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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

dimanche 3 septembre 2023

Opération Juliette-Siéra (17/33)

Dix-septième chapitre : L’opération « bravo »
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Et tout ça éloigne encore plus Paul de sa recherche. Il tente alors, toujours son ordinateur sous le bras, de reconstituer la chronologie de l’affaire des « Frégates », puisque c’est par-là que ses lectures des dossiers le guide, un peu seulement, il est vrai. 
Affaire étonnante à plus d’un titre… 
Et l’affaire des frégates de Taïwan commence par celle de « Thalès », ex-Thomson CSF dont le patron d’alors est Alain Gomez. En janvier 1990, sous la pression de la Chine, le gouvernement français met d’abord son veto à un projet de vente par « Thomson CSF » de 6 frégates militaires de la classe « La Fayette » à Taiwan, pour 14 milliards de francs. 355 millions d’euros le bout, 2,1 milliards pour l’ensemble ! 
Qui finiront à 2,5 milliards d’euros pour le tout et d’occasion, mais armés en 2004 au moment du rachat des frégates… L’inflation des coûts des programmes de maintenance… 
Un ancien conseiller à la présidence d’un « pétrolier national » aujourd’hui absorbé par son concurrent direct, Alfred Sir-Veine, propose la médiation de son groupe pétrolier, par le biais d’un homme d’affaires chinois, Edmond Kwan pour lever le veto. Et effectivement en août 1991, Paris lève son veto.
Le contrat de vente prévoit la livraison de bâtiments non armés qui seront équipés sur place par « Thomson CSF », une fois livrés.
Le 15 août 1991 le contrat est signé par Taïwan pour six frégates à Thomson CSF mais au prix de 16 milliards de francs soit 2,439 milliards d’euros : un surcoût de 304,892 millions d’euros en 21 mois de négociation pour lever le veto, nonobstant la fureur de Pékin qui d’un coup se calme malgré la tempête qui aurait dû être déclenchée.
Des frégates réputées furtives, c’est plutôt une arme offensive dont la République de Formose n’a normalement pas besoin pour défendre son territoire… 
Entre-temps s’engage la « première guerre du Golfe », puis quelques mois après, en 1992, l’affaire de l’extinction des puits de pétrole en feu au Koweït, « l’affaire Ferrayé » et l’accord « Pétrole contre nourriture » dont une grande banque française encore nationale, pour ressortir de la politique du « ni-ni », l’année suivante à l’occasion de la deuxième cohabitation à la tête de l’exécutif national, porte l’essentiel des mouvements de fonds sous couvert de l’ONU…
Entre-temps également, 60 Mirage 2000 sont livrés à la Chine nationaliste, en 1992. 
 
En décembre 1993, un haut responsable des forces navales qui s’apprêtait à révéler le scandale financier, le capitaine de vaisseau Yin Chin-Feng, est retrouvé mort dans la baie de Taipeh. C’est à ce moment-là que le scandale éclate à Taïwan.
En août 1996, Thomson SA est condamnée par la commission internationale d’arbitrage de Genève à payer 160 millions de francs (24,392 millions d’euros) à l’intermédiaire Edmond Kwan. 
Dans la foulée, le 26 février 1997, Thomson SA dépose plainte pour « tentative d’escroquerie » et se constitue partie civile. Le 7 mars 1997 est ouverte une information judiciaire contre X pour « tentative d’escroquerie » concernant l’intervention d’un « réseau » pétrolier dirigée par « Sir-Veine » qui justement réclame 160 millions de francs pour son intervention supposée dans le contrat des frégates, après une plainte de Thomson CSF décidée par Alain Gomez.
L’affaire est alors confiée à la juge Eva Joly, déjà saisie du dossier du pétrolier national, et le 5 mai 1997 la juge Vichnievsky est codésignée pour enquêter avec elle.
Le 7 novembre 1997 Leviers-Jonc-Court est mise en examen et placée en détention provisoire. Il lui est reproché d’avoir indûment perçu du groupe pétrolier de 1990 à 1993 environ 66 MF, constitués du paiement d’une commission occulte de 59 MF, de salaires de complaisance et de l’utilisation abusive d’une carte bancaire du groupe pétrolier. 
C’est ce qu’on appellera ensuite « l’affaire Dumât », qui poussera l’ancien ministre des affaires étrangère de l’union de la gauche, alors à la tête du Conseil constitutionnel, à la démission. 
Car dès 20 novembre 1997, l’ancien PDG du groupe au Gabon, André Tara-l’eau est mis en examen pour « abus de biens sociaux », notamment pour avoir signé le contrat d’embauche de la Miss « Jonc-court ». Et le surlendemain, le 22 novembre 1997, il révèle qu’un appartement acheté rue de Lille à Paris par « Madame » en 1992, a été financé par le groupe pétrolier : toujours un avatar de l’affaire concernant l’ex ministre des affaires étrangères, qui aimait les femmes brunes et maigres, un peu plus jeunes que lui, en tout cas celle-là pour avoir été sa maîtresse à l’époque.
Le 8 janvier 1998 : « Miss Christine » est à son tour mise en examen pour « complicité de tentative d’escroquerie ». Pas moins de 19 jours plus tard, le 27 janvier 1998, les juges perquisitionnent aux domiciles et aux bureaux de « Du-Mât », où ils saisissent des « documents bancaires ». Le 5 février de la même année « Miss Christine » est de nouveau mise en examen pour le versement sur un compte suisse de 42 MF (6,4 millions d’euros) de commissions occultes. 
En avril 1998, elle est remise en liberté et placée sous contrôle judiciaire. 
Entre 1998 et 2000, cinq personnes sont ainsi et tour à tour mises en examen, parmi lesquelles G. Miara, « Miss Christine », le PDG de la compagnie pétrolière, et Sir-Veine. Toutes sont intervenues dans le réseau pétrolier, dans son volet « collatéral » de l’affaire des frégates.
Il faut attendre le printemps 2001 pour que la justice Suisse découvre que d’importantes commissions ont été versées à un homme d’affaires du nom de Wang à l’occasion de la vente des frégates. Selon le magistrat de Genève, Paul Perraudin, les sommes ont été « blanchies sous couvert de membres de sa famille et de comptes ouverts notamment en Suisse ». 
Curieuse idée en effet… 
Bien trop repérable et immanquables suspicions d’enrichissement sans cause personnel à venir ! 
 
Le 22 juin 2001, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour « abus de biens sociaux et recel » et le versement de commissions occultes et rétro-commissions illégales.
C’est en octobre 2001 que le futur « plus jeune premier ministre de la France » qui ira s’empêtrer dans une affaire de sang contaminé au virus du Sida, à l’époque ministre des finances du pays qui refuse de lever le « secret défense » sur cette affaire, « coinçant » définitivement les juges dans leurs investigations sur cette affaire.
Pour quelle raison, n’est-ce pas ? 
 
