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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

lundi 27 avril 2015

Mes lectures de la semaine

Je ne lis pas assez…
 
Il faut dire, qu’enfant de « l’ékole-pue-blique », je n’ai pas pu apprendre à mon plus jeune-âge : Je faisais semblant en décryptant les images jointes dans les BD.
Quand il n’y avait pas d’image, j’étais mal…
 
Et pourtant, je m’étais tamponné, par obligation professionnelle, le pavé de « Pique-et-t’y », « Das Groβ Kapital », qui m’avait laissé un goût d’inachevé en travers des papilles (pupilles ?) gustatives.
Parce qu’il faut être un peu débile de penser que l’accumulation du capital allait toujours plus vite que l’activité économique le créant depuis tous temps : Si c’était le cas depuis 2000 ans que ça existerait, voire bien plus (5.000, 10.000, 20.000 ans), il n’y aurait plus qu’une « économie de rente » stérile depuis plusieurs siècles.
Et où tout, absolument tout ce qui forme capital et patrimoine, serait alors détenu que par une seule et unique entité.
(Le rêve des cocos-impérialistes…)
Or, ce n’est pas vraiment ce qu’on peut constater, même si je dois être tout seul à le voir, alors tant pis pour les « Pique-et-tistes » aveuglés par leur dogme.
 
Car si cette accumulation peut être la tendance récente, de ce qu’on peut encore éventuellement affirmer actuellement, je constate pour ma part que le « kapital-net », effet d’inflation et marée de dettes déduits, finalement, il reste stable, voire adore se détruire dans « les crises » successives quand ce ne sont pas les guerres !
Or, notre monde est en guerre et chacun tente avec plus ou moins de bonheur d’en tirer quelques enrichissements passagers.
Faites donc un passage dans le Donbass, la Libye, la Syrie pour mirer les destructions et donc confirmer l’appauvrissement qu’engendrent les conflits armés.
 
Et puis j’ai parcouru le bouquin de Georges-Tudo…
Qui résume le premier assez clairement en 10 points, qui ne semblent pas trahir les grandes lignes de ce pensum indigeste, et ses 976 pages, et permettent de ne pas s’en infliger la lecture…
 
En résumé de ce résumé, « Pique-et-t’y » tente de démontrer, force données statistiques à l’appui (115 tableaux et graphiques) que :
1 – Le capitalisme génère exponentiellement les inégalités de richesse entre les individus ;
2 – La part du total des revenus capté par le 1 % des plus riches Américains n’a cessé de s’accroître (30 % contre 20 % au début des années 1980) ;
3 – Ce centile supérieur a capté 60 % de la croissance des revenus au cours des 30 dernières années ;
4 – Les inégalités patrimoniales sont encore bien plus criantes ;
5 – L’explication de ces inégalités est donnée par la loi fondamentale selon laquelle le rendement du capital est toujours supérieur au taux de croissance ;
6 – Cette loi a été mise entre parenthèses pendant une partie du XXème siècle grâce à une imposition élevée sur le capital ;
7 – La croissance étant désormais atone, environ 1 %, dû à une faible démographie (? … pas sûr, mais passons), à un ralentissement de l’innovation… (là encore, pas sûr), et l’imposition sur le capital étant plus faible, cette loi se vérifie à nouveau : Le rendement du capital est de l’ordre de 5 % (seulement si on réalise ses plus-values) ;
8 – L’accroissement des inégalités qui en résulte est amplifiée du fait que les revenus du travail des plus riches pèsent moins que leurs revenus provenant du capital, du fait qu’ils peuvent faire des placements plus rentables que les autres individus, et du fait que, si leur capital est placé dans des multinationales, son rendement est encore plus élevé ;
9 – Les rentiers sont favorisés au détriment des entrepreneurs (ce qui reste faux si le capital-investi par ses détenteurs l’est dans des outils de travail) ;
10 – Le seul moyen de remédier aux inégalités est d’augmenter la progressivité des impositions sur les revenus et fortunes !
Passons : On peut encore faire passer des vessies pour des lanternes chez les « intellos ».
 
