Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

jeudi 27 avril 2017

Les zones d’ombre de votre futur Président

Question autour de ses patrimoine et revenus 
 
« Manu » fête sa victoire annoncée à la Rotonde. Bel endroit sur le boulevard Montparnasse, au niveau de la station de métro Vavin.
Notez qu’il y a La Coupole à proximité, le Select, et quelques hauts-lieux historiques de la vie nocturne des folles-nuits Rive-gôche de « Paris-sur-la-Seine » de l’entre-deux-guerres et jusqu’à la fin de la IVème République.
Je crois savoir que le « Fouquet’s », la cantine de « Bling-bling » qui n’était alors que notre « Ô-combien-vénéré-Président » serait actuellement en travaux sur les Champs-Élysées : Autres temps, autres mœurs… comment on dit en Auvergne !
 
Ceci dit, les grandes manœuvres ont pu commencer. Chacun cherche à se placer. Avec par exemple des « Pruneaux-la-Maire » qui sont déjà prêts (alors qu’on ne leur a rien demandé) à entrer dans un gouvernement de « coalition ».
Avec un « Mes-Luches » qui ne sait déjà plus s’il est ou non de gôche – ce qui est fort drôle tellement son programme est finalement un « copié/collé » de celui de « Marinella-tchi-tchi », à quelques nuances près ; comme je vous l’ai toujours dit (même quand j’étais le seul à vous le dire… il y a des années de ça maintenant !)
Alors que certains rêvaient d’un renouvellement de la vie politique, on risque d’assister à des négociations et des tambouilles dignes des grandes heures de la IVème République.
Oh qu’elle s’évanouie la VIème République, d’un coup d’un seul… !
Faudrait qu’ils en tirent les leçons au lieu de rester invariablement autistes, non ?
Pendant ce temps, les sondages annoncent un score pour « La-Peine » de 35 à 40 %.
Ce serait certes une défaite mais 35 à 40 % des « Gauloisiens », citoyens de la patrie des droits de l’homme et des Libertés, votent pour elle alors qu’ils n’étaient que 21 % au premier tour, finalement c’est effrayant et ça ressemble plus à une victoire qu’à une défaite…
Passons : On n’y est pas encore…
 
Ceci dit, on en dira ce qu’on veut, mais il serait temps qu’après les soirées festives, on revienne aux questions laissées sans réponse., même par la haute autorité pour la transparence, restée bien curieusement trisomique sur ce point-là.
Ce n’est d’ailleurs pas moi qui les pose, mais des professeurs de droit et des avocats qui s’interrogent de manière pertinente sur le patrimoine et les revenus « Manu-MacRond » : M° Frédérique Clavel, avocate au barreau d’Annecy ; M° Marie Dangibeaud, avocate au barreau de Paris ; M° Jean-Philippe Delsol, avocat au barreau de Lyon ; M° Solange R. Doumic, avocate au barreau de Paris, ancienne première secrétaire de la conférence ; Monsieur Guillaume Drago, Professeur de droit à l’Université Panthéon-Assas Paris II (ma fac de droit du temps du GUD) ; Morgane Fauveau Daury, professeur de droit à l’Université de Picardie Jules Verne, M° Stephane Fertier , Avocat au barreau de Paris ; M° Grégoire Gauger,avocat au Barreau de Paris ; M° Jean-François Funke, Avocat au Barreau de Paris ; M° Ph Meysonnier, avocat au barreau de Lyon, Ancien Batonnier, Membre du Conseil National des Barreaux ; M° Régis Pech de Laclause, Avocat au barreau de Narbonne, ancien bâtonnier ; M° Alban Pousset-Bougère, Avocat au barreau de Lyon ; M° Brigitte Regnault, avocate au barreau de Paris ; et M° Patrick Simon, avocat au barreau de Paris…
Des « baveux » qui relèvent quinze questions sans réponse :
 
– Comment « Manu » peut répondre au journal Le Monde (04/04/2017) qu’il n’a jamais « flambé 1.000 € par jour » alors qu’il a indiqué avoir gagné environ 2.000 € par jour pendant les cinq années précédentes, sans même tenir compte des revenus de son épouse, et n’a déclaré en 2014 qu’un patrimoine de 156.000€ ?
Grand mystère : Déjà, flamber 1.000 €/jour même le dimanche, sans jamais se reposer, franchement, essayez donc…
 
– Alors qu’il a dirigé une transaction de 9 milliards d’euros, comment se fait-il qu’on ne trouve aucune trace de bonus dans ses déclarations ?
On sait que dans les banques d’affaires le succès d’une telle opération est généralement largement rémunéré en sus des émoluments ordinaires. Il serait dès lors surprenant que la transaction considérée n’ait pas donné lieu au versement d’un « incentive » très conséquent à son profit, que ce soit sous forme de numéraire, d’attribution gratuite d’actions ou d’options d’achat d’actions.
 
– Comment peut-il soutenir qu’à cause d’importantes charges sociales, son revenu fiscal de référence a été insuffisant pour payer ses impôts alors que le revenu fiscal de référence est déterminé après charges ?
Ce n’est pas très cohérent, ou alors il se dope aux matières hallucinogènes interdites, ce qui serait une réponse à la première question…
Mais alors jusqu’à « défonce-totale ».
Ça devrait se voir…
Où il est comme moi : Il vient d’une autre planète !
 
