Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

dimanche 28 mai 2017

Le sexe, toujours le sexe


Après avoir vu hier la position de la Cour de cassation,

Reste la question qui taraude les meilleurs esprits scientifiques de la planète : L’apparence physique de certaines sportives arborant une musculature développée et de larges épaules leur suscite de nombreuses interrogations.
Le débat récent sur la légalité d’un « sexe neutre », montre que la réponse n’est pas simple.
Et pourtant…
Mais c’est justement l’occasion de faire le point sur la définition du sexe biologique, qui n'est pas seulement une affaire de chromosomes... ni de gros bras.

Comment définir le sexe ?
« Manuellement » parlant, personnellement, je sais faire.
Génétiquement parlant, il est habituellement fixé par la présence des chromosomes XX chez la femme et XY chez l’homme.
Cependant, la situation est plus compliquée pour certaines personnes dites « intersexuées », qui possèdent à la fois des caractères masculins et féminins.
Ce qui concerne de 1 à 2 % des naissances dans l’espèce humaine : Assez peu de chance de tomber dessus en ce qui me concerne, en tout cas pour les bienaimées « poulies-fendues », mais tout de même…

Dans un article du Journal du CNRS, Francis Poulat, de l’institut de Génétique humaine à Montpellier, souligne la diversité des situations rencontrées : « Les manifestations les plus « extrêmes » de désordre du développement sexuel sont ce que l’on appelle « les inversions de sexe » : Femmes XY dont les testicules ne se sont pas développés, avec un vagin et un clitoris, et hommes XX avec des testicules et un pénis. (…) Outre ces exemples, il existe nombre d’autres phénotypes intermédiaires où certains des caractères sexuels masculins et féminins cohabitent chez le même sujet. »

Le sexe biologique se base sur différents critères : Les chromosomes certes, mais aussi les caractères sexuels (comme les organes génitaux externes et internes), la production de cellules reproductrices (ovules ou spermatozoïdes) et d’hormones sexuelles (comme la testostérone, hormone mâle). Toutefois, si l’on prend en compte tous ces critères, il est difficile de classer 100 % des individus en deux catégories bien distinctes, avec d’un côté des hommes XY ayant des organes génitaux masculins et des niveaux élevés de testostérone, et de l’autre des femmes XX avec des organes génitaux féminins et de faibles niveaux de testostérone.

En fait, le sexe biologique se construit en plusieurs étapes au cours de la vie, comme le décrit un professeur à l’université Jean-Moulin Lyon 3, : « Les différents niveaux du sexe biologique (…) se déploient autour de quatre temps forts que sont la fécondation (où se détermine le sexe chromosomique), la vie intra-utérine (où se met en place le sexe gonophorique), la naissance (où est examiné le sexe périnéal qui va décider du sexe d'état civil) et la puberté (où sépanouit le sexe hormonal), autant d’étapes au cours desquelles peuvent survenir des processus conduisant à une « condition intersexe ».»

Autant de questions que se posent les instances sportives, qui se trouvent parfois confrontées à des athlètes intersexuées. Comme la testostérone favorise la masse musculaire, les femmes qui présentent naturellement des taux élevés de cette hormone peuvent paraître « avantagées » par la nature.
C’est pourquoi, en 2012, la Fédération internationale d’athlétisme a fixé une limite de testostérone à ne pas dépasser pour les athlètes féminines.
La Sud-Africaine Caster Semenya en a fait les frais, contrainte de limiter son taux naturel de testostérone en prenant des médicaments.
Aux championnats du monde de Berlin en 2009, elle avait remporté le titre mondial, mais avait aussi fait l’objet dune enquête sur son identité sexuelle.
Sa musculature, sa voix grave avaient suscité des rumeurs, certains suggérant qu’elle était un homme, d’autres qu’elle se dopait. Pourtant, elle n’est ni l’un ni l’autre.
Née incontestablement fille et ayant grandi comme telle, Caster Semenya est une femme avec un taux de testostérone naturellement élevé : Elle est « hyperandrogène ».

Caster Semenya est depuis de retour sur la piste de Rio sans ses médicaments, en partie grâce à une autre athlète « hyperandrogène » : La sprinteuse indienne Dutee Chand qui n’a pas pu participer aux Jeux du Commonwealth en 2014 et a porté une réclamation au tribunal arbitral du sport pour discrimination.
Si les femmes « hyperandrogènes » présentent un avantage physique (qui d’ailleurs reste à prouver), que dire des basketteurs immensément grands qui, du fait de leur taille, peuvent marquer plus facilement des paniers ?
Dutee Chand a obtenu gain de cause et les tests de testostérone ont été abandonnés.

