Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

samedi 3 février 2018

L’abus de droit en matière fiscale.

L’article L. 64 du LPF stipule que :


« Afin d’en restituer le véritable caractère, l’administration est en droit d’écarter, comme ne lui étant pas opposables, les actes constitutifs d’un abus de droit, soit que ces actes ont un caractère fictif, soit que, recherchant le bénéfice d’une application littérale des textes ou de décisions à l’encontre des objectifs poursuivis par leurs auteurs, ils n’ont pu être inspirés par aucun autre motif que celui d’éluder ou d’atténuer les charges fiscales que l’intéressé, si ces actes n’avaient pas été passés ou réalisés, aurait normalement supportées eu égard à sa situation ou à ses activités réelles. »
C’est la munition nucléaire de l’administration fiscale contre le kontribuable qu’elle juge indélicat (avec pénalités d’assiette + de recouvrement à des taux prohibitifs) !


Une fois la procédure lancée par l’administration fiscale, il y a toutefois plusieurs parades : 1/ S’abriter derrière une « doctrine administrative » opposable à l’administration (tant que cette doctrine n’est pas rapportée : Art. 80 A et suivants du LPF, dont la procédure dite du « rescrit ») ; 2/ Tenter de faire valoir son point de vue devant le comité de « l’abus de droit-fiscal » (même art. L. 64 du LPF) ; 3/ Avoir le bol de bénéficier du silence de l’administration (art. L. 64 B du LPF).
Une source du droit fiscal positif passionnante et parfois méconnue…
Notons au passage que « l’abus de droit fiscal » n’a absolument aucune conséquence dans tous les autres domaines du droit (une des raisons qui font considérer le droit fiscal comme une « branche-mineure » du droit).
Les actes constitutifs restent valables, valides et opposables à la Terre entière et son humanité prise dans sa totalité : C’est juste le coût fiscal de l’opération qui change radicalement (la raison pour laquelle je considère que c’est la branche du droit la plus importante : Combien ça coûte de faire comme ça ou autrement ?)
Passons.

Séance du 5 octobre 2017 : Avis n° 2017-10


Un couple légitime détenait deux SCI assujetties à l’impôt sur les sociétés, l’une propriétaire d’un immeuble donné en location, la seconde n’ayant initialement pas d’actif. Les parents s’étant reproduits, ils ont consenti à leurs enfants majeurs une donation portant sur l’intégralité des parts de la société détenant l’immeuble.
Puis, la seconde SCI a souscrit un emprunt bancaire pour racheter ces parts aux donataires.
Une façon comme une autre de fournir un crédit aux gamins à la charge exclusive des parents.
Seulement voilà, personnellement, pour la suite des opérations, je conseille toujours d’attendre « un délai raisonnable ».
J’entends au moins 24 mois, et quand c’est possible 30 à 36. Le mek qui fait une « actualisation » de son patrimoine le 25ème mois d’une opération « d’optimisation », il va avoir du souci, tôt ou tard, sauf à « blinder » l’opération avec un rescrit et quelques expertises à l’appui.

Or, dans le cas Madame et Monsieur X, ils ont la drôle d’idée, à compter de l’exercice suivant, de constituer un groupe d’intégration fiscale avec leurs deux SCI.
Fiscal, avec IS qui va permettre de déduire les intérêts d’emprunt de la seconde SCI sur les résultats de la première à l’actif racheté aux gamins.
Évidemment, l’administration en a un hoquet généralement générateur d’AVC compulsif…

Elle soutenait que les donateurs n’avaient jamais entendu se départir des titres transmis et que ces opérations avaient pour seul objectif de générer des frais financiers imputés sur le résultat du groupe fiscal et, ainsi, sur les loyers perçus par la SCI.
C’est vrai que personnellement j’aurai plutôt fait une réunion de toutes les parts de la SCI supportant l’emprunt dans les seules mains de celle soumise à l’IS, hors droit de mutation comme dans toutes « TUP » (Transmission Universelle de Patrimoine), d’autant que la valeur de la seconde SCI avec son passif ne devait pas être très significative. Quoiqu’il n’est pas certain que ça n’aurait pas fait s’étouffer l’IP (Inspecteur Principal) du service compétent…
30 mois plus tard, il n’y aurait pas eu de souci.

