C’est la première « guerre globale » !
Moâ j’aime bien les personnes qui ont des certitudes « novatrices » que je rencontre parfois : Au moins elles prennent le risque de se tromper, ou simplement de changer d’avis
en claironnant qu’elles l’avaient toujours dit…
Ainsi, pour certains analystes, ou propagandistes – je ne sais pas bien – les conflits qui mettent à sac la planète dans ses « points chauds », ne sont pas très différents d’une « mondialisation » des combattants, sauf qu’ils n’engagent pas les civils des « puissants de ce monde » sur leur propre territoire.
Et effectivement, force est de constater que les zones de conflits de « haute intensité » sont surtout situées aux alentours des « empires », chez des « alliés » qui se font hacher-menu et qui servent de glacis aux empires qui restent aux commandes de cette globalité.
Et quand on prend un peu de recul, il devient évident que la planète serait entrée dans cette « guerre globale » qui oppose plusieurs « empires » – États-Unis, Chine, Russie – qui se disputent des zones d’influence à travers des conflits indirects, tandis que les puissances faibles, y compris l’Europe soumise aux USA à travers l’OTAN, continueraient d’être marginalisées.
Pourquoi pas ?
Depuis 2022, la course aux armements s’accélère, les
conflits se multiplient et la violence redevient un instrument central des
relations internationales. Pourtant, cette guerre n’a ni front unique ni
épicentre identifiable. Chaque conflit semble local, autonome, mais tous sont
liés.
Comme il en a toujours été depuis la « guerre froide » et ses guerres du Moyen-Orient, en Afrique et jusqu’aux confins du Vietnam ou de la Korée.
Le monde n’est pas entré dans une troisième guerre mondiale, ni avant ni après la chute du Mur de Berlin, mais dans une « première guerre globale » m’affirme-t-on péremptoirement, dont les maître-mots sont l’« Amérique aux Américains » (doctrine Donroe selon certains), le « rêve chinois » (« retrouver la grandeur de la nation chinoise », Xi-Ping-pong au moins depuis 2013) et la nostalgie de l’empire soviétique !
Simple…
C’est une guerre sans déclaration, sans théâtre
central, menée par des empires qui ne s’affrontent surtout pas directement,
mais projettent leur puissance dans des espaces de fracture, par la force dans
leurs arrière-cours et par l’influence ailleurs.
Et comprendre cette guerre, serait comprendre le retour d’un « monde multi-impérial » fragmenté en sphères d’influence rivales, où la paix par le droit laisse place à une certaine forme de paix par la force.
Admettons, même si personnellement j’y vois surtout une guerre d’égos surdimensionnés qui se servent des moyens de la puissance publique pour paraître toujours plus intouchables : Une course contre la mort et la dissolution, autrement dit un aspect particulier d’une course vers « l’immortalité »… au moins dans les livres d’Histoire à l’égal de Gengis-Khan ou de « Mao-T’sait-tout » !
Car, l’immortalité, ce sera l’objet d’un autre post… à venir.
Bref, que des fats qui ont oublié l’humilité d’être né homo sapiens-sapiens.
Cette logique « multi-impériale » ne se
limite donc pas au simple découpage de l’espace mondial en trois (ou quatre) sphères :
Les empires ne se combattent pas au centre, mais aux marges – là où leurs
sphères d’influence se chevauchent et se heurtent.
Entre elles s’étendent des zones de fracture profondes et instables, espaces interstitiels que nul empire ne contrôle pleinement et dont la maîtrise constitue précisément l’enjeu central de la compétition mondiale.
Je veux bien…
La logique « multi-impériale » ne comprendrait
donc pas uniquement les États-Unis, la Chine et la Russie (d’autant que le « dogmatique »
qui m’en causait oublie le berceau de la civilisation, l’Europe, qui existe
encore en tant que telle… mais passons).
Ces « trois empires » coexistent, mais d’autres puissances, présentes dans ces fractures, agissent comme pivots, sur lesquels ces derniers s’appuient pour étendre leur domination.
En ce sens, les empires « ricain », chinois et russe développent un réseau d’influence dans des territoires non-dominés, polarisé par des puissances locales appelés pivots, l’Iran, Israël, la Turquie, le Japon, sans oublier l’Inde.
Et le continent sahélien ?
Et le réveil de l’Amérique australe ?
