Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

samedi 4 juin 2022

Ça se mérite !

Pour devenir « Gauloisien-à-part entière »
 
Il suffit de se donner la peine d’y naître.
C’est déjà pas mal et n’est pas donné à tout le monde.
Voire avoir un de ses parents qui a déjà un passeport tricolore.
Là encore, ce n’est pas donné à tout le monde.
Enfin, troisième voie, épouser en « justes noces » un(e) ressortissant(e) de mon pays.
Ce qui est déjà plus compliqué et nécessite quelques démarches préalables de séduction.
Mais, même s’ill ne s’agit pas d’un « mariage blanc » ça reste piégeux…
Comme le démontre cet arrêt :
 
CONSEIL D’ÉTAT
Statuant au contentieux
Affaire n° 449785
Le président : M. Rémy Schwartz ; le rapporteur : M. Clément Tonon ; la secrétaire : Mme J... B...
M. Philippe Ranquet, Rapporteur public.
Séance du 28 mars 2022
Décision du 26 avril 2022
 
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
 
Le Conseil d’État statuant au contentieux
(Section du contentieux, 2ème et 7ème chambres réunies)
Sur le rapport de la 2ème chambre de la Section du contentieux
 
Vu la procédure suivante :
Par une requête, un mémoire complémentaire et un mémoire en réplique, enregistrés les 16 février, 17 mai et 27 octobre 2021 au secrétariat du contentieux du Conseil d’État, M. G... I... demande au Conseil d’État :
1°) d’annuler pour excès de pouvoir le décret du 8 décembre 2020 portant refus d’acquisition de la nationalité française ;
2°) de mettre à la charge de l’État la somme de 3.000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
 
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code civil ;
- le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;
- le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de M. Clément Tonon, auditeur,
- les conclusions de M. Philippe Ranquet, rapporteur public,
La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Sevaux, Mathonnet, avocat de M. I... ;
 
Considérant ce qui suit :
 
1. Aux termes de l’article 21-2 du code civil : « L’étranger (…) qui contracte mariage avec un conjoint de nationalité française peut, après un délai de quatre ans à compter du mariage, acquérir la nationalité française par déclaration à condition qu’à la date de cette déclaration la communauté de vie tant affective que matérielle n’ait pas cessé entre les époux depuis le mariage et que le conjoint français ait conservé sa nationalité (.) ». L’article 21-4 du même code prévoit toutefois que : « Le Gouvernement peut s'opposer par décret en Conseil d'État, pour indignité ou défaut d'assimilation, autre que linguistique, à l'acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger dans un délai de deux ans à compter de la date du récépissé prévu au deuxième alinéa de l'article 26 ou, si l'enregistrement a été refusé, à compter du jour où la décision judiciaire admettant la régularité de la déclaration est passée en force de chose jugée (…) ».
 
2. M. I..., ressortissant tunisien, a souscrit le 5 juin 2018 une déclaration d’acquisition de la nationalité française à raison de son mariage avec une ressortissante française.
Par le décret attaqué, le Premier ministre s’est opposé à l’acquisition de la nationalité française au motif que M. I... ne pouvait être regardé comme digne de l’acquérir.
 
3. En premier lieu, le décret attaqué énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde. Il est ainsi suffisamment motivé.
 
4. En deuxième lieu, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose que les signatures du Premier ministre et du ministre de l'intérieur soient apposées sur l'ampliation du décret qui a été notifiée à M. I....
 
5. En troisième lieu, le délai de deux ans imparti par l’article 21-4 du code civil pour s’opposer à l’acquisition de la nationalité française commence à courir à compter de la date du récépissé prévu au deuxième alinéa de l'article 26 de ce code. Il ressort des pièces du dossier que le récépissé de la déclaration souscrite par le requérant en vue d’acquérir la nationalité française lui a été délivré le 10 décembre 2018. Dans ces conditions, le décret attaqué, qui a été signé le 8 décembre 2020, a été pris avant l’expiration du délai de deux ans prévu par les dispositions de l’article 21-4 du code civil.
 
6. En dernier lieu, pour s’opposer à la demande de M. I..., le Premier ministre fait valoir les liens que celui-ci avait entretenus et continuait d’entretenir avec les services de renseignement de la Tunisie, ainsi qu’en attestaient ses nombreux contacts avec des autorités françaises et tunisiennes, en particulier l’hébergement, dans les locaux de l’association qu’il préside, d’un diplomate détaché du consulat de Tunisie à Paris, présenté comme le principal agent du renseignement tunisien dans le nord de la France par une note blanche du 12 août 2021 versée au débat contradictoire. Si M. I... conteste en partie ces affirmations, en soutenant servir les intérêts des Tunisiens en France par ses actions associatives, il ressort des pièces du dossier que l’intéressé indique avoir été « un relai sur le territoire dans le but de lutter contre le terrorisme et toute forme d’extrémisme » et affirme qu’il « [travaillera] toujours avec le régime qui est ou sera en place ». En estimant, à la date du décret attaqué, que ces faits, eu égard à leur nature, ainsi qu’à leur caractère continu, rendaient M. I... indigne d’acquérir la nationalité française, le Premier ministre n’a pas fait une inexacte application des dispositions de l’article 21-4 du code civil.
 
7. Il résulte de ce qui précède que M. I... n’est pas fondé à demander l’annulation pour excès de pouvoir du décret du 8 décembre 2020 par lequel le Premier ministre lui a refusé l’acquisition de la nationalité française. Ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent, en conséquence, qu’être rejetées.
 
D E C I D E :
--------------
Article 1er : La requête de M. I... est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. G... I... et au ministre de l’intérieur.
 
Délibéré à l’issue de la séance du 28 mars 2022 où siégeaient : M. Rémy Schwartz, président adjoint de la section du contentieux, présidant ; M. H... K..., M. Olivier Japiot, présidents de chambre ; M. C... F..., Mme A... L..., M. D... N..., M. E... M..., M. Jean-Yves Ollier, conseillers d'État et M. Clément Tonon, auditeur-rapporteur.
Rendu le 26 avril 2022.
 
