Celui-là,
il vaut bien une « histoire d’en rire »
Mais il vaut mieux que ça pour devoir rentrer dans
l’Histoire, la grande, pas la petite.
Et comme on se remet, ce jour, de la descente de « l’Esprit-Saint »
sur la trombine des manants, c’est le moment de faire œuvre d’esprit (et de
mémoire).
Souvenez-vous du contexte : À l’époque,
« Miss-Krikri-la-Garde-meurt-mais-ne-se-rend-pas » est ministre des
finances de « Bling-Bling », après avoir été celle du
commerce-extérieur du « Chi » (et avocate à Chicago, chez les
« voyous de haut-vol »), où elle aura fait « des miracles »
avec la balance-commerciale du pays (qui persiste encore à s’appauvrir…)
Subjuguée par la virile présence de l’hôte de l’Élysée à
chaque conseil des ministres, la pôvrette qui n’était pas encore
« banquière-des-nations-failliteuses » à la place de « Déesse-khâ »
pour cause de « gland-gonflé-au-viagra », mais ça n’allait pas
traîner…
Ils en avaient déjà marre de devoir s’occuper de
« limiter les dégâts » sur le « petit-personnel » de
l’institution sise à Washington…
Un poste reçu « en récompense » de son attitude
lors des primaires « soces » de l’élection de 2008 : Il s’est
désisté au profit de la « Cruchitude », bien entendue incapable de
faire de l’ombre à « Bling-Bling »…
Mais vous savez tout ça.
Alors elle écrit un courrier que son destinataire n’a jamais
reçu mais qui a fuité bien plus tard dans la presse.
C’est que « faites donc du vélo », parce que
l’essence restait déjà trop cher, ça n’était pas vraiment passé dans l’opinion,
alors même qu’elle se promenait dans les berlines de la République.
Ça méritait bien un post…
Je t’aime, je te vénère !
Une déclaration jamais
reçue par le destinataire !
Celle-là, elle est vraiment extraordinaire et mérite qu’on y revienne.
Figurez-vous que des flics perquisitionnent un jour au domicile de la
patronne de la « Banque des pôvres » et autres États failliteux.
C’est en marge, voire en direct, d’avec une histoire de gros sous, dont les
45 millions qui m’ont tant fait hurler, ceux pour « réparer » l’honneur d’un
ex-ministre de « la ville et des ghettos » de « Mythe-errant »…
« Cher Nicolas, très brièvement et
respectueusement,
1) Je suis à tes côtés
pour te servir et servir tes projets pour la France.
2) J’ai fait de mon mieux
et j’ai pu échouer périodiquement. Je t’en demande pardon.
3) Je n’ai pas d’ambitions
politiques personnelles et je n’ai pas le désir de devenir une ambitieuse
servile comme nombre de ceux qui t’entourent dont la loyauté est parfois
récente et parfois peu durable.
4) Utilise-moi pendant le
temps qui te convient et convient à ton action et à ton casting.
5) Si tu m’utilises, j’ai
besoin de toi comme guide et comme soutien : sans guide, je risque d’être
inefficace, sans soutien je risque d’être peu crédible.
Avec mon immense
admiration.
Christine L. »
Une superbe déclaration d’allégeance totale et sans retenue. Inconditionnelle
!
C’est un chef-d’œuvre. Il me fallait le publier.
Attendez, moi, si une fille m’écrit ce genre de truc, là franchement, je
le prends comme d’un appel à son viol immédiat et par tous les orifices, en
plus !
Parce que je pourrai tout aussi bien lire, sans même en déformer le sens :
« Cher infreequentable, très
brièvement et infiniment respectueusement,
1) Je suis à tes côtés
pour te su… et te servir dans tous tes projets fantasmagoriques.
2) J’ai fait de mon mieux
pour te faire jouir et si j’ai pu échouer périodiquement, je t’en demande
pardon.
3) Je n’ai pas d'ambition
personnelle autre que tes désirs à en devenir une servile comme nombre des
pouffiasses qui t’entourent mais dont la loyauté est parfois récente et parfois
peu durable.
4) Use de moi pendant
tout le temps qui te convient et convient à tes actions et fantasmes.
5) Si tu m’utilises, j’ai
besoin de toi pour guider ma main et mes lèvres : sans guide, je risque d’être
inefficace, sans ton soutien je risque de te décevoir.
Avec mon immensissime
reconnaissance. »
Mais personne ne m’a jamais écrit ce genre de « poème » délirant.
Même pas « Kiki » !
D’ailleurs, si elle me l’avait écrit, je lui aurai demandé de porter un
sac sur la tête, tellement elle est … enfin peu importe le qualificatif !
Et le destinataire ne semble l’avoir jamais reçue, sans ça les juges qui
enquêtent sur l’affaire du Carlton de Lille de « Déesse-Khâ » pourraient mettre
« Bling-bling » illico-presto en examen pour proxénétisme aggravé…
Déjà qu’il l’est pour « abus de faiblesse sur petite-vieille-bourrée aux
as », cela ferait mauvais effet !
Dire qu’on avait confié notre commerce-extérieure à celle-là qui n’en a
pas dit autant à son mentor de l’époque (le « Chi »), puis à la tête de nos «
finances-publiques »… qu’elle a consciencieusement laissé se dégrader comme
jamais.
Je me marre, parce que finalement, au FMI, ce sont vraiment tous des
obsédés : Ils perdent un « culbuteur-patenté », ils l’échangent contre une «
courtisane-d’alléchante »…
Et vous voulez que ce monde tourne mieux ?
Parce que « Kiki-la-Garde-Meurt-mais-ne-se-rend-pas », elle nous a quand
même fait nous bidonner un maximum durant toutes ces années.
