J’avais vu les deux premiers épisodes
Je me devais donc d’aller mirer le dernier opus d’Avatar,
le film à voir en cette saison…
J’avais bien aimé le numéro 1 : De superbes images, un univers d’exolune tellurique parmi les quatorze satellites de l’exoplanète Polyphème que tout le monde connait pour être une géante gazeuse située en orbite autour d’Alpha Centauri A, l’une des trois étoiles du système Alpha Centauri, elle se situe à 4,37 années-lumière de la Terre et qu’on peut voir depuis l’hémisphère Sud.
L’histoire ? Banale : Des Terriens extraient de l’unobtanium dont regorge cet astre et y étudient la faune et la flore locale.
Mais bon, il y a des autochtones-natifs, les Na’vi, qui sont hostiles et qui s’opposent au « grand remplacement » local et aux projets miniers des humains, les salopards…
Et en plus, pour défendre leur forêt luxuriante, ils usent de la magie de leur Terre nourricière qu’ils appellent « grand-mère » et fait, à l’occasion, des miracles pour préserver les équilibres écolologiques naturels de l’écosystème.
On est au XXIIème siècle après notre JC,
donc, c’est un film d’anticipation avec tout son univers à découvrir et
quelques belles scènes de bataille, parce qu’il y a des batailles, un peu comme
dans « Stars War » mais sans être un « space opera » :
On est plutôt dans « Apocalypse now ».
Le deux en revanche, s’il nous faisait découvrir l’univers marins de cette lune-là, aura été trop violent pour moâ que j’en suis ressorti écœuré.
Car là, on apprend qu’il y a un univers marin tout aussi riche et fabuleusement beau, mais qu’il y a aussi des mesquins et des jaloux chez les « Na’vi » ainsi que des parias même des grosses bestioles qui ressemblent à des baleines…
Donc, à défaut de « James-Bond annuel », je me suis porté volontaire pour aller voir la suite de l’univers de « Camé-Rhône » qui nous avait déjà régalé avec Terminator (1984), Aliens, le retour (1986), Abyss (1989), Terminator 2 et Le Jugement dernier (1991), puis True Lies (1994), ou encore Titanic (1997).
Bon celui-là est long.
En 3D et pas doublé mais sous-titré…
La galère, mais…
Tout cela, c’est finalement un thème étudié par
Rousseau (Jean-Jacques, pas le restaurateur
où je vous recommande la brioche façon pain perdu, ni même celui du code de la
route…) à la fois dans son « Émile » et avec son « Contrat
social », qui aura été repris plus tard par Daniel Defoe et son Robinson Crusoé,
voire Rudyard Kipling et son Livre de la jungle.
C’est celui du « bon sauvage » confronté à la civilisation du progrès… qui forcément détruit tout jusqu’à nos champs de patates quand elle passe par l’A69 !
C’est que c’est un important référent dans nos imaginaires occidentaux qui fonde l’émergence de « l’éco-spiritualisme post-moderne ».
L’actualisation de cette figure se fait d’ailleurs autour d’une vision romantique et « écolologistante » actuellement « à la mode », voire dominante dans nos sociétés-spectacles abêtissantes.
Car c’est une représentation qui lie les peuples autochtones à une norme impossible et une assignation identitaire archaïque qui ferait frémir d’horreur même les populations les plus déshéritées de la planète mais qui trouve grâce auprès des « élites intellectuellement supérieures » qui façonnent les « esprits ouverts », « éveillés » devrais-je dire…
Bref, c’est à la mode et ça durera le temps d’une mode, comme toutes les modes : Question générationnelle, finalement.
D’ailleurs, le parallèle entre la réalité amazonienne
des peuples premiers et les personnages du film, remplis de pureté et de
sagesse mythologique, est directement assumé par le réalisateur. L’univers
d’Avatar est là pour nous plonger dans un imaginaire édénique sur la planète
Pandora, couverte d’une jungle luxuriante qui devient le théâtre d’un choc
entre une population autochtone idéalisée et des « barbares humains »
venus exploiter un minerai rare juste par appât du gain qui paye la survie d’une
civilisation en péril, celle de la Terre ravagée par ses propres humanoïdes
locaux, cela va de soi.
« Camé-Rhône » assume d’ailleurs directement
la comparaison entre son film de science-fiction et la réalité complexe de
l’Amazonie. Par exemple, il a demandé aux acteurs de s’immerger dans la jungle
amazonienne auprès des indigènes du Brésil avant le tournage du deuxième film,
déclarant : « Je veux amener mes acteurs ici, pour pouvoir mieux raconter
l’histoire ».
