Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mardi 4 février 2020

Loi anti-gaspillage…

Quand ils ont une idée dans la tête, ils marchent dessus et vous l’avez dans le kul !
 
Le projet de loi contre le gaspillage alimentaire sort de devant le Parlement et prévoit d’interdire l’élimination des invendus dans tous les secteurs…
Naturellement, ses mesures vont vous bouleverser vos modes de consommation et de production : C’est sciemment voulu !
 
Notez qu’au démarrage, c’était pour éliminer les déchets (je ne suis pas contre si on supprime aussi l’écotaxe que vous payez sans le savoir…) et donner un coup de pouce à l’économie « circulaire ».
Lundi 21 janvier dernier, le projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage avait entamé le dernière ligne droite de son parcours législatif au Palais Bourbon. L’ultime étape s’est achevée devant les sénateurs, le 30 janvier…
Après, il sera trop tard : Elle sera promulguée et entrera en vigueur au fil du temps.
 
Premier point, le Législateur, dans son « immense sagesse », a fait de la lutte contre le gâchis alimentaire son cheval de bataille. Très bien : On avait même organisé le recyclage obligatoire des invendus dans les associations liées à la banque mondiale pour l’alimentation !
Mais c’était avant et désormais quand les petites-sœurs des pôvres me demanderont de leur acheter du dentifrice, des couches-culottes ou des yaourts, j’irai leur répondre de s’adresser directement au directeur de mon supermarché qui aura des invendus à ne plus savoir quoi en faire, puisque je ne les lui achèterai plus…
En revanche, « l’indic de police » en guenilles qui traine sur le trottoir en tendant la main, il aura encore son sandwich au thon (autant de moins d’invendu) : Il adore ça et il m’appelle « mon prince », moâ qui suis « ignoble » (sans noblesse, même pas d’âme) et infrEEquentable (tellement je suis mal vu… sauf de mes fans !).
J’adore et rigole bien à chaque fois !
 
Mais en fait, le texte légifère dans tout un tas de secteurs.
Prévention des déchets à la faveur du réemploi, réutilisation, interdiction de jeter les invendus, informations obligatoires…
Toutes les filières sont concernées, et en clair, toutes les choses que l’on peut trouver dans un supermarché ou une grande surface seront soumises à cette nouvelle législation très attendue (paraît-il).
Personnellement, je n’attends rien des « sachants » qui s’inventent tous les jours des « trucs » pour vous gâcher votre joie de vivre (seulement pour ceux qui en ont encore un peu dans ce foutu pays… qui est le mien, que j’aime tant et qui me le rend si mal…)
Le message est clair : Les systèmes de production et de consommation, à bout de souffle, doivent impérativement changer.
(Ah ? Personnellement, je trouve qu’ils ont une vigueur jamais atteinte depuis les années 50).
Sinon, gare : Il pourrait pleuvoir des grenouilles ou des crapauds, voire seulement des bataillons de CRS et gendarmes mobiles !
 
Le gouvernement aura surtout lancé un processus d’accélération en juillet dernier et entend atteindre un triple objectif de réduction, réutilisation et recyclage (« 3R »), dans l’espoir, seulement dans un premier temps, de réduire le gaspillage alimentaire d’ici 2025 de 50 % par rapport à son niveau en 2015 (dans les domaines de distribution alimentaire et de la restauration collective).
Une bonne chose : Il y a tellement de ventres creux dans ma patrie qui dorment à la belle étoile sur les trottoirs de sa kapitale !
Et puis 5 ans plus tard, en 2030, il est prévu une réduction de moitié également dans toutes les filières de la consommation, de la production, de la transformation et même dans la restauration commerciale, pas seulement les cantines des ministères : 50 %, ça ne devrait pas être trop difficile, vu ce qu’ils arrivent à jeter.
Dans les cantines scolaires, ça a toujours été facile : On brasse le tout et on en fait du hachis parmentier une fois par semaine…
 
Pour le reste, je ne sais pas comment ils vont faire, sauf à organiser la pénurie locale « généralisée ».
En effet, pour ne pas jeter de la marchandise périmée, le mieux c’est encore de ne pas en acheter quand on est « pisse-marre » (épicier).
Ou alors juste pas plus qu’un peu moins que pas assez : Bref, un magasin aux gondoles vides le soir venu, ce qui va entraîner des fermetures intempestives, y’a pas à dire !
Car si le « pas de marchandise, pas de business » (règle du commerce des temps de guerre et de disette) règne toujours en maître dans les épiceries (librairie, station-service et timbre-poste), franchement je vois mal de devoir attendre la livraison matinale pour aller se consommer son « café du matin » sur comptoir. « Ah désolé, mais je ne suis livré que de la bière et du Fernet-Branca, ce matin… Mais je peux vous verser un Picon-Bière ou un glaçon tout frais dans du Cointreau… »
Je ne te vous dis pas le matin avant de prendre le volant…
 
Parce que la gestion « juste-à-temps » des stocks « optimisés », c’est déjà le casse-tête chez les industriels et les concessionnaires de pièces détachées, mais là, pour la motte de beurre, il faudra drôlement bien soigner ses « dates de péremption » pour ne pas jeter…
On aurait d’ailleurs mieux fait de les supprimer pour ne laisser que la « date de ponte » : Au consommateur d’être attentif après tout…
Passons : Tout le monde sait que ça marche très bien sur le papier (et les beaux quartiers des ministères), mais que dans la réalité quotidienne, c’est une autre paire de manches.
On s’inquiétait l’autre jour du sort des sandwichs invendus des boulangers, on va devoir s’inquiéter pour la santé des vendeurs de Bic-Mac qui devront repartir à se rendre malade en fin de service avec tous les invendus du jour…
Heureusement, le principe c’est de vous le faire devant vous, mais bon, il faut aussi décongeler la viande en amont…
 
