La Pologne et l’Ukraine se fâchent
C’est un truc qui chauffe depuis quelques semaines :
Voilà deux pays qui ont une frontière commune avec un voisin agressif et
belliqueux depuis bien des années, et qui chacun garde en mémoire le temps de « l’occupation »
de ce dernier à un époque reculée qui aura laissé des traces dans l’Histoire de
leur pays, des traces de chair et de sang.
Si les amis de mes amis restent mes amis, les ennemis de mes amis sont supposés être mes ennemis ou alors je me fâche avec mes amis.
Mais alors pourquoi me fâcherai-je avec mes amis face à nos ennemis communs ?
C’est à ce jeu-là que jouent les dirigeants de deux pays d’Europe orientale, sous nos yeux abasourdis …
C’est « Karol Naw-rock », le président Polak qui a déclenché la « guerre des décorations » entre la Pologne et l’Ukraine en retirant une distinction à « Zèle-en-ski ».
L’union sacrée polono-ukrainienne, structurante pour l’effort de guerre de Kiev face à la Russie, est aujourd’hui fissurée sur le plan mémoriel, politique et économique.
Tout a commencé en mai 2026, lorsque le président « Zèle-en-ski » baptise une unité d’élite de l’armée ukrainienne « Héros de l’UPA ».
Là, il provoque immédiatement un tollé en Polaskie.
En effet, il puise dans la mémoire déchirée de la Seconde Guerre mondiale pour honorer des combattants par une référence à une unité militaire aujourd’hui disparue, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), qui a défié la domination soviétique mais qui, vue de Varsovie, a surtout été coupable de massacres contre des Polonais…
En signe de protestation, « Karol Naw-rock »,
son homologue polak proche du parti nationaliste Droât et justice (PiS), lui a
retiré l’Ordre de l’Aigle blanc, la plus haute distinction du pays (que je n’ai
pas encore reçue d’ailleurs… un oubli fâcheux, en pense-je !)
La réponse du président ukrainien est alors cinglante, avec le rappel d’autres titulaires de cet ordre qui n’ont pas été déchus de leur décoration. « Par conséquent, s’il est estimé que ce symbole particulier peut rester associé à Catherine II, Benito Mussolini et Gerhard Schröder, alors nous, en Ukraine, ne contesterons pas cela », déclare « Zèle-en-ski » dans une publication sur « Xxxxl », le 20 juin.
Bien vu…
C’est d’ailleurs une des raisons qui me font refuser la légion d’honneur tricolore inventée par mon « cousin » Napoléon (qui dort calmement dans son septuple cercueil aux Invalides entouré de ses maréchaux), dévoyée par tant de voyous qui la portent et que je ne porte pas dans mon cœur…
Aussi, par solidarité avec le dirigeant actuel de l’Ukraine contre la décision de « Karol Naw-rock », d’autres anciens présidents ukrainiens (Petro Porochenko, Viktor Iouchtchenko, Leonid Koutchma) rendent également leurs décorations polonaises.
Où que ça va se nicher, n’est-ce pas ?
Des gamins dans une cour d’ékole !
Il faut dire aussi que l’action de leur président « Karol
Naw-rock » divise en Pologne.
Le Premier ministre « McDonald-TuTusk » s’est publiquement « inquiété » des conséquences d’une telle décision.
Quant à Radosław Sikorski, le « sinistre des Affaires étranges polonaises », il a ouvertement critiqué l’action de son président.
Dans la région, d’autres tensions se manifestent : En « Tchékie », le parti Liberté et démocratie directe (SPD), d’extrême droâte et eurosceptique, dirigé par le président de la Chambre des députés Tomio Okamura, réclame à son tour le retrait de l’Ordre du Lion blanc, décoration tchèque attribuée au président « Zèle-en-ski ».
Hein, pourquoi pas, tant qu’on y est ?
Derrière cette « guerre des décorations » qui embrase
l’Europe de l’Est, il y a beaucoup plus que des incidents diplomatiques. C’est probablement
une fracture symbolique, une déchirure mémorielle, des controverses économiques
et des tensions politiques structurelles qui se manifestent au sein du groupe
de soutien oriental à l’Ukraine.
