Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mercredi 29 janvier 2020

Docteur Knock, vous connaissez ?


Un film magnifique…
 
Louis Jouvet, qui joue « Knock », arrive dans une petite ville en remplacement de son prédécesseur qui végète. Il s’enquiert des compétences du pharmacien local et commence ses consultations.
Et c’est le fameux « ça vous gratouille ou ça vous chatouille »…
Et chacun ira le consulter, parce que décidément, c’est un médecin extraordinaire : En effet, tout le monde a un « petit-pet » de travers à soigner (alors que tous s’en accommodaient jusque-là) et il est capable d’inventer des ordonnances de poudre de perlimpinpin « sur mesure » qui rendent fébrile le pharmacien local tout d’un coup débordé…
 
Je vais vous dire, en ce moment je passe mes journées à trier les affaires de ma défunte « Môman » et c’est très pénible. Notamment, je n’arrive pas à faire « le plein », un plein de sac poubelle-100 litres, avec tous ses médicaments prescrits par divers toubibs : J’en retrouve partout au fil du temps…
Des molécules aux noms impossibles, dont on ne sait même pas de quoi elles sont constituées ni à quoi elles servent !
Il y en a pour les diarrhées mais aussi pour la constipation…
Il y a des compléments alimentaires qu’elle n’a jamais pris tellement c’était dégueulasse, des molécules qu’il fallait commander jusqu’en Belgique et qui arrivaient par porteur (dont on ne sait pas à quoi ça sert), même pas remboursées, et une palanquée d’antidouleurs.
Je ne te vous dis même pas le nombre de boîtes d’antalgique, d’analgésique, d'anti-inflammatoire et autres, y compris du Tramadol, de la Codéine sous différents composés, ou de ses doses de Morphine qui la rendaient « amorphe » et « taticardique », voire lui faisait chuter sa tension à des niveaux de poulet… qu’il fallait stimuler la tocante avec d’autres, ou lui donnaient de la fièvre telle qu’il fallait la shooter aux antibiotiques à hautes doses !
 
Elle en avait contre la toux, contre les nausées, des anti-vomitifs, elle qui dégueulait tout ce qu’elle avalait si on ne la faisait pas rire deux heures d’affilée (et encore !), y compris les médicaments ingérés, mélangés à ses sucs stomacaux quand ce n’était pas directement de la bile lui laissant un goût infect dans la gorge…
Elle s’en rendait bien compte et s’empêchait de prendre « sa dope » en journée, sauf parfois et de plus en plus régulièrement vers 4 heures du matin tellement elle ne pouvait pas dormir après en avoir bavé toute la journée, parfois accompagné d’un somnifère, tel qu’à 9 h 30 on déclenchait le plan Orsec si elle ne répondait pas au téléphone : Forcément, à midi elle émergeait à peine, en général prise de nausées… diarrhées ou autres…
 
Je ne te vous dis même plus les « anti-vomissifs » qu’elle avalait à reculons, même avec un fond de bière : J’ai des packs de bière sans alcool et de panaché à écluser (par pour moâ, ou alors fortement allongés de tequila…)
Que vais-je faire de tout ça, et notamment de ces molécules enfin « controversées » ?
Probablement, je vais garder le Doliprane et autres paracétamols : Il m’arrive d’en ingérer un ou deux comprimés tous les dix ans…
Car moâ, je me soigne au whisky (c’est bon pour le cœur…) éventuellement au rhum (ça fait passer la toux…), même si ce n’est pas « remboursé » par ma CPAM (tellement c’est lourdement taxé…), ni par ma mutuelle complémentaire !
 
Les médocs, en regardant ce sac-poubelle, on se rend compte que c’est toute une industrie avec ses tenants et ses aboutissants.
Au final, il y a la sacro-sainte « autorisation de mise sur le marché » et son remboursement par les organismes sociaux : Ce n’est pas vous qui payez (enfin si, mais par voie de cotisation « mutualisée » à l’échelle du pays…), ce n’est pas l’ordonnateur (le toubib prescripteur), ni le pharmacien, mais le « tiers-payant » qui est le seul à ne pas avoir droit au chapitre !
Ceci dit, il faut que le toubib prescrive, parfois avec des « ordonnances sécurisées » et le pharmacien doit pouvoir se faire livrer : Il n’a pas de stock pour certaines molécules, pour des raisons de sécurité… publique !
C’est comme ça que dès que vous avez plus de 60 ans (ce qui représente presque une ordonnance médicamenteuse sur deux), vous vous retrouvez avec une ampoule de vitamine D (de celles qui rendent imbuvable votre café ou votre verre d’eau matinal) à vous enfiler tous les deux mois…
Ça ne sert à rien et en plus c’est moins efficace pour vous faire prendre des couleurs qu’un bon quart d’heure de « « bain de soleil », mais ce n’est pas grave…
Car ça ne suffit pas à faire « tourner la boutique ».
 
Alors « ils » inventent des fausses maladies pour s’enrichir sur les gens en bonne santé.
Ça peut prêter à rire, mais c’est pourtant une réalité : Les laboratoires pharmaceutiques inventent sans cesse de nouvelles maladies, dans l’unique but d’élargir leurs parts de marché et de vous vendre davantage de médicaments. Jouant sur un détournement pernicieux du « lien de confiance » qui unit le patient à son médecin, manipulant bien souvent le monde médical lui-même, les « vendeurs de molécules » n’ont plus d’autre choix aujourd’hui que d’étendre à l’infini le périmètre des maladies et des malades, faute de nouvelles inventions lucratives comme le furent en leur temps les génériques ou les antibiotiques.
 
