Et on arrive bientôt au bout
En l’affirmant, j’anticipe, bien sûr – mais le déclenchement récent d’opérations militaires en Iran ne fait que rajouter à l’idée que « les bellicistes » se déplacent là où ils n’étaient pas encore –, et je ne suis donc pas bien sûr de savoir si c’est finalement une bonne ou une mauvaise nouvelle.
Pour comprendre, il faut refaire le déroulé de cette « sale plaisanterie » ukrainienne.
En principe, un chef d’État, même le pire des tyrans, des despotes ou des imbéciles, œuvre pour préserver l’unité de son pays, de son peuple, et veille à la prospérité de ce dernier (qui le finance de gré ou de force).
Et dans cette optique, le 24 août 1991, le Soviet Suprême de l’Ukraine déclare la République indépendante.
Une indépendance qui est massivement approuvée par la population par référendum le 1er décembre suivant, avec un score un peu moindre en Crimée, restées très russophile, dans une population mixte et où on compte de nombreux mariages binationaux.
Le dernier acte intervient dans la nuit du 8 décembre de la même année dans la forêt de Bialovèse, au Bélarus, lorsque les dirigeants des trois Républiques du moment – B. Eltsine pour la Russie, S. Chouchkievitch pour le Bélarus, L. Kravtchouk pour l’Ukraine – créèrent la « Communauté des États Indépendants » (CEI), entraînant de facto la disparition de l’URSS que « Gorby » dut se résoudre à constater le 25 décembre.
Il est probable que Boris Eltsine, mû par sa rivalité
avec Gorbatchev, n’a pas vraiment mesuré la portée de ce qu’il faisait : Dans
son esprit, l’accord qu’il avait passé avec ses collègues apparatchiks
ukrainien et biélorusse n’empêcherait sans doute pas que le Kremlin – où le
drapeau russe serait hissé à la place du drapeau soviétique le 26 décembre –
continuerait comme depuis des siècles à contrôler le nouvel attelage : Le
président russe ignorait qu’une fois le génie de la souveraineté nationale
sorti de sa bouteille, il est impossible de l’y faire rentrer. Une constante
historique…
« Pal-poux-tine » reste le produit de cette
époque : C’est un apparatchik soviétique reconverti à maints égards mais
qui garde un cerveau reptilien soviétique.
Il n’a jamais accepté au fond de lui-même l’effondrement de l’URSS !
Mes « petits-kamarades-staliniens » votant toujours pour les cendres du PCF en « Gauloisie-néolithique » non plus.
Et il se trouve que vers l’automne 2021, toute une série de facteurs l’ont convaincu que le moment était venu pour lui de reprendre par la force le contrôle du grand voisin : Ses succès en Tchétchénie, en Géorgie, en Crimée puis en Syrie, les reculs des États-Unis en Afghanistan et ailleurs, la faiblesse qu’il a détectée chez le « ricain » « Jo-Baille-down » lorsqu’il l’a rencontré à Genève le 16 juin 2021, sans compter l’inquiétude provoquée par l’éloignement progressif des élites ukrainiennes à l’égard du monde de l’Est et la mollesse de la réaction européenne à l’annexion de la Crimée…
Tout cela va dans le même sens : Il a le vent en poupe, tout lui réussit !
Et après tout, si la « Teutonnie-germanique »
avait pu recouvrer son unité, pourquoi ne pas réunifier la Russie et l’Ukraine,
la Biélorussie étant déjà plus ou moins revenue au bercail ?
Il a aussi cherché à limiter d’autres effets de cette période, dont l’accession des anciens satellites européens de l’URSS à l’OTAN – à ses yeux humiliante défaite pour son pays. C’est le sens des traités léonins qu’il avait proposés aux USA et à l’OTAN à l’automne 2021.
À moins que ce ne soit qu’un motif de plus pour galvaniser ses propres troupes, prétextant des promesses non-tenues de non-expansion de l’OTAN pour justifier d’agir comme il l’a déjà prévu de le faire à ce moment-là, malgré ses discours cherchant à cacher ses intentions réelles : Ses troupes faisaient des exercices programmés de longue-date, avant de retourner dans leurs casernements….