Il dresse ensuite un parallèle direct entre son film et la lutte contre le barrage de Belo Monte, multipliant les interventions dans la presse où fiction et réalité amazonienne semblent absolument comparables…
On ne lui demandait rien que de nous fabriquer un beau spectacle… Mais le 2 était vraiment très violent où on n’arrêtait pas de voir des visages de haine et de peur et d’entendre des cascades de hurlements de terreurs. Un truc à pas montrer à tous les enfants…
Par ailleurs, l’internationalisation de la « naturalité »
(wilderness) étatsunienne et son imaginaire socio-politique transparaît ainsi
directement. La wilderness traduit un rapport particulier à la nature sauvage
et édénique, où l’humain n’est qu’un visiteur temporaire, comme défini par la
loi de 1964 aux USA qui protège les espaces naturels à l’égal de nos parcs
régionaux (et nationaux) protégés.
J’en ai un très beau avec le parc de la Scandola à portée de pédalo en « Corsica-Bella-Tchi-tchi » (Bon, avec un moteur, c’est plus facile d’accès, uniquement par la mer, parce les routes carrossables sont rares dans le coin…)
Là, il s’agit d’un travail « politique » soutenu par une idéologie bienfaitrice sur le mode fascisant des interdictions fermes et fermement réprimées…
Mais outre-Atlantique, elle occupe une place centrale dans l’histoire et la culture : Elle symbolise d’abord la frontière à conquérir pour l’expansion pionnière, puis devient un idéal de préservation.
D’ailleurs, l’étude de Lawrence Buell a déjà
montré le rôle de la « naturalité » dans la formation, dès les années
90, d’un « imaginaire environnemental » aux États-Unis : Cette pensée
nourrit les différents mouvements écolologistes, en particulier l’écolologie
profonde et le monde libertaire.
Ce qui reste un paradoxe incommensurable quand on sait comment ça fonctionne.
C’est dans ce cadre que l’Amazonie, par sa force évocatrice, constitue la quintessence d’une « wilderness » indispensable : Une nature sauvage peuplée de simples « bons sauvages » dans un Éden préservé, propice aux idéalismes !
Tout de la carte postale…
L’Amazonie se transforme ainsi dans l’imaginaire occidental en une nature fabuleuse, animée de monstruosités ou d’angélisme. Cette nature sauvage globalisée dans les éco-imaginaires modernes est pourtant une construction sociale et historique qu’il conviendrait d’interroger parce que la « naturalité » est une représentation collective, politique, idéologique de la nature sauvage et non pas une réalité objective.
Le mythe de l’homme sauvage est en réalité issu d’un
stéréotype enraciné dans la littérature et l’art européens depuis le XIème
siècle, cristallisé dans un thème précis et facilement reconnaissable fondé sur
la découverte de Romulus et Rémus, les fondateurs de Rome, nourris par une louve.
Un mythe éhonté alors même que les grecs, les perses et les égyptiens se disputaient déjà la péninsule « ritale » et cultivaient même au-delà des monts des vignes et des arbres fruitiers…
Et ce mythe dépasse les limites du Moyen Âge ou de la colonisation et traverse les millénaires, se confondant avec les grands problèmes de la culture occidentale.
La civilisation n’a pas fait un pas sans être accompagnée de son ombre : Le sauvage. De nos jours, l’idée du « bon sauvage » prend progressivement le pas sur son jumeau « le sauvage » tout court (celui qui vit dans nos « no-go-zones »).
On met parfois en avant la notion de « néo-sauvages » pour décrire les représentations au sein des industries culturelles dominantes, et notamment via le « soft power » hollywoodien, de personnages : Héroïques, valeureux, simples et proches de la nature (comme par exemple dans « Game of Thrones », Tarzan ou encore Apocalypto).
Ainsi, le mythe du « bon sauvage » est une tendance de
fond au sein de la culture populaire, particulièrement via le septième art.
Cette circulation médiatique du mythe s’adapte aux contextes de nos sociétés : La crise climatique engendre une réactivation de ce mythe vers celui d’un « bon sauvage écologiste », dont Avatar semble être la quintessence.
Mais on peut également faire valoir que de nombreux « mythes et idées reçues persistent à marginaliser les populations indigènes et à les exclure de toute intégration dans l’économie mondiale ».