Entre-temps, le juge Van Ruymbeke tente de se rendre au siège de Thalès le 13 février 2002 pour saisir les documents relatifs aux frégates.
En vain. 
Après les élections, et la seconde cohabitation, c’est au tour de Francis Mer, le nouveau ministre des finances de refuser à nouveau, le 9 juin 2002, la levée du « secret défense ».
19 jours plus tard, 28 juin 2002, les deux dossiers relatifs aux frégates, ainsi que ceux visant plusieurs morts inexpliquées, sont joints dans une même procédure. 
En octobre 2003, Taïwan se constitue partie civile au motif que la société Thomson aurait violé un point du contrat interdisant tout paiement d’intermédiaires notamment en l’article 18 dudit contrat.
Le juge Suisse Paul Perraudin accepte enfin de communiquer les résultats de son enquête sur les comptes d’Andrew Wang, l’intermédiaire chinois, aux juges français le 8 décembre 2003, ce qui déclenche immédiatement un recours de ses avocats !
Un mois plus tard, le 15 janvier 2004, un rapport de synthèse parvient au ministère de la justice, celui qu’a eu Paul entre les mains le soir où on lui a tiré dessus. La France risque de devoir payer près de 600 millions de dollars à l’État de Taïwan (environ 590 millions d’euros) en vertu de l’article 18 du contrat qui interdit le versement de commissions occulte et prévoit des indemnités en cas de sa violation.
Par ailleurs, en mai 2004, le Tribunal fédéral Suisse se prononce en faveur de l’entraide avec la France.
Le Tribunal fédéral écrit ainsi à propos de pièces découvertes dans plusieurs institutions bancaires : « Thomson a fait verser (sur des comptes de Wang) un montant total de l’ordre de 920 millions de dollars, dont environ 520 millions proviendraient de commissions liées au contrat des frégates. Ces éléments constituent des indices suffisants de l’accusation selon laquelle M. Wang aurait joué un rôle de récipiendaire, de gestionnaire et de redistributeur des pots-de-vin versés par Thomson pour obtenir que le contrat des frégates soit conclu (...). Il apparaît que les comptes en question ont servi à des transactions que l’on peut objectivement tenir pour suspectes. ». 
Toutefois, la procédure est aussitôt bloquée par ses avocats, le dénommé Wang s’étant réfugié en Angleterre, qui saisissent le ministre de la Justice Helvète. 
Au mois de septembre 2004, la réponse, à une commission rogatoire du juge Van Ruymbeke, afin de vérifier si les numéros de comptes susceptibles d’intéresser son enquête sur les frégates de Taïwan, est positive quant à l’existence effective chez « Clearstream » des comptes visés par la commission rogatoire du juge.
Néanmoins, le 24 juillet 2008, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, signe un réquisitoire aux fins de non-lieu général, le même qui fait appel de la décision de relaxe d’un ancien-premier ministre dans le volet « Clearstream 2 », adressé aux juges du pôle financier.
Drôle d’affaires que ce même procureur qui plaidera dans « l’affaire Clearstream 2 » contre les falsificateurs du listing qui porte ombrage à des personnalités politiques de haut rang, sous la « houlette » du dernier premier ministre gaulliste.
  
Le contrat portait sur 2,5 milliards en 1988, et il a fallu en fait, c’est de notoriété publique, trois réseaux d’intermédiaires pour faire aboutir son dossier. 
Le réseau A cible Taïwan et est animé par Andrew Wang ; le réseau B cible la Chine populaire ; le réseau C, animé par Alfred Sir-veine et Edmond Kwan, cible Taïwan et la France.
Ces trois réseaux apparaissent dans une série de notes internes de Thomson-CSF saisies par les juges français en 2000. Ces intermédiaires ont distribué des sommes que Roland Dumât avait publiquement estimées en 1998 à « 2,5 milliards de francs environ », avant de réévaluer ce chiffre à « 5 milliards de francs », le double, dans un entretien accordé au Nouvel Observateur le 9 mars 2000. 
Soumis à une « autorisation de transfert » signée le 17 septembre 1991 de la part de la Direction Générale des Douanes du Ministère du Budget, alors dirigé par Michel « Char-Asse[1] », les « rémunérations » consenties se montèrent à près de 3 milliards de francs pour le réseau A et à quelque 80 millions de francs pour le réseau B, selon les informations confiées en 1998 à la brigade financière par l’ancien directeur de Thomson pour l’Asie, Alain Fribourg.
À en croire Alain Fribourg, la disproportion entre les deux commissions s’expliquait par le fait que les « négociations » menées à Taïwan par Andrew Wang avaient « permis d’obtenir » l’augmentation du volume du marché conclu avec Taipeh, passant de 12 milliards initialement prévus à 16 milliards de francs lors de la signature finale.
Le réseau « A », appelé « réseau traditionnel », doit traiter l’administration et la présidence taïwanaise. 
Dans une note de 1991, l’ancien directeur général de Thomson-CSF, Jean-François Briand, précise que ce réseau a « fonctionné efficacement, étant bien entendu motivé par la structure politique de Taïwan et son désir ardent de signer cette affaire ». Il repose sur le trésor de guerre d’Andrew Wang, qui s’élève à 1 milliard de francs suisses. Les comptes suisses d’Andrew Wang ont probablement été bloqués avant que les rétro-commissions n’aient été distribuées en Europe. 
Les juges français exigent alors les contrats de commissions, qui faisaient l’objet d’autorisations au plus haut niveau chez Thomson et au ministère des Finances.
Le « secret défense » leur est opposé par deux ministres successifs de l’Économie. En avril 2001, 250 millions de francs suisses (1 milliard de francs) sont bloqués lors d’un transfert bancaire effectué par le fils d’un autre intermédiaire.
Quant à l’enquête suisse, confiée au juge Paul Perraudin, elle continue, mais l’argent des Wang n’a pas été redistribué. Contractuellement interdites, les commissions ont fait gonfler le prix. Taïwan engage alors une procédure pour se faire rembourser.
Avant Jean-Louis Gergorin, un ancien banquier français avait expliqué au juge Renaud Van Ruymbeke que l’argent des commissions avait pu passer par des comptes « Clearstream » qui auraient servi d’écran. Les Suisses ont vérifié sans succès cette piste « Clearstream ».
Le réseau B, c’est celui qui a pour animatrice une femme d’affaires chinoise de Hongkong, Lily Liu, uniquement désignée par son prénom dans les notes internes, et qui aurait également des compétences artistiques de chant et de danse.
« À cheval sur Taïwan et Pékin », ce deuxième réseau « ne pouvait être mis en œuvre que de manière ponctuelle et discrète », note l’ancien directeur général de Thomson-CSF, Jean-François Briand. Une note de synthèse établie à l’intention du PDG de l’époque, Alain Gomez, précise qu’entre mars et octobre 1990 « une série d’actions » a été lancée par Lily Liu « pour préparer les rencontres d’octobre 1990 avec les dirigeants chinois, au niveau essentiellement du ministère de la défense et des commissions politiques correspondantes du comité central du Parti communiste chinois ».
La note ajoutait que, « au cours du voyage d’octobre 1990 à Pékin, une réponse positive avait été obtenue des responsables chinois rencontrés dans le contexte difficile d’après Tiananmen ». Soulignant la complémentarité des différentes filières, Jean-François Briand précisait que le réseau « B » avait « permis de valider l’action du réseau A au niveau le plus élevé de Taïwan ». Dans un courrier daté du 19 décembre 1991, Alain Gomez affirme lui-même que le réseau de Lily Liu avait « prouvé son efficacité ».
Quant au réseau « C », il repose sur Kwan et Sir-Veine, dirigeant du groupe pétrolier disparu aujourd’hui. « Mis en place (…) par mesure d’assurance » et « dans des conditions non rigoureuses », écrira Jean-François Briand, l’ancien directeur général de Thomson-CSF, ce réseau suscitait plus de doutes que de certitudes chez les dirigeants de la compagnie pétrolière.
Aux policiers, ce dernier a expliqué qu’au moment où le projet de vente des frégates était bloqué par l’Élysée et le Quai d'Orsay, il était apparu utile d’« utiliser les relations que le groupe avait en Chine », signalant que de telles synergies existaient déjà  « entre Thomson CSF et le pétrolier, en Afrique ».
Mais s’il rencontra bien « Sir-Veine », Jean-François Briand semble avoir été tenu dans l’ignorance du rôle joué par « Miss Jonc-court », a fortiori de sa proximité avec le ministre des Affaires étrangères « Roland Dumât ». Et lors de son voyage en Chine, Jean-François Briand n’aurait entendu parler d’aucune intervention de ce prétendu, qu’était censé incarner sur place l’homme d’affaires Edmond Kwan.
Après la conclusion du marché taïwanais, en août 1991, les « doutes » du dirigeant de Thomson se changèrent en inquiétudes. Peu avant de quitter le groupe, en raisons de désaccords persistants avec son PDG, Jean-François Briand bloque le paiement du réseau « C », derrière lequel il entrevoyait « le financement d’un parti politique », ce que l’un de ses collaborateurs, Alain Fribourg, interpréta comme le soupçon d’un « financement du PS » . » 
C’est depuis le 4 juillet 1991 que « Sir-Veine », opportunément décédé d’un arrêt cardiaque le 12 février 2005, lui aussi, le énième « mort naturel », et « Jonc-court » auraient mis en place un dispositif bancaire destiné à accueillir la commission espérée. La compagne du ministre devait entreposer sa part sur un compte à Lugano. L’autre part devait être transférée vers le Luxembourg, sous couvert d’une société de droit britannique, « Travlane Haulage Limited ». Nul n’a su où la piste conduisait ensuite.
Or, « TH Limited », Paul se souvient en avoir vu quelque part sa trace dans les listings de la conseillère de la Cour des comptes régionales. 
Vérification faite, il ne s’agit que d’un compte de transfert vers un trust londonien, « SJ trust ».
  