Enfin, passons là encore…
Actuellement proche de la Chine et de la Russie,
l’Iran est pour « Trompe-le-clown » un futur allié, un pivot sur
lequel compter pour contrôler et pacifier durablement la région.
Israël et l’Iran (post-mollahs) pourraient ainsi constituer un axe de puissance « ricaine », en miroir de « l’axe de la résistance » façonné par Téhéran depuis des décennies…
Admettons, mais je le vois assez mal : Les voisins de l’Iran restent peuplés de musulmans, mais ce ne sont pas les mêmes mahométans entre le Nord et le Sud du Golfe persique.
Et puis les uns sont perses alors que les autres sont arabes. Et depuis la nuit des temps, ils ne peuvent pas se piffer…
Donc la disparition des mollahs reste encore assez peu probable et comme avec le Shah, ou aujourd’hui le Sahel, la restitution du pouvoir aux civils ne passera que par une longue série de putschs militaires…
Ça a même été le cas de la démocratie Hellène de notre ère avec l’épisode des « colonels ».
À l’inverse du Moyen-Orient, l’Afrique se caractériserait
par l’absence de puissances-pivots capables de structurer l’espace régional.
L’Afrique est donc vue comme un terreau fertile pour les stratégies d’influence des empires.
Et depuis plusieurs années, la Chine apparaît comme le créancier et la Russie comme le mercenaire en ces pays équatoriaux.
Basculés dans un impérialisme transactionnel, entre brutalité (bombardement de l’EI au Nigéria) et néomercantilisme (« deals » de plusieurs milliards sur la santé avec le Kenya ou le Rwanda), les États-Unis semblent développer une stratégie d’influence sur le continent africain, faisant preuve d’une grande adaptabilité selon ses interlocuteurs.
En revanche, hautement nucléarisée, l’Asie vient
défier la catégorisation entre arène impériale et fracture à contrôler : En
Asie centrale, les routes de la soie chinoises et les organisations russes
(OTSC) dans les ex-Républiques soviétiques compliquent toute ambition
d’influence « ricaine ».
L’équilibre militaro-économique dans l’Indopacifique est celui de la terreur : La Chine indispensable pour l’économie, les États-Unis responsables pour le militaire. Taïwan, géographiquement, rentre dans la sphère d’influence de l’Empire du milieu, mais idéologiquement et politiquement reste plus proche des États-Unis : La minuscule île aux semi-conducteurs est à la confluence de deux sphères d’influence. Ainsi, en Asie, le destin est taïwanais, les empires sont chinois et ricain, les pivots sont japonais, indien et pakistanais.
Une vision qui n’est pas totalement fausse.
Je note simplement que la Chine se propose tout simplement de rester l’atelier du monde, imbattable sur le prix, mais position convoitée par l’Inde.
Et que l’un et l’autre se tournent vers les mêmes « clients » que sont l’Europe et les USA…
Si les USA réagissent brutalement avec « Trompe-le-clown »
qui impose des « droits-de-douanes-réciproques-unilatéraux » destinés
à avoir une influence sur les consommateurs « ricains », face aux
menaces migratoires et islamistes (Afrique et Moyen-Orient), agricole
(UE-Mercosur approuvé provisoirement par « Ursu-la-Von-Des-Lyres »
sans réponse parlementaire et malgré refus de « Jupiter »),
idéologique et tarifaire (États-Unis), industrielle (Chine) et existentielle et
énergétique (Russie), la réaction est urgente.
Contrer ces menaces en pensant à la force n’est en effet pas incompatible avec la recherche et la défense de la paix.
Mais à 27, les décisions de l’UE sont difficiles à prendre.
Je dirais non pas difficiles, mais longues. Les britanniques ont rapidement pris la décision du Brexit, mais ont mis près de quatre ans à l’adopter réellement. Et encore ce n’est ni définitif ni totalement complet (Mais c’est un autre sujet à voir à l’occasion d’un autre prochain « billet »).
Le cas de l’UE est en effet particulier : Aucune
définition classique de la puissance ne s’applique à l’Union européenne. Si
l’on reprend celle de Raymond Aron (un peu kon, mais bon…) – « la capacité
d’une unité politique à imposer sa volonté aux autres unités » – l’Europe
apparaît en décalage : Elle ne constitue pas une véritable unité politique et
peine, dans les faits, à imposer sa volonté – dans un monde de carnivores, les
herbivores frémissent et subissent.