Pourtant, l’extension de l’OTAN à l’Ukraine avait été
bloquée en 2008 par le couple « Gauloiso-Teutonnique ». Mais c’est au
moment où le risque apparaît le plus irréel que « Pal-Poux-tine » en
fait le motif déterminant de son opération de force contre l’Ukraine et il a
sans doute voulu, au moins au départ, que celle-ci soit limitée d’où
l’euphémisme d’« opération militaire spéciale », mais il a géré sa
montée en puissance jusqu’à devenir la guerre la plus longue et la plus
meurtrière en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale : Bravo pour la gloire
du peuple russe et de ses armes !…
Après quatre années, c’est d’abord sur le plan humain
un carnage épouvantable qu’il faut retenir. Qui se compte en centaines de
milliers de morts et blessés, estropiés. C’était l’opportunité magnifique offerte
aux occidentaux d’affaiblir durablement la Russie sur le plan militaire « sans
tirer un seul coup de fusil ! »
Et ça fonctionne toujours : Actuellement, les pertes russes s’élèvent de 30 à 35.000 soldats par mois. On estime que depuis décembre 2025, les recrutements du côté russe ne parviennent plus tout à fait à couvrir les pertes.
La seconde puissance militaire du monde ne parvient pas, passé les premières heures de son offensive à se débarrasser d’une puissance régionale mineure sur l’échiquier mondial…
Et l’objectif avoué des Ukrainiens est de faire monter le chiffre des pertes russes à au moins 40.000 voire 50.000 par mois.
Alors qu’eux-mêmes subissent la faux de la mort et la
rareté des relèves comme la létalité des armes déployées qui rendent cette
guerre très dure. Toutefois, la position désormais défensive de l’armée
ukrainienne limite comparativement ses pertes.
En dépit du carnage, en dépit aussi de l’apparition à une vitesse rapide de nouvelles armes de guerre et de nouvelles tactiques, le front ne bouge plus que très lentement.
On dit que la Russie a progressé de 60 kilomètres en quatre ans… La zone de combat est saturée de drones et d’autres systèmes d’armes. C’est un enfer dans lequel les commandants russes n’hésitent pas à sacrifier des combattants de moins en moins motivés, uniquement pour épuiser les stocks de munitions des Ukrainiens…
La Sainte-Russie poursuit une guerre d’attrition, pour
valoriser son avantage démographique, mais elle y ajoute désormais une guerre
de terreur. Elle s’emploie, nuit après nuit, à détruire les infrastructures
énergétiques ukrainiennes et de plus en plus des cibles civiles.
Et l’administration de « Trompe-le-clown » laisse faire. Et les Européens ne réagissent pas encore de manière décisive.
Autre inflexion stratégique : Tenter d’obtenir par la négociation avec Washington ce qu’elle ne parvient pas à acquérir par les armes.
Notamment en matière territoriale, avec en particulier l’exigence que les forces ukrainiennes se retirent des zones du Donbass qu’elles tiennent toujours. Il s’agit de territoires très fortifiés, à partir desquels s’ouvre une plaine allant jusqu’à Kiev, qui offrirait un boulevard aux Russes si l’envie leur en revenait…
Dans cette négociation, le seul atout russe s’appelle « Trompe-le-clown ».
Le président « ricain » est pressé d’en finir et trouve plus aisé de
faire pression sur l’Ukraine que sur la Russie. Non sans parfois un peu
d’incohérence : Les sanctions qu’il a édictées contre Lukoï et Rosnef ou les
pressions contre l’Inde pour qu’elle cesse d’acheter du pétrole russe ont un
impact certain sur l’économie de la Russie, mais « Trompe-le-clown »
se refuse à aller au-delà de ces mesures.