En l’espèce et de façon plus générale, selon l’administration, il existerait une quasi-présomption d’abus dans toutes les situations où une société emprunterait pour acquérir auprès d’une personne physique qui la contrôle un bien générateur de revenus : Il s’agit de se méfier…


Affaire n° 2017-10 concernant la SCI A


M et Mme X ont créé le 28 novembre 2001 la société civile immobilière (SCI) J  dont ils sont les deux seuls associés, chacun détenant la moitié du capital social composé de 152 parts. Cette société est propriétaire d’un immeuble qu’elle donne en location à la société civile professionnelle (SCP) X, titulaire d’un office notarial, dont le dirigeant et principal associé est M. X qui y exerce son activité professionnelle. La SCI J relevait à l’origine du régime fiscal des sociétés de personnes prévu à l’article 8 du code général des impôts. Elle a opté, à compter du 1er janvier 2004, pour l’assujettissement à l’impôt sur les sociétés.


M et Mme X ont créé le 3 février 2009 la SCI A, dont ils sont également les deux seuls associés et se partagent à parité le capital social. Cette société relève, lors de sa création, du régime fiscal des sociétés de personnes. Elle n’est propriétaire d’aucun immeuble et n’exerce aucune activité opérationnelle. Elle opte, à compter du 1er janvier 2012, pour l’assujettissement à l’impôt sur les sociétés.


Le 20 juin 2012, M et Mme X effectuent au profit de leurs trois enfants majeurs une donation- partage portant sur l’intégralité des 152 parts de la SCI J pour une valeur globale de 830.000 euros, soit 5.460,52 euros par part.


Le 31 août 2012, chacun des trois enfants fait donation en pleine propriété à ses parents d’une part de la SCI J au prix de 5.460,52 euros. Le même jour, les trois parts de la SCI J au prix de 5.460,52 euros. Le même jour, les trois enfants vendent en pleine propriété la totalité des 149 parts restantes à la SCI A pour un montant total de 830.000 euros, soit 5.570,46 euros par part.


L’acquisition des parts par la SCI A est financée par un emprunt bancaire d’un montant de 830.000 euros. Cet emprunt, d’une durée de 12 ans, est consenti à un taux de 3,80 % l’an. Il est garanti par une caution solidaire de M et Mme X et par une caution hypothécaire de la SCI J. Afin de rembourser l’emprunt contracté par la SCI A, qui n’a ni recette et ne dispose d’aucune disponibilité bancaire, la SCI J lui verse chaque mois en compte courant les sommes nécessaires.


À compter du 1er janvier 2013, la SCI A et la SCI J constituent un groupe fiscalement intégré au sens des articles 223 A et suivants du code général des impôts. La SCI A est tête de groupe de cette intégration fiscale.


L’administration a procédé à une vérification de comptabilité de la SCI A portant sur les exercices clos le 31 décembre des années 2013 et 2014. Elle a relevé que cette société, dépourvue de chiffre d’affaires, avait comptabilisé parmi ses charges fiscalement déductibles les intérêts financiers et les frais d’assurance afférents à cet emprunt bancaire de sorte qu’elle avait déclaré des résultats fiscaux déficitaires venant s’agréger aux résultats d’ensemble du groupe fiscalement intégré, ce qui a eu pour effet de les rendre déficitaires.


L’administration a mis en œuvre la procédure de l’abus de droit fiscal prévue à l’article L. 64 du livre des procédures fiscales et, par une proposition de rectification du 20 juin 2016, a rejeté l’intégralité des déficits déclarés par la SCI A, en tant que société intégrée. Selon l’administration, les actes et les contrats auxquels M et Mme X, la SCI A et la SCI J ont été parties en 2012 (donations, vente, emprunt bancaire) ont constitué ensemble une opération à but exclusivement fiscal dès lors que celle-ci n’a eu pour seul but que de permettre la prise en charge des frais financiers de l’opération par une structure fiscalisée eu égard à leur enchaînement constitué, d’une part, par la donation des titres de la SCI J pour une somme de 830.000 euros, d’autre part, par leur revente deux mois plus tard par les donataires à la SCI A, société dépourvue d’activité ayant opté le 1er janvier 2012 pour l’assujettissement à l’impôt sur les sociétés, et enfin, par la souscription par cette société, d’un emprunt de même montant afin de financer cette acquisition.


L’administration fait valoir que cet enchaînement a eu pour conséquence de générer un déficit constitué des intérêts de cette dette, lequel, en raison de la décision des sociétés J et A de se constituer à compter du 1er janvier 2013 en un groupe fiscalement intégré, a pu être imputé sur les bénéfices dégagés par la société J, représentés par les loyers perçus au titre de l’immeuble que celle-ci donne en location à la société civile professionnelle dans laquelle M. X exerce son activité de notaire.