Et leur stratégie est la suivante : Les laboratoires se saisissent de troubles légers, de symptômes communs ou de petits désordres de la vie de tous les jours et en fabriquent des maladies de toutes pièces, à grand renfort d’études, de publications et d’argumentaires cliniques.
Miracle : Avant que la maladie ne soit découverte, ils disposent déjà du médicament !
C’est ainsi que les nouvelles pathologies fleurissent de nos jours un peu partout, alors qu’elles ne sont parfois que des sommes de symptômes isolés qui existaient auparavant.
Dans l’univers médical, on appelle ce type d’escroquerie le « façonnage de maladies » et plusieurs chaînes de télévision lui ont déjà consacré des documentaires, peut-être trop vite tombés dans l’oubli.
 
Ainsi, un reportage intitulé « Les vendeurs de maladies » est consacré à deux fausses maladies qui ont fait relativement scandale dans la première décennie de notre siècle : Le « syndrome métabolique », alias le « syndrome de la bedaine ». Et celui de l’ostéoporose.
Le premier aurait été découvert en 1995 et concernerait une personne sur quatre. Tous les médias en ont parlé au moment où, en 2007, le géant Sanofi a prétendu avoir trouvé la solution : L’Acomplia, une molécule de son cru, évidemment.
Mais au fait, qu’est-ce que le syndrome de la bedaine ?
Jean-Marc en dirait que c’est le drame du boulanger : La baguette se ramollit et la brioche prend de l’embonpoint…
 
En réalité, c’est médicalement de l’hypertension, du cholestérol, du diabète et du surpoids qui, collés tous ensemble, ont donné naissance à un nouvel emballage capable de décimer des populations entières à coups d’infarctus, d’AVC, de kystes et d’hépatites… !
En 2007, l’Acomplia est immédiatement mis sur le marché et les médecins, désinformés, se poussent pour le prescrire, alors que tous les outils pour soigner chaque symptôme existent déjà et ont prouvé leur efficacité.
Vous vous en souvenez peut-être, de gigantesques campagnes de communication sont lancées, des dizaines de milliers de médecins sont démarchés, des fausses études, des articles trompeurs, des livres sont publiés à tout-va, relayés par les médias qui croient accomplir leur « devoir d’information » dans l’intérêt général bien compris.
C’est toute une machinerie de manipulation qui se met alors en route et tourne à plein régime.
Et l’Acomplia engrange des millions et des millions…
 
Mais au bout d’un an et demi, on s’aperçoit que le médicament a produit des effets secondaires graves chez un millier de patients et les médecins sonnent l’alerte.
Troubles psychiatriques, délire, panique, agressions, insomnies, angoisses, tendances suicidaires, la molécule est devenue incontrôlable et fait dix morts, dont quatre par suicide.
Le ministère suspend alors la vente du médicament.
Or, on apprend que Sanofi connaissait dès les essais cliniques les effets secondaires du médicament, mais que ceux-ci avaient été minorés par le laboratoire et ignorés par les autorités sanitaires qui, dans le doute, avaient agi en faveur du médicament.
 
Pour l’ostéoporose, à savoir la « détérioration des os à cause de la vieillesse », l’histoire est la même : D’immenses campagnes de contrôle des individus sont financées par des fondations ou des associations derrière lesquelles on retrouve toujours de grands laboratoires pharmaceutiques.
Sur la base d’examens ultra-rapides et douteux, des équipes déterminent si la densité de vos os est égale ou inférieure celle d’une femme de trente ans, qui fixe la norme en vigueur.
Vous n’avez pas cette densité ? Vous êtes donc malade, vous avez l’ostéoporose, même si vous vous sentez en parfaite santé.
Seulement, le médicament commercialisé par les laboratoires Merck ne réduit le risque de fracture brutale des os que chez une personne sur cent.
Parallèlement, on découvre que quatre personnes sur cent sont susceptibles, au bout de quatre ans de traitement, de développer une nécrose de la mâchoire.
Au lieu d’être utile, le médicament s’avère donc dangereux.
 
Mais l’arnaque ne s’arrête pas à ces deux « maladies ».
Elle touche tous les domaines de la santé, avec une prédilection pour le sexe et les maladies chroniques.
Quand ce n’est pas le « trou-du-kul » avec ses dépistages « gratuits » du cancer du rectum ou du côlon voire seulement du sein (qui concerne pourtant 10 % des hommes… je n’ai jamais reçu d’invitation à me faire dépister de ce dernier !), c’est autre chose d’alarmant : La grippe du « Konnard » (cochon et canard) ou de Pékin : Une aubaine que l’actuelle pandémie !
Tu penses, les chinois mettent en taule chez eux plus de 10 millions de personnes, ferment les accès pour un virus qui sera sorti de leur seul laboratoire « P4 » sis pile-poil dans la ville épicentre du foyer infectieux il y a de ça un bon mois, alors qu’ils cherchaient le médicament ou le vaccin !
 
Prenez le diabète et le cholestérol : Il y a trente ans, on était diagnostiqué diabétique quand notre glycémie dépassait les 140 milligrammes par décilitre de sang. Même moâ, diabétique réputé pour avoir plus de 6 % d’hémoglobine-glyquée dans le sang, je fais mieux à me piquer régulièrement… (pour vérifier que mes « écarts » de la veille au soir ne me font pas dépasser les seuils d’alerte « recommandés »).
Sauf qu’en 1997, un comité d’experts de l’OMS (qu’on sait très proche des laboratoires) décide de baisser le seuil à 126 milligrammes (perso, je fais régulièrement entre 90 et 115, et le labo lance l’alerte dès les 106 atteints !…)
Résultat, des dizaines de millions de personnes à travers le monde deviennent tout à coup diabétiques !
 