« Employer le terme d’« Europe-puissance » révèle soit une méconnaissance des réalités géopolitiques, soit une forme d’espérance qui finit inévitablement par se heurter à la réalité » m’indique-t-on volontiers (c’est là où le gusse se fait propagandiste, sûr de son fait et de ses analyses dictées par son propre dogme auquel je n’adhère pas nécessairement)…
Car l’auteur semble ignorer bien des détails : L’UE n’est pas belliqueuse et aura même pris du retard pour envisager de se défendre des prédateurs qui veulent la soumettre, tant sur le plan militaire que sur le plan commercial et industriel.
C’est vrai. Et « quand on n’avance pas, c’est qu’on recule » disait, à juste titre, un de mes ex-patrons.
Mais c’est un peu comme la Chine : Quand elle se réveillera…
En attendant, elle impose à tout le reste de la
planète ses propres normes sur toutes les productions importées (toutes, non,
mais par principe, si !) et est capable de dupliquer à l’infini son
système fiscale et même social, copié sur celui de la « Gauloisie-internationale ».
Ça va des principes du Code civil Napoléonien en passant jusqu’aux mécanismes de la TVA qui est devenu une invention tricolore reprise quasi-universellement !
Aussi, négliger le second marché en densité de consommateurs (341 M.hab aux USA, 441 M.hab en Europe, mais 1.400 M. hab en Chine) et troisième en niveau de création de richesse (les PIB respectifs de tout ce monde-là, 18.000 Mds$ contre 30.000 Mds$ aux USA et 20.851 Mds$ en Chine), contre une « Russie-impériale » qui aligne péniblement… 7.525 Mds$ PIB et 145,8 M. hab. (le lilliputien du quadrilatère…).
Et quand la Russie aura rejoint l’UE – dans un autre siècle parce que les Ukrainiens les refuseront pendant longtemps –, même la Chine sera dépassée…
Aussi dans ces circonstances, le retour de « Trompe-le-clown »
laisse penser à certains qu’il y a un parallèle à faire entre les « Bou-bouche »
et lui : Le père défendait le « droit international » et les États-Unis s’en
portaient garants, en tant que « gendarmes du monde », jusqu’à sa péremption,
le 11 septembre 2001.
Conçu pour un monde civilisé, structuré autour d’États prêts à faire primer la sécurité et la prospérité, le droit international vacille alors face à la montée d’acteurs nuisibles et appelle désormais probablement une refonte.
Face à la montée des États voyous, des groupes terroristes islamistes et des puissances autoritaires, le multilatéralisme apparaîtrait désormais comme une illusion d’un autre siècle.
Probablement, mais il peut rester un « cartel » qui boycottera tout ce qui n’est pas « conforme » : Nous commençons déjà avec Israël et Moscou…
Et ce n’est pas « Trompe-le-clown » qui y changera quoique ce soit, puisque lui-même reste un artisan virulent du refus de ce rôle de « gendarme du monde » pour insulter ses alliés historiques et se conduire comme un voyou…
En 2026, le « gendarme du monde » « ricain »
devait renaître uniquement à travers un budget militaire de 1.500 Mds$ à
l’horizon 2027, et cette fois-ci, son commandant en chef aurait une stratégie
claire et assumée : Transformer chaque puissance-pivot en allié « ricain »
et possiblement percevoir la Russie non comme empire mais comme un pivot
mondial à monter contre la Chine pour l’encercler, l’assécher (en pétrole) et
l’immobiliser !
Une stratégie de joueur de GO, alors que la culture chinoise aura des millénaires d’avance avec ce jeu en plus que d’être un « empire du milieu », donc encerclé depuis des siècles et des siècles : C’est méconnaître la difficulté à venir…
L’hypothèse d’un échec cinglant de cette stratégie va apparaître tôt ou tard : La Russie est incapable de s’imposer en Ukraine, les USA sont incapables de s’imposer en Iran, et même chez son allié local, au Liban.
Quant à la Chine, on compte en décennies son ambition sur le détroit de Formose…
Du coup, je ne suis pas bien certain que tous ces
plans soient réalisables sur un mandat de 4 ans d’autant que clairement, le centre
du monde n’est plus l’océan Atlantique, mais celui du Pacifique…
Ce qui n’a rien à voir : Car en l’espèce, l’avantage n’est pas aux puissances continentales, mais aux puissances maritimes.
