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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mardi 15 septembre 2015

Imaginez un peu !

L’Italie et son « Jobs act »…
 
Et ils sont fiers de l’annoncer à haute et intelligible voix : L'Italie aurait créé 100.000 nouveaux emplois au cours des sept derniers mois, en partie grâce à l'entrée en vigueur du « Jobs Act », qui reste l’acronyme de « Jumpstart Our Business Startups Act », – éventuellement traduisible approximativement par  la formule « Loi sur sursaut de démarrage d'entreprises » –, en référence à une loi américaine, adoptée pendant la présidence de « Baraque Haut-bas-mât » en 2012, pour les entreprises de petite taille. 
 
C’est le ministre italien du Travail, Giuliano Poletti, qui l’a annoncé le week-end d’il y a une semaine : « En 12 mois, ce sont 235.000 nouveaux emplois, dont 100.000 depuis le début de l'année » qui ont été créés, a-t-il déclaré devant quelques journalistes, en marge du Forum Ambrosetti à Cernobbio (nord).
Ses derniers décrets ont pourtant été publiés seulement la semaine dernière.
Mais c’est compliqué au possible, vous allez voir.
 
Le « Jobs-Act », c’est la loi ardemment défendue par le chef du gouvernement italien, « Matteo Rein-z’y », mais rejetée par les syndicats et une partie de la gauche pour être très controversée, qui est en vigueur depuis le mois de mars.
Pour faire simple, elle prévoit, entre autre, la possibilité de licencier plus facilement un salarié, au moins pendant les trois premières années de son contrat, et accorde pendant cette même période des exemptions de charges sociales aux entreprises qui embauchent à durée indéterminée.
 
Matteo, alors secrétaire du Parti démocrate (le parti de la majorité au parlement et le parti affiliation de premier ministre) avait lancé l'idée d'une « Loi sur l'emploi », réformant le droit du travail avec l'introduction d'un contrat unique avec des protections croissante avec la durée ; la création d'une agence nationale pour le chèque de chômage universelle, ainsi que la simplification des règles existantes de la représentation syndicale.
Une fois arrivé au gouvernement et devenu le Premier ministre du pays, il divise sa « Loi sur l'emploi », en deux étapes : La loi-arrêté du 20 mars 2014, n° 34 (aussi appelée « décret Poletti » le ministre du travail Giuliano Poletti) et du 10 décembre 2014, n° 183.
En fait, la réforme a habilité le gouvernement italien à prendre des décrets législatifs (l’équivalent des décrets lois chez nous, ou de nos ordonnances) dans divers domaines sur la réorganisation des prestations sociales.
 
Cette délégation a été mise en œuvre par le décret législatif 22/2015 ;
Mais aussi sur la législation sur les services de l'emploi et des politiques actives. Cette délégation a également été mise en œuvre par le décret législatif 22/2015 ;
Sur la simplification des procédures et obligations assumés par les citoyens et les entreprises concernant l'établissement et la gestion des relations de travail et la santé et la sécurité au travail.
Cette délégation n'a pas encore été mise en œuvre ;
Et sur la réorganisation des contrats de travail, y compris l'un fixant un texte simplifié des relations de travail. 
 
Une partie de ce pouvoir a été mis en œuvre par le décret législatif 23/2015, le reste a été lancé sous forme de projet de décret actuellement en examen devant les commissions parlementaires.
Enfin, la mise à jour des mesures pour la protection de la maternité et les formes de la réconciliation entre vie familiale et de vie professionnelle.
Cette délégation a été lancée et est en examen devant les commissions parlementaires.
Plus diverses autres dispositions.
 
