Perspectives 2026 sur les marchés boursiers
Comme chacun le sait, 2025 a été une année de records boursiers, marquée
par des épisodes de stress et une volatilité accrue. En grande partie grâce à
la baisse des taux : Il fallait bien recycler tout le pognon qui
dégoulinait de partout…
Mais l’année a également été secouée par des inquiétudes sur la cherté des valeurs liées à l’intelligence artificielle.
Et l’heure du bilan a sonné !
À l’échelle mondiale, l’indice MSCI World affichait environ + 19 % de
hausse en 2025.
S&P 500, USA : + 16 %
Nasdaq, USA : + 22 %
Euro Stoxx 50, zone euro : + 21 %
DAX, « Teutonnie » : + 21 %
Footsie, « Roastbeef » : + 18 %
Nikkei, « Nipponie » : + 24 %
La grande réussite de « Trompe-le-clown » et le début de son ère de richesse pour tous promise après son élection.
CACa 40, « Gauloisie-réfractaire » : Seulement + 10 % hors dividendes, + 13,5 % dividendes inclus, ou les « ratés Jupitériens », la faute notamment à « pas de budget ».
Cette année a aussi été marquée par de fortes hausses sur des places plus confidentielles.
À commencer par l’indice Koréen (du Sud), le Kospi, qui s’est envolé de + 67 %.
+ 45 % pour la Bourse Ibérique (malgré leurs crises politiques). + 29 % en « Ritalie » (bravo « Mélodie » !) malgré un budget voté à l’arraché dans la dernière ligne droâte.
2025 aura vraiment été un grand cru.
En 2025, les banques centrales ont petit à petit baissé leurs taux.
Côté « ricain », la Réserve fédérale est intervenue à trois reprises, ramenant son taux directeur dans la fourchette 3,50 %-3,75 %.
En zone euro, la BCE a également enclenché un mouvement de baisse, portant son principal taux à 2 %.
Mais 2025 n’a pas été un long fleuve tranquille.
Les marchés actions ont vécu deux principaux pics de stress : D’abord en mars-avril avec l’annonce des droits de douane « ricains ». « McDo-Trompe-le-clown » les a mis en scène lors du « Liberation Day ».
Les principaux indices boursiers ont alors cédé – 10 à – 20 % en quelques jours selon les places, avant de les reprendre tout aussi vite.
Et dans les mois qui ont suivi, l’administration « ricaine » a négocié avec ses partenaires des taxes inférieures à celles annoncées.
« L’art du deal » de « Trompe-le-clown » : D’abord frapper fort, puis négocier.
D’ailleurs, les négociations se poursuivent encore actuellement, notamment avec la Chine.
Plus tard, l’automne a été marqué par une phase de nervosité liée à la
bulle de l’IA.
Le mois de novembre a en effet connu une forte volatilité.
Un peu à l’image du printemps, les grands indices ont perdu – 5 à – 10 % avant de les reprendre en quelques séances : Encore un mouvement en « V ».
Et actuellement, à l’occasion de la « trêve des confiseurs », les grandes places mondiales évoluent de nouveau à proximité de leurs records historiques sur de faibles volumes.
L’intelligence artificielle était toujours le moteur des marchés, mais
elle a cessé d’être un chèque en blanc.
Les séances de décembre l’illustrent parfaitement : Après un regain d’optimisme lié à la dernière baisse de taux de la Fed, certaines valeurs technologiques ont de nouveau décroché (Oracle et Broadcom ont perdu plus de – 10 % en une seule séance), et les investisseurs ont opté pour une rotation vers des secteurs plus cycliques et comme les financières et les industrielles.
Le débat se cristallisait alors autour de la valorisation : Beaucoup d’experts tirent la sonnette d’alarme autour de la bulle en évoquant des valorisations stratosphériques et l’hyper-concentration des investissements entre quelques rares acteurs.
La moindre déception sur les perspectives ou les dépenses d’investissement peut déclencher des prises de bénéfices rapides sur certaines valeurs.
En somme, le « bilan boursier 2025 » tient en une tension entre
trois forces :
D’un côté, la baisse des taux a soutenu la hausse des actions.
De l’autre, la concentration et la valorisation du thème IA ont rendu la hausse fragile par moments, déclenchant des rotations sectorielles et des épisodes de volatilité.