La perspective recherchée par l’administration de « Trompe-le-clown »,
serait donc, d’après l’analyste, de disposer d’une arrière-cour démocratique,
capitaliste et « pro-ricaine » (d’où l’exfiltration de Maduro), un
axe Israël-Iran (post-mollahs) au Moyen-Orient, et un axe Japon-Taïwan-Corée du
Sud en Asie.
Après le Vénézuéla et l’Iran, des interventions directes à Cuba et en Colombie sont d’ailleurs et désormais envisagées !
Accepter un néomercantilisme transactionnel ou subir le courroux de l’État le plus puissant de l’histoire, telle est la nouvelle doctrine du « Trumperator » que deviendrait alors « Trompe-le-clown ».
Et son objectif ? Eh bien, la Chine ! Pour l’assécher en pétrole, trois étapes, aux stratégies différentes : Le Vénézuéla, l’Iran et la Russie, en passant de la force à l’influence.
Ce n’est peut-être pas faux. Mais, je me répète, en 4 ans, ce n’est guère réaliste : Ce qui sera fait trop vite sera défait encore plus vite…
Et après, qu’est-ce qui se passe, SVP ?
Parce que le pétrole n’est pas que l’alpha et l’oméga de la puissance étatique et le contrôle des détroits maritimes n’est pas non plus une fin en soi : Des alternatives existent (pipeline, routes de la soie, implantations locales, financements directs, etc.).
La « guerre globale » a commencé sous nos
yeux, j’en suis d’accord, et les empires s’affirment, les sphères d’influence
se confirment, les pivots se distinguent, et les faibles seront relégués. Cette
première guerre globale enterre la globalisation heureuse.
Si l’engrenage de la Première guerre mondiale a été celui des alliances, l’engrenage de la première guerre globale sera celui des conflits.
Car si « l’histoire ne se répète pas, elle rime souvent ».
À suivre, nécessairement…
Pour mémoire (n’en déplaise à «
Pal-Poux-tine ») : LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON
RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE « NON RUSSE », REMPLISSANT DONC
LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org
Ainsi, pour certains analystes, ou propagandistes – je ne sais pas bien – les conflits qui mettent à sac la planète dans ses « points chauds », ne sont pas très différents d’une « mondialisation » des combattants, sauf qu’ils n’engagent pas les civils des « puissants de ce monde » sur leur propre territoire.
Et effectivement, force est de constater que les zones de conflits de « haute intensité » sont surtout situées aux alentours des « empires », chez des « alliés » qui se font hacher-menu et qui servent de glacis aux empires qui restent aux commandes de cette globalité.
Et quand on prend un peu de recul, il devient évident que la planète serait entrée dans cette « guerre globale » qui oppose plusieurs « empires » – États-Unis, Chine, Russie – qui se disputent des zones d’influence à travers des conflits indirects, tandis que les puissances faibles, y compris l’Europe soumise aux USA à travers l’OTAN, continueraient d’être marginalisées.
Pourquoi pas ?
Comme il en a toujours été depuis la « guerre froide » et ses guerres du Moyen-Orient, en Afrique et jusqu’aux confins du Vietnam ou de la Korée.
Le monde n’est pas entré dans une troisième guerre mondiale, ni avant ni après la chute du Mur de Berlin, mais dans une « première guerre globale » m’affirme-t-on péremptoirement, dont les maître-mots sont l’« Amérique aux Américains » (doctrine Donroe selon certains), le « rêve chinois » (« retrouver la grandeur de la nation chinoise », Xi-Ping-pong au moins depuis 2013) et la nostalgie de l’empire soviétique !
Simple…
Et comprendre cette guerre, serait comprendre le retour d’un « monde multi-impérial » fragmenté en sphères d’influence rivales, où la paix par le droit laisse place à une certaine forme de paix par la force.
Admettons, même si personnellement j’y vois surtout une guerre d’égos surdimensionnés qui se servent des moyens de la puissance publique pour paraître toujours plus intouchables : Une course contre la mort et la dissolution, autrement dit un aspect particulier d’une course vers « l’immortalité »… au moins dans les livres d’Histoire à l’égal de Gengis-Khan ou de « Mao-T’sait-tout » !