Pour soutenir l'action législative est venue en appui de l'exécutif, avec quelques critiques et quelques exceptions dans le Parti démocratique.
Surtout, la loi a été jugée très positive par les institutions économiques internationales telles que le FMI, la Banque mondiale, la Banque centrale européenne et de l'OCDE.
Les mesures proposées ont toutefois été très critiquées par l'opposition.
« Gauche-Écologie », « Liberté » et le « Mouvement 5 étoiles » ont jugé la mesure inconstitutionnelle et accusé le gouvernement « Rein-z’y » d’être au service des lobbies économiques et financiers.
« Forza Italia » et la « Ligue du Nord » ont plutôt jugé les mesures « inutiles », mais eux ce sont des « autistes ».
 
En plus des partis de l'opposition qui faisait leur boulot d’opposition, les syndicats, en particulier la CGIL et l'UIL, avaient critiqué l’ensemble du dispositif à venir, tel que 12 décembre dernier (à laquelle je n’ai naturellement pas participé : mon sort ressort du droit monégasque qui est un une réplique du droit Gaulois), 2014 donc, s’est tenue une grève générale pour protester contre cette « Loi sur l'emploi » (en particulier les modifications apportées à l'article 18) et de la loi 23 décembre 2014, n° 190 (dite « loi de stabilité » pour l'année 2015). 
 
La nouveauté reste dans la méthode : C’est la délégation légale la plus importante, concernant notamment les protections de nouveau type pour les nouveaux employés qui incluent une série de garanties et avantages croissants à mesure que le temps passe et ainsi à lutter contre le fléau de la précarité.
 
Le décret 4 mars 2015, n° 23 (« Dispositions relatives au contrat de travail à durée indéterminée à l'augmentation de la protection, conformément à la loi 183/2014 ») a été adopté le 24 décembre ici 2014 et prévoit que, dans le cadre de licenciement abusif, l'employeur doit verser au salarié une indemnité égale à deux mois de salaire pour chaque année de travail avec un minimum de 4 mois et un maximum de 6 mois de rémunération pour les entreprises de moins de 15 employés et de 12 mois à 24 mois de rémunération pour les entreprises de plus de 15 salariés.
Si tu embauches, il vaut mieux ainsi ne pas se tromper et garder ton salarié… 
 
Les nouvelles règles prévoient également la possibilité de recourir à une conciliation rapide, dans lequel l'employeur fournit le salaire d'un mois pour chaque année de service, jusqu'à un maximum de 18 mois : Si tu t’es trompé à l’embauche, tu sais tout de suite combien ça va te coûter.
Auparavant, l'article 18 du « Statut des travailleurs », prévoyait, pour licenciement abusif variait d'un minimum de 12 à un maximum de 24 mois à moins d’une réintégration dans le milieu de travail (interne ou externe), mais il était appliqué uniquement aux entreprises de plus 15 salariés.
Là, on simplifie et on étend le dispositif à tout le monde…
Même si la règle reste encore valable pour ceux qui ont signé leur contrat avant l'entrée en vigueur de la loi et que des garanties similaires restent en place pour les licenciements discriminatoires et disciplinaires pour lesquels il est toujours imposée la réintégration du salarié.
L’article 18 reste toutefois en vigueur dans les entreprises de plus de 15 salariés en cas de licenciement pour juste cause.
 
Le décret 4 mars 2015, n° 22 (« Dispositions relatives à la réorganisation de la législation sur les prestations de chômage en cas de chômage involontaire et la réinstallation des chômeurs, conformément à la loi 183/2014 ») a été adopté le 24 décembre 2014.
Ce décret abolit l'assurance sociale à l'emploi (ASPI). À sa place, il instaure la « Nouvelle-sociale-assurance-emploi » (INASP), plus des aides d'État décroissantes dans la durée pour un maximum de 24 mois.
 
