Ou comment protéger la démocratie
contre les « toxiques »
Majeur, je ne sais pas – l’intelligence naturelle & biologique y suffit souvent assez largement – mais leur prolifération imposerait de penser une réponse globale, qui articule régulation, adaptation et renforcement de la culture scientifique.
Vaste ambition que voilà…
Et ces informations toxiques sont alors définies comme tout contenu dégradant la capacité des destinataires à comprendre leur environnement et à agir dans leur intérêt ou dans l’intérêt général.
Vaste ambition, vous dis-je…
D’autant qu’on n’apprend plus dans les ékoles à distinguer un fait – qui reste un fait incontournable, gravé dans le marbre pour l’éternité dès sa survenance – et une opinion, qui va, qui vient, qui passe et repasse, s’étend ou se dissout au gré des époques et des personnes.
Quant à sombrer dans un relativisme consistant à mettre toutes les informations sur le même plan ça devient tentant, mais ça a également des effets délétères sur la démocratie.
Or comment garantir cet accès, dans un espace informationnel et cognitif vicié, entretenu par un modèle économique reposant sur la captation de l’attention ?
Quelles mesures prendre pour lutter efficacement contre les informations toxiques ?
Je vous demande un peu.
Heureusement, il existe des « gens intelligents » (pas forcément des « sachants-trisomiques », quoique…) qui réfléchissent à notre place à toutes ces questions.
Et ils ont de l’ambition…
Il contient plusieurs mesures utiles : Mettre en place des réseaux de « fact checking », partager des informations sur les sources et techniques de désinformation, réduire voire éliminer le financement publicitaire des relais d’infox.
Ainsi en février 2025, la Commission a officialisé ce code de conduite au titre du règlement sur les services numériques (DSA) mais son efficacité, qui repose sur un esprit de co-régulation entre la Commission et les acteurs, reste pour l’heure très incertaine.
Trois d’entre elles ont donné lieu à des engagements des entreprises incriminées.
Pour Ali Express, le renforcement des systèmes de détection des produits illégaux.
Pour « Tik-tac-Tok-toé », d’une part le retrait de son programme de récompenses jugé trop addictif, d’autre part la transparence de son répertoire publicitaire.
La quatrième procédure a débouché sur la condamnation d’« Xxxxl/Twister » à 120 M€ d’amende.
Un montant si dérisoire par rapport aux profits tirés des comportements délictueux, qu’il est forcément intégré au « cost of doing business » et n’a donc aucun réel effet incitatif.
Et ce qu’il y a de sympa, c’est que depuis « Trompe-le-clown », en représailles, taxe les ventes de l’UE aux USA à 12,5 % de droits de douane malgré les accords de cocus qu’« Ursule-là-des-lyres » aura signé en mon nom, au motif de sanctionner le travail des enfants chinois et d’ailleurs…
C’est vrai que d’énoncer des mensongeries reste une forme d’expression libérale : C’est même grâce à cette liberté que les partis politiques illibéraux progressent dans l’opinion publique, partout dans le monde occidentalisé.
Je n’inclus pas l’empire du milieu, ni la « sainte-Russie » et ses alliés, ou de toute façon, comme leur modèle Nord-Koréen, il n’y a qu’une seule vérité autorisée, donc jamais d’allégations mensongères…
Des mesures d’atténuation des émissions toxiques et de leurs effets ;
Des modalités d’adaptation à un contexte dans lequel le faux et le manipulatoire ne pourront être totalement éradiqués ;
Et des initiatives de contre-offensive visant à donner l’envie et les moyens de faire valoir le vrai.
Les « recommandations » identifiées dans ce cadre, exige des plateformes une chasse aux faux comptes et une meilleure détection d’agents non humains coordonnés entre eux pour diffuser de l’infox. Il s’agit aussi de conférer aux algorithmes de recommandation des plateformes et aux systèmes d’IA génératives un statut de responsabilité éditoriale, analogue à celui de la presse et des médias audiovisuels…
Et on devrait également imposer un principe de pluralisme dans la présentation des réponses fournies par ces outils numériques, lorsqu’il s’agit de sujets se rattachant à un débat d’intérêt général.
Ou les frontières du flou…
Sauf que le non-respect des engagements de démonétisation figurant dans le règlement DSA devrait être lourdement sanctionné.
Notre Arcom devrait d’ailleurs être habilitée à contrôler le montant des recettes publicitaires lié aux campagnes de désinformation visant le public « Gauloisien-acéphale », mais ce n’est toujours pas le cas.
Des mécanismes simples devraient aussi être instaurés afin que des annonceurs de bonne foi ne financent pas l’infox à leur insu.
Et, parce qu’en « Gauloisie-antérieure » tout ne se termine pas en chanson mais trop souvent en impôt, des taxes devraient être levées sur la revente de listes d’abonnés et de données personnelles !