« SJ », « SJ ». Il a déjà entendu ça quelque part…
« SJ », Sierra Juliet en code international aéronautique ! 
Pourquoi donc le civil de Kandahar avait-il « imposé » ce nom d’opération au sauvetage des deux équipages américains, il y a moins d’un mois, dans les montagnes afghanes ?
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
[1] Un « membre d’ouverture » du Conseil constitutionnel, nommé en mars 2010 par le Président de la République alors en exercice à ce moment-là…




samedi 2 septembre 2023

Opération Juliette-Siéra (16/33)

Seizième chapitre : Les morts de « Clearstream » 
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Paul, après une bonne nuit de sommeil, note au cours de sa prise de connaissance du dossier, le rôle d’Yves Bertrand, directeur central des Renseignements généraux de 1992 à 2004. 
Début 2006, il a été suspecté d’avoir fourni de faux listings dans l’affaire « Clearstream 2 », ce dont il se défend.
Le 16 janvier 2008, son domicile et son bureau sont perquisitionnés. Cependant, rien en relation avec cette affaire n’a été découvert par les juges d’Huy et Pons chargés de l’enquête. 
Quant à Imad Lahoud, le « professeur de mathématique », génie putatif de l’informatique, dans Le Point du 26 novembre 2008, affirme que : « La dernière fois que j’ai vu Bertrand, c’était dans son bureau, pour ajouter le nom de Krasosky sur les faux listings. C’est le seul nom que j’ai ajouté. C’était en présence d’une troisième personne, dont je préfère pour l’instant taire l’identité ».
M. Bertrand affirme lui qu’il n’a « jamais vu ni entendu M. Lahoud, ni dans (son) bureau ni ailleurs »…
Le 20 mai 2009, Yves Bertrand a décidé de se désister de la plainte pour diffamation qu’il avait déposée contre l’hebdomadaire Le Point et contre l’informaticien Imad Lahoud. 
 
Le Général de division Rondot, à la retraite depuis décembre 2005, lui, après avoir reçu un listing « Clearstream » des mains de Jean-Louis Gergorin, a enquêté sur ordre du ministère de la défense, tout en rendant compte à au Premier ministre d’alors. Selon Le Monde du 29 avril 2006, il a déclaré aux juges qu’il lui aurait confié le listing mentionnant le nom du futur Président dès la fin 2003 et lui aurait demandé d’enquêter sur lui et ses prétendus comptes occultes chez « Clearstream ». Selon le général Rondot, son rapport ferait état d’une liste de bénéficiaires de comptes chez « Clearstream » qui serait « bidon ».
Par ailleurs, des notes compromettantes pour le ministre accusé de recel ont été retrouvées sur le disque dur du général après avoir été effacées. Le général Rondot a confirmé l’existence de ces notes et affirmé qu’elles avaient été effacées à la demande du ministre. Stéphanie Queroy, qui est à la fois la nièce et l’assistante du général Rondot, a confirmé le 4 juillet 2007 devant les enquêteurs le contenu de ces notes qu’elle a tapées et qu’effectivement, ces notes avaient été effacées à la demande du ministre. 
De son côté, Pierre de Bousquet de Florian est directeur de la DST depuis septembre 2002 et il aurait reçu la demande du ministre de l’Intérieur d’alors, d’enquêter sur l’affaire « Clearstream 2 » le 5 juillet 2004. Le commissaire divisionnaire Jean-François Gayraud est chargé de superviser une cellule d’enquête aujourd’hui dispersée. Le ministre lui aurait dissimulé à lui aussi l’existence des investigations du général Rondot et des doutes de ce dernier.
Devenu premier ministre et remplacé par le futur président au ministère de l’Intérieur, ce dernier lui reprocherait seulement d’avoir enquêté sur ses prétendus comptes occultes et d’avoir conclu à une manipulation sans jamais l’en informer. 
Selon le directeur de la DST, il s’agissait d’un simple « recueil de renseignements ». Pierre de Bousquet a appris à l’automne 2004 par Philippe Rondot que ce dernier avait entrepris des vérifications sur des hauts fonctionnaires de la défense cités dans les listings « Clearstream », mais il ignorait tout le reste. 
Dans ses notes saisies par les juges, M. Rondot avait écrit, à la date du 27 juillet 2004, avoir lui-même suggéré de « travailler avec P. de Bousquet ». Il ajoutait : « Pour D de P, qui est d’accord, il manque d’imagination ». La proposition n’aurait donc été suivie d’effet qu’avec plusieurs mois de retard, et très partiellement. À la DST, on assure n’avoir mesuré l’ampleur des investigations du général qu’à la lecture de la presse en avril-mai 2006. 
Le 10 juillet 2004, la DST obtient pourtant le document publié par le Point. Très vite, la falsification apparaît. Peu après, M. de Bousquet prévient le directeur du cabinet du ministre de l’intérieur, de la présence du nom du ministre dans le listing. 
Quant au juge Renaud Van Ruymbeke, il s’est laissé entraîner dès avril 2004 par Jean-Louis Gergorin dans un arrangement non prévu par le code de procédure pénale : un rendez-vous secret non-acté avec le vice-président d’EADS, Jean-Louis Gergorin, chez son avocat Thibault de Montbrial. Le « corbeau » est donc connu depuis toujours du magistrat qui a voulu protéger la vie de son témoin dans un dossier qui a connu une épidémie de morts subites relatives à l’Affaire des frégates de Taiwan. 
Le garde des Sceaux Pascal Clément avait demandé une enquête administrative. Plus tard, Renaud Van Ruymbeke postulait pour une fonction de président de chambre à la Cour d’appel de Paris. Le CSM, présidé par l’ancien Président impliqué dans l’affaire, a suspendu sa décision.
  