Car dans un deuxième temps, vos « sachants » visent la fin de la vente d’emballages en plastique à usage unique d’ici 2040.
Un autre truc délirant… où il va falloir « rapporter » ses boutanches de lait comme d’une consigne pour en acheter une pleine…
Et on va se retrouver avec des montagnes de cartons inutilisables, genre Tetrapak !
Déjà que ça encombre dans les allées…
Une stratégie nationale « révisée en concertation avec les filières industrielles concernées, les collectivités et les associations de consommateurs et de protection de l’environnement », indique le texte projet de loi.
Même pas une proposition du comité citoyen consultatif sur les mesures à prendre pour réduire la signature carbone de la planète ?
Non : C’est du « technocrate » tout craché, ça.
Et qu’est-ce que cela va vous changer dans votre quotidien de va-nu-pieds (qui pue le gasoil et la clope) ?
 
Bé simplement, on cherche aussi à mettre un terme au « green bashing », une technique marketing trompeuse qui promeut à tout va le respect de l’environnement tout en étant un pollueur invétéré !
Désormais, l’étiquetage des produits vendus en grande surface devra respecter des critères d’informations précis : Par exemple, lorsqu’un produit est recyclé et le mentionne sur son étiquette, le pourcentage de matières recyclées incorporées devra être indiqué.
Bon, je dis tout de suite que le « recyclé » dans ma viande hachée ou les bouteilles rebouchées, moâ c’est NON !
Il y a déjà assez de microbes comme ça pour que je ne sois pas obligé de boire la bière du voisin…
 
Mais aussi un indice de réparabilité devra également être accessible avant l’achat. Il devra répondre aux questions « est-ce que ce produit est réparable ? ».
Pourquoi, il pourrait tomber en panne avant même que j’en use ?
Ou « combien de temps les pièces détachées sont-elles produites » ?
Parce que ce n’est pas déjà calculé par les ingénieurs concepteurs ?
Je croyais que la loi avait déjà prévu une obligation de 10 ans de stock de pièces détachées…
Je crois à des balivernes, alors…
Et puis chacun sait que les marchés d’occasion, y compris dans l’automobile et même l’aviation, alimentent les marchés des pièces détachées bien au-delà des délais de péremption par « cannibalisme », sans ça on ne pourrait même plus faire rouler les voitures de collection…
Bref, autant d’indices qui permettront aux consommateurs de faire un « choix éclairé avant d’acheter et de se responsabiliser », souligne la sénatrice (LRD) des Yvelines, rapporteuse du projet de loi.
Pas bien sûr qu’elle soit la première à se ruer sur un soutif ou une culotte d’occasion « recyclé » pour soutenir « l’économie circulaire »…
C’est un peu comme cette petite-annonce : « Vend parachute n’ayant jamais servi pour cause de décès… »
Ça donne envie, tiens donc !
 
Mais le texte prévoit également un renforcement de l’information auprès des femmes enceintes sur certaines substances à caractère endocrinien, qui peuvent entraîner diverses pathologies chez le fœtus.
Il serait temps…
La viande de vachette sera-t-elle obligatoirement étiquetée de la sorte ?
 
Autre mesure délirante au moment où les « Teutons » vont rendre obligatoire la délivrance d’un ticket de caisse (pour pouvoir faire jouer la concurrence à tête reposée entre commerçants…) en « Gauloisie-jupitérienne », il deviendra « facultatif ». Comme ça, si tu oublies le total de tes achats, tu l’auras dans le kul pour faire tes comptes en fin de semaine (ou de mois)…
Plus moyens de limiter ses achats à l’approche des « grandes colères » de ton banquier (celui qui surveille le robot qui te détecte un « risque » de découvert).
D’ailleurs, afin que ça te coûte un peu plus, plus de ticket de promotion, souvent donné en même temps que les tickets de caisse et de cartes bleues : « Dans cette loi, il y a aussi l’idée de changer les mentalités et de ne plus pousser à la consommation », précise la même rapporteuse.
Quelle kon, puisque c’est le magasin qui l’offre puisqu’on l’oblige par ailleurs à vendre plus cher (pour cause de Loi alimentaire aux résultats plus que controversés) !
Remarquez, il suffira de « recycler » l’imprimante et le tour sera joué…
 
Idem pour les automates des caisses en libres-services, elles ne délivreront plus de factures papiers, excepté si le client en fait la demande (ah merde étron ! Il va encore falloir faire la queue à la caisse centrale après l’avoir faite une première fois pour payer…).
Désopilant…
Notez que cette dernière disposition bénéficie cependant d’un report par rapport à la future date de promulgation de la loi car sa mise en place est complexe, notamment chez les petits commerçants, reconnait-on en « haut lieu ».
Ah oui ? Chez ceux à qu’on a obligé à acheter des caisses-enregistreuses réputées fiscalement inviolables, par hasard…
Mais certaines enseignes le proposent déjà : C’est le cas du groupe Casino et son enseigne Franprix (et autres).
Heureusement, en caisse automatique, les clients peuvent choisir d’imprimer ou non leur ticket : Je vais me gêner…
Et gare si le rouleau ne débite rien, parce que moâ j’ai besoin de mon ticket de CB pour vérifier que ma banque ne se trompe pas.
Car je sais qu’elle se trompe : Je collectionne des achats qui sont « en rapprochement » depuis plus d’un an, toujours pas débités…
 
Un test du « repas zéro déchet » est également en cours dans certains points de vente. Les clients qui souhaitent manger sur place ou à emporter auront droit à un contenant en carton. Plastique à usage unique banni
(S’obligent-ils aussi à tout bouffer, y compris les miettes, même si c’est dégueulasse ?)
« À emporter », je veux bien, parce que c’est pour manger chez moâ assis à une table comme un être civilisé, avec mes couverts et mes verres. Mais « sur place », ne pourrait-on pas avoir des verres « récupérables » ?
Après tout, on est dans la « petite-restauration », non.
Et boire de la bière dans du carton, c’est comme boire du champagne dans un gobelet au lieu d’une flûte (ou une coupe) : Ça en devient dégueulasse…
Décidément, les « sachants » ne savent pas vivre !
 
