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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

dimanche 28 juin 2015

Au nom du père (Chapitre XXIX ; Tome I)

Réveil nauséeux 

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur. 
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 
 
Priscilla entre dans le réduit où est solidement ligoté Paul, laissé à la vigilance de deux bonshommes stoïquement immobiles. 
Il vient de se réveiller, un solide mal au crâne sous les cheveux. 
« Un proverbe russe dit qu’un homme ne doit pas mourir sans savoir pourquoi ! » commence-t-elle, une fois la porte refermée, les gardes sortis. « Alors, puisque tu vas mourir, je vais te dire pourquoi ! » 
Paul teste doucement ses liens depuis un moment et poursuit pendant qu’elle parle de sa mort à lui : il n’a aucune raison de la satisfaire dans ses projets et ne désespère pas encore de son destin. 
« J’avoue que je ne sais pas encore comment tu vas mourir ! Dans de grandes souffrances infligées par la blessure qu’on va te faire ? En te laissant te vider de ton sang ? Est-ce qu’on te rendra inconscient avant par anesthésie générale par pure charité chrétienne ou bien va-t-on te faire seulement une anesthésie locale pour te laisser prendre conscience de ce qui va t’arriver et compter le nombre de minutes pendant lesquels tu vas survivre ? À moins qu’on te tire une balle dans la nuque avant de t’opérer, je ne sais pas encore ! » 
« J’ai un peu mal au crâne et j’ai envie de faire pipi, tu sais. Le reste, pour le moment, ça m’est un peu égal ! » fait-il comme pour se moquer d’elle. 
« Fais sur toi ! Tant que nous sommes seuls, je ne prends pas le risque de te perdre bêtement. On a eu suffisamment de mal pour t’amener jusqu’ici. Quant à ton mal au crâne, tu le gardes et il passera forcément : pas question de te coller la moindre drogue dans le sang. Car tu as une grande importance pour moi. Et je vais t’expliquer pourquoi, selon le principe énoncé ci-avant. » 
 
Elle approche une chaise et s’assied. « D’abord, tu fais chier. Rien que ça, ça m’exaspère. Réussir à neutraliser une opération montée depuis tant de mois, franchement, c’est indécent ! Je ne sais pas comment tu t’y es pris, mais je sais que c’est toi ! » 
De quoi parle-t-elle ? 
« Heureusement, j’ai de la ressource et ce n’est qu’une suspension provisoire. Et puis ce n’est pas si difficile à redémarrer. » 
« Parce que c’est donc toi qui dirige la boutique ? » 
Diriger est un bien grand mot : elle procure le financement des activités en qualité de Directrice Générale de la fondation. 
Elle se rapproche de Paul et commence à lui caresser le visage avec ses doigts. 
« Je vais t’expliquer. La fondation a besoin d’organes pour ses membres. En fonction du patient qui paye ce qu’il faut pour les obtenir. Alors, j’ai des équipes qui se servent, c’est tout. La première a été constituée il y a très longtemps. Elle a été dissoute par la suite et vient semble-t-il d’être repérée par les poulets français, je ne sais pas comment, puis remplacée à peu près quand je suis née, par celles du colonel Frank que tu as croisé à la clinique. 
Papa passait en mode « international » et avait un besoin urgent d’organes pour sa patientèle. D’après ce que je sais de ce qu’il a bien voulu me raconter, c’étaient des spécialistes du kidnapping, puis par la suite de l’accident sur la voie publique. 
Et je crois pouvoir te dire que ton père à toi en a été victime. » 
Ça, il sait déjà. Mais il n’a pas besoin de le lui faire savoir… 
De ses « tueurs », procurant des organes vivants au réseau de la fondation dont il vient de visiter les installations et dont il est censé devenir bientôt un des administrateurs ! 
Le chauffeur et « l’exécuteur » sont désormais des vieillards qui croupissent dans leurs maisons de retraite. Quant à « l’ami de la famille » sans lequel rien n’aurait été possible, c’est désormais un retraité paisible qui se « suicidera » dès que Paul sera sorti d’affaire. Il ne laissera pas Jacques s’atteler à cette tâche-là, s’est-il juré. 
« Pourtant, mon père n’a pas été « prélevé » à ce que je me souvienne ? » 
« Ta mère s’y serait refusée m’a-t-on dit, et la législation de l’époque ne permettait pas de passer outre. Sous la pression du lobbying de Papa, ça s’est arrangé depuis. Mais il n’est pas mort pour ses organes : il fouinait seulement d’un peu trop près dans la banque d’organes sur pieds que constituait la centrale pénitentiaire voisine. Et comme le chef de ton père, le Procureur local n’avait rien à refuser à Papa contre la promesse d’un organe pour son fils, après l’avoir un peu « bloquer » dans son enquête, il l’avait été averti qu’il persistait en douce. Il fallait donc l’éliminer, m’a dit Papa. » 
Ce proc’-là, c’est nouveau : il s’en occupera aussi. Il ne perd rien pour attendre. 
« Et le sénateur Lacuistre ? » ose-t-il, se disant que tant qu’on y est, autant qu’elle se lâche… 
Sa main épouse désormais ses abdominaux et se dirige vers sa ceinture. 
 