Idem pour le cholestérol : En 1998, le seuil est abaissé de 240 milligrammes à 200, projetant par là même 43 millions de « ricains » dans la catégorie des malades et faisant augmenter les clients des laboratoires de 86 % rien qu’aux USA.
En « Gauloisie-adipeuse », il y avait en 1985 un million de personnes concernées par le cholestérol, aujourd’hui, depuis que le seuil est passé de trois à deux grammes par litre de sang, il y en a sept millions !
(Je n’en suis pas, et pourtant…)
C’est une épidémie sur mesure, programmée pour vendre davantage de médicaments, avec la bénédiction des autorités sanitaires.
 
Et encore, dans le domaine du sexe, tout est désormais médicalisé.
L’impuissance féminine, les difficultés d’érection, l’éjaculation précoce, la ménopause, l’andropause, la sécheresse vaginale et des milliers d’autres symptômes sont de plus en plus en voie d’intégrer les grandes classifications des maladies, à l’égal d’Alzheimer, Parkinson, des allergies, de la fatigue chronique, de la spasmophilie, de la dépression…
Pour chacune de ces fausses pathologies, les laboratoires possèdent un traitement et plus la maladie est nouvelle, plus le traitement est coûteux.
De nos jours, 43 % des femmes de 18 à 59 ans souffriraient de dysfonctionnements sexuels (c’est la faute à leur mek qui ne sait pas s’y prendre, ni comment « les prendre »), aurait révélé une étude menée par des experts aux conflits d’intérêt évidents.
Les pôvrettes…
Mais il y a des médicaments pour ça aussi.
 
Même la chute naturelle des cheveux chez les hommes, vieille comme le monde si l’on peut dire, est elle-même en passe de devenir une pathologie, alors que c’est juste le fait d’une nature de cheveux (que vous ne changerez pas…) qui est incompatible avec vos neurones et autres petites glandes endocriniennes !
Voilà à quoi ressemble l’avenir : Bientôt, si ce n’est déjà le cas, nous serons tous malades de quelque chose et nous aurons tous besoin de médicaments (et de docteurs Knock).
 
En vingt ans, depuis les années 2000, des centaines de nouvelles maladies ont été ajoutées aux anciennes préexistantes. Dans les années 1950, le « Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux » (DSM) comportait 60 maladies. Aujourd’hui, ses 500 pages en comptent plus de 400, de la schizophrénie à la « phobie sociale », c’est-à-dire la timidité, considérée dès lors comme une maladie qu’on peut guérir par des antidépresseurs.
Que je ne vous recommande pas : J’en ai vu les effets sur ma « Môman-à-moâ-même » devenant irascible pour un rien, ou amorphe indélébile…
 
Bref, on part d’une réalité somme toute normale et on fabrique une maladie, sans penser aux conséquences de cette médicalisation outrancière des individus, que l’on maintient dans une anxiété vertigineuse d’eux-mêmes, qu’on pousse à devenir hypocondriaques, parce que cet état est propice à la consommation de médicaments.
Pire, c’est tout un système institutionnel de santé qui corrobore cette pathologisation des individus : Quand un médecin ou un psychiatre prétend qu’on est malade, comment vous y opposer ?
Moâ je sais : Je le paye et je me tire.
S’il me demande d’aller voir un spécialiste pour « affiner » son diagnostic, je le remercie vivement et je perds son courrier : Pas de temps à perdre avec des types qui ont des doutes, la vie est déjà trop courte comme ça !
 
Mais on compte en « Gauloisie-curative », 20.000 visiteurs médicaux (qu’il faut payer) qui écument en permanence les cabinets des médecins, s’immisçant dans tous les hôpitaux, dans les médias, les revues spécialisées, les pharmacies…
Et ce monde hautement lucratif de la santé est monopolisé par une bonne dizaine d’entreprises multinationales, qui déversent dans notre pays quelque 300 nouveaux médicaments par an.
Selon l’Inspection générale des affaires sociales elle-même, les laboratoires dépenseraient 25.000 euros par an et par médecin pour la promotion des médicaments, c’est-à-dire en « trafic d’influence » !
Ils organisent des congrès, défraient les médecins qui y sont invités, financent certains d’entre eux pour gagner leur zèle, font courir des bruits sur les vertus d’une nouvelle molécule, le miracle d’un nouveau médicament, s’accaparent des revues scientifiques honorables, montent des fondations, font du mécénat, débloquent des opportunités…
 
Quand j’ai eu à « redresser » un cabinet médical d’environ 80 praticiens (et autant « d’administratifs »), j’ai commencé par ouvrir « tous les courriers » entrants (tollé contre la violation du sacro-saint secret médical des 80 toubibs… un seul bloc, la moitié enfumant mon bureau et m’empêchant de sortir, et une grève générale de trois jours pleins !).
Évidemment, je confisquais les « invitations personnelles », mais pas la documentation (et rendais les comptes-rendus « médicaux » concernant des patients).
Puis en rétorsion, j’ai bloqué tous les « congés-formation » présentés.
Deux motifs : Pas de sou pour remplacer « l’impétrant-congressiste » et assurer les recettes (et consultations) et si tu insistes à vouloir te former, c’est que tu te reconnais toi-même incompétent… avec menace de licenciement à la clé pour « motif réel et sérieux » autoadministré.
En revanche, je ne bloquais pas les abonnements aux revues médicales : Assez pour se tenir au courant des progrès de la science…
 
En permettant que des mastodontes de la pharmacie existent, en les finançant grâce à l’argent public (vos cotisations et taxes diverses), en les laissant s’introduire dans toutes les institutions, on a donné naissance à un système monstrueux qui n’a plus rien à voir avec la cause de la santé des patients.
Les scandales du Mediator ou de la grippe A en 2009 nous l’ont montré : La corruption occupe tous les milieux, des laboratoires aux politiques en passant par les spécialistes, déterminés de concert à médicaliser le plus grand nombre d’individus possible, pourvu que la santé leur reste profitable.
 