– D’où viennent les revenus de capitaux mobiliers qu’il indique avoir perçus pour 291.286 euros en 2011 et 270.296 euros en 2012 ?
Peuvent-ils ne procéder que de la seule détention de la part unique de 16 euros qu’il détenait dans la société en commandite simple Rothschild et compagnie alors que ce type de société ne peut pas distribuer de dividendes à ses gérants commandités ?
Ces dividendes de 560.000€ se rattachent-ils alors à d’autres participations ?
Dans quel cadre et selon quelles modalités juridiques et financières ont-elles été acquises ?
Enfin, que sont-elles devenues depuis lors ?
 
– Qu’a-t-il fait de ses 20 actions dans le capital de la SAS Financière Rabelais, l’un des principaux associés commandités de la société en commandite simple Rothschild & Cie Banque (SIREN 323 317 032), elle-même associé commandité à 99,99% de Rothschild & Cie ?
Il devait les apporter pour une valeur de 372.187,20 € à la société selon avis préalable de l’assemblée générale d’actionnaires de Paris Orléans prévue le 8 juin 2012.
Mais dans l’avis de convocation lui-même quelques jours plus tard le nom de Monsieur Macron a disparu et les dites actions sont apportées par deux tiers.
Leur a-t-il cédé ses parts ou les leur a-t-il confiées en garde ?
 
– Comment « Manu » a-t-il pu ne payer que 53.652,97 € d’indemnité de rupture de son engagement dans la fonction publique alors qu’il n’a guère été fonctionnaire plus de six ans et que, dans ce cas, les anciens élèves de l’ENÂ doivent verser une indemnité égale à deux fois le dernier traitement annuel diminuée de 20 % par année de service au-delà des six ans, et qu’il avait gagné 162.120 € en 2013 lors de sa dernière année dans la fonction publique avant d’être nommé Ministre ?
Là, c’est un grand mystère ou un passe-droit invraisemblable…
 
– Pourquoi a-t-il omis de ses déclarations sa part dans la créance de la communauté sur son épouse au titre des travaux qu’il a réalisés pour 500.000 € dans une maison appartenant en propre à sa femme avec laquelle il est marié sous le régime de la communauté, alors qu’il a porté au passif de ses déclarations la totalité de l’emprunt contracté initialement par la communauté pour 350.000 € afin de réaliser ces travaux ?
D’habitude, les bonnes choses comme les moins bonnes se partagent totalement dans un régime de communauté…
Sans ces omissions, le patrimoine de « Manu » en 2014 et 2017 aurait dû être respectivement plus de trois ou deux fois supérieur à celui qui ressort de ses déclarations, ce qui représente des manquements substantiels rendant leur auteur passible d’une peine de 3 ans d’emprisonnement et 45.000 € d’amende ainsi que, à titre complémentaire, l’interdiction des droits civiques et l’interdiction d’exercer une fonction publique…
Ce qui fait tâche pour un futur Président…
Vous non : Essayez et vous n’y couperez pas !
 
– D’une manière générale, qu’a-t-il fait de son argent alors qu’il a emprunté pour payer une grande partie des travaux exécutés dans la résidence de sa femme et que le montant des travaux dans son appartement parisien serait resté modeste ?
Où cet argent est-il passé ?
Était-il lui-même dispendieux à ce point qu’il dut emprunter pour payer ses impôts ?
Ça expliquerait la première question mais ne serait pas conforme à ses propos tenus à Libération.fr (ce torchon) le 17 septembre 2012 pour expliquer ses années chez Rothschild : « L’idée était aussi de me mettre à l’abri financièrement. Je n’ai pas de goûts de luxe, ni de gros besoins, mais j’accorde beaucoup de prix à mon indépendance ».
Et le même média d’ajouter, le 26 août 2014 : « Depuis son passage par Rothschild, » il se sent « suffisamment riche pour être à l’abri du besoin jusqu’à la fin de ses jours ».
Mais alors, où est le patrimoine ?
 
Si vous vous comprenez, moi je ne pige plus rien. Faut dire que je n’ai pas appris à compter, mais manifestement, lui pas plus !
Il nous dit d’un côté claquer 1.000 €/jour et de l’autre n’avoir pas de gros besoins.
Il affirme que le fisc lui pique tout, mais être suffisamment riche pour « être à l’abri du besoin jusqu’à la fin de ses jours ».
Pas très cohérent, pas très convainquant…
Mais alors pas du tout, en pense-je.
 
Naturellement, aucun de ces éléments ne peuvent pas être rejetés d’un revers de main, ni ne fondent aucune accusation.
Il faudrait qu’il s’explique sans délai ou que la justice se saisisse, afin de lever toutes les suspicions.
Non seulement, la transparence de la vie publique doit s’appliquer avec la même rigueur aux uns et aux autres, et on en a assez soupé durant cette campagne.
Mais vous comprendrez pourquoi je voterai probablement « Lassalien » à ce second tour (j’ai chapardé un bulletin surnuméraire)…
Sauf si la République est en danger, naturellement.
 
On y reviendra, mais sachez que chaque vote manquant comptera : Imaginez que tous les bulletins soient déclarés nuls ou blancs, que tous les autres électeurs sauf un ce soient abstenus, un seul bulletin valide désignerait le vainqueur de cette élection-là.
Un seul.
Je resterai donc vigilant, mais je ne me vois pas encore ce matin voter pour l’un ou pour l’autre : Pas possible !

mercredi 26 avril 2017

TVA sociale CSPM (3)


Conséquences ?