Enfin, les facteurs (géo)politiques et commerciaux ont continué de donner le tempo par à-coups, sans casser la tendance de fond.
D’après les meilleurs analystes, ces trois forces resteront centrales en 2026.
On verra s’ils se plantent ou non, parce qu’ils n’avaient pas tous prévu une telle année 2025…
Traditionnellement les banques et bureaux d’études publient leurs
prévisions pour l’année à venir en fin d’année précédente : C’esst le
moment où il faut compter pour rendre des comptes. Donc on peut commencer à
faire des prévisions utiles tirées du passé récent.
Et globalement, cette année ils sont unanimes pour 2026 : La hausse des marchés actions va se poursuivre. Les anticipations sont assez variées et tablent globalement sur une hausse de + 7 % à + 15 % du S&P 500.
Les prévisionnistes anticipent que les valeurs technologiques devraient continuer d’afficher des résultats et des perspectives de bénéfices très solides (de l’ordre de + 10 % à + 15 %).
Certaines banques évoquent un risque de baisse de – 10 % du S&P 500.
Mais attention… le consensus a très souvent tort !
Presque toujours d’ailleurs…
Il faut toutefois compter sur une moyenne de progression du S&P 500 de + 10 % par an : Autant dire que les prévisionnistes ne prennent pas trop de risques en annonçant une telle progression d’une année à l’autre.
Et on a du mal à s’y retrouver dans ce petit jeu des anticipations qui n’a pas franchement un grand intérêt quand on prend un peu de recul.
D’autant qu’il y aura le même nombre de jours fériés qui tombent en semaine ouvrée qu’en 2025… La croissance ne sera donc assurée que par l’endettement général (particulier, entreprise et collectivités publiques) et les effets de l’inflation.
Car clairement, les marchés seront probablement chahutés plus que de
coutume sous l’impulsion de leviers positifs et négatifs à suivre en 2026.
Tout d’abord l’économie « ricaine » sera à suivre car elle devrait légèrement ralentir, avec une croissance autour de + 2 % seulement, un rythme jugé sain car il permettrait de contenir l’inflation tout en maintenant une progression solide des bénéfices des entreprises.
C’est ce qu’en disent les spécialistes : Mais ils se sont trompés avec leurs analyses des conséquences sur les marchés des décisions douanières de « Trompe-le-clown ».
Ils annonçaient une catastrophe, elle n’a pas encore eu lieu et les fondamentaux des mécanismes mis en place par l’administration « Trompe-le-clown » sont toujours là et font monter la température et la pression sur le pouvoir d’achat des « ricains ».
Les conséquences tardent, mais elles se réveilleront probablement brutalement : Plus on attend ces corrections, plus elles sont lourdes à porter.
En Europe, après plusieurs années difficiles, la situation devrait un peu
s’améliorer, probablement grâce à la « Teutonnie ». Berlin veut
relancer son économie par des investissements publics massifs dans les
infrastructures et sa défense.
Cette dynamique, combinée aux premiers gains de productivité liés à l’intelligence artificielle, devrait soutenir les bénéfices des entreprises européennes en 2026.
Pourrait seulement : Ça c’est le « consensus ».
Personnellement je constate que « Merdstz » aura mis le doigt dans une relance keynésienne, financée sur un avenir en pointillé (comme à chaque fois qu’il s’agit d’emprunter ce qu’on n’a pas et qu’on ne sait pas si on pourra le rembourser un jour, quitte prendre le risque de ruiner tout le monde, emprunteurs et prêteurs).
Mais peut-il faire différemment ? Probablement pas.
L’IA va peut-être apporter des gains de productivité, mais va surtout créer des poches de pauvreté, et là, ce sera le début d’une crise sociale qui restera durable.
Avec toutes ses conséquences politiques et financières…
Toutefois, comme en 2025, les banques centrales vont jouer un rôle moteur.
La hausse des actions est devenue si importante pour l’économie, notamment aux USA, qu’en cas de choc sérieux, les banques centrales interviendraient très rapidement pour éviter une récession.
Et c’est justement cette capacité d’intervention qui rassure fortement les investisseurs et qui finance leurs acquisitions à découvert.
Le problème, c’est que la BCE ne semble pas aussi réactive que la Banque d’Angleterre ou la Fed…
Enfin, l’évolution de l’ensemble des marchés en 2026 va grandement
dépendre de la tendance des taux d’intérêt. En la matière, de nombreux
prévisionnistes estiment que les baisses de taux sont terminées. C’est
probablement faux : Quand on a goûté à la drogue de « l’argent
magique », on a du mal à s’en passer.
