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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

lundi 1 août 2016

Autres conséquences possibles du « Brexit »


Vers la réunification de l’Irlande ?

On a vu l’autre jour les dégâts générés par le vote britannique concernant le sort de l’Écosse au sein du Royaume-Uni.
Rien n’est joué et eux en disent que la « Gauloisie-anxiogène » se venge en imposant des contrôles policiers effarants, avec fouille des véhicules à Douvres et Folkestone…
Pas plus, finalement, que ce que je n’ai pu vivre à l’époque où je faisais des repérages pour le tome I de « Au nom du père », ni quand j’ai débarqué à Saint-Pancrace pour en faire autant pour « Laudato si… » l’hiver dernier.
Là, franchement, ils ont fait des efforts incroyables pour me fournir la fin tragique de « Junior n° 4 » sur un plateau, que je n’avais pas imaginée auparavant !
C’est que ça se prépare, un « roman » et j’ai pu vérifier que les contrôles douaniers ont lieu à la sortie du territoire, pas à l’entrée de l’autre…
À mon sens, ils sont simplement plus nombreux que d’habitude à vouloir quitter la perfide Albion, c’est tout.
D’ailleurs, le moral de leurs chefs d’entreprise est au plus bas alors que comme prévu, ni la City ni la Livre ne dévissent plus que ça, se redressent même, lentement mais sûrement, alors que d'autres s’exilent au moins pour l’été.
Soyons sérieux et ouvrons les yeux.

En revanche, c’est au tour de l’Irlande du Nord, qui a majoritairement exprimé son désir de rester au sein de l’UE que se posent aussi quelques questions séparatistes-intégrées.
La majorité des électeurs a voté pour le « Brexit », règle de la démocratie élective oblige, l’UK sortira.
Mais une approche régionale permet de saisir les différences déjà signalée entre le résultat global du vote et les voix exprimées par chaque pays. Ainsi l’Irlande du Nord et l’Écosse ont voté en faveur du « Bremain » dans l’UE.
Quelles craintes et quelles solutions pour ce premier territoire qui, il y a peu, était encore en pleine guerre civile ?

La première question soulevée par le « Brexit » en République d’Irlande (le sud) est évidemment celle de la future relation commerciale avec le Royaume-Uni.
Clairement, il semble qu’on ne se dirigera pas vers un arrêt de la zone de libre-échange établie entre les deux entités car les enjeux sont trop importants.
Environ 15 % des exportations irlandaises sont destinées au Royaume-Uni dont un peu moins de la moitié est constituée de biens alimentaires issus de l’agriculture.
Chaque année, un milliard d’euros de biens et services sont exportés depuis l’Éire vers le Royaume-Uni.

Mais outre le commerce, les variations et l’état de la Livre sterling pourraient coûter trois milliards d’euros de manque à gagner pour l’Irlande.
Les biens exportés coûtant plus cher à l’achat et surtout un pouvoir d’achat réduit pour les consommateurs britanniques pourraient avoir des effets néfastes sur la consommation.

Quant à l’Irlande du Nord, elle pourrait devoir également rétablir les contrôles aux frontières, notamment avec la République d’Irlande comme il est envisagé sur les « borders » écossais.
Ce serait un signe politique très fort car la frontière ouverte est un symbole de paix et de cheminement vers l’unité de l’île.
Beaucoup pensent d’ailleurs que le processus de paix pourrait être déstabilisé, la période des « Troubles » n’étant pas si lointaine. Sur ce point bon nombre de Nord-Irlandais sont conscients du travail de l’UE en faveur de cette paix : Entre 1995 et 2016, l’UE a financé jusqu’à un milliard trois cents millions d’euros de projets de collaborations et d’apaisement entre Catholiques et Protestants (programme « PEACE »).
En outre, l’Irlande du Nord devait bénéficier de la PAC sur le mandat 2014-2020 à hauteur de deux millions et demi d’euros : Une aide importante pour un pays dont le PIB est de quarante milliards d’euros (en 2015 et en parité de pouvoir d’achat).