Aujourd’hui il existe une pilule ou une perfusion pour chaque chose, même pour les « petits désordres » de la vie courante qui ont toujours existé et qui devraient être autoréglés par le corps lui-même. Nous avons oublié que les médicaments sont dangereux (même le viagra), que s’ils tuent 18.000 personnes chaque année, c’est parce qu’ils consistent à modifier l’équilibre chimique de notre corps.
Et encore, quand ils ne tuent pas, ils vous pourrissent la vie : Je pense à ces « patients » qui en viennent à se pisser sur eux pour cause de diurétiques à haute dose… pour soulager leur cœur…
Même la nuit il (ou elle, ma « Môman-à-moâ-même » en avait aussi…) se lève à plusieurs reprises sans pourtant ne rien boire…
 
Conséquence, en médicalisant le monde entier, les laboratoires s’enrichissent sur les personnes en bonne santé. Et dans ce chaos moléculaire, il n’existera bientôt plus que deux types de patients : Ceux qui sont bel et bien malades et ceux qui ne le savent pas encore !
Pour aller jusqu’au bout de leur stratégie, les firmes pharmaceutiques vous font peur, elles vous rendent étrangers à notre propre corps, craintifs de votre propre esprit.
Si encore ça suffisait pour vous faire « durer » le plus longtemps possible pour assurer leurs rentes de situation, mais ça n’est absolument pas prouvé.
J’en ai fait l’expérience avec ma « Môman » : Chimio ou pas chimio, son espérance de vie était réduite à 24 à 30 mois, pas plus.
Elle aura fait à peine 32 mois de calvaire, car elle a dégusté entre-temps !
Telle qu’elle en a eu marre et a demandé que son martyr soit abrégé…
 
Crainte du vieillissement, du suicide, de l’infarctus, peur de l’échec scolaire ou professionnel (les fameux « burn-out » tant prisés par la médecine), de la solitude, de la tristesse, ce sont autant de terrains présents en chacun de vous et sur lesquels labourent en toute impunité ces entreprises-là.
Or, les aléas de la vie, les pannes sexuelles, le passage de la jeunesse à la vieillesse (ou le passage du bac) ne sont pas des symptômes et ne font pas de vous des malades !
Au contraire, c’est l’être, la signature de l’essence humaine toute entière. C’est notre humanité elle-même avec ses heures de heurts, de malheurs et de bonheurs…
Et c’est de toute façon si périssable, finalement.
Reste cette quantité invraisemblable de « médocs » laissée dans le sillage de l’auteuse de mes jours : Que vais-je en faire ?
Les recycler pour produire une « seconde marge » à l’industrie pharmacologique sur le dos des assurés (et de leurs caisses et donc de vous-mêmes) ?
À vrai dire, je reste indécis.

mardi 28 janvier 2020

Il m’aura bien fait rire…

Un voyage délirant de « Jupiter » en Israël !
 
Moâ, je ne sais pas où il va chercher « tout-ça », mais il faut lui reconnaître un côté comique et humoristique indéniable.
Et accessoirement de la suite dans les idées voire des idées fixes telles que je m’inquiète pour son équilibre mental.
 
Il va comme ça représenter mon pays (celui que j’aime tant et qui me le rend si mal…), patrie internationale des droits de l’Homme, aux commémorations (internationales aussi) de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau et dénoncer la Shoa : Ce qui est très bien.
Ne jamais oublier que ce camp d’extermination a été libéré par l’Armée Rouge des « staliniens-cocos », créé en territoire « Polak » (et ses ghettos à « feujs »…) par des nazis élus au suffrage « majoritaire & démocratique » d’un pays à haute densité de « Huguenots » !
Conjonction des planètes ?
Je ne sais pas, mais ça ne justifie en rien un « génocide-dogmatique » qui aura fait des millions de morts inutiles : Une catastrophe pour l’Humanité toute entière…
Et n’aura pas vraiment rendu plus heureux pour autant le peuple « Teuton » du moment (ni leurs descendances)…
 
Ceci dit, il commence par dénoncer l’antisionisme comme assimilable à de l’antisémitisme quand il rencontre son homologue local.
Les « antis », d’une façon générale, je déteste.
Ce sont eux qui ouvrent les portes des déferlantes de haine et de violence s’auto-justifiant de détenir « la » vérité.
Et naturellement, l’antisémitisme étant devenu un délit d’opinion sévèrement réprimé dans mon pays (celui que j’aime tant et qui me le rend si mal…), en bon « juriste-légaliste », je me fais une joie d’en respecter jusqu’à la moindre virgule.
D’autant que je n’ai rien contre les « feujs » pour avoir plein de potes qui se prennent pour « le » peuple élu par le Divin.
Moâ, je veux bien – puisque Jésus Christ était feuj – mais, pour être « né-papiste », je considère qu’ils se trompent pour avoir biaisé le sens des messages prophétiques et louper le passage du Messie annoncé depuis des millénaires : Kon d’être aussi « têtu-dogmatique » que ça…
D’autant quand on est le « peuple élu » (les autres étant de la merde indignes de Yahvé), sans se rendre compte qu’ainsi ce sont eux qui ont inventé l’antisémitisme.
Passons, parce que rien ne le justifie, finalement, à l’Homme de raison…
 
En revanche, antisioniste, je ne le suis pas plus (toujours le respect de la loi, internationale celle-là), mais l’idée de faire un vaste ghetto de tout un pays et de les rassembler là « tous ensemble », ça m’en bouche un coin !
« Alya », je crois que ça s’appelle…
En plus, sur un territoire jusque-là mahométan, entouré que de mahométans avec des frontières et des murs partout infranchissables, je trouve ça franchement délirant voire ahurissant !
Si on voulait nuire aux « feujs », on ne ferait pas autrement, constate-je…
Re-passons également : Ce n’est pas vraiment mon problème…
 