Il n’empêche, en cas de doute, je vous conseille la technique de la palpation-directe : Au moins, après, vous savez où aller.
Et puis si vous ne vous prenez pas une claque à vous décrocher la tête, ça peut avoir un effet aphrodisiaque recherché en pareille circonstance.
Quant à moi, personnellement, aucune demoiselle (aux charmes incandescents) n’a jamais cherché à me palper ex-ante.
Pas besoin.
Quand mon nerf-honteux est en émois, ça se voit tout de suite : Je ne peux plus marcher normalement !…

samedi 27 mai 2017

Arrêt n° 531 du 4 mai 2017 (16-17.189) : Le sexe neutre et le droit positif


Cour de cassation – Première chambre civile 

REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

Sur le moyen unique :

Attendu, selon l’arrêt attaqué (Orléans, 22 mars 2016), que D..., né le [...], a été inscrit à l’état civil comme étant de sexe masculin ; que, par requête du 12 janvier 2015, il a saisi le président du tribunal de grande instance d’une demande de rectification de son acte de naissance, afin que soit substituée, à l’indication “sexe masculin”, celle de “sexe neutre” ou, à défaut, “intersexe” ;

Attendu qu’il fait grief à l’arrêt de rejeter sa demande, alors, selon le moyen :

1°/ que le respect de la vie privée suppose en particulier le respect de l’identité personnelle, dont l’identité sexuée est l’une des composantes ; que l’identité sexuée résulte de façon prépondérante du sexe psychologique, c’est-à-dire de la perception qu’a l’individu de son propre sexe ; qu’au cas présent, D... faisait valoir, au soutien de sa demande de rectification de son acte de naissance, qu’il était biologiquement intersexué et ne se considérait, psychologiquement, ni comme un homme ni comme une femme ; qu’en retenant, pour rejeter la demande de rectification d’état civil présentée par D..., que cette demande était « en contradiction avec son apparence physique et son comportement social », sans rechercher, ainsi qu’elle y était invitée, si la mention « de sexe masculin » figurant sur l’acte de naissance de D... n’était pas en contradiction avec le sexe psychologique de D..., la cour d’appel a privé sa décision de base légale au regard des articles 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et 99 du code civil ;

2°/ qu’en subordonnant la modification de la mention du sexe portée sur l’état civil à la condition que le sexe mentionné ne soit pas en correspondance avec l’apparence physique et le comportement social de l’intéressé, quand la circonstance que la mention du sexe corresponde à l’apparence physique et au comportement social de l’intéressé ne suffit pas à exclure que son maintien porte atteinte à son identité sexuée et donc à sa vie privée, la cour d’appel a statué par des motifs inopérants en violation des articles 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et 99 du code civil ;

3°/ que la cour d’appel a elle-même constaté « qu’en l’absence de production d’hormone sexuelle, aucun caractère sexuel secondaire n’est apparu, ni de type masculin ni de type féminin, le bourgeon génital embryonnaire ne s’étant jamais développé, ni dans un sens ni dans l’autre, de sorte que si D... dispose d’un caryotype XY c’est-à-dire masculin, il présente indiscutablement et encore aujourd’hui une ambiguïté sexuelle » ; qu’en retenant, pour rejeter la demande de rectification d’état civil présentée par D..., que « D... présente une apparence physique masculine », la cour d’appel n’a pas tiré les conséquences de ses propres constatations en violation des articles 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et 99 du code civil ;

4°/ que, devant les juges du fond, D... faisait valoir que ses éléments d’apparence masculine (barbe, voix grave) étaient uniquement la conséquence d’un traitement médical destiné à lutter contre l’ostéoporose et ne pouvaient donc « être pris en considération pour déterminer son ressenti » quant à son identité sexuée ; qu’en retenant, pour rejeter la demande de rectification d’état civil présentée par D..., que « D... présente une apparence physique masculine », sans répondre à ce moyen d’où il résultait que cette apparence était purement artificielle et ne relevait pas d’un choix de D..., de sorte qu’elle ne pouvait lui être opposée pour écarter sa demande de rectification d’état civil, la cour d’appel a violé l’article 455 du code de procédure civile ;

5°/ qu’il résulte des articles 143 et 6-1 du code civil, dans leur rédaction issue de la loi n° 2013-404 du 17 mai 2013, que la différence de sexe n’est pas une condition du mariage et de l’adoption ; qu’en affirmant, pour rejeter la demande de rectification d’état civil présentée par D..., que celui-ci s’était marié et avait, avec son épouse, adopté un enfant, motif impropre à exclure que le maintien de la mention « de sexe masculin » porte atteinte au droit de D... au respect de sa vie privée, la cour d’appel s’est déterminée par un motif inopérant en violation des articles 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et 99 du code civil ;

6°/ que, devant les juges du fond, D... produisait de nombreuses attestations certifiant que son comportement social n’était ni celui d’un homme ni celui d’une femme ; qu’en se bornant à énoncer, pour retenir que D... aurait eu un « comportement social » masculin, qu’il s’était marié et avait, avec son épouse, adopté un enfant, sans analyser, même sommairement, les attestations ainsi produites, la cour d’appel a violé l’article 455 du code de procédure civile ;