Il faut également signaler que France Info met en ligne le 16 mai 2006 sur son site une partie de la note dactylographiée intitulée « Opération Reflux » du général Philippe Rondot écrite le 17 mars 2004 et détruite en juillet 2004. Dans l’article de France Info, on voit sur la reproduction de la note qu’il y a un tampon daté du 17 mars 2004 et le journaliste de France Info précise que cette note est signée. Le journaliste suppose qu’en mai 2006 cette note devait être destinée à la ministre de la défense. À l’exception du journaliste de France Info et celui du journal « Le Monde », aucun protagoniste ne parlera de cette note avant que le fichier informatique qui a servi à son élaboration ne soit reconstituée en juin 2007 après l’analyse de l’ordinateur du général Philippe Rondot. 
Ainsi, à partir de juillet 2007, la justice découvre les 4 notes « Opération Reflux ». 
Dès lors, Rondot parlera aussi pour la première fois de ces 4 notes tapées à l’époque par sa secrétaire Stéphanie Queroy. 
À droite, à la place de l’adresse du destinataire, apparaît les mentions : « Opération Réservée PR - Exemplaire unique ». Une tradition des opérations spéciales… 
C’est une note interne avec une mention diffusion interdite. Selon le général Philippe Rondot, ces notes étaient des notes personnelles et n’avaient aucun destinataire. Pourtant sa note « Opération Reflux » a bien été communiquée par quelqu’un à France Info le 16 mai 2006 et plusieurs éléments laissent penser (le tampon, sa signature, son en-tête, l’intitulé du destinataire, la mention diffusion interdite reprise dans d’autres notes officielles, la mention du carnet Rondot le 19 juillet 2004 liant la destruction des 4 notes rapporte le propos du ministre : « Si nous apparaissons, le PR et moi, nous sautons ' --> 'notes et disquette détruites' »).
Prémonitoire ou seulement fort probable ? 
 
Début mai 2006, Le Monde apparaît comme le détonateur de cette affaire d’État en publiant la déposition du général Philippe Rondot auprès des magistrats Henri Pons et Jean-Marie d’Huy. 
La déposition au format « pdf » sera massivement diffusée sur les sites Web, les forums et les courriels d’Internet. Le 11 mai 2006, il publie des extraits des notes privées du général Rondot saisies à ses domiciles montrant à nouveau son accès au dossier d’instruction. Ce même jour, suite à la demande du général Rondot, le Garde des Sceaux demande au parquet de Paris d’ouvrir une information judiciaire pour « violation du secret de l’instruction ».
Quant à l’hebdomadaire « Le Point », dirigé par Franz-Olivier Giesbert, quand il rend l’affaire publique en juillet 2004 en faisant de l’affaire son titre de couverture, il parle de ministres et d’anciens ministres sans citer de nom. « Le Point a eu accès à des lettres anonymes envoyées au juge Renaud Van Ruymbeke dénonçant un système de blanchiment d’argent par « la banque des banques », Clearstream. Parmi les personnes « dénoncées », notamment de nombreuses personnalités politiques. » 
Le 24 septembre 2004, « Libération » indiquait, par la prose de Karl Laske, faire part de ses doutes dans l’article « Les comptes rêvés des frégates de Taiwan » : « La justice retiendra peut-être que, sans être vraie, c’est sûrement l’une des plus belles histoires qu’on lui ait racontées ». 
Mais c’est l’hebdomadaire « Le Canard enchaîné », qui le 26 mars 2008, publie une note d’Yves Bertrand (ancien patron des RG) indiquant qu’il aurait eu une réunion avec le Président en exercice et son secrétaire général à l’automne 2004, le 28 février 2005. Dans cette note, Bertrand indique que le ministre « m’avait en termes très vifs, reproché d’avoir été l’un des investigateurs, avec Philippe Massoni, de l’affaire Clearstream ». 
Rappelons que Massoni, après avoir été directeur des RG puis devenu Préfet de Police de Paris est alors le patron de la sécurité à l’Élysée.
Le ministre « avait élargi ses accusations à certains membres de l’entourage du Président de la république, qu’il soupçonne de complot contre lui ». Interrogé par « Le Canard enchaîné » avant la publication de l’article, le secrétaire général avait non seulement confirmé les propos, mais aussi ajouté « Je n’ai pas changé d’avis. ». 
Le procès s’ouvrira quelques jours plus tard, quand Paul finit de digérer ses informations sans vraiment voir le lien avec ce qui l’occupe pour le compte du ministre de la Défense, le 21 septembre 2009[1]. 
 
Ce n’est pas tout. On oublie assez vite que l’affaire « Clearstream 2 » n’est qu’un avatar de « Clearstream 1 » qui est directement lié à l’affaire des « Frégates de Taïwan ».
                                                
Clearstream est d’ailleurs née de la fusion de « Cedel International » avec « Deutsche Börse Clearing ». 
Paul note qu’en 2004, la France tentait de négocier le rachat des frégates vendues en août 1991 à Taïwan. Une délégation taïwanaise était ainsi présente au salon du Bourget, ouverte à tout type d’accord. 
L’armée française n’a pas besoin de ces frégates et le budget de la France ne peut rembourser 2,5 milliards plus les intérêts. L’idée serait de trouver un pays tiers qui rachèterait les frégates maudites.
Le Qatar a été un temps évoqué.
De même, les 60 mirages 2000 fournis à Taïwan en 1992 pourraient avoir échoué à Singapour.
 
Et puis il y a eu des morts ! 
Trois protagonistes se seraient suicidés par défenestration ou seraient tombés par accident, et l’un a subi une mort violente.
Yin Chin-Feun (ou Yin Chen-Feng). Le capitaine de la marine de guerre taïwanaise gérait la direction des achats de la marine taïwanaise. En septembre 1993, il est envoyé en mission à Lorient, en France, où sont construites les frégates Lafayette. En décembre 1993, il est retrouvé noyé dans la baie de Taipeh, portant de violents coups à la nuque. Sa veuve Lee Mei-Kuei a été auditionnée le 14 mai 2002 par Renaud Van Ruymbeke, introduite dans son cabinet par Maître Thibault de Montbrial, l’avocat du vice-président d’EADS Jean-Louis Gergorin.
Jacques Morisson. Capitaine de vaisseau de la marine française, il était négociateur du volet technique de la vente des frégates à Taïwan. En mai 2001, il s’écrase en bas de son immeuble à Neuilly, dans la banlieue de Paris. Habitant au deuxième étage, il serait monté au cinquième par l’escalier de service, aurait ouvert une fenêtre pour se jeter dans le vide. La justice française a conclu au suicide. 
Thierry Imbot, le fils du général Imbot, ancien de la DGSE reconverti dans les affaires, a participé à la vente des frégates. Il fut retrouvé défenestré en bas de son immeuble. La justice française a conclu que M. Imbot réparait un volet de son appartement à 23 h 30 et aurait chuté. 
Son père a contesté cette version lors de son audition par le Juge Van Ruymbeke. 
James Kuo, « Loan Officer » sous les ordres de Joël Bucher[2] de la Société générale de Taïwan : il suivait le compte de « China Shipbuilding » mais pas le montage élaboré par la Direction SG/Sofrantem dans « l’opération Bravo ». 
Défenestration en novembre 1992 pour une raison probablement indépendante à ce montage mis au point par J. Bucher & Steve Ho de « Europasia », mais en secret.
Plus des morts « naturelles »… 
Jean-Claude Albessard. Aucun doute, cet ancien directeur de Thomson pour l’Asie, représentant de la société Thomson CSF à Taïwan, est mort d’un cancer au Japon en mars 2001.
Il ne sera pas le seul…
Yves de Galzin, ex-représentant des missiles Matra à Taïwan. Victime d’un accident thérapeutique en 2001… Comme son grand patron Jean-Luc Lagardère, plus tard. 
Le chef d’escadron Michel Rouaret également. Cet ancien commandant de la brigade financière de la Gendarmerie à Paris avait découvert le schéma des rétro-commissions chez M. Lambert, ex-financier de Thomson. Son dossier est ignoré par les juges dont bien curieusement E. Joly. Décédé d’une crise cardiaque quelques mois après son départ à la retraite dans le cabinet d’un médecin…
Pierre Aigrain. Le véritable responsable du choix des frégates par Taïwan qui le respectait en tant que conseiller militaire pour Thomson et membre du gouvernement français.
Il est décédé sans avoir jamais parlé aux juges pourtant au courant de son action décisive !
Il faut aussi compter avec Thierry Jean-Pierre, ex-juge, avocat. Mort lui aussi des suites d’un cancer à la veille de ses 50 ans et peu après la parution de son livre sur les frégates de Taïwan. « Taiwan connection » rédigé avec, en partie, les documents de son client Joël Bucher.
  
