On en a découvert un peu plus…
Le premier meeting de campagne de « Mes Luches »
s’est tenu le 7 juin à Saint-Denis. Son but, au-delà de faire parler de lui, c’était
probablement de convaincre ses soutiens que sa quatrième campagne était la
bonne.
Le lieu choisi pour l’occasion avait d’ailleurs tout d’une
saveur plus que symbolique : Faire son numéro de tribun à l’ombre de la
basilique où repose les dépouilles des rois (et reines) de la « Gauloisie
de l’Ancien régime » n’est pas le fait du simple hasard : De plus, dans
l’angle juste à côté, se dévoile l’entrée de la mairie. Or, c’est en effet au
cœur de cette ville de Seine-Saint-Denis que LFI a enregistré sa plus grande
victoire des municipales de mars avec l’élection de « Bally-Baba-gaga-yoko »,
le maire « racisé » (on ne dit plus ni « black », ni « négatif »,
ni noir, ni bronzé, ni « minorité visible » pour un humain aux probables
origines sahéliennes), qui aura fait parlé de lui notamment en proposant de
désarmer sa police…
Mais pas seulement.
Alors que les insoumis espéraient au moins 10.000
personnes, c’est un véritable raz de marée qui aura déferlé dans les rues de la
ville ce dimanche-là. Aux cris de « On va gagner » et de « Siamo tutti
antifascisti » (du rital que veut dire : « Nous sommes tous
antifascistes »), plusieurs dizaines de milliers de militants – 26.000 selon
les organisateurs – se sont réunis sur la place Victor Hugo et les ruelles
alentour pour célébrer le lancement de la campagne de leur leader.
Naturellement, le maire de Saint-Denis mais aussi la
prix Nobel de littérature Annie Ernaux et le lauréat du prix Goncourt 2017,
Éric Vuillard, ont tour à tour pris la parole pour soutenir la candidature de « Mes
Luches ».
Citant une phrase « tellement juste et admirable
» du candidat insoumis, l’autrice de La Place a souligné devant la foule
combien « le système patriarcal est un obstacle au développement de
l’humanité » (qui n’aura pas attendue ce sublime diagnostic pour se répandre
sur toute la surface de la planète…).
« L’année prochaine, Jean-Luc Mélenchon changera la
vie du peuple », a-t-elle encore lancé, un keffieh ajusté sur ses épaules.
Le ton était donné d’emblée…
L’événement aura eu le mérite de poser les bases des
grands axes de campagne du chef de file des Insoumis : « Je dédie notre
rassemblement au peuple palestinien invaincu, martyr d’une invasion et d’un
génocide », a lancé en préambule « Mes-Luches ».
Invaincu, ça reste à démontrer, mais pour le reste, ça
saute aux narines et aux yeux. De là à faire une campagne présidentielle sur ce
seul thème…
C’est un peu comme ces konnards qui faisaient campagne
municipale sur le thème du « Frexit » : Hors sujet !
Il aura fallu attendre le coup des 16 heures, pour l’entendre
enfin fustiger « les années Macron » synonymes, selon ses mots, du « recul
de toutes les libertés ».
À commencer par « la répression mutilante » des
Gilets jaunes, des Soulèvements de la Terre, des antifascistes, des
syndicalistes « et même » des membres de son parti.
Vous savez, celui dont le chef se prend pour la
République face à des représentants de l’ordre mandatés par un juge d’instruction
à la recherche de malversations ignominieuses avec le pognon du kon-tribuable…
« Un Français sur trois est, selon la formule de
Bally (Baba-gaya-yoko), l’héritier de l’immigration », a-t-il encore
affirmé. Avant de reprendre à son compte un slogan d’ordinaire cher aux
militants d’extrême droâte (belle convergence des items…) : « On est chez
nous ! » (pas de doute, ce qui entraine des droits et des devoirs…) et
repris par toute la foule du parvis de la basilique. « Nous croyons à
l’intelligence de la France, nous croyons que notre pays n’est pas raciste,
notre pays n’est pas fasciste », a encore affirmé « Mes-Luches »
un peu plus tard.
Heureusement, le candidat à l’élection présidentielle
s’est rappelé pour quelle raison il était là à tenir le crachoir : Il aura
détaillé les contours de son programme, celui d’un monde où justice sociale,
lutte contre le réchauffement climatique et renouveau démocratique ne font
qu’un. Porté par l’avènement d’une « VIème République écologiste
et sociale », des axes de « Sécurité sociale intégrale » étendue à «
d’autres domaines de l’existence » et de meilleure répartition des
richesses sont esquissés.
Richesses acquises ou richesse produites ?
Avec comme mesures phares, l’augmentation du Smic à 1.700
euros net, le retour de la retraite à 60 ans, plus une « loi globale » contre
la pédocriminalité, et l’indépendance de la Nouvelle-Kadolchie.
Mais rien pour mes « cousins Corsi »…
Et il sait y faire : « Combien de temps
allons-nous encore empoisonner nos rivières et nos sols ? »
Deux grandes pierres angulaires guident le socle
d’idées autour de l’écologie : La lutte contre les maladies environnementales
en interdisant « l’usage de polluants cancérigènes », et la
transformation du modèle agricole afin de « permettre à tous de manger
sainement ». S’il reste quelque chose à manger…
En exemple, il aura cité pêle-mêle : Les zoonoses, les
épidémies de cancers, de diabète et d’infertilité en partie causées par les
pesticides, le chlordécone, le cadmium et les polluants éternels.
« Les régions seront entièrement restructurées
autour de grands bassins versants des fleuves. Elles seront dédiées à la
bifurcation écologique, elles formeront la première ligne d’alerte et de
proposition de mise en œuvre de la planification écologique », a-t-il
détaillé : Une idée pas si kon que ça, pour une fois.