7°/ que l’article 57 du code civil impose seulement que l’acte de naissance énonce « le sexe de l’enfant » ; que cette disposition ne prévoit aucune liste limitative des sexes pouvant être mentionnés pour son application ; qu’en affirmant « qu’en l’état des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, il n’est pas envisagé la possibilité de faire figurer, à titre définitif, sur les actes d’état civil une autre mention que sexe masculin ou sexe féminin, même en cas d’ambiguïté sexuelle », la cour d’appel a violé l’article 57 du code civil, ensemble le point 55 de la circulaire du 28 octobre 2011 relative aux règles particulières à divers actes d’état civil ;

8°/ qu’il appartient au juge de garantir le respect effectif des droits et libertés fondamentaux reconnus à chacun, en particulier par les conventions internationales auxquelles la France est partie, lesquelles ont, dans les conditions posées par l’article 55 de la Constitution, une valeur supérieure à celle des lois ; que, saisi au cas d’espèce de la situation d’une personne intersexuée biologiquement et psychologiquement, il lui appartenait d’assurer le respect du droit de cette personne au respect de sa vie privée, et notamment de son identité sexuée, lequel implique la mise en concordance de son état civil avec sa situation personnelle ; qu’il disposait pour ce faire, en application de l’article 99 du code civil, du pouvoir d’ordonner toute modification de l’acte de naissance nécessaire au respect du droit de la personne qui l’avait saisi à sa vie privée ; que le juge ne pouvait, pour refuser de faire droit à cette requête, affirmer que la demande présentée par D... posait des questions délicates relevant de la seule appréciation du législateur ; qu’en statuant ainsi, la cour d’appel a violé les articles 5 et, 99 du code civil et 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;

Mais attendu que la loi française ne permet pas de faire figurer, dans les actes de l’état civil, l’indication d’un sexe autre que masculin ou féminin ;

Et attendu que, si l’identité sexuelle relève de la sphère protégée par l’article 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, la dualité des énonciations relatives au sexe dans les actes de l’état civil poursuit un but légitime en ce qu’elle est nécessaire à l’organisation sociale et juridique, dont elle constitue un élément fondateur ; que la reconnaissance par le juge d’un “sexe neutre” aurait des répercussions profondes sur les règles du droit français construites à partir de la binarité des sexes et impliquerait de nombreuses modifications législatives de coordination ;

Que la cour d’appel, qui a constaté que D... avait, aux yeux des tiers, l’apparence et le comportement social d’une personne de sexe masculin, conformément à l’indication portée dans son acte de naissance, a pu en déduire, sans être tenue de le suivre dans le détail de son argumentation, que l’atteinte au droit au respect de sa vie privée n’était pas disproportionnée au regard du but légitime poursuivi ;

D’où il suit que le moyen n’est fondé en aucune de ses branches ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Président : Mme Batut
Rapporteur : Mme Le Cotty, conseiller référendaire rapporteur
Avocat général : M. Ingall-Montagnier, premier avocat général
Avocat : SCP Célice, Soltner, Texidor et Périer

Par conséquent, la loi ne prévoyant que deux sexes qui constituent un élément fondateur de l’organisation sociale et juridique, le juge ne peut reconnaître l’existence d’un sexe neutre.

Et d’énoncer que si l’identité sexuelle relève bien de la sphère protégée qu’est la vie privée et familiale (CEDH art. 8), la dualité des énonciations relatives au sexe dans les actes de l’état civil poursuit un but légitime en ce qu’elle est nécessaire à l’organisation sociale et juridique, dont elle constitue un élément fondateur.
La reconnaissance par le juge d’un « sexe neutre » aurait des répercussions profondes sur les règles du droit gauloisien construites à partir de la binarité sexuelle et impliquerait de nombreuses modifications législatives de coordination.

En l’espèce, l’intéressé avait, aux yeux des tiers, l’apparence et le comportement social d’une personne de sexe masculin, conformément à l’indication portée dans son acte de naissance. En conséquence, l’atteinte au droit au respect de sa vie privée n’est pas disproportionnée au regard du but légitime poursuivi. 

À noter que la solution est rendue conformément aux recommandations de l’avocat général. Celui-ci souligne notamment que s’il incombe au juge de statuer en regard du droit existant ou de principes supérieurs qu’il met en évidence, il ne lui appartient pas de créer de nouvelles catégories juridiques de personnes ; ce faisant, il excéderait ses pouvoirs.
La balle est donc dans le camp du législateur : Une des priorités urgentes de nos nouveaux-gouvernants que de mobiliser la représentation parlementaire en son entier pendant plusieurs mois de débats pour quelques minorités-sensibles qui se compteront peut-être sur les doigts d’une seule main d’ici la fin du siècle, à n’en pas douter naturellement.