L’Amazonie n’est pas Pandora (La lune de la géante gazeuse en orbite autour d’Alpha Centauri A, pas la marque de bijoux fantaisie à succès…)
En conséquence, Avatar perpétue l’idée rousseauiste
d’un état de nature idéalisé, dont la figure du « bon sauvage » est la clef : «
Nous sommes nombreux à avoir adhéré automatiquement aux messages véhiculés
par le film, à savoir que les peuples indigènes du monde sont satisfaits de
leur mode de vie traditionnel, qu’ils s’épanouissent dans un état d’harmonie
rousseauiste avec leur environnement et qu’ils ne voient certes pas l’intérêt
de prendre part à l’économie de marché de leur pays, mondialisation ou pas.
» Logique…
Notre monde est tellement pourri en comparaison malgré les immenses progrès de la médecine et des bienfaits de la technologie issue de tant d’années de recherches scientifiques… inaccessibles au si « bon sauvage ».
Quand le bon sauvage devient un héros malgré lui, les errances de l’imaginaire social dans une société occidentale en crise prennent du sens devant l’urgence climatique.
Le « bon sauvage écolologiste » n’est pas une construction neutre. Il constitue en fait un dispositif idéologique qui cristallise et légitime un discours vague de reconnexion à la nature.
Alors que l’animisme ou le mélange
écologie-spiritualité devient une tendance en Occident, il convient de
s’interroger sur la cohérence de cette appropriation culturelle : « La
question simple est : est-il viable de penser aux cosmologies des cultures
marginalisées pour réanimer la cosmologie hégémonique occidentale qui est
tombée en crise ?
Ou cela signifie-t-il à nouveau abuser de ces cultures
indigènes comme un simple espace de projection pour compenser nos
mécontentements culturels ? »
La pensée rousseauiste imprègne donc encore
profondément nos imaginaires et « Camé-Rhône » vogue dessus, surfe
même. Selon le philosophe (pas la « rousse-eau »), l’homme nait bon
par nature et c’est la société qui le corrompt. Ce dernier suppose l’existence
d’un état naturel humain où tous les hommes seraient nés bons, purs et
innocents, heureux avant de rentrer en contact avec la société et de se
pervertir. Or, à l’heure où règne la reconnexion à la nature et à soi,
notamment dans certains milieux de l’écolologie politique, les évolutions
internes de cette mouvance tendent à revaloriser une « écolologie profonde » et
la collapsologie, traditionnellement ouverte aux mysticismes. « L’éco-spiritualisme »
pourrait même devenir à terme majoritaire dans certains milieux de l’écolologie
politique.
C’est vous dire si tout cela n’est jamais que culturel, basé sur une mythologie résurgente qui n’a rien de cartésien.
« Les positions scientifiques et rationnelles, au sein de l’écologie (en « Teutonnie », Österreich ou en « Gauloisie-rigolarde »), deviennent minoritaires, au profit de conceptions plus mystiques, ou du moins marquées par l’intuitivité, inspirées notamment des pratiques anthroposophiques (…). Une part de plus en plus importante des militants écologistes, surtout parmi les néoruraux, acceptent ces discours au nom d’un retour à la nature, largement idéalisé, et d’un rejet des solutions scientifiques ».
C’est bien le drame de « l’écolologisme » qui se veut scientifique pour s’être donné les armes brandies par le GIEC, par exemple, qui assume sans complexe un « consensus » international même en écrasant toutes les dissidences…
En bref, si la saga Avatar séduit par sa beauté
visuelle et son appel à la préservation de la nature, elle véhicule aussi un
mythe du « bon sauvage écolologiste ». Et ce dernier, loin d’honorer les
peuples autochtones, les enferme finalement dans une idéalisation
néo-colonialiste dont il serait urgent de se défaire au moins au nom des principes
des droits de l’homme… qui sont finalement d’une toute autre dimension !
Bien supérieurs d’un point de vue éthique, politique, philosophique et même « écologique ».
C’est qu’au-devant du dérèglement climatique qui réactive avec force ce vieux mythe rousseauiste, il semble utile de dépasser la figure simpliste du « bon sauvage » pour proposer des représentations plus complexes et respectueuses des réalités indigènes contemporaines.
La figure moderne du héros « hyper-indien », un sage ancestral capable avec ses pouvoirs de conjurer les maux des excès du capitalisme, semble hélas promis à occuper une place importante dans les mythologies écolologiques et le bon sens populaire du XXIème siècle.
C’est quand même dommage : Il y a mieux à faire pour les générations futures !