« L’endettement des pays développés s’envole, même dans la très rigoureuse Allemagne, mais je ne vois nulle part de signes de résurgence de l’inflation ».
Ni de signes de rebond puissant de la croissance économique.
« La BCE devra encore baisser ses taux car il n’y a pas d’inflation en zone euro et notre croissance est atone. Quant aux États-Unis, le prochain patron de la Fed, aux ordres de Trump, va faire des « jumbo cuts », des baisses brutales de taux, dès son arrivée en mai 2026. »
Ça va donc être sportif…
Mais il n’y a pas que ça. Le scénario d’interventions des banques
centrales n’est pas sans danger. L’inflation reste plus élevée que souhaité
outre-Atlantique, limitant en théorie les marges de manœuvre de la Fed.
Si les baisses de taux sont limitées, les attentes des investisseurs pourraient être déçues, entraînant une chute du compartiment technologique.
Or, 2026 s’annonce comme une année de très forts besoins de financement, liés à la défense, à l’IA, à l’énergie et à la transition climatique, en plus des déficits publics déjà élevés.
La grande question est donc de savoir si les marchés pourront absorber tous ces besoins sans exiger des taux d’intérêt beaucoup plus élevés.
L’équilibre apparaît comme fragile !
Par ailleurs, certains signaux inquiétants apparaissent, avec des défauts
et des produits complexes (titrisation) rappelant de mauvais souvenirs,
notamment ceux de la crise des subprimes.
Et puis on parle souvent de l’un des principaux risques pour les marchés actions qui est l’explosion de la bulle de l’IA.
Sans parler de krach durable, une baisse de l’ordre à – 10 % à – 20 % pourrait être saine pour corriger certains excès, paraît-il….
Toutefois il faut se rappeler que l’IA est une véritable révolution industrielle et une tendance structurelle de long terme, amenée à se diffuser dans l’économie mondiale et dans notre quotidien.
Une explosion suivie d’un effondrement est possible sur les marchés boursiers, mais pas vraiment chez les ingénieurs et leurs clients.
Je vous rappelle mon post de dimanche dernier où je vous indiquais qu’Alphabet avait fait + 63 % depuis janvier 2024. Nvidia grimpait de + 34,8 % dans le même intervalle alors que Microsoft stagnait à + 15 %, Meta croissait péniblement de + 12,6 %, Apple végétait à + 9,2 % et Amazon fermait la marche avec + 3,6 %.
L’élément discriminant est très simple : Alphabet doit son succès à ses puces TPU développées en interne et taillées pour l’IA générative. Le groupe ne paie personne pour accéder à la puissance de calcul : Il la fabrique lui-même.
Nvidia – autre fabricant de puissance de calcul – conserve 92 % du marché des GPU avec 85 % de son chiffre d’affaires généré par les data centers. Pas les autres…
Alors que de son côté, OpenAI, qui dépend de tout le monde, affichait 8 Mds de pertes pour 12-13 Mds de revenus…
Il va donc y avoir des morts dans les mois qui viennent.
Enfin, « l’effet devise » va peut-être jouer un rôle
important : Si vous payez moins cher votre plein à la pompe, ce n’est pas
parce qu’il y a moins de taxe sur les carburants, au contraire, mais parce que
le brut est payé en dollars « ricains » et que celui-ci baisse comme
l’a toujours souhaité « Trompe-le-clown ».
En 2025, la forte baisse du dollar face à l’euro, autrement dit la forte hausse de l’Euro par rapport au dollar, a rappelé le risque de change aux investisseurs européens exposés aux actions « ricaines ».
Malgré la progression du S&P 500 en dollars, un investisseur tricolore a vu une grande partie de sa performance amputée lors de la conversion en euros, l’appréciation de l’euro réduisant mécaniquement la valeur des gains réalisés aux USA.
Et les grandes banques s’attendent à ce que cette baisse du dollar se poursuive en 2026, voire jusqu’à la fin du mandat de « Trompe-le-clown ».