Je vous ai laissé digérer la surprise des résultats de ce premier tour des élections présidentielles que je métabolisais de mon côté : Réaction à l’attentat de jeudi dernier obligeait.
Je ne vous ai pas oublié, et on poursuit l’examen de la CSPM (Cotisation sociale sur les produits manufacturés), notamment à travers ses conséquences (et les objectifs recherchés).

Je rappelle la teneur des épisodes précédents : Les entreprises du pays qui est aussi le mien (et que j’aime tant … mais me le rend si mal) ne sont pas assez compétitives, ne serait-ce que par rapport à celles de nos voisins immédiats chacun en leur pays-à-eux-mêmes.
En rappelant au passage que ceux-ci ont à peu près exactement les mêmes contraintes que les nôtres et pourtant ils s’en sortent bien mieux : On peut gloser autant qu’on le veut sur cette étrange réalité, dogmatiser autant que cela vous fera plaisir mais il s’agit de trouver des solutions sinon immédiates à tout le moins « fortes ».
Juste pour mémoire, je citais par exemple l’affaire de la « taxe-carbone » (en fait la Taxe nationale sur les véhicules de transport de marchandise ou autrement dite la « Taxe poids-lourd »), où il s’agissait d’une sorte de droit de « douane intérieur » (dont il était facile d’exonérer nos routiers immatriculés au pays et pas tous les autres, priés d’avoir un géo-localiseur à bord pour circuler sur notre réseau routier, hors autoroutes déjà à péage – autre droit de passage, octroi ou douane, à dire vrai…). Devinez qui a reçu la concession d’exploiter et de collecter « le bidule » (finalement démonté) ?
La société Autostrade per l’Italia, filiale du groupe Benetton !…
Les entreprises gauloisiennes ? Exit tellement elles sont si performantes !
(Hors Thales, la SNCF, SFR et Steria qui ont réussi à s’introduire dans un second tour de table à hauteur respective de 11 %, 10 %, 6 %, 3 % dans le capital du « bidule-rital »).

Et globalement, on en connaît les causes : Un taux beaucoup trop élevé de prélèvements obligatoires, à peu près sur tout ce qui bouge dans ce foutu pays.
Ceci dit, c’est pour la bonne cause : On veut la Rolls-Royce du modèle social « que le monde entier nous envie ».
Ok, il nous l’envie, mais il faut qu’il nous le paye et, accessoirement, il faut qu’on leur montre le chemin pour qu’il réagisse au lieu de le faire mourir à petit feu, faute de compétitivité suffisante des productions du « prolo-gauloisien »…

On a vu que nous avons des outils juridiques et fiscaux formidables, capables de tout, du meilleur comme du pire. C’est à la fois à en rire et à en pleurer, mais c’est comme ça.
Nous avons également vu que les marges de manœuvres existent, pas forcément là où tout le monde le pense, mais qu’avec un tout petit-peu d’imagination et de bon sens, on sait faire.
Je vais même au-delà : C’est déjà en place, il suffit de décider de l’exploiter. D’exploiter ce qui existe, d’exploiter nos savoir-faire en la matière et Dieu sait si nous avons les meilleurs administrateurs publics et fonctionnaires pour savoir appliquer des mesures simples : Ils savent même faire appliquer les plus complexes sans se perdre ni perdre leur âme…

L’outil proposé (avec beaucoup de résistance psychologique de ma part et d’infinies précautions), c’est de créer une cotisation sociale généralisée payée par toutes les entreprises (et d’exploiter les effets de la fiscalité-comportementaliste) sauf celles qui traitent de produits bruts (extraction, matières premières, agriculture, sans transformation, vendus en vrac, à peine emballés) et pour les autres activités, toutes celles qui ont le label « OFG ».
« OFG » pour « Origine Française Garantie », un « truc » inventé par Jégo en 2011 et qui m’avait échappé, qui oblige toutes les entreprises de services, de transformation (… manufacturière !) et de distribution (commerce) à traiter au moins la moitié de leur chiffre d’affaires avec des matières et services étiqueté « OFG » ou au choix… payer la CSPM !
Attention : La CSPM ainsi conçue, il faut bien en avoir conscience, est collectée par les entreprises (comme la TVA ou tout autre taxe et impôt mis à leur charge), mais c’est finalement le consommateur-citoyen qui la finance.

Autrement dit il s’agit d’une cotisation sociale (de solidarité, de soutien, de ce que vous voulez) sur les « produits manufacturés », sur ce qui n’est pas « brut de béton », mais façonné, transformé, emballé, présenté, transporté, bref, là où il y a de la « main-d’œuvre ouvrée ».
Si cette dernière est « hexagonale », c’est un produit ou un service vendu par une entreprise labellisée « OFG », ce qui l’exonère totalement de « CSPM » et transmet à ses propres clients cette qualité-là, au moins pour les achats qu’une autre entreprise peut faire à la première : Simple !
Un « effet de contagion » positive qui se transmet de proche en proche et c’est justement ce qui est recherché par le mécanisme proposé. Il ne s’agit pas de taxer une fois de plus, mais d’inciter à des comportements vertueux tout au long de la chaîne de production de la marge-brute (et donc de la Valeur-Ajoutée), de proche en proche jusqu’au consommateur final.
Pour ceux qui n’auraient pas compris, globalement, il s’agit de vérifier (parce qu’il y aura des contrôles) que les factures des comptes comptables desdites entreprises, sont ou non étiquetées « OFG » à hauteur de 50 %.
Simple et efficace : N’importe quel « Bac – 5 » sait faire ça.