Et que l’affaire dévoilée au grand public est née en février 2001 et janvier 2002 par la publication de « Révélation$ » et de « La Boîte noire », coécrits (uniquement dans le cas du premier ouvrage) par Denis Robert, journaliste, et Ernest Backes, ancien numéro trois de « Cedel International », licencié en 1983, affirmant qu’il existait un système de comptes non-publiés, qui aurait été mis en place dans les années 1970, et généralisé après son départ. Ce système de comptes, en se servant du système (légal) de compensation interbancaire permet l’effacement des traces des transactions, et pourrait ou aurait pu faire de « Clearstream » une plateforme mondiale de l’évasion fiscale et du blanchiment d’argent. 
Complètement stupide, puisque la conseillère de la Cour des Comptes de PACA a bien réussi à retrouver toutes les écritures, après coup, constate Paul. 
D’ailleurs, d’après les défenseurs de « Clearstream, » aucune preuve de ces allégations n’a été apportée. « Clearstream » n’a pas été créée pour le blanchiment d’argent (il existe quantité d’autres façons de faire parfaitement légales) mais pour faciliter le règlement livraison des euro-obligations.
Aucune enquête judiciaire n’a établi que « Cedel International » – devenu « Clearstream » –, ait mis en place un système de transactions occultes et des comptes secrets utilisés par des banques délictueuses ou des personnes privées.
  
Pourtant, des entreprises disposent de comptes chez « Clearstream », et ces comptes ont servi à faire des transferts de fonds illégaux. Les clients de « Cedel International » puis « Clearstream » peuvent ainsi demander à ce que leurs comptes soient publiés ou non. 
Selon « Clearstream », les comptes dits « non-publiés » sont audités et soumis aux mêmes contrôles que les comptes dits « publiés ». Or, au moins une transaction illégale a été démontrée, c’est celle de la « BCCI » après sa fermeture judiciaire.
« Clearstream » détiendrait aussi des comptes de sociétés non financières et de particuliers. De nombreux groupes industriels internationaux sont aussi des groupes financiers, incluant une institution bancaire. Selon « Clearstream », ses clients sont des banques privées ou publiques ainsi que des Banques Centrales ou des institutions financières mais aussi quatre entreprises.
Or, selon Régis Hempel, un ancien informaticien de « Cedel-Clearstream » licencié en 1992, des données auraient été effacées avant les investigations de la justice luxembourgeoise. 
Ernest Backes affirme aussi dans « Révélation$ » qu’il était en charge du transfert de 7 millions de dollars de la Chase Manhattan Bank à la Citibank, le 16 janvier 1980, qui a permis de payer la libération des otages américains détenus dans l’ambassade de Téhéran. Il a donné une copie des fichiers à l’Assemblée Nationale, éclairant ainsi d’une façon particulière ce que les Américains appellent la « Surprise d’octobre ».
En mars 2001, Denis Robert et Ernest Backes ont présenté leurs travaux à l’intergroupe « Capital Tax, Fiscal Systems and Globalization » du Parlement européen ainsi qu’à l’Assemblée Nationale (mission parlementaire de « Vingt-cent-Payons » et « Art-no-Monte-bourgade », députés socialistes, adeptes d’une VIème République… irréprochable et sur une idée initiée par le Président « Tierimirent »). 
Un hasard de plus, se demande Paul ? 
 
Dans les suites de cette enquête, Denis Robert diffusera trois listings en sa possession : celui de 1995 (4.500 comptes), celui d’avril 2000 (16.322 comptes) et celui d’octobre 2001 (33.400 comptes) (Source : « Paris Match » du 4 mai 2006).
Paul de Bréveuil en a un entre les mains, soi-disant le seul authentique d’après Emily, remis le soir du 15 août 2009 à Calvi, qui compte plus de 100.000 entrées.
Mais il est mondial avec une forte proportion de comptes européens et d’après ce dont il a pu se rendre compte, assez peu de particuliers, quelques entreprises industrielles ou commerciales de renom, tout le reste renvoyant à des institutions financières, brokers, traders, banques, et compagnies d’assurance. 
C’est le listing de 33.400 comptes, volé par un ancien auditeur de chez Arthur Andersen, Florian Bourges, et proposé à la vente par ce dernier à Denis Robert (cf. « La Boite Noire ») qui aurait été truqué et aurait servi de base à la tentative d’intoxication des services de renseignement français et du juge Van Ruymbeke dans l’affaire « Clearstream 2 » pour se résumer à seulement 895 noms. 
 
Parmi les grandes compagnies ayant eu des comptes non publiés, Ernest Backes cite le Shell Petroleum Group, Unilever, Siemens. Parmi les banques, Backes cite la Banque internationale du Luxembourg (309 comptes non publiés), Citibank (271), la Barclays (200), le LCL (23) et la banque japonaise Nomura (12). 
D’où l’idée que le Président Rackchi ait pu en avoir un… 
Des dizaines d’autres banques sont également citées, dont toutes les grandes banques françaises.
 
C’est ainsi que le 19 mai 2006, Jean-Louis Gergorin dévoilait le résultat de son enquête personnelle : « J’ai téléchargé le manuel utilisateur de « Clearstream », qui n’est plus disponible sur Internet. Les banques ne sont qu’une clé d’entrée pour ouvrir un compte chez « Clearstream » : de jure, c’est un sous-compte bancaire ; de facto, c’est un compte individuel. Avec quelques millions d’euros, vous pouvez demander l’ouverture d’un compte. Il y a des codes d’accès pour que le client dispose d’un accès direct à « Clearstream » sans passer par sa banque. Mais celle-ci ne donne pas à « Clearstream » le numéro de ce compte client, seulement le code de transfert. Puis le reporting du transfert de fonds est envoyé à la banque, pas à « Clearstream ». L’ensemble des transactions est alors consolidé au niveau du compte général de la banque. Il n’y a plus de trace de mouvements ponctuels. » 
C’est un peu ce que Miss Joëlle Lidoire a expliqué à Paul en début de mois d’août avant de partir en croisière ! 
Mais elle a été nettement plus précise. 
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
[1] À son arrivée au tribunal, Dominique de Pindevil déclare que sa présence sur le banc des accusés n’est due qu’à « l’acharnement d'un homme, Krasosky, qui est aussi président de la République française », et qu’il en sortira « libre et blanchi au nom du peuple français ». Le 29 septembre 2009, le même, interrogé par le procureur Jean-Claude Marin, déclare n’avoir « jamais eu connaissance de ces listings, et ne les [avoir] jamais eus entre les mains ». Gilbert Flam, ancien membre de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), lui aussi prévenu lors de ce procès, réfute le même jour ce démenti en affirmant qu’il a choisi de ne pas dénoncer la falsification des listings alors qu’il en avait connaissance. 
Le verdict sera rendu le 28 janvier 2010 par le tribunal correctionnel de Paris : Jean-Louis Gergorin est reconnu coupable de dénonciation calomnieuse, usage de faux, recel d’abus de confiance et vol. Il est condamné à 3 ans de prison dont 15 mois de prison ferme et 40.000 euros d’amende. Il fait appel de la décision. Imad Lahoud est reconnu coupable de complicité de dénonciation calomnieuse, de faux, d’usage de faux et de recel d’abus de confiance. Il est condamné à 3 ans de prison dont 18 mois de prison ferme et 40.000 euros d’amende. Il fait appel de la décision qui confirmera.
Florian Bourges est reconnu coupable d’abus de confiance. Il est condamné à 4 mois de prison avec sursis. 
L’ancien premier ministre est relaxé. Denis Robert est relaxé. 
Le 29 janvier 2010, le Procureur de Paris annoncera que le parquet fait appel de la relaxe de l’ancien premier ministre et des condamnations de Jean-Louis Gergorin et d’Imad Lahoud, estimées trop clémentes. 
En revanche, la relaxe de Denis Robert et la condamnation de Florian Bourges ne font pas l’objet d’appel, les réquisitions du parquet ayant été suivies dans ces deux cas.
[2] Lui-même décédé quelques années plus tard au Qatar dans des circonstances restées mystérieuses, non sans avoir témoigné au préalable devant la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale sur la corruption financière présidée par « Art-No-Monte-Bourgade » et « Vingt-Cent-Payons », deux tenants de la VIème République et futurs ministres et candidats malheureux aux primaires de 2017…