Le Comité a entendu ensemble le contribuable ainsi que le représentant de l’administration.


Le Comité relève, en premier lieu, que l’administration ne conteste pas l’intention libérale de M. et Mme X en faisant donation initialement des titres de la SCI J pour une valeur de 830.000 euros à leurs trois enfants. Il relève que, si 149 des 152 titres donnés ont été cédés par les intéressés à la SCI A, dont les parts sont intégralement détenues par leurs parents, le produit de cette cession, s’élevant également à 830.000 euros, a effectivement été versé aux enfants, ce qui traduit un dépouillement irrévocable des parents à leur profit.


Le Comité constate, en deuxième lieu, que l’administration ne conteste pas davantage la cession des titres à la SCI A, le financement par emprunt de l’acquisition de ces titres ayant eu pour conséquence de dégager un résultat déficitaire.


Le Comité considère, en troisième lieu, que le seul fait pour des sociétés d’opter pour le régime de l’intégration fiscale, régi par les articles 223 A et suivants du code général des impôts, ne saurait par lui-même caractériser un abus de droit. Il relève que l’administration ne conteste pas que les conditions prévues pour opter pour ce régime étaient remplies.


Le Comité estime, en quatrième lieu, qu’en l’absence de contestation par l’administration de la donation des titres à l’origine du dispositif mis en œuvre, les opérations mentionnées ci-dessus, même prises ensemble, ne peuvent constituer des actes qui auraient été conclus à seule fin, dans un but exclusivement fiscal, de permettre, grâce au régime de l’intégration fiscale, la déduction par la SCI A des intérêts de l’emprunt ayant permis de remplacer dans le patrimoine des donataires des titres par des liquidités.


En conséquence, le Comité émet l’avis que l’administration n’était pas fondée, en l’espèce, à mettre en œuvre la procédure d’abus de droit fiscal prévue à l’article L. 64 du livre des procédures fiscales.


En bref, le Comité constatant l’absence de fictivité des opérations critiquées, ainsi que le fait que l’intention libérale des parents envers leurs enfants était bien établie puisque les donataires avaient conservé le produit de la cession et que, de plus, le recours au régime de l’intégration fiscale n’était pas par lui-même abusif, il ne pouvait qu’en conclure, pour se conformer au texte de loi, qu’il n’y a donc aucun motif à requalification…
Accessoirement, le Comité confirme ainsi que les contribuables ont la faculté de donner un bien préalablement à sa cession, y compris à une entité détenue par les donateurs. Il semblerait qu’une telle cession aurait valablement pu être réalisée nonobstant l’absence de toute donation.

Bien évidemment, dans cette affaire, le Service a décidé de ne pas se ranger à l’avis émis par le Comité : Si l’administration n’entend pas contester l’intention libérale des intéressés, elle ne peut que constater que les donateurs n’ont jamais entendu se départir irrévocablement des titres concernés, récupérés en moins de trois mois, tout en imputant le coût du financement de la donation sur leur revenu professionnel !
Une façon comme une autre de réduire ses impôts…

Deux remarques :

– Vous aurez noté que le sieur X… est un notaire en plein exercice (celui qui rédige la loi entre les parties en faisant métier de faire des « actes authentique », comme un juge en a le pouvoir régalien).
Autrement dit un professionnel du droit patrimonial (et fiscal), une de ses compétences exclusives quand il s’agit d’immeuble, avec le droit des familles (qui ont un patrimoine).
Pas très doué de se faire choper la main dans le pot de confiture : En conséquence, on lui gardera le bénéfice de l’anonymat…

– C’est une opération de vente à soi-même, dont je vous avais déjà dit que j’en faisais un peu de « beurre » (dans une vie antérieure) parfaitement valable d’un point de vue juridique et même fiscal.
Mais là, elle est doublée d’une donation aux gamins : Pas de problème, les droits ont été payés (raison pour laquelle l’administration ne la conteste pas).
Mais franchement, de vous à moi, il aurait quand même été plus simple de se « vendre à soi-même » l’immeuble professionnel, d’emprunter à cette occasion et de faire la donation des sommes recueillies et non pas de passer par une SCI-bis.
Vous me direz, dans les deux cas, il y aurait plus-value imposable au moment de la cession.
Sauf que dans un cas, elle est soumise à l’IS au taux du long-terme (hors les amortissements repris comme d’une plus-value à court terme), plus un IR à prévoir sur la distribution d’un dividende (de société soumise à l’IS) et que dans celui retenu, il n’y en pas eu.
Et pas de plus-value non plus sur la rétrocession de l’actif par les gamins.
Là, c’est probablement ce qui sera jugé abusif par un tribunal…
Sauf que c’est désormais à l’administration d’en apporter la preuve juridique, pas au kontribuable qui va devant le tribunal de l’impôt avec une présomption en sa faveur.
Passionnant, vous ai-je dit !