Notez que pour Georges-Tudo la démonstration de « Pique-et-t’y » serait, peut-être, davantage convaincante si elle ne reposait pas sur des escroqueries intellectuelles :
 
1 – Pour comparer les revenus, « Pique-et-t’y » omet d’ajouter les aides sociales et de soustraire les impôts subis, bref il ne tient pas compte des mécanismes de redistribution.
2 – Une investigation menée par le Financial Times montre qu’il y a, dans les chiffres cités en abondance à l’appui de sa démonstration, des erreurs de transcription, des calculs de moyenne laissant à désirer, des extrapolations hasardeuses, des ajustements inexpliqués, etc.
3 – Plusieurs études montrent, quant à elles, que « Pique-et-t’y » confond sciemment les notions de capital et de patrimoine détenu par les ménages, et qu’il compare les rendements du capital en prix courants aux taux de croissance en prix constants…
4 – Et « Pique-et-t’y » arrive miraculeusement à tracer les graphiques du rendement du capital (après impôts) et du taux de croissance depuis l’Antiquité jusqu’à l’an 2000 et à faire une projection de leur évolution jusqu’en 2200…
5 – Il affirme même que les millionnaires font des placements peu risqués et très profitables en comparaison de ceux du petit peuple (ah bon ? Ne serait-ce pas l’inverse ?), mais passe sous silence leurs investissements en bourse, sont on ne peut plus aléatoires et repose sur le talent des entrepreneurs qui usent des capitaux levés.
6 – Par exemple « Pique-et-t’y » attribue à Roosevelt, en 1933, le relèvement à 63 % de la dernière tranche d’imposition, alors que c’est Hoover qui l’a fait en… 1932.
Des points de « détail » ?
 
« Pique-et-t’y » est pris la main dans le pot de confiture d’un autre truquage de chiffres : Il avait dit en 2011, avant la présidentielle de 2012, que « plus vous êtes riche, moins vous payez d’impôts ».
C’est vrai en taux marginal contrairement à ce qu’en en croit, mais totalement faux en taux moyen et en valeur absolue, dans tous les systèmes de prélèvements obligatoires de type « à taux progressif ». 
 
Et puis, il y a des erreurs d’analyse.
Exemples :
 
1 – La contradiction sur le rendement du capital : La plus belle contradiction de « Pique-et-t’y » se trouve dans ses deux affirmations suivantes, résumées en ces termes par Frédéric Georges-Tudo :
1) « Le capital se reproduit seul et de manière automatique, ce qui contribue à son irréfrénable accumulation entre les mains d’un nombre de plus en plus réduit de bénéficiaires. »
2) « Le capital est hautement volatil et incertain comme mécanisme individuel d’accumulation de richesses. »
La première affirmation vient au secours de sa loi fondamentale du capitalisme (le rendement du capital est supérieur au taux de croissance) et la seconde à son refus de toutes retraites par capitalisation…
Si l’affirmation 1) est vraie, elle suppose que le capital est de connivence avec l’État. Autrement, le rendement du capital est imprévisible : « L’économie réelle se charge de désigner des vainqueurs et des vaincus dans chaque couche de la société. » 
 
2 – Le petit nombre qui accroît sa richesse et qui devient infime : « Pique-et-t’y » ne sait pas (en tout cas il se garde d’en parler) que les plus grosses fortunes sont détenues essentiellement par des entrepreneurs (au niveau mondial il n’y a que 13 % « d’héritiers » parmi les 211.275 individus qui ont une fortune supérieure à 30 millions de dollars).
Et ce ne sont pas toujours les mêmes au cours du temps : « Une étude du Crédit Suisse révèle ce chiffre saisissant : parmi les 613 milliardaires identifiés en 2000, seuls 52 l’étaient toujours dix ans plus tard. »
Ce qui est vrai pour les fortunes l’est d’ailleurs pour les gains annuels.
Ce qui remet en cause la théorie de « Pique-et-t’y » d’accumulation automatique de capital…
 
3 – Et sa théorie sur la concentration des richesses ?
Une partie de la réponse se trouve dans cette alternative : Est-il préférable d’avoir des inégalités et moins de pauvreté ou moins d’inégalités et plus de pauvreté ?
Encore faut-il s’entendre sur le terme de pauvreté. 
 
