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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mardi 28 mars 2017

La monnaie…

C’est comme l’heure d’été !
 
Vous vous souvenez tout de même que le week-end dernier, vous avez changé de fuseau horaire. De celui de Berlin – une des « cendres », un reliquat de l’occupation nazi – vous êtes passés à l’heure d’été, le fuseau horaire de Moscou.
La première fois, c’était en 1976, crois-je me souvenir, du temps de « Giskar-A-la-Barre », qui n’avait pas de pétrole mais plein d’idées…
Étonnant pour un « X » sorti « dans la botte » (et du coup assimilé « diplômé énâ » du fait de son « papa-à-lui », qui avait aussi racheté le château des d’Estaing et l’usage de la particule qui va avec. Rien n’était trop beau pour sa « nichée-à-lui »…) : En général, ils n’ont aucune imagination pour être probablement, comme beaucoup d’ingénieurs et autres matheux, des psychorigides.
Pas lui… Une exception qui confirme la règle.
L’heure de Moscou, en pleine guerre froide, ça avait un côté « anticipation » qui paraît-il, faisait économiser un pétrolier entier au pays.
Personnellement, j’étais trop jeune pour comprendre : Pourquoi ne pas avancer de deux ou trois heures nos toquantes dans ces conditions, et économiser autant de pétroliers, si c’était vrai ?
Et pourquoi se contenter que d’un pétrolier en été et ne pas prolonger en hiver pour un second ?
 
Cette année-là, fin mars, j’étais en « Corsica-Bella-Tchi-tchi » et je comptais sur la voiture du voisin pour me descendre à Corti pour prendre la Micheline (le TGV local : Train à Grandes Vibrations) en espérant pouvoir rejoindre le Ferry de Bastia qui m’aurait conduit sur le continent : Avec un peu de bol, j’aurai chopé le train à Nice et je pouvais suivre mes cours à la fac le mardi…
Mais c’est que le « cousin-voisin », lui, l’heure d’été, ce n’était pas son truc.
« Boci bassa di pinzuti » (je vous passe la traduction, mais c’est plus joli avec l’accent local).
Bon, pour sa défense, dans nos montagnes, il faut reconnaître que si on croit aux esprits-malins qui vaquent dans la forêt de châtaigniers, en revanche on restait persuadé que jamais Niel Armstrong n’avait pu fouler le sol lunaire en 1969 : Rien que de la propagande américaine !
Alors l’heure…
Bon, j’ai eu mon train de justesse, parce qu’il avait du retard, bloqué du côté de Venaco par une vachette et j’ai galopé pour avoir mon ferry et tout s’est bien passé.
Mais quel rapport avec la monnaie ?
 
Oh bé c’est très simple. La monnaie est un outil. Un peu comme la pendule de la gare ou celle du clocher de l’église.
Un outil dont on demande avant tout qu’il dure dans le temps.
S’il change tout le temps, on ne sait plus compter « comme tout le monde ».
Du coup, hors deux dimanches matin dans l’année, l’heure ne change pas.
Et encore, quand elle change, c’est au même moment, et partout dans la même communauté de vie.
Sans ça les avions, les trains, les bateaux, les satellites devraient s’arrêter là où ils sont pendant une heure pour rester « dans l’horaire ».
Impossible, bien sûr.
Et inversement, arriver systématiquement avec une heure de retard au passage de l’heure d’été…
Dément.
Idem pour une monnaie, qu’elle soit locale, qu’elle soit nationale, qu’elle soit continentale, qu’elle soit mondiale (ou intergalactique…)
D’ailleurs, quand sa valeur en change, c’est le boxon sur le marché des changes et pour supprimer le boxon et les spéculations, on compte dans une même monnaie partout où on le peut…
Bon, ce n’est pas encore universel, mais sachez que le jour où on comptera tous en dollar américain, là, le dollar deviendra le problème des américains et non plus celui du reste du monde.
On n’en est pas encore là…
 