À noter également que les prospectus publicitaires devront impérativement être imprimés sur de papier recyclé ou issu de forêts « durablement » gérées.
Alors, un, une forêt normalement gérée, elle est faite pour durer. Autrement dit c’est une tautologie ; deux, le papier recyclé est moins cher que le lavé-couché-blanchi d’origine (qui est très polluant).
Encore une invention de « sachants » qui ne savent même pas comment on fait du papier à partir de pate-à-bois.
Mais qu’apprennent-il à la grande ékole des ânes (l’ENÂ) ?
 
Plus fort, pour éviter le gaspillage des médicaments – près d’un médicament sur deux remboursés n’est pas consommé nous affirme l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) – lorsque la forme du traitement le permet, la délivrance de médicament pourra se faire à l’unité.
Je ne te raconte pas les délires d’emballages à prévoir… Et ceux-là, ils ne sont pas « circulaires » !
 
Les vendeurs de boissons à emporter devront « adopter une tarification plus basse lorsque la boisson est vendue dans un récipient réemployable présenté par le consommateur par rapport aux prix demandé lorsque la boisson est servie dans un gobelet jetable », stipule le texte.
Je ne te dis pas les meks qui arriveront avec leur carafon au MacDo…
Le truc intelligent, je l’ai vu à Rouen à l’occasion de la fête des grands-voiliers : Si tu rapportes ton gobelet en plastique, on te le rembourse un euro (que tu as payé avant, naturellement…), comme les caddies des hypermarchés !
 
Le projet de loi encourage également les commerçants à communiquer sur la vente en vrac : Si le produit est adapté (pinard, cacahouète, pâte, dentifrice, savon liquide, gel douche, shampoing, flotte, etc.) les clients pourront parfaitement apporter leur propre contenant, à savoir votre bombonne de flotte (ou de pinard).
Et là encore je me vois bien apporter avec moâ mon porte-PQ (papier hygiénique) : « Vous pouvez m’en mettre 1,20 m, s’il vous plait ? »
 
Ce texte voté et adopté la semaine dernière devrait être promulgué heureusement par le premier ministre que cet été (histoire de vous gâcher vos vacances et de vous équiper de cubitainer : J’en ai plein dans ma cave…).
D’ici 2040, « il n’y aura plus une seule bouteille d’eau en vente » : Tous au vin ou à la bière ?
Vive le retour des « verres-perdus » ou du litron étoilé et consigné !
Quel progrès, mazette… Enfin une nouvelle vie pour Saint-Gobain.

lundi 3 février 2020

Ça y est ? Ils sont partis…

Bé non : Suite du « Brexit » !
 
Là, maintenant, on entre seulement dans « le dur »…
C’était en fin de journée de vendredi dernier et je m’attendais à voir des colonnes d’exilés prendre la route de Calais dans des voitures surchargées…
Bé pas du tout.
C’est seulement quelques « eurodéputés » qui ont fait leurs valises et j’imagine quelques « fonctionnaires » de la commission qui ont lâché leur logement de fonction à Bruxelles.
Tous les autres sont restés, y compris ceux qui étaient arrivés entre-temps…
Faisons le point.
 
Le Royaume-Uni est désormais officiellement un pays extérieur à l’Union européenne.
C’est la fin d’un très, très long feuilleton et… le début d’une période de transition qui devrait être courte.
Trois ans et demi après le vote des Britanniques par référendum et après d’âpres manœuvres diplomatiques, le « Brexit » est enfin effectif. Mais avant de mettre fin à quarante-sept ans de vie commune, il restait encore quelques étapes, protocolaires notamment.
Mercredi dernier, le Parlement européen a ratifié l’accord de divorce entre Londres et Bruxelles : On va enfin savoir ce qu’il y a dedans puisque les députés européens se prononcent lors d’un vote en séance plénière.
Une étape qui n’a pas posé de problème, au moins sur le moment.
 
Le document qui entérine le « Brexit » a fait un aller et retour à travers la Manche. Validé le mercredi précédent par le Parlement britannique puis promulgué par la reine Elisabeth II, il a été signé vendredi de la semaine avant-dernière les présidents de la Commission européenne et du Conseil, « Ursule-la-Lyre » et « Charlot-Michou », avant d’être renvoyé le jour même à Londres pour être paraphé par le Premier ministre britannique « BoJo ».
Aparté : On ne le sait pas toujours, mais « BoJo », né aux USA et souvent pris pour un clown sur le continent, est généralement perçu comme un membre de l’« upper class » traditionnelle britannique. Il est passé par Eton et Oxford et n’est jamais qu’un des nombreux descendants du roi George II métissé d’Amil Kemal, ministre de l’intérieur ottoman en 1919, son arrière-grand-père paternel…
De là, bien des éléments de compréhension à suivre.
 