À bon entendeur…dans tous les cas, force reste à la loi votée régulièrement !

vendredi 26 mai 2017

Quelques « classiques »


Suite des aventures de Jean-Marc

Jean-Marc et sa femme sont devant la télé en train de regarder un match de boxe comptant pour la ceinture mondiale des poids lourds.
Quelques secondes après le début du premier round, un des combattants subit un crochet ravageur qui le laisse étendu sur le ring pour le compte.
Jean-Marc soupire et dit :
« Quelle déception ! Ça a duré à peine 3 minutes ! »
Et sa femme lui répond :
« Bon. Eh bien au moins maintenant, tu sais ce que je ressens au lit ! »

Cela faisait seulement deux semaines que Jean-Marc s’était marié.
Bien que très amoureux, il avait très envie d’aller faire un tour en ville et revoir ses vieux copains, donc il dit à sa femme :
« – Chérie, je reviens tout de suite.
– Où vas-tu chéri ?
– Je descends au bistrot, ma beauté, boire une bière.
– Tu veux une bière mon amour ? »
Alors elle ouvre la porte du frigo et lui montre 25 sortes de bières de 12 différents pays : Allemagne, Belgique, Hollande, Japon, Inde, etc…
« – Mais ma chérie au bistro ils ont des verres gelés…
– Tu veux un verre gelé mon chéri ? Voilà… »
Alors elle sort du congélateur une énorme choppe, tellement froide qu’elle en a des frissons.
« – Oui chérie mais au bistro ils ont ces petits snacks tellement délicieux, tu verras je ne serai pas long. Je reviens tout de suite. Je te le promets. OK ?
– Tu veux des snacks mon chéri ? »
Elle ouvre la porte du four et sort 15 variétés de snacks : Ailes de poulet, crevettes, jambon cru, etc…
« – Mais chérie… au bar… tu sais… Y’a les copains, on jure, on dit des gros mots, enfin ce genre de chose…
– Tu veux entendre des gros mots mon chéri ? »
Elle lui flanque alors une claque derrière l’épaule en lui criant :
« TIENS ! BOIS TA PUTAIN DE BIÈRE, DANS TA CHOPE DE MERDE GELÉE ET BOUFFES CES FOUTUS SNACKS, PARCE QUE TU NE VAS NULLE PART. T’AS COMPRIS ? »

La directrice d’une agence matrimoniale dit à l’un de ses clientes :
« – Tenez, voici un monsieur que je vous recommande chaudement. Un homme très bien.
– Vous croyez ?
– Absolument : J’ai été mariée avec lui pendant 7 ans… »

Un célèbre homme d’affaires vient de mourir et on estime sa fortune à 600 millions de dollars.
« – Je présume, Germaine, que tu aimerais être sa veuve. Tu penses toujours à l’argent.
– Non, non, Jean-Marc », répond doucement sa compagne, « la seule chose dont je rêve, c’est d’être TA veuve. »

« – Quelle est la différence entre une femme et un ouragan ?
– Aucune…. dans les 2 cas, ça arrive chaud et humide et ça repart avec ta bagnole et ta maison. »
Oui, c’est une revenue : Mais dans l’originale, on parlait de l’amant…

Un banquier, âgé de 68 ans, marie une jeune femme de 29 ans.
« – Ça ne tient pas debout », lui dit un ami, « elle est trop jeune pour toi. Dans 12 ans tu en auras 80, tu seras sur le point de mourir, et elle en aura à peine 41.
– Je sais, je sais, et ça n’a aucune importance. Je m’amuse, elle me donne du plaisir, et dans ma profession, on sait qu’il est préférable d’avoir quelques actions d’une affaire qui monte plutôt que la totalité d’une affaire qui baisse. »

Deux femmes discutent à la sortie d’une école chic :
« – Moi, mon mari, pour nos 10 ans de mariage, m’a offert un vison.
– Bien, très bien !
– Et pour nos 20 ans de mariage, il m’a offert une Jaguar.
– Oh bien, très bien !
– Et pour nos 30 ans, j’ai eu une maison à la Baule.
– Oh bien, très bien !
– Et toi, qu’est-ce que tu as eu ?
– Mon mari m’a offert un stage dans une école de maintien.
– Une école de maintien ?
– Oui, avant je disais : « j’t’emmerde pauv’conne ! » maintenant je dis : « Bien, très bien. » »

Jean-Marc rentre du travail et trouve sa femme nue devant le miroir en train d’admirer sa poitrine.
« – Qu’est-ce qui t’arrive ?
– Eh bien, je suis allée chez le docteur cet après-midi et il m’a dit que j’avais des seins d’une jeune fille de 18 ans !
– Ah oui ? Et qu’est-ce qu’il a dit de ton trou du cul de 40 ans ?
– Rien… On n’a pas parlé de toi. »

« – Qu’est ce qui a 32 dents et qui cache un monstre ?
– La braguette ! »

« – Comment appelle-t-on un grain de beauté sur un pénis ?
– Une tumeur au cerveau. » 

Deux fous veulent s’échapper de l’asile. Ils établissent leurs plans.
Le premier dit :
« Si le mur n’est pas haut, on saute par-dessus ; s’il est haut, on creuse un tunnel dessous. Ok ? Demain tu partiras en reconnaissance. »
Le lendemain, notre fou va inspecter le mur, et revient en larmes…
« – Bé voyons, qu’est-ce qu’il y’a ?
– Sniff sniff, on ne peut pas s’évader.
– Pourquoi donc ?
– Parce qu’il n’y a pas de mur. »
Une classique