Bonne journée à toutes et tous !

I3

vendredi 2 février 2018

Le monde appartient à ceux dont les ouvriers se lèvent tôt.

Suite des aventures de Jean-Marc


Une petite énigme facile pour commencer ?
Quel animal peut changer de sexe en moins de 5 secondes ?
Réfléchissez bien avant de raconter n’importe quoi…


Jean-Marc et Jean-Paul :
« – Je vois que ça va mieux avec ta femme !
– Qu’est-ce que tu dis là ?
– Je vous ai vu hier. Vous coupiez du bois ensemble pour la cheminée.
– Du bois ? On partageait les meubles. »


Un marin rentre à la maison après six mois en mer.
Bien entendu, le couple se lance dans une partie de jambes en l’air…
Tout à coup, un courant d’air fait claquer une porte quelque part dans la maison !
Le marin dit, sans y penser :
« – Ça doit être ton mari qui rentre à la maison !
– Non ne t’inquiète pas, il est en mer pour 6 mois… »


Jean-Marc arrive chez son vieux copain Jean-Christophe à l’improviste, et demande à passer la nuit chez lui.
Jean-Christophe l’accueille, mais est désolé de ne pouvoir lui offrir une chambre pour lui seul.
Il lui dit :
« – Tu peux dormir dans le salon, ou tu peux dormir dans la même chambre que bébé.
– C’est bon, je vais dormir au salon. »
Le lendemain matin Jean-Marc va à la salle de bains et y rencontre une superbe jeune femme.
« – Bonjour, qui êtes-vous ?
– Je suis Béatrice Bonnet, mais vous pouvez m’appeler Bébé, et vous qui êtes-vous ?
– Le roi des cons ! »


Jean-Gédéon se présente devant St-Pierre et attend le verdict de ce dernier pour entrer au paradis.
St-Pierre semble circonspect et dit :
« – Jean-Gédéon, votre cas est délicat, car si c’est vrai que vous n’avez rien fait de mal au cours de votre existence, vous n’avez rien fait de bien non plus. Avez-vous l’impression d’avoir mené une bonne action, une fois dans votre vie ?
– Bien sûr ! Par exemple le jour où je m’étais perdu en voiture dans un quartier chaud de la ville et où j’ai vu cette horde de skinheads agresser une pauvre jeune fille. Je suis descendu de ma voiture, j’ai pris mon démonte-pneu et j’ai couru vers ces sales types. Ils devaient être une vingtaine et quand ils m’ont vu arriver avec mon démonte-pneu, ils ont tout de suite laissé partir la fille… ça, c’est pas un acte héroïque, St-Pierre ? »
Le juge suprême réfléchit et dit :
« – C’est sûr, Jean-Gédéon, vous méritez le paradis… Mais je ne vois pas trace de cet évènement dans les archives vous concernant. Quand est-ce arrivé ?
– Ohhh… Il y a à peine deux ou trois minutes… »


Au lendemain d’un meeting d’aviation, en classe de CM2, l’institutrice pose des questions à ses élèves.
« Alors les enfants… À quoi avez-vous pensé en voyant descendre les parachutistes ? »
Jean-Émile, un bon élève, répond :
« – Je pensais à de grands champignons, madame…
– Très bien. »
Jean-Louis, un autre bon élève, poursuit :
« – Moi, je pensais à de grands parapluies tout blancs…
– Bravo. »
Puis l’institutrice s’adresse au petit Jean-Marc qui somnole près du radiateur au fond de la classe :
« – Et toi Jean-Marc, à quoi pensais-tu en voyant descendre les parachutistes ?
– Moi ? À une fille à poil.
– Mais je ne vois pas le rapport ? » fait l’institutrice.
« En fait… Moi non plus… Mais, je ne pense qu’à ça… »