Plus préoccupant encore : Les émissaires de Moscou paraissent sur le point de convaincre leurs interlocuteurs « ricains » qu’une paix imposée à l’Ukraine ouvrirait aux intérêts économiques « ricains » (traduire : Les proches du « président-ricain » en particulier) des contrats mirifiques avec la Russie : L’appât du gain reste très corruptif et les ingénieurs du chaos, notamment russes, savent y faire en matière de corruption…
À Genève et en coulisses, la Russie avance des
propositions économiques colossales aux USA. Ainsi les 18 et 19 février 2026, un
nouveau cycle de négociations s’est tenu entre représentants de l’Ukraine et de
la Russie, sous l’attention directe des États-Unis. Officiellement, ces
négociations visent un règlement du conflit.
Toutefois, parallèlement aux discussions diplomatiques, Moscou propose des accords économiques d’une ampleur inédite à Washington, ce qui modifie profondément l’environnement des négociations en cours.
« Zèle-en-ski » aura estimé que « la Russie tente de faire traîner des négociations qui pourraient déjà être à leur stade final ».
Ainsi, les négociations diplomatiques donnent l’image d’un processus ralenti, tandis que les divergences de fond persistent.
Cependant, en parallèle, d’autres négociations se
dessinent. Selon Reuters, des responsables européens du renseignement jugent
que Moscou privilégie des accords d’affaires avec les États-Unis plutôt qu’un
compromis rapide avec l’Ukraine.
L’un d’eux a même parlé de « théâtre de négociations » !
Dans ce contexte, les négociations économiques apparaissent comme un levier stratégique : Elles viseraient, d’une part, un allègement des sanctions et, d’autre part, une relance des flux financiers entre la Russie et les États-Unis.
Et le cœur de ces négociations repose sur des montants inédits : Kirill Dmitriev, dirigeant du fonds souverain russe RDIF, a affirmé que « le portefeuille de projets potentiels entre les États-Unis et la Russie dépasse 14.000 milliards de dollars », selon The Moscow Times…
Un plat de lentille gargantuesque qui va en faire saliver quelques-uns…
Par ailleurs, « Zèle-en-ski » a indiqué que
ses services de renseignement évoquaient un volume de coopération bilatérale
pouvant atteindre 12.000 Mds$ et porteraient sur des secteurs stratégiques tels
que l’énergie et les ressources naturelles.
Selon Le Monde (ce torchon), Moscou envisage « l’ouverture
du riche sous-sol russe aux entreprises américaines ».
La normalisation avec Washington constitue donc « une priorité » pour la Russie. Dès lors, les négociations économiques deviennent un instrument diplomatique à part entière !
En parallèle, les négociations sur le terrain restent
dures : La Russie exige toujours que l’Ukraine retire ses forces de la partie
de l’oblast de Donetsk qu’elle ne contrôle pas encore, incapable de l’envahir, soit
environ 20 % de la région.
Kiev refuse.
Ainsi, les négociations territoriales demeurent bloquées, malgré les annonces économiques.
En outre, le contexte intérieur russe pèse sur ces négociations.
Le taux directeur russe s’élève toujours à 15,5 %, (un doublement tous les 5 ans) tandis que la croissance a atteint environ 1 % l’an dernier (un doublement tous les 70 ans…). Ces données montrent une économie sous pression.
Dès lors, proposer des négociations massives aux États-Unis peut répondre à un double objectif : Alléger les sanctions et attirer de nouveaux capitaux.
« Dmitri-Pète-skov », le porte-la-parole du Kremlin, a ainsi affirmé que « des entreprises américaines veulent revenir sur le marché russe ». De fait, ces négociations économiques pourraient redessiner la relation entre la Russie et les États-Unis, tout en reléguant la guerre en Ukraine au second plan stratégique.
Alors qude dans le « même temps® » s’ouvre un nouveau front militaire autour du Golfe Persique…
Et puis une fois les investisseurs « ricains » sur place, il sera toujours temps de les nationaliser ensuite, n’est-ce pas…
Les Européens avec leur proposition de « garanties
de sécurité » à Kiev – avec une participation notable de la Turquie –
constitue en réalité une vraie contribution, tant il paraît évident que les
Ukrainiens ne peuvent se résigner à des concessions territoriales qu’en
l’échange de garanties de sécurité occidentales.