vendredi 1 septembre 2023

Opération Juliette-Siéra (15/33)

Quinzième chapitre : De « Clearstream à Clearstream »  » 
 
Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », du pur jus de neurone garanti 100 % bio, sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !
 
Paul laisse son voilier à sa bouée d’amarrage dans le golfe de Calvi et rentre à Fox en hydravion. Comme il était venu.
Le DVD contient des fichiers que Paul de Bréveuil ouvre une fois rentré. Des listings de comptes sous format PDF, ceux qui ressemblent si fort à ce qu’il a pu voir dans l’affaire Clearstream dans la presse par le passé.
Beaucoup de comptes, des numéros, des noms, des adresses enfin. 
Et puis des dates avec des montants. 
Il n’a plus qu’à « croiser » avec les fichiers constitués par Joëlle, ce qui demande bien une bonne semaine de concentration assidue, à se promener entre divers points de chute, ordinateur sous le bras. 
 
Clearstream, une affaire « impossible » ! 
En France, cette affaire prend place dans les conflits brutaux qui agitent l’industrie française de l’armement depuis la création d’EADS et les luttes d’influence des géants de l’électronique militaire Thales (Ex-Thomson-CSF) et Alcatel-Lucent avant leur possible fusion. 
Ainsi, au sein du groupe EADS, se déchireraient deux clans issus de l’ancien groupe Matra de feu Lagardère : d’une part celui d’EADS proprement dit, animé par Philippe Camus et Jean-Louis Gergorin ; d’autre part, celui d’Airbus, dirigé par Noël Forgeard et Philippe Delmas. 
En seconde toile de fond, c’est la rivalité politique entre le futur Président et le dernier premier ministre de son prédécesseur. 
Dès les débuts de l’affaire, le premier y aura vu une tentative grave de déstabilisation à quelques mois de l'élection présidentielle de 2007[1].
C’est en juin 2001 que le juge Renaud Van Ruymbeke enquête sur l’affaire des frégates de Taïwan. 
Paul note qu’il faudra qu’il fasse quelques recherches sur le sujet. Peut-être attendre le retour de vacances de « DD » de chez « CAP Investigations ». 
  
Au printemps 2004, le juge reçoit plusieurs lettres anonymes et CD-ROMs prétendant révéler l’existence d’un réseau international d’influences et de malversations, ainsi que celle de 895 comptes bancaires occultes qui, ouverts par de nombreuses personnalités du monde des affaires (dont Alain Mezgo, Pierre Tarminez, le même Philippe Delmas) ou de la politique (dont Krasosky, DLK, Bafius, Dalemin, Chêne-Vément et d’autres), auraient fait transiter l’argent des frégates.
Paul se rend compte que c’est faux. D’abord il n’y a pas que 895 noms dans le document remis par Emily, mais des centaines de fois plus. 
Ensuite, la plupart de ces noms sont souvent des acronymes, des initiales suivis de chiffres, des noms de banques, de brokers et aucun particulier. 
De toute façon, il est rapidement apparu que ce premier listing était une tentative de manipulation visant le juge Van Ruymbeke, et dont le scénario s’inspirait des thèmes développés dans le livre « Révélation$ » de Denis Robert[2].
En particulier, les listes de comptes occultes envoyés par le corbeau auraient été trafiquées afin d’impliquer des personnalités étrangères à l’affaire des frégates de Taïwan. 
Une enquête sur la réalisation de ces faux est alors confiée aux juges Jean-Marie d’Huy et Henri Pons. 
Par ailleurs, dès juin 2001, les juges Renaud Van Ruymbeke et Dominique de Talancé enquêtent sur l’affaire des frégates de Taiwan. Parallèlement, en 2001 et 2002, le journaliste Denis Robert publie ses deux livres sur Clearstream, accusant cette société luxembourgeoise de dissimuler des opérations financières illégales, et lançant ainsi l’affaire « Clearstream 1 ». 
  
Le 3 mai 2004, Renaud Van Ruymbeke reçoit une première lettre anonyme, suivie, le 14 par plusieurs autres et un CD-ROM, contenant cette fois-ci 16.121 comptes bancaires ouverts chez Clearstream, datant du premier trimestre 2000.
Encore insuffisant. 
Le délateur, surnommé « le corbeau » peu après, livre un scénario de cinéma très inspiré par le conspirationnisme ambiant. La lettre commence par ces mots : 
« Je vous écris pour vous informer de l’existence d’un groupe mafieux comprenant au moins deux personnes auxquelles vous vous intéressez et qui commencent à étendre en France des méthodes de corruption et de prédation qui ont fait tant de mal à la Russie dans les années 1990. »
Selon le corbeau, un « comité » international composé de Français, d’oligarques russes et de narcotrafiquants serait à l’œuvre pour contrôler de grandes entreprises et blanchir des quantités considérables d’argent sale par le biais des comptes occultes de Clearstream. 
Le corbeau cite pêle-mêle l’oligarque russe Mikhaïl Khodorkovski, patron du géant pétrolier Ioukos et de la banque Menatep (longtemps emprisonné en Sibérie)[3] et le milliardaire Marc Rich. Il affirme qu’il existe des liens financiers entre des familles colombiennes, des parrains russes, est-allemands et ouzbeks, tout cela au sein d’une vaste confrérie internationale du crime et du blanchiment d’argent !
Rien de moins… 
Ce comité serait responsable de la mort de Jean-Luc Lagardère, l’ancien patron de Matra, aujourd’hui fusionné dans EADS[4].
Il faut dire que la mort « naturelle » de Jean-Luc Lagardère, le 14 mars 2003 est considérée comme la suite malheureuse d’une opération chirurgicale du 27 février 2003 de la hanche à la clinique du Sport à Paris qui n’a pas non plus une excellente réputation, étant traînée par une flopée de victimes de maladies nosocomiales devant les tribunaux.
Huit jours après, le 7 mars 2003, Jean-Luc Lagardère, bien que légèrement fatigué, dîne en famille avec sa femme Bethy, le couturier Emanuel Ungaro et l’épouse du ministre des Affaires étrangères de l’époque.
Le 8 mars 2003, à 75 ans, le patron de Matra est retrouvé dans le coma sur le sol de sa chambre à coucher par sa femme. Après quelques jours en réanimation, il meurt à l’hôpital Lariboisière à Paris, le 14 mars à 22 h 59. 
Le diagnostic annoncé par le chef de service, le Pr. Didier Payen, est une « encéphalomyélite aiguë auto-immune ». Selon le journaliste Denis Robert, cette maladie fulgurante peut s’inoculer à des souris de laboratoire au moyen d’un aérosol, rendant possible son utilisation comme arme par des services spéciaux.
Décidément, se dit Paul, il faudra des informations sur ce citoyen-là.
 