On a vu que les outils sont déjà en place, autant ledit label (OFG) que les outils comptables et que les outils administratifs. Et l’on a découvert de plus que si on ne vise pas spécialement et aucunement les produits et services échangés à travers les frontières, on passe à travers tous les interdits juridiques auxquels a souscrit notre pays à l’égard de ses partenaires européens et même mondiaux.

Bref, on ne viole aucune loi, aucun traité, aucun règlement européen, aucune invective quelconque d’une autorité supranationale : C’est juridiquement parfaitement compatible avec tout le reste.

On a également découvert que ça s’appelle « cotisation sociale », parce que ce n’est clairement pas une taxe, ni un impôt, ni un droit de douane, ni une redevance ou contribution nouvelle. Juste une cotisation sociale comme il en existe déjà un sacré paquet sous diverses appellations.
On a prévenu également qu’on ne vise, a priori, qu’à rééquilibrer les régimes sociaux de nos compatriotes, tellement on les aime trop (eux et leur « modèle social-que-le-monde-entier-nous-envie) et qu’on souhaitait avec la CSPM viser uniquement les entreprises qui participent en premier à payer les charges sociales et fiscales de pays exportateurs étrangers qui ne payent pas les nôtres en retour.
Bref, qu’on voulait « discriminer ».
Alors que jusque-là tous les outils fiscaux proposés et avancés par les « sachants » (y compris la TVA-sociale) étaient ou neutres, ou inopérants, ou contre-productifs (sauf à se dilater outrageusement la rate à l’occasion…).

En fait, les conséquences cachées – et recherchées – sont ailleurs. Pour comprendre, il faut simuler.
Et on va faire simple (parce que le « complexe », je sais faire, j’ai simulé, et on retombe sur nos pieds à tous les coups, par n’importe quel bout).
Nous avons 2.200 milliards de PIB (la totalité des créations de « Valeur Ajoutée » de toutes les entreprises que compte le pays). Sur ce, nous avons entre 880 à 900 milliards (on garde ce dernier chiffre) qui ne correspondent qu’à la consommation des ménages : 41 % au mieux !
Ce sont eux qui nous intéressent : J’en étais (vous aussi)…
Notez que justement, les 1.300 milliards restant sont les 59 % qui passent par les prélèvements obligatoires signalés ci-avant : Le compte est juste quand vous ajustez des déficits publics (environ 3 %) financés par voie d’emprunt public ou assimilé (les différentiels sont nos marges d’erreur dues aux arrondis).
Et sur ces 1.300 milliards, il y a globalement 330 milliards de charges fiscales nationales, presque 400 de charges sociales, 250 de charges fiscales locales et le reste sont le fait des entreprises publiques et de la fonction hospitalière, avec des « ponts » entre les unes et les autres (et des « pertes en ligne », naturellement).

On retrouve d’ailleurs ce chiffre « par le bas » : Quand vous recevez 800 de salaire net (traitement, pension) de revenu qui ne soit pas un revenu d’une chose (loyer, dividende, etc.), c’est que « la référence » est égale à 1.000. La différence, ce sont justement les « prélèvements-sociaux » salariés, même si en réalité, ils ont déjà coûté, en amont et avant que vous les perceviez, 400 € de plus (je simplifie : Ce n’est pas vrai sur les « bas-salaires ») à celui qui vous fait le paiement.
Je vous l’ai déjà précisé, ces « charges sociales » servent à payer les retraites, les soins, les indemnités journalières, les pensions d’invalidité qui sont autant de « redistributions » indispensables (le fameux modèle social…) et retournent pour une large partie dans les 900 milliards de consommation ci-dessus définies (« les ponts »).
Sur ces 800 nets pour vous, le fisc repasse sa sébile sous différentes formes (impôts locaux, taxes diverses, IR et TVA), pour environ (seulement) 300 à 330 milliards qui, avec 90 milliards de déficit (création monétaire ex-nihilo financée par l’emprunt), viennent financer la République et sont à leur tour redistribués sous des formes diverses et « avantages en nature » en quelle que sorte (écoles, équipements, solidarité, missions régaliennes – défense-sécurité, justice, institutions) et salaires (des fonctionnaires), dont l’usager ne paye jamais le vrai prix (puisqu’il est prépayé par les prélèvements fiscaux).
Normalement et hors déficit, la boucle est bouclée : Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme pour paraphraser Lavoisier.
Comme en comptabilité, débit = crédit, si ce n’est pas le cas, c’est qu’il y a une erreur qu’il faut rechercher.
Comme en finances publiques : Dépenses + déficit = Recettes + emprunt. Ou inversement.
Pas compliqué, finalement.