Ce qu’on demande à une monnaie, quelle qu’elle soit et Dieu sait s’il en existe, c’est de durer.
Nos voisins Teutons ont fait l’expérience d’un reichsmark qui perdait de sa valeur tous les jours que les pendules comptaient, sur un même territoire, dans la même rue, avec les mêmes gens.
Ils en sont ressortis traumatisés pour plusieurs générations encore.
Notez que les vénézuéliens en font l’expérience, mais un temps encore les argentins, les colombiens et je me souviens de mes voyages, dans des pays en rouble ou en shekel : De toute façon, ils préféraient avoir du dollar, du mark et même du franc.
Encore récemment, en Hongrie…
Et pourquoi on demande à la monnaie de durer alors que l’heure change ?
Mais justement, pour traverser le temps…
Ce qui permet de « capitaliser », du coup d’emprunter/rembourser, de prêter/se faire rembourser sans perdre trop de valeur en vieillissant.
Car sans « capitalisation », plus personne ne peut investir dans des choses « qui durent », plus rien ne peut durer vraiment.
Pour vous en convaincre, regardez donc les expériences de « monnaies-alternatives », que ce soit le Bitcoin ou les SEL (Société de Libre-Échange), les monnaies locales (de village, de marché) qui n’ont aucune valeur au-delà d’un cercle prédéfini.
De la pure perte… de temps et d’argent.
 
Ce qu’avaient d’ailleurs bien compris les « anciens » : Rome avait imposé sa monnaie partout dans l’empire, c’est vrai de l’or (c’est inaltérable, donc durable, même si avec les conquistadores, sa valeur avait perdu beaucoup), de l’argent (qui noirci avec le temps) des pièces en bronze, en alliage, etc… mais tout autant quand l’empire s’est défait et que les suzerains « frappaient monnaie » chacun de leur côté : Vous savez, l’esprit de « souveraineté »…
Charlemagne a d’abord imposé son droit unique de frapper monnaie, le souverain ultime.
Droit qui aura été « divisé » sur une poignée d’usines de frappe qui s’est « dispersée » en suzerainetés diverses avec le délitement de son empire.
Les rois dits fainéants ont laissé courir et on s’est retrouvé à la fin d’un pouvoir absolu des Bourbons qui commençait seulement à mettre fin aux divers droits de « rendage », de « façonnage », etc. détenus par des seigneurs locaux frappant monnaie depuis avant François le 1er, le premier à tenter de mettre fin à ce gaspillage de valeur.
Par mal chance, le Trésor royal était archi-endetté : Il a fallu à la Révolution pour effacer les dettes, les assignats et autres, avec une nouvelle unité de compte.
On comptait en mètre (tout neuf) parce que ras-le-bol des pieds et des lieux qui n’avaient pas la même valeur du nord au sud, en gramme et kilogramme, parce qu’assez des livres et des pintes qui n’avaient pas la même valeur de l’ouest à l’est du territoire.
Même « Midi » ne sonnait pas en même temps d’un bout à l’autre du pays : C’est dire…
 
Et après unification des mesures, puis des valeurs, on se rend compte enfin aujourd’hui de ce qui saute aux yeux : Peu importe la monnaie que vous utilisez, les habitants d’un pays mal géré restent pauvres !
Vous pouvez, par exemple, bénéficier d’une manne pétrolière et la détruire avec une gestion désastreuse. Regardez le Venezuela, le Brésil, l’Algérie…
Vous pouvez constater que les pays prospères ont une monnaie forte et inversement : La monnaie n’est jamais que le reflet de la gestion.
Et il ne suffit pas de tricher avec sa monnaie pour bien gérer.
Ceux qui le prétendent sont des escrocs à enfermer d’urgence.
Les pays prospères acceptent même une concurrence monétaire. Regardez ainsi la Suisse : Vous pouvez payer vos achats en euro dans la plupart des grandes villes, ou même dans des pompes à essence en rase campagne. Il faut pénétrer profondément dans le pays pour qu’un commerçant vous refuse des euros. Avant l’euro, les Suisses acceptaient des francs français, des deutsche marks, des lires italiennes, des pfennigs autrichiens…
Regardez les anglais qui prennent du dollar alors qu’ils comptent en Livre et m’ont pris mes euros quand j’y suis passé…
 