Et puis il s’essaye dans les traces du « Chi » à nous refaire le couplet de cette police insolente de cet État-insolent (comme le qualifiait le Général De Gaulle à son époque…), des années 90 (les plus jeunes ne peuvent pas connaître…)
Lui c’est « I don’t like what you did in front of me » (« Je n’aime pas ce que vous avez fait devant moi »), a-t-il crié à un policier israélien qui essayait de lui frayer un chemin devant la porte d’une église visitée, territoire « gauloisien » dans la Vieille ville de Jérusalem. « Out » (« dehors ! »), a conclu le président après avoir sorti cette phrase d’anthologie : « Ève-rit one no ze roule » !
En fait, il fallait comprendre « Everyone knows the rules ! No one needs to provoke anyone, we stay calm » ce qui veut dire en francilien-natif : « Tout le monde connaît les règles, personne n’a besoin de provoquer personne, on reste calme » et lui de s’énerver tout seul et gratuitement…
Formidable !
Quoi de plus flagrante preuve que nos profs’ d’anglais sont absolument nuls chez « Les-ducs-à-Sion » patriotique ?
Et encore, on reconnaît bien l’accent titi-parigot : Il aurait eu un prof malien (ou encore une créole) comme moâ-même, ça aurait pu tourner à l’attentat raciste !
 
Et puis le voilà qui se te vous fait son discours « mémoriel » et sur son retour « au pays » il précise qu’il y avait en démocratie des principes fondamentaux : « Le respect de l’autre », « l’interdiction de la violence » et « la haine à combattre », etc. qu’il renouvela d’ailleurs au pied du « mur des noms » du mémorial de la Shoa sur l’Île-de-la-cité.
Pire, il se lâche à 10 km d’altitude (et ses « ivresses ») : « Aujourd’hui s’est installée dans notre société, et de manière séditieuse par des discours politiques, l’idée que nous ne serions plus dans une démocratie, qu’il y ait une forme de dictature qui s’est installée ».
« Essayez la dictature et vous verrez ! »
Et il devient plus précis : « Mais allez en dictature ! Une dictature, c'est un régime où une personne ou un clan décide des lois. Une dictature, c'est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. »
Pour finir par donner « la leçon » : « Il y a en démocratie un principe fondamental : le respect de l’autre, l'interdiction de la violence, la haine à combattre » !
« Tous ceux qui aujourd’hui dans notre démocratie se taisent sur ce sujet sont les complices, aujourd’hui et pour demain, de l’affaiblissement de notre démocratie et de notre République », m’aura-t-il accusé.
Non mais… quel culot !
Voilà qu’il a bien raison que je deviendrai presque « Jupitérien » pour ne pas vouloir décider d’être complice d’une telle ignoble forfaiture…
 
« Celles et ceux qui portent cette violence, celles et ceux qui avec cynisme quelquefois l’encouragent, ou ceux qui taisent tout reproche qu’il faut avoir, oublient une chose très simple : nous sommes une démocratie. »
Et il se fait encore plus précis : « Une démocratie c’est un système politique où l’on choisit nos dirigeants, c’est un système politique où l’on choisit les représentants qui auront à voter librement les lois qui régissent la société. »
« Une dictature, c’est un régime où une personne ou un clan décide des lois ».
Et cela suppose « beaucoup d’exigence », puisque cela signifie, selon lui, que la liberté du peuple et sa souveraineté sont reconnues, mais suppose une contrepartie : « Dans une démocratie, on a un devoir de respect à l’égard de ceux qui représentent et portent cette voix, parce que précisément on a le pouvoir de les révoquer. On a l’interdiction de la haine parce qu’on a le pouvoir de les changer. »
Magnifique, n’est-ce pas !
 
Alors, moâ, je dénonce (avec sa bénédiction) dès avant qu’il ne s’envole (mercredi-dernier) les violences « légitimes » d’État parfaitement inutiles ordonnées et assumées par un régime « démocratique » qui semble être le sien.
Sans pour autant être haineux : J’ai de haine uniquement que contre mon prof de droât qui m’aura sacqué pour complaire à son pote de promotion qu’est mon oncle (celui de cette « hideuse famille » qui est la mienne) pour m’avoir fait perdre une année dans le cheminement de mes études de droât et contre l’assassin de « mon papa à moâ-même » (celui qui me fait toujours frémir quand je l’évoque…).
Le prof en question aura été viré de la fac pour avoir été « piégé » par une de mes copines du moment ; l’assassin est mort et enterré (il me manque encore d’aller pisser sur sa tombe) et mon oncle est cloué dans son lit-médicalisé au milieu de son salon à agoniser superbement pour expier sa « petitesse » de cœur et son étroitesse d’esprit…
Vous le constater, je ne suis pas très gourmand et en plus ça me dégoûte impérialement !
Tous les autres, je les respecte : Je suis né « papiste »…
 
Dans une « démocratie (…) on a le pouvoir de révoquer (les élus). Parce qu’on a le pouvoir de les changer. »
Pardon ?
Entre deux échéances électorales, il se passe quoi ?
On a eu « Mythe-errant » : Il n’a fait que ce qu’il a voulu durant deux ans puis s’est ravisé et a fait l’inverse sans demander rien à personne et surtout pas à ses électeurs, puis s’est payé une première cohabitation, ce qui lui a valu d’être renouvelé.
Il a volé, pillé, déçu et on a eu une seconde cohabitation…
On a voté pour le « Chi » et on a eu une troisième cohabitation.
On a renouvelé le « Chi » et il n’a rien fait de probant sauf à nous mettre « Bling-bling » dans les pattes pour un quinquennat complet !
Et ce dernier a été tellement mauvais que n’importe quel canasson-boiteux était capable de le battre, ce qui a été fait par « Tagada-à-la-fraise-des-bois » les doigts dans le nez et une bite dans le kul.
Qui nous aura légué soit la peste-blonde soit « Jupiter » !
Le choix de dingue…
On a « Jupiter » et sauf à le flinguer, il va falloir se l’enquiller jusqu’en 2022.
Et vous allez remettre ça à cette échéance-là ?
Il est où le changement, celui ou le peuple élira celui qui se mettra enfin au service du peuple et du pays ?
Elle est où la révocation mise en avant ?
Figurez-vous que je m’insurge…
 