On se souvient aussi de son parcours politique – après avoir fait différentes brèves carrières dans le journalisme – Maire de London, ministre conservateur et… « Brexiter » pour finir premier ministre à la faveur des divisions du parti conservateur, il a été confirmé à ce poste par les dernières élections générales de 2019.
Il poursuit sa tâche, à savoir « voler » le « Brexit » populaire à ses électeurs !
Je m’explique : À l’occasion du référendum de juin 2016, clairement, le peuple britannique ressort fissuré, scindé en deux.
Chez les « intellos-britanniques », il y a les « ceux-ce » qui ne voient l’avenir (et la puissance glorieuse de l’empire britannique) qu’à travers l’adhésion dans une entité plus vaste qu’est l’UE. Et les « ceux-ce » qui estiment qu’il faut d’abord retrouver une souveraineté pleine et entière en refusant les diktats de la Commission pour retrouver cette ère victorienne flamboyante.
Après, c’est de la démagogie et de la manipulation des opinions populaires, qui ne décident rien comme ailleurs, mais servent de « levier » et d’alibi « démocratique ».
Je sais, je ne vous l’ai pas vraiment expliqué jusque-là de cette façon-là, parce qu’en fait j’étais plongé dans le « nerf de la guerre », à savoir la City et ses monstres financiers, « globaux »…
Mais en fait, c’est la même chose.
 
J’entends que la « Perfide Albion » a une mainmise « globale », sur le monde entier, avec leurs cousins « ricains » et le contrôle d’un écheveau inextricable de « paradis fiscaux » (et financiers) sur « tout ce qui bouge » sur la planète quand on parle d’argent et même d’homme.
Lui échappe seulement la « Sainte-Russie » rétive à ces manœuvres, la Chine (et encore… Shangaï et Hong-Kong et leurs bourses… on peut en dire beaucoup !) alors que les bourses de Tokyo et de Singapour leur sont totalement ouvertes.
Mais pas seulement : À travers la communauté du renseignement anglo-saxon (USA, UK, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande), les « Five Eyes » (5 yeux) où ces pays partagent les informations et moyens, en vue d’anticiper les manœuvres de tous les autres, ils ont les moyens de « tout savoir »…
La position de l’UK active au sein de l’UE pendant plus de quatre décennies en faisait la tête de pont sur les bourses européennes et ne se gênait pas pour « anticiper » les politiques européennes et financières des principaux dirigeants, de la BCE, de la Commission et du Parlement inclus… et des Membres !
C’est plus facile pour faire « des affaires » voire pour « influer » les décisions avec des armées complètes de « lobbyers » dévoués et à leurs soldes.
 
La décision populaire, il fallait bien s’en accommoder. Et curieusement, elle a été très combattue par « la City » et ses « remainers », alors que les « campagnes » et le monde « périphérique » aura apporté son soutien au Brexit.
D’ailleurs, les dernières élections générales l’ont encore démontré : Ce n’est pas dans les bastions conservateurs traditionnels que « BoJo » les a gagnées, mais dans ceux des Midlands et ses villes et cités rurales traditionnellement « travaillistes ».
Belle manip politicienne : Le « conservateur de la « classe huppée » promet monts et merveilles aux « gueux », augmentation du Smic local, reprise des investissements dans la santé, dans les formations scolaires, etc. à la piétaille qui paye ses loyers aux lords locaux dont il n’est pas question de remettre en cause les privilèges et rentes de fait, elle vote pour lui.
En plus, il promet de sortir de l’UE rapidement, cette entité supranationale qui veut imposer ses lois et circulaires (dont on ne peut pas changer librement, même par la négociation, une seule virgule) dont chacun comprend que c’est là l’unique source de tous les malheurs du peuple…
Comme chez tous les « populistes ».
 
Finalement, l’astuce des conservateurs aura été de gagner du temps. On l’aura bien vu à l’occasion des « tergiversations » de « Théière-Mais » qui aura quand même mis presque deux ans avant de venir à la table de négociation pour un « accord de divorce », sous la pression de « Barre-Niée », pour finalement aboutir à un accord qui aura capoté dans la dernière ligne droite (pour des raisons de politique interne pour l’essentiel) et finalisé, presque à l’identique, en quelques semaines avec « BoJo ».
Et en trois ans, passé l’effarement du premier moment, tout le monde aura anticipé le divorce, chacun dans son métier.
Les avocats se sont inscrits à Dublin, les succursales continentales ont déménagé (laissant des immeubles entiers vides, sans compter les logements libérés pour leurs personnels) et les banquiers et assureurs de la City sont partis à Francfort ou à « Paris-sur-la-plage » pour avoir une licence et persister à « trader » de l’euro…
Cet euro honni par la City qu’ils voulaient lui faire manger les pissenlits par la racine dès avant sa création…
 
Reste l’aspect « global » de l’empire victorien à refaçonner. Figurez-vous que ça eut été facile : Les accords de défense tiennent toujours, l’Otan surnage, les coopérations anti-terroriste et Interpol fonctionnent parfaitement (malgré la condamnation de son secrétaire général chinois pour corruption à Pékin…).
Les réseaux de communication sont toujours interceptés et analysés par la NSA et les SIS et, bonus incroyable, « Jupiter » aura confié à Palentir (une boîte de la CIA) les bases de données de la DGSE et de la DGSI pour traitement !
(Une hypothèse que j’avais imaginé et anticipé en « amont » dans le roman « Ultime récit- suite », qui expliquait d’ailleurs comment « Jupiter » avait pu collecté 8 millions d’euros venus de nulle part pour financer sa campagne entre décembre 2016 et janvier 2017 : À signaler d’ailleurs que personne n’a jamais cherché à infirmer ou confirmer…)
Autrement dit notre défense et notre police sont désormais aux mains des anglo-saxons et des « Five Eyes ».
Fabuleux, d’autant que les logiciels de l’armée fonctionnent encore sous Windows et ses nombreuses « Back-doors » dérobées, incapables que nous sommes dans la cyberguerre qui fait rage d’en faire de corrects à partir de Linux…
Bref, le maintient de l’UK dans l’UE ne se justifie même plus de ce point de vue-là…
Il faut dont « acter ».
Et c’est presque fait.
 