Car une bonne monnaie ne craint pas la concurrence. Les plus mauvaises monnaies la redoutent, c’est pourquoi les gouvernements les décrètent inconvertibles, ce qui permet d’enfermer les gens dans leurs frontières et d’éviter qu’ils puissent se livrer à de fâcheuses comparaisons.
Autre solution : Imposer un taux de conversion (cas du dinar algérien, par exemple). En général, le marché noir se charge de remettre les pendules à l’heure et c’était vrai en URSS.
On peut aussi envisager de démonétiser une créance sur la banque centrale du pays, à savoir rendre l’usage d’un billet illégal sous un délai plus ou moins court : Regardez la roupie indienne et la ruée vers les devises que cela a entrainé… quand il ne s’agissait pas de billet, justement.
 
Le contrôle de la monnaie par des politiciens professionnels rend ainsi possible toutes sortes de tours de passe-passe et d’effets bonneteau. Une monnaie faible ou une dévaluation permet de brader la valeur-ajoutée des citoyens naïfs en leur faisant miroiter un « avantage compétitif » (encore du « Giskard-A-la-barre » le premier) : Les étrangers paieront moins cher votre travail, vantent les économistes et les grands argentiers.
La belle affaire !
La création monétaire permet de faire naître de l’inflation, impôt arbitraire qui ne demande ni débat ni vote et qui prive les gens de leurs gains de productivité.
Car le vrai capitalisme honnête (et monétaire) consiste à produire plus avec moins : Il est par essence déflationniste (les prix baissent).
L’inflation permet seulement par voie de conséquence de priver les gens du fruit de leurs efforts en les taxant plus.
 
La magie du verbe politique et l’inculture économique et monétaire des électeurs font donc des ravages en ces temps de campagnes électorales. Ainsi une « monnaie souveraine » ou le « pouvoir régalien de la monnaie » sont agités par des vendeurs de lendemains qui chantent comme la solution de nos maux économiques (même si désormais on ne rase plus gratis avec le revenu universel qui ne sera de toute façon jamais universel ni même financé…).
À l’inverse, une monnaie que nous ne contrôlons pas serait la cause de nos souffrances, en raison d’une austérité imposée par une méchante Teutonnie rêvant de régner sur une Europe unifiée à la schlague.
Ce que n’aurait pas réussi à faire la Seconde Guerre mondiale, l’euro le réussirait… Caricatural, non ?
Pas tant que ça dans l’esprit de « Marinella-tchi-tchi », « Mes-Luches », « Deux-Noix-Âme-mont », « Hard-No-Monte-et-bourre-la », « As-linoléum », « Deux-ville-liées », « Du-Pont-Gnan-gnan » et autres souverainistes de droâte et de gôche qui vous vantent leurs services complets…
Avec tous ceux-là, le meilleur gouvernement, c’est 100 % du PIB entre les mains de l’État, ce qui suppose également 100 % de contrôle sur la monnaie.
Rien de moins…
Du 100 % collectivisme que même ni Lénine ni Mao n’en rêvaient pas.
 
