Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mardi 17 octobre 2017

« Manu-Mak-Rond-le-Jupitérien » au micro.

Ses bagues-aux-doigts m’énervent !

Je ne sais pas pourquoi, mais en passer une, c’est déjà un gage d’emmerdements sans fin, mais alors deux, une à chaque main – outre le fait de signifier l’existence d’une double-vie d’après un de mes « potes-gay » (eh oui, j’en ai aussi…) – est significatif soit d’un type qui n’est pas encore latéralisé, soit de quelqu’un qui navigue entre « droâte et gôche », ambivalent en somme, soit de celui qui cumule les handicaps dans sa tête et sa vie !
Et de la voir s’agiter – celle de « droâte » – sous mon nez, ça m’agace, y’a pas à dire.
 
Pour le fond, il avait dit qu’il se tiendrait à distance de ces journalistes qui, selon lui, incarnent le « vieux monde », entendez, le « Monde d’avant », lui l’agent corrosif du « Monde d’après »…
Le problème de ces deux mondes, c’est que celui qu’il porte ne correspond en rien à nos attentes (au moins pour nos gosses, si ce n’est pour nous-mêmes) : Lui parle d’une « hygiène de vie »…
Comique, va : On ne t’a rien demandé, que je sache.
 
En bref, malgré mes précautions, je suis arrivé en retard dans mon « appart’-hôtel » londonien pour « capter » le début du numéro qu’il aurait préparé depuis plusieurs jours, se privant même d’un week-end à « la Lanterne » (in Versailles indeed) qu’affectionnent tout particulièrement « Bibi » et la belle-famille.
Les contraintes de la fonction, décidément…
 
Vous aurez noté d’ailleurs, que loin d’être un « petit-rancunier », il s’est efforcé de « remettre le couvert » rappelant qu’on l’avait autrefois taxé de « bulle », qu’une fois élu, il ne pourrait pas disposer d’une majorité à l’Assemblée nationale et qu’il s’effondrerait face à « la rue ». Cinq mois plus tard, il est encore bien installé dans un décor « soigneusement préparé », avec plans répétés ici et là, montrant « ses petits-outils de travail » quotidiens et autres marottes savamment éparpillés par-ci, par-là.
Vous aurez compté avec moi au moins huit caméras autour de lui…
Franchement, qui peut encore être dupe du bonhomme ?
 
Bref – encore une fois – du très grand classique pour obtenir efficacité, cohérence et pédagogie, les trois objectifs de l’exercice, puisqu’il s’agissait d’en finir avec l’image du « président des riches » et avec le côté insupportable de « président arrogant ».
Deux caricatures efficaces puisqu’elles dominent les commentaires des … « commentateurs ».
Il n’a donc finalement cédé sur rien et certainement pas sur son vocabulaire, ses sorties et ses mots (« cyniques », « fainéants », « foutre le bordel », « ceux qui ne sont rien ») : « Je continuerai à respirer, à m’emporter, à dire ce que je crois … J’ai toujours essayé de dire les choses et de m’approcher d’une forme de vérité alors je nomme les choses et j’assume totalement ce qui a été dit mais je n’ai pas insulté qui que ce soit. »
« Sur tout, je fais ce que j’ai dit. Ça surprend, ça contrarie, c’est nouveau ».
« Je n’ai pas cherché à humilier » : Mais non, mais non ! Il y a lui, Jupiter et sa « pensée complexe » et puis les autres, les gueux qui finiront par dire « merci », c’est tellement logique.
Il va falloir que je me procure son bouquin, en pense-je…
 
Manière habile de justifier qu’il ne reviendrait pas sur la « libération » des entreprises et du travail. Manière intelligente de remettre en perspective une politique économique qu’il estime en réalité « révolutionnaire ».
« Retrouver le fil du destin français ». Formule qu’il aura accompagné de deux verbes : « Protéger et libérer ». Et ce sera au gouvernement et au premier-sinistre « Éd-Phil-Lippe » et sa barbe de huit-jours de mettre tout cela en musique derrière ses sourcils souriant et ses binocles.
Pas à lui… de mettre les mains dans le cambouis et prendre les coups.
Et pourtant…
 
De nous prévenir aussi : « La plénitude des réformes sera visible dans 1,5 à 2 ans. On ne juge pas l'action du Président de la République avec un indicateur », a-t-il considéré, marquant ainsi sa différence avec son prédécesseur qui en avait fait un marqueur de sa politique.
Il a estimé que la nouvelle loi sur le travail va permettre une vraie transformation du code du même nom pour les PME et TPE en leur donnant davantage de flexibilité et de souplesse. Sur le chômage, pour lequel il a annoncé un objectif de 7 %, il a rappelé que des « ordonnances ont été prises », qui « permettront de pouvoir s’adapter par le dialogue social ».
« Je compte sur les chefs d'entreprises, les syndicats, les salariés pour mener le dialogue social (…) Le taux de chômage est en train de baisser. »
Naturellement : Cela fait bien 30 ans que j’entends la même affirmation, déjà même du temps de « Babar-riturique » et pis encore, de « Mythe-errant ».
« À un million de chômeurs, le pays explose » en disait l’un. On n’est jamais qu’à plus de 5 millions et le pays n’a pas encore explosé…
 
Ils ont causé de retour à l’emploi, d’éducation, de formation professionnelle, de la qualification, la « vraie inégalité » selon « Jupiter ».
La suppression de l’ISF ? « Je ne crois pas à la jalousie française qui dit “taxons les Français et nous nous porterons mieux” », explique-t-il. Mais il n’aime pas non plus « le cynisme de ceux qui se replient dans l’égoïsme » pour accumuler de l’argent.
« Si vous jouissez de votre fortune sans investir dans l’économie, on vous demandera un peu de solidarité ».
« Les plus fortunés, les premiers de cordée, ont pour mission d'entraîner le pays».
Voilà qui est dit.
 