Le corbeau prétend ainsi dénoncer des comptes occultes établis chez Clearstream pour plusieurs personnalités du monde des affaires ou de la politique, dont Philippe Delmas, vice-président du géant européen de l’aéronautique EADS, et le ministre de l’Économie d’alors.
Mais aussi Alain Gomez, ancien président de Thomson-CSF (devenu Thales), Pierre Martinez, ancien responsable de la sécurité de Thomson-CSF, Andrew Wang, l’intermédiaire sino-américain impliqué dans le scandale des frégates de Taïwan, ainsi que Chêne-Vément, ex-ministre de la guerre, DLK ex-ministre de l’Économie devenu banquier international à Washington, Bafius, ex-ministre des finances avant de devenir chef du gouvernement de l’union de la gauche, etc. etc.
Un vrai bottin mondain ! 
C’est ainsi que le corbeau a fait croire qu’Alain Gomez possédait le compte n° 83656 à la Cititrust (Bogota), alors que le véritable titulaire se dénommait en réalité Hugo Caceres Gomez.
De même, le compte n° E 3521, ouvert à la Reserved Mailbox Account, censé appartenir à Pierre Martinez, a comme titulaire une société madrilène dénommée Martinez Gil y Asociados. 
Les lettres s’inspirent beaucoup des accusations portées sur la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, et témoignent d’une connaissance certaine du dossier Clearstream et de l’affaire des frégates de Taiwan. 
« Certains numéros de comptes comme ceux de la BNP sont authentiques » écrira Libération, ce que Paul peut aisément vérifier avec les DVD d’Emily.
Dès lors, des commissions rogatoires internationales sont adressées en Suisse, au Luxembourg et en Italie.
Fin 2004, le juge Van Ruymbeke comprend qu’il s’agit d’une manipulation : « Les noms de personnalités ont été rajoutés aux listes de Clearstream. Parfois grossièrement. L’enquête préliminaire ouverte sur les autres comptes est classée sans suite en mai 2005. »
Une enquête sur la réalisation de ces faux est donc confiée aux juges Jean-Marie d’Huy et Henri Pons. 
Le parquet de Paris demande une enquête préliminaire sur la chambre de compensation Clearstream et envoie un substitut à Luxembourg.
Le ministre de l’Intérieur de l’époque, futur dernier premier ministre du prédécesseur du Président élu en 2007, demande une enquête au directeur de la DST, Pierre de Bousquet de Florian, dont un des adjoints, Jean-Jacques Martini, est cité dans la liste du corbeau.
En janvier, l’enquête concernant le compte du futur Président, accusé de détenir des comptes à la Banca popolare di Sondrio, un bourg italien situé au centre des Alpes, sous le nom de « Stéphane Bocsa » et « Paul de Nagy », est fermée.
La Banca popolare di Sondrio a en effet répondu à la commission rogatoire du juge Van Ruymbeke réclamant l’identité du titulaire du compte. L’établissement italien a indiqué que le numéro correspondait à un compte de banque ouvert par la société Clearstream, et était utilisé par de très nombreux clients, sans doute à des fins de compensation interne comme l’avait expliqué à Paul Joëlle Lidoire en début de mois.
La Banca popolare réclamait au magistrat français une nouvelle demande désignant la personne visée, mais puisque l’enquête prouvait par ailleurs que les listes avaient été trafiquées, le juge Van Ruymbeke a refermé le dossier.
 
L’attention des magistrats se porte sur un informaticien d’EADS, Imad Lahoud. Il aurait été recruté chez EADS par Jean-Louis Gergorin, sur recommandation du général Philippe Rondot, vétéran des services de renseignements français. Début 2003, Imad Lahoud a collaboré avec la DGSE pour identifier les réseaux financiers d’Al-Qaïda. À cette occasion, il s’est informé sur le fonctionnement des comptes de Clearstream et a rencontré Denis Robert.
Les juges Pons et d’Huy cherchent, pendant ce temps-là à étendre leurs investigations à l’affaire des frégates de Taïwan. En mai 2006, les magistrats ont obtenu communication de l’intégralité de la procédure judiciaire sur les frégates de Taïwan, instruite depuis 2001 par les juges Renaud Van Ruymbeke et Dominique de Talancé et représentant 35 tomes du dossier.
Un grand quotidien du matin conclut donc que « les quelques 35 tomes du dossier, portant sur d’éventuelles rétro-commissions sur le marché des frégates de Taïwan, sont donc officiellement rattachés à l’affaire Clearstream. » Plusieurs sources judiciaires confient à ce quotidien « ne pas comprendre cette démarche », tandis que le quotidien constate que « les deux juges ont désormais une matière aussi considérable qu’inattendue pour nourrir leurs investigations. » 
 
Rappelons qu’en avril 2006, l’ensemble de l’équipe dirigeante du groupe EADS s’est retrouvé brutalement au centre de l’affaire « Clearstream 2 » (ou affaire du corbeau des frégates de Taiwan). Les bureaux de Noël Forgeard, coprésident d’EADS (co-CEO), Gustav Humbert, président d’Airbus et Jean-Louis Gergorin, vice-président d’EADS, sont perquisitionnés. 
Le 8 mai 2006, l’ancien ministre Chêne-Vément, président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen, a affirmé que l’origine de l’affaire « Clearstream 2 » pourrait être à rechercher au sein des instances dirigeantes du groupe EADS.
Le 16 mai 2006, Noël Forgeard s’exprime en ces termes au salon aéronautique de Berlin (ILA) : « Ce n’est absolument pas quelque chose qui concerne la société [...] c’est quelque chose qui concerne deux personnes. ». 
« Cela n’a absolument rien à voir avec EADS, même si certains le disent. » ajoute-t-il. 
Notamment parce que Jean-Louis Gergorin, directeur d’une branche d’EADS chargé de la stratégie, indique dans la presse des 28 et 29 avril 2006 être l’auteur des deux premières lettres anonymes envoyées au juge Renaud Van Ruymbeke en mai et juin 2004.
Convaincu que le groupe Lagardère est menacé par un réseau international affairiste, il explique alors qu’il bénéficiait des informations d’une source sur des comptes occultes de « Clearstream ». Il tente de déclencher une enquête des services spéciaux français en contactant Philippe Rondot en novembre 2003, puis le ministre en janvier 2004.
En avril 2004, constatant l’inefficacité des investigations, il rencontre en secret Renaud Van Ruymbeke. Refusant de déposer officiellement, il envoie les informations issues de sa source sous forme de plis anonymes au juge Van Ruymbeke.
  
Quant à Imad Lahoud, il est directeur scientifique au centre de recherche d’EADS. Son frère est Marwan Lahoud, nouveau directeur général d’EADS Défense et sécurité (DS), chargé du marketing, de l’international et de la stratégie, nommé en juin 2007, est l’ancien président de MBDA, leader européen des missiles. Bien que désigné par le général Philippe Rondot et Jean-Louis Gergorin comme la source des informations sur « Clearstream », il nie toute implication dans cette affaire.
Par ailleurs, en présence de Jean-Louis Gergorin, le ministre de l’intérieur devenu celui des Affaires Étrangères demande le 9 janvier 2004 une première enquête au général Philippe Rondot, proche conseiller de la ministre de la Défense de l’époque (devenu plus tard Garde des Sceaux après avoir fait un séjour au ministère de l’intérieur.… Le jeu des « chaises musicales » de Madame La Garde des Sceaux dont l’époux était aussi désigné par les faux fichiers « Clearstream » : chacun aura donc pu vérifier et croiser ses données !), pour vérifier l’existence des comptes bancaires attribués à des personnalités. 
La compétence du ministre à demander une enquête à un officier supérieur est discutée. Fin juin 2004, il informe son Premier ministre, à qui il succédera, alors que l’hebdomadaire Le Point va publier des informations mettant en cause un ministre important du gouvernement.
Il lui est demandé de mener des investigations et il demande une deuxième enquête à Pierre de Bousquet de Florian, directeur de la DST, sans l’informer de l’enquête préliminaire de Philippe Rondot et surtout, des forts doutes de ce dernier.
  