D’autant que finalement, dans le « 3 », on
découvre que le « bon sauvage » se faisait déjà la guerre avant l’arrivée
de la technologie humaine du XXIIème siècle (après notre JC), uniquement de « race blanche », (parce qu’il n’y a ni black ni rebeu) malgré
« la magie » de « Grand-mère » qui « voit » (pour
être éveillé, j’imagine…) et règle tous les problèmes…
J’avais bien aimé le numéro 1 : De superbes images, un univers d’exolune tellurique parmi les quatorze satellites de l’exoplanète Polyphème que tout le monde connait pour être une géante gazeuse située en orbite autour d’Alpha Centauri A, l’une des trois étoiles du système Alpha Centauri, elle se situe à 4,37 années-lumière de la Terre et qu’on peut voir depuis l’hémisphère Sud.
L’histoire ? Banale : Des Terriens extraient de l’unobtanium dont regorge cet astre et y étudient la faune et la flore locale.
Mais bon, il y a des autochtones-natifs, les Na’vi, qui sont hostiles et qui s’opposent au « grand remplacement » local et aux projets miniers des humains, les salopards…
Et en plus, pour défendre leur forêt luxuriante, ils usent de la magie de leur Terre nourricière qu’ils appellent « grand-mère » et fait, à l’occasion, des miracles pour préserver les équilibres écolologiques naturels de l’écosystème.
Le deux en revanche, s’il nous faisait découvrir l’univers marins de cette lune-là, aura été trop violent pour moâ que j’en suis ressorti écœuré.
Car là, on apprend qu’il y a un univers marin tout aussi riche et fabuleusement beau, mais qu’il y a aussi des mesquins et des jaloux chez les « Na’vi » ainsi que des parias même des grosses bestioles qui ressemblent à des baleines…
Donc, à défaut de « James-Bond annuel », je me suis porté volontaire pour aller voir la suite de l’univers de « Camé-Rhône » qui nous avait déjà régalé avec Terminator (1984), Aliens, le retour (1986), Abyss (1989), Terminator 2 et Le Jugement dernier (1991), puis True Lies (1994), ou encore Titanic (1997).
Bon celui-là est long.
En 3D et pas doublé mais sous-titré…
La galère, mais…
C’est celui du « bon sauvage » confronté à la civilisation du progrès… qui forcément détruit tout jusqu’à nos champs de patates quand elle passe par l’A69 !
C’est que c’est un important référent dans nos imaginaires occidentaux qui fonde l’émergence de « l’éco-spiritualisme post-moderne ».
L’actualisation de cette figure se fait d’ailleurs autour d’une vision romantique et « écolologistante » actuellement « à la mode », voire dominante dans nos sociétés-spectacles abêtissantes.
Car c’est une représentation qui lie les peuples autochtones à une norme impossible et une assignation identitaire archaïque qui ferait frémir d’horreur même les populations les plus déshéritées de la planète mais qui trouve grâce auprès des « élites intellectuellement supérieures » qui façonnent les « esprits ouverts », « éveillés » devrais-je dire…
Bref, c’est à la mode et ça durera le temps d’une mode, comme toutes les modes : Question générationnelle, finalement.
Il dresse ensuite un parallèle direct entre son film et la lutte contre le barrage de Belo Monte, multipliant les interventions dans la presse où fiction et réalité amazonienne semblent absolument comparables…
On ne lui demandait rien que de nous fabriquer un beau spectacle… Mais le 2 était vraiment très violent où on n’arrêtait pas de voir des visages de haine et de peur et d’entendre des cascades de hurlements de terreurs. Un truc à pas montrer à tous les enfants…
J’en ai un très beau avec le parc de la Scandola à portée de pédalo en « Corsica-Bella-Tchi-tchi » (Bon, avec un moteur, c’est plus facile d’accès, uniquement par la mer, parce les routes carrossables sont rares dans le coin…)
Là, il s’agit d’un travail « politique » soutenu par une idéologie bienfaitrice sur le mode fascisant des interdictions fermes et fermement réprimées…
Mais outre-Atlantique, elle occupe une place centrale dans l’histoire et la culture : Elle symbolise d’abord la frontière à conquérir pour l’expansion pionnière, puis devient un idéal de préservation.
Ce qui reste un paradoxe incommensurable quand on sait comment ça fonctionne.
C’est dans ce cadre que l’Amazonie, par sa force évocatrice, constitue la quintessence d’une « wilderness » indispensable : Une nature sauvage peuplée de simples « bons sauvages » dans un Éden préservé, propice aux idéalismes !
Tout de la carte postale…
L’Amazonie se transforme ainsi dans l’imaginaire occidental en une nature fabuleuse, animée de monstruosités ou d’angélisme. Cette nature sauvage globalisée dans les éco-imaginaires modernes est pourtant une construction sociale et historique qu’il conviendrait d’interroger parce que la « naturalité » est une représentation collective, politique, idéologique de la nature sauvage et non pas une réalité objective.