Du coup, même là-bas, les différences de vote entre les pays composant le Royaume-Uni et le climat politique lancé par l’ancien référendum d’indépendance écossais et les nouvelles initiatives en attente, confortent les dirigeants dans leur envie d’interroger le peuple sur une potentielle indépendance.
L’Irlande du Nord n’échappe pas à cette tendance.
Ayant le sentiment de subir le choix de quitter l’UE, la classe politique nord-irlandaise a ouvert la porte à la possibilité d’un référendum pour l’indépendance, un retour dans l’UE et qui se fera par l’unification de l’île.

Le vice Premier-ministre Martin McGuinness (pas celui de la bière, mais du Sinn Fein) a même appelé à l’organisation d’un référendum sur l’unification des deux Irlande.  Il a déclaré : « Je crois vraiment que compte tenu du vote qui s’explique par le choix des électeurs anglais et qui nous entraîne, nous et l’Écosse, hors de l’UE, nous avons le droit de tester l’opinion. »
Le Sinn Fein, la branche politique de l’IRA, est soutenu majoritairement par les Catholiques et profite de l’absence des partis britanniques dans le paysage politique nord-irlandais.
En effet, les partis traditionnels anglais ne sont pas ou très peu représentés en Irlande du Nord, laissant un vide politique favorable à l’indépendance. C’est sur cet espace vide que le Sinn Fein capitalise en faveur de l’unification depuis la fin de la guerre civile.

On pourrait donc, d’ici quelques années, assister à un réel renversement de la situation en Irlande du Nord. En effet, démographiquement la population catholique va dépasser la population protestante et faire basculer le vote en faveur de l’unification. De plus si le Sinn Fein a toujours critiqué les politiques d’austérité de l’UE, il n’a jamais remis en question la participation de l’Ulster à l’UE, les objectifs défendus par celle-ci et son existence.

L’Irlande a réussi depuis les années 1990 à progresser sur le chemin de la paix entre l’Éire et l’Ulster, entre Catholiques et Protestants, entre républicains et unionistes.
En conséquence de quoi, il serait vraiment terrible pour elle et l’Europe de perdre une paix si durement gagnée.
Toutefois, si les esprits sont en alerte, il y a encore du chemin à parcourir.
Là-dessus, il est clair que les écossais sont en pointe sur le sujet avec cet étrange projet de rester dans le Royaume-Uni et d’entrer dans l’Union européenne, comme d’un schéma groenlandais à l’envers.

Car la situation n’est pas la même : En février 1948, c'est le parti Fine Gael qui remporte les élections. Le gouvernement est une coalition constituée avec le parti travailliste. En 1948, l'Oireachtas proclame le « Republic of Ireland Act » qui prend effet le 18 avril 1949 et qui déclare que l’Irlande est officiellement une république.
Le pays quitte alors le Commonwealth.
L'Irlande rejoint la Communauté économique européenne en 1973, suivant le Royaume-Uni, pays dont elle est restée très dépendante (90 % des exportations de l'époque).
Mais les problèmes économiques mondiaux des années 1970, aggravés par une mauvaise politique économique des gouvernements suivants, dont celui du Premier ministre Jack Lynch, entraînent une stagnation de l'économie.
De plus, les troubles en Irlande du Nord découragent les investissements étrangers.

Toutefois, les réformes économiques des années 1980, aidées par les investissements de la Communauté européenne, conduisent à l'émergence de l'un des taux de croissance économique les plus élevés du monde (on comptait dernièrement plus de 26 %, en trafiquant un peu les chiffres faut-il rajouter) avec une immigration massive (en particulier de personnes en provenance d'Asie et d'Europe orientale) comme caractéristique de la fin des années 1990.
Cette période sera connue comme celle du « Tigre celtique ».
Mais le pays est frappé peu après de plein fouet par la crise économique de 2008. En 2013, l'Irlande quitte la tutelle mise en place en 2010 par le FMI et l'UE à la suite de la bulle immobilière de 2007.
Un vrai succès.