Car la phase la plus délicate va pouvoir commencer. Après sa ratification mercredi par les européens, ce fut le tour des diplomates européens de l’approuver par écrit, le jeudi suivant. L’original du document sera archivé au sein de l’Union européenne avec d’autres traités internationaux et une copie sera envoyée à Londres.
La phase la plus délicate du « Brexit », celle des négociations, pourra alors commencer. Le Royaume-Uni et l’Union européenne doivent maintenant convenir d’un traité sur leurs relations communes futures : Pour l’heure, l’UK est dehors, mais avec encore un pied dedans : Ils appliquent les décisions de l’UE mais sans y participer !
Ils se sont donnés onze mois pour se mettre d’accord. Le début d’un nouveau compte à rebours.
Sur les grands principes, « BoJo » obtiendra un accord « copié/collé » du CETA, signé mais pas encore approuvé par les législations internes des États-membres.
Au pire une adhésion à l’EEE, comme beaucoup de pays européens qui ne font pas partie de l’Union (style les suisses, la Norvège, l’Islande, Andorre, le Vatican, Monaco, etc.)
Car les vrais problèmes demeurent…
 
À savoir les deux frontières « physiques » avec l’UE : En Irlande et à Gibraltar (et le partage des eaux poissonneuses)…
Le reste est sous contrôle des ports, aéroports et gares ferroviaires : Tout le monde sait faire sans trop de difficulté.
Et puis une troisième en devenir qu’il faut anticiper aussi : L’éventuelle indépendance de l’Écosse et son adhésion en « solo » à l’UE. Que des cocus à venir !
L’Écosse est farouchement « remainer », exploite de larges gisements pétroliers en Mer du Nord et ne porte pas dans son cœur l’Union-Jack. C’est un pays conquis par la force des armes des rois d’Angleterre.
Notez que je ne crois pas à sa possible indépendance, mais ne peut-on pas imaginer une « adhésion » par la bande, un peu comme le Vatican qui a même adopté l’Euro comme monnaie  ? Quant l’Irlande du nord qui ne veut pas de frontière en dur comme son voisin de Dublin, il va bien falloir qu’elle fasse un choix !
Bref, ça va être plus compliqué qu’il n’y paraît de prime abord.
 
Ce qui me fait dire que le vote du peuple britannique sera allégrement violé : Ils ne voulaient pas des « circulaires » européennes, ils vont devoir les appliquer sauf à prendre le risque d’un vrai « no deal » à la fin de l’année.
Comme entre-temps, « McDo-Trompe » va proposer un accord « formidable » à « BoJo » pour faire passer la pilule, vous comprenez bien que les élections US de novembre prochain marque « une borne » importante.
Si l’accord intervient avant, c’est tant mieux et « BoJo » fera tout pour faire plier « Barre-Niée », ce qui va être compliqué, parce que lui a les mains liées par les 27. Si c’est après, ça va être bien plus épineux et aléatoire. Et c’est « BoJo » qui mettra genou à terre, bien obligé lui aussi, même si on vous annoncera le contraire à grands renforts de tambours et trompettes.
Et on remettra les pendules à l’heure dans 5 ans, à l’occasion des prochaines élections générales britanniques.
 
Voilà comment les choses vont se passer, sauf…
Sauf si « Poux-Tine » persiste en président « à vie » à faire les yeux doux à l’UE.
Jusque-là « Jupiter » se laisse faire : Il sait qu’il est en position de force. C’est le russe qui a le plus besoin de l’UE que l’inverse, quoiqu’en disent et redoutent les « Teutons » et les « Polaks » : Il est prêt à beaucoup pour vendre son gaz contre de la devise fraîche. Mais pas à tout non plus.
Et il compte sur « Jupiter » pour faire plier la future chancelière présumée (AKKK) et l’Europe de l’Est (qui garde un très mauvais souvenir de l’occupation de l’Armée-Rouge).
Point d’ancrage de ceux-là, pour le moment : C’est l’Otan.
Mais si « Trompe » est réélu triomphalement, qu’en restera-t-il dans quelques années alors que l’organisation se tourne maintenant vers un autre océan ?
 
Comme vous le constatez, il y a encore quelques années de grosses rigolades à venir.
Je m’en réjouis, même si je sais déjà où se trouvent les cocus de service.
Sûrement pas parmi les classes dirigeantes…

dimanche 2 février 2020

Toujours l’orgasme sexuel !

Et après, on va dire que c’est encore moi l’obsédé !
 