Et au fait, qu’en est-il de cette prétendue austérité imposée par l’Allemagne ?
« Certes la pression fiscale, sur les ménages et sur les entreprises, a beaucoup augmenté, mais pas au point de compenser la hausse des dépenses publiques, et, en conséquence, la France n’assure pas sa solvabilité budgétaire ».
Traduction : Beaucoup d’impôts, mais encore plus de dettes et de déficit.
« Le modèle social de la France consiste essentiellement en des dépenses sociales, en particulier de retraite très élevées, financées par des impôts très élevés sur les entreprises ; ce modèle favorable aux retraités est destructeurs d’emplois. »
Traduction : L’argent (impôts et déficits, donc dette publique) part surtout dans le versement des retraites. Taxer pour payer des retraites ne nous enrichit pas.
Ah oui ?
Rajoutons que la distinction impôts sur les sociétés ou sur les gens est une distinction seulement comptable : Les impôts, quels que soient leur nom et mode de recouvrement sont finalement toujours payés par des gens.
Mettez une taxe sur le pet des vaches au nom de la préservation de la planète, les vaches ne la paieront jamais, bien entendu.
En revanche, vous la paierez dans le prix de votre steak, votre pack de lait, votre motte de beurre et votre pot de crème.
Plus une entreprise est taxée, moins elle a d’argent à redistribuer à ses employés, ses dirigeants, ses actionnaires, ou à réinvestir.
« Même si le pouvoir d’achat des salariés a peu progressé, la compétitivité-coût de l’industrie française est très dégradée par rapport à celle de pays à niveau de gamme comparable, comme l’Espagne ».
Traduction : Les salaires n’augmentent pas (puisque les entreprises payent plus d’impôts) et malgré ce sacrifice, à qualité comparable, les produits gauloisiens sont plus chers que les produits espagnols.
Tout a foiré, toutes leurs politiques ont foiré et ils vous en redemandent toujours plus… 
 
Conclusion : En réalité, il y a bien austérité puisque nous payons plus d’impôts, ceux qui sont en activité n’ont eu que peu de progression de salaire et nous constatons beaucoup de progression du chômage.
Mais cette austérité, ces efforts, ont été stériles.
Et que vient faire l’euro là-dedans ?
Eh bien, rien. Strictement rien. Absolument rien.
En revanche des choix désastreux comme un système de retraite 100 % par répartition et 100 % contrôlé par l’État, une administration obèse, une pression fiscale parmi les plus élevée au monde, un code du travail psychorigide fondé sur la lutte du travailleur face à l’entreprise esclavagiste, la lubie du partage du travail conduisant à imposer à tous les 35 heures, la haine des riches symbolisée par l’impôt sur la fortune… pèsent lourd, très lourd et n’a rien à voir avec l’unité de compte utilisée en qualité de monnaie : C’est du flanc, un cache-misère, rien de plus.
Sauf que, justement pour les souverainistes, une monnaie 100 % contrôlée par l’État permettrait de compenser tous ces mauvais choix.
Vaste fumisterie, s’il en est.
 
Personnellement, je ne comprends toujours pas : Plutôt que de déléguer toujours plus de gestion à l’État (comme le voudraient les souverainistes) ou à des instances supranationales (comme le voudraient les Européistes), si nous pensions à déléguer moins pour retrouver de vraies marges de manœuvres ?
Je ne comprends pas que personne ne comprenne que changer d’heure ou de monnaie, ça ne changera de toute façon rien à la tonte des moutons.
Et que ceux qui vous en parlent comme du nirvâna sont finalement si nuls qu’il ne vous restera plus rien de votre vaillance à la fin de la fin.
Si ! Le bonheur de savoir que vous avez été outrageusement floués, trompés, cocufiés.
Y’en a encore qui aiment, semble-t-il, et qui semblent de plus volontaires pour ce rôle et cet avenir-là.
J’adore la perspective.

2 commentaires:

  1. Le plus simple, c'est donc que, partout sur la planète, on adopte l'heure du méridien de Greenwich!
    On peut aussi mettre en place une taxe sur toutes les transactions financières, sans chercher à savoir la nature précise de celles-ci!

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    Réponses
    1. Quand vous arrêterez de dire des konneries sur les blogs d'autrui, vous deviendrez crédible...
      Et même respectable.

      Mais là, vous vous surpassez : Deux dans le même commentaire, vous abusez des vitamines, ce n'est pas possible autrement.

      I-Cube

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