Normalement, si nos toutes nos entreprises étaient « compétitives », ces consommations devraient être produites dans nos frontières politiques. Mais il y a depuis des années autour de 480 à 520 milliards d’importation (23 % du PIB) et seulement 380 à 360 milliards d’exportation (17 % du PIB).
Nous, on exporte du produit manufacturé, peu ou pas du tout de matière première, mais quelques bons vins tout de même ou de la haute-technologie et du luxe.
Vous le voyez, les « OFG » sont exportables et finalement comptent considérablement dans l’ensemble des consommations finales (67 %, 1.474 Md€/an).
Mais c’est quand même entre 90 et 140 milliards de déficit de la balance commerciale, selon qu’on exporte ou non de l’Airbus et des Rafale, qui ne financent pas l’économie gauloisienne, mais celle des pays producteurs…

Dans ces 500 milliards d’importation (on simplifie et on s’en tient à des chiffres ronds), on avait dit qu’une partie sont des matières premières ou des denrées alimentaires (le blé-tendre, le riz, fraises, choux de Bruxelles, clémentines corses, etc.) a priori neutres pour le calcul de la CSPM.
En terme de flux financier, je n’ai pas retrouvé les données (le site des douanes était en maintenance quand je le visitais, mais ça tourne autour de 14 à 17 tonnes/habitant/an) et on va supposer qu’il s’agit d’un petit-tiers (ça doit être deux fois plus, mais peu importe).
Ce qui veut dire que 160 milliards/an de produits et services sont susceptibles de ne pas pouvoir avoir le label « OFG » (7,2 % du PIB mais 17,7 % des consommations des ménages…).
Juste pour fixer les choses, laissant le soin aux statisticiens nationaux de les préciser.

Maintenant imaginez que l’Europe n’existe pas (ni l’OMC) et leurs interdits et que nous pouvons exporter comme maintenant. Mais que nous taxions de 15 % le petit bout des 160 Md€ à notre profit (en notant que le reste est déjà taxé, même ça ne s’appelle pas droit de douane, mais Taxe sur les produits pétroliers, les produits polluant, et j’en passe des pages pleines.), ça fait une recette supplémentaire de 24 milliards, là où « Tagada-la-fraise-des-bois » estime qu’on peut parler de retour à l’équilibre avec 400 millions de déficit des régimes-maladie (0,4 Md€, ou 60 fois moins)…
24 milliards piqués directement dans la poche du consommateur local : Autant de moins à se mettre dans l’assiette de soupe, signalons-le tout de suite.
D’autant que mes simulations de CSPM montrent à ma grande surprise qu’on redevient « gagnant/gagnant » à un niveau de taux de 30 % et devient contreproductif avec 10 points de plus.
48 milliards piqués que sur les achats de nos nationaux sur des produits manufacturés importés…
Va falloir compenser, parce que c’est insoutenable, bien entendu.

Sauf que c’est justement l’effet recherché : 48 milliards, ça représente plus que le CICE (et pacte de compétitivité) et globalement 12 % de tous les budgets « sociaux » du pays (un 13ème mois…). Là, premier effet, vous avez le choix de les redistribuer aux entreprises (via un CICE-bis par exemple, ou une baisse des charges sociales, part patronale et part salariale) qui vont faire de la marge, qui sera elle-même réinvestie soit dans des machines, soit dans l’autre outil de fabrication de sa VA à savoir ses salariés (et leur salaire brut chargé) qui rattrape du pouvoir d’achat.
Bien sûr au passage, les régimes de retraite et maladies-diverses seront excédentaires.

Et attention, le mécanisme de la CSPM est à plusieurs effets à tiroir ! 
D’accord, on en remet dans les circuits, les entreprises deviennent un tout petit-peu plus « compétitives », mais leurs salariés (et elles-mêmes) vont acquérir des biens et services pour gonfler leur production (à exporter un petit-peu moins chère).
Mais il ne faudrait pas que comme d’habitude depuis 1981, chaque « plan de relance » vienne gonfler nos importations, n’est-ce pas…
Ah bé justement, il faut discriminer, avons-nous précisé d’emblée : La CSPM ne s’applique pas à des produits importés (ce serait un droit de douane prohibé), mais aux entreprises qui importent.
Et pas seulement sur les produits et services « non-OFG », mais sur tout leur chiffre d’affaires.
Une TCA avais-je dit, qui plus est et pourquoi pas, une TCA-sanction, non-déductible ni sur les comptes de l’entreprise, et surtout pas sur elle-même.
Dès lors, l’effet de contagion pourrait avoir un impact bien supérieur sur tout le tissu économique du pays et dépasser largement les 160 milliards d’assiette supposée ci-avant…

Eh bien jeunes-gens, c’est exactement l’effet recherché. Je vous explique.
Prenez deux entreprises qui commercialisent exclusivement du « boulon de 12 » sur tout le pays (on pourrait prendre n’importe quel autre bien ou service).
Elles se partagent le marché, parce qu’elles ne sont que deux à savoir faire (on caricature, la réalité est infiniment plus complexe, mais c’est pour être clair).
Elles font toutes les deux 10 M€ de CA. Mais l’une achète l’acier, mettons 5 M€, et fabrique sur place le boulon avec ses machines et son personnel. On va dire qu’elle n’a pas d’autres frais, mais qu’elle paye 100 K€ d’impôts et taxes, compte 100 K€ d’amortissement et dégage 100 K€ de bénéfice taxé à l’IS.
C’est qu’elle paye 3,55 M€ à ses salariés et 1,15 M€ de charges sociales (part patronale).
Sa concurrente n’a que 1 M€ de charges de personnel, plus 320 K€ de charges sociales (les frais de d’administration et commercialisation), les mêmes charges diverses et le même résultat (pour un total de 300 K€), c’est qu’elle importe le produit-fini emballé dédouané pour 8,38 M€.
En fait, ce n’est déjà pas vrai, parce que sa CVAE et sa CET (les impôts locaux des entreprises en remplacement de la taxe professionnelle) seront probablement plus faibles chez elle, mais passons.
Or, comme nous l’avions dit précédemment comme d’une hypothèse de travail, si avec les mêmes machines, les mêmes process de fabrication, les mêmes temps-œuvrés et les mêmes compétences, si c’est avec une main d’œuvre chargée deux fois moins chère (ou plus, mais retenons l’hypothèse), c’est que son produit est vendu 78 % de moins que celui du local…
Autrement dit, il en vend 1,78 fois plus pour un même CA de 10 M€…
Le produit de l’un est au prix d’1 € le sachet de douze, celui de l’autre à 0,56 €… et le marché en volume est donc de 2,78 millions de douzaine et ça ne se voit pas dans les comptes publics : Les « sachants » ignorent superbement.
C’est neutre.