Mais non ! Les scientifiques les plus sérieux sont également captivés par ce qu’ils appellent le « fossé orgasmique »…
En effet, ils ont constaté (comme beaucoup de « pratiquants ») qu’il existe une disparité flagrante entre les hommes et les femmes !
Ce n’est pas nouveau…
Or, en étudier les causes et d’une façon générale l’orgasme en soi, n’est pas chose facile.
Au Canada (Université Concordia sise à Montréal), ils ont fait profession de rechercher les intimes soubresauts de la « psychologie du comportement sexuel ». Et en disent qu’ils s’intéressent « en particulier » à la « controverse » entourant l’orgasme clitoridien, par opposition à l’orgasme vaginal.
Érudits, ces gens-là…
 
Ils ont même publié une synthèse de la documentation sur l’état actuel des connaissances et les différents points de vue concernant ce « phénomène » chez … la femme.
Effectivement, la caractérisation de l’orgasme féminin fait l’objet de débats depuis plus d’un siècle. Bien que les scientifiques aient une idée de ce en quoi consiste un orgasme, il existe encore une bonne part d’incertitude concernant la façon dont il se produit.
Ce qui nécessite encore plus d’argent et de neurones « en marche » pour lever doutes et mystères, vous pensez bien : Que ne sacrifierait-on pas pour le bonheur de « nos dames-bien-aimées » (et adulées) ?
 
Et ils découvrent (ou confirment) que l’orgasme compte parmi les rares phénomènes qui surviennent à la suite de l’interaction simultanée et hautement complexe de plusieurs mécanismes physiologiques et psychologiques !
Non mais… stupéfiant, n’est-ce pas ?
Il existe d’ailleurs peut-être des raisons évolutives expliquant pourquoi les hommes sont plus enclins à atteindre rapidement l’orgasme durant les relations sexuelles, alors que ce n’est pas toujours le cas de « nos dames ».
Toutefois, ils reconnaissent qu’une partie du problème réside probablement dans la chambre à coucher…
Des qui n’ont jamais essayé sur une plage déserte ou au fond d’un bois, voire dans un champ de « hautes-herbes » ou sur une meule de foin…
 
En effet, d’après eux et avec une grande perspicacité du phénomène, chaque personne a ses préférences quand il est question de pratiques sexuelles. Ils notent cependant que nous avons tous un point en commun : « Nous savons ce que c’est d’avoir un orgasme, ou de ne pas en avoir. Il peut nous arriver d’avoir un rapport sexuel sans atteindre l’orgasme, et c’est tout à fait normal. »
Ah ?
En effet, les gens peuvent avoir des relations sexuelles pour différentes raisons.
Personnellement, je n’en vois qu’une, mais comme vous le savez, je n’ai qu’un seul neurone en état de marche (qui dicte sa loi à tout le reste), celui du « nerf-honteux ».
« Il reste toutefois que de nombreuses études ont montré que les femmes atteignent l’orgasme moins souvent que les hommes durant une relation sexuelle. »
Ah ça… !
 
À titre d’exemple, lors d’un sondage d’envergure nationale mené aux États-Unis pour un orgasme rapporté par une femme, les hommes en ont déclaré trois !
Les hommes hétérosexuels ont dit avoir fréquemment, ou toujours, atteint l’orgasme au cours d’une relation intime, soit 95 % du temps.
Cette disparité semblait moins grande chez les personnes homosexuelles et bisexuelles, alors que 89 % des hommes homosexuels, 88 % des hommes bisexuels, 86 % des lesbiennes et 66 % des femmes bisexuelles ont dit atteindre l’orgasme durant les rapports sexuels.
Pôvres bêtes !
Mais qu’est-ce qui peut expliquer ce « fossé orgasmique » ?
 
Les recherches montrent que le type de relation que nous entretenons avec notre partenaire y est pour quelque chose. Ainsi, dans le cas d’une personne engagée dans une relation à long terme, le fossé aura tendance à se réduire, tandis qu’il sera plutôt porté à se creuser dans le cas d’une relation sexuelle occasionnelle.
Ainsi, les femmes engagées dans une relation durable disent atteindre l’orgasme à une fréquence élevée, jusqu’à 86 % du temps, tandis que celles qui privilégient les relations sexuelles occasionnelles mentionnent avoir un orgasme 39 % du temps seulement.
Logique…
Soulignons par ailleurs que les femmes hétérosexuelles atteignent souvent et facilement l’orgasme par la masturbation…
Simple, quoi…
 
De même, plus le partenaire a une connaissance approfondie des organes génitaux féminins (en particulier du clitoris), plus les probabilités que la femme ait des orgasmes fréquents sont élevées. Enfin, et surtout, les répondants ont signalé que le type de stimulation le plus fiable pour atteindre l’orgasme chez la femme est le sexe oral.
Forcément, quoique…
Car en fait ils ignorent toujours pourquoi il existe un tel écart entre les rapports sexuels occasionnels et les relations à long terme.
Probablement qu’une partie de la réponse réside dans la façon dont nous communiquons nos désirs et nos attentes sur le plan sexuel, ainsi que dans notre attitude à l’égard du plaisir sexuel, tout simplement…
 
La clé pour atteindre l’objectif ultime – avoir du plaisir – serait de savoir ce que votre partenaire et vous-même désirez, et comment vous satisfaire mutuellement.
Par conséquent, toute éducation sexuelle incomplète ou biaisée – qui omet le fait que la sexualité ne concerne pas uniquement la reproduction ou les MST, mais inclut aussi le plaisir – nuirait tant aux hommes qu’aux femmes.
Qu’ils avancent-ils…
Moâ, je n’en ai pas eue : J’ai appris tout seul !
En fait j’ai découvert (très tôt), c’est qu’il s’agit du des passe-temps favoris des adultes.
Et ces « scientifiques-là » de conclure que tenter d’empêcher les rapports sexuels aujourd’hui ne fera qu’augmenter la probabilité que de futures générations s’y adonnent encore plus.
Tant mieux, du moment que c’est entre « adules consentants » !
Sauf qu’elles en sauront encore moins sur la façon d’en tirer un maximum de satisfaction.
Elles trouveront toutes seules au fil du temps…
 