Prenant à bras-le-corps les enjeux du numérique et
d’innovation, « Mes-Luches » a plaidé pour une « décolonisation
numérique » vis-à-vis des États-Unis, actant « la souveraineté complète
du peuple de France » sur « le stockage des données », « les
supercalculateurs » et « les systèmes d’intelligence artificielle » :
Des banalités convenues…
« La primaire est finie », a-t-il décrété par
ailleurs faisant monter la pression d’un cran à destination des partis engagés
dans un processus de primaire unitaire qui prend de plus en plus l’eau.
« Pour une fois, les étoiles sont alignées, nous
sommes la première force politique de la gauche et du changement », aura-t-il
entonné.
Et alors ce sublime élan patriotique, sous le soleil
luisant, la foule compacte aura chanté « La Marseillaise », les drapeaux
tricolores bleu, blanc, rouge agités aux côtés de ceux, violets, du parti. On
aurait dit une réunion du « Air-haine » !
Parce que rappelez-vous de ce que sera la VIème
République où justement siffler « La Marseillaise » est selon le même
« Baba-Gaga-Yoko » un droit nouveau pour la nouvelle « Gauloisie-des-zonards ».
Pas de drapeau, pas d’hymne national et, cela va sans
dire, pas de frontières à respecter !
Selon sa déclaration au journal L’Opinion : « Siffler
la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l’international,
c’est un droit à la réplique populaire. Parce que les enfants de celles et ceux
qui sont ici dans les grands stades, ils sont citoyens d’ici mais aussi de
là-bas ».
Ici et là-bas…
Double nationalité pour tous alors ?
C’est ça la créolisation du pays : Tu te crois de
« là-bas », mais par un coup du sort tu te retrouves dans ton pays d’accueil
à siffler son hymne national ?
Belle mentalité que voilà…
Et alors, qui va décider que la « Gauloisie-démocratique »
se déshonore par ses actes à l’international ? On est dans un flou et un
relativisme abyssal…
Qui va permettre, pour être tout à fait factuel, de
légitimer des infractions à la loi.
Car, on l’oublie un peu vite, mais depuis la loi du 18
mars 2003, « le fait, au cours d’une manifestation organisée ou réglementée
par les autorités publiques, d’outrager publiquement l’hymne national ou le
drapeau tricolore est puni de 7.500 euros d’amende ».
Cette loi avait été votée après plusieurs incidents.
Lors d’un match France-Algérie, La Marseillaise avait été sifflée.
« Tonton Yoyo », alors Premier ministre,
n’avait pas quitté le stade.
L’année suivante, lors de la finale de la Coupe de
France Bastia-Lorient, l’hymne national avait été hué par des supporters corses :
Le « Chi » avait alors quitté la tribune.
Plus de vingt ans après ces incidents, un élu de la
République, maire de surcroît, c’est-à-dire officier public, responsable de
l’ordre public dans sa commune, excuse, légitime, justifie, cautionne,
approuve, soutient un acte répréhensible, contraire à la loi. Mais au-delà de
l’aspect strictement légal, on voit, par ces propos, que cette « nouvelle
France » se construit comme une autre Gauloisie-populaire, une « Gauloisie-parallèle »
dans laquelle les lois de la République, finalement, sont seulement optionnelles.
Le pays se déshonorerait par ses actes à
l’international ? Ça « ouvre un droit » à siffler La Marseillaise.
Et pourquoi ? « Parce que les enfants de celles et
ceux qui sont ici dans les grands stades, ils sont citoyens d’ici mais aussi de
là-bas ».
Or, tous « ces enfants de celles et ceux » sont
loin évidemment d’avoir la double nationalité !
Mais l’on devine que « Baba-Gaga-Yoko » ne
se place pas sur ce plan strictement juridique. « Ces enfants de celles et
ceux » sont citoyens d’ici et d’ailleurs, c’est-à-dire de partout. Ils sont
tout aussi d’ici que de là-bas et, pour tout dire, tout aussi de là-bas que
d’ici.
Pas de drapeau, pas d’hymne national et, cela va sans
dire, pas de frontières à respecter. Donc, « on est chez nous » partout.
Il faudrait voir ce qu’on en pense, justement, là-bas…
On m’a toujours fait sentir que je n’étais pas chez moâ ailleurs, jusqu’à voiler
d’autorité nos femmes à nos bras…
Même si j’étais bien accueilli (parce qu’on avait
peut-être aussi besoin de moâ, allez savoir ?)
En bref, la VIème République du leader Maximo
va avoir du mal à s’installer sous le soleil si elle part du principe que tout
est permis, même ce qui est interdit par elle-même…
Ou alors il sera décidé d’appliquer de force ce qui
est décidé par les « LFI éclairés », même si c’est une ânerie (ce qui
ne nous changera pas beaucoup), mais en crachant sur le drapeau et en sifflant
la Marseillaise au nom du déshonneur de raconter des konne-rires.
En bref, le foutoir avec un Smic ruineux et une
machine policière qui en deviendra fasciste telle qu’on ne verra plus la
différence avec le « Air-Haine ».
« Mes-Luches » est décidément égal à lui-même :
Un démagogue de plus et rien de mieux. Un artisan du chaos, à l’ancienne, qui s’imagine
devenir un « populiste », mais international… ou plutôt apatride !
Ou mieux : Créole quoi.
C’est incroyable qu’il ne se soit pas encore rendu
compte de l’impasse dogmatique dans laquelle il s’est fourré.
Le pire, c’est qu’il n’est pas tout seul…
Bel avenir que voilà pour mon pays…
Pour mémoire (n’en déplaise à «
Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON
RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC
LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort
en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à
perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в
заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь
нести весlь позор!
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