Germaine marche sur le trottoir avec sa petite-fille de 4 ans.
Tout à coup, sa fille se penche pour ramasser quelque chose sur le sol et s’apprête à le mettre dans sa bouche.
Germaine lui ai alors dit qu’elle ne devait pas faire ça.
« Pourquoi ? » demanda-t-elle.
« Parce que c’est sale et probablement plein de microbes. »
À ce moment-là, la petite fille de Jean-Marc regarde avec de l’admiration dans ses yeux et dit :
« – Wow ! Comment connais-tu toutes ces choses ?
– Euh… Toutes les mamans et d’autant mieux les grands-mamans savent ces choses… Hum… C’est dans le test de la maman. Tu dois savoir ces choses, sinon ils ne te laissent pas devenir une maman.
– Oh… »
Elles ont continué à marcher en silence pendant 2 ou 3 minutes, mais la petite-fille de Germaine réfléchissait évidemment à cette nouvelle information.
« Ça y est, j’ai compris ! » s’écria-t-elle soudainement. « Quand tu échoues au test des mamans, c’est là que tu deviens le Papa ! »


Ah, les vieillardes…


Les progrès de la médecine ont permis à une femme de 85 ans de donner naissance à un enfant. Toute la famille de la nouvelle maman se réunit pour fêter la naissance.
Enthousiastes, ceux qui arrivent les premiers demandent :
« On peut voir le bébé ? »
Et la mère leur répond :
« Pas encore… Attendez un peu… »
Un autre groupe se présente à la porte avec des gerbes de fleurs et réclame :
« On peut voir le bébé la 7ème merveille du monde ? »
La mère répond :
« Pas encore… Soyez patient… »
Lorsqu’un troisième groupe de visiteurs débarque à son tour, on commence à se sentir à l’étroit dans l’appartement.
L’une des personnes s’adresse alors à la mère :
« – Mais enfin, quand va-t-on pouvoir voir ton bébé ?
– Vous le verrez quand il pleurera…
– Mais pourquoi pas avant ?
– Parce que j’ai oublié où je l’ai mis… »


Un routier qui roule depuis un bout de temps a envie de soulager sa vessie depuis un bon moment.
Trouvant donc un endroit approprié et sombre, il se dit qu’il serait tranquille pour faire ce qu’il a à faire.
Pas de flic à l’horizon… Il descend de son camion et commence donc à uriner.
À ce moment, il entend des petits pas sur le sol. Il se retourne et voit une dame âgée qui se dirige vers lui en lui disant :
« S’il vous plait, Monsieur, cela fait si longtemps, laissez-moi en tenir une ! »
Le routier complètement abasourdit par les propos de la dame rougit d’abord et lui dit :
« Mais enfin Madame, vous ne voyez pas ce que vous me demandez là ? »
La vieille dame poursuit :
« Oui je sais, mais ça fait tellement longtemps ! »
Alors le routier se dit que, ma foi, c’est une dame âgée après tout, si ça peut lui faire plaisir…
Il la laisse faire.
Puis, la dame poursuit :
« S’il vous plait, Monsieur puis-je tenir l’autre aussi. »
Le type se dit qu’au point où il en est…
Et c’est alors que la dame s’est écriée très fort en les claquant l’une contre l’autre : « JE NE VEUX PAS QU’ON FASSE PIPI SUR MES ROSIERS !
JE-NE-VEUX-PAS-QU’ON-FASSE-PIPI-SUR-MES-ROSIERS !  »


Parmi les « revenues » (de plus en plus nombreuses) du moment :


À l’hôpital, une infirmière d’âge mûr rencontre une jeune infirmière :
« Je viens d’installer un marin dans la chambre 211. Je n’ai jamais vu ça ! Il est tatoué partout… même que sur le pénis, c’est écrit Swan !! »
La jeune file vers la chambre 211. Elle en ressort une bonne demi-heure plus tard.
La première la questionne.
« – Alors, as-tu vu ça ?
– Oui, c’est pas croyable… mais tu t’es trompée. Sur le pénis c’est pas marqué Swan, mais Saskatchewan ! »
(Je ne me rappelle plus du nom de l’originelle)