Un mythe éhonté alors même que les grecs, les perses et les égyptiens se disputaient déjà la péninsule « ritale » et cultivaient même au-delà des monts des vignes et des arbres fruitiers…
Et ce mythe dépasse les limites du Moyen Âge ou de la colonisation et traverse les millénaires, se confondant avec les grands problèmes de la culture occidentale.
La civilisation n’a pas fait un pas sans être accompagnée de son ombre : Le sauvage. De nos jours, l’idée du « bon sauvage » prend progressivement le pas sur son jumeau « le sauvage » tout court (celui qui vit dans nos « no-go-zones »).
On met parfois en avant la notion de « néo-sauvages » pour décrire les représentations au sein des industries culturelles dominantes, et notamment via le « soft power » hollywoodien, de personnages : Héroïques, valeureux, simples et proches de la nature (comme par exemple dans « Game of Thrones », Tarzan ou encore Apocalypto).
Cette circulation médiatique du mythe s’adapte aux contextes de nos sociétés : La crise climatique engendre une réactivation de ce mythe vers celui d’un « bon sauvage écologiste », dont Avatar semble être la quintessence.
Mais on peut également faire valoir que de nombreux « mythes et idées reçues persistent à marginaliser les populations indigènes et à les exclure de toute intégration dans l’économie mondiale ».
L’Amazonie n’est pas Pandora (La lune de la géante gazeuse en orbite autour d’Alpha Centauri A, pas la marque de bijoux fantaisie à succès…)
Notre monde est tellement pourri en comparaison malgré les immenses progrès de la médecine et des bienfaits de la technologie issue de tant d’années de recherches scientifiques… inaccessibles au si « bon sauvage ».
Quand le bon sauvage devient un héros malgré lui, les errances de l’imaginaire social dans une société occidentale en crise prennent du sens devant l’urgence climatique.
Le « bon sauvage écolologiste » n’est pas une construction neutre. Il constitue en fait un dispositif idéologique qui cristallise et légitime un discours vague de reconnexion à la nature.
C’est vous dire si tout cela n’est jamais que culturel, basé sur une mythologie résurgente qui n’a rien de cartésien.
« Les positions scientifiques et rationnelles, au sein de l’écologie (en « Teutonnie », Österreich ou en « Gauloisie-rigolarde »), deviennent minoritaires, au profit de conceptions plus mystiques, ou du moins marquées par l’intuitivité, inspirées notamment des pratiques anthroposophiques (…). Une part de plus en plus importante des militants écologistes, surtout parmi les néoruraux, acceptent ces discours au nom d’un retour à la nature, largement idéalisé, et d’un rejet des solutions scientifiques ».
C’est bien le drame de « l’écolologisme » qui se veut scientifique pour s’être donné les armes brandies par le GIEC, par exemple, qui assume sans complexe un « consensus » international même en écrasant toutes les dissidences…
Bien supérieurs d’un point de vue éthique, politique, philosophique et même « écologique ».
C’est qu’au-devant du dérèglement climatique qui réactive avec force ce vieux mythe rousseauiste, il semble utile de dépasser la figure simpliste du « bon sauvage » pour proposer des représentations plus complexes et respectueuses des réalités indigènes contemporaines.
La figure moderne du héros « hyper-indien », un sage ancestral capable avec ses pouvoirs de conjurer les maux des excès du capitalisme, semble hélas promis à occuper une place importante dans les mythologies écolologiques et le bon sens populaire du XXIème siècle.
C’est quand même dommage : Il y a mieux à faire pour les générations futures !
Voir, c’est probablement plus facile quand on est allumé à respirer naturellement sous l’eau : Il faut, à mon avis, avoir fait usage de psychotropes interdits pour se fusiller le neurone, voir et survivre, dans ces conditions, mais bon, je n’ai pas non plus le talent de l'auteur...
Allez donc voir ce film, même s’il est long et cher
à l’entrée, ne serait-ce que pour s’imaginer que les « Na’vi » serait
une civilisation technologiquement bien plus avancée que la nôtre et viennent
piller nos gisements halieutiques de thon rouge en détruisant tout ce qu’il y a
autour qui souhaiterait les en empêcher…
Mais c’est peut-être trop demander à « Camé-Rhône » et à nos « écololos »… parce que chez nous, la « magie vaudou », ça ne marche pas trop !
Pour
mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ
RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE «
NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
Mais c’est peut-être trop demander à « Camé-Rhône » et à nos « écololos »… parce que chez nous, la « magie vaudou », ça ne marche pas trop !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
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