos de déficits, vous allez entendre bientôt
parler de « cagnotte »…
C’est comme ça chez les fous : On devait
atteindre les 3 % de déficit en 2015.
Finalement on n'a pas pu et on a demandé
un délai pour les atteindre en 2017.
Mais on a fait un peu mieux que prévu en 2015 :
3,5 au lieu de 3,7.
Mieux, mais loin des 3 % et loin de l'équilibre mais,
comme on a fait mieux que le pire qu'on devait faire, certains considèrent que
la différence c'est une « cagnotte » qu'on devrait distribuer… justement
avant les élections…
Toujours le délire !
Conclusion de l’aparté de ce début de semaine, ce qui
manque dans ce foutu pays qui est le mien (et que j’aime tant…) c’est de
pédaler dans le « bon sens » et non pas à l’envers.
Quand on aura compris ça, on finira par se sortir de l’ornière
dans laquelle 5 ans de « Bling-bling » et bientôt 4 de « Capitaine-de-pédalo-à-la-fraise-des-bois »
nous auront plongés.
J’en serai ravi, d’autant mieux si on aura enfin
écarté définitivement le risque politique et institutionnel que représentent les
frontistes.
On peut toujours rêver, n’est-ce pas ?
Désolé pour ce HS, mais j'attends avec impatience votre analyse des "Panama papers" !
RépondreSupprimerJ'aimerai beaucoup avoir votre éclairage sur le fait que ces "leaks" tombent maintenant (alors que la fuite a commencé il y a plus de 8 mois) ?
De même, d'un point de vue géopolitique, n'est ce pas opportun de pouvoir montrer qui sont "les méchants" ?
Il me semble qu'il suffit de voir quelles sont les personnalités mises au premier plan...
Je suis désolé je m'interroge, comment ce fait-il qu'il n'y ait aucune personnalité US de haut rang ??!
De même, où vont donc partir les grosses fortunes/capitaux dès maintenant ?? --> http://www.bloomberg.com/news/articles/2016-01-27/the-world-s-favorite-new-tax-haven-is-the-united-states
Tout cela tombe plutôt bien finalement, une magnifique opération de manipulation de l'opinion...
Peut-être que cette analyse ce concrétisera : http://brunobertez.com/2016/03/14/fiscalite-ceux-qui-transferent-des-actifs-aux-etats-unis-auront-une-surprise-de-taille-mais-surtout-tres-couteuse/
Cdt
Attendez un peu pour une analyse "un peu" hors des sentiers battus : Je collecte du renseignement depuis hier sur le sujet.
SupprimerCar effectivement, je sous comme vous "Anonyme", très étonné que :
1 - On ne cause d'aucun américain alors que Panama n'est jamais qu'un bastion US...
2 - Qu'il n'y ait qu'un cabinet spécialisé qui soit à la source des fuites, alors qu'il y en a près d'une dizaine sur place et mêmes des "plus gros" ;
3 - Qu'on ne vise que des "méchants" ("Poux-tine", l'ukrainien, presque tous les dictateurs, même chinois) alors que la vraie cible devrait être les leaders de Wall-Street, de Chicago, de la City etc.
4 - Que justement aucune banque de la city ou de New-York n'apparaisse alors que ce sont les princes, que dis-je, les rois, les empereurs du "offshore" tordu, loin devant le Luxembourg qui n'est déjà pas mal en soi...
5 - On nous raconte que même des "proches" de "Marinella-tchi-tchi", d'autres stars dans leur domaine, sportifs justement, sont dans le coup alors qu'on s'attendait à autre chose et que ceux-là désignés, de toute façon, ça ne nous apprend rien !
Y'a comme de la "grosse-manip" là-dessous, un vaste écran de fumée, un tsunami de boue qui cache forcément autre chose à noyer dans le lot, des cibles privilégiées en pleines primaires US...
J'en reste sur le kul !
Je m'attendais à ce genre de manipulation d'opinion, mais plus tôt et pour protéger les secrets de la famille "Boubouche" dont on sait que le dernier rejeton a jugé trop compliqué de gagner le fauteuil du tonton, alors qu'il en avait déjà largement les budgets.
C'est qu'il était "en danger" et que la machine qui avait démarré effectivement l'été dernier a dû être drôlement bridée pour ne pas déborder aux USA, laissant tout le reste dégouliner en contre-partie.
A mon sens, ce n'est pas fini : Pas normal qu'il n'y ait que quelques entrefilets dans le WP ou le NYT, voire le FT...
Bien à vous !
I-Cube
Ils sont trop forts ces américains: ils vont pouvoir paver leur propre paradis le Delaware…
RépondreSupprimerDes os ont été jetés aux chiens qui vont les ronger pour éviter les sujets qui fâchent.
Evidemment, les médias subventionnés par la gauche parlent du FN mais pas du tout du trésorier de campagne du roi des glands : JJ A u g i e r
Ni même des valises acheminées par la Sainte Cruche du climat à l’île Maurice…
Enfer et (kon)damnation !!!
ComtesseÔPiedNu
Ils font toujours la pluie et le beau temps sous presque tous les cieux paradisiaques, Chère Comtesse !
SupprimerCeci dit, un "amuse-gueule" sur le sujet, demain matin 6 h 04 : C'est mis en ligne ce soir.
En attendant essayer de regarder TF2 ce soir pour mieux m'en parler : Moi je ne verrais que demain soir pour éventuellement un post à suivre.
Parce que je trouve tout cela absolument génial et tombant fort-à-propos !
J'essaierai de vous expliquer ça une autre fois !
Bien à vous !
I-Cube