Une autre
Le juge & Jean-Marc :
« – Vous êtes coupable. Je vous condamne à 100 euros d’amendes.
– Oh non ! Monsieur le juge ! Quand je mange pour 15 euros d’arachides, je suis malade.
Alors imaginez-vous cent euros d’amandes : Je vais en mourir ! » 

Encore une autre :
Le prêtre a fait venir son notaire pour reprendre entièrement ses dernières volontés.
À un certain moment, pour retrouver le fil de ses idées, il dit :
« Lisez-moi le testament, maître. »
Celui-ci demande alors spontanément : « L’ancien ou le nouveau ? »

Deux vieux copains retraités, Jean-Marc et Jean-Paul se rencontrent chaque jour dans un parc.
Ils restent assis en silence toute la journée sans rien dire sauf de temps à autre le premier aspire un peu d’air et dit :
« Eh oui… »
Et le second réplique :
« Eh oui… »
Et c’est tous les jours comme ça.
Un matin, Jean-Paul ramène un autre ami à lui, Jean-Pierre.
À trois, ils sont donc assis sur le banc, et le premier de temps en temps dit :
« Eh oui… »
Et le second réplique comme d’habitude :
« Eh oui… »
Et le troisième, le nouveau, réplique encore :
« Eh oui… Eh oui… »
Alors le lendemain, Jean-Paul demande à Jean-Marc :
« – Je peux inviter le copain d’hier à se joindre à nous ?
– Je ne préfère pas, non.
– Et pourquoi ?
– Il est trop bavard… »

Au moment d’aller porter les vêtements chez le nettoyeur, Germaine vide les poches des habits de son mari.
Horreur ! Elle tombe sur la lettre suivante…
« Monsieur, nous vous remercions pour la confiance que vous nous manifestez, et nous prenons bonne note pour les critères que vous recherchez chez une dame… bla bla bla. »
Ivre de rage, le soir elle questionne son mari :
« Qu’est-ce que c’est que cette lettre ? »
Jean-Marc regarde le document, puis répond, un grand sourire accroché au visage :
« Mais ma chérie, c’est de l’histoire ancienne. Regarde la date ! Ça remonte au mois de novembre, quand tu étais si malade… »

« On réalise qu’on est vieux quand, à la suite d’un coup de vent qui dévoile les cuisses d’une belle femme, on a des souvenirs plutôt que des désirs. »

« Toutes les femmes cherchent l’homme idéal, mais les plus intelligentes se marient. »

« – Non mais peux-tu me dire comment cette femme-là est devenue si riche.
Elle ne travaille pas, n’a pas de commerce, elle vient d’une famille pauvre et n’a pas de diplôme.
Je sais, on pourrait penser qu’elle a une vie secrète, mais ce n’est pas le cas.
– Simple, elle vient de réussir son troisième divorce. »

Et puis mon cours de Japonais : 

LIRE À HAUTE VOIX

– Photographe : Yakapa bougé

– Porte d’entrée : Nakasoné

– Homme marié : Téfoutu

– Homme trompé : Tékoku

– Homme divorcé : Tanana Takité

– Homme enragé : Yétioké

– Homme enragé noir : Yékomfou

– Slip : Sakkipu

– Minijupe : Ytatouvu

– Préliminaires : Tâ-katâté

– Moto en panne : Yamamoto Kadérapé

– Marteau : Garatédoua

– Reins : Oraduku

– Femme enceinte : Ymaniké

– Femme pas enceinte : Takarataké

– Odeur nauséabonde : Kikiapété

– Déshabille-toi : Takatoutoté

– Pudding : Mokaraté

– Pigeon : Ytchidsu

– Se prendre pour un autre : Karaoké

– Dentiste : Yotékari

– Danseur : Yétitounu

– Voleur : Yamamonè

– Ennuyant : Takazapé

 

L’âge du capitaine

Vous aviez déjà compris avant même de répondre à cette dernière « énigme » du gars qui tombe de son échafaudage sur un chantier.
La première fois, il glisse du premier niveau et s’étale sur la terrasse sise en-dessous dont le béton vient d’être coulée.
Ça fait « flotch ».
Le surlendemain en revanche, le béton a pris et là, et ça lui fait très mal…

Comme vous avez été « bons », la preuve notre Comtesse-au-pied-dénudé de proposer l'hypothèse que le gars tombe sur un matelas de laine de verre à poser, je vous en remets une autre toute simple, mais seulement pour ceux qui aiment les maths… simples !
C’est l’histoire d’un gars à qui il arrive une chose extraordinaire : Il y a trois jours, il avait encore 20 ans.
Mais l’année prochaine, il en aura 23 !
Fabuleux et vous avez probablement une explication que j’attends avec impatience…

Bien à vous toutes et tous et bon week-end !