Le décret prévoit pour l'année 2015, une allocation spéciale de chômage pour les salariés (appelé DIS-Coll) qui sera applicable aux travailleurs ayant un contrat à durée déterminée et qui auront une durée maximale d'indemnisation de six mois s’ils ont payé plus de trois mois de cotisations dans l'année civile et au moins un mois dans l'année précédant au moment où ils se retrouvent sans emploi.
L’objectif est d'élargir l'éventail des bénéficiaires, en l'étendant également aux travailleurs précaires.
Mais la mesure est provisoire et expérimentale, puisqu’à compter du 1er janvier 2016, elle devrait être éliminée du dispositif législatif.
Pour l'année 2015, a également été introduit, à titre expérimental, un chèque de chômage (ASDI), un autre avantage lié au chômage à l’adresse de ceux dont les droits ont expiré au NASPI et sont dans un état de besoin particulier.
Le « Dell'ASDI » est égal à 75 % de l'INASP.
 
Le 11 juin 2015 ont été approuvé par le Cabinet, les décrets législatifs relatifs à la loi le 10 décembre 2014, n° 183 concernant la :
– Rationalisation et la simplification du travail de l'inspection et de la législation sociale ;
– Réorganisation de la réglementation en matière de prestations sociales à l'emploi constant ;
– Réorganisation de la législation sur les services de l'emploi et des politiques actives ;
– Rationalisation et la simplification des procédures et des obligations pour les citoyens et les entreprises et d'autres dispositions sur l'emploi et l'égalité des chances.
 
Reste des décrets en attente de promulgation définitive dans les domaines suivants :
– Textes types organiques et simplifiés des contrats, et la révision de la réglementation des tâches, qui régit les dispositions relatives à la réforme des contrats à temps partiel, intermittent, temporaire, l'administration (ce qui n'est pas encore le cas chez vous), l'apprentissage et les accessoires de travail, ainsi que l'application des règles de formes d'emploi de travail quasi-subordonnés et la réglementation des changements de fonctions ;
– Des dispositions relatives à la conciliation du travail et de la vie personnelle, essentiellement sur la protection de la maternité.
 
L’annonce du retour à la création d’emploi intervient après 14 trimestres de hausse du taux de chômage.
Une première baisse depuis le début de l'année, mais un niveau qui reste élevé à 12,1 % au second trimestre, dans un contexte difficile.
Surtout, la baisse est très lente : 0,1 point de pourcentage sur un an, c’est peu.
Et le chômage des jeunes reste au-dessus des 40 %.
« Sept années de crise ont détruit un million d'emplois, les choses ne peuvent pas changer du jour au lendemain », s'est défendu M. Poletti.
 
Le « Jobs Act » a surtout permis de convertir des emplois précaires ou à durée déterminée en contrats à durée indéterminée, mais sans réelle création de postes, dénonce l'opposition.
« Faux ! », rétorque le gouvernement, qui avance ce chiffre de 100.000 nouveaux emplois depuis le début de l'année et relève aussi le changement qualitatif, d'un emploi précaire à un emploi stable…
 
Pour être favorisé, « le contrat à durée indéterminée doit avoir un coût moins élevé que tous les autres contrats », a souligné le ministre.
Là, vu ce qu’on en voit en « Gauloisie du labeur », ce n’est pas bien sûr…
« L'engagement du gouvernement à mettre de l'argent en faveur du contrat à durée indéterminée est en train de changer l'évaluation que les entreprises font sur comment embaucher », et cette donnée qualitative aura des effets quantitatifs, a assuré de son côté le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, également présent à Cernobbio, sur les bords du Lac de Côme.
L'opposition dénonce quant à elle le coût du « Jobs Act », plus de 15 milliards d'euros sur trois ans, et la durée de l'exonération de charges en cas d'embauche.
Chez vous, on en a vu d’autres avec si peu de résultats depuis tant d’année.
 
Mais le pronostic reste juste : Tant qu’aucun ne réorganisera pas de fond en comble le financement de la protection sociale attendue par les populations, on n’y arrivera pas, oscillants entre menaces de dérives et de faillite ou de perte de compétitivité.
Un grand classique pour l’heure insoluble, sauf peut-être en Allemagne.
 