Une société de programmation décide d’y aller d’une première : Cinq cannibales viennent d’être embauchés en tant que programmeurs.
Lors de leur arrivée, le gestionnaire leur dit :
« Vous pouvez travailler ici, gagner beaucoup d’argent et manger dans la salle de pause-café, mais laissez les autres employés tranquilles. »
Les cannibales promettent de n’embêter personne.
Quatre semaines plus tard, le patron revient et leur dit :
« Vous travaillez très bien mais il nous manque une secrétaire. Est-ce que vous savez ce qu’elle est devenue ? »
Les cannibales répondent tous par la négative et jurent n’avoir rien à faire avec cette histoire.
Dès que le patron est parti, le chef des cannibales demande :
« Quel est le con parmi vous qui a bouffé la secrétaire ? »
Le dernier au fond répond d’une petite voix :
« C’est moi. »
Le chef des cannibales :
« Pauvre imbécile ! Depuis 4 semaines, nous ne bouffons que du gestionnaire pour que personne ne remarque rien, et toi il a fallu que tu bouffes la secrétaire ! »
(Bon celle-là, c’est l’adaptation d’une très ancienne, racontée par mon « papa-à-moâ-même » et remonte aux années 70 (du précédant millénaire) : L’histoire des deux lions errants dans Paris-sur-la-plage, un maigre, famélique et l’autre bien nourri. « Comment fais-tu pour trouver pitance dans cette jungle urbaine ? Oh moi, je me pointe à la centrale « Printemps-Prisunic » tous les matins, et je bouffe un cadre. Ils sont tellement nombreux qu’ils ne s’en aperçoivent même pas ! »)


Jean-Marc descend la poubelle (c’est bien tout ce qu’on peut demander à un homme). Arrivé au deuxième étage, il rencontre une superbe blonde (évidemment) qui lui dit :
« Viens chez moi, je vais te montrer des trucs, tu ne peux même pas imaginer. »
Il suit la fille forcément (c’est un homme tout ce qu’il y a de plus banal) et, en effet, pendant deux heures, elle lui sert un Kâma-Sûtra d’enfer.
Quand Jean-Marc revient à lui, la blonde lui demande ce qu’il va bien pouvoir inventer comme excuse pour sa femme, la Germaine, pauvre petite brune (vous savez, du genre à se moquer des décolorées).
« Tu as de l’ombre à paupières de couleur bleu » lui demande-t-il.
La blonde lui en donne, il s’en met au bout des doigts et remonte chez lui.
Germaine l’attend dans la cuisine, furax :
« – Tu peux me dire ce que t’as foutu pendant tout ce temps ?
– Ben voilà, la blonde du deuxième m’a invité chez elle. On a baisé comme des bêtes pendant deux heures. Quand j’y pense, je bande encore !
– Ne me prends pas pour une conne ! » hurle-t-elle. « Tu es encore allé au billard avec tes potes ! Tu as plein de craie sur les doigts ! »
(Une classique qui me fait toujours autant rire…)


Solution de l’énigme du jour : Le morpion, bien sûr !
(Un « classique »)


Bon week-end à toutes et tous !


I3

jeudi 1 février 2018

Naissance d’une étoile ?

Discours sur l’état de l’Union de « Trompe »


C’était avant-hier, mais, sauf à passer une « nuit-blanche » à défaut d’être « Debout » (ou « En Marche ! »), on n’en a su quelques bribes que dans la presse matinale du lendemain.
Rien à en retenir – un peu comme à Davos – car comme à son habitude il a mis en garde le bon-peuple contre toute « faiblesse » face aux rivaux des États-Unis et aux « régimes voyous », au premiers rang desquels il a placé la Corée du Nord dont les missiles nucléaires pourraient « très prochainement menacer » l’Amérique.
Personnellement, je croyais encore benoîtement que c’était déjà le cas…
Enfin passons. C’est leur problème, sans jamais omettre toutefois que sans « ces alliés-là » (et beaucoup d’autres), je parlerai probablement allemand et saluerai « à la romaine »… je ne sais pas qui !


Il aura appelé tous les Américains à « mettre de côté leurs différences » : « Ce soir, je veux vous parler (…) du type de pays que nous allons devenir. Nous tous, ensemble, comme une seule équipe, un seul peuple et une seule famille américaine. »
« Autour du monde, nous faisons face à des régimes voyous, des groupes terroristes, et des rivaux comme la Chine et la Russie qui menacent nos intérêts, notre économie et nos valeurs ».
Bon, « les pays de merde d’étron », les soupçons de collusion entre son équipe de campagne et le Kremlin il a préféré botter en touche et insister sur les moyens (militaires) d’assurer la « puissance » des États-Unis en votant les crédits nécessaires pour l’armée américaine, notamment pour « moderniser et reconstruire notre arsenal nucléaire » afin de « le rendre si fort et si puissant qu’il dissuadera toute agression ».
S’il savait comme c’est facile de jouer le coup de la « bombe sous le paillasson »… il ferait moins le fanfaron !
Même Ben Laden (pas celui des machines à laver…) lui en a déjà donné un petit-aperçu sans se déplacer de ses montagnes afghanes, il y a quelques années de ça.
Et c’était justement sans munition nucléaire…