I3

jeudi 25 mai 2017

Prenons un peu de hauteur…

En ces temps d’Ascension !

Alors qu’à Manchester l’horreur d’un sanglant attentat fait écho à ceux dont l’Europe est devenue le théâtre récurrent, en assez grand-nombre tel qu’un fois de plus, on en reste la gorge nouée, une fois de plus le neurone tétanisé, une fois de plus l’esprit coi, envahi une fois de plus d’une immense tristesse…
Même pas la rage…
Juste l’effroi de vies fauchées pour rien, des gamins nés pour mourir déchiquetés, nés pour transmettre la terreur de proche en proche.
Franchement, est-ce que Dieu-tout-puissant, le leur ou  le mien, ressort grandi de cette affaire-là ?
Franchement, est-ce que la cause de Daech, de l’EI, du Califat, de ce que vous voulez gagnera les cœurs devant tant de barbaries ?
Forcément pas du tout.
C’est même l’inverse qui se passe, forcément.
 
Et comme par hasard je tombe sur un article de presse francophone titré de la façon suivante : « Pourquoi les théories du complot sont-elles si attractives ? »
J’ai un coupe-tifs-manucure-pédicure qui prend soin de ses meilleurs clients et en l’occurrence fait l’effort de collectionner des magazines exogènes en anglais, francilien-natif et allemand, dissimulés dans la presse italienne de sa salle d’attente.
Et avec mon « diabète-récurrent », les pieds, il faut les entretenir sévèrement, même s’il paraît, au moins pour mon toubib traitant monégasque, que j’en suis désormais presque guéri.
Je ne savais pas qu’on pouvait guérir d’un diabète, même de type 2 et en tout cas, mon pied, lui ne le sait toujours pas : Il persiste à s’ouvrir sans raison et à saloper ma moquette toute-neuve.
 
Moi, la théorie, les théories du complot, ça m’a toujours follement amusé. D’ailleurs, je n’y fais jamais – ou rarement – référence, même quand après coup j’en reste étonné.
Même quand je peux paraître en user dans mes « romans » : En fait pas du tout !
Je plonge seulement directement dans l’actualité pour vous donner une « autre » version que celle servie par les médias et rester dans le monde réel (à quelques « anticipations » près… romanesques celles-là).
 
Par exemple, mon neveu, pas le « génie de la famille » mais l’autre, celui qui bosse dans la communication, il nous avait annoncé en janvier 2016, janvier de l’année dernière, que « Fifi-le-souteneur » – qui n’était encore que « Fifi-le-déchu » – sortirait vainqueur de la primaire de la droâte…
Comment pouvait-il savoir ça dans son coin à faire ses revues de presse pour son boss qui le maltraite à l’occasion, alors que tout le monde donnait alors gagnant « Juppette-le-revenant » ?
Son boss le lui avait dit.
Idem, mais encore avant et dans le sillage du bouquin de « D’@talus » sur « Peut-on prévoir l’avenir ? », il nous avait annoncé que le prochain président serait le tout-nouveau ministre de la finance sorti du chapeau de « Tagada-à-la-fraise-des-bois », encore « capitaine du pédalo »…
On le connaissait à peine et même « D’@talus » avait refusé de le signaler « pour ne pas lui nuire »…
Je viens de vous le dire, ça m’amuse follement et je n’ai même pas pris le soin de vous rapporter ces éléments.
 
Il y en a un autre qui circule en ce moment : « Manu-Mak-Rond » va être victime d’un attentat dans la semaine 14 juillet prochain…
En général, le fait d’énoncer une prédiction, ça écarte la menace qu’elle se réalise : C’est pourquoi je le fais aujourd’hui… pour prendre un peu de hauteur !
Car je ne veux surtout pas la mort d’un homme, fut-ce le Président « Mak-Rond » !
Trop de respect pour la vie d’autrui, moi, pas comme ces barbares qui ensanglantent les trottoirs de Manchester.
 
Et puis je vais vous dire : L’avenir est, d’après ce que j’en comprends, d’essence quantique.
J’entends que quand on le dévoile, il se dérobe, selon le « principe d’incertitude d’Heisenberg » : Tu réussis à mesurer la vitesse d’une particule, tu ne peux plus savoir où elle se situe. Et inversement.
La réalité change, l’avenir mute et rien ne se passe comme on dit que ça va se passer.
C’est non seulement une constante de la physique quantique, mais c’est une réalité quotidienne de tous les jours de la vie qu’on peut vérifier pratiquement partout et tout le temps.
Alors, des « complots », laissez-moi en rire, SVP !
 