Cela pourrait impliquer un minimum de déploiement de troupes européennes sur le terrain. Mais les Russes y trouvent un prétexte supplémentaire pour bloquer la négociation, estimant inacceptable un tel développement de « trouposol ».
On notera au passage que c’est une forme d’aveu que tout règlement ne saurait être dans leur esprit que provisoire, l’intention profonde du Kremlin étant bien de reprendre un jour ou l’autre l’offensive pour au moins dégager l’enclave de la Transnistrie…
En attendant, dirigeants « ruskovs » et « ricains »
se rejoignent pour faire passer les Européens pour des « fauteurs de
guerre » et pour considérer que ce sont eux les principaux obstacles
désormais – aux côtés du président Ukrainien – à un règlement du conflit.
Fume mon gars, c’est du belge !
L’éventualité la moins probable de la fin de cette
histoire-là serait un retournement « ricain », qui permettrait une
stratégie coordonnée de pressions occidentales à un moment où l’économie russe
donne des signes réels d’affaiblissement.
Ce qui autorise à ne pas totalement éliminer ce scénario, ce sont deux éléments : D’abord la versatilité bien connue de « Trompe-le-clown » : Il peut prendre la crampe un beau matin !
Ensuite, le fait que sur d’autres terrains l’administration « ricaine » actuelle n’hésite pas à malmener les intérêts stratégiques russes, qu’il s’agisse du Moyen-Orient, du Vénézuéla, de Cuba ou de l’Iran.
Les deux autres vecteurs de changement envisageables
résident d’une part dans un effondrement éventuel de la société ukrainienne et
d’autre part dans un affaissement possible de l’économie russe.
La première de ces deux hypothèses constitue une forme de tabou mais une percée russe sur le front peut intervenir ou la stratégie de terreur contre la société peut finir par porter ses fruits.
La seconde hypothèse repose sur des données palpables : Certes la croissance russe a atteint encore 1 % en 2025, mais sur la base d’une économie de guerre non productive. Les pressions inflationnistes sont fortes, des tensions majeures affectent le marché de l’emploi, compte tenu de la prééminence de l’effort de guerre, des pans entiers de l’économie ne relevant pas de l’armement, comme la construction, sont au bord de la banqueroute et au niveau micro-économique, les malversations de l’administration deviennent de plus en plus fréquentes, décourageant les entrepreneurs.
Pourtant il y a des raisons de penser que l’économie
russe peut, dans un état dégradé certes et aux dépens de l’avenir du pays,
tenir encore longtemps.
Surtout, on ne peut être certain que pour « Pal-Poux-tine » lui-même, au stade où il en est de sa trajectoire personnelle, l’état de l’économie de son pays soit encore un facteur décisif.
On en revient alors à notre point de départ, l’impulsion personnelle du dirigeant : Il est à craindre que désormais le dictateur russe veuille aller, « quoi qu’il en coûte® » à son peuple, jusqu’au bout de la guerre qu’il a déclenchée.
À la quasi-certitude de pouvoir compter sur la complaisance de « Trompe-le-clown », s’ajoute aussi chez lui l’espoir que le soutien de l’opinion européenne faiblisse, voire que les élections envoient au pouvoir dans certaines capitales, dans les deux années qui viennent, des gouvernements nettement plus favorables à ses intérêts & ambitions.
Ça, c’est à suivre de près pour le faire mentir…
Car pour les Européens, il n’y a pas d’autre stratégie
que de maintenir et autant que possible augmenter leur soutien à l’Ukraine, ainsi
que d’accroître ainsi leurs pressions sur la Russie.
D’autant qu’il faut déjà prévoir d’avoir à gérer une situation difficile avec Moscou dans l’après-guerre. Le Kremlin justifie aujourd’hui cette guerre en Ukraine en alléguant que les Occidentaux ont « trahi leurs promesses » faites au moment du règlement de la Guerre froide. Si l’esprit soviétique rôde toujours au Kremlin, « Pal-poux-tine » ou ses successeurs ne manqueront pas de trouver dans le règlement de la guerre en cours, quel qu’il soit, des prétextes pour accuser plus tard les Européens d’avoir de nouveau « trahi leurs promesses ».