Sur la baisse des APL de cinq euros (en début de mois, 50 plus tard), il en aura dit : « À chaque fois qu’on a augmenté les APL, on a augmenté d’autant les loyers ». En voilà un qui ne sait pas encore que la fixation d’un loyer obéit à des règles de plus en plus contraignantes…
L’APL ne fait que « solvabiliser » à la marge les cas les plus tendus.
« Le logement, c’est presque 40 milliards de dépenses publiques. Ce sont quatre millions de français mal logés. C’est une politique publique qui ne fonctionne pas. J’ai demandé au gouvernement de porter une réforme ambitieuse ».
« On doit baisser le coût du logement dans notre pays. On va demander de baisser les loyers aux acteurs du logement. Car dans le monde HLM, il y a des réserves ciblant notamment les 800 organismes HLM qui pourraient être ‘‘regroupés’’ afin d’éviter des ‘‘frais de fonctionnement’’ (…). On va leur demander de faire des efforts et baisser les APL pour faire baisser la dépense publique dans l’ensemble » et de finir par « il faut construire davantage ».
Admettons : On avait déjà fait ça avec les assurances complémentaires, pour finir par faire des quasi-monopoles monstrueux, une situation idéale pour « faire payer » ceux qui le peuvent encore…
 
Sur un autre plan : « À loi constante, on prendra des mesures plus dures, on va faire ce qu’on doit faire. Toutes celles et ceux qui, étant étrangers en situation irrégulière, commettent un acte délictueux quel qu’il soit seront expulsés. On doit être plus efficaces dans nos politiques de reconduite ».
Le retour de la « double-peine » ?
Ou doit-on attendre qu’un « illégal » devienne un délinquant pour le virer ?
Probablement, mais alors sans le dire.
De toute façon, si la sécurité reste bien la première tâche d’un État envers ses citoyens, « le risque zéro n’existe pas » en matière de terrorisme.
Et les « morts sur les routes » alors ?
Il n’empêche, un préfet s’est fait limoger faute de procédures applicables à propos du meurtrier de Marseille.
Un « grand serviteur de l’État », ai-je cru entendre…
 
J’ai lâché, pour aller me servir un verre de glaçons « mouillés au whisky » (les anglais ont quand même des whiskys et des bières pas dégueulasses du tout) au moment où on lui a demandé si « Trompe » était dangereux.
Réponse évidente : Non !
« Chacun sa personnalité » (la sienne, c’est quoi, au juste ?), a-t-il tranché et de rappeler dans la foulée l’importance « du combat contre le terrorisme dans lequel les deux pays sont engagés » côte-à-côte.
Il a quand même reconnu des désaccords « sur le climat, sur l’Iran. »
J’ai craqué quand ils lui ont demandé s’il avait fait changer d’avis le président américain sur le dossier iranien…
Pas jésuite pour un sou, il a répondu en agitant son « annulaire-droâ-bagué » sous mon nez qu’il a insisté sur la nécessité d’« ancrer le président américain dans le multilatéralisme » et l’importance d’un « dialogue exigeant » : « L’objectif c’est la sécurité »…
Finalement, il lui manque des boucles d’oreille…
 
Interrogé sur le pouvoir d’achat des retraités, qui sera grevé pour 60 % d’entre eux par la hausse de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG) au 1er janvier 2018, il a promis qu’elle serait compensée pour une majorité d’entre eux dès l’année suivante avec la baisse de la taxe d’habitation.
En réalité, il faudra attendre 2020 pour qu’une majorité de retraités s’y retrouve : 3,8 millions sur 7 millions verront leur hausse de CSG compensée intégralement et partiellement pour 700.000 foyers supplémentaires.
Sait-il compter, au juste ?
Ou est-il lui-même atteint d’autisme-trisomique comme beaucoup de « sachants » ?
Une maladie décidément contagieuse…
 
On peut en douter notamment quant à sa volonté d’indemniser les personnes qui démissionnent, quand il a assuré que c’était « réaliste » d’un point de vue budgétaire. « C’est ce qui va avec la transformation de notre société », a-t-il ajouté, affirmant que l’État allait dans le même temps « renforcer les contrôles » auprès des bénéficiaires du chômage : « Il faut que l’on s’assure que le (chômeur) cherche réellement un emploi et que ce ne soit pas un récidiviste du refus ».
Et le « STO » (Service du Travail Obligatoire), y’a-t-il pensé ?
 
J’ai repris mon « audition » attentive quand il a abordé le sujet de la « PMA pour tous toutes », y compris lesbiennes et célibataires (une promesse de campagne). Il souhaite « un débat apaisé dans le courant de l’année 2018 » sur la question : « Sur ces sujets de société, le politique ne doit pas imposer les choix en brutalisant les consciences », a-t-il déclaré.
Ok : À suivre !
 