Mais soyons un peu sérieux. Le journaleux (qui est en fait un chercheur de l’université de Bruxelles d’après ce que j’ai compris et, qui dit chercheur dit « pas trouveur » puisqu’il persiste à chercher…) prétend que nous vivons une époque extrêmement complexe et troublée. Ah oui ?
Certainement et ce n’est pas nouveau.
D’après lui, cette complexité est source d’inquiétudes et d’interrogations, notamment quant à l’avenir de la démocratie et de la paix et, pour utiliser un gros mot, quant au « sens de l'Histoire » (la grande, mais aussi la petite, celle qui traverse le quotidien de tout un chacun).
C’est vrai que la pousse de mes tomates ne fait jamais partie que de la « petite-histoire » et pourtant, je m’inquiète pour celles de mon « balcon-sur-canal ».
« Conflits armés, attaques terroristes, tensions religieuses, crise économique, défi climatique… chaque jour, tout nous rappelle combien nos vies sont fragiles ; combien notre existence collective est incertaine ; combien nous sommes vulnérables. »
 
Et ce rappel permanent de notre impuissance fait violence à notre condition de « Modernes ». « Cela met en péril notre désir acharné de transparence, d’ordre et de performance. Nous aimerions avoir vraiment prise sur les événements du monde et n’être pas fragiles ».
Nous aspirons paraît-il à la sécurité, qu’elle soit physique, sociale, professionnelle, familiale ou encore émotionnelle.
Perso, je me demande à voir le nombre d’inventions qui font « sportives » rien que pour se casser la gueule…
« Mais, sans arrêt, le monde et l’Histoire nous renvoient une autre image de nous-mêmes : Celle d’individus dont la compréhension des choses est forcément limitée, partielle, douteuse et chaotique. Cette position, disons-le, n’est confortable pour personne. Face à un monde en crise, les théories du complot offrent alors une échappatoire facile et rassurante. »
Euh… si on prend de la hauteur – en ce jour d’Ascension – on pourrait plutôt assumer l’exact contraire de l’assertion.
Mais passons et poursuivons…
 
Dans le monde sécularisé et « désenchanté » qui est le nôtre, l'immédiateté du sens aurait disparu selon son propos. « Confrontés à des événements dramatiques, nous sommes, le plus souvent, désorientés, sans repères et livrés à la peur. Nous refusons de croire au « hasard sauvage » et considérons celui-ci comme un mauvais autre source de vulnérabilité. »
Ce n’est pas faux, même si ce n’est pas non plus un trait dominant…
 
Partant, les théories du complot viennent ré-enchanter et réordonner le monde en y insufflant de la causalité. « C’est ce qui les rend si attractives. Avec elles, tout est clair, transparent, évident, lumineux : les événements dramatiques ont du sens ; le monde, malgré tout, est juste ; les méchants seront punis ; l’existence du complot ne fait aucun doute ; la vérité (pure, éternelle, rayonnante) triomphera. En somme, les théories en question livrent une vision du monde et de l’Histoire où tout est en ordre ; où le hasard n’est plus. Vision confortable et rassurante qui sécurise le rapport au sens en évacuant la possibilité du doute. À très peu de frais, ces théories aident ceux qui s’en réclament à restaurer leur puissance explicative perdue. »
Ce n’est pas faux non plus, mais il s’agit bien là d’un artifice.
Personnellement, si c’est aussi ce que je remarque, il manque toutefois quelle que chose qui rend « la théorie du complot » comme d’une nécessité.
 
« Le sentiment de reconquête et de possession du sens n’est-il pas, tout compte fait, plus important que le sens lui-même ? »
Dès lors, combattre le complotisme implique moins de s’attaquer à des croyances potentielles que d’essayer de transmettre des outils visant la pratique authentique de la critique, du débat et du désaccord – outils qui, justement, concernent l’apprivoisement de la vulnérabilité. « Ceci suppose également d’identifier les voies de la rhétorique complotiste. »
Cinq techniques (ou stratégies) méritent, à cet égard, d’être pointées d’après lui.
 
En premier lieu, il y a la proclamation d’adhésion aux deux grands principes de la raison moderne : La critique et le doute. En d’autres termes, les dénonciations portées par lesdites théories ne se fondent pas sur une inspiration mystique ni sur la vision singulière d’un mage (ce qui serait d’emblée vu comme obscurantiste), mais sur une enquête et un examen critiques.
« L’homme moderne, depuis Descartes, se définit avant tout par son incrédulité première, son doute et par une volonté qu’il a d’en savoir plus : je doute donc je suis. Le doute justifie alors la quête, c’est-à-dire la poursuite de l’entreprise critique. Avec les théories du complot, le but de la quête est de montrer la fausseté des thèses dites « officielles » (une fausseté réputée évidente), et de manifester la vitalité de son esprit critique. »
 
Ensuite, « les théories du complot s’appuient sur l’attestation (largement factice, du reste) d’une totale objectivité du discours née de l’indépendance et de la liberté des sources. Celui qui porte la théorie en question, ou l’« expert » convoqué pour la valider, est forcément autonome et affranchi de toute institution publique. Il n’est, répète-t-il, inféodé à personne, ne représente que lui-même et finance ses recherches sur ses propres deniers. »
N’est-ce d’ailleurs pas le cas du type dont il est fait rapport de son opinion ?
« Ces deux premières stratégies se rapportent à ce qu’on appelle en rhétorique la preuve éthique (ou ethos), c’est-à-dire à l’image que l’on donne de soi dans et par son discours. Dans l’un et l’autre cas, la mise en scène de qualités hautement valorisées dans les sociétés dites modernes vise à conquérir la confiance du public. »
Exact.
 