Vous l’avez compris, des liens (de rabatteur, d’indicateur, d’aviseur ou d’espion) avec un service de renseignement étranger rendent indigne d’acquérir la nationalité « Gauloisienne ».
C’est que ça se mérite, finalement.
Même s’ils ne sont que putatifs, dès lors que ces liens qu’un étranger est suspecté d’entretenir avec un diplomate de son pays d’origine identifié comme un agent du renseignement, le rendent indigne d’acquérir la nationalité « Gauloisienne ».
Une solution régalienne qui témoigne à nouveau du contrôle normal opéré par le juge sur une notion dont les contours se sont essentiellement dessinés de façon prétorienne.
Autrement dit, les règles écrites sont encore à préciser.
 
En conséquence, si tu veux devenir « Gauloisien-de-pure-souche » en mariant une jolie autochtone, méfie-toi de tes fréquentations : Si parmi tes amis, tu as un diplomate-barbouze, au service continu d’une « puissance étrangère », pas nécessairement hostile d’ailleurs, fais une croix sur ton ambition de devenir un électeur de la « Gauloisie-impériale ».
Même plus la peine de penser à te marier à une « Gauloisienne ».
 
Le pire dans ce genre d’affaires, où tous les barbouzes et espions se connaissent, c’est que dans le cas de « Monsieur I… », la décision de refus validée par la Conseil d’État est basée, à l’origine, sur une « note blanche » des RG qui savent tout de tout le monde…
Comme quoi, on a tout de même une police bien faite qui veille jour et nuit sur les intérêts de la Nation.
Alors même que ça aurait pu être un excellent indic anti-terroriste, finalement.
Enfin, peu importe, il peut rester au pays, mais peut-être y aura-t-il du divorce dans l’air prochainement…
 
Bon week-end (à rallonge) à toutes et à tous !
Demain, c’est Pentecôte et l’Esprit-Saint pourrait vous tomber sur le coin de la tronche et vous ouvrir enfin à ses révélations qui m’échappent encore…
Je ne dois pas être assez « méritant » pour cela !
 
I3

vendredi 3 juin 2022

Collecte préparée par Jean-Marc

Une série décousue…
 
Lundi à l’atelier, un jeune apprenti se plaint à son collègue de travail :
« – J’en ai marre de ce monde d’individualistes. Personne n’est prêt à lever le petit doigt pour aider son prochain…
– Qu’est-ce qui te fait dire ça ? » demande l’autre.
« Regarde, ce week-end, mon beau-frère est venu manger à la maison. Comme je dois réparer mon Peugeot, je lui ai demandé : « Tu pourrais pas me prêter 100 euros pour que je puisse réparer mon scooter ? ». Eh bien, tu me croiras si tu veux, ce pourri me les a refusés ! »
Et le collègue :
« Je te préviens tout de suite : Moi aussi je suis un pourri ! »
 
C’est l’histoire du gars qui a rencontré une jolie cavalière et qui a pris rendez-vous dans 5 jours pour une randonnée à cheval.
Seulement il n’est jamais monté à cheval.
Il décide alors de se mettre à l’équitation illico.
Et il grimpe sur le premier cheval venu, sans aucune aide ni supervision.
Lorsque le cheval se met à galoper, le gars n’est pas très stable et commence à glisser de sa selle.
Terrorisé, il essaie de s’accrocher à la crinière du cheval, mais sans succès.
Le cheval continue de galoper, apparemment insensible à la situation précaire de son cavalier.
Le gars lâche finalement prise, espérant tomber en douceur sous le cheval sans se faire piétiner, mais son pied reste coincé dans l’étrier…
Sa tête cogne plusieurs fois le sol.
Il est au bord de l’évanouissement quand, par miracle, le directeur du supermarché le remarque et débranche la prise…
 
Un culturiste emmène une fille dans sa chambre et commence à se déshabiller.
À chaque fois qu’il enlève un vêtement, il montre un de ses muscles en disant :
« Tu vois, çà, c’est de la dynamite !
Touche un peu ces pectoraux, de la dynamite !
Et mes biceps, de la dynamite !
Tâte un peu ces dorsaux, de la dynamite !
Appuie sur les cuisses, ça c’est de la dynamite ! »
Quand il termine de se déshabiller la jeune fille lui demande :
« Dis donc, ce n’est pas dangereux toute cette dynamite avec une aussi petite mèche ? »
 
Un artiste-peintre se rend à la galerie qui expose ses œuvres pour jauger de l’intérêt que suscitent ses toiles auprès des amateurs d’art.
Le responsable des lieux lui explique sans détour :
« – En fait, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer.
– Bon et bien commencez par la bonne !
– La bonne nouvelle, c’est qu’un investisseur est venu l’autre jour pour une évaluation globale des œuvres que vous présentez chez nous. Il nous a demandé si vos toiles prendraient de la valeur après votre disparition.
– Et que lui avez-vous répondu ? » interroge le peintre.
« – Nous lui avons dit que sans nul doute, les prix de vos œuvres doubleraient après votre mort… Et il a acheté les 18 tableaux en exposition.
– Excellent ! » réagit le peintre. « Et la mauvaise nouvelle alors ? »
Le propriétaire de la galerie explique, un peu hésitant :
« Eh bien, c’est que cet acheteur… c’est votre médecin généraliste ! »
 
C’est un pharmacien qui, en arrivant au travail vers dix heures, voit un gars debout l’air crispé, se tenant d’une main près de la porte sur le mur extérieur.
Notre pharmacien demande à sa charmante employée :
« – C’est quoi l’affaire du gars dehors ?
– À l’ouverture ce matin, il est venu acheter du sirop pour la toux, mais je n’en ai pas trouvé !!!! Alors je lui ai vendu une bouteille de laxatif et le gars l’a bue sur place. »
Le pharmacien, choqué, hurle : « TU NE PEUX PAS SOIGNER UNE TOUX AVEC DU LAXATIF !!!! »
La jolie employée répond d’une voix douce :
« Bien sûr que si, vous pouvez… Regardez, maintenant, il n’ose plus tousser !!! »
 