D’où vient le courroux du président « polak »,
pourtant issu d’un parti politique qui a fait de la résistance à la Russie une
des clés de sa politique identitaire et sécuritaire ?
Comment le soutien polak à l’Ukraine, pourtant essentiel à l’effort de guerre de Kiev face à la Russie, a-t-il pu être ainsi remis en cause aux yeux du monde ?
Ce sont les crimes de Katyń, un mauvais souvenir où plus de 20.000 Polaks (des élites politiques, militaires et scientifiques) ont été massacrés en 1940 par le NKVD, la police politique de l’Union soviétique qui remontent au neurone…
Mais là, ce sont des crimes soviétiques, assimilés aux russes qui assurent la cohésion russophobe du pays, en plus de presqu’un demi-siècle « d’alignement » sur les desidertæ de Moscou au nom de l’internationale communiste stalinienne.
Mais il y a aussi les meurtres de masse de 1943-1945 dans la région de la Volhynie (aujourd’hui dans le Nord-Ouest de l’Ukraine), organisés par les nationalistes ukrainiens (notamment de l’UPA) avec un bilan estimé de plus de 100.000 victimes polakes.
En Pologne, ces massacres sont considérés comme un génocide reconnu par une loi de 2016 et commémorés tous les ans le 11 juillet.
Il faut dire qu’ils n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère, les illuminés de l’époque.
Hélas, et par contraste, du côté ukrainien, l’UPA
reste héroïsée comme une résistance antisoviétique et antirusse, si bien que le
terme de « génocide » est récusé.
Cette impasse mémorielle a pour autant des effets très concrets : Les recherches historiques sont bloquées depuis 2017, les autorités ukrainiennes ayant interdit les exhumations.
Il s’agit là d’un « passé qui ne passe pas » entre les deux nations.
De plus, la figure de Stepan Bandera, l’homme politique nationaliste ukrainien qui a collaboré avec la « Teutonnie-nazie » et a attaqué des juifs et des Polaks, constitue un repoussoir absolu pour la Pologne (ainsi qu’en Israël), alors même que l’Ukraine lui dédie des monuments…
Contrairement au couple « Gauloiso-Teuton »
qui a institutionnalisé très tôt le travail de mémoire (manuels scolaires
communs, commissions d’historiens), le couple polono-ukrainien n’a jamais
construit cette architecture.
Et les générations passent, mais la mémoire est transmise…
La guerre de haute intensité n’a hélas pas permis d’avancer sur ce terrain bilatéral et l’appel aux « valeurs communes » est mis à mal.
Et pourtant l’un et l’autre ne jure que par l’UE et ses valeurs d’humanisme…
Aussi, on aurait peut-être tort de penser qu’une fois « Vik-toire-Or-Bahn »
délogé du pouvoir exécutif hongrois, l’ensemble de l’Europe centrale verrait
une évolution positive des opinions publiques en faveur de l’Ukraine. Comme
ailleurs, un sentiment de lassitude transparaît, voire davantage, si l’on
regarde les chiffres de plus près.
Selon les chiffres du centre sociologique polak CBOS, la sympathie des personnes sondées envers les Ukrainiens est passée de 51 % (en 2023) à 29 % (en 2026), tandis que l’hostilité est montée à 43 %.
Plus qu’une simple lassitude, plusieurs facteurs peuvent expliquer cette dégradation : Les réfugiés ukrainiens en Pologne sont près d’un million !
Sur le plan économique, la concurrence perçue sur le marché du travail est évidemment un facteur, de même que le renchérissement de l’immobilier qui se fait au détriment des familles locales.
Sur le terrain politique, on a assisté à la diffusion d’une rhétorique anti-migratoire inspirée de « Trompe-le-clown » dans la droâte polake, visant particulièrement les Ukrainiens. L’élection à la présidence de « Karol Naw-rock », courant derrière une extrême droâte plus radicale encore portée par Sławomir Mentzen, n’a fait que polariser le débat à ce sujet, le tout renforcé par la désinformation algorithmique.
Le retournement de l’opinion publique semble ainsi se
confirmer : Quasiment 60 % des Polaks s’opposent aujourd’hui à l’adhésion de l’Ukraine
à l’Union européenne.