Si vous rajoutez de la TVA, ça reste neutre.
Si vous y mettez une pincée supplémentaire d’impôt local, de taxe machin, sur la VA ou autre chose, c’est neutre ou marginal.
Si vous rajoutez de la cotisation sociale, le boulon-national va se faire bouffer et disparaître, sauf à se tirer de là et reprendre le modèle de son concurrent.
On appelle ça une « délocalisation ».
Notez que c’est ce qui est arrivé à bien des industries gauloisiennes du textile en passant par l’acier, le pneumatique et la godasse.

Notez aussi « l’effet-contagion » recherché : Si la bagnole de Sochaux ou des ateliers de Boulogne-Billancourt sortent qu’avec des boulons de douze made in ailleurs, des tôles en acier indien, des boîtes de vitesse Porsche allemandes, de l’électronique chinoise, des garnitures et selleries indiennes ou vietnamiennes, elle n’aura pas  le label « OFG » qui déclenche la CSPM et coûteront plus chères pour le consommateur gauloisien (et étranger à l’export).
Tenez, ils en sont là : Quand ils montent une « chignole » à Sochaux destinées au marché russe, ils la démontent à Montbéliard, l’exportent en pièces détachées à Moscou et la remontent sur place.
C’est authentique et savez-vous pourquoi ? Parce que les droits de douane (prohibés) russes sont de 30 % sur les automobiles importées, de 10 % sur les pièces détachées.
Bé avec la CSPM, ce mécanisme n’existe pas mais va obliger bien des entreprises à revoir tout de même leurs approvisionnements en « pièces détachées ».
Et les obliger à « les monter » sur le territoire avec de la main-d’œuvre locale (chargée, taxée localement) dégonflant les statistiques du chômage beaucoup plus certainement que la loi « El-Konnerie ».

On reprend l’exemple de nos entreprises fictives de « boulon de douze ». La première importe de l’acier hors du champ d’application de la CSPM. La seconde emporte des sachets de douze boulons de douze depuis ailleurs et prend en plein tête la CSPM au taux de 30 %. Son produit coûte désormais 87 centimes.
Eh oui, 56 centimes plus 0,168 € de CSPM, plus la TVA à 20 % sur les 16,8 centimes de TVA soit 3,36 centimes, égalent 76,16 centimes d’euro.
Il reste moins cher, certes et heureusement pour ses salariés gauloisiens, mais sur 10 M€ de CA, tout d’un coup il rapporte plus au Trésor public (la TVA : 59,8 K€) et il vient financer les régimes sociaux (« que le monde entier nous envie ») à hauteur de 299 K€.
Ça, c’est pour la théorie.

Celui qui paye, c’est le gauloisien de base qui pourrait faire la gueule en voyant le prix de sa chignole prendre 30 % de mieux : Il faut comprendre, puisqu’il n’a pas les moyens. Et puis il y en a un autre qui va faire la tronche. C’est son vendeur qui ne va plus vendre grand-chose et va crier famine, menaçant d’aller pointer à « Paul-en-ploie ».
Bien sûr.
C’est la raison pour laquelle il faut y aller « en douceur ». Première année d’un quinquennat, on annonce et on vote la CSPM.
Deuxième année, on met en place la mesure (les mentions obligatoires, l’intendance de contrôle, etc.), mais avec un taux zéro.
De telle sorte que les entreprises simulent, se préparent, fassent des choix, prennent des accords à monter en puissance ultérieurement, investissent, embauchent.
Troisième année : Entrée en vigueur effective de la CSPM au taux de 10 %.
Quatrième année, 20 %, cinquième : 30 %.
C’est exactement le temps qu’il faut pour que les conditions d’achat s’adaptent et toute l’intendance des entreprises, poussées à « relocaliser », se mette en place ; Un investissement sur plusieurs années de travail préparatoire.

Double objectif : Pas tant de faire rentrer de la recette nouvelle, mais de faire revenir de l’emploi manufacturier au pays.
C’est du chômage en moins des emplois, de la cotisation sociale (la classique), de la valeur à taxer (IR, CVAE, CET, TVA, IS) en plus.
C’est donc enfin de la recette publique à redistribuer, du pouvoir d’achat en plus, des outils de croissance et de compétitivité que nous avions perdu.
Et, cerise sur la gâteau, si c’est de la compétitivité de nos entreprises en plus, c’est donc à la fois des importations en moins, mais surtout des exportations en plus.

Là, vous le constatez, sans vouloir me jeter des fleurs et me couvrir de lauriers, c’est franchement assez génial.

mardi 25 avril 2017

Les surprises des urnes

Une fois de plus, planté… deux fois !
 