En juin 2006, devenu premier ministre à son tour, le même personnage dépose plainte contre plusieurs ouvrages documentant son instrumentalisation de l’affaire : Denis Robert pour « Clearstream, l’enquête » (Les Arènes), Jean-Marie Pontaut et Gilles Gaetner pour « Règlements de compte pour l’Élysée », (Oh-éditions) et Airy Routier pour « Le complot des paranos » (Albin Michel). En octobre 2006, le procureur de la République de Paris ne requiert pas la mise en examen du Premier ministre ou son audition comme témoin assisté, mais son audition comme simple témoin.
Les 4, 5 et 6 juillet 2007, il est alors définitivement exclu pour un temps de la vie politique du pays et est mis en cause par Philippe Rondot et Imad Lahoud. En particulier, des notes retrouvées sur l’ordinateur du général Rondot indiqueraient qu’il aurait donné instruction à Jean-Louis Gergorin « de « balancer » Nicolas Krasosky ».
Son domicile et ses bureaux sont perquisitionnés. 
Au cours d’auditions ayant lieu en juillet 2007, et à la suite de la reconstitution de ces notes ayant transité sur l’ordinateur du général Rondot, J-L Gergorin dévoile n’avoir agi que sur ordre de l’ex-premier ministre, se réclamant lui-même d’instructions du Président de la République de l’époque. Il en résulte alors un recentrage de l’enquête autour de l’ex-premier ministre, passé depuis peu du statut de membre du gouvernement à celui de simple citoyen avec la formation d’un nouveau gouvernement consécutif à l’élection à la Présidence de la République de mai 2007, qui s’est constitué partie civile dans ce dossier, et aboutissant dans des délais extrêmement rapides à la mise en examen de l’ancien premier ministre sous pas moins de quatre chefs d’accusation différents le 27 juillet 2007. 
On lui reproche sa complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol, recel d’abus de confiance et complicité d’usage de faux. Il lui est depuis cette mise en examen interdit de rencontrer les principaux protagonistes de l’affaire. Comprenant entre autres l’ancien Président. 
Mi-novembre 2008, il est renvoyé en correctionnelle. Le jugement est mis en délibéré au 28 janvier 2010[5].
 
Car l’actuel président de la République du moment (2009) est le plus fréquemment présenté en victime de l’affaire, mais parfois aussi comme ayant, à l’époque, favorisé sa propre victimisation. 
Selon Philippe Rondot, conseiller pour le renseignement du ministre de la Défense, Stéphane Denis, du « grand quotidien » du matin, et Éric Decouty, de « Marianne », auraient été informés de l’enquête en cours dès l’été 2004, par le ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie de l’époque. Le contrôle de la DST aurait d’ailleurs été une de ses motivations pour son retour au Ministère de l’Intérieur, qu’il avait quitté en mars 2004. 
Aussi, quand il y revint effectivement en juin 2005, une de ses premières demandes fut de réclamer le rapport de la DST sur cette affaire. 
Quant à la Ministre de la Défense des deux gouvernements du prédécesseur du Président, elle aurait été informée dès la fin de l’année 2003, par son CROS, le général Philippe Rondot, de l’existence d’un listing comprenant des hauts responsables et des hommes politiques, dont son collègue, futur Président, ayant des comptes occultes chez « Clearstream ». 
De fait, elle demande au général Rondot d’enquêter et devant les juges, en mars 2004 et en juillet 2007, et le général Rondot affirme que, dès mai 2004, il avait la conviction que ce listing était trafiqué et aurait fait part de sa conviction à la ministre de la défense. 
À cette période, toutefois, il doute que la ministre ait prévenu son collègue, le futur Président. Selon cette dernière, elle n’aurait été informée qu’au début de l’été 2004. 
  
Alors Président de la République, l’élu de 2002 a donné des « instructions » dans cette affaire. Elles sembleraient ne pas porter uniquement sur « la protection des marchés internationaux et la lutte contre les réseaux mafieux », ainsi que l’affirmait l’Élysée le 28 avril 2006. Il demande à Philippe Rondot de lui rendre compte directement ainsi qu’à son premier ministre, au grand dam de la ministre de la défense. 
Le 22 juin 2007, le bureau de l’ancien chef de l’État fait savoir dans un communiqué, en invoquant la Constitution, que ce dernier ne peut répondre favorablement à la démarche des juges d’Huy et Pons qui ont souhaité l’entendre comme témoin dans le cadre de l’instruction. Il rappelle en outre le communiqué diffusé du 28 avril 2006 par l’Élysée, dans lequel le président démentait « catégoriquement avoir demandé la moindre enquête visant des personnalités politiques dont le nom avait pu être mentionné ». 
Le 4 juillet 2007, l’expertise judiciaire retrouva des notes du général Rondot sur l’ordinateur de ce dernier. Celles-ci indiqueraient que « Jean-Louis Gergorin aurait, fin avril 2004, reçu instruction du (futur « relaxé »), elle-même formulée par le président de la République (d’alors), de « balancer » (le nom du futur Président) ».
Ces nouveaux documents accréditeraient l’idée que le futur président était la cible d’une manipulation dans laquelle les deux hommes auraient tenu un rôle. Lors d’interrogatoires ayant eu lieu en juillet 2007, J-L Gergorin aurait confirmé cette version des faits, tout en soulignant que lui-même et le premier ministre tenaient alors les listings pour vrais.
Dans cette affaire, ce n’est pas tout.
 
Pour mémoire (n’en déplaise à « Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
[1] Le tribunal correctionnel de Paris, en sa 11ème chambre du TGI, aura fait droit à cette analyse le 28 janvier 2010 en lui accordant des dommages et intérêts réclamés en compensation de son préjudice, à payer par les deux principaux prévenus condamnés à des amendes et peines de prison, mais en relaxant le dernier premier ministre du précédant Président de la République. Affaire en appel, mais pas avant 2012, compte tenu d’un autre procès en diffamation intenté par Pindevil contre Krasosky, ce dernier étant protégé par son immunité présidentielle.
La Cour d’appel de Paris rend son jugement le 14 septembre 2011 et condamne Jean-Louis Gergolin à 3 ans de prison dont 6 mois de prison ferme et 40.000 euros d’amende. Imad Lahoud est condamné à 3 ans de prison dont 18 mois de prison ferme et 40.000 euros d’amende. Dominique Pindevil est relaxé.
Le 27 février 2013, la Cour de Cassation rejette les pourvois de Jean-Louis Gergolin et Imad Lahoud.
[2] Qui en aura écrit deux autres autour de cette affaire, sera ensuite « exonéré » de toute condamnation par la Cour de cassation, mais écœuré, se retirera pendant longtemps du monde journalistique et s’abstiendra de toute activité internautique, avant de créer en janvier 2021 son site « Blast », avec une ligne éditoriale antilibérale, anticapitaliste, écologiste et antiautoritaire…
[3] Depuis exilé au Royaume-Uni…
[4]Les coulisses d'une affaire d'Etat - L'Express (lexpress.fr)
[5] Il sera alors prononcé sa relaxe pure et simple,… en toute indépendance du Parquet !