Une vieille dame arrive à la station-service dans sa voiturette sans permis et dit au pompiste :
« – Je voudrais de l’essence, mais alors juste un dé à coudre, hein !
– Très bien à votre service », répond le pompiste.
« Et puis de l’huile, mais trois gouttes, hein ! »
Le pompiste la regarde d’un air quelque peu interloqué et lui demande :
« Et dans les pneus, je mets un pet d’air ? »
 
Trois hommes s’inscrivent à un concours de natation pour handicapés.
Le premier n’a pas de bras, le second n’a pas de jambes, quant au troisième, il n’a pas de corps, rien qu’une tête.
Ils s’alignent sur les plongeoirs, « Bang ! » fait le pistolet, puis « Splash » font les compétiteurs, les voilà tous dans la flotte.
Le manchot prend instantanément la première place, serré de près par le cul-de-jatte.
L’homme-tête coule comme un plomb.
Dix longueurs de bassin plus tard, le cul-de-jatte est vainqueur.
Il voit des bulles qui remontent du fond de la piscine, devine que c’est l’homme-tête qui est en difficulté, et décide d’aller à sa rescousse.
Il replonge, attrape l’homme-tête, remonte à la surface, et le repose sur le bord de la piscine.
L’homme-tête recrache l’eau de Javel, tousse, s’étrangle, puis finit par s’exclamer :
« Tu passes trois ans à t’entraîner à nager avec tes oreilles, et trente secondes avant le départ, y’a un connard qui te fout un bonnet de bain !!! »
 
Un étudiant, grand amateur de radio, tente de convaincre une amie de rencontre de l’accompagner jusqu’à son appartement.
« Je vais vous montrer quelque chose qui vous plaira sûrement », lui dit-il.
« C’est un récepteur à modulation de fréquence que j’ai passé en fraude lors de mon dernier voyage à Hong-Kong. Une merveille de technique. »
« Pas question », répond la belle, « parce que je sais trop ce qui va se passer.
Vous allez commencer par me faire manipuler votre appareil, puis vous allez déplier votre antenne télescopique et moi je vais me retrouver, au bout de neuf mois, avec un haut-parleur sur les bras ! »
 
En rentrant le soir après son travail, Jean-Marc dit à sa femme :
« – Chérie, j’ai invité Jean-Paul à venir dîner à la maison ce soir, il sera là dans une heure.
– Quoi ? Mais tu es fou ma parole ?
La maison est un vrai foutoir, je n’ai pas eu le temps d’aller faire les courses, il n’y a plus un seul couvert propre et je ne me sens pas du tout d’humeur à faire la cuisine !
– Oui, je sais tout ça !
– Dans ce cas, peux-tu m’expliquer pourquoi tu l’as invité à dîner ?
– Parce que mon pauvre Jean-Paul est en train de songer à se marier. »
 
L’histoire se passe dans un avion qui décolle pour une liaison Paris Los Angeles.
Après la phase d’envol, le commandant de bord annonce aux passagers :
« Bonjour à tous, bienvenue à bord de cet Airbus A340 !
Ici c’est votre commandant de bord qui vous parle.
Nous venons de quitter l’aéroport de Roissy-Charles-De-Gaulle à destination de Los Angeles que nous atteindrons dans 10 heures.
La température annoncée au sol est de 35 degrés et le temps est dégagé.
Au cours de notre voyage, nous survolerons le Sud de l’Angleterre, l’Irlande, l’atlantique Nord, le Sud du Groenland, le Canada puis le Nord-Ouest des États-Unis et enfin la Californie ».
Lorsqu’il a terminé ses annonces, il s’adresse à son copilote, pensant avoir coupé le son vers les passagers :
« Bon, maintenant que ça c’est terminé, je vais me servir un bon whisky et après je me tape l’hôtesse à l’arrière… Elle a un de ces petits culs celle-là ! »
Évidemment, les passagers entendant tout, sont hilares.
L’hôtesse qui entend aussi, se précipite vers le cockpit pour avertir le commandant que son micro n’est pas coupé, quand Jean-Marc, un passager assis aux premiers rangs, l’attrape par le bras au passage et lui dit :
« Ne courez pas si vite, vous avez le temps, il a dit qu’il allait boire un whisky avant… »
C’est une « revenue » d’il y a longtemps, en hommage au Capitaine Haddock (Jean-Charles Duboc, pilote de ligne), présentement décédé depuis quelques années.
Dans « l’originale » le commandant dit qu’il va à l’arrière de l’appareil prendre un café en compagnie de l’hôtesse qui s’y trouve et qu’il va sauter.
Et Jean-Marc intercepte celle-ci qui court en lui rappelant qu’elle n’avait pas besoin de se précipiter à l’avant de l’appareil…
 
Deux types sous la douche après un match de tennis …
Le premier remarque que le second a un énorme bouchon enfoncé entre les fesses.
Il lui dit :
« – Dis donc, t’as vu ? T’as un bouchon dans le cul !
– Oui, oui, je sais ! » … répond l’autre en soupirant.
« – Ça date d’avant-hier, je m’étais engueulé avec ma femme et je suis sorti faire une balade pour me calmer.
En marchant, j’ai machinalement botté dans une vielle lampe à l’huile toute rouillée.
– Et alors ?
– Alors un drôle de type en est sorti et s’est mis à gueuler : « Bonjour, je suis Léon le génie… tu m’as libéré… je t’accorde un vœu. »
– Et alors ?
 Alors j’ai répondu, énervé : « Me fais pas chier, OK ! » »
 
Une autre très vielle, qui aura mis du temps à « revenir » :
Lors de fouilles du sous-sol russe jusqu’à 100 mètres de profondeur, les archéologues russes ont trouvé des bouts de fil de cuivre qui dataient d’environ de 1.000 ans.
Les Russes ont déclaré partout que leurs ancêtres disposaient déjà il y a 1.000 ans d’un réseau de téléphone en fil de cuivre.
Les Américains se sont mis alors à fouiller leur sous-sol jusqu’à 200 mètres de profondeur.
Ils ont trouvé des restes de fibre de verre datant d’environ 2.000 ans.
Les Américains en ont conclu que leurs ancêtres disposaient déjà il y a 2.000 ans d’un réseau de fibre de verre numérique.
Et cela, bien avant les Russes.
Huit jours plus tard en Bretagne, à Lannion, on a publié le communiqué suivant : « Lors de fouilles dans le sous-sol de la plage de Perros-Guirec, jusqu’à 500 mètres de profondeur, les scientifiques bretons n’ont rien trouvé.
Ils en ont conclu que les Anciens Bretons disposaient déjà il y a 5.000 ans d’un réseau Wifi ».
 