Un jour, elle a eu cette phrase remarquable à propos du petit peuple, qui
hurlait devant ses fenêtres de Bercy, que l'essence était trop cher (essence et
gas-oil bien sûr).
Elle leur a donc dit dans un grand moment de sagesse irréprochable, tout
de son humour tranchant et son sens tout personnel du ridicule que : « si l’essence est trop cher qu’ils prennent
leur vélo » !
Camée, va !
Parce que rien ne vaut le confort d’une belle limousine avec chauffeur
(pas de problème de points en moins ni de place de parking à dégotter),
climatisation plusieurs zones (frais en été et chaud en hiver) et gyrophare
pour ne pas se faire stupidement arrêter par de vils bouchons de la circulation
qui, il faut le reconnaître, doivent rester l’apanage du « petit peuple »…
Celui qui trime pour payer tout ça !
Alors qu’à vélo, lorsqu’il pleut on se mouille, lorsqu’il fait froid on a
froid, quand il fait chaud on transpire sous l’effort et que lorsque l’on a 40
bornes à faire tous les jours sans pistes cyclables, il faut bien reconnaître
que le vélo c’est « super-privilège »…
Et puis il y a eu l’épisode de sa vie où elle courait de-ci-de-là
expliquer que : « La crise est finie,
elle est derrière nous » !
Elle nous l’a ressorti tous les trimestres en nous disant que la «
crôassance » allait revenir le semestre prochain !
C’était un très bon sketch. Y’a pas à dire !
À chaque fois qu’elle nous disait que le pire était derrière nous, pouf,
il resurgissait devant nous…
Un vrai tour de magicien !
Et puis mieux encore : Son « truc », c’était « la ri-lance » !
Pendant des heures, elle nous faisait vibrer avec son histoire sur la
conduite d’une voiture, elle qui dispose de « chauffeurs-assermentés », en
accélérant d’un pied, en freinant de l’autre, sans tenir le volant avec les mains
et en se fermant les yeux.
Elle nous expliquait même que tout se passerait bien et que l’on pourrait
faire de la rigueur en faisant de la relance, que ça marcherait.
Elle avait d’ailleurs si brillamment appelé cela « la ri-lance ».
Du grand art.
Et puis arrive son dernier « one-girl-show ».
La lettre citée ci-dessus : Un truc génialissime !
C’est Le Monde qui nous a sorti cette perle-là.
Une leçon de « faux culisme » (je n’ai pas dit « enculisme », mais c’est
du pareil au même) absolument parfaite : « Utilise-moi
pendant le temps qui te convient ».
Une belle lettre d’allégeance aveugle qui respire la déférence la plus
abjecte et la plus basse, indigne.
Car il est impératif, en tout cas dans une démocratie (théoriquement), qu’il
y ait des contre-pouvoirs. Cela doit s’exprimer dans l’entourage du chef de l’État.
Il faut qu’il y ait des gens capables de lui dire « non », capables de lui dire
qu’il fait fausse route, capables de lui faire entendre les rumeurs provenant
d’un truc assez inutile selon eux appelé « peuple » et qui ne sert qu’une fois
tous les 5 ans à se faire élire.
D’ailleurs, ça nous manque encore plus aujourd’hui qu’hier et sans doute
moins que demain, pour reprendre une formule célèbre parlant d’amour…
Un homme seul, fût-il un chef d’État, ne peut ni tout connaître ni tout
savoir. Il doit pouvoir compter sur une équipe de collaborateurs certes dévoués
mais avant tout compétents.
Or, si la compétence s’accommode parfaitement avec le dévouement, elle ne
peut pas s’accommoder de l’allégeance.
Le « savoir-faire », ce n’est pas se transformer en carpette, au
contraire.
Le « caractère », ce n’est pas se donner corps et âme, se taire en attendant
l’avis du « guide suprême ».
Il faut savoir dire « oui », certes, mais surtout savoir dire « non ».
Et dire « non » demande de la force et de l’indépendance.
Or, manifestement, le métier de l’ancienne grande avocate d'affaires aura
déteint sur son caractère, à défendre n’importe quelle cause et son contraire !
On comprend qu’ils la regrettent, alors que nous, pas du tout : Surtout
qu’elle reste au chaud aux USA, n’est-ce pas !
Parce qu’à la lecture de cette lettre, il émane de tout cela une réelle
bassesse intellectuelle, un manque d’intelligence flagrant, une absence totale
de grandeur, de « vision », une insuffisance d’imagination impressionnante, un
manque de courage visible, le tout mâtiné d'une suffisance de fatuité
saisissante par sa dimension.
Tout cela pourrait prêter à rire. Le problème c’est qu’elle n’est pas
isolée, au contraire : C’est même la norme. Notre pays et notre monde sont
dirigés par des crétins-trisomiques se croyant supérieurs au peuple pour lequel
ils affichent un mépris profond et total.
Notre pays est dirigé par des imbéciles-autistes sans vision qui sont en
grande partie LE problème de l’absence de toute solution.
Des hommes si faibles, au moins de caractère, ayant besoin d’une cour de
courtisans jouant à qui sera le plus fayot pour se rassurer.
Tout cela est pathétique et consternant.
Un grand merci toutefois à la « Miss » que de nous montrer ainsi le
véritable visage de Ma République.
Vous aurez quand même noté que si tous les acteurs (ou presque)
ont pu être virés, voire exilés, « la bande à manu » dit aussi
« Jupiter » n’est composée, et en totalité en plus, que « d’allégeants »
de la dernière heure venus d’horizons divers par la magie d’un scrutin sorti de
nulle part.
Comme quoi, même en changeant les pions, les règles du jeu
restent inchangées.
J’admire la consternante constante.
Pas vous ?
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