Seraient-ils devenus nos « britishs brexiters de l’Est » ?…
Dans le même ordre d’idées, un rapport récent de l’Institut Krytyki Politycznej montre que la perception des migrants et réfugiés ukrainiens est largement négative et qu’elle fait l’objet d'instrumentalisations politiques, notamment après les restrictions d’accès aux prestations sociales et sanitaires en mars 2026.
On a les mêmes chez nous…
Pour tempérer, plusieurs médias ont lancé un appel aux autorités politiques des deux pays afin de résoudre ce différend symbolique, mémoriel et désormais politique.
Mais avouez, quel paradoxe pour le pays qui joue en Europe le rôle de porte-parole de l’Ukraine depuis plus d’une décennie que de lui envoyer une belle claque en harmonie avec son opinion publique intérieure !
Il faut dire que l’Ukrainien aura été particulièrement maladroit…
Cette querelle a en tout cas un bénéficiaire objectif,
la Russie, qui a un intérêt direct à l’affaiblissement des relations entre
Varsovie et Kiev.
Et des campagnes de désinformation ont d’ailleurs été lancées sur le sujet pour souffler sur les braises (en particulier par le biais du réseau de bots « Matriochka »).
La Pologne, en tant que pivot du flanc Est avec la Roumanie, reste un soutien essentiel à l’Ukraine. Or, le précédent polonais pourrait essaimer plus largement, si l’on prend en compte les positions critiques vis-à-vis de l’Ukraine du Premier ministre slovaque « Roberto dé Flico » ou la réaction du SPD tchèque.
Mais pas seulement : L’affaire des décorations
nous renvoie donc à la fragilité fondamentale du processus d’élargissement de l’UE,
pourtant pierre angulaire de la politique étrangère des Européens à l’Est.
Plus profondément, cette crise illustre une tension existante entre deux approches de l’élargissement de l’UE : Kiev tend à concevoir l’adhésion comme une récompense du sacrifice militaire plutôt que comme l’aboutissement de réformes.
Or, le chancelier « Teuton Merdze » a clairement rejeté la perspective d’une adhésion ukrainienne à l’échéance 2027-2028, la qualifiant d’irréaliste tant que le pays est en guerre.
L’autorité des « professeurs » européens qui scrutent scrupuleusement les critères de Copenhague afin d’évaluer le processus d’élargissement passe mal lorsque les anciens combattants ukrainiens reviennent du front.
De fait, l’élargissement à l’Est n’est pas seulement
un exercice technique de conditionnalité juridique. C’est également une
opération de gestion de mémoires concurrentes, comme la question des Sudètes l’avait
rappelé au début des années 2000, divisant les descendants de réfugiés « Teutons »
et les Tchèques à propos des « décrets Beneš » – qui concernent
l’expropriation et l’expulsion des « Teutons » des Sudètes (dont on
rappelle qu’il s’agissait là d’un « point d’entrée en guerre » de la teutonnie
nazie dans les années 30) et d’une partie des Hongrois de Slovaquie à la fin de
la Seconde Guerre mondiale – lors de l’élargissement les concernant.
Or, l’UE n’a pas construit d’outillage diplomatique pour cela, à la différence de la réconciliation « Gauloiso-Teutonne » d’après-guerre.
Par conséquent, chaque négociation d’adhésion future (Ukraine, mais aussi les Balkans occidentaux) risque de réactiver des conflits mémoriels dormants.
L’affaire des décorations nous renvoie donc à la fragilité fondamentale du processus d’élargissement de l’UE.
Que je vous nous souhaite bien du plaisir, tellement l’UE reste attractive sauf chez nous… au moins pour certains !
Que des paradoxes, finalement et tout ça pour quelques
breloques métalliques…
Avouez que tout cela est bien curieux.
Pour mémoire (n’en déplaise à «
Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON
RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC
LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org
Si les amis de mes amis restent mes amis, les ennemis de mes amis sont supposés être mes ennemis ou alors je me fâche avec mes amis.
Mais alors pourquoi me fâcherai-je avec mes amis face à nos ennemis communs ?