Une démocratie est « un système politique où l’on choisit les représentants qui auront à voter librement les lois qui régissent la société. »
« Une dictature, c’est un régime où une personne ou un clan décide des lois ».
Elle est où cette « représentation-libre » qui vote, doigt sur la couture au garde-à-vous comme une seule homme ce qui est dicté par un gouvernement qui n’aura même pas été élu mais « désigné »… ?
N’est-ce finalement pas un « clan » de ralliés à une seule personne, sans programme ni même une colonne vertébrale idéologique ou seulement « dogmatique » ?
Et je ne parle pas « d’idées » comme celles qui dégénèrent en « programme », ces « promesses électorales » sui generis sorties de nulle part hors le groupe Bilderberg ou des caciques de la « Trilatérale » d’un monde « avant à l’agonie », déphasé des réalités quotidiennes des peuples qu’ils « gouvernent »… contre les volontés populaires…
 
La « Jupitérie » n’est jamais qu’un clan qui décide bien de tout ou à peu près de tout dans ce pays, par ses lois, décrets, réglements, circulaires et autres, jusqu’à la taille de vos bagnoles et l’usage des gobelets à « usage unique ».
Un clan qui représente un peu moins de 17 % du corps électoral et qui détient pourtant la majorité absolue de l’Assemblée Nationale.
On se souviendra encore de cet incident minuscule, mais Ô combien révélateur, en juillet 2017, lorsque tout leur semblait permis : Lors d’une discussion sur un projet de loi en commission des affaires sociales, le député LFI « Adrien-Quatre-mains » demande à la présidente LREM si des amendements avaient été acceptés : « Est-ce qu’il serait possible, Madame la présidente, d’avoir un état des lieux du nombre d’amendements que nous avons traités jusqu’ici ? »
La présidente lui répond : « Il en reste 93 et nous en avons vu 77. »
« D’accord, avec un taux d’acceptation de 0 %, c’est bien ça ? » demande alors le députacrouille.
« Bah, évidemment, vous l’imaginez… » lui répond-elle en riant…
Plus qu’un symbole : Une réalité… démocratique fulgurante !
 
Pour rappel, il faut bien se souvenir que la dictature, ce n’est pas ce que « Jupiter » en dit, lui le « lettré ». Chez les grecs antiques et chez les romains et leurs Républiques respectives, la dictature pouvait exister temporairement, dans des circonstances exceptionnelles.
Son mandat n’était pas de cinq ans mais de seulement six mois !
Éventuellement renouvelable sous conditions.
La République romaine compta ainsi jusqu’à soixante-seize dictateurs entre 501 et 202 av. J.-C.
Avant César…
Et en première année de droit, on apprend que l’article 16 de notre Constitution permet, en quelque sorte, d’instaurer la dictature, au sens romain du terme : « Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le président de la République prend les mesures exigées par les circonstances. »
L’article 16 ne fut appliqué qu’une seule fois : du 23 avril au 29 septembre 1961, après le putsch des généraux d’Alger.
La dictature, ce n’est décidément pas tout un quinquennat !
 
Nous n’y sommes donc pas et « Jupiter » a tout faux : Nous sommes dans la tyrannie de la « démocrature » qui se prolonge pire qu’une dictature !
D’autant que faire voter des lois qui vont dans le sens de la restriction de la liberté d’expression – loi anti-« fake news », loi Avia –, ce n’est pas forcément aller vers plus de démocratie mais plutôt à son opposé.
Par exemple, avoir recours à 29 futures ordonnances (non débattues par la représentation démocratique) pour faire passer une réforme des retraites tellement nécessaire mais tellement mal expliquée, qualifiés d’« éléments structurants » par le Conseil d’État n’est-ce pas le glissement de la « démocrature » vers la dictature ?
On a vu ce qu’il en a été en début de quinquennat avec les ordonnances du Code du travail…
 
Je vous le crie depuis avril 2017 quand j’ai découvert qu’un des « conseiller de l’ombre » de « Jupiter » n’est autre que « Beau-raie-l’eau ».
Lui, je l’ai croisé dans le monde de mes « petites-crèches » : Un type presque « propre sur lui » qui règne sur quantité d’associations « démocratiques » (en piquant leur trésorerie et patrimoine accumulés) mais en inversant le fonctionnement desdites associations : Le pouvoir part du sommet qui « désigne » les personnels (très éphémères et sous contrainte « soft ») qui le conforte dans son pouvoir.
Ce qui m’a obligé de vous prévenir de ce qui vous attend.
Je me suis juste « planté » sur le calendrier, bouleversé à l’époque par cette « exigence » immédiate et impérative de réforme de la constitution (une de plus)…
 
Le temps a passé, cette exigence reviendra, mais dans un autre contexte peut-être plus tendu, plus exacerbé.
Car quand « Jupiter » parle d’autrui avec l’irrespect qu’on lui connaît, c’est en fait de lui qu’il parle (d’où mon inquiétude sur son état mental…)
Quand il fustige la démocratie, de ses principes et « l’irrespect », voire plus (bastonnades, embastillements, humiliations, mutilations) qu’elle porte à l’encontre de ses « autorités constituées », et qu’il parle de dictature, c’est bien ce qu’il a à l’esprit le concernant lui d’abord !
On n’est pas « Jupiter » pour rien et c’est finalement follement amusant…
 