Dans un saloon, un Américain et un Russe sont côte à côte.
Soudain entrent trois types à la mine patibulaire.
« Tu vois ces trois types ? » dit l’Américain au Russe. « Ce sont trois dangereux bandits, des tueurs. Je vais les mettre hors d’état de nuire. »
Il sort son Colt et, en une seconde, il tire trois fois et abat les trois bandits.
« – Colossal ! » s’écrie le Russe. « Comment t’appelles-tu ?
– Bill… Buffalo Bill… »
Quelques minutes plus tard, le Russe montre une table où sont assises trois entraîneuses.
« Tu vois ces trois filles ? Je vais les sauter. Je vais les sauter toutes en même temps ! »
Il ouvre son pantalon et sort trois zizis.
« – Fantastic ! » fait l’Américain. « Je n’ai jamais vu ça !
Comment t’appelles-tu ?
– Bill, comme toi. Tcherno Bill… »
 
Chez le coiffeur, un client dit à la manucure qui lui fait les ongles :
« – Quand vous aurez fini votre journée, mon petit, venez prendre un verre chez moi. Après on verra ce qu’on fait…
– Mais je suis mariée, monsieur.
– On s’en moque de votre mari ! Vous n’avez qu’à lui dire que vous serez retenue ce soir par votre travail.
– Dites-le-lui vous-même. Il est en train de vous raser… »
Inspiré de Bourville dans le film « Le corniaud ».
 
Deux vieux copains, Jean-Marc et Jean-François discutent.
L’un d’eux est un coureur de jupons notoire, l’autre est beaucoup plus timide.
Ce dernier est tout pensif : Il s’est marié il y a peu de temps.
Il dit à son ami :
« – Tu vois, moi, je n’avais jamais fait l’amour avec ma femme avant notre mariage. Et toi ?
– J’en sais rien ! Elle s’appelle comment, ta femme ? »
 
C’est l’histoire du gars se regarde nu dans le miroir et se dit :
« Mmmmm… dix centimètres de plus et je serais heureux comme un Roi. »
Et sa femme lui dit :
« Dix centimètres de moins et tu pourrais être Reine. »
 
Un homme pousse un carrosse dans lequel un enfant pleure à fendre l’âme. L’homme dit à l’enfant :
« Sois calme Jean-Denis, ne crie pas, Jean-Denis, ne te fâche pas, Jean-Denis. »
Une dame, qui passait, lui dit :
« – Magnifique, votre calme, Monsieur.
– Madame », qu’il répond, « C’EST MOI JEAN-DENIS ! »
 
La maman dit à son fils :
« – Pourquoi n’es-tu pas venu me chercher, quand le petit du voisin t’a lancé des pierres ?
– Toi, maman ? Oh non, tu vises bien trop mal ! »
 
Bon week-end à toutes et à tous !
Profitez-en, des « à rallonge », il n’y en a plus beaucoup : Il faudra attendre l’année prochaine !
 
I3

jeudi 2 juin 2022

À propos, que s’est-il passé à Davos.

Je n’y étais pas, mais on m’a raconté…
 
D’abord parce que plus personne ne me paye le ticket d’entrée (et les faux frais), ensuite parce que ces deux dernières années, le forum s’est tenu en « distanciel ».
C’était mieux pour la planète, en revanche c’était une catastrophe pour les « petits commerces locaux » et quelques péripatéticiennes.
Mais ils se sont tous remis de cette période de « vaches maigres ».
En revanche, j’y ai gardé quelques « solides amitiés » qui y sont allées et que j’ai été rencontrées la semaine dernière pour faire un vaste « débrief » entre deux bouteilles débouchées.
C’est donc le jeu de « l’homme qui a vu l’homme qui a vu la bête »…
 
Grosso modo, c’était un Davos différent, semble-t-il : Pour la première fois en un demi-siècle, il se tenait en mai (concurrencé par le festival de Cannes) et non en janvier.
Et cette année (2022) le Forum économique mondial aura été marqué par l’absence des Russes et des Chinois.
On ne sait pas pourquoi : Les chinois sont-ils en guerre sans qu’on ne m’ait averti ?
Oui : La Chine était absente pour cause de guerre épidémique menée par « Xi-ping-pong ».
Et par ailleurs, c’est la guerre en Ukraine et ses conséquences dévastatrices qui ont semble-t-il dominé les débats sur fond de craintes de récession.
Du coup, il y avait environ 2.500 participants au lieu des 3.000 habituels.
Pas l’effectif plein, quoi.
« Lorsque la Russie fait main basse sur le blé ukrainien, cela rappelle la période soviétique », lâche même la présidente de la Commission européenne : Ils n’étaient donc pas les bienvenus.
Morosité de circonstance…
 
Le monde se fragmente, des menaces se profilent à l’horizon comme celle d’une crise alimentaire, mais l’ambiance n’était pourtant pas à la totale-déprime car un immense flux d’innovations est dans les tuyaux : Vaccins, télétravail, jumeaux numériques, énergies renouvelables, etc.
« En 2018, l’armateur Maersk est venu nous demander des navires décarbonés », raconte le patron de Siemens. « Nous ne savions pas comment faire ça. Mais aujourd’hui, il y en a douze en construction ».
Le monde change toujours aussi vite, en somme…
 