La troisième stratégie « concerne l’émotion gratifiante qu’il peut y avoir à s’imaginer faire partie du petit groupe des lucides. Lesquels se voient comme de nouveaux « élus ». En somme, les théories du complot se plaisent à jouer sur la dichotomie (extrêmement persuasive, du reste) entre, d’un côté, les ignorants dociles, abrutis par les discours, thèses, vérités « officielles », et, de l’autre, les « chasseurs de vérité » pour qui le complot est une réalité de tous les instants. »
J’en rigole, vous disais-je en introduction.
Les deux derniers points portent directement sur la structure argumentative des discours, à savoir sur la preuve logique (ou logos). « Soulignons d’abord la grande flexibilité des théories du complot, c’est-à-dire leur incroyable capacité à se reformuler et à se remodeler pour échapper à l’emprise des faits et de la critique – celle provenant du dehors. »
Ceci veut dire qu’on peut douter de tout sauf de l’existence du complot lui-même, bien naturellement.
Enfin, « le renversement de la charge de la preuve ».
Un classique : « À cet égard, les discours conspirationnistes ont une large tendance à interpeller leurs détracteurs (et plus encore les comploteurs désignés) pour qu’ils prouvent qu’il n’y a pas de complot. »
C’est le mécanisme dit de la « preuve-diabolique », celle impossible à apporter et fournir, qui valide a contrario l’existence dudit complot.
 
En bref, nous sommes tous fragiles et potentiellement complotistes, même si nous avons du mal à l’avouer. « Personne n’est immunisé face au raisonnement par le complot. L’action de chercher puis de donner du sens n’est pas irrationnelle en soi, au contraire. Bien sûr, un problème majeur apparaît lorsque cette démarche narrative s’effectue à tout prix, de façon dogmatique, et, qui plus est, sans conscience d’elle-même. » 
 
Le propos est intelligent, évidemment. Mais il lui manque deux choses :
Premièrement, expliquer le mécanisme du complotisme le valide, même involontairement par effet de ricochets multiples : Je le nie, donc ça existe ; ça existe et je le dénonce dès lors il disparaît. S’il disparaît, je n’ai plus à le nier et il va renaître sous une autre forme, par d’autres canaux et supports.
On peut même faire plus compliqué que ça par une suite d’aller-&-retour entre une position et une autre jusqu’aller au-delà de s’emmêler les pinceaux.
Deuxièmement, il faut être clair : Dans la vie, il y a des gens mis en situation de vivre leur vie, leurs émotions, leurs sentiments, leurs ambitions, leurs activités.
Et ils sont au contact avec d’autres gens qui vivent également leur vie, leurs émotions, leurs sentiments, leurs ambitions, leurs activités.
Qui eux-mêmes sont au contact avec d’autres gens encore qui vivent également leur vie, leurs émotions, leurs sentiments, leurs ambitions, leurs activités, etc.
Soit les choses se passent de façon harmonieuse, soit elles sont « contrariées ».
C’est là la racine des prémices d’un complotisme à venir.
À chaque fois, vous n’y coupez pas.
Et naturellement, de façon beaucoup plus rapide quand l’individu ne maîtrise pas son environnement.
Combien de fois ai-je pu dire : « Que personne ne sorte ! On a volé mon stylo… »
Tout de suite le complot parce que je ne remets pas la main sur ledit stylo ou Code général des impôts…
Plusieurs fois par jour, tous les jours…
 
Enfin, il manque l’essentiel dans le propos du « journaleux-chercheur » : Il n’y a pas « un » complot, mais de la même sorte que pour mon stylo ou mon CGI, des centaines, des milliers, des milliards de « complots » qui s’entredéchirent mutuellement tout au long d’une même journée.
Et la question est de savoir s’il y a un sens à tous ceux-là, une direction détectable.
Généralement non, bien sûr.
Pourtant parfois, on peut détecter des « faisceaux d’indices », des « fils-rouges » qui convergent vers un objectif commun.
Puis, souvent ils se défont avant d’aboutir, pour être contrariés par d’autres « fils-rouges » qui viennent se surajouter…
Ce n’est donc plus « un complot », mais des « complots » qui se combattent, se contrarient, s’empêchent les uns les autres d’aboutir.
 
Et le soleil ne se couche pas sur un champ de bataille inachevé qui reprendra le lendemain.
Et vous le savez, le soleil ne se couche jamais sur la Terre entière en même temps…
Voilà pour quelques réflexions opportunes au moment où des britanniques ont encore perdu la vie pour cause d’un « loup solitaire » fanatique.
Là, c’est direct : Comment peut-on mener à bien une mission suicidaire sans être durablement, profondément, victime d’une longue préparation dogmatique qui forcément, touche de près ou de loin « au complot » ?
À vous de voir…