Mais de peu…
La première bonne surprise, c’était le niveau de participation à midi. Fort et comparable au scrutin de 2012. Les Gauloisiens se mobilisaient, là où tout le monde pensait qu’ils restaient indécis.
Ce qui signifiait que « Marinella-tchi-tchi » ne pourrait pas faire son hold-up redouté sur la République en passant dès le premier tour.
Ravi…
Restait à savoir contre qui elle serait opposée : « Fifi-le-souteneur » ou « Mes-Luches » comme beaucoup l’annonçaient, et elle avait encore ses chances au second tour.
J’étais à l’aéroport de Bruxelles et surfais sur le wifi local, prêt à une telle catastrophe.
 
Deuxième indice, le taux de change de l’Euro contre le Dollar : Favorable.
La perspective d’un second tour entre la « peste-blonde » et le « choléra-rouge » s’éloignait.
Mais cette poussée de l’Euro sur le Forex (qui ne ferme jamais) a été un peu terni par la Livre qui grimpe elle aussi…
 
Troisième indice, un coup de fil d’un pote parisien, qui n’a pas pu voter : Pas inscrit sur les listes de son nouveau domicile, déjà radié sur son ancien domicile.
Il me raconte, déprimé, qu’il y a un monde fou et qu’il dérangeait … comme ayant une existence « niée », effacée, désintégrée…
Une sorte de viol de lui-même.
Je lui conseille d’aller en mairie dès lundi matin avec ses justificatifs de domiciliation en main pour se faire inscrire avant le second tour.
J’ai déjà eu à vivre ce genre de délire, au moins une fois dans ma vie, et ça fait très mal à l’égo.
En ce qui me concerne, ça compensait le fait que je sais pertinemment « qu’on » vote pour moi au moins deux fois en « Corsica-Bella-Tchi-tchi », même si je n’y suis pour rien… 
 
Quatrième indice, mais seulement une fois arrivé à l’aéroport Marco-Polo : Les sites d’information ritaux, belges et helvètes confirment la forte participation et l’avance de « MacRond » sur « Marinella-tchi-tchi ».
Donc, une première fois planté : J’avais donné « Marinella-tchi-tchi » devant « Manu », eh bien on aura « MacRond » devant « La-Peine » !
 
Depuis et sur 97 % des bureaux de vote dépouillés, ça donne :
– 8.528.248 de bulletins pour le premier : C’est à peine croyable pour un type qui « n’existait pas » il y a seulement 18 mois !
– 7.658.854 pour « la blonde ». Il me semble qu’elle améliore son audience dans les foules réactionnaires en délire…
– 7.126.277 pour « Fifi-le-souteneur », à 532.577 voix derrière… Pas grand-chose, finalement, mais pas assez.
– 7.011.590 voix pour « Mes-Luches », l’insoumis soutenu par le PCF : À 19,6 %, c’est quasiment un score stalinien de la meilleure époque !
Il n’est qu’à 114.687 bulletins de « Fifi-le-souteneur » : Une pincée…
– 2.268.738 voix pour « Âme-mont », écololos ralliés en sus !
Une sacrée raclée pour un parti de gouvernement (merci à « Tagada-à-la-fraise-des-bois »…), qui sauve l’essentiel : Avec 6,3 %, le « P.soce » se fera rembourser le prix de sa campagne par vos impôts !
Perso, je n’en reviens même pas pour avoir pu penser qu’il ferait le double.
C’est dire si les « sortants », plus personne n’en veut.
Mais à ce point-là, tout de même…
– 1.689.666 pour « Du-Pont-Gnan-gnan » qui n’aura pas le bonheur avec 4,7 % des suffrages de « renter dans ses frais »…
– « Le Lassalien » qui fait fort pour arriver en 7ème position avec 433.992 voix : C’est mon second « plantage » !
J’avais annoncé à la Terre entière que j’avais un don pour soutenir le loser… Pas de chance, il y en a encore derrière : « Poux-toux » avec 392.444 voix, « As-Linoléum » avec 329.935 bulletins, « Nath-Art-Tau » avec 231.656 et « Cheminable » qui ne décroche pas de la voiture-balai avec 65.073 voix.
Notez que lui il améliore 13 fois son meilleur score.
Tous les espoirs lui sont permis : À ce rythme-là, peut-être que dans 50 ans, il parviendra à se hisser au premier rang…
 
Autre « plantage », mais là il s’agit des sondeurs, l’abstention grimpe à 22,7 % (contre 16,2 % en 2007 et 20,5 % en 2012).
Et ces abstentionnistes interrogés par Ipsos/Sopra Steria citent plusieurs raisons pour expliquer leur choix. Quelque 41% des sondés qui ne se sont pas rendus aux urnes jugent que « les hommes et les femmes politiques (les) ont trop déçus ».
On peut comprendre…
Par ailleurs, 20 % des abstentionnistes interrogés estiment que « quel que soit le résultat de l’élection (…), cela ne changera rien ».
Ce qui est faux et on va voir (une autre fois) les suites à envisager.
Et presque autant (19 %) jugent qu’« aucun des programmes des candidats ne paraît convaincant ». Là, oui, je veux bien l’entendre…
Un tiers des sondés avaient l’intention d’aller dans un bureau d’abord par « devoir civique », mais sans avoir été véritablement convaincus par un candidat. Enfin, 15 % des votants voulaient « empêcher qu’un candidat soit présenté au second tour ».
Je suis content de moi : Un tiers ne voulait donc pas passer pour un « âne de Buridan » !
Quant au « vote utile », il représenterait une personne sur 6,6.
 