Et puis dans la foulée, on l’a fait aborder le sujet d’actualité qui est sur toutes les lèvres : Le harcèlement sexuel !
Gag : Il a confirmé « qu’une procédure était lancée pour retirer la Légion d’honneur au producteur américain Harvey Weinstein. »
Elles vont être contentes nos dames : C’est vachement protecteur et dissuasif, comme idée ! Et de rajouter que « lorsqu’il y a un an, j’ai lancé la ‘‘grande marche’’, toutes les femmes en région parisienne disaient être harcelées, ennuyées dans la rue », a-t-il fait savoir.
Ce n’est pas nouveau…
 
Comme dit l’autre, la « Gauloisie-des-droits-de-la-femme », c’est les « 3 G » : Galanterie, Grivoiserie, Goujaterie !
On ne les refera pas, mais quant à en limiter les effets dans les cerveaux reptiliens, il a la solution miracle (ne rigolez pas, SVP !) : « Pour verbaliser au quotidien et être plus actif » contre ce fléau, il évoque la création de la police de sécurité du quotidien. « Je souhaite que nous puissions avoir une procédure plus simple de verbalisation quand des faits sont commis. Sur ce sujet comme sur d’autres sujets du quotidien je souhaite simplifier nos procédures. »
Et alors ?
Cela permettra-t-il de mettre fin aux « promotions-canapés » des « secrets d’alcôves » ?
Parce que j’en suis victime, figurez-vous : Impossible pour moâ, hétéro-indécrottable, d’en bénéficier.
Et quand je tombe par hasard sur une « mante-religieuse » qui te me vous promet la lune, de toute façon, même avec un sac sur la tête, c’est « la panne » assurée.
 
En conclusion (provisoire), hier dimanche soir, pendant qu’on dépouillait en Östen-Reich (l’empire de l’est) au profit d’un « encore plus jeune », vous n’avez pas eu de chance : Rien de neuf en prime-time avec un président qui prépare déjà sa campagne (« en son temps ») de sa réélection où, peut-être, quelques « cougars » auront frémi à s’imaginer « des trucs » avec le sourire du « gendre-parfait » pendant une grosse heure. Après, on m’a dit que vous vous êtes tapé un navet à gros-budget (1 million d’entrées) du sieur « Klavier » dans ses grands-jours : « Une heure de tranquillité », pour terminer votre soirée télévisuelle !
Là, franchement, j’adore l’humour des programmateurs…

lundi 16 octobre 2017

Payer deux fois !

Vous avez vraiment voté pour être « étronnés » ?
 
Si c’est le cas, je vous admire : Comme masochiste, on va avoir du mal à faire mieux !
Car où que vous tourniez la tête, on n’arrête pas de vous en « foutre plein la gueule » rajouter sur le dos et personne ne proteste.
Quelques exemples…
 
Y’en a qui imaginent déjà – qu’en cas de crise, ce qui n’est jamais sûr, pensez donc – on vous taxera de 500 euros par tête de pipe.
Pendant ce temps-là, les « Teutons » refusent de garantir vos dépôts a minima
Notez au passage que la suppression de la taxe d’habitation vous rapporterait 500 euros par an, en moyenne et aux ménages…
Ça devrait s’équilibrer, vous vous susurrera-t-on au creux de l’oreille.
 
Ah ouais, vous être propriétaire de votre logement – que vous avez déjà payé, où c’est en cours, avec votre peu de pognon taxé préalablement – on envisage de vous faire payer « un loyer » en plus…
Normal, vous êtes « riche » !
Notez que si vous êtes Gauloisien, vous payez déjà une taxe foncière pour tribut à « posséder ».
Si c’est pour habiter, on vous fera peut-être la remise de votre taxe d’habitation, part municipale seulement.
Mais pas de la part départementale, ni encore moins de la « régionale ».
Et si votre bien est situé en « Île de Gauloisie », faudra bien vous acquitter de la taxe « Grand-Paris » en sus (vous savez le « truc » de « Bling-bling » qui fait que vous payez le même prix votre carte-orange pass-navigo que le gars qui vit au milieu des champs)…
Et puis pour être sûr que vous ne couperez pas à ce « droit de circuler » en transport en commun – vachement efficace – faudra vous payer un smartphone parce que les tickets en carnet vont disparaître…
 
Ah oui, au passage, faudra bien que vous montriez « solidaire » à raison de 40 euros/an avec les « pôvres-inondés », vous savez ces « catastrophes naturelles » dues à l’imperméabilisation des surfaces que vous payez déjà dans vos assurances obligatoires – responsabilité-civile, habitation, prévoyance, etc. – et de votre « tas de boue à roulette ».
Taxer la pluie (et l’incompétence des ingénieurs « ponts-&-chaussées »), je trouve personnellement l’idée géniale…
Les « Portos » taxent le soleil : Y’en a plus !
 
Et je ne vous dis pas quand vous « achetez » des bureaux, des locaux commerciaux ou d’activité pour pouvoir fournir soit des « rentes de situation » soit un outil de travail à la hauteur de vos talents et compétences : Taxe sur les bureaux, redevances annuelles sur les mêmes, taxe sur les surfaces de vente au détail, à la création et annuelle, taxe sur vos parkings, et j’en passe notamment la contribution foncière des entreprises…
 
Les parkings à bagnole… Vous n’avez pas honte d’avoir une bagnole ? Vous aviez un autocar : Interdit en centre-ville à « Paris-sur-la-plage ».
Vous avez un camping-car, interdit de stationnement en nuitée dans bien des communes – si ce n’est pas toutes en ville et en petite couronne.
Vous voulez aller à l’hôtel ou chez un particulier qui vous héberge quelques nuits, vous ne couperez pas à la taxe de séjour.
Si vous plantez votre tente au camping du bois de Boulogne, idem : Une taxe !
 
Vous avez un diesel, interdit de rouler en 2024.
Mieux, votre tire n’est pas électrique, interdit en 2030 !
Avec dix ans d’avance sur le calendrier imposé par les ministères.
Le pays des Libertés, barré d’interdits.
Laissez-moi donc rire !
 