Alors que l’histoire de l’Irlande du Nord est un peu différente : Créée en 1921 par le Parlement britannique en application du « Government of Ireland Act » le 3 mai 1921, il s'agissait de l'une des deux nouvelles régions britanniques – l'Irlande du Nord et l'Irlande du Sud (en anglais, Southern Ireland).
Le 6 décembre 1922, l'Irlande du Nord est devenue une région du nouvel État irlandais, l'État libre d'Irlande (Irish Free State), dans la partie la plus riche de l’île, à l'époque.
Depuis après, un conflit qui a opposé les deux communautés du territoire, de la fin des années 1960 jusqu'à la fin des années 1990, c’est plutôt l’inverse : Il vaut mieux compter en Euro qu’en Livre-Sterling…
Les minoritaires nationalistes, presque tous catholiques, motivés par un désir d'égalité des droits et d'union avec la République d'Irlande s'opposaient aux majoritaires unionistes, presque tous protestants, descendants des colons installés au XVIIème siècle, partisans du statu quo.
Des troubles publics à la fin des années 1960 se sont mués à l'orée des années 1970 en une campagne paramilitaire contre l'État britannique en Irlande du Nord.
L'actrice principale en était l'Armée républicaine irlandaise provisoire (IRA) qui a lutté contre le Royal Ulster Constabulary (RUC), l'ex-force de police en Irlande du Nord.
Mais, dans cette guerre sont aussi intervenus des paramilitaires unionistes, et l’armée britannique.
Pas que de très bons souvenirs…

Il faut attendre 1998 pour qu’un accord de gouvernement soit conclu entre les principaux partis politiques.
Depuis, le conflit a laissé des traces psychosociologiques très profondes dans la vie culturelle et politique en Irlande du Nord. Les divisions entre les deux communautés sont encore très présentes et finalement seul le comté de Belfast a voté majoritairement pour le « Brexit »…

Alors quid de la suite ?
Pour une réunification du tout ?
Ce serait la solution « celtique » idoine.
Mais ça va dépendre d’abord de la position de Londres et, au moins partiellement aussi, de celle de Bruxelles face aux demandes de l’Écosse et peut-être plus tard de la Catalogne.
Même si une réunification des deux Irlande ne pose pas les mêmes difficultés juridiques, puisque Dublin est déjà membre à part entière de l’UE…
Un peu comme Bonn l’était au moment de la réunification des deux Allemagnes.

Avouez quand même que le « Brexit », ce vote stupide des anglais, va rebattre les cartes d’Europe bien au-delà de ce que l’on pouvait imaginer … avant !
« Mais ça, c’était avant. »
Là encore, à suivre.

2 commentaires:

  1. Je ne vois vraiment pas ce que le vote du peuple britannique a de stupide! Ce qui est par contre infâme, c'est le comportement des instances dirigeantes britanniques ...
    1. Le Premier Ministre David Cameron n'a pas immédiatement démissionné
    2. Le Parlement n'a pas été immédiatement dissout (et, trois semaines après, ne l'est toujours pas!).
    3. Le même Parlement n'a pas obéi aux injonctions du peuple britannique et n'a pas voté la résolution de sortie de l'Union Européenne.
    4. Le nouveau Premier Ministre britannique n'a toujours pas envoyé la lettre permettant de mettre en application concrète la décision souveraine du peuple britannique relative à l'article 50 du traité de Lisbonne.

    Bref, tout est fait pour faire, au Royaume Uni, la même chose que ce qui a été fait en France ET aux Pays Bas en 2005 : le peuple a voté mais le peuple s'est trompé ... Par conséquent, on ne va pas appliquer la décision du peuple et on ne va même pas négocier le départ du Royaume Uni! Par contre, "on" va réfléchir à ce qu'il faut faire pour que le Royaume Uni reste dans l'Union Européenne ... Ca a d'ailleurs déjà commencé! Le Commissaire européen britannique qui avait eu le courage de démissionner après le vote populaire vient d'être remplacé ... par un autre Britannique!

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    1. Bé vous voyiez que vous dites des konneries dans le même paragraphe...
      Un coup ils ne sortiront pas, un coup ils démissionnent parce qu'ils sortiront.
      Va falloir envisager de vous soigner, SVP...

      Ceci dit, leur situation devient tellement complexe, qu'il va falloir un peu de temps pour lui redonner un semblant d'ordre et de cohérence.
      Et ce ceci explique ce cela !

      Bien à vous !

      I-Cube

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