Un type qui porte bien son nom. « La-fesse, ça lui aurait été tout aussi bien. C’est notre « politique », comme aurait pu l’être ton frère si tu ne nous l’avais pas perdu en Adriatique. C’est d’ailleurs lui qui aurait dû être à ta place, aujourd’hui. Je vais t’expliquer.
Lacuistre a toujours eu un penchant un peu vicelard pour les femmes : tout lui est bon depuis très jeune. Il organisait donc des soirées un peu « spéciales » avec ses pensionnaires, qu’il « dressait » dans ses locaux avant de les fournir en pâture à la bourgeoisie du pays. 
Et puis il y a eu des accidents… Papa s’est donc occupé de se fournir en organe, ni vu ni connu et sans être inquiété, vu tout l’aéropage plus ou moins au courant dans ces soirées un peu « spéciales »… » 
Mais qu’elle lui prépare aussi un « avenir radieux », déjà bien mis sur les rails [1]. 
 
« Sauf qu’on a eu quelques problèmes dans son exécution, tel qu’on suspend pour l’instant, même si nous y reviendrons en novembre prochain. » 
« Tu sais le plus drôle, j’imagine. Si tu ne le sais pas, je vais te le dire. Mon Papa à moi, c’est un génie de la transplantation d’organe. La médecine sait presque tout faire depuis l’exploit du Professeur Barnard et sa première greffe de cœur. 
Elle est capable de te coller n’importe quelle prothèse pour tes membres abîmés, mains, bras, pieds, jambes. On peut te refaire même un nez, des seins, des lèvres, des fesses, te ressouder un col du fémur, te mettre une prothèse du genou, de la hanche, de l’épaule, si ça te chante. C’est de la chirurgie du « dur » et annexe, puisque qu’on peut même t’implanter une vessie artificielle ou un trou du cul. Voire un pénis comme le tien ! » qu’elle dégage de son écrin de tissu pour mieux le caresser sans entrave et à l’air libre.
« Je ne sais pas ce que je vais faire du tien. Il me plait bien, tu sais ! » 
Paul qui commence à se sentir bander rétorque : « Ce qui compte c’est surtout la façon de s’en servir. Et là, entraver comme je le suis, je ne suis pas sûr qu’il te serve correctement. » 
 
Elle sait et reprend : « En revanche, dans le « mou », à part la greffe, ce n’est pas facile de te remplacer un organe défaillant. Les reins, le cœur, les poumons, la trachée, le pancréas, la rate, l’intestin, l’estomac, qui n’est pas très usuel, la cornée de l’œil et le foie, la moelle et même la langue ou un visage, là, à part la réussite de nos travaux et nos techniques sur la culture des tissus issus des cellules-souches que nous finalisons dans les laboratoires que tu as vus, en phase de validation finale et devant déboucher sur des autogreffes, il n’y a rien à faire : il faut un greffon histocompatible et exogène.
Comme nous possédons la plus grande banque mondiale d’histocompatibilité tissulaire depuis des années grâce à des analyses ADN et des « crossmatch lymphocytaire » pratiqués sur plusieurs dizaines de millions de personnes, à leur insu et à l’occasion de millions analyses médicales diverses à travers le monde, toute activité que la fondation finance – c’est son objet social initial – il n’est pas trop difficile de trouver un donneur compatible quand un receveur qui en a les moyens est capable de financer l’opération. 
Ceux-là, depuis trente ans, ils sont plusieurs milliers à avoir payé. D’autres en ont bénéficié sans le savoir, mais parce qu’ils avaient déjà eu un parcours « utile » aux objectifs de la fondation. 
Bref, demain, à partir des cellules souches, on sera même capable de cultiver des fibres longues, nerfs et muscles.
Et grâce à Papa, je suis la première à pouvoir en bénéficier le moment venu : il a eu l’intelligence d’avoir conservé mon cordon ombilical et de l’avoir nourri consciencieusement depuis plus de trente-et-un ans. Une vraie banque de cellules souches même pas différenciées, rien que pour moi ! Je suis une immortelle en puissance ! » s’exclame-t-elle. 
« Tu parles » pense Paul pour lui-même : « une balle de 9mm dans ta belle petite-gueule d’ange et elle pourra dire adieu à son immortalité, celle-là ! » 
« Arrête de jouer avec ma bite, s’il te plaît : j’ai pipi. » 
Déjà bien dure, elle hésite, puis y penche son visage et en lèche le gland sorti de son écrin de peau depuis quelques temps, ainsi que la verge, langoureusement. Puis elle se redresse : « Je ne vais pas te l’abîmer. Te la couper ou en faire un moulage ? Pourquoi pas ? »  
 