Même si rien n’est plus difficile à anticiper que l’évolution des monnaies…
Mais avouez que cette dévaluation de facto de la monnaie
« ricaine » est appauvrissante pour tout le monde : Les stocks
perdent de leur valeur, les consommateurs « ricains » perdent en
pouvoir d’achat sur leurs importations de « tomates-corses », des
monnaies alternatives peuvent remplacer le dollar, et avec un euro fort, on
exporte moins bien mais importe bien mieux dans l’UE…
D’où des taxes qui ne disent pas ce qu’elles sont, mais un barrage aux « petits-colis » pour commencer, au « poids-carbone » pour suivre qui sont payées par le consommateur… tous les consommateurs !
En conclusion (provisoire) le principal enseignement de 2025 est que les
marchés peuvent rester globalement haussiers tout en devenant plus instables,
plus sélectifs et plus sensibles à la moindre déception.
En sera-t-il tout autant en 2026 ?
Pour ma part, et par la force des choses, je privilégierai donc le marché de la pierre là ou d’autres se réfugient dans les lingots d’or fin ou les cryptomonnaies (qui ont fait du yoyo en 2025 pour atteindre des records seulement quelques jours), dont la valeur aura presque doublé en un an… mesurée en dollar.
Pas des SCPI dont il est parfois difficile de sortir (et qui entrent dans le périmètre de l’IFI, raison pour laquelle j’en suis sorti) mais dans les SII cotées soumises à l’IS ou dans des lots en direct.
Mais alors en fuyant la location d’habitation et les bureaux, pour privilégier l’immobilier d’activité, commerce, industrie, transport, voire quelques carrés de vigne ou de plantations maraichères.
Un entrepôt, on en a toujours besoin et ça coûte assez peu cher à entretenir.
Pour
mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ
RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE «
NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Mais l’année a également été secouée par des inquiétudes sur la cherté des valeurs liées à l’intelligence artificielle.
Et l’heure du bilan a sonné !
S&P 500, USA : + 16 %
Nasdaq, USA : + 22 %
Euro Stoxx 50, zone euro : + 21 %
DAX, « Teutonnie » : + 21 %
Footsie, « Roastbeef » : + 18 %
Nikkei, « Nipponie » : + 24 %
La grande réussite de « Trompe-le-clown » et le début de son ère de richesse pour tous promise après son élection.
CACa 40, « Gauloisie-réfractaire » : Seulement + 10 % hors dividendes, + 13,5 % dividendes inclus, ou les « ratés Jupitériens », la faute notamment à « pas de budget ».
Cette année a aussi été marquée par de fortes hausses sur des places plus confidentielles.
À commencer par l’indice Koréen (du Sud), le Kospi, qui s’est envolé de + 67 %.
+ 45 % pour la Bourse Ibérique (malgré leurs crises politiques). + 29 % en « Ritalie » (bravo « Mélodie » !) malgré un budget voté à l’arraché dans la dernière ligne droâte.
2025 aura vraiment été un grand cru.
Côté « ricain », la Réserve fédérale est intervenue à trois reprises, ramenant son taux directeur dans la fourchette 3,50 %-3,75 %.
En zone euro, la BCE a également enclenché un mouvement de baisse, portant son principal taux à 2 %.
Mais 2025 n’a pas été un long fleuve tranquille.
Les marchés actions ont vécu deux principaux pics de stress : D’abord en mars-avril avec l’annonce des droits de douane « ricains ». « McDo-Trompe-le-clown » les a mis en scène lors du « Liberation Day ».
Les principaux indices boursiers ont alors cédé – 10 à – 20 % en quelques jours selon les places, avant de les reprendre tout aussi vite.
Et dans les mois qui ont suivi, l’administration « ricaine » a négocié avec ses partenaires des taxes inférieures à celles annoncées.
« L’art du deal » de « Trompe-le-clown » : D’abord frapper fort, puis négocier.
D’ailleurs, les négociations se poursuivent encore actuellement, notamment avec la Chine.
Le mois de novembre a en effet connu une forte volatilité.
Un peu à l’image du printemps, les grands indices ont perdu – 5 à – 10 % avant de les reprendre en quelques séances : Encore un mouvement en « V ».
Et actuellement, à l’occasion de la « trêve des confiseurs », les grandes places mondiales évoluent de nouveau à proximité de leurs records historiques sur de faibles volumes.