Car, l’immortalité, ce sera l’objet d’un autre post… à venir.
Bref, que des fats qui ont oublié l’humilité d’être né homo sapiens-sapiens.
Entre elles s’étendent des zones de fracture profondes et instables, espaces interstitiels que nul empire ne contrôle pleinement et dont la maîtrise constitue précisément l’enjeu central de la compétition mondiale.
Je veux bien…
Ces « trois empires » coexistent, mais d’autres puissances, présentes dans ces fractures, agissent comme pivots, sur lesquels ces derniers s’appuient pour étendre leur domination.
En ce sens, les empires « ricain », chinois et russe développent un réseau d’influence dans des territoires non-dominés, polarisé par des puissances locales appelés pivots, l’Iran, Israël, la Turquie, le Japon, sans oublier l’Inde.
Et le continent sahélien ?
Et le réveil de l’Amérique australe ?
Enfin, passons là encore…
Israël et l’Iran (post-mollahs) pourraient ainsi constituer un axe de puissance « ricaine », en miroir de « l’axe de la résistance » façonné par Téhéran depuis des décennies…
Admettons, mais je le vois assez mal : Les voisins de l’Iran restent peuplés de musulmans, mais ce ne sont pas les mêmes mahométans entre le Nord et le Sud du Golfe persique.
Et puis les uns sont perses alors que les autres sont arabes. Et depuis la nuit des temps, ils ne peuvent pas se piffer…
Donc la disparition des mollahs reste encore assez peu probable et comme avec le Shah, ou aujourd’hui le Sahel, la restitution du pouvoir aux civils ne passera que par une longue série de putschs militaires…
Ça a même été le cas de la démocratie Hellène de notre ère avec l’épisode des « colonels ».
L’Afrique est donc vue comme un terreau fertile pour les stratégies d’influence des empires.
Et depuis plusieurs années, la Chine apparaît comme le créancier et la Russie comme le mercenaire en ces pays équatoriaux.
Basculés dans un impérialisme transactionnel, entre brutalité (bombardement de l’EI au Nigéria) et néomercantilisme (« deals » de plusieurs milliards sur la santé avec le Kenya ou le Rwanda), les États-Unis semblent développer une stratégie d’influence sur le continent africain, faisant preuve d’une grande adaptabilité selon ses interlocuteurs.
L’équilibre militaro-économique dans l’Indopacifique est celui de la terreur : La Chine indispensable pour l’économie, les États-Unis responsables pour le militaire. Taïwan, géographiquement, rentre dans la sphère d’influence de l’Empire du milieu, mais idéologiquement et politiquement reste plus proche des États-Unis : La minuscule île aux semi-conducteurs est à la confluence de deux sphères d’influence. Ainsi, en Asie, le destin est taïwanais, les empires sont chinois et ricain, les pivots sont japonais, indien et pakistanais.
Une vision qui n’est pas totalement fausse.
Je note simplement que la Chine se propose tout simplement de rester l’atelier du monde, imbattable sur le prix, mais position convoitée par l’Inde.
Et que l’un et l’autre se tournent vers les mêmes « clients » que sont l’Europe et les USA…
Contrer ces menaces en pensant à la force n’est en effet pas incompatible avec la recherche et la défense de la paix.
Mais à 27, les décisions de l’UE sont difficiles à prendre.
Je dirais non pas difficiles, mais longues. Les britanniques ont rapidement pris la décision du Brexit, mais ont mis près de quatre ans à l’adopter réellement. Et encore ce n’est ni définitif ni totalement complet (Mais c’est un autre sujet à voir à l’occasion d’un autre prochain « billet »).
« Employer le terme d’« Europe-puissance » révèle soit une méconnaissance des réalités géopolitiques, soit une forme d’espérance qui finit inévitablement par se heurter à la réalité » m’indique-t-on volontiers (c’est là où le gusse se fait propagandiste, sûr de son fait et de ses analyses dictées par son propre dogme auquel je n’adhère pas nécessairement)…
Car l’auteur semble ignorer bien des détails : L’UE n’est pas belliqueuse et aura même pris du retard pour envisager de se défendre des prédateurs qui veulent la soumettre, tant sur le plan militaire que sur le plan commercial et industriel.