L’attelage hippomobile ? C’est déjà interdit depuis près d’un siècle, qu’on en a fermé les écuries qui relayaient autour des halles.
Le vélo électrique ? Même plus droit au « petit-coup-de-pouce »…
Reste l’aviron, mais seulement sur les cours d’eau du pays et encore (en attendant que le niveau de la mer n’envahisse les rues des grandes-villes), ou la marche à pied : Facile pour être à l’heure à un RDV, je vous le dis.
Ou encore un bus, quand il veut bien passer vous ramasser, le métro, s’il n’est pas en grève ou en « incident-technique » ou « voyageur » (vous savez, ces meks qui n’en peuvent plus et préfèrent passer sous une rame pour mettre fin à leur calvaire de vivre au « paradis-soce »…).
 
Moi, je trouve ça vraiment très drôle : Vous pourrez toujours louer un « velib’ », une « auot’lib’ » si vous en trouvez sur votre chemin.
En revanche, sachant que le taux d’équipement automobile des ménages est de 38 % chez les « parigots » contre 67 % en « Île-de-Gauloisie » et 81 % dans le reste du pays, autant fermer la ville pour que tout le monde crève la dalle, que les « pitis-commerces » tirent le rideau – sans même parler des théâtres et autres joyeusetés qui vivent de subventions et… et des banlieusards qui peuvent encore accéder sur les grands-boulevards.
Ça va être chouette dans pas loin d’un peu plus de 12 ans…
Demain, pas « plus-tard » que demain.
 
Oui, la propulsion électrique permet d’éradiquer les émissions de gaz polluants. Mais seulement au kul des bagnoles, pas au sommet des cheminées des centrales thermiques… qui demeurent une source non-négligeable d’émission de particules.
Airparif’ vous l’aura notifié : Fermeture des voies sur berge ? Pas d’incidence sur le niveau de pollution. On a juste « déplacé » les nuisances de dessous des bureaux de « Sœur-Âne » vers ailleurs et multiplié les temps de parcours…
 
Oui, la propulsion électrique permet de diminuer la dépendance de notre pays aux hydrocarbures. Parce que nous avons la chance de compter de nombreuses centrales hydro-électriques et nucléaires, encore que celles-ci soulèvent d’autres problèmes. Vous imaginez l’alimentation électrique – production/distribution/perte-en-ligne – d’un parc de plusieurs dizaines de millions de voitures et de camions électriques ?
Non, on n’exploitera plus nos puits de pétrole, mais on a des idées lumineuses et coûteuses.
Ils s’en foutent, ce n’est pas eux qui payent mais vous (et demain tous vos gosses, qui trouveront ça « normal » en plus…).
Et Ô punaise, le coût que ça va représenter… 
 
On aurait besoin de quinze centrales nucléaires supplémentaires, à moins de faire comme en « Teutonnie » ou en Chine, à savoir de redémarrer ou d’ouvrir de nouvelles centrales électriques au charbon, au gaz, à la tourbe, au fioul pour produire « tout ça ».
Pourquoi faire simple quand on peut vous gâcher la joie-de-vivre ?
 
Car notez en passant qu’outre tous les problèmes de « transition » et autre « transformation » environnementale que cela représente – surexploitation des terres rares, recyclage des batteries, entre autres – ce sera l’occasion d’évoquer les risques pour la santé de l’exposition à des champs électromagnétiques émis par le câblage des chargeurs.
Sans parler de ceux auxquels s’exposent les passagers dans leurs voitures électriques…
 
Bref heureux de vivre comme des martyrs d’élus déments.
Finalement, vous ne méritez pas beaucoup mieux, après-tout : C’est vous qui les avez portés où ils sont par vos bulletins de vote.

dimanche 15 octobre 2017

La science et les seins de nos dames


Délires « machistes » sur le sein doux.


Il y a très longtemps de ça, le 22 mai 2006 pour être précis, je mettais en ligne un post sur « l’ancien blog » repris d’ailleurs dans le suivant (24 août 2007) comme le témoignage d’une « constante-cosmologique » de l’activité de mon unique neurone en état de fonctionner (celui du nerf honteux) et d’une « constante-physique » qui ne figure pourtant pas dans les canons scientifiques.
Que j’en suis désolé, mais depuis, les travaux des chercheurs éclairent peu-à-peu le sujet et je m’en délecte avec quelques frustrations, figurez-vous ; Je pourrai mourir kon, que ça ne m’étonnerait pas, finalement.


Je vous laisse lire :
Pour moi, « il y a cinq typologies de poitrine féminine (à force, je commence à savoir).
L’inexistante, inutile de parler des absentes, disons qu’elle est « frémissante ».
La frétillante. La sautillante. La flottillante. Et la pendouillante. Il y a aussi la dégoulinante, celle qui tombe plus bas que le nombril, mais bon, ne causons pas des cas pathologiques (ni de l’emplacement desdits nombrils).
Naturellement, il y a multitude de variantes, dans les formes : La poire, le melon, la pomme, la demie pomme, la goutte d’huile, l’œuf sur le plat ou la cucurbitacée.
Les tailles z’aussi peuvent diverger, quoique souvent cela aille de pair avec la caractéristique dominante des typologies, mais pas toujours (la preuve : Les fabricants de dentelles partent du A et vont jusqu’au double D).
Sans compter avec le mamelon couronnant l’ensemble : Petit, large, étalé ou étroit, en relief, en pointe ou plat, rose, rouge, carmin, terre de sienne, marron, noisette, noir, etc. J’en ai même vu des jaunes… C’est en tout cas toujours une surprise inattendue, source d’un émerveillement sans limite et à chaque fois renouvelé.