Combien de temps encore resterez-vous sourds et aveugles ?
Il y a franchement de quoi en rire, n’est-ce pas !

lundi 27 janvier 2020

Petit bilan de la réforme des prud’hommes

 
Provisoire…
 
On se souvient que c’était en septembre 2017, à une époque triomphante où le  « Jupitérisme-triomphant » faisait ses premiers pas avec une rapidité et une efficacité qui font encore pâlir d’envie les réformateurs d’aujourd'hui, les mêmes pourtant qu’il y a deux ans et demi.
On se souvient aussi que c’est une des premières mesures prises par « Jupiter » et son gouvernement d’autistes.
Enfin… Ils se révèleront « autistes » un peu plus tard : À ce moment-là, il y avait encore le « bénéfice du doute » à l’œuvre…
 
L’ordonnance du 22 septembre 2017, ratifiée par la loi du 29 mars 2018, a instauré un barème aux prud’hommes qui permet à l’employeur de connaître à l’avance le paiement des indemnités « supra-légales » à payer à son salarié, dont le licenciement a été jugé non conforme à la loi, pour réparer son préjudice.
Et ce barème varie selon l’ancienneté du salarié.
Avant la loi, c’était le « boxon » : J’ai ainsi vu des salariés en CDD bosser 3 fois deux mois de suite ne « pas être réembaucher » (faute d’activité), tout ça pour ne pas passer par la case « intérim » prétendu notoirement plus cher, faire condamner leur employeur du moment (en fait ils en ont eu plusieurs dans l’intervalle) à 24 mois de salaires (auquel il convient de rajouter 6 mois exigés par les Assedic à son profit comme le prévoit la loi…) !
Cher ?
Les kons de client, oui !
D’autant qu’ils étaient deux avocats (Cégété) à gagner systématiquement ces contentieux-là…
 
Notez que d’introduire dans la loi le principe de pouvoir payer pour enfreindre ladite loi peut en choquer plus d’un : Normal sur le plan des principes d’équité et autres.
Et c’est d’ailleurs l’argument qui aura été utilisé à maintes reprises par les avocats qui ont combattu – et combattent toujours, car la passe d’armes juridique n’est pas terminée – le principe du barème.
Un barème confirmé et infirmé par les Cours d’Appel du pays, jusqu’à ce que la Cour de Cassation « ouvre une brèche », plusieurs même : La loi s’applique dans toutes sa rigueur – naturellement – mais seulement pour les cas prévus par la loi.
Résultats catastrophiques !
 
C’était pourtant l’objectif principal de la réforme défendue par le gouvernement : Donner de la prévisibilité à l’aléa juridique que constitue un contentieux aux prud’hommes.
Et de ce point de vue, la réforme a parfaitement rempli son objectif. La « peur d’embaucher », comme le répètent souvent les chefs d’entreprise, s’est largement émoussée si l’on en croit les chiffres de l’Acoss…
Sans qu’il puisse être fait de lien scientifique entre les deux, on remarque que la reprise de l’emploi en CDI coïncide de manière presque simultanée avec la mise en place du barème.
C’est aussi, et surtout, une conséquence de la reprise économique, reconnaissent les employeurs eux-mêmes.
Il n’empêche, sur le volet emploi, rien à dire.
 
Mais qu’en est-il des autres aspects de la réforme ?
Celui du volume et de la célérité des procédures, ou encore celui de l’accès à la justice ?
Le barème a eu un effet déflationniste certain sur le nombre de procédures intentées en cours, même si la baisse des contentieux avait commencé bien avant l’introduction du barème.
En effet, avec la création de la rupture conventionnelle, puis avec la réforme de 2016 sur la procédure prud’homale – qui a conduit à davantage de formalisme – les recours liés au licenciement sont passés de 229.000 en 2009 à un peu moins de 120.000 en 2018 !
Parfait…
La baisse s’est poursuivie avec le barème, mais elle n’est pas uniforme. « La baisse du contentieux est particulièrement marquée pour les ouvriers et employés, notamment pour les petites anciennetés de moins de deux ans, où le barème est très faible » explique une « baveuse » associée du cabinet Proskauer Rose.
« Pour ces personnes, l’espérance de gain est trop faible et la procédure est devenue trop compliquée pour mériter d’être lancée », poursuit-elle, et trop coûteuse pour être engagée, rajoute-je.
 
Parallèlement, suite à la brèche ouverte par la Cour de Cassation, une autre tendance est à l’œuvre : « Depuis début 2019, on observe, tout au moins à Paris et Créteil (tiens donc, le siège de mes deux cabinets Cégétistes, comme par hasard…), une remontée du contentieux de l’ordre de 10 à 15 %. Cette remontée est concentrée sur les cadres, notamment sur la remise en cause des forfaits jours et le rappel d’heures supplémentaires », observe un autre « baveux » conseiller côté patronal (la « parigote », bien sous tous rapports, sise avenue Georges V : Celle-là, je l’ai pratiquée. Une tête bien faite).
Comme le résume une chercheuse du CNRS, interrogée dans la semaine sociale Lamy : « On constate une gentrification du contentieux (…). Et la réforme de l’assurance-chômage risque de renforcer ce phénomène avec le durcissement (…) de la dégressivité de l’indemnisation pour les plus hauts salaires. »
Sans compter les effets de la réforme des retraites et le durcissement de l’assurance-chômage…
« Gentrification », c’est peut-être valable dans les grandes villes, mais pas partout non plus…
 
À cette « gentrification » – dont « Karlos-Gomme », qui a saisi les prud’hommes pour son indemnité retraite, est l’exemple paroxystique – s’ajoute une complexité nouvelle des affaires pour tenter de contourner le barème.
Car effectivement, les cas de discrimination, de harcèlement, ou encore les conditions vexatoires du licenciement, ne peuvent pas être indemnisés via le barème !
Eh oui, c’est comme ça : Une fois de plus, les « sachants » n’ont pas tout prévu !
Et puis c’est la démonstration que ce qu’un cerveau peut faire, une autre peut le défaire !
 