Il n’empêche, les femmes atteignent l’orgasme moins souvent que les hommes, c’est un fait affligeant.
Face au « fossé orgasmique », votre première réaction sera peut-être de pointer du doigt et de rejeter le blâme sur autrui : Les attitudes culturelles, la religion, la société, le système d’éducation, votre ex., etc. Néanmoins, toute personne un tant soit peu rationnelle conviendra que le fossé orgasmique est un « phénomène multifactoriel ».
Quand il est question de votre propre intimité, les statistiques ne pèsent pas lourd dans la balance.
En effet, dans une chambre « à coucher » (la bien-nommée…), il n’y a que vous et votre ou vos partenaires, et c’est tout ce qui compte.
Il n’est pas possible de créer ni de déclencher d’orgasme chez autrui : On ne pourrait seulement que le rendre plus facile à atteindre, plus agréable et plus satisfaisant pour le (ou les) partenaire(s) !
Belle découverte « scientifique », n’est-ce pas ?
 
« Même si vous avez une bonne idée de ce qu’aime votre partenaire au lit, il reste que les goûts varient considérablement d’une personne à l’autre. Par conséquent, comprendre ce que votre partenaire désire – comment, quand, où et pendant combien de temps – requiert de l’ouverture, une confiance mutuelle et surtout, une bonne communication. »
Je ne dirai pas mieux…
Ces éléments clés acquis sont peut-être les ingrédients qui manquent dans beaucoup de relations, tant occasionnelles qu’à long terme, finalement.
Nous pourrions toutes et tous faire preuve de plus d’ouverture et d’humilité, et reconnaître qu’avec une bonne attitude et la bonne personne pour nous renseigner, il est possible de rendre la chose meilleure.
 
En effet, vos prouesses sexuelles et vos habiletés à satisfaire votre partenaire s’améliorent forcément avec de la pratique. Et il va sans dire que la vie sexuelle devrait se bonifier après des expériences négatives.
Finalement, ils reconnaissent qu’il y a très peu de choses en ce monde dont tous et toutes peuvent profiter, et l’orgasme en fait partie. « Rappelez-vous que le plaisir sexuel ne réside pas dans l’atteinte du sommet de la montagne, mais dans le chemin emprunté pour s’y rendre. »
Arf…
Alors, que peut-on faire ?
Parler, faire preuve de confiance et porter attention à son partenaire.
Mais c’est déjà nouer des liens qui transcendent la simple relation sexuelle, n’est-ce pas !
Un « truc » vieux comme le monde, ça…
 
Et ils insistent : La notion de satisfaction revêt différentes significations selon les personnes. « Ce qui importe vraiment reste ce que vous et votre partenaire désirez. Briser le plafond de verre de l’orgasme est un effort d’équipe. La sexualité est agréable – et chacun et chacune a des choses à apprendre sur le sujet. »
 
Je vais vous dire : Quand on balance des banalités pareilles, des lieux-communs si insipides, je ne sais pas si ça mérite vraiment le terme de « recherches scientifiques ».
Mais bon, c’est de l’impôt canadien, alors je m’en contre-tamponne le coquillard (et les roubignoles) avec démesure !
Ça valait quand même la peine de vous le faire savoir (à défaut de savoir-faire).
De toute façon, je me suis toujours méfié de ceux qui en parlent : En général, ils ne font qu’étaler leurs insondables carences à défaut de faire correctement.
Surtout sur ces sujets…
 
Dommage,
Mais bonne fin de week-end tout de même à toutes et à tous !
Et bonne « chevauchées fantastiques » aux unes et aux autres…
 
I3

samedi 1 février 2020

Empiétement = Démolition ?

Cour de cassation, 3ème chambre civile, n° 18-25.113
 
Chacun le sait : « Ouvrage public mal planté ne se démolit pas ». Mais qu’en est-il des « ouvrages privés » ?
Tout différemment !
Dans cette affaire sans grande importance, une servitude conventionnelle de passage d’une largeur de 8 mètres est instituée au profit d’une parcelle détenue en indivision. Le fonds servant est constitué de deux parcelles, et sur l’une d’elles est construite une maison d’habitation conformément à un permis de construire régulièrement délivré.
Mais l’un des indivisaires demande la démolition des constructions et plantations empiétant sur le passage.
 
Dns un premier temps, les juges du fond constatent que la construction a pour effet de réduire de moitié la largeur du passage à un endroit.
Et il convient de rappeler dans ce genre d’affaire que le déplacement de l’assiette de la servitude ne peut être imposé au propriétaire du fonds dominant que sous certaines conditions (C. civ. art. 701, al. 3) ici probablement non-réunies, ils ordonnent donc la démolition de l’ouvrage empiétant.
 
Cour de Cassation, troisième chambre civile, pourvoi n° 18-25.113, du 19 décembre 2019
 
LA COUR DE CASSATION, TROISIÈME CHAMBRE CIVILE, a rendu l’arrêt suivant :
 
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
 
SCP Baraduc, Duhamel et Rameix, avocat aux Conseils, pour Mme L…, M. R… L… et M. P….
(etc.)
Vu la procédure (…)
Vus (textes…)
Vues ls prétentions (…)
 
Sur le moyen unique :
 
Vu l’article 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
 
Attendu, selon l’arrêt attaqué (Dijon, 10 juillet 2018), que, par acte notarié dressé le 7 juillet 1982, a été instituée au profit de la parcelle cadastrée (…) , propriété indivise de MM. G…, R…, K… et N… L… et de Mme S… L…, une servitude de passage, d’une largeur de huit mètres, grevant les parcelles cadastrées […] et […] dont sont, respectivement, propriétaires M. R… L… et sa fille B… ; que Mme B… L… et M. P… ont fait construire une maison d’habitation sur la parcelle cadastrée (…) en exécution d’un permis de construire délivré le 22 février 2007 ; que M. K… L… a assigné en référé Mme B… L…, ainsi que M. R… L… dont la parcelle est bordée d’une haie, en suppression des constructions, plantations et équipements empiétant sur l’assiette de la servitude ; qu’en appel, M. P… a été assigné en intervention forcée ;
 