« Bref, tu comprends pourquoi, j’espère, j’ai une affection toute particulière pour l’auteur de mes jours, dès le moment où j’ai compris tout l’intérêt de la nature de ses travaux et des compétences et techniques réunies dans sa fondation ! » 
Il a compris, oui. 
Mais ceci n’explique pas cela. 
« Pour le moment, tu m’as montré que vous saviez faire, mais sur les animaux. Pas encore passé au stade clinique sur les humains, m’as-tu dit ! » 
Juste une question de temps, de peu de temps, pour mettre en place le bon protocole d’intervention. 
« J’ai besoin que Papa vive pour finaliser ces travaux. Et lui est atteint d’une dégénérescence du foie, une cirrhose provoquée par sa chimiothérapie. Pour ne rien gâcher, nous n’avons pas pu mettre en culture suffisamment de cellules souches de son foie atteint qui ne soient pas cancéreuses elles-mêmes pour espérer le sauver. 
Et c’est là que le hasard a bien fait les choses. Le hasard ou le destin et ses nécessités, va savoir ! 
Nous avions l’histogramme de ton père en archive. Il nous a été un peu plus compliqué d’’obtenir celui de ta mère. Et nous ne l’avons recherché que sur le tard. Il me suffisait d’identifier ton frère sur lequel j’ai personnellement fait un prélèvement de sperme. Notre premier rapport sexuel, dis donc ! Tu te souviens de notre soirée d’hier… À toi, j’ai fait une culture de tes cellules prélevées dans un de nos quelques préservatifs de la nuit ! 
Et cet imbécile, il en quitte sa femme pour m’épouser, ce qui était parfait : comme ça, je l’avais sous la main en cas de besoin, le moment venu ! » 
« Tu es abominablement monstrueuse ! » 
 