D’autant qu’au lendemain d'une révision, à la baisse, de la croissance mondiale par le FMI et d'un discours de « Mario Drague-hi » concernant le rachat d'actifs de la BCE qui ne semble pas réussir à relancer l'économie comme prévu, les industriels italiens émettent les mêmes craintes que leurs collègues européens : L'économie mondiale risque de traverser une période d'arrêt jamais connue auparavant !
 
« Confindustria », la Confédération générale de l'industrie italienne (qui peut être assimilée grosso modo au MEDEF ou à l’UIMM-étendu en « Gauloisie-patronale »), a dans une note interne émis des réserves et des craintes concernant l'économie mondiale. Des craintes qui rejoignent celles du FMI et des principaux cabinets d'analyse du monde entier : L'économie mondiale est à l'arrêt !
 
Certes, le FMI a prévu pour 2015 une croissance du PIB mondial de 3,2 % et de 3,6 % pour 2016 mais, comme le note « Confindustria », « c'est très loin des 5,1 % de croissance moyenne annuelle d'avant-crise ».
Surtout, les prévisions de croissance ne cessent de baisser.
 
En 2001, après la crise économique du moment, la croissance du PIB mondial était de 4,8 % en moyenne. Aujourd'hui, en 2015 et alors même qu'on parle de la fin de la crise économique, la croissance attendue est une nouvelle fois revue à la baisse.
Le Centre des études de Confindustria, à l'origine de ce rapport, estime qu'il faut des politiques de relance de la demande (hein, des patrons devenus keynésiens !) et de l'industrie qui passent, entre autres, par « le soutien à la dépense en recherche et développement et des réformes structurelles misant sur le secteur manufacturier ».
Ils sont comme chez nous : L’industrie est en panne. On y reviendra. 
 
Car la faute de ce ralentissement est essentiellement humaine : « Ralentissement démographique, baisse des investissements et un dynamique de productivité plus faible » peut-on lire sur la note.
Les allemands ont trouvé la parade : Ils importent massivement des réfugiés !
Les Italiens ont pourtant eux aussi fait des « expériences de relance par la demande » dans les décennies passées, pour noter que dans ces hypothèses, les pays émergents se frottent les mains : Des marchés qui s’élargissent par la manne publique européenne, ils en rêvent eux aussi !
Mais peut-être ont-ils déjà oublié…
 
D’ailleurs, la Chine et les pays émergents les inquiètent également avec un ralentissement de leur croissance qui risque d'être « brutal » selon le Centre des études de Confindustria.
Si rien n'est fait la stagnation de l'économie pourrait s'avérer « séculaire ».
Eh oui, c’est ce qui guette le « monde entier »…
Partout.
 
Et personne n’a vraiment de solution à proposer, parce qu’il n’y en a pas de cohérentes.
On se contente tout juste de faire racheter par les banques centrales ici des « actifs pourris » moyennant de la création monétaire « hors-sol » (on parle désormais d’un QE 4 aux USA…) et de repousser sine die la remontée des taux d’intérêt : L’argent, ça ne vaut décidément plus rien… tellement il y en a…
Ah ? Pas dans votre porte-monnaie ? Dommage, vous ne pouvez donc pas devenir client chez « mon boss ».
 
Pour vous consoler, sachez que les nippons se débattent avec ces problèmes depuis plusieurs décennies et ne s’en sortent pas mieux.
Mais permettez-moi de saluer Matéo : Au moins, comme en Espagne et même dans une moindre mesure au Portugal, il essaye et semble engranger quelques résultats positifs sur le front de l’emploi.
À défaut d’inspirer « François III » dit aussi « Flanby-Gras-nul-laid » à la fraise des bois, la nouvelle « ministre du chômage » gauloise pourrait s’en inspirer au moins un peu : Ça ferait du bien au pays, après tout.

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