Au passage, il aura étrillé ses autres bêtes noires du moment, du Venezuela à Cuba en passant par l’Iran (« l’Amérique se tient aux côtés du peuple iranien dans sa lutte courageuse pour la liberté »), et après avoir souligné qu’il « reste beaucoup à faire » contre le Califat en Irak et en Syrie (qu’ont-ils donc fait depuis tout ce temps ?), le président s’est longuement attardé sur la crise nord-coréenne : « Aucun régime n’a opprimé ses propres citoyens » aussi « brutalement que la dictature cruelle de Corée du Nord ».
Il « suffit de regarder le caractère vicieux du régime nord-coréen pour comprendre » l’ampleur du défi.
Ce faisant il prévient que « la faiblesse est la voie la plus sûre vers le conflit ». Il a ainsi mis en garde contre « la complaisance et les concessions », promettant de ne pas répéter « les erreurs des précédentes administrations », qu’il accuse régulièrement d’avoir trop longtemps fermé les yeux, permettant à Pyongyang d’accélérer sa course à la bombe atomique.
J’en toucherai un mot à mes potes coréens du sud : Ça pourrait les amuser d’imaginer un conflit « préventif » à quelques dizaines de kilomètres de leurs sites olympiques, tiens donc.
Et je ne vous dis pas non plus les crises de nerf à venir à Tokyo ou Pékin dans cette hypothèse…
Passons z’aussi.


Et alors, l’important ? Laisser ouverte la prison de Guantanamo ? Quelques précisions données sur sa réforme migratoire ? Son  plan de rénovation des infrastructures qui vise un total de 1.500 milliards de dollars ? Sa réforme fiscale, sa première grande loi passée fin décembre ? La construction du mur à la frontière avec le Mexique ? La fin de la loterie pour la carte verte ? Ou la restriction du regroupement familial ? La présence de dizaines de « dreamers » ? Les prochaines discussions pour éviter un deuxième  « shutdown » ?
Elizabeth Guzman, une représentante de Virginie née au Pérou, qui certes apportait une réponse démocrate en espagnol dénonçait ce président qui a « lancé un calendrier d'expulsions massives, insultant l'héritage de tous ceux qui ne lui ressemblent pas » ?
Mais non, vous n’y êtes pas !


C’est, tout d’abord, Joe Kennedy n° III, petit-neveu de John et petit-fils de Bobby (assassiné en 1968 lors de sa campagne aux primaires démocrates). 37 ans, cet ancien avocat spécialisé dans la défense des déshérités, élu du Massachusetts, a une vraie gueule de Kennedy (du plus beau « roux-irlandais ») et une tête nouvelle et télégénique.
Kennedy a le parfait CV. Comme son frère jumeau Matt, il a fait des études à Stanford et à Harvard. Joseph a un look de gendre idéal, bien élevé, sérieux, travailleur. Ses camarades de fac l’avaient surnommé « le laitier », car il ne boit pas d’alcool mais avale des litres de lait. Après Stanford, il part deux ans en République dominicaine dans les Peace Corps, une organisation humanitaire créée par son grand-oncle. Une expérience marquante. De retour aux États-Unis, il intègre Harvard pour ses études de droit et travaille à la défense des locataires modestes expulsés par leur propriétaire. C’est en collaborant à la revue Harvard Human Rights Journal qu’il rencontra sa femme, avec laquelle il a eu deux enfants. Procureur pendant quelques années, il est élu à la Chambre des représentants dans le Massachusetts en 2013.
C’est l’homme « qui monte » chez les Démocrates (qui se cherchent désespérément un leader) et sa désignation comme « contradicteur » du président si mal élu peut s’analyser comme un début de mise en orbite pour la présidentielle de 2020 qui a mis en avant la diversité du peuple américain, (« pays de migrants »), et a même prononcé plusieurs phrases en espagnol pour marquer leurs différences. En dehors du Massachusetts, où il occupe un siège de représentant, notez que c’était quasiment inconnu jusqu’à mardi soir.