C’est bien dommage : La « Sainte-Russie »
est d’essence européenne, depuis toujours et au moins jusqu’à l’Oural. Elle
avait toute sa place au sein de l’UE pour faire face ou être le relai continental
(selon les volontés du moment) de l’Empire du milieu et reconstruire les routes
de la paix sans passer par les puissances océaniques…
Loupé !
Pour
mémoire (n’en déplaise à « Pal-Poux-tine ») : « LE PRÉSENT BILLET A ENCORE ÉTÉ
RÉDIGÉ PAR UNE PERSONNE « NON RUSSE » ET MIS EN LIGNE PAR UN MÉDIA DE MASSE «
NON RUSSE », REMPLISSANT DONC LES FONCTIONS D’UN AGENT « NON RUSSE » !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
En l’affirmant, j’anticipe, bien sûr – mais le déclenchement récent d’opérations militaires en Iran ne fait que rajouter à l’idée que « les bellicistes » se déplacent là où ils n’étaient pas encore –, et je ne suis donc pas bien sûr de savoir si c’est finalement une bonne ou une mauvaise nouvelle.
Pour comprendre, il faut refaire le déroulé de cette « sale plaisanterie » ukrainienne.
En principe, un chef d’État, même le pire des tyrans, des despotes ou des imbéciles, œuvre pour préserver l’unité de son pays, de son peuple, et veille à la prospérité de ce dernier (qui le finance de gré ou de force).
Et dans cette optique, le 24 août 1991, le Soviet Suprême de l’Ukraine déclare la République indépendante.
Une indépendance qui est massivement approuvée par la population par référendum le 1er décembre suivant, avec un score un peu moindre en Crimée, restées très russophile, dans une population mixte et où on compte de nombreux mariages binationaux.
Le dernier acte intervient dans la nuit du 8 décembre de la même année dans la forêt de Bialovèse, au Bélarus, lorsque les dirigeants des trois Républiques du moment – B. Eltsine pour la Russie, S. Chouchkievitch pour le Bélarus, L. Kravtchouk pour l’Ukraine – créèrent la « Communauté des États Indépendants » (CEI), entraînant de facto la disparition de l’URSS que « Gorby » dut se résoudre à constater le 25 décembre.
Il n’a jamais accepté au fond de lui-même l’effondrement de l’URSS !
Mes « petits-kamarades-staliniens » votant toujours pour les cendres du PCF en « Gauloisie-néolithique » non plus.
Et il se trouve que vers l’automne 2021, toute une série de facteurs l’ont convaincu que le moment était venu pour lui de reprendre par la force le contrôle du grand voisin : Ses succès en Tchétchénie, en Géorgie, en Crimée puis en Syrie, les reculs des États-Unis en Afghanistan et ailleurs, la faiblesse qu’il a détectée chez le « ricain » « Jo-Baille-down » lorsqu’il l’a rencontré à Genève le 16 juin 2021, sans compter l’inquiétude provoquée par l’éloignement progressif des élites ukrainiennes à l’égard du monde de l’Est et la mollesse de la réaction européenne à l’annexion de la Crimée…
Tout cela va dans le même sens : Il a le vent en poupe, tout lui réussit !
Il a aussi cherché à limiter d’autres effets de cette période, dont l’accession des anciens satellites européens de l’URSS à l’OTAN – à ses yeux humiliante défaite pour son pays. C’est le sens des traités léonins qu’il avait proposés aux USA et à l’OTAN à l’automne 2021.
À moins que ce ne soit qu’un motif de plus pour galvaniser ses propres troupes, prétextant des promesses non-tenues de non-expansion de l’OTAN pour justifier d’agir comme il l’a déjà prévu de le faire à ce moment-là, malgré ses discours cherchant à cacher ses intentions réelles : Ses troupes faisaient des exercices programmés de longue-date, avant de retourner dans leurs casernements….