C’est vrai. Et « quand on n’avance pas, c’est qu’on recule » disait, à juste titre, un de mes ex-patrons.
Mais c’est un peu comme la Chine : Quand elle se réveillera…
Ça va des principes du Code civil Napoléonien en passant jusqu’aux mécanismes de la TVA qui est devenu une invention tricolore reprise quasi-universellement !
Aussi, négliger le second marché en densité de consommateurs (341 M.hab aux USA, 441 M.hab en Europe, mais 1.400 M. hab en Chine) et troisième en niveau de création de richesse (les PIB respectifs de tout ce monde-là, 18.000 Mds$ contre 30.000 Mds$ aux USA et 20.851 Mds$ en Chine), contre une « Russie-impériale » qui aligne péniblement… 7.525 Mds$ PIB et 145,8 M. hab. (le lilliputien du quadrilatère…).
Et quand la Russie aura rejoint l’UE – dans un autre siècle parce que les Ukrainiens les refuseront pendant longtemps –, même la Chine sera dépassée…
Conçu pour un monde civilisé, structuré autour d’États prêts à faire primer la sécurité et la prospérité, le droit international vacille alors face à la montée d’acteurs nuisibles et appelle désormais probablement une refonte.
Face à la montée des États voyous, des groupes terroristes islamistes et des puissances autoritaires, le multilatéralisme apparaîtrait désormais comme une illusion d’un autre siècle.
Probablement, mais il peut rester un « cartel » qui boycottera tout ce qui n’est pas « conforme » : Nous commençons déjà avec Israël et Moscou…
Et ce n’est pas « Trompe-le-clown » qui y changera quoique ce soit, puisque lui-même reste un artisan virulent du refus de ce rôle de « gendarme du monde » pour insulter ses alliés historiques et se conduire comme un voyou…
Une stratégie de joueur de GO, alors que la culture chinoise aura des millénaires d’avance avec ce jeu en plus que d’être un « empire du milieu », donc encerclé depuis des siècles et des siècles : C’est méconnaître la difficulté à venir…
L’hypothèse d’un échec cinglant de cette stratégie va apparaître tôt ou tard : La Russie est incapable de s’imposer en Ukraine, les USA sont incapables de s’imposer en Iran, et même chez son allié local, au Liban.
Quant à la Chine, on compte en décennies son ambition sur le détroit de Formose…
Ce qui n’a rien à voir : Car en l’espèce, l’avantage n’est pas aux puissances continentales, mais aux puissances maritimes.
Après le Vénézuéla et l’Iran, des interventions directes à Cuba et en Colombie sont d’ailleurs et désormais envisagées !
Accepter un néomercantilisme transactionnel ou subir le courroux de l’État le plus puissant de l’histoire, telle est la nouvelle doctrine du « Trumperator » que deviendrait alors « Trompe-le-clown ».
Et son objectif ? Eh bien, la Chine ! Pour l’assécher en pétrole, trois étapes, aux stratégies différentes : Le Vénézuéla, l’Iran et la Russie, en passant de la force à l’influence.
Ce n’est peut-être pas faux. Mais, je me répète, en 4 ans, ce n’est guère réaliste : Ce qui sera fait trop vite sera défait encore plus vite…
Parce que le pétrole n’est pas que l’alpha et l’oméga de la puissance étatique et le contrôle des détroits maritimes n’est pas non plus une fin en soi : Des alternatives existent (pipeline, routes de la soie, implantations locales, financements directs, etc.).
Si l’engrenage de la Première guerre mondiale a été celui des alliances, l’engrenage de la première guerre globale sera celui des conflits.
Car si « l’histoire ne se répète pas, elle rime souvent ».
À suivre, nécessairement…
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весlь позор!
Pétition · Renommez la rue de l’ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny - France · Change.org
2025 a été l’une des années les plus violentes depuis la Guerre froide, avec 65 conflits actifs dans 35 pays – le nombre le plus élevé enregistré depuis 1946 – et plus de 255 000 morts.
RépondreSupprimerLe nombre élevé de morts liées aux combats était principalement dû à trois conflits : l’invasion russe de l’Ukraine ; les bombardements de Gaza ; et les niveaux élevés de violence à sens unique au Soudan, en particulier lors du massacre d’El Fasher.
I-Cube...