Comme on définit le seuil de pauvreté en termes relatifs – vit en-dessous du seuil de pauvreté « la part de la population dont les revenus sont inférieurs à 60 % du revenu médian constaté » –, plus une société est riche, plus il est élevé comme nous l’avions déjà remarqué de notre côté
Si l’on utilise le PIB par tête, « la situation des Américains « pauvres » est  dans l’ensemble préférable à celle de la plupart des classes moyennes du reste de l’humanité ».
Si l’on utilise l’indice de bien-être de l’OCDE, « la catégorie du décile inférieur américain profite d’une existence plus enviable que celle du décile supérieur israélien, russe, portugais, brésilien, mexicain, turc etc. ».
 
En admettant que le rendement du capital soit de 5 %, que le taux de croissance soit de 1 % comme le prétend « Pique-et-t’y », et que le centile supérieur réinvestisse 70 % de ses revenus de capital, que se passe-t-il ?
Certains se sont déjà livrés à cet exercice théorique et aboutissent à la conclusion que l’Histoire s’arrête en 2034 : « Faute de patrimoine disponible pour permettre la croissance de leur richesse, les plus riches n’ont plus rien à se mettre sous la dent »…
J’adore !
 
4 – Le ralentissement conjoint de la démographie et de l’innovation risque-il de priver durablement le seul Occident d’un fort taux de croissance ?
Cette affirmation « Pique-et-tiste », basée sur sa deuxième loi fondamentale du capitalisme, relève tout simplement de la science-fiction…
En réponse, notre Goerge-Tudo envisage des options plus réjouissantes et plus vraisemblables que je vous laisse découvrir en le lisant.
 
5 – Pour stopper la spirale inégalitaire sans fin d’un « capitalisme inhumain » à l’agonie, « Pique-et-t’y » préconise « l’avènement d’un néo-communisme cauchemardesque ».
Comment ? En instaurant une fiscalité mitonnée tout spécialement pour les riches :
– Un ISF, impôt sur la fortune, annuel, mondial ultra-progressif, idéalement de 10 % au-delà d’un milliard d’euros ;
– Un IR, impôt sur le revenu, ultra-progressif, idéalement de 80 % au-delà de 400.000 euros.
Stefan Homburg, professeur à l’université de Leibniz, a pris un exemple pour voir ce que cela donnait :
– Patrimoine de 1 milliard d’euros : ISF = 100 millions d’euros.
– Revenu de ce patrimoine, selon l’affirmation de « Pique-et-t’y » : 50 millions d’euros (= 5 % de 1 milliard).
– IR de 50 millions : 40 millions (= 80 % de 50 millions).
Total = 140 millions d’impôt pour 50 millions de revenu disponible, soit 280 % de taux d’imposition global (= 140/50).
Bon rendement qui vérifie la loi « soce » inventée par « Mythe-errant » dans les années 80 : « Comment faire une petite fortune avec des « soces » ? Tu en prends une grosse et tu attends ! »
 
Cet exemple suffit à démontrer qu’avec de telles recommandations, on va droit dans le mur.
En bref « Pique-et-t’y », auto-proclamé économiste, ne sait pas comment les richesses sont créées et ce qui motive un entrepreneur :
« Il est vrai que « Pique-et-t’y » n’a jamais mis les pieds dans la moindre PME ou multinationale. Rémunéré par le contribuable depuis le premier jour de sa carrière sans avoir à se préoccuper d’où sort l’argent qui le fait vivre, il ne cache pas son désintérêt pour ce pan vulgaire de sa discipline qu’est la commercialisation de biens ou de services marchands. »
 
Alors Georges-Tudo rappelle cette vérité d’évidence : « Un entrepreneur ne joue jamais pour l’honneur… Et les entrepreneurs qui réussissent ont un insatiable appétit entrepreneurial. »
Et « Pique-et-t’y » découvre seulement maintenant le phénomène avec les ventes de son bouquin…
« Sans cet état d’esprit et sans créativité, une entreprise ne serait rien d’autre qu’un tas de déchets et de fer rouillé », disait Ludwig von Mises, le père de l’économie autrichienne…
« Pique-et-t’y » deviendra-t-il un ultra-libéral après avoir assumé fiscalement son succès de librairie ?
 