Et ça fonctionne toujours : Actuellement, les pertes russes s’élèvent de 30 à 35.000 soldats par mois. On estime que depuis décembre 2025, les recrutements du côté russe ne parviennent plus tout à fait à couvrir les pertes.
La seconde puissance militaire du monde ne parvient pas, passé les premières heures de son offensive à se débarrasser d’une puissance régionale mineure sur l’échiquier mondial…
Et l’objectif avoué des Ukrainiens est de faire monter le chiffre des pertes russes à au moins 40.000 voire 50.000 par mois.
En dépit du carnage, en dépit aussi de l’apparition à une vitesse rapide de nouvelles armes de guerre et de nouvelles tactiques, le front ne bouge plus que très lentement.
On dit que la Russie a progressé de 60 kilomètres en quatre ans… La zone de combat est saturée de drones et d’autres systèmes d’armes. C’est un enfer dans lequel les commandants russes n’hésitent pas à sacrifier des combattants de moins en moins motivés, uniquement pour épuiser les stocks de munitions des Ukrainiens…
Et l’administration de « Trompe-le-clown » laisse faire. Et les Européens ne réagissent pas encore de manière décisive.
Autre inflexion stratégique : Tenter d’obtenir par la négociation avec Washington ce qu’elle ne parvient pas à acquérir par les armes.
Notamment en matière territoriale, avec en particulier l’exigence que les forces ukrainiennes se retirent des zones du Donbass qu’elles tiennent toujours. Il s’agit de territoires très fortifiés, à partir desquels s’ouvre une plaine allant jusqu’à Kiev, qui offrirait un boulevard aux Russes si l’envie leur en revenait…
Plus préoccupant encore : Les émissaires de Moscou paraissent sur le point de convaincre leurs interlocuteurs « ricains » qu’une paix imposée à l’Ukraine ouvrirait aux intérêts économiques « ricains » (traduire : Les proches du « président-ricain » en particulier) des contrats mirifiques avec la Russie : L’appât du gain reste très corruptif et les ingénieurs du chaos, notamment russes, savent y faire en matière de corruption…
Toutefois, parallèlement aux discussions diplomatiques, Moscou propose des accords économiques d’une ampleur inédite à Washington, ce qui modifie profondément l’environnement des négociations en cours.
« Zèle-en-ski » aura estimé que « la Russie tente de faire traîner des négociations qui pourraient déjà être à leur stade final ».
Ainsi, les négociations diplomatiques donnent l’image d’un processus ralenti, tandis que les divergences de fond persistent.
L’un d’eux a même parlé de « théâtre de négociations » !
Dans ce contexte, les négociations économiques apparaissent comme un levier stratégique : Elles viseraient, d’une part, un allègement des sanctions et, d’autre part, une relance des flux financiers entre la Russie et les États-Unis.
Et le cœur de ces négociations repose sur des montants inédits : Kirill Dmitriev, dirigeant du fonds souverain russe RDIF, a affirmé que « le portefeuille de projets potentiels entre les États-Unis et la Russie dépasse 14.000 milliards de dollars », selon The Moscow Times…
Un plat de lentille gargantuesque qui va en faire saliver quelques-uns…
Selon Le Monde (
La normalisation avec Washington constitue donc « une priorité » pour la Russie. Dès lors, les négociations économiques deviennent un instrument diplomatique à part entière !
Kiev refuse.
Ainsi, les négociations territoriales demeurent bloquées, malgré les annonces économiques.
En outre, le contexte intérieur russe pèse sur ces négociations.
Le taux directeur russe s’élève toujours à 15,5 %, (un doublement tous les 5 ans) tandis que la croissance a atteint environ 1 % l’an dernier (un doublement tous les 70 ans…). Ces données montrent une économie sous pression.
Dès lors, proposer des négociations massives aux États-Unis peut répondre à un double objectif : Alléger les sanctions et attirer de nouveaux capitaux.