Elle le doit à son père, qui l’est encore bien plus qu’elle, fait-elle savoir à son interlocuteur ! 
« Tu en as tué combien comme ça, juste pour de la chair fraîche ? » 
Elle ? Aucun. « Mais je ferais une exception, ma première d’ailleurs, rien que pour toi, mon chéri ! » dit-elle tout en continuant de masser le sexe tendu de Paul. 
Elle fait faire… par ses « fameuses équipes » de « tueurs » patentés. 
« J’ai au moins trois raisons de te faire trépasser : depuis que tu as tué ton frère, tu possèdes le seul greffon à peu près compatible d’avec mon père. Désolé, mais il faut bien payer ses crimes et ses fautes, n’est-ce pas ? C’est donc toi qui va assumer la survie de l’auteur de mes jours. » 
« Parce que toi, tu n’es pas compatible, par hasard ? » 
Non, elle ne l’est pas, question de groupe sanguin et il lui faut un foie entier, pas un petit bout, sans ça elle aurait utilisé ses cellules-souches ombilicales. Paul sait que c’était un peu compliqué : il ne suffit pas de posséder le même ADN, ou même un assez proche. Rien que le groupe sanguin fait souvent la différence, en effet. 
« Et puis j’ai eu l’occasion de vérifier ta propre compatibilité, cette nuit, même si tu as été plus rétif que ton frère. » 
À la seconde rencontre ? Pas si rétif que ça. Mais il avait ses raisons. 
« Juste à noter que tu as certainement un foie en bien meilleur état que le sien : lui buvait plus que de raison. Pas toi : tu es plus raisonnable sur ce plan. Bref, on ne perd pas au change et il aurait eu tout à gagner si nous avions su assez tôt qu’il avait eu un frère vivant. 
Seconde raison, tu te mêles, je ne sais pas trop pourquoi, d’un peu trop près de nos activités à en être capable de les faire s’auto-neutraliser par précaution, et ainsi de mettre en stand-by mes « petites équipes » de pourvoyeurs d’organe. Je ne sais pas comment, ni si c’est à toi que je le dois, ni comment tu comptais y parvenir, mais je suis sûre que tu es un danger pour la fondation et nos projets ! 
On t’a même promis de te mettre à son Conseil d’Administration pour t’appâter et te calmer. 
Surtout, pour mieux te contrôler en te gardant sous la main. Et puis non, tu es fouineur, comme ton père, avant toi, je l’ai bien senti… 
Tu te rends compte, qu’on en est jusque dans l’obligation de suspendre nos interventions de transplantations à cause d’un simple détail d’intendance ! Et depuis, Nous avons eu sept patients qui sont décédés, la faute à n’avoir pas reçu les greffons qu’ils attendaient ! 
Probablement par ta faute, directement ou indirectement et celle des flics français, tes complices, puisque je sais que tu es de connivence avec la juge chargée de nos « petites-affaires » pour t’avoir fait surveiller. » 
Car Paul apprend qu’avec un donneur « complet », c’est quatre à cinq greffes qu’on peut faire à autant de receveurs. 
« Manque à gagner ? Deux millions de dollars juste pour la période récente ! 
Beaucoup, non, pour un quidam de rien ? » 
 
« Quidam de rien », il aimerait bien lui dire le contraire, puisqu’il va participer bien involontairement à la survie de son géniteur à elle ! 
Pourrait-elle avoir un peu de respect, quand même… Son sexe a repris une allure normale et l’envie d’uriner reprend le dessus. 
« Pis que ça, notre « Grand projet » qui doit nous permettre de poursuivre nos activités sur l’embryon et le cordon ombilical, réglant d’un coup tous les problèmes de greffes d’organes, est presque compromis au point qu’il faille que nous envisagions d’accélérer notre projet de coup d’État ! » 
Rien que ça : un coup d’État ! Voilà qui aurait pu être très intéressant. 
 
Troisième raison : « Maintenant tu en sais trop. Notamment au sujet de ton père. Ce n’est pas bien dangereux en soit, puisqu’il y a prescription. Mais je comprends bien que ton amour filial puisse te pousser à demander réparation, d’une façon ou d’une autre. Jacques était lui-même très affecté, par cette mort qu’il ressassait en douce et en permanence encore trente ans plus tard : je sais, j’ai vécu à ses côtés. 
Alors, je te le promets, nous allons prélever ton foie pour Papa. Et dès que tu seras mort encéphaliquement, on maintiendra en vie tout le reste de ton corps sur lequel nous prélèverons tout ce dont Papa aura besoin au fil du temps. Je me garde juste l’usage personnel de ta bestiole si douce. 
Tu as vu, nous savons faire en la matière ! 
Mais ce qu’il y a dans ta tête va disparaître à jamais. Et ainsi, tout rentrera dans l’ordre, puisque toute la famille de Bréveuil aura finalement servi les desseins de Papa sans le savoir, même toi ! 
Tu devrais me bénir : tu vas sauver plein de vies par ton sacrifice, mon chéri ! »
Complètement cinglée pense Paul qui ne se fait toujours pas à l’idée de finir comme « chair à saucisse » au profit d’Edmond Risle. 
 
« On en finit quand ? Parce que ton délire, là franchement, il ne m’amuse pas du tout et j’ai toujours envie de faire pipi ! » 
Son père arrive dans moins d’une heure en « salle d’ops » et sera « préparé » pour l’opération prévue rapidement : « L’équipe est déjà en place. » 
Paul n’a donc plus que peu de temps à vivre… S’il se laisse faire ! 
« Je t’envoie « ton » escorte pour aller te soulager », fait-elle en rangeant le sexe de Paul. « N’espère rien : ce lieu est archi-protégé et totalement isolé. Et que tu sois mort tout de suite ou plus tard, ça ne changera rien à ton avenir immédiat ni à l’opération de transplantation. J’aurai juste la contrariété de ne pas ouvrir ton ventre au scalpel alors que tu me regarderas consciencieusement faire ! » 
Timbrée ! Complètement folle à lier !
 