D’autant que l’ensemble varie parfois en fonction de l’usage qu’on s’apprête à en faire. Mais pas toujours. Ou de la « tenue » qui en est faite. Là encore, pas tout le temps, quoique des surprises peuvent intervenir quand on « déballe » l’ensemble offert à de tendres z’et sensuels z’émois.
On peut tenter le même exercice de taxonomie avec les séants : Il y a les inexistants. Les tout plats et ridicules (même que parfois en passant par devant, on peut se retrouver derrière sans même sans rendre compte). Les ballons de handball, de football, de basket. Et les mappemondes gigantesques. Les gouttes d’huile. Les ogives qui se fondent avec la cuisse, etc. jusqu’à « l’aile de papillon » qui descend jusqu’au-dessus de l’articulation du genou et qu’il faut écarter « à la main » pour pouvoir y arriver ! (Ne me demandez pas à quoi, je ne vous le dirai pas).


Je sais, tout cela est affreusement et odieusement « machiste » (alors même que j’adore jusqu’à la fascination !). Disons, pour compenser, que je suis personnellement doté d’un bon 120, bonnet A (avec tendance à rattraper le B si je continue à manger n’importe quoi !) et qu’il y a bien eu Pierre Perret pour nous chanter, avec talent (que je n’ai pas, veuillez excuser mes géniteurs), les attributs masculins… »
Depuis, j’ai tendance à faire du 110, bonnet de rien du tout…
La faute à mon ange-gardien. Et mon régime « 103 P-R » (sans pain, patate, pate, riz).


Naturellement, j’avais partiellement « tout faux » (un comble pour un de mes domaines d’excellence !) puisqu’officiellement il y a 7 typologies de sein : 1. Les seins ronds ; 2. Les seins opposés ; 3. Les seins de côté ; 4. Les seins élancés ; 5. Les seins en forme de cloche ; 6. Les seins asymétriques ; et 7. Les seins « goutte d’eau »…
En fait, et à l’occasion d’une mission chez un importateur de soutien-gorge, j’ai enrichi ma taxinomie personnelle : On a « les raisins », les « pommes vertes », les « cerises », les « citrons », les « abricots », les « poires », les « papayes », les « chute libre », les « petite poche », les « bouteille d’eau », les « volcans », les « sachets de thé », les « pastèque », les « fleur de lotus », les « bol de soupe », les « mangue » et les « boule de bowling » !

17, c’est bien plus évocateurs que mes « 5 originels ».
Comme quoi, jeune kon de la dernière pluie, je n’étais pas vraiment « au niveau » : Je me suis rattrapé depuis.
Même question « fesses » (mais c’est un autre sujet) : La science considère qu’il y a 5 formes de fesses : 1. Les fesses carrées ; 2. Les fesses en forme de V ; 3. Les fesses en forme de A ; 4. Les fesses rondes ; 5. Les fesses en cœur inversé – les deux dernières étant les plus jolies à mon goût, même si la dernière fait justement penser à une contrebasse, d’autant mieux quand elles « vibrent » pleines de vie.
Alors qu’au 7 pré-décelées, j’en rajoute une 8ème : Les fesses qui se voient (alternativement) « de devant », seulement en pantalon.
Globalement, une sur trois paires qui vous arrivent de face.
Un spectacle étonnant et tellement réjouissif !


Tout ceci dit, j’avance dans ma perception – très personnelle – des charmes féminins (on fera peut-être un autre post sur les visages, sourires & yeux qui brillent), d’autant que je vous ai déjà gratifiés d’un post sur les lèvres. La question in-abordée reste quand même cette indéniable attirance pour les poitrines.
Je me doutais bien qu’il y a là la trace inconsciente pour le sein maternel, mais si l’explication vaut pour les mâles hétérosexuels – dont je suis – quid des petites-filles-qui-ont-grandi et mettent avec tant de talent leurs « charmes-apparents » ?
Et puis encore, je fais partie des bébés privés à jamais du lait maternel, alors qu’elle correspondance ?


D’après la science, l’attirance des hommes pour les seins des femmes tiendrait en une théorie dernièrement proposée par le psychologue Larry Young qui défend l’idée qu’elle viendrait d’un circuit de neurones particulier servant à favoriser l’attachement d’une mère pour son petit pendant l’allaitement (c’est dire qu’il n’y connaît rien…), mais aussi à son partenaire qui stimule la poitrine durant les rapports sexuels : En caressant les seins, les hommes pousseraient les femmes à les aimer davantage !
Étonnant…


Certains pensent par exemple qu’une femme à forte poitrine est perçue comme fertile et capable de nourrir convenablement son futur bébé.
Euh… franchement, d’abord il n’y a pas que les « seins épais » qui sont « attractifs » et si à chaque fois qu’on devait s’enticher d’une « poulie-fendue » aux yeux qui brillent au prétexte qu’elle va « se reproduire », on arrêterait de se servir de capote pour forniquer.
Ça dékonne, là !


Pourtant le sieur précité a pour spécialité l’étude des bases neurologiques des comportements sociaux complexes. Il persiste à expliquer qu’au moment de l’allaitement, lorsque le bébé suce le mamelon de sa mère, celle-ci voit son cerveau inondé d’une hormone appelée ocytocine, célèbre car fortement associée à l’amour et à l’attachement. Ainsi, la femme accorde toute son affection à son petit.
La poitrine jouerait alors un rôle important lors des rapports sexuels et participe activement à l’excitation. Il a été montré que des caresses sur cette région activent les mêmes régions du cerveau que la stimulation du vagin ou du clitoris.
Et comme pour les nourrissons qui se restaurent, les gestes délicats d’un amant induisent un relargage massif d’ocytocine. Résultat, la cible de l’attention féminine, dans ce cas, n’est autre que son partenaire.
Encore faut-il tripoter…
Et si ça expliquerait pourquoi les femmes aiment bien en générale que l’on flatte ces parties « érogènes » là – mais au même titre que l’intérieur des cuisses, les hanches, les fesses, la chute des reins ou d’autres zones sensibles encore comme les épaules ou la nuque – il n’explique toujours pas l’attirance des mâles-hétéros pour les poitrines féminines.