« Dmitri-Pète-skov », le porte-la-parole du Kremlin, a ainsi affirmé que « des entreprises américaines veulent revenir sur le marché russe ». De fait, ces négociations économiques pourraient redessiner la relation entre la Russie et les États-Unis, tout en reléguant la guerre en Ukraine au second plan stratégique.
Alors qude dans le « même temps® » s’ouvre un nouveau front militaire autour du Golfe Persique…
Et puis une fois les investisseurs « ricains » sur place, il sera toujours temps de les nationaliser ensuite, n’est-ce pas…
Cela pourrait impliquer un minimum de déploiement de troupes européennes sur le terrain. Mais les Russes y trouvent un prétexte supplémentaire pour bloquer la négociation, estimant inacceptable un tel développement de « trouposol ».
On notera au passage que c’est une forme d’aveu que tout règlement ne saurait être dans leur esprit que provisoire, l’intention profonde du Kremlin étant bien de reprendre un jour ou l’autre l’offensive pour au moins dégager l’enclave de la Transnistrie…
Fume mon gars, c’est du belge !
Ce qui autorise à ne pas totalement éliminer ce scénario, ce sont deux éléments : D’abord la versatilité bien connue de « Trompe-le-clown » : Il peut prendre la crampe un beau matin !
Ensuite, le fait que sur d’autres terrains l’administration « ricaine » actuelle n’hésite pas à malmener les intérêts stratégiques russes, qu’il s’agisse du Moyen-Orient, du Vénézuéla, de Cuba ou de l’Iran.
La première de ces deux hypothèses constitue une forme de tabou mais une percée russe sur le front peut intervenir ou la stratégie de terreur contre la société peut finir par porter ses fruits.
La seconde hypothèse repose sur des données palpables : Certes la croissance russe a atteint encore 1 % en 2025, mais sur la base d’une économie de guerre non productive. Les pressions inflationnistes sont fortes, des tensions majeures affectent le marché de l’emploi, compte tenu de la prééminence de l’effort de guerre, des pans entiers de l’économie ne relevant pas de l’armement, comme la construction, sont au bord de la banqueroute et au niveau micro-économique, les malversations de l’administration deviennent de plus en plus fréquentes, décourageant les entrepreneurs.
Surtout, on ne peut être certain que pour « Pal-Poux-tine » lui-même, au stade où il en est de sa trajectoire personnelle, l’état de l’économie de son pays soit encore un facteur décisif.
On en revient alors à notre point de départ, l’impulsion personnelle du dirigeant : Il est à craindre que désormais le dictateur russe veuille aller, « quoi qu’il en coûte® » à son peuple, jusqu’au bout de la guerre qu’il a déclenchée.
À la quasi-certitude de pouvoir compter sur la complaisance de « Trompe-le-clown », s’ajoute aussi chez lui l’espoir que le soutien de l’opinion européenne faiblisse, voire que les élections envoient au pouvoir dans certaines capitales, dans les deux années qui viennent, des gouvernements nettement plus favorables à ses intérêts & ambitions.
Ça, c’est à suivre de près pour le faire mentir…
D’autant qu’il faut déjà prévoir d’avoir à gérer une situation difficile avec Moscou dans l’après-guerre. Le Kremlin justifie aujourd’hui cette guerre en Ukraine en alléguant que les Occidentaux ont « trahi leurs promesses » faites au moment du règlement de la Guerre froide. Si l’esprit soviétique rôde toujours au Kremlin, « Pal-poux-tine » ou ses successeurs ne manqueront pas de trouver dans le règlement de la guerre en cours, quel qu’il soit, des prétextes pour accuser plus tard les Européens d’avoir de nouveau « trahi leurs promesses ».
Loupé !
Post-scriptum : Alexeï Navalny est mort en détention pour ses opinions politiques. Les Russes se condamnent à perpétuité à en supporter toute la honte !
Постскриптум: Алексей Навальный умер в заключении за свои политические взгляды. Россияне обрекают себя на всю жизнь нести весь позор!
Parrainez Renommez la rue de l'ambassade de Russie à Paris en rue Alexeï Navalny (change.org)
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