« Tu as fait quoi de mon équipière ? » 
Priscilla éclate de rire ! « Laquelle ? Ta nymphomane anglaise ? Pour le moment, on lui cherche des receveurs compatibles ! » Puis elle repart dans un éclat de rires. « Franchement, je vais te regretter. Tu vas mourir en pièces détachées avant que le soleil ne se couche et tu t’inquiètes d’une fille qui est trop jeune pour toi et que tu n’as même pas baisée ! Tu es incroyable, toi ! » 
« Je vais te faire un aveu, ma chérie. Je ne sais pas encore comment, mais je te réserve deux balles. Une parce que tu es une salope anthropophage et l’autre parce que tu es une criminelle véritablement monstrueuse. » Sur le coup elle blêmit. 
« Quant à ton père, une seule balle suffira. Il ne la vaut même pas. Et celle-là, au nom de mon Père qu’il a fait tuer ! Tu peux comprendre ça, toi qui te dis animée d’un amour filiale incommensurable, « au nom de ton père » pour en devenir une criminelle ? Tu lui diras dès qu’il arrive ! Je compte sur toi ! » 
« Je vais te regretter : tu es meilleur baiseur que ton frangin ! Et en plus, tu as le sens de l’humour ! »
Et elle repart dans un éclat de rires en sortant de la pièce, vite remplacée par les deux « body-gardes » affectés à la surveillance de Paul. 
L’un d’eux vérifie les liens qu’il resserre à l’occasion : une demi-heure de travail pour rien ! 
« Pas la peine de les resserrer. Je ne peux de toute façon pas bouger et il va falloir que j’aille faire pipi. » 
 
Pour ça, ils attendent le renfort d’une autre équipe, armée celle-là. 
À l’occasion de leurs allées et venues, Paul hume des senteurs d’iode marin. On ne doit pas être très loin de la mer. 
Ce qui n’était pas le cas de la clinique qu’ils visitaient… 
Toutes ces théories fumeuses, ce fric dépensé en recherche si pointue sur les « petites cellules » et leur vie intime, pour finir en entreprise mafieuse et criminelle… Invraisemblable, finalement ! 
Il serait surtout temps qu’il songe à s’échapper avant qu’il ne soit trop tard, s‘il veut pouvoir raconter tout ça un jour et stopper l’opération « coup d’État » à venir. 
Faudra aussi penser à retrouver « Shirley la tâche de rousseur », qu’elle ne finisse pas aussi en chair à saucisse. 
Il ne sait pas combien il a eu raison de la mettre en garde quand ils se sont retrouvés au pied de l’hôtel. 
L’urgence, c’est déjà de vider la vessie des drogues hydrosolubles qui l’ont maintenu en léthargie anesthésique, jusque-là… 
En faisant de la place dans la vessie, les reins les recyclerons plus facilement et ce sera toujours autant de moins à venir lui pourrir le crâne. 
 
En  revanche, ce qu’il ne sait pas, c’est que leur disparition inopinée à tous les deux a tout suite été notée par les satellites de surveillance qui suivent le déplacement de la puce implantée dans le gras de « Shirley » : elle est en mer, loin, au large de Terre-neuve, pas tout-à-fait là où elle est censée « ne pas perdre de vue » l’officier de la navale française. 
Une escapade impromptue « à deux » ? Ce n’était pas au programme. D’autant qu’on a perdu De Bréveuil dans le hall de l’hôtel. 
Westonsmith est mobilisé pour partir aux nouvelles… 
Et en fin de matinée au Canada, en début de soirée à Londres, tout le monde est d’accord pour estimer qu’il se passe quelque chose d’anormal à la fondation : le Conseil de l’après-midi a été ajourné. La fille de Risle a été obligée de s’absenter compte tenu de l’aggravation soudaine de l’état de santé de son père. 
Les travaux dudit Conseil sont reportés au dimanche après-midi local et chacun de s’inquiéter du sort du fondateur. 
La cellule de crise est rapidement réunie à Vauxhall dans le bâtiment des services secrets britanniques. La Navy a plusieurs bâtiments à la mer dans les parages. 
On peut y en envoyer un sur place en vigie, pas loin de l’endroit GPS marqué par la balise de « Shirley ». 
Sous moins de quelques heures. 
 
[1] Voir « Au nom du père », tome II à paraître aux éditions « I-Cube ».

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