Certes, on peut inverser la perception et considérer que du point de vue du succès reproducteur, il est donc intéressant pour un homme d’aimer les seins des femmes afin qu’elles lui prêtent davantage d’affection et d’amour, conditions requises pour former un couple durable.
Young y voit d’ailleurs les traces de la sélection naturelle, les mâles montrant de l’appétence pour les poitrines ayant pu se reproduire davantage que les autres.
De ce fait, l’attirance des hommes pour les seins serait devenue une norme et le réseau neuronal spécifique se développerait chez les mâles hétérosexuels au moment de la puberté…


Ok, admettons mais alors pourquoi « l’Homo-érectible » serait-il la seule exception du monde animal ?
Les auteurs apportent leurs explications : D’une part, chez les mammifères, 97 % des espèces ne sont pas monogames, ce qui élimine déjà bon nombre d’espèces.
Mais d’un autre côté, on ne peut pas dire que l’espèce humaine peut être considérée comme strictement monogame.
Mis à part les questions d’infidélité, selon les périodes ou les régions du monde, la polygamie a existé et existe encore. Il n’y a qu’à penser aux harems des Ottomans ou aux mariages multiples des hommes de confession mormone.


Ensuite, la différence viendrait peut-être de notre particularité à faire l’amour en face à face, ce qui ne se retrouve pas chez les autres mammifères monogames.
Euh, là, c’est quand même une grandiose idiotie : Je pratique habituellement plus d’une bonne douzaine de « positions » qui ne sont pas toutes et loin de là « face-à-face ».
Car chez l’homme (comme chez d’autres), la sexualité n’est pas qu'une affaire de reproduction et l’espèce. Lui a développé de nombreuses pratiques et fantaisies dans un strict but de plaisir…
Ce n’est donc pas un comportement sélectionné par l’évolution.


Heureusement, ce n’est pas l’anthropologue Fran Mascia-Lees, de la Rutgers University (New-Brunswick, États-Unis), qui viendra me contrarier : En effet, elle signale que tous les hommes ne sont pas attirés par les seins.
C’est juste. Mais quand « ça balance » sous ton nez, c’est difficile de ne plus pouvoir marcher sans être cassé en deux pour cause de « double-décimètre » tendu coincé là où il ne faut pas.
Elle, elle évoque par exemple ces sociétés traditionnelles en Afrique dans lesquelles les femmes se baladent torse nu sans susciter un intérêt particulier de la part des membres masculins de la troupe.
Moi, je l’invite à venir à confirmer sur mes plages de Balagne une journée d’été : Autant que je sache, il n’y a aucun viol ni d’agression sexuelle signalés sur toute une saison, et pourtant, les occasions de réjouir la macula associée au « nerf-honteux » sont nombreuses.


Par conséquent, il semble que le débat pourrait donc être un peu plus complexe et ne se limiterait peut-être pas à de simples réseaux de neurones…
Et du coup, je reste toujours aussi ignorant du pourquoi de cette « constante-cosmologique », de cette « attirance » invariante et de cet invariable besoin de nos femmes à se mettre en valeur à nos yeux à travers leur poitrine.

Quand même kon.
Si quelqu’un peut m’éclairer, il est le bienvenu dans les commentaires (ou plus discrètement par courriel : infreequentable@gmail.com), sans ça vous prenez le risque de me voir mourir « ignorant ».


Merci par avance à toutes et tous,
Et bonne fin de journée !


I3

samedi 14 octobre 2017

Une histoire de dentier…


Il y a un an de ça,
 
La Cour d’Appel Administrative rendait un arrêt démêlant le bon grain de l’ivraie d’un avocat exerçant son activité en EURL.
Pour les profanes et autres béotiens de la chose juridique, une EURL est une Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée. L’intérêt de la chose consiste à limiter la responsabilité de l’associé unique quant à un éventuel passif emportant cessation des paiements et faillite.
C’est assez limité, car le gérant-associé unique reste responsable de ses fautes personnelles de gestion et il ne peut pas se défausser sur des « décisions collectives » ineptes qui auraient conduit à la déconfiture de sa société.
Ceci dit, une EURL reste une « fiction » légale (comme beaucoup de sociétés) d’autant plus qu’il n’y a qu’un associé ce qui limite « l’affectio societatis » entre soi et soi-même…
Passons, le souci n’est pas là.
 
L’inconvénient reste dans la fiscalité applicable : C’est celle du gérant majoritaire de la SARL (forcément, il est tout seul) et l’empêche d’accéder au statut de salarié (petit « paradis-fiscal » en soi, et globalement un « enfer social coûteux »…), mais un accès sur option et au régime fiscal des sociétés de capitaux (avec double imposition : Une fois à l’impôt sur les sociétés (IS) et une autre fois au titre des RCM (Revenus de Capitaux Mobiliers) à l’IR (Impôt sur le revenu) au moment de la distribution d’un éventuel dividende.
Là, l’intérêt reste dans la possibilité de « retenir » des bénéfices à solder afin « d’optimiser » les effets du barème progressif de l’IR au fil du temps, même si ça ne « marche plus » pour les appels de cotisations sociales (suite à divers « abus » de quelques dentistes soi-disant bien conseillés).
Personnellement, je considère qu’il y a plus simple, mais bon, il y en a qui y trouve encore leur intérêt.
Je vous la fais courte…
 
« CAA de MARSEILLE
N° 15MA00769    
Inédit au recueil Lebon
3ème chambre - formation à 3 : M. BEDIER, président, - Mme PAIX, président ; M. Mathieu SAUVEPLANE, premier conseiller, rapporteur, M. MAURY, rapporteur public, FERRANDI-ACQUAVIVA, avocat.
Lecture du jeudi 13 octobre 2016 
 
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
 
Vu la procédure suivante :
 
Procédure contentieuse antérieure :
M. C… a demandé au tribunal administratif de Marseille de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2008 et 2009 et des pénalités correspondantes.
Par un jugement n° 1302482 du 16 décembre 2014, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande.
 