On retiendra également la faillite de l’exploitation des « signaux-faibles » sur internet notamment qui donnaient « Fifi-le-souteneur » derrière « Marinella-tchi-tchi ».
Il est bien derrière, pas très loin, mais une fois de plus, personne n’avait vu que tout le monde se ferait doubler par le premier canasson venu de si loin dans la dernière ligne droite.
Fort drôle, finalement !
 
Ceci dit, la première de mes grandes interrogations, c’est quand même le score de « Fifi-le-souteneur ». Il y a presque 17 millions d’électeurs qui se sont déplacés qui sont « le peuple de droâte ».
Et il n’y en a qu’un seul, d’extrême-droâte qui se qualifie.
Euh…, ils sont où les 3 millions qui ont qualifié konnement « Fifi-le-souteneur » à la primaire ?
Plus exactement, ils viennent d’où au juste ? Qui étaient-ils ?
Comment se fait-ce que 4 millions de participants à la primaire de « droâte & du centre » ne se retrouvent que seulement 7 millions devant la première haie ?
Et alors, et les sympathisants, ils seraient moins nombreux que les types qui s’étaient déplacés l’année dernière pour départager « Juppette » de « Fifi-le-souteneur » ?
Le boulot des militants est-il toujours aussi nul ?
La « machine à perdre » s’était-elle remise en marche ?
J’en suis tout retourné, figurez-vous…
Ou alors, c’était déjà un scrutin « sous influence ».
Bref, il va y avoir du boulot pour rebâtir tout ça : Merci « Bling-bling » !
 
« En Marche ! », justement, le futur vainqueur du second tour…
Auquel se rallieront tous les opportunistes, du centre, certes, mais des écololos et même du « P.soce » qui part en morceau : Chez eux la « reconstruction » sera plus « naturelle », même si ça va être compliqué !
Comme tout cela est si curieux…
Il faut dire que la campagne électorale a été jugée sévèrement par les sondés.
Près des deux tiers d’entre eux l’ont jugée « pas intéressante » contre seulement 8 % qui l’ont trouvée « très intéressante ». Et les électeurs de « Mes-Luches » sont les plus cléments (46 % ont apprécié l’intérêt de la campagne), quand ceux de « Du-Pont-Gnan-gnan » étaient les plus critiques (29 %).
Mais tous les deux retournent aux oubliettes, incapables de réagir le soir même aux questions des journalistes quant à leurs consignes de vote…
Elles sont pourtant logiques et j’ai attendu longtemps dans mes pots-de-peinture pour avoir le mot de la fin devant mon poste branché sur « Transe24 ».
Mais rien.
 
Il va falloir y revenir : Non seulement la campagne n’a jamais été comme aucune autre, mais, même si « la discrète influence » devient de plus en plus patente, manifestement elle est multiple et elles sont contradictoires, antagonistes.
On peut prendre le pari de la réussite de « MacRond ».
Un « d’jeune », qui avait 13 ans – un gamin imberbe – en 1991 (Opération tempête du désert, pour les incultes)…
Il nous a assez dit qu’il n’était pas l’héritier de « Tagada-à-la-fraise-des-bois » et de ses compères et complices « soces », même si il a été mis en avant, le pied à l’étrier, par le sérail du président sortant.
Or, ce dernier se sentait « pieds et mains liées » face aux puissances d’argent, son ennemi déclaré au Bourget : Il l’a assez démontré tout-au-long de son quinquennat.
« MacRond », c’est les « puissances d’argent », plutôt de « centre-gôche ».
Pas incompatible en soi.
Sont-ce celles-là qui veulent mettre fin à un quart de siècle de « silence-honteux », l’omerta qui couvre les carambouilles de « Mythe-errant » de l’époque ?
 
Je n’en serai pas trop étonné, finalement. Mais ça reste à voir et on appréciera avec ce filtre la composition de la première équipe gouvernementale, dans l’attente des législatives.
De toute façon, ça ne pouvait pas être les équipes des « Républicains-démocrates », enfermées elles-aussi dans le « secret des affaires ».
Ni « Bling-bling » qui a « lavé » dans son « grand-emprunt » de 2009, comme on le lui avait demandé, les fonds détournés et récupérés plus tard ;
Ni « Fifi-le-souteneur » qui se tait tranquillement contre la paix dans son petit-business de carambouilles « entre amis » et en famille ;
Ni « Juppette », ami du « Chi », qu’il fallait exploser l’un et l’autre, le premier notamment parce qu’il a co-présidé la commission d’utilisation des fonds du « grand-emprunt » précité : Forcément, ayant oublié d’être né-kon, il a dû comprendre comme « Roro-Card », son autre co-président.
 
Bref, on élimine la « bande du Chi » (que les administrations « Boubouche » et « Haut-Bas-Mât » n’ont jamais supporté), « Bling-bling » d’abord, « Juppette » ensuite, on en fait autant chez les « soces » pour ne retenir que le plus nul, et on monte en puissance un « tout-neuf » encore aux ordres, « Mac-Rond », encore assez jeune pour laisser croire qu’il n’est pas trop sali par les affaires et qui va remettre de l’ordre… « sur ordre ».
Venu du monde de la phynance après avoir été formé à l’ENÂ, il lui faut blanchir un peu sous le harnais « au château », aille se servir dans les dossiers du ministère pour bien comprendre, et prendre son envol à partir de rien.
 
Jeunes-gens !
Je tiens enfin mon scénario de l’été prochain…
Mais va falloir que je le complique à souhait pour ne pas me faire fusiller au carrefour d’un canal vénitien.
Mais ça se tient.
Merci d’être passé pour m’éclairer !