Comme chaque année à Davos, un sujet domine les esprits. La « big thing » cette fois-ci, c’est la récession. On joue à se faire peur : Le monde va-t-il connaître une récession ? Et pratiquement tout le monde répond non… en ajoutant que la question se pose, en tout cas pour l’année prochaine. « 2023 sera compliquée », témoigne le patron d’un grand groupe de biens de consommation.
Il faut dire que le défi n’est pas simple pour les gouvernants : Calmer l’inflation qui s’emballe un peu partout sans amputer la croissance.
Et les représentants des banques centrales ont défilé pour expliquer comment ils comptaient relever ce défi.
Globalement, ils ont un plan en deux temps assez simple : Tuer l’inflation le plus vite possible en remontant les taux d’intérêt dans les mois qui viennent et s’occuper de la croissance après.
Je n’aurai pas fait mieux…
Mais j’aurai commencé plus tôt.
 
Bien sûr, il y a des nuances : Pour les Européens, la mission de la Banque centrale est d’éviter l'inflation… à tout prix. La croissance n’est pas son objectif.
Pour les Américains, les deux sont importants. La croissance l’est même davantage car la récession, leur est insupportable.
D’ailleurs, il est recommandé de ne jamais prononcer le mot.
Ainsi, le fondateur du grand fonds d’investissement Carlyle, aura raconté que quand il était conseiller de « Jimmy Carter-la-cacahouète », le chef économiste de la Maison-Blanche s’était fait incendier par le président démocrate : « Ne prononcez jamais le mot en R, ça déprime les gens et ils finissent par y croire. »
C’est pourquoi lorsque Carter lui demanda plus tard comment il voyait les perspectives de l’économie, il lui répondit : « Comme une banane. »
La courbe de la croissance va-t-elle s’infléchir ? « On peut encore l’éviter », estime le même. Mais « il y a maintenant trois mots en R : Récession, Russie et Rate (le taux) et les risques sont là…
Bref, on tourne en rond.
 
Après l’Ukraine, le mot qui est revenu le plus souvent restait « décarboner ».
« Il y a cinq ans, les chefs d'entreprise s’en moquaient. Il y a trois ans, ils ont commencé à basculer. Aujourd’hui, 1.400 entreprises ont défini une stratégie net zéro » carbone.
Les astres se sont alignés : Une lente prise de conscience, la volonté affichée des gouvernements pendant l’épidémie, la guerre déclenchée par la Russie, qui révèle le péril de la dépendance aux énergies fossiles, désormais la « décarbonation » est à la fois « bonne pour le climat, bonne aussi pour l’indépendance », résume « Ursule-la-des-Lyres ».
L’agression russe en Ukraine n’a fait que renforcer la détermination de l’Europe à s’affranchir rapidement des combustibles fossiles russes, a déclaré la présidente de la Commission européenne.
Quelle clairvoyance !
Mais ça ne suffit pas. Il faut aussi beaucoup d’argent et Al Gore, l’ancien vice-président des États-Unis, évoque 5.000 milliards de dollars par an.
Je ne sais pas où il va aller chercher tout ça…
Nombre de techniques émergentes passent mal à grande échelle pour l’instant : « Ce sera possible seulement s’il y a une action publique prévisible, un cadre clair », estime le patron de l’énergéticien hispanique.
Les permis de construire tardent. Et les résistances sont fortes : « On est parfois passé du NIMBY au BANANA », estime le patron du pionnier danois des renouvelables, Orsted.
Du « Not in my backyard » (« Pas de ça près de chez-moi ») au « Build anything anywhere for anybody », que l’on pourrait traduire par « Ne rien construire, nulle part, pour personne ».
Ce n’est donc pas gagné : Il y a encore du pain sur la planche.
 
Par ailleurs on se serait enfin rendu compte, sur le planète sanitaire, que sans confiance, impossible de vacciner à grande échelle.
Impossible également de profiter pleinement de l’immense potentiel du numérique, alors que les scandales se sont multipliés ces dernières années chez les géants des technologies de l’information.
Toutefois, de manière générale, les entreprises rassurent.
Le sondage que publie la firme de relations publiques Edelman depuis plus de vingt ans le confirme : 62 % des sondés dans une quinzaine de pays font confiance aux entreprises (53 % en « Gauloisie-du-labeur »). Ils attendent même de plus en plus d’elles.
Un sur deux des sondés estime que les firmes doivent punir les pays qui violent les droits de l’homme et la loi internationale, rien que ça : Plus de McDo à Moscou, mais toujours autant à Pékin…
Les entreprises ont d’ailleurs quitté en masse la Russie après la déclaration de guerre à l’Ukraine : Elles assument de facto une responsabilité géopolitique.
Mais il semble que le vrai problème de la confiance est ailleurs.
Elle grandit avec le niveau de revenu. Or, c’est le signe d’une société de plus en plus fracturée d’après les analyses entre « riche et pôv’ ».
À Davos, les images des « Gilets jaunes » sont restées dans toutes les têtes…
Et les entreprises n’y peuvent finalement pas grand-chose !
 
À chaque édition, les organisateurs du Forum glissent un débat sur une innovation sociale provocante. Il y a deux ans, c’était le revenu universel, un mirage qui n’a pas bien imprimé.
Cette fois-ci, c’est la semaine de quatre jours chère à « La-roue-tout-roux » et les déclinistes.
Qui « imprimera » peut-être plus.
Tous les participants sont désormais à fond pour, même si eux-mêmes admettent travailler six ou sept jours par semaine.
L’un d’eux aura rappelé la baisse du temps de travail de Henry Ford il y a plus d’un siècle, l’autre une usine de céréales Kellogg qui avait décidé la semaine de quatre jours dans les années 1930.
Dans la salle, un chef d’entreprise a osé évoquer le problème de revenus qui pourrait en résulter.
L’argument est balayé au nom des gains de productivité engendrés par un travail plus supportable !
Un entrepreneur venu de Manille, évoque également les 35 heures en « Gauloisie-laborieuse ». Rire dans la salle…
Son contradicteur démolit ce dispositif de « Titine-Eau-brille » qui n’a jamais permis d’atteindre aucun de ses objectifs (baisse du chômage notamment).
Au contraire, nous avons seulement partagé la dégringolade et accéléré notre désindustrialisation…
Sa conclusion à lui ? « Un échec cuisant » mais qui aura bien profité aux entreprises étrangères.
Pas si facile, finalement.
 