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 19 février 2015 et un mémoire enregistré le 17 juillet 2015, M. C…, représenté par Me B…, demande à la Cour :
1°) d'annuler ce jugement du 16 décembre 2014 du tribunal administratif de Marseille ;
2°) de prononcer la décharge demandée.
Il soutient que :
- l’irrégularité entachant la vérification de comptabilité de l’EURL Patrick C… du fait des atteintes portées par l’administration fiscale au secret professionnel entraîne l’illégalité de son imposition personnelle ;
- le principe d’indépendance des procédures doit être écarté ;
- les dépenses de prothèse dentaire que la société a accepté de prendre pour partie en charges constituent un supplément de rémunération relevant de l'article 62 du code général des impôts déductible de l’impôt sur les sociétés en raison de leur lien étroit avec sa profession d’avocat et ont été engagées pour la conservation de son revenu au sens de l’article 13 du code général des impôts ;
- il peut se prévaloir de la documentation administrative BOI-BNC-Base 40-10, n° 50 ;
- les avances sans intérêt qui lui ont été consenties par la société trouvent leur contrepartie dans la possibilité pour celle-ci d’exercer son activité du fait de son inscription personnelle à l’ordre des avocats. »
 
Vous aurez tout de suite noté que l’affaire du dentier a été au cœur de mon intérêt immédiat. Je n’en suis pas encore doté, mais ça peut venir…
Tout pareillement, j’avais un « cousin » Conseiller d’État (fiscaliste émérite), sourd comme un pot – heureusement que les procédures sont écrites… – qui m’avait demandé s’il pouvait déduire les frais de son « appareillage » (qu’il débranchait quand les gens qui l’entouraient l’ennuyaient : Ambiance dans les délibérés…).
Et j’avais moi-même découvert qu’en tant que Prof’ de fac, j’avais un droit à déduction d’un costume par an !
Précis, mais je ne sais toujours pas pour mes pompes…
Et je lui avais répondu par l’affirmative, mais étant lui et moi des « salariés », ça rentrait à l’époque dans l’abattement de 10 % pour frais, sauf à passer, sur option et avec justificatifs, au régime de la déduction des frais réels : Aucun intérêt…
En revanche, pour un avocat au BNC (Bénéfices Non Commerciaux – la « cédule fourre-tout » où sont aussi agrégés les ressources des péripatéticiennes), ça avait un intérêt immédiat (au même titre que la collection d’abonnements aux revues juridiques diverses et variées).
 
« Par un mémoire en défense enregistré le 23 juin 2015, le ministre chargé du budget conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. C… ne sont pas fondés.
 
Vu les autres pièces du dossier.
 
Vu :
- la loi du 31 décembre 1971 portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques ;
- le code pénal ;
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
 
 Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Sauveplane,
- et les conclusions de M. Maury, rapporteur public.
 
1. Considérant que M. C…, qui exerce la profession d'avocat dans le cadre de l'EURL Cabinet PatrickC…, qui a opté pour son imposition à l’impôt sur les sociétés, relève appel du jugement du 16 décembre 2014 par lequel le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 2008 et 2009 à la suite d’un examen contradictoire d’ensemble de sa situation fiscale personnelle ;
 
Sur la régularité de la procédure d'imposition :
2. Considérant, en premier lieu, que l’administration a taxé entre les mains de M. C… les sommes réintégrées dans le bénéfice de l’EURL Cabinet PatrickC…, qu’elle a regardées comme des revenus distribués sur le fondement du 1° du 1. de l’article 109 du code général des impôts ; que, dès lors, les irrégularités susceptibles d’avoir entaché la vérification de comptabilité de cette société sont sans incidence sur les impositions de M. C… ; »
 
Dont acte : Le gars a opté pour l’IS. Les revenus tirés de son activité entre donc dans la « cédule » de l’article 62 du CGI, mais la boîte paye l’IS au passage et selon une comptabilité dite « commerciale », aux « engagements » et non pas aux « encaissements » typique des BNC.
Une formule comme une autre d’optimisation à double-tranchant : Perso, je préfère « ne pas encaisser » tout de suite, même si je facture en temps et en heure (pour la déductibilité rapide chez mon client…).
 
« 3. Considérant, en second lieu (…)
 
Sur le bien-fondé des impositions :
 
7. Considérant qu’aux termes de l’article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : 1° Tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital (…) " ; »
 
Un « truc » sur lequel il faudrait que je revienne à l’occasion d’un arrêt sur le sujet, parce que vous ne le savez pas, mais les conséquences sont énormes : Par exemple, quand une charge n’est pas réputée « déductible » et qu’elle a été « décaissée », bé elle est considérée comme d’une « distribution » imposable chez un bénéficiaire à identifier et à aller taxer…
Si, si !
Pas de problème quand il y a eu une facture, c’est déjà compté par ailleurs. Mais vous faites quoi du suramortissement retoqué pour une machine qui tourne en 3 x 8 ?
 