Des « gens intelligents » aux ambitions généreuses qui se comportent comme nos « sachants » « autistes-trisomiques » ?
J’en reste coi…
Ainsi, les « infoxiqués » sont-ils pour une grande part des personnes en manque de respect, d’écoute et de visibilité.
Bref, tous ceux qui votaient PCF sans conviction marxiste dans le temps, ou votent désormais « Air-Haine » sans haine particulière contre les « feujs », les « blacks » ou les « rebeux » du moment qu’ils ne sont pas emmerdés et peuvent continuer à jouer au tiercé et à gratter leur ticket d’escroquerie légale et volontaire.
Afin de réduire leur appétence pour les vérités alternatives, il faudrait donc alléger leur colère et leur frustration, les considérer avec bienveillance, les cajoler, prendre le temps d’aller à leur rencontre et de les entendre.
C’est une tâche immense à laquelle des agents conversationnels pourrait contribuer, paraît-il.
Je te vous demande un peu…
On parle de cajoler, pas d’éduquer et de former les éducateurs et formateurs à l’esprit critique qui manque tant à notre époque…
Autrement dit le « cancer » aurait-il déjà métastasé dans le neurone de nos « gens intelligents » à nous, telle est la question que je me pose sur le moment ?
Donc l’effort de recherche sur les pathologies de l’information doit être poursuivi en l’étendant à l’ensemble des domaines où sévissent le faux ou le manipulatoire : Quelle est la genèse des informations toxiques, comment prolifèrent-elles, quelles sont leur nature, leur volumétrie et leurs impacts, quelle est l’efficacité des remèdes envisageables ?
Bref, appel à subventions supplémentaires pour les « gens-intelligents » qui ont des ambitions si élevées…
D’une part, pour stimuler la prise de conscience de nos biais cognitifs, comme celui de confirmation, par lequel nous accordons plus de foi aux informations confortant nos croyances a priori.
D’autre part, pour développer (enfin !) l’esprit critique : Non pas pour se méfier de tout (me précise-t-on), mais pour doser les degrés de confiance accordés à diverses sources.
Car notons que les faussaires informationnels dévoient l’esprit critique, dont souvent ils se réclament.
Le « fact checking » et les investigations sur les opérations de désinformation, ainsi que l’encyclopédie collective Wikipédia, globalement très fiable à défaut d’être infaillible, doivent être considérés comme des missions d’intérêt général et bénéficier de financements adéquats…
Bé voyons !
Hein, c’est quoi encore, ça ?
C’est un score qui combinerait deux composantes : D’une part la probabilité que le contenu soit créé par l’IA, d’autre part celle que la viralité soit poussée par un réseau de faux comptes coordonnés.
Bref, une nouvelle usine à gaz qui sera contrôlée par qui au juste ?
Il nous apparait qu’un effort particulier doit cibler les grands dirigeants et le personnel politique, afin qu’ils disposent des connaissances nécessaires pour effectuer des choix éclairés sur les questions sociétales à forte composante technologique.
Surtout à l’adresse de « J’ordonne-le-Bordel-là », à mon avis, car il se voit déjà « premier sinistre » du pays alors qu’il est pire que « Ségololo » qui ne savait pas combien de sous-marins nucléaires elle aurait pu user en cas d’attaque nucléaire pour lancer la riposte.
Vous me direz, « Giscard-A-la-Barre » ne savait pas combien coûtait un ticket de métro à son époque et ça ne l’a pas empêché de se faire battre au bout de 7 ans par un « Mythe-errant » qui racontait n’importe quoi notamment sur son passé…
Ils peuvent être des modèles et des prescripteurs de l’attitude souhaitable face à l’information et la connaissance, faite à la fois d’une quête collaborative de vérité et d’une reconnaissance de notre ignorance dans certains registres.
Savoir reconnaître son ignorance, a un revers guère réjouissant : Ignorer l’étendue de son ignorance !
Au moins on vit en toute tranquillité et sans se poser de question ni même renoncer à ce qu’on croit être…
Moâ, déjà, au-delà d’y voir un appel à subventions (donc à impôts nouveaux) qui ne se fera jamais, ou alors à coût constant et effectifs déjà engagés, je me méfie : Qui seront les officiers qui garantiront le bon fonctionnement de l’usine à gaz ?
Qui seront les contrôleurs de leur activité ?
Et qui contrôlera et sanctionnera les contrôleurs ?
Moâ je serai mort : Ce ne sera plus mon problème !
Car c’est une forme perverse d’eugénisme et de fascisme destiné, on le sait, à épurer l’espèce humaine de ses éléments jugés (par d’autres, sans appel et sans esprit de rédemption) … « toxiques » pour les « humanités ».
Autrement dit, on tourne en rond !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org
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