« Pique-et-t’y » ne connaît pas davantage la courbe d’Arthur Laffer (version américaine et vérifiée dans les faits du « trop d’impôt tue l’impôt »), il ne sait pas que ce sont les pauvres qui morflent quand les riches sont surimposés et qu’en économie il faut choisir :
« Un petit gâteau de plus en plus petit, mais découpé en parts égales ?
Ou un gâteau que l’on cherche à faire grossir, quitte à accepter que tout le monde n’ait pas une portion identique dans son assiette ?
Plus d’égalité en nivelant vers le bas ou plus de prospérité en laissant quelques têtes dépasser très largement ?
Et la seconde option ne peut fonctionner qu’à condition d’accepter… l’inacceptable : Certaines d’entre elles vont grimper jusqu’aux nuages. »
 
Ce qui reste assez curieux, c’est qu’en pleine crise économique que « Bling-bling » n’a pas su endiguer, dans mon pays (celui que j’aime tant…) « François III », le capitaine de pédalo à la fraise des bois, a choisi la première option, « Pique-et-tiste »… avec les résultats que l’on sait.
 
Une citation vaut mieux que toute démonstration : À la page 867 du pensum du de « Pique-et-t’y », on peut lire (quand on va au moins jusque-là sans se trucider la caouane et qu’on n’est pas trop abruti par les alcools-forts venus compenser) :
« L’impôt sur le capital permet d’apporter une réponse à la fois plus pacifique et plus efficace [que le communisme] à ce problème éternel posé par le capital privé et son rendement. »
Et j’ai trouvé Frédéric Georges-Tudo de commenter :
« Quelle belle âme ! Grâce à lui, il devient inutile d’anéantir le rendement du capital en exterminant les capitalistes, comme l’ont fait les dictateurs du XXème siècle. Il suffit de tout leur confisquer après coup, par le biais de lois démocratiques. Le grand soir fiscal, en somme.
On comprend donc que Thomas Piketty ne renie rien de l’héritage intellectuel de Karl Marx. Tout juste se contente-t-il d’emprunter une autre voie pour parvenir à la même peste universelle, nommée égalitarisme. »
 
Ainsi, « Pique-et-t’y » ne renie pas non plus l’héritage familial : Ses deux parents militaient à Lutte Ouvrière… Il est parfaitement en ligne avec eux quand il laisse entendre qu’il n’est de fortune que dérobée à la collectivité et qu’elle doit donc lui être restituée par l’impôt.
Et de conclure : « Doit-on sous-estimer les thèses de Thomas Piketty ? Que non pas !
La société égalitariste, magnifiée par « Pique-et-t’y », a été tentée à plusieurs reprises et dans de nombreux pays au cours du XXème siècle. Sachant qu’elle n’a engendré que misère, privation et désolation, nous devrions en être vaccinés à tout jamais.
Las, la jalousie qui sommeille en chacun rend les peuples amnésiques. »
 
Là-dessus, on clôt le débat, parce qu’il n’y en a pas.
Un jour, il faudra que je fasse un petit-pensum sur ce qu’est réellement « Das Groβ Kapital », qui commence avec l’appropriation – pour mieux la polluer – de la première goulée d’air !
Faut dire que les sages-femmes ont pris l’habitude de vous claquer les fesses, plus ou moins vigoureusement, pour vous obliger à respirer…
Je m’en souviens très bien : Bienvenue sur la planète Terre, me suis-je dit à ce moment-là en pleurant et criant !

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