C’est à ce jeu-là que jouent les dirigeants de deux pays d’Europe orientale, sous nos yeux abasourdis …
C’est « Karol Naw-rock », le président Polak qui a déclenché la « guerre des décorations » entre la Pologne et l’Ukraine en retirant une distinction à « Zèle-en-ski ».
L’union sacrée polono-ukrainienne, structurante pour l’effort de guerre de Kiev face à la Russie, est aujourd’hui fissurée sur le plan mémoriel, politique et économique.
Tout a commencé en mai 2026, lorsque le président « Zèle-en-ski » baptise une unité d’élite de l’armée ukrainienne « Héros de l’UPA ».
Là, il provoque immédiatement un tollé en Polaskie.
En effet, il puise dans la mémoire déchirée de la Seconde Guerre mondiale pour honorer des combattants par une référence à une unité militaire aujourd’hui disparue, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), qui a défié la domination soviétique mais qui, vue de Varsovie, a surtout été coupable de massacres contre des Polonais…
La réponse du président ukrainien est alors cinglante, avec le rappel d’autres titulaires de cet ordre qui n’ont pas été déchus de leur décoration. « Par conséquent, s’il est estimé que ce symbole particulier peut rester associé à Catherine II, Benito Mussolini et Gerhard Schröder, alors nous, en Ukraine, ne contesterons pas cela », déclare « Zèle-en-ski » dans une publication sur « Xxxxl », le 20 juin.
Bien vu…
C’est d’ailleurs une des raisons qui me font refuser la légion d’honneur tricolore inventée par mon « cousin » Napoléon (qui dort calmement dans son septuple cercueil aux Invalides entouré de ses maréchaux), dévoyée par tant de voyous qui la portent et que je ne porte pas dans mon cœur…
Aussi, par solidarité avec le dirigeant actuel de l’Ukraine contre la décision de « Karol Naw-rock », d’autres anciens présidents ukrainiens (Petro Porochenko, Viktor Iouchtchenko, Leonid Koutchma) rendent également leurs décorations polonaises.
Où que ça va se nicher, n’est-ce pas ?
Des gamins dans une cour d’ékole !
Le Premier ministre « McDonald-TuTusk » s’est publiquement « inquiété » des conséquences d’une telle décision.
Quant à Radosław Sikorski, le « sinistre des Affaires étranges polonaises », il a ouvertement critiqué l’action de son président.
Dans la région, d’autres tensions se manifestent : En « Tchékie », le parti Liberté et démocratie directe (SPD), d’extrême droâte et eurosceptique, dirigé par le président de la Chambre des députés Tomio Okamura, réclame à son tour le retrait de l’Ordre du Lion blanc, décoration tchèque attribuée au président « Zèle-en-ski ».
Hein, pourquoi pas, tant qu’on y est ?
Comment le soutien polak à l’Ukraine, pourtant essentiel à l’effort de guerre de Kiev face à la Russie, a-t-il pu être ainsi remis en cause aux yeux du monde ?
Ce sont les crimes de Katyń, un mauvais souvenir où plus de 20.000 Polaks (des élites politiques, militaires et scientifiques) ont été massacrés en 1940 par le NKVD, la police politique de l’Union soviétique qui remontent au neurone…
Mais là, ce sont des crimes soviétiques, assimilés aux russes qui assurent la cohésion russophobe du pays, en plus de presqu’un demi-siècle « d’alignement » sur les desidertæ de Moscou au nom de l’internationale communiste stalinienne.
Mais il y a aussi les meurtres de masse de 1943-1945 dans la région de la Volhynie (aujourd’hui dans le Nord-Ouest de l’Ukraine), organisés par les nationalistes ukrainiens (notamment de l’UPA) avec un bilan estimé de plus de 100.000 victimes polakes.
En Pologne, ces massacres sont considérés comme un génocide reconnu par une loi de 2016 et commémorés tous les ans le 11 juillet.
Il faut dire qu’ils n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère, les illuminés de l’époque.
Cette impasse mémorielle a pour autant des effets très concrets : Les recherches historiques sont bloquées depuis 2017, les autorités ukrainiennes ayant interdit les exhumations.
Il s’agit là d’un « passé qui ne passe pas » entre les deux nations.