« En ce qui concerne les frais de prothèse dentaire :
 
8. Considérant qu’aux termes du 1. de l'article 13 du code général des impôts : " Le bénéfice ou revenu imposable est constitué par l’excédent du produit brut, y compris la valeur des profits et avantages en nature, sur les dépenses effectuées en vue de l’acquisition et de la conservation du revenu " et qu’aux termes de l’article 62 du code général des impôts : " Les traitements, remboursements forfaitaires de frais et toutes autres rémunérations sont soumis à l’impôt sur le revenu au nom de leurs bénéficiaires s’ils sont admis en déduction des bénéfices soumis à l’impôt sur les sociétés par application de l'article 211, même si les résultats de l’exercice social sont déficitaires, lorsqu’ils sont alloués : aux gérants majoritaires des sociétés à responsabilité limitée n’ayant pas opté pour le régime fiscal des sociétés de personnes (…) " ;
 
9. Considérant, en premier lieu, que l’administration a réintégré dans les bases imposables de l'impôt sur les sociétés de l'EURL Cabinet Patrick C… de l'année 2008, au motif qu’il s'agissait d’une dépense étrangère à l’exploitation de la société, une somme de 9.000 euros comptabilisée en compte 625 " frais de réception " correspondant en fait à la fraction d’une facture d’un montant de 29.330 euros relative à des frais de chirurgie dentaire que M. C… indique avoir été contraint d’exposer pour l'exercice de sa profession ; que cette somme, imposée entre les mains de M. C… dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers, n’a pas le caractère d’un traitement, d’un remboursement forfaitaire de frais ou d’une rémunération au sens de l'article 62 du code général des impôts ; que M. C…, qui admet au surplus que la somme de 9.000 euros n’a pas été ajoutée à sa rémunération, n’est fondé à soutenir ni que ces dépenses de prothèse dentaire constitueraient un élément de sa rémunération en raison de son lien étroit avec ses fonctions d’avocat, imposable sur le fondement de l'article 62 du code général des impôts et simultanément déductible des résultats de la société ni qu’elles auraient été engagées pour la conservation de son revenu au sens de l'article 13 du code général des impôts ; »
 
Vous avez pigé ? Le « baveux », il déduit d’un côté et se considère comme « non-imposable » de l’autre côté.
Ce qui est normal pour des frais, mais à condition d’en réunir les conditions :
 
« 10. Considérant, en second lieu, qu’aux termes de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales : " Il ne sera procédé à aucun rehaussement d'impositions antérieures si la cause du rehaussement poursuivi par l'administration est un différend sur l'interprétation par le redevable de bonne foi du texte fiscal et s'il est démontré que l'interprétation sur laquelle est fondée la première décision a été, à l'époque, formellement admise par l'administration. Lorsque le redevable a appliqué un texte fiscal selon l'interprétation que l'administration avait fait connaître par ses instructions ou circulaires publiées et qu'elle n'avait pas rapportée à la date des opérations en cause, elle ne peut poursuivre aucun rehaussement en soutenant une interprétation différente (…) " ;
 
11. Considérant que la documentation administrative référencée " BOI-BNC-Base 40-10 n° 50 " ne fait référence qu’aux dépenses d’appareillage et de prothèse exposées par les titulaires de traitements et salaires, de bénéfices non commerciaux, de bénéfices industriels et commerciaux ou de bénéfices agricoles ; qu’en l’espèce, M. C... n’est pas titulaire de revenus relevant de ces catégories et, par suite, n’est pas fondé à se prévaloir, sur le fondement de l’article L. 80 A du livre des procédures fiscales, de cette interprétation administrative ; »
(…)
 
Ah le kon : C’est un avocat et il ne sait même pas lire !
Notez que moi non plus (j’ai été à l’ékole pue-blique, je ne peux donc pas savoir), mais je ne suis pas avocat…
Et au passage, une « petite-leçon » de droit appliqué sur la portée de l’Art. L 80 A du LPF.
Si le fisc possède une arme absolue dans la procédure de l’article L 64 du LPF contre les contribuables (requalification des « abus de droit » à portée purement fiscale), le contribuable peut se défendre de façon absolue avec le « L 80 A » (l’opposabilité de la « doctrine fiscale » de l’administration à elle-même).
Comme vous le constatez : Une portée limitée tout de même…
 
« 14. Considérant qu’il résulte de tout ce qui précède que M. C... n’est pas fondé à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande ;
 
D É C I D E :
 
Article 1er : La requête de M. C… est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A… C… et au ministre de l'économie et des finances.
Copie en sera adressée à la direction de contrôle fiscal Sud-Est. »
 
Autrement dit, confirmation que l’administration fiscale considère que les frais de maladie constituent des dépenses personnelles non déductibles des bénéfices non commerciaux (et autres).
Mais rappelons que les frais de prothèses dentaires ou auditives peuvent être considérés comme des dépenses professionnelles que lorsque le titulaire de bénéfices non commerciaux exerce des fonctions effectives exigeant un contact direct et permanent avec le public. Ces frais peuvent alors être déduits à hauteur de 50 % de leur montant. Le port de l’appareil ou de la prothèse devant cependant être indispensable pour remédier à un grave handicap qui, s’il n’était pas corrigé, empêcherait l’exercice normal de l’activité professionnelle.
 
Cette « tolérance » (autre nom des nombreuses « niches-fiscales ») s’applique pour la fraction des frais non-prise en charge par la Sécurité sociale, une mutuelle ou tout autre organisme de prévoyance.
Et attention, les juges ont rappelé que la « tolérance » ne bénéficie qu’aux titulaires de bénéfices non commerciaux, de bénéfices industriels et commerciaux, de bénéfices agricoles ou de traitements et salaires. Des catégories de revenus dont ne relevait pas le quidam puisqu’il est au « 62 ».
 
Conclusion : Il n’y a pas que des avantages à se mettre sous le régime fiscal de l’article 62. À moins d’accepter de plaider édenté quand on est avocat.
Question subsidiaire : Est-ce que ça marche aussi pour mes binocles ?
Je n’ai jamais posé la question, puisque je ne sais pas lire…
Logique.
 
Bonne fin de journée à toutes et tous !
 
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