Les avocats de salariés ne se gênent donc pas pour les invoquer s’ils en ont l’occasion. Mais « c’est du coup un contentieux plus technique, donc plus long à traiter », explique le président d’Avosial.
Ainsi, malgré la baisse importante du nombre d’affaires entrantes, le stock de dossier à traiter et leur durée de traitement restent toujours plus élevés.
Et l’engorgement des tribunaux encore bien ancré dans les plus gros conseils des prud’hommes, « Paris-sur-la-plage » notamment.
D’autant qu’ils ne sont pas très nombreux à être élus sur les listes « cadre » dans ces juridictions…
 
En d’autres termes, en voulant donner de la « prévisibilité » aux employeurs, les « sachants » qui vous gouvernent n’avaient vraisemblablement pas en tête que cette réforme produirait aussi de la complexité.
D’autant qu’ils n’ont pas d’autres solutions correctrices à proposer…
Avec un contentieux plus technique, des procédures plus longues à traiter et des salariés aux indemnités plus importantes à payer, il n’est pas certain que les employeurs, à l’usage, soient toujours aussi satisfaits d’un barème qu’ils ont pourtant largement contribué à instaurer.
C’est le retour de bâton inattendu.
 
Quand même dommage d’autant que cette loi avait failli être intégrée dans la loi « El-Konnerie » un an et quelque plus tôt et que les « soces » avaient bataillé et s’étaient déchirés pour ne pas l’adopter.
Ce qui, avec le recul de l’Histoire, aura probablement coûté – parmi d’autres choses, les « plumés », les « frondeurs », les « pigeons », les « bonnets-rouges », les « reconstructifs » et j’en passe – son fauteuil à « Tagada-à-la-fraise-des-bois ».
Mais c’est facile de refaire l’Histoire après coup, je le reconnais…
 
La leçon de l’histoire est à plusieurs facettes :
1er : Les conseils de Prud’hommes sont toujours aussi encombrés : Échec de la mesure ;
2ème : À ne vouloir ne traiter qu’un bout du problème, celui de « l’autoroute » des contentieux habituels, on en oublie tout le reste.
Autrement dit, ça préfigurait déjà le problème de « l’universalité » des solutions proposées qui n’existe pas et n’existera même pas pour le prochain régime des retraites « universelles » par point : Le principe du point passera, mais le reste ira en guenille et quenouille ;
3ème : La solution aurait été de plafonner « toutes » les indemnités, de quelle que nature que ce soit, dues par les employeurs en rupture salarial. Quel que soit le motif invoqué et la procédure appliquée.
Seulement voilà, on a stratifié tellement de mesures les unes sur les autres sans les supprimer (trop « chaud » d’un point de vue plitique) que ce n’est plus possible.
Ou alors au prix d’iniquité qui ne feront pas honneur au pays…
 
Là où je m’insurge, c’est que le droit du travail – transformé par le fait du préambule de la Constitution de 1946 et de quelques traités internationaux en « droit au travail » – est en train de mourir sous vos yeux, jusqu’à disparaître dans les décennies à venir (hors la fonction publique et quelques « niches » de proximité), sous son propre poids et l’arrivée des robots (ceux ne font pas grève et bossent 24 heures sur 24, 365 jours de l’année…).
Et même « Jupiter » n’y pourra rien.
 
Le changement va se faire lentement, mais quand on complexifie là où l’on veut simplifier et donner de la visibilité, c’est qu’il y a un problème qui n’est même pas appréhendé (voire identifié) : On change radicalement le rapport au travail par petites-touches tel que je me demande ce qu’il en restera dans seulement quelques années.
Et le vrai problème à anticiper, c’est de savoir comment on va écouler les production future (je veux dire avec quels clients « solvables ») avec toujours plus de fluidité (permise par les robots). Autrement dit, si l’on va vers le règne du « free-lance » et de la précarité généralisés, ne devra-t-on pas assoir la dictature future sur les « hélicoptères monétaires » à subventionner toujours plus les « gueux-sans-dent » qui « puent-la-clope-et-le-diesel » ?
C’est probablement l’avenir et j’attends le prochain « tir de barrage » contre le principe du « louage d’ouvrage » du code civil, à savoir la construction uniquement jurisprudentielle (il n’y a aucune loi qui le définit) du contrat de travail salarié (une tâche à effectuer, une rémunération forfaitaire et un lien de subordination).
 
En rappelant que c’est ce lien de subordination qui finalement qualifie le reste et rend « irresponsable » le salarié de son propre fait (hors quelques règles d’organisation du travail en coopération avec d’autres et quelques contraintes de droit plutôt pénal) et rend irréfragablement l’employeur responsable du fait de ses subordonnés (même de qualité pénale)…
Une extension du code civil (article 1242 du C.Civ.) qui ne visait à l’origine que les mineurs et qui rend responsable celui qui a la responsabilité du « commettant »…
Ravalé pour l’occasion au rang des bestiaux (et toute chose que l’on a « sous garde »)…
 
Inutile de vous dire que le jour où « Jupiter » en sera arrivé là, il fera mieux que les rédacteurs du Code civil du début du XIXème siècle !
En attendant, « ça broute » dans les conseils prud’homaux !
Mais ça devrait « interpeler » et je reste encore tout seul à vous le prédire…