Les séances de décembre l’illustrent parfaitement : Après un regain d’optimisme lié à la dernière baisse de taux de la Fed, certaines valeurs technologiques ont de nouveau décroché (Oracle et Broadcom ont perdu plus de – 10 % en une seule séance), et les investisseurs ont opté pour une rotation vers des secteurs plus cycliques et comme les financières et les industrielles.
Le débat se cristallisait alors autour de la valorisation : Beaucoup d’experts tirent la sonnette d’alarme autour de la bulle en évoquant des valorisations stratosphériques et l’hyper-concentration des investissements entre quelques rares acteurs.
La moindre déception sur les perspectives ou les dépenses d’investissement peut déclencher des prises de bénéfices rapides sur certaines valeurs.
D’un côté, la baisse des taux a soutenu la hausse des actions.
De l’autre, la concentration et la valorisation du thème IA ont rendu la hausse fragile par moments, déclenchant des rotations sectorielles et des épisodes de volatilité.
Enfin, les facteurs (géo)politiques et commerciaux ont continué de donner le tempo par à-coups, sans casser la tendance de fond.
D’après les meilleurs analystes, ces trois forces resteront centrales en 2026.
On verra s’ils se plantent ou non, parce qu’ils n’avaient pas tous prévu une telle année 2025…
Et globalement, cette année ils sont unanimes pour 2026 : La hausse des marchés actions va se poursuivre. Les anticipations sont assez variées et tablent globalement sur une hausse de + 7 % à + 15 % du S&P 500.
Les prévisionnistes anticipent que les valeurs technologiques devraient continuer d’afficher des résultats et des perspectives de bénéfices très solides (de l’ordre de + 10 % à + 15 %).
Certaines banques évoquent un risque de baisse de – 10 % du S&P 500.
Mais attention… le consensus a très souvent tort !
Presque toujours d’ailleurs…
Il faut toutefois compter sur une moyenne de progression du S&P 500 de + 10 % par an : Autant dire que les prévisionnistes ne prennent pas trop de risques en annonçant une telle progression d’une année à l’autre.
Et on a du mal à s’y retrouver dans ce petit jeu des anticipations qui n’a pas franchement un grand intérêt quand on prend un peu de recul.
D’autant qu’il y aura le même nombre de jours fériés qui tombent en semaine ouvrée qu’en 2025… La croissance ne sera donc assurée que par l’endettement général (particulier, entreprise et collectivités publiques) et les effets de l’inflation.
Tout d’abord l’économie « ricaine » sera à suivre car elle devrait légèrement ralentir, avec une croissance autour de + 2 % seulement, un rythme jugé sain car il permettrait de contenir l’inflation tout en maintenant une progression solide des bénéfices des entreprises.
C’est ce qu’en disent les spécialistes : Mais ils se sont trompés avec leurs analyses des conséquences sur les marchés des décisions douanières de « Trompe-le-clown ».
Ils annonçaient une catastrophe, elle n’a pas encore eu lieu et les fondamentaux des mécanismes mis en place par l’administration « Trompe-le-clown » sont toujours là et font monter la température et la pression sur le pouvoir d’achat des « ricains ».
Les conséquences tardent, mais elles se réveilleront probablement brutalement : Plus on attend ces corrections, plus elles sont lourdes à porter.
Cette dynamique, combinée aux premiers gains de productivité liés à l’intelligence artificielle, devrait soutenir les bénéfices des entreprises européennes en 2026.
Pourrait seulement : Ça c’est le « consensus ».
Personnellement je constate que « Merdstz » aura mis le doigt dans une relance keynésienne, financée sur un avenir en pointillé (comme à chaque fois qu’il s’agit d’emprunter ce qu’on n’a pas et qu’on ne sait pas si on pourra le rembourser un jour, quitte prendre le risque de ruiner tout le monde, emprunteurs et prêteurs).
Mais peut-il faire différemment ? Probablement pas.
L’IA va peut-être apporter des gains de productivité, mais va surtout créer des poches de pauvreté, et là, ce sera le début d’une crise sociale qui restera durable.
Avec toutes ses conséquences politiques et financières…
La hausse des actions est devenue si importante pour l’économie, notamment aux USA, qu’en cas de choc sérieux, les banques centrales interviendraient très rapidement pour éviter une récession.
Et c’est justement cette capacité d’intervention qui rassure fortement les investisseurs et qui finance leurs acquisitions à découvert.