Autre affaire « rigolote » (si on peut dire) : Depuis la chute de l’Union soviétique, la Fédération de Russie louait chaque année un vaste bâtiment en plein centre de Davos pour y installer sa vitrine, « Russia House » et faire la promotion d'une Russie ouverte au capitalisme.
Ce n’est manifestement plus d’actualité pour un long moment.
Et lorsque la direction du Forum a décidé de ne pas inviter de Russes, le milliardaire ukrainien Victor Pinchuk, un familier du Forum, s’est précipité pour louer l’endroit et le rebaptiser « Russia War Crimes House ».
Des milliers de participants ont défilé dans ce bâtiment où étaient exposées des images insoutenables du conflit : Un franc succès !
De plus, intervenant en vidéo, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a enfoncé le clou : « Il faut aller au-delà de l’embargo. Coupez vos liens avec l’agresseur, vos marques ne doivent pas être associées à des crimes de guerre. » L'intervention aurait été saluée par une « standing ovation ».
Et s’ils n’en faisaient pas un peu trop, les ukrainiens ?
 
Autre absent, on l’a dit, pour une autre raison, la politique du zéro « Conard-virus » des chinois, la « pire décision de Xi Jinping » selon George Soros, ont laissé la place aux Indiens, venus en force.
Dans la tech, les Infosys, Wipro ou HCL Technologies rivalisent avec les « Gogol », Meta ou Intel. Et les dirigeants de plusieurs grands États indiens, Tamil Nadu (67 millions d’habitants), Andhra Pradesh (50 millions), Karnataka (64 millions) - chacun de la taille d’un grand pays européen - étaient tous présents.
« L’Inde connaîtra probablement la plus forte croissance des grandes économies cette année », a estimé le patron d’Infosys.
Probablement vrai, à mon sens, puisqu’ils partent de plus loin : Un optimisme qui contraste avec les perspectives chinoises.
Pékin annonce officiellement 5,5 % de croissance, le FMI prévoit un point de moins, mais les rares Chinois présents à Davos sont plus circonspects. « Nous serons plutôt proches de notre croissance de 2020 », a lâché l’un d’eux.
Soit 2,3 %.
 
Et puis le patron de Pfizer a fait un tabac pour n’être pas arrivé à Davos les mains vides.
Il a profité de l’occasion pour frapper un grand coup en annonçant que son groupe allait mettre à la disposition des 45 pays les plus pauvres de la planète tous les médicaments sous licence, actuels et futurs, que son groupe fabrique.
« Nous fournirons tous ces médicaments au coût de leur fabrication, hors frais de recherche. Cela concerne 1,2 milliard de personnes », a-t-il insisté.
D’autres grands laboratoires pharmaceutiques pourraient suivre.
« J’en suis certain, j’ai parlé à plusieurs dirigeants », a-t-il ajouté.
Très bien, d’autant que les 45 pays les « plus pôvres » ne sont pas vraiment solvables et représentent une vraie « bombe virale et bactériologique » pour le reste de la planète et de son humanité.
Le patron du labo américain s’est ainsi montré optimiste sur les promesses de la technologie de l’ARN messager : « Nous travaillons sur un vaccin unique pour le Covid et la grippe, mais une deuxième vague d’innovations arrive dans le traitement des cancers et une troisième s’annonce dans les maladies génétiques », dit-il.
Ça c’est important et il faut en remercier le Pangolin…
Quant aux risques d’une nouvelle pandémie ?
« Il faut s’y préparer sans peur. La science va triompher.
Le problème, c’est plutôt de faire en sorte que tout le monde ait accès à l’innovation. Nous en sommes encore très loin. »
Voilà qui tombe sous le sens.
 
Bref, ils se sont séparés contents d’eux : La cantine était à la hauteur.
Et la cave aussi.
Donc tout va bien dans le meilleur des mondes, n’est-ce pas ?

mercredi 1 juin 2022

Les élections législatives confirmeront-elles la présidentielle ?

Pas seulement en ce qui concerne leurs résultats.
 
Il n’y a guère de doute sur la majorité qui sortira des urnes le 19 juin prochain. Même si la constitution d’une majorité gouvernementale, pour 5 ans, dans le sillage de « Jupiter » sera probablement plus difficile à atteindre qu’en 2017.
 
Le délai trop long entre les deux scrutins y a joué son rôle, émoussant la dynamique de la victoire du scrutin du 24 avril.
La démission tardive et « républicaine » de « Casse-tête » en aura rajouté.
Pire encore, les trois semaines qu’il aura fallu pour constituer un nouveau gouvernement qui, à peine formé et pas encore soumis à un vote d’approbation du Parlement, se lance pour moitié dans la bataille des législatives, aura montré sinon démontrer les difficultés de l’exercice qui n’attire pas vraiment les ambitions et vocations.
« Lili-Born » a été nommée « par défaut » : Il y a eu tellement de refus d’autres femmes qui auraient été sollicitées…
 