De plus, la figure de Stepan Bandera, l’homme politique nationaliste ukrainien qui a collaboré avec la « Teutonnie-nazie » et a attaqué des juifs et des Polaks, constitue un repoussoir absolu pour la Pologne (ainsi qu’en Israël), alors même que l’Ukraine lui dédie des monuments…
Et les générations passent, mais la mémoire est transmise…
La guerre de haute intensité n’a hélas pas permis d’avancer sur ce terrain bilatéral et l’appel aux « valeurs communes » est mis à mal.
Et pourtant l’un et l’autre ne jure que par l’UE et ses valeurs d’humanisme…
Selon les chiffres du centre sociologique polak CBOS, la sympathie des personnes sondées envers les Ukrainiens est passée de 51 % (en 2023) à 29 % (en 2026), tandis que l’hostilité est montée à 43 %.
Plus qu’une simple lassitude, plusieurs facteurs peuvent expliquer cette dégradation : Les réfugiés ukrainiens en Pologne sont près d’un million !
Sur le plan économique, la concurrence perçue sur le marché du travail est évidemment un facteur, de même que le renchérissement de l’immobilier qui se fait au détriment des familles locales.
Sur le terrain politique, on a assisté à la diffusion d’une rhétorique anti-migratoire inspirée de « Trompe-le-clown » dans la droâte polake, visant particulièrement les Ukrainiens. L’élection à la présidence de « Karol Naw-rock », courant derrière une extrême droâte plus radicale encore portée par Sławomir Mentzen, n’a fait que polariser le débat à ce sujet, le tout renforcé par la désinformation algorithmique.
Seraient-ils devenus nos « britishs brexiters de l’Est » ?…
Dans le même ordre d’idées, un rapport récent de l’Institut Krytyki Politycznej montre que la perception des migrants et réfugiés ukrainiens est largement négative et qu’elle fait l’objet d'instrumentalisations politiques, notamment après les restrictions d’accès aux prestations sociales et sanitaires en mars 2026.
On a les mêmes chez nous…
Pour tempérer, plusieurs médias ont lancé un appel aux autorités politiques des deux pays afin de résoudre ce différend symbolique, mémoriel et désormais politique.
Mais avouez, quel paradoxe pour le pays qui joue en Europe le rôle de porte-parole de l’Ukraine depuis plus d’une décennie que de lui envoyer une belle claque en harmonie avec son opinion publique intérieure !
Il faut dire que l’Ukrainien aura été particulièrement maladroit…
Et des campagnes de désinformation ont d’ailleurs été lancées sur le sujet pour souffler sur les braises (en particulier par le biais du réseau de bots « Matriochka »).
La Pologne, en tant que pivot du flanc Est avec la Roumanie, reste un soutien essentiel à l’Ukraine. Or, le précédent polonais pourrait essaimer plus largement, si l’on prend en compte les positions critiques vis-à-vis de l’Ukraine du Premier ministre slovaque « Roberto dé Flico » ou la réaction du SPD tchèque.
Plus profondément, cette crise illustre une tension existante entre deux approches de l’élargissement de l’UE : Kiev tend à concevoir l’adhésion comme une récompense du sacrifice militaire plutôt que comme l’aboutissement de réformes.
Or, le chancelier « Teuton Merdze » a clairement rejeté la perspective d’une adhésion ukrainienne à l’échéance 2027-2028, la qualifiant d’irréaliste tant que le pays est en guerre.
L’autorité des « professeurs » européens qui scrutent scrupuleusement les critères de Copenhague afin d’évaluer le processus d’élargissement passe mal lorsque les anciens combattants ukrainiens reviennent du front.
Or, l’UE n’a pas construit d’outillage diplomatique pour cela, à la différence de la réconciliation « Gauloiso-Teutonne » d’après-guerre.
Par conséquent, chaque négociation d’adhésion future (Ukraine, mais aussi les Balkans occidentaux) risque de réactiver des conflits mémoriels dormants.
L’affaire des décorations nous renvoie donc à la fragilité fondamentale du processus d’élargissement de l’UE.
Que je vous nous souhaite bien du plaisir, tellement l’UE reste attractive sauf chez nous… au moins pour certains !
Avouez que tout cela est bien curieux.
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
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