Attendu que, pour ordonner la démolition de la construction, l’arrêt retient que, du fait de l’empiétement, le passage est réduit de moitié à hauteur du garage et qu’un déplacement de l’assiette de la servitude ne peut être imposé au propriétaire du fonds dominant que dans les conditions prévues à l’article 701, dernier alinéa, du code civil ;
 
Qu’en statuant ainsi, sans rechercher, comme il le lui était demandé, si la mesure de démolition n’était pas disproportionnée au regard du droit au respect du domicile de Mme L… et de M. P…, la cour d’appel n’a pas donné de base légale à sa décision ;
 
PAR CES MOTIFS :
 
CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu’il ordonne la démolition de la construction édifiée par Mme L… et M. P…, l’arrêt rendu le 10 juillet 2018, entre les parties, par la cour d’appel de Dijon ; remet, en conséquence, sur ce point, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Lyon ;
Condamne M. K… L… aux dépens ;
Vu l’article 700 du code de procédure civile, rejette les demandes ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l’arrêt partiellement cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du dix-neuf décembre deux mille dix-neuf.
 
La Haute Juridiction censure la décision sur le fondement de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’Homme : Elle reproche aux juges du fond de ne pas avoir recherché, comme il le leur était demandé, si la mesure de démolition n’était pas disproportionnée au regard du droit au respect du domicile du constructeur !
Rendant ainsi superflue la règle édictée par le Code civil…
 
Dans le contentieux de l’empiètement sur la propriété d’autrui, la Cour de cassation se refusait, pour l’instant, à tout contrôle de proportionnalité, aussi bien lorsque sont invoqués le droit au respect de la vie privée et du domicile (Cass. 3ème civ. 10/11/2016 n° 15-21.949) que le droit au respect des biens (Cass. 3ème civ. 21/12/2017 n° 16-25.406).
La règle applicable veut que l’empiètement est systématiquement sanctionné par la démolition de l’ouvrage, peu important la mesure de l’empiètement (Cass. 3ème civ. 20-3-2002 n° 00-16.015, cas d’empiètement de la clôture de 0,5 centimètre…), voire de l’absence de préjudice subi (Cass. 1er civ. 24/05/1965 n° 63-10.859) ou de la bonne foi des voisins et sans que l’action puisse être considérée comme abusive (Cass. 3ème civ. 21/12/2017 n° 16-25.406 précité).
Sévère, mais c’est comme ça : On n’entretient pas un cadastre pour rien dans la République et les bornes ne sont pas faites seulement pour que les chiens y posent leur marque !
 
Les Hauts Magistrats acceptent en revanche depuis peu de se livrer à un contrôle de proportionnalité en matière de construction pleine et entière sur la propriété d’autrui (Cass. 3ème civ. 17/05/2018 n° 16-15.792) y compris en matière d’expulsion pour occupation illicite (Cass. 3ème civ. 04/07/2019 n° 18-17.119 et encore récemment : Cass. 3ème civ. 28/11/2019 n° 17-22.810).
Quant à la construction sur sol d’autrui (C. civ. art. 555) et l’empiètement (civ. art. 545) ne relèvent pas des mêmes textes ni, par conséquent, des mêmes équilibres, ce qui pourrait expliquer que le juge se livre à un contrôle de proportionnalité pour la première mais non pour le second arrêt nous explique la doctrine des « sachants ».
Il n’y aurait d’ailleurs, au-delà de la limite séparative, ni propriété ni domicile pour celui qui empiète !
 
C’est dire que vue de près, la jurisprudence nouvelle pourrait être vue comme le signe d’un infléchissement à venir de la position de la Cour de cassation dans le contentieux de l’empiètement… en se basant sur la protection européenne du domicile !
La question se pose sachant qu’il faut toutefois considérer les circonstances de l’espèce car il est question ici de la protection d’un droit de servitude et non pas de la propriété pleine et entière.
Peut-être n’est donc qu’un arrêt d’espèce.
 
Comme quoi, « le droit » avance, même dans des cas de transgression flagrante : Les indivisaires se mettent d’accord pour libérer un passage de 8 mètres de large vers le fonds enclavé (ce qui peut paraître énorme, ou alors on est dans une courbe en montage Corse à fort dénivelé).
Et puis tout d’un coup, ce passage est réduit de moitié (et pas d’un demi-centimètre) en contravention avec les engagements pris !
Censure…
Non pas pleine et entière, car le retour devant le juge du fond devra peut-être confirmer que finalement l’empiétement est disproportionné (sauf dans un virage dans les montagnes Corses…) !
 
Aussi a-t-on idée de construire une habitation sur un terrain qui finalement n’est pas vraiment à soi ?
Ou peut-être que la voie de servitude devra être déplacée : Ce qui paraît être la décision de bon sens à venir entre les deux propriétaires qui aurait dû s’imposer (ce qui aurait évité de mobiliser les « juristes Bac +++++ 10ème dan » pour des broutilles de voisinage…) et éviter quelques frais inutiles.
Enfin, le grand mérite des sieurs et dames à l’instance, c’est de faire réfléchir les dits « juristes 10ème dan » sur la portée des lois à faire respecter : J’aime bien.
 
Bonne fin de week-end à toutes et à tous !
 
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