Plus grave, dès après le premier « Conseil des sinistres » repoussé pour l’occasion, on s’aperçoit au dernier moment qu’il y a encore des erreurs de casting, comme par exemple ce « sinistre » accusé, forcément à tort, de malversations sexuelles, un « néo-indigéniste » polémique à « Les-ducs-à-Sion », voire celui d’un chasseur à la tête du ministère de l’agriculture qui pratique la chasse… pas avec un « fusil-pan-pan », mais à l’ancienne : À l’arc et aux flèches !
Plus barbare pour le « bien-être animal », on aurait pu faire mieux…
Personnellement je préfère le 11,43 contre les tourterelles : On n’en touche pas beaucoup, mais elles ont tendance à éviter le secteur par la suite, ce qui reste reposant à l’heure de la sieste : Paroles d’homme !
Notez que comme pyromane, « Jupiter » se sera retenu : Il aurait pu nommer Assuma Traoré à l’intérieur, « konne-benne-dites » à l’industrie, Kersauson à la kulture, « Poux-toux » au travail et au social, « Krivine » à la guerre, « Ségololo » aux phynances, « Mes-Luches » à la justice du « garde-des-sots », « Zézé-amour » aux affaires diplomatiques, « Si-bête-la-Diarrhée » à la francophonie et « Rachida-Mimi » aux sports et à l’olympisme.
Au moins, ça aurait animé les Conseils des « sinistres »
Passons, ce n’est pas de ça dont je voulais vous parler ce matin.
 
Mais bien plus de ce que toute le monde aura pu observer : La paysage électoral qui se déplace aux urnes laisse penser que le pays serait divisé en trois pôles : Un centre de gouvernement, une droâte regroupant ses courants conservateurs et extrémistes et une gôche majoritairement ralliée à son pôle radical.
Les variables de la sociologie électorale, l’abstentionnisme, surtout parmi les jeunes guère mobilisés, révèlent un clivage entre générations ou modes de vie et expliquent qu’il ne s’agit pas d’une simple répétition du scénario de 2017.
En effet, la crise des « Gilets jaunes » et celle du « Conard-virus » ont accentué le sentiment de « détestation » des hommes et des femmes politiques représentant les partis de gouvernement.
Et « Jupiter » incarne particulièrement bien cette détestation.
 
Très peu d’analystes ont souligné « la victoire » sans précédent des candidatures se revendiquant comme « antiélitiste ».
Le terme « élite » vient du verbe « eligere » (« choisir »), terme latin en usage dès le XIIème siècle dans ce pays (que j’aime tant et qui me le rend si mal…).
À l’époque contemporaine, « élite » et « élitisme » désignent dans la communauté des hommes un certain nombre de personnes « élues » destinées à diriger les « non-élues » en y associant la notion de mérite.
Par opposition à l’aristocratisme « de naissance », l’élitisme a une connotation sociale et politique positive.
L’antiélitisme est devenu au fil du temps une critique radicale de cette conception.
Aujourd’hui appliqué à la vie politique, il se traduit par une remise en question du caractère « méritocratique » de la compétence des « sachants », donc de la légitimité des élites de la démocratie représentative.
 
L’extrême droâte, « Riton-Zézé-amour », « Marinella-tchi-tchi », « Dupont-Gnan-Gnan » et même « Gens-Las-Salle », mais également les candidats de la gôche radicale, « Mes-Luches », « Poux-toux » ou encore « Nath-Art-Haut » ont vilipendé le pouvoir de « l’oligarchie », des « puissants », de la « finance », de la « caste », de « ceux d’en haut », etc.
Une logorrhée habituellement reprise par le PCF et sa lutte des classes comme socle dogmatique, qu’avait converti les « écololos » en lutte contre les « sachants » qui oublient la planète sur laquelle tout le monde vit et à laquelle même le « P.Soce » aura adhéré en ralliant la « NUPES » de « Mes-Luches »…
La « lutte des classes » était devenue la « lutte des places » et pour un strapontin au Palais Bourbon, ils auront tous vendu leur âme dogmatique !
Au risque de marier la carpe au lapin…
Un véritable effondrement idéologique de « l’ancien-monde », celui « d’avant » !
 
Réfléchissez un peu au fait que les candidats ayant mobilisé cette rhétorique au premier tour des élections présidentielles, entre 2012 et 2022 ont obtenu un nombre de voix en constante progression : 33 % en 2012, 49,8 % en 2017, 61,1 % en 2022 !
Effarante progression…
Si on ne peut pas vraiment faire de lien de causalité entre cette rhétorique et ces scores, on peut au moins en conclure et admettre que cette posture n’a pas choqué les électeurs au point de les dissuader de porter leur voix sur ces candidats.
 
Pour certains, le mouvement social de 1995 a été le moment historique qui a fait de la rhétorique antiélitiste « l’un des topos obligatoires du discours politique ».
Il n’a cessé depuis de devenir central pour les logiques les plus radicales de droâte mais aussi de plus en plus de gôche, en particulier chez les Insoumis.
On rappelle à l’occasion que même des professionnels de la politique, pourtant plus modérés, ne rechignent pas à faire usage de cette figure de cette « démagogie cognitive ».
Chacun se souviendra du « mon adversaire ne vote pas : C’est le monde de la finance ! » lancé par « Tagada-à-la-fraise-des-bois » lors de la campagne électorale de 2012.
Dans ce contexte, les arguments rationnels perdent leur droit de cité puisque même ceux qui doivent les porter s’en débarrassent au nom de la rentabilité électorale !
Merci à « Gras-nul-laid » transformé pour l’occasion en « Capitaine de pédalo »…
 
Dans cette « dynamique », l’oligarchie « des riches, la caste des politiciens » et les technocrates de « l’État profond (national ou européen) » doivent partir.
Cet appel à se débarrasser de l’élite est devenu consubstantiel à la division du monde entre le (bon) peuple et la (méchante) élite.
Le bien ne doit-il pas naturellement chasser le mal depuis l’apparition de la Bible des hébreux ?
À tel point qu’une philosophe appelle, ainsi, à la répudiation de la raison, fondement de la démocratie libérale, au profit de l’« énergie libidinale ».
Encore une qui pense sous la ceinture…
Elle propose même de « mobiliser » cette énergie « malléable » contre l’oligarchie afin de « construire » le « peuple ».
Dans cette perspective, les émotions et les affects devront se traduire par le rejet, comme le suggère un député insoumis, « physique et viscéral » de l’élite…
Ou quand on rage, comme « Zézé-amour », de ne pas avoir pu en faire partie.
 