Pourtant, son frère et lui ont été sous le feu des projecteurs très tôt avec, notamment, le divorce très médiatique de leurs parents lorsqu’ils avaient 9 ans. Les jumeaux ont également baigné dans la politique dès le berceau en participant aux campagnes de leur père et à celle de leur grand-oncle, le sénateur Ted Kennedy, en 2006. Joseph Kennedy n° III a toujours refusé de mettre sa famille en avant, même quand ses copains d’université l’y encourageaient pour draguer les filles ou pendant ses campagnes électorales. Dans un portrait du quotidien le Boston Globe, le jeune homme se décrit comme « assez ennuyeux ». Il fait profil bas depuis son arrivée à la Chambre, refuse, en 2014, la tête du comité chargé de la réélection des démocrates du Congrès, ne se montre guère dans les grands débats politiques ou sur les chaînes d’info.
Ça va probablement changer.
Car ces derniers mois, les Américains le voient davantage. Il a notamment critiqué le président et les républicains sur la réforme de la santé. Ses interventions sont devenues virales sur les réseaux sociaux. La plus célèbre, c’est sa diatribe contre Paul Ryan, le leader des républicains à la Chambre, qui avait qualifié le démantèlement d’Obamacare d’« acte de miséricorde » : « Acte de malveillance », répliqua Joe Kennedy lors d’une commission du Congrès.
C’est le recours des démocrates (et de « la famille ») depuis que Patrick Kennedy, le fils de Ted, membre du Congrès (1995 à 2011), a dû se retirer en avouant qu’il était bipolaire et avait des problèmes de drogue alors que son frère, Ted Kennedy Jr, reste sénateur du congrès local du Connecticut et n’ambitionne pas mieux, ayant laissé « son tour » à « Il-a-riz »…


Et puis une deuxième chose importante et pour le moins étonnante : Dans une ambiance pas vraiment « unitaire » avec des dizaines de femmes vêtues de noir, en hommage aux victimes de harcèlement sexuel, alors que d’autres portaient en autocollant un papillon, symbole des migrations et de soutien aux sans-papiers et qu’une vingtaine d’élus démocrates noirs ont arboré des accessoires au motif africain, en soutien aux « pays de merde d’étron », tous les regards étaient rivés sur la Première dame « Melania Trumpée ».
Contrairement à la tradition, elle n’est pas arrivée au Congrès avec son mari et en sera repartie seule, sans dire un mot à la presse…


Les rumeurs de tension au sein du couple sont alimentées par de récentes informations faisant état d’une liaison passée du milliardaire avec une star de l’industrie pornographique.
Pas besoin d’être né de la dernière pluie pour comprendre qu’avec Melania, ça ne respire pas l’amour fou. Et les récentes rumeurs d’infidélité ne devraient pas arranger les choses.
Surtout depuis la publication du livre « Fire and Fury » qui dévoile les « coulisses de la Maison-Blanche » et le comportement hallucinant du 45ème président des États-Unis.
Et si l’on croyait « qu’attraper les femmes par la chatte » foufounette était la pire chose que son mari pouvait faire, ce n’était malheureusement pas la seule : Outre sa distinction inégalable et le fait qu’il ait tenté de mettre les épouses de certains de ses amis dans son lit, le Président aurait également acheté le silence d’une de ses maitresses.
Celui-là, il faut lui présenter « Berlu-la-quéquette-sauvage-en-liberté » : Ils feront la paire et la tournée des bordels du monde entier aux frais de leurs contribuables respectifs, que ça nous floutera une paix royale !


Ainsi, pour ne pas que s’ébruitent les parties de jambes en l’air qu’il aurait partagées avec une star du porno répondant au doux nom de « Stormy Daniels » pendant que sa femme était enceinte de leur fils Barron, le Républicain, le cœur sur la main, lui aurait fait don de 130.000 dollars, comme l’a rapporté le Wall Street Journal.
Un nouvel affront pour la First Lady qui, comme l’a révélé ce lundi le New-York Times, a préféré annuler le voyage officiel à Davos (elle aura manqué) durant lequel elle devait accompagner son époux. Hors d’elle et furieuse après cette énième humiliation, elle a sauté dans un des avions présidentiels, direction leur résidence de Mar-a-Lago. Une escapade en Floride en solo, pour se prélasser et oublier sa détresse de femme « trumpée » quelques jours…


Moi, je vous le dis, ce gars-là, se croyant « tout permis », il va nous faire du « touche pas à ma cochonne » en veux-tu en voilà, tel que s’il n’est pas destitué – pour d’autres affaires, puisqu’il « fait le ménage » chez ses détracteurs – en 2020, il va se ramasser le gadin du siècle.
Plus que deux ans à patienter avant de rentrer en campagne.
À suivre, bien entendu, mais ça promet.