Le problème, c’est que la BCE ne semble pas aussi réactive que la Banque d’Angleterre ou la Fed…
« L’endettement des pays développés s’envole, même dans la très rigoureuse Allemagne, mais je ne vois nulle part de signes de résurgence de l’inflation ».
Ni de signes de rebond puissant de la croissance économique.
« La BCE devra encore baisser ses taux car il n’y a pas d’inflation en zone euro et notre croissance est atone. Quant aux États-Unis, le prochain patron de la Fed, aux ordres de Trump, va faire des « jumbo cuts », des baisses brutales de taux, dès son arrivée en mai 2026. »
Ça va donc être sportif…
Si les baisses de taux sont limitées, les attentes des investisseurs pourraient être déçues, entraînant une chute du compartiment technologique.
Or, 2026 s’annonce comme une année de très forts besoins de financement, liés à la défense, à l’IA, à l’énergie et à la transition climatique, en plus des déficits publics déjà élevés.
La grande question est donc de savoir si les marchés pourront absorber tous ces besoins sans exiger des taux d’intérêt beaucoup plus élevés.
L’équilibre apparaît comme fragile !
Et puis on parle souvent de l’un des principaux risques pour les marchés actions qui est l’explosion de la bulle de l’IA.
Sans parler de krach durable, une baisse de l’ordre à – 10 % à – 20 % pourrait être saine pour corriger certains excès, paraît-il….
Toutefois il faut se rappeler que l’IA est une véritable révolution industrielle et une tendance structurelle de long terme, amenée à se diffuser dans l’économie mondiale et dans notre quotidien.
Une explosion suivie d’un effondrement est possible sur les marchés boursiers, mais pas vraiment chez les ingénieurs et leurs clients.
Je vous rappelle mon post de dimanche dernier où je vous indiquais qu’Alphabet avait fait + 63 % depuis janvier 2024. Nvidia grimpait de + 34,8 % dans le même intervalle alors que Microsoft stagnait à + 15 %, Meta croissait péniblement de + 12,6 %, Apple végétait à + 9,2 % et Amazon fermait la marche avec + 3,6 %.
L’élément discriminant est très simple : Alphabet doit son succès à ses puces TPU développées en interne et taillées pour l’IA générative. Le groupe ne paie personne pour accéder à la puissance de calcul : Il la fabrique lui-même.
Nvidia – autre fabricant de puissance de calcul – conserve 92 % du marché des GPU avec 85 % de son chiffre d’affaires généré par les data centers. Pas les autres…
Alors que de son côté, OpenAI, qui dépend de tout le monde, affichait 8 Mds de pertes pour 12-13 Mds de revenus…
Il va donc y avoir des morts dans les mois qui viennent.
En 2025, la forte baisse du dollar face à l’euro, autrement dit la forte hausse de l’Euro par rapport au dollar, a rappelé le risque de change aux investisseurs européens exposés aux actions « ricaines ».
Malgré la progression du S&P 500 en dollars, un investisseur tricolore a vu une grande partie de sa performance amputée lors de la conversion en euros, l’appréciation de l’euro réduisant mécaniquement la valeur des gains réalisés aux USA.
Et les grandes banques s’attendent à ce que cette baisse du dollar se poursuive en 2026, voire jusqu’à la fin du mandat de « Trompe-le-clown ».
Même si rien n’est plus difficile à anticiper que l’évolution des monnaies…
D’où des taxes qui ne disent pas ce qu’elles sont, mais un barrage aux « petits-colis » pour commencer, au « poids-carbone » pour suivre qui sont payées par le consommateur… tous les consommateurs !
En sera-t-il tout autant en 2026 ?
Pour ma part, et par la force des choses, je privilégierai donc le marché de la pierre là ou d’autres se réfugient dans les lingots d’or fin ou les cryptomonnaies (qui ont fait du yoyo en 2025 pour atteindre des records seulement quelques jours), dont la valeur aura presque doublé en un an… mesurée en dollar.
Pas des SCPI dont il est parfois difficile de sortir (et qui entrent dans le périmètre de l’IFI, raison pour laquelle j’en suis sorti) mais dans les SII cotées soumises à l’IS ou dans des lots en direct.
Mais alors en fuyant la location d’habitation et les bureaux, pour privilégier l’immobilier d’activité, commerce, industrie, transport, voire quelques carrés de vigne ou de plantations maraichères.
Un entrepôt, on en a toujours besoin et ça coûte assez peu cher à entretenir.
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
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