De surcroît et de façon assez extraordinaire, l’antiélitisme est présenté comme le discours politique permettant de « sauver » la démocratie !
Rien de moins.
Pour ses promoteurs, l’élitisme contemporain contrarierait l’imaginaire égalitaire et occulterait les grands projets d’émancipation au profit de la mondialisation néolibérale.
Pourquoi pas ?
Et cet antiélitisme puise sa force dans un contexte de déclin des « grands récits » (libéralisme, socialisme, etc.) et est aujourd’hui aisément récupéré par les tenants d’une critique de la démocratie représentative.
Ce « carburant idéologique » des mouvements sociaux étêtés, tels que celui des « Gilets jaunes », permet de mobiliser un électorat toujours plus large autour d’un prétendu clivage entre « bloc élitaire » et « bloc populaire ».
Sympathique cette « lutte des places » nouvelle génération…
 
Le raisonnement de ces pourfendeurs de « l’oligarchie » repose en fait sur une « terrible simplification » : Le mythe de l’existence d’une élite « Consciente, Cohérente et Conspirante » (modèle des « 3 C ») critiqué en raison de la déformation de la théorie de la classe dirigeante, est un raccourci qui facilite l’association de tout type de médiation élitaire avec les théories complotistes.
Dans cette stratégie de la nouvelle logique dogmatique populiste, l’idée d’une élite unifiée maximisant ses intérêts concurrence fortement celle – plus en cohérence avec le pluralisme démocratique – d’une multiplicité de groupes élitaires en compétition pour le pouvoir politique, religieux social et économique.
 
Aux États-Unis, depuis l’administration de « Boubouche.jr. », des travaux ont évoqué le rôle d’une « élite de l’ombre » (shadow elite) qui aurait favorisé la deuxième guerre du Golfe.
Toutefois, la démonstration de l’interpénétration des réseaux néoconservateurs et l’administration des affaires étrangères, repose sur un travail dont l’aspect « scientifique » est discutable.
Une recherche, plus solide empiriquement, a ainsi démontré que, dans le cas de la réforme de l’assurance maladie, les groupes d’intérêts (big pharma, compagnies d’assurance, etc.) n’ont pas joué un tel rôle auprès de l’administration « Haut-bas-Mât » alors qu’elles étaient indirectement concernées.
Pourtant, malgré le déficit de preuve, le mythe d’une élite omnipotente influençant l’ensemble des décisions démocratiques persiste encore.
Dans un contexte de crise de confiance à l’égard des gouvernants et autres « sachants », il renforce donc la croyance dans l’antiélitisme.
Personnellement, de ce que j’en connais, ces « élites » passent leur temps – et sont mandatées et payées (cher) pour ça – à se tirer des « bourres pas possibles » entre elles et leur diverses factions, tentant vaille que vaille de tirer la couverture à elles.
Autrement dit, elles s’annihilent réciproquement la plupart du temps.
Et rares sont les consensus, mais quand ils se produisent, les décisions sont vite prises, comme par exemple les mesures de rétorsions récentes contre la Russie dont l’ampleur n’a que d’égale que la profondeur, que « Poux-tine » qui en reste tout surpris, voire hébété, ahuri.
 
Toutefois, en poussant ce raisonnement sociologique, on pourrait établir que certains leaders mobilisant la rhétorique antiélitiste forment déjà une élite en soi.
Force est de constater que, comme un diplomate britannique et ancien ministre conservateur, la naissance d’une « caste supérieure de l’élite anti-élite » (upper-caste elite of anti-elitists) est composée d’individus issus de milieux sociaux très privilégiés à l’image des premiers ministres « Camé-Rhône » et de « BoJo », tous deux issus et qui sont en fait les purs produits du cursus élitiste Eton-Oxford.
Autrement dit, on en revient à la « lutte des places » avec un package-marketing de rebelle contre les élites, par des élites de « sachants » préformées au meilleur des université d’élites…
Pas à un paradoxe près, finalement.
Qui garantit la pérénité de la City…
 
De même, en « Gauloisie-éclairée », l’élite anti-élite se caractérise par son profil de professionnel de la politique.
« Marinella-tchi-tchi » et « Mes-Luches » en constituent des exemples emblématiques comme le montrent leur carrière et leur leadership partisan.
La première est une « héritière politique » entrée dans la carrière dès l’âge de 18 ans, avant de gravir tous les échelons du « F.Haine » avant de se présenter aux élections présidentielles depuis 2012.
Le second est un pur « produit de la méritocratie » à la « Gauloisienne », obtenant son CAPES en lettres modernes et intégrant en même temps le « P.soce » en 1976.
Il a cumulé au cours de sa longue carrière politique les fonctions électives entre autres de député, de sénateur, de député européen et la fonction exécutive de ministre délégué à l’enseignement professionnel (2000-2002).
N’en jetez plus !
Depuis la création de son propre parti (Le Parti de Gôche en 2008 devenu en 2016 la « Gauloisie-insoumise »), il s’est lui aussi présenté à trois reprises aux élections présidentielles.
Par ailleurs, tous les deux ont imposé un leadership incontesté sur leur propre parti politique comme en témoignent leur réélection continue à la direction.
Cette main de fer sur l’organisation illustre la loi d’airain de l’oligarchie : De la graine de dictateur !
 
Les critères de la sociologie des élites, à savoir l’origine sociale, la formation, la trajectoire professionnelle, la durée de la carrière politique, le cumul et le type des mandats, montrent finalement et sans surprise, le peu de distance les séparant de celles et ceux qu’ils dénoncent !
 
Autrement dit, entre ses trois « Gauloisies-électorales », le choix est désormais verrouillé.
Au moins pour 5 ans.
Et tant que les jeunes abstentionnistes n’auront pas pris le chemin des urnes, l’avenir, leur avenir est barré par les « sachants », ces « bons soldats » des élites.
La « démocrature » actuelle dans toute sa splendeur !